12/12 : Une contrainte qui a du nez

Contrainte : Nez, Filtre, Babil, Bonheur, Alliance, Promenade, Ameublement, Ingrédients

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Les oulimots auto-contraints de Iotop :

Nous sommes deux sèves pour cette promenade terrestre

Avoir le nez fin ” et “la vie sans filtre”, deux caractéristiques de mon existence depuis mon premier babil jusqu’à maintenant, à cet âge qui ne se dit pas car l’âge n’a rien à voir à l’affaire … sans oublier que j’ai ce bonheur d’être en alliance avec l’être aimé. Nous nous portons mutuellement en feuillages et racines ; nous sommes deux sèves pour cette promenade terrestre qui nous à remis l’ameublement de notre parcours comme une évidence et les ingrédients de notre réussite par défaut. Il a suffit de se laisser porter par le fameux destin … et pas besoin de faire un roman de notre vie commune, quelques mots suffisent pour la résumer … si ce n’est une image où l’on se tient la main … encore …

Le blog de Iotop

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Certes il était plutôt beau gosse, et même plus, l’une de ses amies disait le plus grand bien de ses aptitudes sexuelles. Mais elle avait annulé le rendez-vous et elle avait eu du nez pensait-elle. Elle le lui avait annoncé d’une manière certes eu brutale, mais elle était ainsi, sans filtre, mais elle avait aussi grand cœur et lui avait suggéré d’inviter une de ses amies, qui, à défaut d’avoir un grand cœur avait un joli cul. Le rendez-vous s’était bien passé puisque deux ans après, ils ne faisaient pas que forniquer mais vivaient ensemble, écoutant avec ravissement le babil de leur enfant, une belle alliance entre une belle au cul chaud et un charmant queutard, pensait-elle. Elle les avait rencontré·e·s récemment lors d’une promenade, discutant longuement de l’ameublement à venir de leur nouvel appartement. Ils avaient surement donc tous les ingrédients du parfait bonheur domestique, mais elle se réjouissait d’avoir préservé sa précieuse liberté gardée comme une perle rare…

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots daphnesques de la Ligne Douce :

C’était le Café Pigalle

A Mu, notre meneuse de revue

Abats-jour à franges, taupes ou mauve foncé
Banquettes de velours rouge et noir rayées
Transparence des flacons au milieu d’objets surannés
Ambiance élégante et feutrée
De cet ameublement au charme désuet
Baignant dans une lumière tamisée.
Ingrédients savamment mélangés,
Alliance subtile de boudoir arrangé
Où des livres voyageurs côtoyaient des feuillets
Au babil coquin, assurément effronté.
Promenade irrévérencieuse au nez et à la barbe des usagers
Menant au piano, témoin de nos rires et de nos délires libérés.
C’était le Café Pigalle, notre repaire, notre QG
Celui de notre bonheur sans filtre.

Le blog de la Ligne Douce

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Les oulimots de P_apanoel

Tout ça, c’est bien joli, mais en dépit de leur agitation permanente et forcenée ; les hommes auront beau se démener comme des beaux diables, en politique, dans le domaine des sciences, la philosophie, et cette liste pourrait continuer à l’infini, une question subsiste.

Quels seraient les ingrédients du bonheur ?

Cette interrogation place tout de suite toute cette belle activité académique au rang du babil du nouveau-né.

Alors on peut se livrer au travail quasi-magique du nez de grand parfumeur, pour trouver l’alliance qui plongera immédiatement chaque être humain qui viendrait à passer à proximité dans la transe de la félicité sans filtre.

Ah, ramener en un instant, d’une seule inspiration, toute la quête du savoir dans ses facettes innombrables au rang d’une promenade hébétée dans les rayons interchangeables d’un hypermarché pendant une ouverture exceptionnelle le dimanche, alors qu’on a oublié sa liste de courses.

Cette question majeure a pour particularité reconnue de survenir le plus souvent au milieu du rayon ameublement (la partie la plus calme du magasin, presque isolée des annonces de vente flash à l’autre bout du bâtiment d’une promotion fugitive qui ajoute 42% de remise supplémentaire pour un achat de lots de 4 sacs de terreau de 50 litres). 

En revanche, seule la question s’impose brutalement au chercheur individuel en du bonheur humain que nous sommes tous, à chaque instant de notre vie.

Pas la réponse. C’est comme ça.

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Les oulimots de Faffwah :

Lors de mes promenades, j’aime entrer dans un de ces établissements où l’on filtre le café doucement afin d’en exalter les arômes. On y vit une agréable expérience sensorielle qui fait autant appel au palais qu’au nez.

Ces lieux, généralement aménagés avec goût et assez silencieux, permettent également d’échapper au babil habituel des terrasses dans un ameublement très cosy, ce qui n’est pas le moindre de leur charme.

Et, pour peu que mon regard croise celui d’une femme qui me dévisage, le sourire aux lèvres, tout en jouant négligemment avec son alliance, tous les ingrédients de mon bonheur sont réunis.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Ghislaine 53 :

L’orateur

Il disposait de tous les ingrédients pour faire un bon conférencier. Il avait le nez fin pour découvrir des sujets sensibles et un babil certain pour exposer ses idées. Sa répartie, ses réponses faisaient une bonne alliance et beaucoup se rendaient à ses conférences.

L’ameublement de sa salle était aussi incroyable que lui.

Chacun se voyait offrir en plein air  des boissons, disposées sur des tables de jardin devant l’estrade où il se tenait.

Aujourd’hui, il va parler de l’écriture. Chut j’écoute…

Le blog de Ghislaine 53

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Les oulimots de Pidgy :

Les ingrédients du bonheur ? Un babil pendant une promenade ! Les potins de la journée ! Alliance des petits riens avec un grand tout ! Les petits riens de la vie et les grands tout de nos amours ! C’est ce qui fait le plus bel ameublement de nos existences ! Immatériel mais bien présent ! Filtre entre la morosité ambiante et le monde surnaturel de la féerie ! Si tu as du nez, tu les sentiras ces effluves de bonheur, ces senteurs d’harmonie qui font les choses belles et la vie jolie ! Le simple n’est pas compliqué si tu ouvres ton esprit et si tu sais saisir ces moments rares. Ceux où  le futile surpasse l’utile !

Le blog de Pidgy

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Les oulimots d’Alexandre :

Vous vous souvenez peut-être de ma tentative de créer un nouveau parfum que je voulais nommer « Philtre d »amour ». Et bien c’est raté, je n’avais pas sans doute pas les bons ingrédients. De toute façon, je n’ai pas de nez  et à coup sûr ma création n’aurait pas passé le filtre des commerciaux. Car que croyez-vous, aujourd’hui tout créateur, s’il travaille pour une marque de mode, de parfum ou d’ameublement, voit son travail évalué selon les coûts de production et les tendances du marché. Il faut avoir une forte personnalité pour s’imposer et ce n’est pas une promenade de santé que de défendre
son projet coûte que coûte face à un trio en costume cravate qui vous regarde de haut, considère vos propos comme du babil enfantin et ne parle qu’en termes de rentabilité.

Le bonheur est dans une démarche individuelle quitte à nouer des alliances  le temps d’une boutique éphémère.
Plutôt rester un loup libre même affamé qu’un chien nourri dépendant de ses maîtres.

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Les oulimots de Popins :

Rouge passion

Une simple promenade de la vie, rencontre entre inconnus connus, qui se mue en un merveilleux chemin inattendu et c’est l’alliance de deux êtres. 
De babils sucrés en mots crus, le tout saupoudrés de piments, jamais d’amer, les ingrédients d’un bonheur perdu.
Sans filtre, tu es toi, je suis moi.  Nous formons un tout.
De discussions en rires, nous enjolivons la lumière de nos jours.
De nez dans le cou en sexe dans le con, nous veillons sur la chaleur de nos nuits.
D’un rouge passion nous colorons l’ameublement de nos vies. 

Le blog de Popins

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11/12 : Une contrainte collégiale

Contrainte : Désespoir, infamie, flétrir, laurier, plastron, lot, Garonne, doryphore, plaid

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Les oulimots de Dans L’Oeil Du Cyclone :

Elle s’était aménagé un joli petit potager, avec des allées délimitées par des galets de la Garonne. Pour protéger ses pommes de terre des attaques de doryphores, elle avait même planté des soucis, ces jolies fleurs oranges, qui, comme chacun sait protègent les tomates des pucerons…

Quand elle s’y rendait l’hiver, elle aimait porter le plaid de sa grand-mère, celui-là même dont elle se faisait un plastron quand elle était petite fille. Mais, à son grand désespoir, celui-ci ne voulait plus tenir en place maintenant qu’elle avait grandi.

Infamie du temps : alors qu’il avait été son plus fidèle compagnon, elle avait fini par décider de s’en débarrasser.

