23/09 : Une contrainte ivre

Contrainte : ivresse, tournis, pompon, tour, encore, lendemain, fête, année, bonheur

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Le carrousel du Jardin des Tuileries à Paris (cliché C. Gaillard)

Les oulimots auto-contraints de EtSiOnSEnAllait :

Tu me fais…

De son air coquin et défiant, elle me dit : « Viens, on fait encore un tour ».

Elle agitait fièrement le pompon entre ses mains et je vous avoue que, quand elle fait cela, je ne résiste guère. Elle m’emmena alors dans tous ses manèges. De ceux qui vous renversent, vous font frémir, vous font tourner la tête. De ceux qui vous font oublier où vous êtes, quand vous êtes.

Avalanche de plaisirs, euphorie des sens, ce tournis ne s’arrêtait pas. Et comme des gamins aux tendres années de l’innocence, un simple regard complice ou un clin d’œil fugitif nous invitaient à recommencer. Un tour, deux tours, mille tours…

[…]

Quand après une nuit à voltiger, danser, chanter ou crier, la musique s’arrêta, et que tout redevint calme, alors ce fut le moment d’un repos serein, au bon gout de plénitude.

Les lendemains de fête sont des jours joyeux : ils ont l’ivresse douce et persistante du bonheur. Celle qui me fait tourner la tête…

Le blog de EtSiOnSEnAllait

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Les oulimots de PetitePlumeLibre :

Encore une année écoulée
Où le lendemain ressemble tant à la veille
Encore tous ces jours passés sans bonheur
Cadenassée dans ma tour d’ivoire
Encore toutes ces semaines
Sans fête et sans ivresse
Encore tous ces mois sans être tournis, sans attraper le pompon du manège
Où êtes vous, joies de ma vie ?

Le blog de PetitePlumeLibre

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Les oulimots de Des mots et désirs :

« Et c’est r’parti pour un tour de flonflons ! Et par ici les violons ! Le bonheurdégouline de partout à en écœurer les plus gourmands, à en donner le tournis à Zébulon. Ivresse trompeuse où l’on risque de se retrouver à devoir souffler dans l’biniou pour des lendemains qui déchantent. Comme s’il n’y avait pas assez des flonflons et des violons…. Et ça croit faire la fête ! Non mais c’est l’pompon ! Courez après vos chimères, laissez vous emporter par vos manèges en chantier… allez encore un tour ! et un autre ! et encore une année…. »

« Chéri ? »

« Oui ma douce ? »

« Arrête d’engueuler la télé et viens te coucher. Le champagne va être trop chaud… entre mes cuisses. »

Le blog de Des mots et désirs

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Ivresse du manège à donner le tournis
Pompom à attraper, pour faire un nouveau tour !
Encore en profiter, et jusqu’au lendemain.
Fête féérique, qui revient chaque année.
Bonheur d’être ensemble, pour ce jour de bonheur.
Année qui commence, par de beaux jours de fête.
Lendemain à venir où l’on voudra encore
Tour à tour danser et du marin le pompom,
Tournis vertigineux, toucher malgré l’ivresse.
 

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Faffwah :

C’est le pompon ! Tu m’avais promis d’être sobre afin de me laisser le loisir de me mettre un peu la tête en dedans. C’est ma soirée quand-même. Et voilà que tu prétends que tu as le tournis. Je te rappelle que, comme d’habitude, c’était ton tour de jouer les Capitaines de soirée. Bon sang ! Si encore c’était la première fois. Mais non ! Tu me fais ce plan chaque année. Chaque fois qu’on se voit. Tu me fais des promesses et puis… Je devrais le savoir à force. Mais je ne cesse d’espérer que tu changes. Bref…

Bon, avisons. Quelle alternative nous reste-t-il ? Pas d’Uber dans notre cambrousse. Et tout le monde est déjà rentré. Alors à part rester jusqu’au lendemain dans la voiture sur le parking de la discothèque je ne vois pas. Et, franchement, j’en ai marre ! Passer une nouvelle nuit d’anniversaire avec toi comme ça je n’en peux plus. À croire qu’à cette occasion tu as une prédilection pour les étreintes en état d’ivresse et sur les banquettes arrière. Et surtout qu’elles suffisent à ton bonheur. Tu n’as pas envie qu’on essaie au moins une fois de faire l’amour dans un lit ? Et à jeun ?

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Ghislaine 53 :

Les vendanges

Ce n’était pas sa fête aujourd’hui au Totor !
Lui qui ne buvait jamais une goutte d’alcool venait de sombrer
dans une ivresse sans nom !!
Il avait eu le tourni, des nausées
terribles puis comme un coma !
Il devait juste y faire un tour qu’il avait dit avant de partir !
 » Cette année je ne pense pas qu’il sera bon avec toutes ces pluies « 
Il se souvenait encore de l’année 53 qui fut mémorable !
Son lendemain , il va s’en souvenir longtemps le Totor !
Il ne vivra pas le bonheur de l’année 53 ou son vin s’était vendu
à prix d’or !!  Cette année il  aura le pompon de la cuite !
Le pauvre Totor était tombé dans la cuve à vin !!

Le blog de Ghislaine 53

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Les oulimots de Pidgy :

Mon manège à moi

Le lendemain d’ivresse, c’est encore un tournis qui nous rappelle que la veille c’était fête !
La nouvelle année, c’est souvent le bonheur de nouvelles espérances…
A chaque tour du soleil, nous espérons attraper le pompon de ce manège !
Ce n’est pas toujours possible !

Le blog de Pidgy

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Les oulimots de De La Vega :

— « État d’ivresse sur la voie publique ! V’la tout ce qu’elle me dit la servile bleusaille…hahaha ! C’est le pompon ! Comme si vous, vous aviez b’zoin d’boire pour être cons ! »

Silence dans l’assemblée.

— Voilà, en substance, les seuls mots que le prévenu a été capable de prononcer lors de son interpellation. Les coupes budgétaires n’ayant pas permis à la gendarmerie de s’équiper d’appareil de mesure, le niveau d’ébriété de l’accusé n’a pu être estimé de manière précise. Cependant, les propos recueillis lors de son audition le lendemain matin donnent le tournis Monsieur le Juge ! Et je vous passe le récit détaillé de la fête de fin d’année qui a vu Monsieur Bringman endosser tour à tour les rôles imaginaires de tenancier de maison close, de dompteur d’escargots géants et autre cétacé reproducteur au patrimoine sans égal.

Rires à peine dissimulés.

— Silence dans la salle !

— Monsieur le Juge, ce réquisitoire pourrait durer encore longtemps si l’on prenait le temps d’écouter l’ensemble des méfaits, attentats la pudeur et autres outrages commis par l’accusé. Je requiers donc une sanction exemplaire : la peine maximale prévue par le code ! Monsieur Bringman, vous apprendrez que votre quête du bonheur ne peut, à elle seule, justifier la démonstration de votre pouvoir érogène à toute une ville !

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Les oulimots d’Airelle :

Si je crois me souvenir, il existe des moments suspendus, où l’ivresse s’invite sur un simple regard.
Nul besoin de mot pour donner le tournis, ni de promesse de lendemain pour offrir plus que de raison.
Qu’il s’agisse de séduction ou d’amour, on ne compte ni année ni saison… peu importe le temps le bonheur est volatil alors on le prend.
Tour à tour on se donne, c’est la fête… et si l’épuisement surgit au milieu, on en veut encore.
Mais, me direz-vous, et le toujours ?
Au diable le toujours ! On ne sait s’il existe le présent est bien là, alors dansons et touchons le pompon.

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Les oulimots de Iotop :

Je suis assis sur le rebord du mot.