C’est le lot de tous : un jour,  notre couronne de laurier finit par flétrir, quelle que soit la raison pour laquelle on en a été orné.

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Ô rage ! ô désespoir ! ô vieillesse ennemie !
N’ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?
Et ne suis-je blanchi dans des plaisirs variés
Que pour voir en un jour flétrir tant de lauriers ?
Mon vit qui se dressait, raidi sous mon plastron
Dans le Lot proclamant nous nous enculerons !
Mon vit majestueux dans la Haute-Garonne.
Tel un doryphore ramolli m’abandonne,
Maintenant sous un plaid, de désir obsédé
Toujours obstinément refusant de bander.
Ô cruel souvenir de ma gloire passée !
Œuvre de tant de jours en un jour effacée !

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Faffwah :

En d’autres temps, un plaid aurait pu marquer notre relation du sceau de l’infamie. Mais nous ne sommes plus au Moyen-âge et, quand bien même, rien ne pourrait flétrir ma passion pour toi. Car tu sors du lot. Déjà parce que, comme les doryphores, nos copulations ne sont pas toujours suivies d’inséminations. Et, si semence il y a, parce que tu préfères t’en faire un plastron. Enfin, ce que j’aime par dessus tout c’est que nous ne nous reposons jamais sur nos lauriers et trouvons sans cesse de nouveaux plaisirs.

Hélas, à mon grand désespoir, tu es loin. En Haute-Garonne…

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Ghislaine 53 :

Tristesse

Rien n’était venu flétrir son plastron ! Zoé avançait vers ses 92 ans, Lucette l’avait depuis sa naissance, cadeau offert par sa marraine. Zoé l’avait accompagnée toute sa vie. Elle aimait à se prélasser au soleil, sous le laurier. Salade et doryphore faisaient son régal.

Lucette, un plaid sur les genoux, était ce matin au désespoir. Elle vivait mal la situation qui arrivait comme une infamie. Il n’y avait pas de jardin à la maison de retraite du Lot et Garonne où ses enfants voulaient la placer. Toute la journée elle avait ruminé ce souci, ne pensant qu’à Zoé, sa tortue chérie.

Quelques jours plus tard, quand ses enfants vinrent la chercher, Lucette et la tortue avaient cessé de vivre.

Le blog de Ghislaine 53

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Les oulimots de Pidgy :

Comme un petit Prince !

“Dessine moi un doryphore !”

– Qu’est-ce que tu veux toi ?
– Dessine moi un doryphore !
– J’ai tiré le gros lot ! Un gamin sorti de nulle part et qui me demande de dessiner un dinosaure ! C’est bien ma veine !
– Pas un dinosaure ! Un doryphore ! Avec un beau plastron plein de couleurs !
– Je ne sais pas dessiner et je ne sais pas ce que c’est qu’un doryphore ! Voilà !
– Désespoir et infamie ! Il a fallu que je tombe sur le neuneu de service ! 
– Dis donc toi gamin ! Je ne te permets pas !
– Il n’y a personne qui connaît les doryphores et qui sait dessiner sur cette planète ?
– Sur cette planète ? Tu sors d’où toi ?
– De cette rivière où je suis tombé quand je suis arrivé ici.
– Cette rivière est un fleuve et s’appelle La Garonne !
– Vous donnez des noms aux fleuves sur votre planète ? Drôle d’idée ! Ils sont tous pareils : c’est de l’eau qui coule. Enfin la plupart du temps. Parfois elle s’arrête. Ou fait demi-tour. c’est ce qui est amusant avec les rivières elles changent tout le temps de sens et de place. En tout cas chez moi. Sur ma planète à moi.
– C’est ça ! Et pourquoi tu veux que je te dessine un doryphore ?
– Parce que ma plante va flétrir si je ne lui ramène pas. Elle m’a dit, ramène moi un beau dessin de doryphore. Va sur la planète des primitifs. Il y en a bien un ou deux qui pourra te faire ça.
– Les plantes parlent sur ta planète ! Tu as de l’imagination petit !
– Pas toutes les plantes ! Tu es bête toi ! Seules celles que l’on apprivoise ! Il faut qu’elles soient en confiance pour te parler. A toi aussi elles pourraient te parler. Si seulement tu prenais le temps de leur parler et de les respecter. 
– C’est ça ! Je ne suis pas comme toi ! Je ne suis pas fou ! C’est quoi ta plante alors ?
– Un laurier rose ! C’est beau un laurier rose ! C’est vert tout le temps ! C’est pour ça que c’est beau ! Il est plus souvent vert que rose ! C’est amusant ! On en rit bien tous les deux ! 
– Tiens, je t’ai fait un dessin. C’est un doryphore !
– Il ressemble à un nuage ce doryphore ! Non à un nuage avec des pattes ! Comme un mouton !
– C’est un mouton qui s’appelle doryphore ! Tu vois que je sais dessiner un doryphore tout compte fait !
– Trop bien ! Je vais pouvoir repartir chez moi !
– Ah oui ! Comment ça ? En soucoupe volante ?
– Ben non gros bêta ! En faisant ce que vous appelez mourir ! C’est comme ça que je voyage ! L’inconvénient c’est que j’ai froid à chaque fois ! J’ai froid monsieur, j’ai froid !
– Mets toi sous ce plaid ! Tu vas te réchauffer et ça va passer ! 
– Oui je vais passer. De l’autre côté. Merci et au-revoir monsieur. Ce fut un plaisir. Je retourne chez moi.
– Oui oui. Je n’en doute pas. Tu ne dis plus rien ? Mais tu es où ? Il n’y plus rien sous ce plaid ! Il a dû partir. A  moins que ce satané soleil m’ait fait avoir une hallucination. Ça doit être ça ! Pas un mot en rentrant sur cette histoire ! Elle va encore dire que j’ai trop bu !

Le blog de Pidgy

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Les oulimots de Iotop :

Je regarde le flottement de mon regard dans le miroir d’une eau vieillie

Je suis au désespoir, mais toujours vivant par l’infamie qui m’a tannée la peau. Suis-je aussi médiocre que rien ne me satisfasse de ma condition d’humain dépravé ?

A flétrir mes journées, à tourner en rond par défaut d’aller de l’avant, voir tout droit, j’ai récolté les épines et non le laurier. Faut-il un plastron pour se démarquer se protéger de la misère ?

Mon lot quotidien est de pêcher dans l’estuaire de la Garonne la courbine, le maigre, un poisson argenté qui fait repas chaque jour et l’on me surnomme le doryphore moi qui déteste les patates …

On me fait comprendre que j’ai raté ma vie. Possible. Mais qu’est-ce une vie réussie ? Je regarde le flottement de mon regard dans le miroir d’une eau vieillie mais toujours renouvelée et mon visage sourit à mes yeux tristes de ce froid du cœur qui voudrait voir pleuvoir quelques larmes de sensibilité. Mais je me refuse à abdiquer. Je n’ai pas choisi ce chemin, il m’a choisi par défaut de ne pas avoir pris la bonne décision au moment le plus propice.

Aujourd’hui, je n’hésite pas à poser mes pas sur les pas d’hier. Ma vie est une courbe qui viendra tôt ou tard s’enterrer ou plonger dans l’eau de ma survivance … en attendant, après ces quelques mots quotidiens, je vais m’allonger, me couvrir de mon plaid crasseux et, essayer de dormir … sans rêve …

Le blog de Iotop

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Les oulimots d’Alexandre :

« Ô rage, Ô désespoir ! Ô vieillesse ennemie !
N’ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?
Et ne suis-je blanchi dans les travaux guerriers
Que pour voir en un jour flétrir tant de lauriers »…

C’est bien la troisième fois que Léonard déclame cette tirade du Cid.
Le fils de Laure se lance dans le théâtre, roulements de tambours !
Cela lui a pris comme ça, aussi soudainement qu’une nuée de doryphores un jour d’été.
Sa mère, aux anges, l’imagine déjà, célèbre et adulé.
Gardons la tête froide, ce ne serait pas le premier adolescent à sortir de sa coquille en incarnant un personnage sur une scène de théâtre. Mais voilà dans cette famille où l’on voit toujours tout en grand, Léonard s’est mis en tête de créer une troupe de théâtre qui rayonnera sur toute la Haute-Garonne et même le Lot ! Pourquoi ces deux départements alors que l’on vit au bord de la Méditerranée ? Allez savoir …
Laure a décidé qu’elle dessinerait elle-même les costumes. Elle se sent capable de réaliser
la tenue de Rodrigue en taillant dans un vieux plaid et un plastron.
Affaire à suivre.

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Les oulimots de Popins :

Bien gras et bien gros

“O rage, O désespoir” ! hurlait Manuel Mourgues dans sa grande et belle demeure.  Ce riche propriétaire terrien du Lot et Garonne voyait les champs de patates aux alentours décimés par une armée de doryphores qui dévorait consciencieusement chaque plant des parcelles qu’il louait à prix d’or aux paysans du coin. Les feuilles flétrissaient, les racines furent rongées, les récoltes exterminées.

Une armée de nuisibles avait anéanti les maigres revenus des culs terreux. Comment donc ceux-ci allaient-ils pouvoir lui verser son dû ? Au fil des semaines, les bouseux venaient solliciter, en bottes crottées et plastrons élimés, le riche héritier, l’implorant de faire un geste vers eux.

—Mais Monsieur, nous n’avons pas de quoi épaissir notre soupe, ni même de plaid pour réchauffer nos nuits, comment voulez-vous que nous vous versions quoi que ce soit ? Vos coffres débordent, vos chiens mangent dans de la porcelaine. Aidez-nous !

Le bon Manuel Mourgues n’était guère un homme sensé et encore moins un humaniste. Il n’entendait pas les gens du peuple et leur répondit avec la hautainerie propre à ceux qui n’ont jamais connu aucune difficulté : « Si vous étiez moins fainéants et plus intelligents vous pourriez assurer votre survie dignement et bien plus largement. Prenez-donc exemple sur moi ! »

Les braves gens appliquèrent ses sages recommandations. Et, à l’image des nuisibles qui les avaient mis sur le carreau, ils se mirent à dévorer les richesses largement accumulées par le Sire de la province. De la cave à vin à l’argenterie tout fut utilisé par les paysans. Et le bon Manuel Mourgues fut cuisiné en pot-au-feu, agrémenté de patates et assaisonné de laurier. Un plat bien gras d’un homme à l’égoïsme bien gros. 

Le blog de Popins

10/12 : Une contrainte au sommet

Contrainte : Soudés, Sommet, Un certain regard, Patronne, Pulpe, Animal, Capitulation

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Retrouvez la compilation de la semaine 45 du feuilleton érotique de 20h02

Les oulimots de EtSiOnSEnAllait :

Quand la porte sur nous deux se fermera, nous laissant seuls dans la chambre, tu t’agenouilleras devant moi, les jambes légèrement écartées. Sûre de toi, tu t’accapareras le rôle de patronne de ce moment. Je ne sais pas encore qui de tes mains se glissant autour de ma ceinture ou de ta bouche humide cherchant les sommets me troubleront le plus. Mais il est certain tu prendras le contrôle de mes sens, juste avec un certain regard, espiègle et satisfait, jaillissant de tes yeux. Je te provoquerai de mes gestes, de mes encouragements. Et te voudrai animale, soudée à mon sexe bandé, à ma verge raide. Pour que sans relâche, tu recherches en moi les frissons les plus profonds, jusqu’à la pulpe de ma chair.

Capitulation de toute résistance, sans défense possible ni retenue, je m’offrirai alors à toi et à notre plaisir.

Le blog de EtSiOnSEnAllait

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Les oulimots de P_apanoel

Les yeux soudés à l’écran qui montrait un film obscur de la sélection un certain regard, il se disait que ce n’était pas comme ça que la salle de cinéma classé art et essai de son quartier allait revenir au sommet.
Non, la patronne aurait dû depuis longtemps accepter une capitulation honorable.
Courber l’échine, en animal conscient d’avoir trouvé son maître.
Et pourtant, la télévision était en train de s’éteindre partout.
Les  fenêtres de l’immeuble d’en face, car où que se porte le regard, il y a des immeubles en face, passaient du bleu au noir les unes après les autres. Même la vieille ennemie, la boîte à images qui s’était invitée depuis des décennies dans chaque foyer, vidant les salles en apportant les films au milieu du salon, était en perdition, les humains avaient l’oeil rivé sur leur petit écran dans la paume de leur main, et ne relevaient plus la tête pour contempler l’écran vertical posé devant eux.
Sirotant son verre de jus de fruit, avec pulpe, s’il vous plaît, Monsieur Schmoll se dit qu’il tenait là au moins une bonne idée de chanson pour son prochain album.

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Soudé·e·s l’un à l’autre pour atteindre le sommet, et non pas comme le voudrait un certain regard avec un « premier de cordée » ou avec un patron voire une patronne devant. Soudé·e·s l’un à l’autre pour atteindre le sommet du plaisir, tour à tour s’effleurant voluptueusement de la pulpe des doigts ou se prenant sauvagement dans un coït animal. Soudé·e·s l’un à l’autre pour atteindre le sommet, puis épuisés, abandonnant et atteindre la capitulation.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Faffwah :

Il vous avait suffit d’un regard sur moi pour obtenir mon entière capitulation. Me faire admettre que vous étiez la patronne. Un certain regard tout de même. De ceux qui font baisser les yeux aux plus courageux. Bref, vous aviez réussi à me soumettre sans même avoir à élever la voix, tant vous pouvez atteindre des sommets d’autorité avec naturel. Et, maintenant que je suis devenu votre animal de compagnie, vous aimez me promener en tous lieux, un plug soudé au fondement. Vous me faites parfois également l’honneur d’écraser mes tétons sous la pulpe de vos doigts. Et j’aime ça.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Ghislaine 53 :

La patronne

En bonne patronne, elle régnait, une main de velours dans un gant d’acier. Elle portait un certain regard affectueux sur ses employés qui étaient là, pour certains, depuis les débuts. Elle était arrivée au sommet grâce à eux et elle le savait.

Parfois la capitulation la gagnait dans les moments difficiles, puis, son caractère animal refaisait surface et elle luttait avec force et détermination.

Ils étaient tous soudés à l’entreprise, comme une vieille famille d’antan. Sa fabrique de pulpe d’aloès était connue de partout et son affaire était prospère. Cette année, pour la première fois, elle offrait à tous une participation aux bénéfices et elle leur réservait la surprise pour Noel …

Le blog de Ghislaine 53

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Les oulimots de Pidgy :

Au secours !

Discussion au sommet avec moi-même !

Depuis un certain regard de la patronne, je me perds en conjectures. Qu’est-ce qu’elle cherche avec ce regard animal ?

Elle sait pourtant que je ne suis pas un homme facile. Il en faut beaucoup pour je déclare ma capitulation ! Elle n’est pas près de nous voir soudés l’un contre l’autre, haletants et en sueur !

Cette vision me laisse songeur alors que je secoue le jus d’orange en bouteille pour bien en répartir la pulpe. Beurk !

Il va falloir que je trouve une excuse plausible. Je sais qu’elle a le feu quelque part mais je ne suis pas pompier.

Il faut que je trouve ce numéro qu’on peut appeler quand on est harcelé. Il doit bien être quelque part. Ça doit marcher pour les hommes aussi !

Après tout quand c’est non, c’est non !

Epicétout !

Le blog de Pidgy

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Les oulimots de Iotop :

Que m’arrive-t-il ? Suis-je “tomber sur un os » ?

… rien n’est moins sûr qu’il soit certain que les ouvriers aient soudé correctement les tuyaux. Je vérifie une nouvelle fois. Des gens soudés dans le boulot ne font pas obligatoirement de bonnes soudures surtout s’ils ne sont pas soudeurs … même sans les soudoyer par soudaineté … pour sabotage …

Je suis inspecteur des travaux finis et je suis assez tatillon car mon but est d’atteindre le sommet de la hiérarchie … et tout est bon pour pratiquer le pire même la mauvaise foi … un certain regard de ma bonne conscience que j’aie bâillonnée m’a déjà déposé par avertissement des fleurs sur ma tombe …

Qu’importe, la sainte patronne de notre entreprise a le bon œil sur moi. Je le sais. Mon petit doigt me l’a dit. Et j’ai toute confiance. Le vent va tourner en ma faveur avec un petit coup de pouce, ma prochaine victime sera mise à l’index et ce n’est pas en remuant sa pulpe d’intelligence qu’elle va me contrecarrer car l’animal est honnête. Quel imbécile !

Sa capitulation est proche, il va vaciller, trébucher, tomber je n’ai plus qu’à l’écraser, le mouliner, l’assaisonner d’acides critiques et de chaux vive d’insinuations malveillantes et …

Et … que m’arrive-t-il ? Suis-je “tomber sur un os » ? Ai-je bien conscience que l’on vient de … me virer ?