L’ivresse des mots vaut bien un paysage magique … muet…

Je suis assis sur le rebord du mot. Il me prend le tournis. Je résiste, et la parole fielleuse est un lasso. Je suis ligoté et aucun pompon de marin ne viendra me sortir de ce moment de flagrant délit de jouissance du mot qui me souffle son existence dans les bronches comme un soufflet de forge …

Je brûle à mon tour de n’être qu’un nom, prénom, numéro analogique … de consonnes à voyelles les sons s’appellent les uns les autres encore et encore …

Lendemain est une hésitation sur la longueur de temps et j’enjambe le pont de la division de l’être en humain sur le territoire herbeux de la ponctuation défiant ce fameux souffle comme une souffrance de vie qui s’étend comme du linge sur une ligne trop tendue étendue … au soleil de fête pourvoyeur de micro-vies pour alimenter une mort manufacturée par le Grand Architecte …

Je viens pour une autre année, un autre âge, poser mon empreinte sur le sable du souvenir de l’autre avec des bougies nommées le bonheur d’additionner une palette de couleurs qui se nuancent mine de rien à la beauté tant recherchée qui apparaît comme si la vieillesse apportait mine de rien encore sa vraie valeur de vie, sa raison d’exister parmi le branchage feuillu de la descendance comme point de référence, d’appui …

Car le mot vieillir a toute cette richesse et son ivresse d’un bon vin aux arômes à fleurir encore et encore …

Le blog de Iotop

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Les oulimots d’Alexandre :

Mon premier grand amour était une petite fille de dix ans aux grands yeux qui lui dévoraient le visage. Les autres garçons se moquaient d’elle moi au contraire j’étais attiré par ce regard bleuté qui donnait envie de se baigner dedans. J’ai osé l’embrasser au cours de la fête de fin d’année organisée à l’école. Nous étions aller nous cacher dans les toilettes tandis que nos parents nous oubliaient tout occupés qui à tenir un stand, qui à filmer les danses des maternelles sur le podium érigé à l’occasion.
Elle était tout aussi intimidée que moi mais ce simple baiser me donna le tournis et je compris alors pourquoi l’on parlait de l’ivresse de l’amour. Ses grands yeux brillaient de bonheur. Nous nous sommes jurés fidélité et plus encore mais aux lendemains des vacances, elle n’était plus là, ses parents avaient déménagé durant l’été. Les soirs de nostalgie, je pense encore à elle et je me dis que le sort m’a joué un drôle de tour.
Je vais finir par croire que je ne suis pas verni, vous savez comme le petit garçon qui rate à chaque tour de manège la possibilité d’attraper le pompon.

Mais cette fois-ci, Charlotte, je ne la lâche plus !

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22/09 : Une contrainte menthe à l’eau

Contrainte :

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Dorothée, Grasse, 27/07/2018

Les oulimots auto-contraints de Dorothée :

Diabolo menthe

Quand je bois un diabolo menthe, bien frais, bien sucré, je songe tout de suite à la chanson d’Yves Simon. Au film aussi bien évidemment, que j’ai tant aimé. Mais pour moi le diabolo menthe c’est Yves Simon, et petite Anne.

Ça fait longtemps que je l’aime, ce cher Yves. Ça a commencé adolescente. Une de mes tantes m’avait fait écouter un de ses albums. J’ai aimé ses textes, tout de suite. Puis je me suis procuré les autres albums sur cassettes. Je connaissais les paroles par cœur.

J’ai commencé à lire ses romans. « L’amour dans l’âme » m’a marquée, enchantée. Mais c’est surtout « Océans » qui restera dans ma mémoire. Si beau, si bouleversant.

Vers seize dix-sept ans j’ai commencé à lui écrire. De longues lettres, auxquelles il répondait. Groupie heureuse. Il m’envoyait des cartes postales du Japon, pays qu’il idolâtre. Était illisible mais me faisait du bien, dans mon adolescence oppressée et étouffante. Parfois des lettres plus longues. Je lui ai même un jour adressé un de mes journal intime. Qu’il a reçu comme un beau cadeau. De la lumière dans ma vie de (très) jeune femme.

Quand je suis venue vivre à Paris à 20 ans, je suis allée au salon du livre de la Porte de Versailles uniquement pour le rencontrer. Ce fut beau. Un homme qui vous comprend et vous reconnaît, alors qu’il ne vous a jamais vu. Nous n’avons alors pas eu besoin de beaucoup de paroles.

Il ne chante plus maintenant. Les gens font des reprises. Je l’aime toujours autant. Vieille midinette ! Et lorsque je m’attable à une terrasse l’été, comme ici à Grasse en juillet dernier, je commande un diabolo menthe et je pense à Yves Simon.

Dorothée (21 septembre 2018)

Le blog de Dorothée

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Me voilà donc, semble-t-il, tenu d’écrire un texte dont la contrainte est une photo, mais une contrainte toute aussi volontaire que la servitude d’Étienne de la Boétie, mais soyez sans crainte je n’évoquerai pas pour autant les appareils idéologiques d’État. Mais cette image a une légende qui l’éclaire et modifie la vision que l’on peut en avoir. Vais-je donc évoquer ici ce que je vois ou ce que j’imagine voir tout autour, voir et entendre.

Dois-je évoquer ici

un verre,
le plaisir de boire un verre,
le plaisir de boire un verre entre amis,
le plaisir de boire sous les platanes un verre entre amis,
le plaisir de boire sous les platanes un verre entre amis dans le crissement assourdissant des cigales,
le plaisir de boire sous les platanes sur la place du village un verre entre amis dans le crissement assourdissant des cigales…

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Marivaux :

(Suite du texte du 21/09)

Me revenait soudainement en mémoire ce moment où, au milieu de la nuit, je modérais mes ardeurs pour tenir encore longtemps devant la soif sans fond de son désir et de ses multiples jouissances. J’avais demandé au mari de nous apporter des boissons et, en particulier pour moi, un verre d’’alcool de menthe glacée, alors que, reprenant son souffle, elle était restée allongée sur le dos, les jambes écartées, indécente impudeur que seule excusait sa récente extase. Je la voyais encore frissonner par moment ou prise d’ultimes soubresauts. Elle n’avait pas vraiment amorcé sa redescente. Alors je pris une gorgée en gardant un glaçon dans ma bouche, le froid et la menthe introduisaient un ouragan de fraîcheur directement dans mon cerveau. À genou, très doucement, je mis ma bouche au contact de son sexe béant… Et comme si une décharge électrique lui soulevait tout le corps, elle se convulsa dans un orgasme instantané et fulgurant, plus fort que tous les précédents ; la brûlure douloureuse de l’alcool et du froid mélangé à la vague euphorisante et fraîche de la menthe réussirent à maintenir un plateau d’extase interminable. Nous la regardions son mari et moi, perdue dans un monde inaccessible pour nous. Son corps tout entier flottait dans un bonheur dont nous étions à la fois jaloux et émerveillés.

Le blog de Marivaux

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Les oulimots de Faffwah :

Le vert est paraît-il la couleur de l’espérance. C’est ce que me dis en contemplant mon Perrier menthe  alors que, contrairement à l’accoutumée, tu es en retard. Et, à bien y réfléchir, cette couleur est une des composante essentielle de notre relation.

Déjà notre rencontre. Je m’en souviens très bien. Je cherchais un logement dans l’Essonne et j’avais fait appel aux services de l’agence Green Acres. En tant qu’agent chez eux tu m’avais proposé un logement à Vert le Petit. Et, alors que tu me le faisais visiter, j’avais été plus impressionné par tes courbes que par les volumes dont tu me faisais l’article. Ta généreuse poitrine ne demandait qu’à jaillir de ton chemisier de soie émeraude et je n’arrivais pas à en détacher mes yeux. Tu avais remarqué que je louchais dessus et, au lieu de me réprimander vertement, tu m’avais pris par la main pour me guider, d’abord vers la chambre, puis vers les boutons qui allaient faire céder les dernières barrières de tissu entre nous. Les gémissements de plaisir que tu poussas ensuite alors que je te caressais me firent vite prendre conscience du fait que j’avais la main verte pour ce qui était de cultiver notre jardin secret. Car, bien que nous eussions cédé si facilement l’un à l’autre, tu avais quelqu’un dans ta vie et moi aussi. Ce qui ne nous empêcha pas d’enchaîner des rendez-vous qui amenèrent autant d’étreintes, et ce, jusqu’à ce que nous finissions par trouver la  garçonnière qui devait m’accueillir pendant ma mission en île de France.

C’était donc pour célébrer cette signature que je t’avais invitée au restaurant la 7ème épice dont j’avais entendu le plus grand bien, notamment au niveau des cocktails. J’avais cru t’épater avec mon Gin to’Mint du Sichuan. Quelle ne fut alors pas ma surprise quand tu commandas un Last Word. Ce breuvage n’était pas des plus courant bien que remis au goût du jour dans les années 2000.  Je t’en fis part. Tu m’avouas alors ton faible pour la Chartreuse dû à tes origines iséroises. Et, une fois ton verre terminé, que ce serait probablement très difficile de se revoir maintenant que l’alibi de ton mandat auprès de moi ne tenait plus. Et tu partis. J’étais vert.

Alors aujourd’hui, alors que nous avons enfin trouvé un prétexte pour nous retrouver, je triture dans ma poche le trèfle à quatre feuilles que j’ai ramené d’Irlande, comme pour conjurer le sort alors que tu n’es toujours pas arrivée…

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de De La Vega :

La chaleur harassante de cet après-midi de juillet a eu raison de son goût pour ce doux Arabe, Ica.
Assise à une table en terrasse, elle fait tinter la glace dans un verre espoir ; aubade insolente.
Assise sur ses projets de rendre fructueuse la journée, elle attend celui qui ne viendra pas.
Qu’elle lise le marc ou les bulles n’y peut rien changer, il en faut peu pour que le Diabolo mente.