Le blog de Iotop

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Les oulimots d’Alexandre :

J’aime bien Laure… au lit. Car comme patronne, j’ai intérêt à filer doux.
Si c’était un animal, elle serait une panthère, par son allure féline et sa capacité à vous bondir dessus pour pointer la faute que vous avez faite. Et elle ne vous lâchera pas tant que vous n’aurez pas reconnu vos erreurs. Une capitulation en rase campagne, voilà
ce qu’elle attend de vous. Je la connais bien, quand elle s’avance vers vous avec un certain regard, les yeux gris, la bouche pincée, vous savez que cela va barder. Elle vous prend alors entre quatre yeux  et exige des explications. Vous pouvez lui faire confiance, elle se souvient exactement de ce que vous avez avancé comme excuse la dernière fois, même si c’était il y a six mois. Et ne tentez pas de la tromper car, dans ce cas, sa colère froide atteint des sommets que vous ne pouvez pas imaginer.
D’un tel entretien, vous sortez en charpie, lessivé, pressé comme un citron dont il ne resterait que la pulpe au fond de la centrifugeuse.
Et une fois l’orage passé, Laure redevient tout sourire, l’œil vif et pétillant. Devant tout le monde, elle vantera vos mérites et se félicitera d’avoir une équipe de collaborateurs aussi soudés, traduisez, dévoués à sa personne.

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09/12 : Une contrainte à pas de loup

Contrainte : Bergère, Cerceau, Flingue, Loup, Morlingue, Rebecca, Pucier, Vitrine, Wonder

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Les oulimots auto-contraints de Faffwah :

Rebecca ? C’est la bergère qui a pour vocation de s’occuper de nous, pauvres brebis égarées. C’est dans son pucier qu’elle nous rassemble ? La belle affaire ! Nous mettons la main au morlingue en échange de ses attentions ? C’est contractuellement convenu entre tous les partis et ça ne regarde que nous. Et c’est quand même mieux que ces filles en vitrine à Amsterdam, non ? Quoi qu’il en soit, faut-il vraiment qu’elle marche à la Wonder pour éponger simultanément nos faims de loups sans avoir les cannes en cerceau à la fin. Car elle nous flingue littéralement. Et sans le moindre manque d’entrain.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots daphnesques de la Ligne Douce :

(D)ragtime

Hey Baltringue,
Range ton flingue,
My name is Rebecca
Bergère de ce Bastringue
Où tu aimes faire la bringue
Guêpière guet-apens, promesse de nirvana
Balance ton morlingue
Sur ce vieux zinc
Fais toi Loup, moi Wonder Nana
Rends moi dingue,  déglingue
Le cerceau de  mes fringues
Qu’on entende mes Ooh  d’en bas
Toi mon frappadingue multilingue
Que ce pucier soit la scène de nos ribouldingues.

C’est ainsi que cette fille en wonderbra arriva à faire crier au loup tous ceux qui lui faisaient du gringue
~Divine vitrine d’idylles distillées~

Le blog de la Ligne Douce

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Les oulimots de P_apanoel :

“Tu es folle, ma bergère.
Tu as le ciboulot qu’est parti jouer au cerceau plutôt que d’aller user le fond de son futal sur les bancs de la Sorbonne.
Si tu crois que j’vais sortir sans mon flingue pour aller m’délester d’la joncaille que j’ai engourdie à Rebecca, la môme du grand vizir de la rue de Provence, tu te colles le doigt dans l’orbite jusqu’aux endosses.
C’est le grand coup de ma carrière, je vais me faire remplir le morlingue à lui faire craquer les coutures. Avec tout l’artiche que je vais palper, il aura l’air d’un panier à salade (mais parlons pas de malheur) ; je touche le bois de notre pucier, là où on joue les prolongations dès que le vaporeux nous investit l’palpitant.
Ah, ma gosse, on peut dire que tu m’en fais voir de toutes les couleurs en matière de feu d’artifice horizontal.
T’es pas de celles qui ont peur du loup, à chaque fois que je ferme les yeux, j’ai la rétine qui fait vitrine, et j’te vois briller comme une fée lubrique qui m’astiquerait le sensoriel avec la magie d’une pile Wonder.
Alors oui, il est au fond de ma fouille, le flingue, et dans l’autre, j’ai l’morlingue qu’attend de s’faire mettre à jour de la comptée de ce coup de maître.
Et je suis en règle avec les camerlingues reconnus parmi les hommes, j’me jette juste un godet pour faire étai dans la carlingue, et voilà, j’suis d’équerre, tu vas voir, t’auras même pas le temps de finir de te réveiller que je serai déjà de retour, par le bateau du soir.”

La porte grince en s’ouvrant, les pas s’éloignent, commencent à retentir dans l’escalier, marche par marche.
Un bruit de glissade, un grand cri, un premier choc sourd qui fait trembler les portes et le mobilier dans la grande maison.
La jeune femme se réveille, tirée brutalement d’un rêve dérangeant. Les arbres du parc projettent des ombres menaçantes et quasi-humaines sur le parquet.
Apeurée,  encore engourdie dans le sommeil, sans prise sur la réalité, elle appelle.
“Mme Danvers !
Mme Danvers !
Que s’est-il passé ? J’ai entendu un bruit effrayant, de quoi s’agit-il ?
Venez vite ! j’ai l’impression qu’il est arrivé quelque chose de terrible !”

En bas, à l’office, la gouvernante range le chiffon et le flacon de cire dans un placard saturé d’odeurs ménagères en étirant le coin de ses lèvres en un sourire glacé.

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Il pleut, il pleut bergère,

Viens jouer au cerceau.

Allons à la chaumière

Pour mater ton verso.

J’entends le bruit d’un flingue

Celui du loup qui vient.

Et qui a un gros morlingue,

Faisant un va-et-vient.


Entends-tu Rebecca ?

Là-bas sur le pucier.

Je te couche, eurêka,

Et tu vas apprécier.

Sorti de la vitrine,

Pour te dévergonder

Tu prends ta figurine

Avec des piles Wonder.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Ghislaine 53 :

Le gus entourloupé
Kenny avait la rage !
Son regard de loup lançait des éclairs et s’ils avaient été un flingue, on serait mort sur place.
Sa bergère, Rebecca avait pris son flouze dans son morlingue mais aussi celui qu’il planquait sous le pucier.
A peine réveillé, il avait la tête en cerceau.
Il allait lui éclater la face, lui faire une tronche de wonder à sa gonzesse ! Ah elle pouvait les mettre en vitrine ses yeux de biche, il allait les lui faire encore plus bleus.
Non mais ! Lui piquer son fric ! A lui ! Ça jamais !
Il allait la retrouver et lui faire voir qui était Kenny !

Le blog de Ghislaine 53

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Les oulimots de Pidgy :

Rebecca, bergère au cerceau,

Ton flingue contre le loup en vitrine,

Wonder woman au morlingue resté au pucier !

Le blog de Pidgy

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Les oulimots de Iotop :

Je coulais des jours heureux et elle m’avait hameçonné comme un brochet

J’ai épousé une bergère, il y a bien longtemps, qui pratiquait du hooping, (cerceau pour les puristes) du matin au soir pour un ventre plat que j’avais la facilité d’enserrer de par la taille avec mes deux mains ou presque …

Et puis, j’ai divorcé au lieu de prendre un flingue et de passer à l’acte comme une bonne action mais dont la morale réprouve pour le bien de tous car si “l’homme est un loup pour l’homme” il doit refouler ses instincts de bêtes … il paraît … foutre dieu, faut-il tenir, retenir et se ternir l’impulsion en étau et son comportement aux mors …

Quoi qu’il en soit, j’ai fait mon bagage, récupéré mon morlingue et me suis installé dans une ancienne auberge bien abîmé comme moi et tous les deux ont s’est retapé au fil du temps au milieu d’un paysage que seule la nature rebelle et pourtant ordonnée, s’est composer avec ses architectures …

Et puis, une autre femme est apparue plus belle encore que la précédente, que cette même nature en était jalouse. Elle s’appelait Rebecca. D’un coup de baguette magique elle m’a transformé. Elle a dégagé mon pucier, mon désordre de vie, ma dépossession de tout, de ma solitude bienveillante, de mes habitudes sereines … j’avais d’un coup la passion dont le tranchant me lacerait l’âme … j’étais retombé dans le panneau et plus fortement encore … je coulais des jours heureux et elle m’avait hameçonné comme un brochet dans son fond, dans son trou et me plaçait dans sa vitrine moi le captif …

J’avais la bave de la rage qui dépassait de mon couteau de cuisine effilé pour découper le gigot du dimanche qui n’avait pas la radio en panne d’électricité aux piles Wonder … elle était à un bras de distance, la Rebecca, que la lame du couteau brillait de m’activer et me braillait de lui passer entre les côtes l’envie de continuer à respirer mon air, ma vie, mes projets et me pomper toute ma fortune … la garce … je l’ai enfilé de part en part par l’ombilic traversant intestins et aorte par le biais qu’elle en est morte sans comprendre cet effet de non vie qui s’éteint comme un malaise qui ne peut se retenir d’embarquer le dernier souffle dans un regard interrogateur et étonné tout à la fois …

Le blog de Iotop

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Les oulimots d’Alexandre :

« Eh la bergère, c’est pas le moment de jouer au cerceau, allez, au turbin.
Je vous jure, les putes, si on les écoutait, tous les jours seraient dimanche !
Qu’est-ce qu’elle croit ? Qu’elle peut rester tranquillement allongée sur le pucier en train d’en griller une ? Bouge ton cul oui et fais cracher le flouze !
Comme je dis toujours, un client satisfait c’est celui qui sort ses biffetons de son morlingue avec le sourire en disant « A bientôt chérie ! »
Allez Rebecca ! Va prendre la pose devant la vitrine, avec ton charmant minois, tu vas faire un malheur ! Faut dire que tu es ma plus belle pouliche, the best of the wonder woman, comme disent les Ricains, foi de Paulo !
Et ne t’inquiètes pas, les fêlés, les tordus, je m’en occupe, je sors mon flingue, ils déguerpissent ou ils trépassent.
Y a pas de loup, Paulo assure.
Maintenant au travail ! »

Franchement quel navet ce film, les dialogues sont nuls.

08/12 : Une illusion de contrainte

Contrainte : Breloque, serré, pilier, illusion, montage, loisir, voltiger, cocon, parade.

Rouage

Les oulimots auto-contraints de P_apanoel

Lollipop au bec, elle était appuyée contre son pilier et dévisageait les passants d’un air goguenard.
Son maquillage très tranché faisait des découpes qui ne correspondaient pas exactement au dessin du visage.
Lorsqu’on la voyait, l’œil ne faisait pas immédiatement l’assimilation de l’image à celle d’un être humain.  
Ses  boucles d’oreilles se terminaient par des breloques dont la frange fouettait  ses épaules dénudées, comme le balai sur la peau d’un batteur dans une cave de Jazz, à l’heure où la parade des danseurs a laissé la place à la fausse tranquillité des morceaux lents.
Sa tenue serrée sur son corps, le latex aux violet flashy ne laissait guère d’illusion à l’observateur un poil attentif.
C’est vrai que sa silhouette semblait peinte aux couleurs d’un drapeau de pays exotique. Les a-plats juxtaposés comme un vitrail selon des motifs géométriques, montage improbable de pièces disparates issues d’un kaléidoscope non-figuratif.
Tout dans sa tenue et son attitude associait bizarrement l’invite et la menace. L’impression globale qui se dégageait d’elle était celle d’un petit reptile, court, vif et mortel.
Elle attendait visiblement quelqu’un en particulier, tout dans son allure et son maintien décourageait le séducteur en goguette qui l’aurait trouvée à son goût, et aurait envisagé de se livrer avec elle à des jeux horizontaux.
Il n’était pas certain que ces jeux auraient pu être décrits à coup sûr comme des loisirs. La zone d’inconnu était bien trop proche du cercle clair issu du réverbère, les ombres qui s’étiraient jusqu’à la lisière lumineuse étaient franchement menaçantes, pas de celles qu’n a envie d’aller chatouiller en costume d’Adam.
Non, les hommes qui auraient pu être tentés d’aller faire voltiger la tenue provocante avaient décidé ce soir de se montrer prudents, et ne cherchaient pas à attirer l’attention de la jeune femme, ils étaient plutôt à imaginer des camouflages les rendraient insignifiants et invisibles à son regard.
Une pétarade retentit soudain dans la rue, faisant trembler les vitres des immeubles jusqu’au 5 ème étage.
Une zébrure floue aux couleurs violentes ralentit progressivement, prenant la forme d’une moto qui s’arrêta sur le trottoir.
Le conducteur de l’engin ôta son casque, et révéla une masse de cheveux hérissés de pointes aux allures cristallines, comme si le cocon de la protection avait accouché d’un papillon minéral, d’une explosion figée de flèches sorties du boisseau de son crâne.
La fille dans sa tenue d’arlequin sous acide ondula le long de la colonne de pierre, les yeux fixés sur le motard, ne voyant plus que lui, sa tête accompagnant chaque pas qu’il faisait vers elle, comme s’ils étaient engagés dans une chorégraphie codifiée, éclipsant le monde autour d’eux.
L’homme partit dans un éclat de rire tonitruant, en voyant cette créature se changer en poupée sous ses yeux, prompte à suivre chacune de ses indications par geste de la même façon que s’il était le marionnettiste tirant les ficelles qui l’animaient.
“Alors ma petite Harley !”
“Tu t’ennuyais ici, entourée de ces minables, pas vrai ?”
Un hochement de tête, complété par la fermeture des paupières qui fit disparaître le regard dur  et provoquant lui fournit la confirmation attendue. La sucette passa entre les lèvres, suspendue un instant, et finit au sol, collée au sol dans une position qui levait son bâton en une diagonale oblique et évocatice.
“Viens, ma beauté, tu sais que je vais te faire Quiner !”
Ni une ni deux, il lui tendit son casque, qu’elle mit sans un mot. Le sourire de l’homme lui déformait le visage, pendant qu’il enfourchait la moto et remettait les gaz.
Elle s’installa en croupe, sa posture exagérant l’arrondi de ses formes, le latex faisant comme une loupe sur les torsions de son corps, elle passa les mains autour du corps du pilote, en coupe aux creux des cuisses, et se serra contre lui.
Un long wheeling hurlant plus tard, ils étaient hors de vue.

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Les oulimots de Faffwah :

Mon cœur battait la breloque au moment de te rejoindre. j’avais eu l’illusion de paraître conquérant, d’avoir trouvé la parade à ma timidité pour enfin faire voltiger mes lèvres sur les tiennes. Mais non, cette fichue appréhension m’avait repris et j’avais la gorge serrée au moment de te parler. Je te voyais pourtant offerte, négligemment appuyée sur ce pilier.

Et c’est le moment que tu choisis pour me prendre dans tes bras comme dans un cocon, alors que je désespérais d’avoir un jour le loisir de t’embrasser. Et tu me murmuras en souriant que mon approche serait coupée au montage.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Ghislaine 53 :

La bijoutière

Elle n’avait plus qu’ à serrer son montage quand une breloque se détacha et glissa sous le pilier de la colonne de livres.

Elle se déplaça, en prit une autre sans même penser une seconde à récupérer celle qui était tombée.

Clara ne le pouvait pas d’ailleurs.

Comme elle ne pourrait plus jamais voltiger depuis sa chute dutrapèzes. Elle ne se faisait aucune illusion. Elle ne remarcherait pas, ni ne referait la belle parade d’entrée.

Son fauteuil d’handicapée cependant lui laissait de l’autonomie.

Elle s’était construit son cocon douillet depuis et son loisir était devenu son métier, le nouveau. Elle faisait des bijoux artisanaux de toute beauté et en vivait bien. Mais, la nuit, ses rêves étaient peuplés de voltiges et d’applaudissements.

Le blog de Ghislaine 53

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

En main une breloque, n’ayant rien de mieux à faire, il s’était retrouvé à Notre-Dame de Paris, pressé par la foule, près du second pilier à l’entrée du chœur à droite du côté de la sacristie. Mais n’ayez aucune illusion, sauf à faire un montage audio, il n’aurait pu entendre tout à loisir les enfants de la maîtrise en robes blanches et les élèves du petit séminaire de saint Nicolas du Chardonnet chanter le Magnificat. Il n’a pas senti son âme s’élever, voltiger, quitter son cocon en ayant tout à coup le sentiment déchirant de l’innocence, l’éternelle enfance de Dieu, une révélation ineffable, ne voyez là nulle parade, nulle opposition à une conversion, ce n’était ni Paul Claudel, ni le 25 décembre 1886.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Pidgy :

“Rien qu’une illusion ! Dis-toi bien que ce n’est qu’une illusion !”

Cela fait des heures que je tourne dans ce labyrinthe  et à part avoir vu voltiger des feuilles mortes dans ces couloirs, il n’y a certainement rien dans ce vieux bâtiment.

Oui, mais ces bruits et ce sentiment d’être observé ?

“Illusion » me dis-je !

Voilà que je parle à moi-même ! Ça ne s’arrange pas.

Accroupi le dos à un pilier qui semble tenir la pièce, dressé qu’il est en son milieu, je récupère un peu. Je lève la tête. Le pilier se perd dans l’obscurité. Il semble ne pas avoir de sommet tant il est haut. Elle est sacrément grande cette bâtisse ! Je ne la voyais pas si grande de l’extérieur. Bizarre.

Encore un bruit dans les feuilles. Je raffermis instinctivement ma prise sur le bâton qui me sert de canne et aussi d’arme improvisé. Une souris sors la tête du tas de feuilles. Elle regarde autour d’elle. Se fige en me voyant et me regarde fixement de ses yeux rouges. Elle doit juger que je ne suis pas dangereux parce qu’elle sort de sa cachette, aussitôt suivie par une ribambelle de souriceaux  à la queue-leu-leu, comme s’ils faisaient une parade. Je souris et tape du bâton sur le sol. Ils détalent tous ! Ils ont plus peur du bruit que de moi semble-t-il !