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Les oulimots de Iotop :

La jalousie s’intronise

La jalousie s’intronise, les gueules s’édentent d’envies malsaines et s’endettent de rêves impossibles. Je préfère vomir dans mon coin que dégorger à ciel ouvert mes reproches sur mes contemporains … vénéneux … aujourd’hui, je prends ma valise. Le temps de dire adieu à mon quartier, d’un seul regard …

J’emporte avec moi, ce moi-même resté identique et les souvenirs trop lourds à porter resteront au seuil de ma porte et ceux qui veulent les entretenir pourriront avec eux.

Je vais mener mon train de vie sur la ligne directrice de mon restant à vivre et comme je n’aurai pas de sursis je pourrai plonger la tête la première dans mes excès qui seront me recevoir sans préjugé.

Il est onze heures et trente-neuf minutes. La porte de ma vie claque les gonds et le seuil s’angoisse de mon départ … définitif … encore quelques marches et le taxi transport de l’inconnu vers une direction l’avion via l’inconnue …

Il est vingt-deux heures et dix-huit minutes, l’hôtel de la vie vient de me prendre en charge pour une durée illimitée…

Menthe à l’eau et glaçons, les pieds en éventail et le moral dans les tongs, le monde roule pour moi en intérêts. Je suis au bord de ma piscine privé … de tout. Je ne suis pas heureux, non, je suis dévasté. J’ai gagné au loto…

Le blog de Iotop

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Les oulimots d’Alexandre :

Mon deuxième grand amour ou devrais-je dire ma deuxième rupture remonte à mes années de lycée. En classe de terminale, nous avions accueilli une correspondante irlandaise. Oh je n’ai pas besoin de vous la décrire, c’était le modèle type des filles de la fière Eirin : une rousse flamboyante avec des taches de rousseur et des yeux verts de toute beauté. Si vous voulez avoir une idée de son regard charmeur, commandez un jour d’été une menthe à l’eau et observez  comment les rayons du soleil se miroitent à travers le verre.

Tous les garçons étaient à ses pieds et elle, que croyez-vous qui se passa,  elle porta son attention sur moi, moi le garçon que l’on retrouve toujours au dernier rang sur la photo de classe, l’air absent.
Le roi n’était pas mon cousin quand je sortais avec Tara. Je lui fit connaitre les menthes à l’eau et elle les bières maltées. Et surtout, grâce à elle, j’ai beaucoup progressé dans le maniement des langues. Je l’initiais aux subtilités de la grammaire française,  elle m’apprit quelques injures irlandaises bien senties et last but not the least me fit découvrir les joies de venir m’abreuver dans son entre-jambe.
J’ai ainsi appris que je pouvais faire jouir une femme grâce ma langue agile. Car Erica tenait à conserver sa virginité  ou plus exactement elle ne voulait pas repartir enceinte des œuvres d’un petit Français. Pour me consoler, elle m’offrait son cul que j’honorais joyeusement.

Là encore, les yeux dans les yeux nous nous sommes jurés que jamais  nous nous ne quitterions. L’année scolaire écoulée Tara repartit et à une époque où Internet n’existait pas, la correspondance et les appels téléphoniques s’étiolèrent au fur et à mesure que chacun avançait dans ses études et faisait d’autres rencontres.
Pourtant quand l’été vient, le premier verre que je commande au café du port, c’est une menthe à l’eau. Les premières gorgées me rappellent ma belle Irlandaise fraiche et joyeuse dont le rire éclatant éclaboussait toute l’assistance.

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21/09 : Une contrainte orgueilleuse

Contrainte : Mensonge Faux-semblants Trahison Orgueil Domination Partage Lâcher-prise Fouet Vanille

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Le Pèlerin rencontrant Flatterie et Orgueil, enluminure illustrant  « Le Pèlerinage de la vie humaine » de Guillaume de Digulleville

Les oulimots auto-contraints de Sur Mon Fil :

Il est temps.

Temps de tourner une page et d’en écrire une autre.
Arrêter le mensonge et les faux-semblants,
Ne plus entretenir avec sa conscience ce sentiment d’une trahison qui n’en est pas une.
Mettre son orgueil au placard,
Être un Maitre si on veut mais ne pas l’étaler sur la place publique.
Ce partage est inutile et ne les concerne pas.
Arrêter de débattre sur cette question domination/vanille, d’une vacuité totale.
Poursuivre le travail de lâcher-prise.
Et se dire qu’un fouet sert aussi à monter la chantilly.
Il est temps de revisiter des cimetières en se souvenant des belles choses.
Il est temps de revoir The Square qui bouleverse et fait rire.
A plus d’un titre.
Il est temps de voir  120 Battements par minute.
Et aider les survivants à se souvenir des amis morts.
Il est temps de poursuivre sa vie en acceptant d’avoir près de soi une présence invisible qui ne faiblira pas et qu’on apprivoise petit à petit.

Le blog de SurMonFil

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Les oulimots de Gérald :

Libre (suite)

J’étais le plus heureux des hommes, j’allais enfin retrouver celle pour qui je rêvais de m’abandonner, de me soumettre ; depuis que j’ attendais ce moment, j’ allais lâcher-prise, tout oublier ne plus penser qu’à elle.

Je sonnais à la porte, j’étais dans une telle fébrilité que tout mon corps était pris de petits tremblements.

« Entre, déshabille-toi et mets-toi à quatre pattes  » 

Je fus surpris, je ne m’attendais pas à un tel accueil, mais pas question de désobéir à ma Maîtresse.

Une fois nu, et dans la position requise, je vis ma Maîtresse venir à ma rencontre, elle était superbe avec sa mini jupe noir et son tee shirt rose pastel, mais une chose me surpris, elle avait à la main un énorme fouet et avait l’air très contrariée.

« Alors ma petite chienne, tu sais que j’ai horreur des mensonges et des faux semblants, pourquoi, tu ne m’as pas dit que tu avais eu une relation vanille avec ta collègue ? Tu sais que je sais tout et que je veux une domination sans partage , tu m’appartiens. »

Elle était encore plus belle en colère, il faut dire qu’elle avait un sacré tempérament et de l’orgueil à revendre et je savais que ce qu’elle considérait comme une trahison allait se payer très cher mais pour ma Maîtresse, j’était prêt à en payer le prix et bien plus même.

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Et vous voulez donc que l’on vous parle sincèrement sans mensonge, ni faux-semblants. Que ne ferait-on pour satisfaire vos désirs, l’on vous parlera ici sans détour. Ce discours ne contiendra nulle trahison. Ne prenez surtout pas cette déclaration comme une marque d’orgueil, bien au contraire c’est avec grande humilité que l’on évoquera ici la domination, et loin d’une déclaration ex cathédra ce billet sera un simple partage d’expériences bien pauvres l’on doit en convenir. Aucun sujet ne devrait-on être passé sous silence dans cet ouvrage dont on espère qu’il assouvira votre curiosité. L’on traitera ici de lâcher-prise mais aussi du maniement du fouet. Un texte vous en conviendrez à ne pas mettre entre toutes les mains, si vous avez ouvert par hasard ce traité et que vous êtes vanille, l’on ne peut que trop vous suggérez de la clore au plus tôt.

Préface au Petit traité de domination à l’usage des honnêtes gens, écrit par Edmond de R. et édité à Paris en 1822 par Gravelin frères.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Iotop :

La duperie, la vertu, il faut parfois s’asseoir dessus.

La duperie, la vertu, il faut parfois s’asseoir dessus. Ainsi disait un vieil homme qui avait fait don de son mensonge comme d’une donation d’utilité publique, au village. Il avait par ailleurs pignon sur rue des Faux-Semblants, escroquerie qui est de rapport à toutes les époques.

Ce vieil homme était mort dans un lit, fait du bois de la trahison. Normal. “On récolte ce que l’on sème”. Rien de neuf sous le soleil.

Et pourtant, j’ai chaud en ce mois de juillet qui fait l’orgueil bien trop haut du village, seul lieu, au moins, à cent lieues à la ronde où le soleil fait son office. Une domination sans partage qui commençait à effrayer les ouailles des autres contrés. Le diable avait-il élu domicile ?

Le vieil homme mort, chacun pensait que le beau temps allait devoir plier bagage, lâcher-prise, porter ses fruits rayonnants dans d’autres territoires. J’avais entendu de drôles de choses. Comme le vigneron qui du fouet se frottait le dos, comme le charpentier qui d’épingles à linge se pinçait, comme de la blanchisseuse qui d’une tête dans un seau se forçait à la noyade, comme du vacher qui se frottait les parties intimes avec de la vanille … et d’autres choses encore plus étranges …

Notre village devient fou …foi de fossoyeur …

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Les oulimots de Marivaux :

(suite du texte du 20/09)

Je m’attardais un moment à la regarder allongée devant moi et je repensais à notre première rencontre, hier soir et cette nuit merveilleuse … elle avait dit à son mari vouloir sortir du sexe vanille, de ce train-train  de petites jouissances et de faux semblants. Son orgueil lui interdisait le mensonge et la trahison et elle avait renversé les rôles : c’est elle qui assurerait désormais la domination dans son couple. Cela fut comme un coup de fouet pour lui de devoir accepter le partage de son épouse avec d’autres hommes. Mais, cette nuit, il avait dû admettre en nous regardant baiser et faire l’amour, qu’il ne l’avait jamais vu se perdre ainsi dans un si formidable lâcher-prise.

Le blog de Marivaux

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Les oulimots de Faffwah :

J’ai cinquante ans aujourd’hui. Et j’ai l’orgueil de penser qu’il s’agit de la meilleure période de ma vie. Alors, bien sûr, j’ai été plus sportif, plus mince plus érudit au cours de ce premier demi-siècle. Mais je ne connais que maintenant cette belle sensation de lâcher-prise, loin des faux-semblants qui me pourrissaient la vie jusqu’à présent. Et cela a donné un coup de fouet à une existence trop rangée. Petit bémol, le collectionneur que je suis n’a pas de montre à la couronne au poignet. Mais je considère que ce serait un mensonge si je devais dire que je n’ai pas réussi ma vie. Ce serait une trahison faite à toutes les belles personnes qui sont entrées dans mon univers ces derniers mois. Car l’amour que je ressens pour chacun d’entre vous exerce sa douce domination sur tout le reste et ça me fait me sentir bien. Alors je partage ce bel anniversaire avec vous. Et m’en vais souffler les bougies sur le gâteau à la vanille qui m’attend. C’est virtuel peut-être. Mais je vous sens si proches.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Ghislaine 53 :

Elle se disait mon Amie…

Elle qui se disait mon Amie, la meilleure se vantait-elle,
lorsque ja la choisissais toujours…
Mais elle me trompait sans vergogne depuis des lustres !
Elle disait, pas de partage, je suis toute à toi !!
Quelle trahison que tous ces faux-semblants dont elle a usés !
Jusqu’à la fin, elle m’aura trompée !
Elle avait sur moi un pouvoir de domination, auquel, je me soumettais avec plaisir et bonheur…
Ai-je donc été si aveuglé par mon orgueil que je n’ai pas voulu voir ? Quand j’ai su, ce fut terrible… La colère remplaça cette si adorable amie !
Puis un lâcher-prise me fit réagir comme un coup de fouet en plein sommeil ! Le couperet était tombé ! Je hurlais de rage avant d’accepter enfin !!!
Les résultats étaient là et je n’y pouvais rien changer !!!
J’étais allergique à la Vanille … !!!

Le blog de Ghislaine 53

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Les oulimots de Pidgy :

Bien plus fort que le sexe

Plus de mensonge !

Plus de faux-semblants !

Plus de trahison !

Il est temps de lâcher-prise, de laisser notre orgueil bien loin de nous.

Plus de jeu de domination entre nous, juste le partage de nos sentiments.

Les vrais ! Les purs !

Ceux que l’on a peur de montrer. Ceux qui disent combien nous comptons l’un pour l’autre. Le temps est passé des fureurs des étreintes, celles qui nous donnent un coup de fouet et nous laissent sans voix et sans souffle.

Ce temps est révolu.

Il y a plus maintenant.

Bien plus.

Une communion de pensée, de la chaleur partagée, des baisers tendres qui nous font fondre sans avoir besoin d’aller plus loin parce qu’ils nous électrisent et nous refont vivre des moments forts.

Vanille tu es, chocolat je suis ! Notre combinaison est délectable et fait notre bonheur.

Tu es douce à mon cœur, tu es tendre à ma vie.

Garde moi en Toi comme moi, je te garde en moi.

Trésor secret qui rend tout autre amour impossible et insipide.

C’est le stade ultime !

Celui de l’amour éternel !

Le blog de Pidgy

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Les oulimots de De La Vega :

Madame Vanille,

Notre entente mutuelle de rêverie douce arrivant prochainement à échéance, je me permets de vous solliciter, sans faux-semblants, pour un renouvellement de notre relation fantasmagorique (voir fantasmée), de manière réelle.

La relation ainsi établie exclura toute forme de mensonge ou de trahison, l’orgueil de chacun sera oublié au profit du cœur de l’autre.

Par le passé, les échanges virtuels entretenus d’égal à égal, sans volonté de domination d’une part ou d’une autre, me font caresser l’espoir d’une complicité sans borne. D’un partage des envies, sans mot pour le dire. D’une intime évidence.

Au cours de cet attachement réciproque, je mettrai à votre service toute ma douceur, mon humour et mon insatiable lascivité afin que chaque seconde soit faite de rires, lâcher-prise et tendresse.

A titre personnel, je me permets d’ajouter que cette évolution représenterait pour moi un réel coup de fouet.

Dans l’attente d’une rencontre de nos corps, je vous prie de croire, Madame Vanille, en l’expression de mes rêves les plus fous.

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Les oulimots de EtSiOnSEnAllait :

Gourmande gourmandise

Ne nous cachons pas derrière quelques vains faux-semblants. Je ne peux accepter cette domination de l’ombre, véritable trahison de mes principes de vie. Et ce n’est une question ni d’orgueil, ni de lâcher-prise. C’est uniquement que je ne supporte pas le mensonge.

Jetons au feu les discours moralisateurs sur le sucre, le gras. Oublions les préceptes de la diététique bien-pensante. Car contrairement à ce qu’on veut nous faire croire, ils sont la vie ! Et elle se compose avec un fouet.

Alors viens, j’ai glissé de la vanille dans la chantilly !

Le blog de EtSiOnSEnAllait

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Les oulimots d’Alexandre :

S’il y a bien une leçon que j’ai retenue de toutes mes tentatives avortées, c’est que l’on ne construit pas une relation sur un mensonge ou des faux semblants. Je m’explique : il faut me prendre comme je suis et pas comme on désirerait que je sois.
Ainsi, j’ai des principes bien arrêtés – par exemple dans le domaine de la cuisine -et je n’y déroge pas.  N’y voyez aucun orgueil de ma part mais au contraire le fruit de l’éducation accordée par les trois femmes  qui tenaient sans partage le foyer familial : ma mère, ma tante et ma grand-mère. Ainsi une mayonnaise se monte au fouet et non pas au batteur électrique et rien ne vaut une véritable gousse de vanille plutôt qu’un ersatz industriel. Autre exemple je considère comme une trahison, voire un crime de lèse-majesté que de couper son vin avec de l’eau. Vous voyez que ce sont des éléments simples qui n’appellent pas à discussion.

Une fois cela admis, rien ne nous empêche de vivre ensemble ! Vous découvrirez alors que je suis le plus charmant des hommes fort éloigné des rapports classiques de domination entre les deux sexes et que je sais après un bon repas lâcher-prise.

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20/09 : Une contrainte sans fard

Contrainte : gauche, symphonie, canapé, sans fard, honte, castrer, fidèle, bande, ventre

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Affiche du film le Fidèle de Michaël R. Roskam, 2017 (détail)

Les oulimots d’un Joueur Parisien :

En six mots

Je me sens un peu gauche. Écrire une symphonie en six mots ! Je pourrais somnoler sur mon canapé. Et me voilà sans fard, ici. Même pas honte de tenter cela ! Je ne veux castrer mon imaginaire. Je reste fidèle à mes folies. Et Je bande donc mon esprit. Point question ici de mon bas-ventre.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Marivaux :

(suite du texte du 19/09)

Ayant réussi sans le castrer à modérer mon fidèle compagnon, et à lui épargner une honte assurée, je me rapprochais d’elle, toujours endormie sur le canapé, échevelée, naturelle, sans fard ni artifice, belle comme au premier jour. Je maintenais mon sexe sur mon ventre et de la main gauche je jouais en cadence une petite symphonie afin de le maintenir bien bandé.