Bon, je dois trouver la sortie !

C’est bien cette virée loisir “Tomb Raider” mais si c’est pour mourir de faim et de soif après s’être perdu dans un trou à rat ça ne va pas le faire.

En plus, au tirage au sort j’ai hérité d’une breloque en cuivre que je porte en collier. Un truc inutile ai-je pensé sur le coup. Les autres ont eu des objets bien plus utiles. Enfin, c’est ce que je crois. Pas de bol !

Il est bien fait ce labyrinthe. Son montage a dû demander du temps et de l’imagination. Encore un fêlé des jeux de rôles qui a pondu ce truc. Chacun a eu une porte au départ. Avec une inscription dessus.

Apparemment les aventures sont différentes ! C’est bien foutu quand même ! Qu’est-ce qu’il y avait écrit sur la mienne ? Ah oui : “L’antre de la bête” ! De quoi faire gamberger tout au long de la journée !

Allez, je vais me remettre en route. Je n’ai pas envie de finir dernier encore !

Mais par où aller ?

Je prends la breloque et l’examine attentivement cette fois-ci. Ce n’est pas possible qu’elle ne serve à rien !

Il y a comme un interstice sur le côté qui en fait tout le tour. Ça doit s’ouvrir ! Comme un médaillon. Il doit y avoir un indice à l’intérieur ! Comment l’ouvrir. Je la cogne au sol. Le choc fait un bruit métallique ! Une fois, deux fois, trois fois ! Clac ! Elle s’ouvre d’un coup ! Au même moment un rugissement se fait entendre venant de tous les couloirs à la fois ! Bien fait le montage ! On croirait qu’il y a un monstre ! Le Minotaure peut-être ! Je souris de voir que je suis capable de m’inventer des frayeurs ! C’est fou ce que ça peut faire gamberger une balade dans un labyrinthe !

Voyons ce qu’il y a à l’intérieur !

Juste une phrase : “Fuyez pauvre fou, fuyez !”

Allons bon, je me trouve dans le Seigneur des Anneaux apparemment et si j’en crois ce qui est écrit le monstre qui erre est un Balrog ! Ça ne va pas faire mon affaire si c’est ça ! J’ai beau avoir un bâton comme Gandalf, je n’ai pas encore passé les niveaux d’enchantement requis, ce qui ne m’enchante guère !

Bon, je suis assez resté accroupi, serré sur ce pilier, il faut que je bouge, bouge, bouge ! Le Balrog va finir par me trouver !

J’éclate de rire ! Je commence à taper dans les gamelles moi !

Je fais quand même appel à ma mémoire. C’est quoi déjà les caractéristiques du Balrog ? Ah oui ! Démon vivant dans le noir, il a l’ouïe et l’odorat particulièrement développé ! Ne pas péter alors sinon il fera un combo !

Quel couloir prendre ? Celui du milieu ou un de ceux qui l’encadrent ? Il va me falloir choisir ! Je suis arrivé ici par un toboggan de pierre après être passé sur une trappe qui s’est ouverte sous moi. Je ne peux pas revenir sur mes pas. Trois sorties : Am Stram Gram, Bourre et Bourre et ratatam, ça sera toi que je choisirai ! Oui, j’emploie toujours des formules magiques pour me sortir des situations tordues !

Allez hop ! Au milieu ! Si ça ne va pas je reviendrai sur mes pas !

Je me lève, j’avance puis je recule, comment veux-tu, comment veux-tu que je sorte de ce vestibule ! Il faut dire que deux lueurs rouges qui semblent m’observer dans le couloir du milieu me font un peu hésiter ! Flipper même ! C’est vachement bien fait comme effet spécial ! Et ça bouge simultanément. En semblant me fixer !

Je recule jusqu’à avoir le dos au pilier pour ne pas être pris à revers. Je deviens de plus en plus schyzo ! C’est la dernière fois que j’accepte de participer à ce genre de truc ! Il est où le bouton “J’arrête!” ? “On viendra vous chercher, ne vous inquiétez pas “, qu’ils ont dit ! Oui mais quand ? J’en ai marre et je ne suis pas du tout rassuré.

Et j’ai raison de ne pas être rassuré ! Ce n’est pas un Balrog qui sort du couloir et qui me bloque les sorties ! C’est Aragog ! Et il est rapide !

Avant que je puisse écrire la fin de l’histoire, il m’attrape dans ses pattes gluantes sans que je puisse bouger ! Et en bonne araignée géante il commence à tisser un cocon autour de moi !

“On viendra vous chercher !”

Tu parles Charles ! Je n’ai pas le temps de pousser un hurlement silencieux avant de perdre définitivement connaissance !

Je crois que j’ai perdu et qu’Aragog a gagné un casse-croûte amélioré !


Les histoires ne finissent pas forcément bien en général !

Le blog de Pidgy

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Les oulimots de Iotop :

Une pie se pose à quelques longueurs de plumes de moi

J’ai toujours sur moi cette breloque, accrochée à mes frusques, offerte par une autochtone des Sept Soleils au temps béni de la Concorde des Trois Tiers, qui me tient comme talisman … je suis serré par un cercle magique…

Aujourd’hui, je suis en patrouille sur la plaine des Sables qui ne contient, depuis bien longtemps, aucun grain mais bien une terre riche et féconde, pilier de notre communauté du Raisin Jaune en lutte vivace et tenace contre la tribu nommée Les Fructifiés depuis plusieurs décennies…

Je ne fais pas illusion avec mon armement : une boussole, un compas, un rapporteur et entre autre, un fil à plomb. Avec un montage approprié, je peux menacer des partisans des Fructifiés qui sont assez sots pour croire à ma magie que je considère comme un loisir lors de mes entraînements quotidiens car je me sais observé par des yeux, des jumelles de laser, par des opposants de tous bords …

Cependant, je suis inquiet. Il est midi et je n’ai pas eu dans mon viseur lunatique le satellite de communication qui me donne les probabilités d’intrusion dans le secteur ouest et je ne veux pas voir voltiger quelques éléments explosifs me tomber sur la tête quand je fais mes incantations …

Pourquoi cette inquiétude quand je sais que ma babiole me protège comme dans un cocon ? Un sixième sens que la technique ni la science n’aura jamais à sa portée … m’alerte … et à ce moment-là, au moment le moins attendu, une pie se pose à quelques longueurs de plumes de moi … elle parade quelque instant et aussi improbable que cela puisse paraître, je fais un pas de retrait sur ma droite quand d’un saut de trois pieds de pie son bec claque dans le vide en direction de ma fantaisie et je plante, en une expiration, mon compas dans l’abdomen du volatile audacieux et téméraire …

J’ai échappé comme chaque jour au pire … merci ma breloque …

Le blog de Iotop

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Les oulimots d’Alexandre :

Ce qui s’appelle battre la breloque. Quelle idée j’ai eu d’accepter de monter sur cet échafaudage comme si c’était une parade. Une fois de plus je voulais faire illusion sur mes qualités de grimpeur et d’amateur d’art. Mais bon ce n’est pas tous les jours qu’on peut aller voir au sommet d’une cathédrale la rénovation de fresques médiévales, cela mérite quand même de sortir de son cocon.
Houla… j’ai le vertige, j’ai l’impression que tout l’échafaudage tremble, j’espère que le montage a été fait sérieusement sinon je pars voltiger dans les airs. Quand je pense que certains ont comme loisir de faire du parapente. Je n’aurai peut-être pas dû boire un café serré avant de monter, j’ai le sentiment que le palpitant s’affole.
Reprenons nos esprits, Alexandre prends appui contre le pilier et souffle un peu. Ne regarde pas dans le vide, tu vas bientôt atteindre le 7ème ciel.

07/12 : Une contrainte parfumée

Contrainte : citron – pomme – gingembre – gardénia – muguet – jasmin – ambre – musc – encens

Cherry blossoms

Les oulimots auto-contraints de Camille Sorel :

Nous avons croqué la pomme, le sort en est jeté.

La première fois, c’était près de chez moi. Pause méridienne, j’étais un peu pressée. Ma voiture garée, je te vis dans la tienne. Nous sortîmes. Tout s’arrêta. Nous marchâmes l’un vers l’autre. Il n’y avait plus de son, il n’y avait plus personne. Juste un parfum d’encens et mes mains dans les tiennes.

Je crois qu’on nous a servi de la nourriture dans un restaurant mais je n’en suis pas sûre. Des mets, posés sur une table entre nous et repartis sans même que l’on y touche, ont taquiné nos narines. Je mangeais ton regard, je dévorais ta peau, j’apprenais par cœur ce que je voyais de toi sans pouvoir te toucher. Je découvrais ton cou. Sa peau fine, frémissante, intime. Et je respirais mal. Entre mes cuisses, mes lèvres brûlaient, comme frottées au gingembre. Je coulais, inconsciente du risque de tacher ma robe.

Tout mon corps me disait : « le voilà, c’est lui, il est là ».

Mais il fallait repartir vite. Tu m’as offert un chat et des notes de Mozart. Dans tes bras, j’ai incliné la tête, et tu m’as respirée en frissonnant partout, comme si tu avais mordu dans un citron.

C’est là que nous jurâmes pour la première fois. Oui, des jurons, qui s’échappent en rafales à chaque séparation.

Il y eut un café, plus tard, partagé à la hâte. Et ce fameux parking, atteint en ascenseur. Tu m’as tendu ce flacon, qui est encore posé sur ma table de nuit. Il contient une liqueur d’ambre, de musc, de poivre et de bois, une senteur puissante, rare… celle qui m’enivra au premier rendez-vous. Maintenant c’est un rite : avant de me coucher, j’en dépose une goutte au coin l’oreiller, et je dors avec toi, fantôme.

Plusieurs saisons passèrent et l’amour resta là.
Les muguets ont fleuri, les jasmins ont éclos.
Nos corps devenaient fous, ils devaient se connaître.
Nous leur avons offert ce que nos âmes savaient. Notre union, évidence.

En langage des fleurs le gardénia symbolise l’amour inavoué et la timidité.
Et quand j’ai trop peur, les gardénias fleurissent et se dressent entre nous.

Le blog de Camille Sorel

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Cithare pompeusement posée, gingivite douloureuse, gardien mugissant j’aspire de l’ambroisie encheri de musc touchant les sens, libre et le teint carmin, faisant le  guet, il renia ce membre, intime du patron.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Faffwah :

Il n’y a pas de quoi se presser le citron. J’aime te rejoindre sur ta couche, dans les vapeurs d’encens, pour déguster ton corps. Dans le plaisir, il a des essences de musc et de jasmin que j’aime savourer sur ta peau, ton sexe. Et, pour peu que tu te sois parée de quelques gouttes de Gardénia Pétale, pas besoin de gingembre pour ajouter à mon excitation. C’est tellement bon et je n’arrive toujours pas à réaliser que tout ça c’est pour ma pomme. Et je me fiche bien d’attraper un quelconque muguet tant j’aime te lécher mon Ambre chérie.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Ghislaine 53 :

Pauvre Mado
Il planait dans la maison une odeur de pomme et citron et la tarte qui cuisait dans le four n’y était pas étrangère.
Mado déambulait dans la cuisine, rangeant le plan de travail en marbre.
Le parfum d’encens raviva l’air frais quand elle ouvrit sa fenêtre, sur le jardin où les gardénias fleurissaient.
Elle entendit un bruit mais ne s’y attarda pas, pensant que c’était Jasmin, le chaton qui jouait avec sa pelote de laine.
Une odeur de musc très forte lui envahit les narines au moment où elle rangeait le gingembre dans le placard.
Le bruit persistant, elle se rendit au salon et soudain n’entendit plus rien emportant dans sa chute le pot de muguet offert par son fils la veille. Le voleur fit main basse sur tout ce qu’il pouvait emporter puis s’échappa.
Quand Mado se réveilla, le voleur disparu, elle appela les gendarmes et son fils. La pauvre ne s’en remit jamais tout à fait et développa une méfiance et une peur chronique.

Le blog de Ghislaine 53

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Les oulimots de Pidgy :

Champêtre

Avec ce bouquet de gardénias, muguet et jasmin, je rends hommage à ta beauté. Toutes les fragrances d’ambre, de musc ou d’encens n’embaument pas autant que toi.

Tu es mon bouquet d’amour, ma salade de fruits dont le citron, la pomme et le gingembre renforce la saveur.

Belle et jolie, tu es et tu le resteras.

Le blog de Pidgy

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Les oulimots de Iotop :

Je cueille et inspire un muguet imaginaire

Je respire l’air brassé d’écume sur la plage d’un matin d’été citron qui se lève et s’étire entre Lune pomme blanche comateuse et Soleil gingembre voilé de jets d’orange … mes pas traversent le temps invisible de l’air du Temps et je pose mon regard sur la fleur d’un gardénia égarée, naufragée, abandonnée … coupée de son fil de sève qui s’est asséchée … comme moi …

Je cueille et inspire une clochette de muguet imaginaire et déploie mes ailes chimériques et d’un premier élan je cours par petits sauts j’ouvre mes bras et tends mon envergure sous le vol des mouettes rieuses qui s’époumonent …

Je reste irrémédiablement une erreur sur ce parcours de vie et je moissonne du vide couleur d’un coquillage jasmin et je m’essouffle lentement, les vagues imperturbables inspirent et expirent le salé d’un instant entre les mailles sablées et l’ambre perdue de millénaires comme moi sur une terre inconnue …

J’ai froid et rien ne bouge et je m’accroupis puis bascule sur le côté … recroquevillé … mes narines s’imprègnent du musc de la vie sablonneuse mouillée et mes pensées s’entrecroisent sur le rempart de mes fleurs d’angoisses communes à l’encens reconnaissable …

A quoi bon prendre mon traitement … je suis bien, ici … je ne suis pas fou, seulement différent …

Le blog de Iotop

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Les oulimots d’Alexandre :

Voyons, voyons, un zeste de citron, un quart de pomme taillé en cube, du gingembre râpé
un pétale de gardénia, de gardénia comme c’est bizarre… mais bon suivons la recette.
Deux brins de muguet broyés, deux gouttes d’essence de jasmin, un millilitre d’extrait d’ambre pur, autant de musc artificiel et pour finir trois gouttes d’essence d’encens.
Laissons macérer, si ça marche, j’appellerai ce parfum « Philtre d’amour ».
C’est Laure qui va être surprise.

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Les oulimots de Popins :

Citations et proverbes au Gardénia

Récalcitron : citron qui refuse de se laisser cueillir.
Marc Escayrol

La cruauté se noue et la douceur agile se dénoue. L’amant des ailes prend des visages bien clos, les flemmes de la terre s’évadent par les seins et le jasmin des mains s’ouvre sur une étoile.
Paul Eluard

L’ambre ne répand pas un parfum si doux que les objets touchés par l’objet que l’on aime.
Bernardin de Saint-Pierre

Le Muguet est le sourire aux dents d’ivoire du jeune printemps.
Paul Victor Fournier

Cheveux bleus, pavillon de ténèbres tendues
Vous me rendez l’azur du ciel immense et rond ;
Sur les bords duvetés de vos mèches tordues
Je m’enivre ardemment des senteurs confondues
De l’huile de coco, du musc et du goudron.
Charles Baudelaire

Une pomme par jour éloigne le médecin, pourvu qu’on le vise bien.
Wiston Churchill

Ce que tu vaux est en toi-même  ;
Tu fais ton prix par tes vertus  ;
Tous les encens d’autrui sont encens superflus.
Corneille

Le gingembre, en Orient, n’a pas de saveur.
Proverbe Turc

Le blog de Popins

06/12 : Une contrainte effervescente

Contrainte : Drupe plume lune effervescence mousse, falbalas, moiteur, ferreuse, bue

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

La regarder mordre à pleine dent dans une drupe dont le jus coule sur son menton, caresser ses seins d’une plume sous la pleine lune, comment cette idée ne me mettrait en effervescence, et comment ne pas avoir envie de la coucher là, sur un tapis de mousse, si séduisante avec ses falbalas, découvrir du bout des doigts sa douce moiteur, et la prendre là, assise sur une roche ferreuse, toute honte bue !

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Faffwah :

Depuis quelques jours mes sens sont en effervescence. Depuis que tu m’as envoyé ces photos de ta lune et de ton abricot débarrassés de tout falbala. D’avoir eu sous les yeux ta drupe intime, sa rougeur ferreuse, et d’en imaginer la moiteur et la saveur m’a mis dans tous mes états. Je n’avais jamais osé t’en parler. Mais tu m’as mis en confiance. Alors, toute honte bue, je me suis décidé à prendre la plume pour t’avouer que, comme Serge Gainsbourg l’a si bien dit, je me suis secoué le Mickey Maousse en pensant à toi. Jusqu’à ce qu’il mousse.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Ghislaine 53 :

La déclaration

Dans l’effervescence du moment, elle renversa le verre d’eau ferreuse qui mouilla le tissu qui couvrait la mousse de la chaise. Elle jura, mal à l’aise d’avoir renversé cette eau non bue et elle dut aller chercher un autre verre. Elle reposa sa drupe pour se diriger vers la cuisine puis prit de quoi sécher un peu la chaise !