Le blog de Marivaux

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Les oulimots de Faffwah :

J’ai dû trop longtemps masquer mes désirs multiples sous le vernis de l’homme fidèle, les castrer en fait, et je n’ai plus envie de ça. Maintenant, je me dois d’assumer sans honte que je conjugue mes amours au pluriel. Et, quel qu’en soit le prix, je papillonnerai désormais à gauche et à droite au gré de mes rencontres.

Alors j’aime me repasser la bande son de mes envies quand je suis seul sur le canapé la nuit. Cette symphonie sans fard, que je me suis mis à composer depuis peu, me donne d’agréables papillons dans le ventre. C’est tellement bon.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Ghislaine 53 :

Une vie de chien

Sans fard, sans honte, elle fait ce qu’elle doit faire !
Rien n’est gauche dans son attitude !
Elle est résolue d’amour !
Fidèle comme lui, jusqu’au bout !
Même si, dans son ventre, des millions de papillons
la font souffrir, elle sait qu’elle doit le faire pour lui !
Une bande son joue la symphonie qu’il aime à écouter avec
elle, sur le canapé, après la promenade du soir…
La même que celle, le soir où elle l’avait fait castrer !
Elle le soulève doucement, l’enveloppe dans sa couverture,
l’emporte vers sa dernière demeure…

Le blog de Ghislaine 53

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Les oulimots de Pidgy :

Magie ordinaire

Allongée sur le ventre, nue, sans fard, sans honte ni pudeur, tu reposes sur le canapé après l’amour.

Nous n’avons pas été gauches cette fois encore. Nous avons écrit une nouvelle symphonie des sens, fidèle à la force de notre amour, de nos sentiments. Notre bande son résonne de nos soupirs d’amour, nos souffles chauds, nos mots chuchotés ou tus, nos gémissements non contrôlés.

Castrer nos envies, nos désirs, nos délires, et puis quoi encore ?

L’amour ne souffre aucune restriction, aucune limite, aucun frein. Il est le libérateur de nos vies, le révélateur de nos moi profonds. Il nous met nus, au propre comme au figuré, l’un devant l’autre et nous rend beau et belle dans le regard que l’autre renvoie.

C’est beau l’amour, après l’amour. C’est le prélude à la tendresse et à l’émerveillement !

Tu es belle ma pudique dans tes impudeurs et tu me trouves beau malgré toutes mes imperfections.

C’est magique !

C’est la vie !

Le blog de Pidgy

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Les oulimots de Dorothée :

Elle s’éveilla avec un mal de crâne épouvantable; se leva du pied gauche. Non sans difficulté elle quitta son fidèle canapé (mais pourquoi diable avait-elle dormi là ? !) et se dirigea vers la salle de bain.
En se levant, elle constata que son ventre était couvert de bandes, et ça sentait l’essence de térébenthine. Elle fut horrifiée, morte de honte car elle était incapable de se souvenir de ce qui s’était passé la veille !
Elle voulait crier, trouver des réponses, mais aucun son ne sortait de sa bouche. Comme si elle avait été castrée des cordes vocales !
Du rez-de-chaussée montait une musique grandiloquente, une sorte de symphonie tonitruante qui commençait à lui vriller les tympans ! C’est sûr, elle n’était pas seule dans la maison !
Elle dévala les escaliers, s’enfuit comme une voleuse, nu pieds, sans fard, en pyjama, elle d’ordinaire toujours bien apprêtée !
Et elle courut, courut… sans savoir où elle allait !

Dorothée (17 septembre 2018)

Le blog de Dorothée

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Les oulimots de De La Vega :

Inoubliable moment que celui au cours duquel, il y a 10 ans, j’accompagnais mon fidèle compagnon chez le vétérinaire pour le faire castrer.

La froideur de cette salle d’attente que tentait vainement de réchauffer la symphonie n°40 de Mozart.

Cette femme au charme fou, qui parlait sans fard de son amour pour les animaux et de sa vocation…

A notre retour à la maison, un peu gauche, le ventre couvert de cette bande blanche, Ficelle prenait place sur son coussin, débarrassée à jamais de sa capacité d’être mère.
A mon tour, sans la lâcher des yeux, je m’affalais sur le canapé, couvert d’une honte que je voilais derrière un rideau d’excellentes excuses rationnelles… sur fond de Mozart.

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Les oulimots de Ssslll2 :

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Les oulimots d’Aménophis :

Combien de fois avais-je rêvé de le castrer ?

Quand il rentrait au petit matin, sans honte, me pensant ignorante de ses aventures, l’envie me prenait, mais elle passait bien vite.

Comment cette femelle pouvait-elle l’attirer ? Qu’il sorte avec sa bande ne me dérangeait pas, mais comment avait-il pu se laisser embobiner par  elle ? Sa démarche gauche, suite d’un accrochage avec une voiture, la rendait-elle plus attirante ? Ou était-ce son naturel, sans fard, qui lui donnait ses envies d’escapades, trop nombreuses à mon goût.

Mo,  je lui étais fidèle depuis notre rencontre. Aucun autre n’avait droit à mes caresses, aucun de ses congénères n’avait réussi à me détourner de lui, malgré leurs jeux de séduction, leurs approches plus ou moins délicates.

Mais il revenait inéluctablement et mes envies passaient. Il lui suffisait de s’installer sur le canapé près de moi, de sentir sa chaleur contre mon ventre et sa symphonie de ronronnements apaisait mon angoisse de ne pas le voir revenir.

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Les oulimots de Dans L’Œil Du Cyclone :

Laura allait tourner à gauche, quand une voiture sans fard (oui, je sais, ça marche pas à l’écrit ma feinte) lui coupa la route. Son fidèle compagnon enfermé dans une boîte attachée sur le siège passager, hurlait une symphonie digne d’une bande son de films d’horreur, et cela lui retournait le ventre. Mais elle avait décidé de le faire castrer le jour où elle l’avait trouvé en train de marquer son territoire sur sa belle mère endormie sur le canapé ! La honte !

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Les oulimots de Iotop :

L’arnaque est peut-être au bout de la route ?

Je tourne à gauche puis à droite, le rond point, ligne droite vers ma destination … l’arnaque est peut-être au bout de la route ? J’écoute une symphonie du Modeste Moussorgski d’une nuit sur le mont chauve. Quel souffle ! Quelle envergure ! Cœur d’un déluge d’émotions, je suis emporté, dévalisé, déraciné …

Je transporte dans ma remorque un canapé rouge installé et fixé par des lanières … une part de ma vie est aux regards de l’indécence, des curieux potentiels montés sur les ressorts de la singularité, des fétichistes des canapés rouges, des rigoristes de la coupe, des puritains déviants, des vertueux globuleux d’envies …

Je suis sans fard, je fonce, droit devant, la ligne droite ne viendra pas se courber de honte devant mon audace de la chevaucher au volant d’une automobile, moteur ronflant de cette belle fatigue d’obligations dépouillées de récompense si ce n’est de la castrer définitivement par ce mépris inconscient et par un jour d’une morale économique de l’envoyer sans un mot, même de remerciement, à la casse, cette fidèle

Et la route s’allonge, s’allonge … elle se bande, se bande … que j’en ai le ventre qui se tord comme une serpillière au rejet de bile absent … je suis de cette sueur qui se prend à dévaler les cicatrices de mon angoisse et je roule, roule …

— Tu vas continuer longtemps ce délire dans cette grange toi mon fils de quatorze ans dans cette voiture qui n’a que le nom…?

Le blog de Iotop

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Les oulimots d’Alexandre :

Il faut dire que des déconvenues avec les femmes j’en ai connues. Que je sorte seul ou en bande, à chaque fois que je tombe amoureux, je tombe sur un os. Pourtant vous commencez à bien me connaitre Vous savez que je sais parler aux femmes, nul besoin pour moi de faire la danse du ventre pour me rendre intéressant.  Je suis toujours courtois et en bon compagnon je partage les soucis du moment de l’élue de mon cœur qu’il s’agisse  de composer des petits canapés aux anchois, de trouver au dernier moment des billets pour aller écouter la Symphonie héroïque, de s’inquiéter de la santé du petit animal de compagnie qu’il a fallu castrer ou de vitupérer contre une gauche atone et incapable. Non vraiment je suis toujours à l’écoute quel que soit le sujet, enfin presque tous. Je vous raconterai un jour comment j’ai dû me fader la présentation complète de toutes les variétés de coléoptères pour les beaux yeux verts d’une passionnée de la nature qui embrassait les arbres. J’attends toujours que l’on baise ensemble.
Mais voilà j’ai beau me montrer fidèle et disponible, je dois avoir une tête de coureur aux yeux de la gente féminine.