Elle avait soif dans cette moiteur de soirée d’été où la canicule la fatiguait. Elle jeta le gilet fin couvert de falbalas sur le canapé et reprit sa plume. Elle devait vérifier tous ses comptes. Sa déclaration d’impôts, selon la lettre, n’était pas réelle et comportait des erreurs !! Voilà pourquoi, Lucia était bien énervée ce soir. Elle aurait voulu déjà être à demain et avoir tout réglé. Mais pour le moment, elle devait s’activer à cette tâche !

Le blog de Ghislaine 53

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Les oulimots de EtSiOnSEnAllait :

Désormais tu es mienne

Ce soir là, dans la moiteur de l’été, Anva cherchait désespérément l’inspiration pour les neuf contraintes. Affalée dans le canapé de ce bar branché, elle remplissait les pages de ratures et de dessins, de circonvolutions de ses idées et de falbalas de mots inutiles. Elle remplissait ces pages sans trouver le fil rouge de son histoire.

« J’ai la solution pour vous » lui chuchota Marie, la barmaid. Le regard interrogateur de la naufragée des lettres l’invita à poursuivre. « J’ai la solution pour vous. J’ai ce cocktail à base d’un mélange de drupes, de Blk cette eau noire un peu ferreuse, et de quelques ingrédients secrets. Faites moi confiance ».

Anva eut à peine le temps d’acquiescer qu’un verre sublime lui fut présenté. Elle trempa ses lèvres dans la mousse légère. Et à peine la première gorgée fut-elle bue qu’elle saisit sa plume, l’esprit en pleine effervescence.  D’un jet sans brouillon, d’une ligne douce sans rature, elle écrivit l’histoire de cet homme en panne d’inspiration que Marie avait…

A cet endroit de la phrase, la Lune éclaira la page du carnet. Eblouie, Anva releva la tête et dans un nuage de poussière, elle vit Marie se métamorphoser en l’Ange des Oulimots. Quand l’écho de son rire sardonique s’estompa, celui-ci tendit la main à 9 doigts et annonça : « Tu es désormais à moi. Suis moi. »

Le blog de EtSiOnSEnAllait

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Les oulimots de Pidgy :

De la folie ordinaire

Dans la moiteur de la  nuit, j’aime hurler comme un loup ! La tête renversée en arrière dans ma belle tenue blanche, avec les bras bien tenus dans des manches attachées dans le dos. J’aime bien cette tenue. Elle évite de ne pas savoir quoi faire de ses mains. Et puis je peux compter sur mes doigts aussi. A longueur de journée.

Un, deux, trois, cinq, quatre, six, huit. Pas plus et pas dans l’ordre non plus. Je ne veux pas me fatiguer et je brouille les pistes. Si quelqu’un m’observe ou à mis des capteurs dans ma tenue il ne pourra pas comprendre. Pas fou le fou !

Ils m’ont mis dans une salle aux murs tout doux en croyant m’enfermer ! Les fous ! Ils ne savent pas que tous les soirs j’escalade tous les rayons de lune qui passent par les grillages de ma fenêtre ! Léger comme une plume, je vole au vent, tel un fin gourmet, en tous lieux, en tous temps. Je m’évade d’ici et de maintenant ! Ils ne risquent pas de me suivre, limités comme ils le sont ! Et même si ils arrivaient je leur souhaite bien du plaisir. En surfant sur les rayons brillant de Séléné je me dissimule dans mes vies antérieures.

Hier, j’étais une drupe, juteuse à souhait ! Je ne vous dirai pas laquelle. Je ne tiens pas à ce que vous dévoiliez mon déguisement. Je m’amuse de toute l’effervescence autour de moi alors que je ne suis plus là ! Quelle bande de sots ! Et c’est moi le fou ! Mon monde est bien plus riche que le leur. Loin de mon enveloppe corporelle, je vis mille vies, je suis en mille lieux, en mille temps. Je laisse la mousse de l’écume des jours à ces pauvres gens qui pensent nous enfermer, nous soigner, nous surveiller. Je ne reviens que de temps en temps. Pour les aider à croire qu’ils sont utiles. Pour les aider à me prodiguer des soins, inutiles pour moi mais apaisants pour eux. Ils sont mes falbalas d’ici, mes fanfreluches de vie, mes garnitures imposées, gracieuses ou disgracieuses. Je fais avec. Tout me convient. Tout me va.

Je suis atome et univers, rien et tout, là et ailleurs. Riche d’esprit et pauvre de corps. Une coquille pleine d’un monde qu’ils ne peuvent pas comprendre, qui leur fait peur, qui les fait m’attacher et m’enfermer ! Mais c’est impossible d’enfermer une pensée. Même une ferreuse experte ne pourrait pas me clouer en un seul endroit, un seul lieu, un seul moment. Je suis nulle part et partout, ici et là, hier et demain. Aujourd’hui, je n’existe pas. Je ne suis pas de votre temps. Le temps, c’est une eau qui file sans revenir en arrière, je l’ai bue d’un trait et depuis je suis parti. Loin. Bien loin de cette réalité terne.

Je suis accroupi. Je regarde la lune par la fenêtre. Vous croyez me voir. Ce n’est qu’une image de moi. Que je vous laisse en garde. Qui vous retient prisonnier. Alors que moi, je festoie, vis et ris. Les prisonniers et les enfermés ne sont pas ceux que l’on croit. Les apparences sont trompeuses.

Je suis bien. Ne vous inquiétez pas. Vous veillez sur moi.

Le blog de Pidgy

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Les oulimots de Iotop :

Dormir sur l’oreiller de mes souvenirs

Je suis comme une drupe : il faut m’ouvrir le cœur pour savoir ce qu’il y a dedans. Et, est-ce qu’il y a vraiment de quoi s’émouvoir ? Est-ce solide ou mou, liquide ou onctueux, gazeux ou … vide ? De l’extérieur rien de bien folichon, qui pourrait d’un effet plume chatouiller un point sensible pour une découverte même inattendue … que la pleine Lune de jour m’empêche de dormir sur l’oreiller de mes souvenirs … mais je m’égare …

Il n’y a pas d’effervescence à mon encontre pour me découvrir si ce n’est un caractère un peu mousse (voir matelot) et un fétichiste des falbalas sur des femmes, grandes de préférence, et brunes…

Je suis en train d’écrire ces propos dans la moiteur d’un lieu nommé bar à la ferreuse ambiance de boulistes qui est bue jusqu’à la lie sans le bati-bati d’une partie, tout le monde s’épanche et devant ma bière qui s’impatiente d’être consommée, j’ouvre l’écluse à quart de ce moi sur ce bout de papier de table usée comme un énième poids je ressens cette tristesse qui m’implose le peu de cœur valide qui bat en moi comme une solitude possédée de vivre par défaut …

— Alors, monsieur Paul … on écrit ses mémoires ?
— Non …

Et je déchire ce morceau de moi encré d’une existence pénible mais indispensable … cherchez l’erreur …

Le blog de Iotop

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Les oulimots d’Alexandre :

On raconte que les nuits de pleine lune, c’est l’effervescence parmi le peuple de la forêt, vous savez ces petits êtres qui se cachent d’habitude sous la mousse couvrant les rochers. Ils se blottissent dans les creux et dorment à l’abri de la pluie et du vent.

Ces nuits-là, tout le monde se retrouve au pied d’un bloc imposant d’où jaillit au pied une eau ferreuse. Je n’invente rien, cette source existe bien, il faut l’avoir bue au moins une fois pour
découvrir son goût âpre qui, en d’autres lieux, servirait pour des cures thermales.
Mais je m’égare, tout le peuple de la forêt, disais-je, se rassemble, chacun ayant revêtu ses plus beaux habits ornés de fragments de plume et taillés dans des falbalas oubliés dans un atelier de couturière.

Est-ce l’effet de la pleine lune ?  Sur place il règne une certaine moiteur accentuant le caractère particulier de cette cérémonie qui se déroule autour du partage
de drupes cueillies dans la journée. Au matin il ne reste que des écorce d’amandes sur le sol, signe des agapes nocturnes.
Je ne sais pas s’il faut croire en cette légende, mais il y a certainement un fond de vérité.

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Les oulimots de Popins :

Amour cru

Sous les étoiles scintillantes, drupes des cieux au noyau de feu,
Tu goûtes à ma lune, œillet titillé par ta plume linguée,
D’un mouvement agile tu crées l’effervescence de mes sens.
Sans falbalas, sans apparats, c’est nue que je m’offre à toi.
La moiteur de mon amande te rend acier.
Sous tes doigts, ma mouille ferreuse se fait mousse.
Entre mes cuisses, tu te délectes de mon amour cru,
Et dans tes yeux clos, c’est ta lumineuse beauté que j’ai bue. 

Le blog de Popins