Est-ce ma faute si j’ai un cœur d’artichaut ? Avouons le sans fard, une belle silhouette féminine m’émeut et et me laisse espérer des nuits de plaisirs. On peut être un gentleman et avoir envie de tirer un coup, il n’y a pas de honte à ça !

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19/09 : Une contrainte arriviste

Contrainte : béotien rétrograder tangente arriviste furibarde itératif grégaire tendancieux érotomane.

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Stéphane Lallemand, La grande odalisque, 2007

Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Béotien, sien ami risquant de se sentir rétrograder, gradé si peu, simple sous-officier toujours prêt à prendre la tangente, gentes dames méfiez de cet arriviste. Vistule franchie une varsovienne furibarde, barde à ses heures d’un chant itératif, hâtif par son débit, dénonce au troupeau grégaire, guère attentif, ce personnage tendancieux, en cieux fort peu en cours assurément car érotomane. Mânes de nos ancêtres, protégez-nous !

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Marivaux :

(suite du texte du 18/09)

Me réveillant auprès de cette belle créature, mon sexe dressé voulait prendre la tangente de mon propre corps, il désirait se précipiter sur le corps de cette charmante érotomane la prendre sauvagement dans un staccato itératif tel un mouton grégaire, tel un arriviste avant l’heure et tel un vulgaire béotien des choses de l’amour. Il m’a fallu immédiatement rétrograder ses ardeurs tendancieuses afin de ne pas la voir furibarde de tant d’indélicatesse matinale. Arrêtant cette précipitation malheureuse, je le convainquis d’essayer plutôt la douceur et la tendresse.

Le blog de Marivaux

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Les oulimots de Faffwah :

L’Homme a paraît-il l’instinct grégaire. Je dois alors faire figure d’exception. Je préfère en effet prendre la tangente dès que l’assemblée devient trop nombreuse. Et cela me vaut hélas de rétrograder dans la hiérarchie des membres de sa cour. Ce qui, je pense, peut la rendre furibarde. L’abandonner ainsi entre les griffes d’érotomanes aussi arrivistes que tendancieux. C’est dommage. C’est comme ça. Et si je ne l’avais fait qu’une fois. Mais je ne connais que trop bien le côté itératif de mon comportement. En parfait béotien des choses de l’intrigue amoureuse, je n’ai jamais su m’imposer auprès d’elle. Tant pis.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Pidgy :

To or not to be bonobo ?

Au risque de passer pour un béotien, je ne sais toujours pas ce qu’est un érotomane tendancieux.

Pas la peine d’être furibarde et de me faire les gros yeux !

Les rites de l’amour ne me sont pas inconnus, même si je les trouve désespérément itératifs. Quelles que soient les positions adoptées, on retrouve toujours le même plaisir au final. La nature nous a tous construit de la même façon et les mécanismes de plaisir se déclenchent très souvent automatiquement. Il suffit de quelques études d’anatomie pour le savoir.

Bien sûr, l’espèce humaine croit être à part, notamment dans l’imagination qu’elle pense avoir. Il suffit de regarder quelques bonobos pour voir que nous sommes encore bien en retard sur le plaisir à tirer du sexe et surtout de son usage en société ! Nous sommes encore loin de pratiquer le sexe grégaire comme ces joyeux drilles le pratiquent. Là, pas de faux semblants ! Personne ne prend la tangente ! Les “bonjours mesdames, messieurs” sont souvent de simples parties de sexe joyeux ! Ils ont tout compris et leurs pratiques nous font rétrograder sur l’échelle de l’évolution, au moins quant à la liberté sexuelle ! Nous sommes vraiment d’affreux-affreuses coincé.e.s du bas du dos sur ce plan là !

Bien sûr quelques arrivistes essaieront de nous/vous faire croire qu’ils sont des dieux/déesses du sexe. Mais dans ce domaine, comme dans bien d’autres, ce ne sont pas ce qui en disent le plus qui sont les plus expérimenté.e.s. Souvent, les vrai.e.s de vrai.e.s, ceux/celles qui savent, ne disent rien. Ils savent combien c’est ennuyeux et répétitif les séances de “Mélamoiqueçamefassedubien” et abrègent ces moments. C’est si facile de provoquer le plaisir quand on sait où se trouve le bouton On/Off…

Allez, un bon bouquin ! Le vrai plaisir n’est pas forcément physique.

Le blog de Pidgy

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Les oulimots de De La Vega :

Le sujet 421 (hominidé), présente quelques singularités, eu égard à son environnement. D’après les premières observations il semble qu’il soit considéré par son groupe comme béotien.
Confronté au test de Finkel, 421 ne montre aucun intérêt pour des échanges potentiellement enrichissants. Par ailleurs, ses propos tendancieux et arrivistes lui attirent régulièrement nombres de réactions furibardes de ses congénères. Il semble dépourvu de tout instinct grégaire.
Au test de Bonobo, 421 prend la tangente face une femelle « favorable », privilégiant ainsi la satisfaction de besoins matériels. En outre, il présente l’ensemble des traits distinctifs de l’individualiste érotomane.

Le caractère itératif de l’expérience ne laissant aucun doute sur les conclusions, le sujet est à rétrograder en classe 1. Il sera cultivé sur la planète Terre pendant deux cycles, pour étude plus approfondie.

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Les oulimots de Iotop :

Il est minuit et une minute

Amour, amour … le cri du cœur s’essouffle comme un cyclone qui rencontre une terre trop vaste pour être dominée. L’amour est une terre de vie. Île ou continent, qu’importe. Le temps ne compte pas. Il n’existe pas ou est neutralisé.

Celle ou celui qui gagne la coupe de l’amour est souvent naïf. Il se croit éternel. Il est feu follet, intense certes, mais il brûle la chair de l’âme. Il reste rarement des braises, souvent des cendres … Cet amour montre sa nature quand le couple formé se déforme sur la réalité de la vraie vie. L’amour n’est pas dans la vraie vie. C’est une évidence. C’est aussi une découverte pour les novices. Et rien ne sert de le prier, il nous mène en bateau, tout en étant notre nourricière

L’amour a plusieurs visages et est bien malin qui sait reconnaître le vrai. Ses blessures ne laissent jamais dormir et l’âge les défigure dans les profondeurs.

Je regarde l’heure. Il est minuit et une minute. Je suis seul. Mon Amour est partie depuis bien trop longtemps et pourtant j’attends chaque soir qu’elle se décide à m’enlacer … en vain… amour, amour …

Le blog de Iotop

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Les oulimots d’Alexandre :

Alexandre, il va falloir jouer serré. Face à la désirable Charlotte, tu as déjà failli passer pour un béotien en ne connaissant pas les Propylées et alors, tout le monde ne va se faire voir chez les Grecs !
De toute façon je n’aime pas l’ouzo. Entre nous je ne voudrais pas apparaitre tendancieux, mais rien ne vaut un alcool de poire ou de quetsche ou un bon calva. Je connais une adresse en Normandie où une petite grand-mère vous vend sa production artisanale dans des grandes bouteilles de bière, je ne vous dit que cela… Et n’allez pas contester la qualité de ce produit sans étiquette, sinon la mémé furibarde vous met à la porte séance tenante. Bref, au risque d’apparaitre itératif, je préfère les alcools français
issus de petits producteurs.
Mais je m’égare. Si je ne veux pas que Charlotte prenne la tangente, je vais devoir faire profil bas pour apprivoiser en douceur ce bel animal. Il faut que je tire les leçons de mon échec avec Cécile où j’avais cru malin de montrer ma collection d’estampes japonaises héritée de mon oncle érotomane sous prétexte qu’elle avait fait histoire de l’art. Quand je lui ai proposé de passer  aux travaux pratiques et qu’elle m’a expliqué qu’elle considérait les choses du sexe comme impensables en dehors des liens du mariage, j’ai dû rétrograder. Je lui ai assuré que je comprenais sa position et je l’ai même félicitée de se tenir à l’écart des mœurs dissolues d’une opinion grégaire.
Ce jour-là, je suis reparti la queue basse, pestant contre ce modèle de bourgeoise coincée entre une mère prude et un père arriviste.

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Les oulimots de Popins :

Précis imprécis de psychiatrie

Erotomane : Personne qui prend ses désirs d’amour pour la réalité malgré les refus itératifs de sa victime.
Attitude de survie  conseillée : Rétrograder son implication dans la relation

Mégalomane : Personne qui se sent supérieur aux autres et les considère comme des béotiens.
Attitude de survie conseillée : Prendre la tangente

Macroniste : Arriviste méprisant aux idées obscènes, sourd à la colère furibarde du peuple.
Attitude de survie conseillée : Développer l’esprit grégaire révolutionnaire autour d’une bière en tenant des propos tendancieux de préférence

Le blog de Popins

18/09 : Une chienne de contrainte

Contrainte : Rêve route demain passé charme village chienne vidange ouate

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Les oulimots de Des mots et désirs :

Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant

[D’]une femme rencontrée au détour de ma route, et que j’aime, et qui m’aime.

Et qui demain habillera mon passé, qui avec elle ne sera jamais plus le même,

Ni tout à fait un autre, ni tout à fait idem. Je me comprends.

Et surtout, Elle me comprend ! Et je m’en vais marchant

Les poings dans mes poches crevées

Oh ! la la ! Combien de ton amour splendide j’ai rêvé !

Sans réfléchir ni fléchir, de ville en village errant.

Elle est brune mais qu’importe – Sa simple présence m’honore.

Son nom ? Comme de la ouate sonore.

Elle ? Tantôt douce et tendre,

Tantôt chienne qui me vidange.

Et je t’ai rencontrée tu vois, alors que je ne croyais plus attendre.

Charme de ta voix, qui en mon cœur, répand ses cheveux d’ange.

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Le blog de Des mots et désirs

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Les oulimots de Ghislaine 53 :

Tranche de vie

Aujourd’hui sera le passé de demain !
Qui sait si le rêve sera de ouate ou de béton ???
La route d’hier m’a conduite sur mon présent, dans ce village
où j’ai fait la vidange de mes souffrances.
Le charme a remplacé la noirceur de mes jours.
Et maintenant si ma chienne trottine à mes côtés, tranquille,
et que m’attend à la maison, une personne chère à mon cœur, mon voyage dans l’horreur fut bien long, semé de douleurs, de doutes…
Pas tous vaincus, mais les sentiers de la vie ont plusieurs sorties. Parfois il faut marcher longtemps pour les trouver…

Le blog de Ghislaine 53

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Les oulimots de Gérald : 

Il roulait tranquillement avec sa chienne à ses côtés, il devait se rendre au village voisin pour faire la vidange de sa voiture. Il avait pris la route très tôt, depuis la veille, la neige tombait à gros flocons, tous les champs semblaient recouverts de ouate, et même, si la conduite était risquée, il aimait ce paysage qu’il trouvait plein de charme.

Il  se sentait libre, heureux de vivre cet instant présent. Il allait pouvoir réaliser son rêve, partir loin de chez lui, faire fi du passé.Demain, il allait rejoindre celle pour qui, par amour, il était prêt à s’abandonner, à se soumettre.

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Trêve de rêve grevé qui crève sur la grève brève. Je prends la route en déroute sans casse-croûte et la biroute sous le bras couvert de croûtes. Dès demain, des deux mains, dès l’allée passée, allez passer le passé vers demain sans vacarme et gendarme de Parme en arme qui alarme, larme sans charme au visage du vil âge derrière le voilage dans le village. Chienne plébéienne et sienne, qui vit d’anges et pour les vendanges vidange, se tient coïte, benoite, moite sans ouate dans un squat.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Loetilibellule :

Le trajet en montgolfière se fit comme dans un rêve. Ils passèrent au-dessus de villages ayant beaucoup de charme. Puis l’atterrissage se fit aussi doux que si l’on tombait dans de la ouate. Sans un mot ils reprirent la route jusqu’au garage.

Demain sera un autre jour le passé sera-t-il pour autant oublié. La verra-t-il toujours comme sa chienne ? comme sa propriété?

Rose resta les yeux dans le vague en regardant sans regarder le garagiste faire la vidange du pick-up de Silas.

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Les oulimots de Marivaux :

J’ai fait un rêve étrange, une femme au très joli sourire, m’indiquait la route pour la rejoindre le lendemain dans son petit village. Dans ce songe, provoquante, libertine et pleine de vie,  elle me parlait, allongée et nue sur une ouate nébuleuse. D’ange ou de Chienne je ne sais de qui elle tenait le plus, un délicieux mélange des deux sans doute. Me réveillant, mon pendule dressé voulait m’indiquer le plus court chemin…

Le blog de Marivaux

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Les oulimots de Faffwah :

Demain, à l’aube, quand j’aurai quitté le village, il sera probablement nimbé de la ouate d’un triste brouillard automnal. Et, en reprenant la route, j’aurai la désagréable impression d’être passé dans ta vie juste le temps d’une nuit, comme un rêve.

Tout semblait si bien se passer pourtant entre nous. Qu’est-ce qui a rompu le charme ? Je n’en ai aucune idée. Mais ce que je sais c’est qu’il va falloir que je me vidange la tête. Pour t’en faire partir. Non pas que je le veuille. Tu auras tant été pour moi. Mais j’en souffrirais trop sinon.

Chienne de vie.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Pidgy :

Sur un chemin

Monsieur rêve.
Demain, il prend la route. Pour partir. Pour aller loin. Très loin.
Que va-t-il trouver ?
Autre chose assurément.
Le futur. L’avenir. L’à venir.
C’est comme ça. C’est ainsi.
Elle lui disait souvent ça.
Allons bon, voilà que le passé essaie de survivre. Qu’il s’en aille ! Il n’a plus rien à faire dans sa vie !
Il veut goûter de nouveau au charme d’une rencontre inattendue, à l’entrée dans un village qui donne envie de s’y arrêter. Il veut trouver de nouvelles sensations pour égayer sa chienne de vie.
Allez, il va faire ce reset nécessaire, cette vidange de choses et de gens qui n’ont plus rien à faire dans sa vie. Qui le ralentissent et l’empêchent d’avancer en lui mettant des semelles de plomb.
Demain, ce sont d’autres jours, d’autres tours, d’autres amours. Un peu de ouate pour soigner son coeur malade. Malade du passé. Malade de bien des choses à oublier. Comment oublier ?
En avançant et en revivant à nouveau.
Hasta la Vista !

Le blog de Pidgy

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Les oulimots de De La Vega :

De quoi sera fait demain ? Ils l’ignorent mais n’aspirent qu’à une chose : monter dans leur idylle et faire route vers leur rêve, à deux. Après la nécessaire vidange de leurs peurs, les réserves feront place au charme, à la complicité.
Forts des premiers virages, ils seront aguerris, plus fort l’un de l’autre. Désormais, nul besoin de regarder le reflet de leur chienne de vie passée dans les miroirs.
Ils filent bon train un parfait amour fait de ouate, de guimauve et de fleurs bleues. Sans carte ni GPS, ils vont de villages en péages sans même les remarquer… le sourire aux lèvres et le cœur aux yeux.

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Les oulimots de Iotop :

Une chienne qui hurle sa nature

Je rêve, une fois n’est pas coutume, de ma femme. C’est dire que je n’avais rien d’autre en stock. Mais entre-temps, j’avais rêvé de ma première maîtresse sur une route goudronnée de couleur orange. .. ce qui est assez surprenant car sa couleur préférée est … le bleu … et aujourd’hui, on doit … copuler … si mon agenda le permet…

Une maîtresse, c’est bien mais cela ne sert pas à grand chose. Alors, pourquoi ? Et ce n’est pas demain que le questionnement se pose, c’est aujourd’hui. En effet, elle est … enceinte. La garce! Je ne vais pas divorcer … ma femme a l’argent … En fait, je me retrouve coincé par le collet que j’ai posé moi-même et je paye maintenant le passé pour un avenir incertain.

Elle a bien du charme, cette femme de mes loisirs, mais elle n’a pas payé ma nouvelle voiture … neuve. Elle a le corps que ma femme n’a plus … c’est une évidence purement … sexuelle. C’est bête, c’est même idiot … pourtant qu’en est-il de la tendresse, du respect, de la dignité, de l’attachement … de l’amour, même ? L’amour est une vaste blague pour tenir en respect des liens moraux … la morale se moque de son premier village qui a élu Miss Vertu pour étendard, pour défier un diable, pour édifier une soumission … pourtant le Christ est à terre allongé trois quarts nu comme un sacrifie bien inutile car la chair humaine est reproduction et jouissance, cette souffrance qui jaillit comme une chienne qui hurle sa nature … c’est beau et redoutable et aucune loi pour l’asservir, l’annihiler, l’inhiber …

Mon propos manque de fonds comme une ligne à la pêche : faut savoir jusqu’où je peux m’enfoncer sans couler fatalement. Qu’importe, j’aime une femme d’argent et j’aime une femme pour son cul ! Alors dois-je m’inspirer des mots de Jarry : “L‘homme et la femme croient se choisir … comme si la terre avait la prétention de faire exprès de tourner” et j’y pense, d’une envolée de pensée à une autre que la vidange de ma voiture en rodage est pour bientôt.

Il est temps que je sorte du lit conjugal. Il est six/trente. Et ma journée va être bien rempli et pourtant je commence cette journée dans la ouate. Aux deux pieds sur le sol de la chambre toute chaude de la chaleur du chauffage électrique, je regarde ma femme. C’est décidé, c’est entendu, je romps avec … les deux …

Le blog de Iotop

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Les oulimots de EtSiOnSEnAllait :

Optimiste, même la nuit.

Les rêves t’indiquent la route de demain.

Dans ton esprit, ils tracent le chemin entre passé conscient et espoirs futurs, charment ta chienne de journée loupée, et transfigurent ton carré de béton ultra-minéral en village reposant.  Et par une vidange des idées grises, ils deviennent une outre à optimisme pour tout recommencer.

#Rêvez #RêvezBien #RêvezFort

Le blog de EtSiOnSEnAllait

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Les oulimots d’Alexandre :

A la fin du déjeuner, j’étais comme dans un rêve, j’avais l’impression d’évoluer dans de la ouate. Charlotte avait accepté mon invitation à passer le dimanche dans les calanques avec moi.  J’avais vanté la nature sauvage, les eaux bleues et le charme d’un petit village de pécheurs où l’on pouvait déguster une excellente soupe de poissons.
Je lui précisais que que la route ne serait pas longue, tout à fait supportable pour sa chienne.
– Alexandre, êtes vous certain de m’écouter attentivement, me dit-elle avec un sourire.
– Si! Pourquoi ?
– Je ne vous ai jamais dit que j’avais une chienne, mais un chien, un chihuahua qui s’appelle Andiamo. Vous verrez, il est charmant.
– Oh je n’en doute pas, comme… sa maîtresse, si je peux me permettre.
– Alexandre, je vous vois venir. Mettons les choses au point. Vous m’êtes sympathique
mais pas au point de vous glisser dans mon lit. Dans le passé, j’ai connu des hommes comme vous beaux parleurs mais guère fidèles. Et du jour au lendemain, ils vous jettent comme une vieille huile de vidange. Qui sait si demain vous ne serez pas comme eux ?
– Mais je vous assure Charlotte, je sais me tenir, vous le verrez vous-même. J’ai pour principe « pas d’affaires de cœur sur le lieu de travail ». J’ai plaisir d’être votre tuteur, j’aime faire découvrir ma région, rien de plus.

Et bien, ce n’est pas gagné, je suis vraiment le roi des nuls !

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Les oulimots de Popins :

… c’est la ouate que j’préfère.

Demain c’est aujourd’hui.
A trop vouloir penser aux jours qui vont suivre, à trop vouloir arriver à la bonne destination, on en oublie l’essentiel. Vivre. Maintenant. Sans trop se poser de questions. 
Vivre c’est suivre notre route, en tractant la remorque de notre passé,  en empruntant les déviations bien balisées ou en prenant un chemin nouveau. C’est faire une halte et  visiter un petit village dessert au charme des vieilles pierres chargées d’utopie. C’est raconter nos rêves à ceux qu’on rencontrent en chemin. Les partagent-ils ? Quel est leur monde ? Qu’est-ce qui les fait vibrer ?
Parfois notre véhicule a besoin d’une révision, d’un rodage, parfois même d’une vidange au gré des routes accidentées, des nids de poules ou des pneus éclatés. 
Parfois c’est une chienne de vie, avec faux départs et galères  à répétition.
Plus souvent, elle est douce, joyeuse, chargée d’espoir et de liesse. Un voyage dans la ouate. 

Le blog de Popins

17/09 : Une montgolfière de contrainte

Contrainte : Montgolfière Lama Évader Aube Jaune Silence Humble Embellie Jouir

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Montgolfière-patisel.fr

Les oulimots de EtSiOnSEnAllait :

Aux couleurs d’un nouveau matin…

Ce qui l’avait le plus étonnée, c’était le calme de ce tout petit matin. Dans le monde encore endormi, elle était là, un peu surprise, un peu incrédule. Et s’il n’y avait eu ses bras pour lui réchauffer le corps et les idées, le thé brûlant n’aurait probablement pas suffit.

Elle aimait ces réveils feutrés, discrets. Calmes. Là, elle se laissait porter par les événements comme on plane dans les courants ascendants : une légèreté soudaine qui vous porte plus haut, plus loin. Tout se déroulait sans accroc, comme une évidence.

Le bruit sourd et puissant du brûleur la fit sortir de sa méditation contemplative. La toile jaune commençait à se gonfler et à se soulever dans la pénombre du matin. Bientôt elle ne pourrait plus reculer. C’était peut-être encore le dernier moment de s’évader, de trouver une excuse, un prétexte.

Mais déjà la nacelle en osier se redressait. C’était l’heure. Une dernière hésitation vite effacée par l’excitation et la joie qu’elle voyait dans ses yeux. Un bras tendu pour l’aider à monter, son sourire et son écharpe en laine de lama lui donnaient cette allure de petit prince. Pouvait-elle refuser un voyage avec lui ?

Doucement, sans s’en apercevoir, ils quittèrent le sol. Un doux bercement. Dans le silence de l’aube, ils flottaient suspendus.

Et le temps s’arrêta. Et elle lâcha prise. Totalement.

Pourtant quand il lui avait laissé comprendre ses projets, au fond d’elle s’installait cette appréhension d’être plus légère que l’air et de n’être soumise qu’aux forces invisibles du vent. A présent elle en était débarrassée, légère de ce lest. Et de là-haut, elle contemplait l’embellie de la campagne, éclairée par l’aube douce caressant le relief vallonné.

Elle ne l’avait pas entendu se rapprocher et quand elle se retrouva serrée tout contre lui, elle eu ce frisson unique que l’on connaît au moment où l’on jouit. Mais ce fut une jouissance humble, calme, sans cris, sans remous. Une transcendance.

Accrochés à la montgolfière, pour eux une nouvelle journée commençait. Et sans remous, sans secousses, un jour nouveau les éclairait.

Le blog de EtSiOnSEnAllait

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Les oulimots de Dorothée :

En Bolivie.

S’évader.

Aube jaune.

Jouir du silence du petit matin.

Prendre de la hauteur. Montgolfière.

Retrouver sa position humble d’humain.

Apprécier le paysage. Montagnes. Lamas qui disparaissent, petit à petit.  

Embellie du jour, élève mon esprit !  

Le blog de Dorothée

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Les oulimots de Des mots et désirs :

Le bon coin

« C’est beau ! » s’écrit-elle.
« Mmh mmh » grommelle-t-il.
« Je n’aurais jamais cru pouvoir un jour voir l’aube de cette manière »
« Mmh mmh »
« Et ces couleurs ! Cet orange et ce rouge mêlés de jaune… et cela après ces jours de grisaille… enfin une embellie !» dit-elle en poussant un soupir de satisfaction.
« Mmh mmh »
« Bon c’est vrai que le silence manque un peu… Mais pouvoir s’évader ainsi… je me sens vraiment humble face à ce spectacle. » Elle gémit de plaisir.
« Mmh mmh »
« Oh regarde ! Des lamas ! Là ! Ce doit être un cirque. Nous avons vraiment le bon coin pour jouir de ce merveilleux moment. »
« Sans aucun doute mon amour, mais dois-je te rappeler que nous sommes dans une montgolfière, que je suis assis sur le sol de la nacelle et qu’ayant la tête entre tes cuisses, sous ta jupe, occupé à te lécher et te sucer avidement, je ne peux guère profiter de ce que tu me décris ? »
« Eh bien justement… je te le raconte. Alors arrête de râler, tais toi et continue…. Fais moi monter plus haut que cette montgolfière. C’est tellement bon ! » dit-elle en lui plaquant à nouveau la tête sur son sexe dégoulinant de désir et de plaisir.
« Mmh mmh »

Le blog de Des mots et désirs

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Les oulimots de Loetilibellule :

Droit devant moi. Le regard bleu glacial.

  — Bonjour Silas.

 — Pourquoi es-tu partie comme une voleuse ? On dirait que tu t’es évadée d’une prison. Pourtant je ne t’ai jamais empêchée de sortir ou quoi que ce soit.

  — Je n’ai pas envie de Vous parler, je pense avoir été assez claire, non ?

 — Comment oses-tu me parler ainsi ?

Il s’approcha d’elle comme un félin sur sa proie.

”Je vous préviens ne me touchez pas ! »  siffla-t-elle en se recroquevillant davantage sur elle-même afin qu’il ne puisse l’atteindre. Silas ferma les yeux, accablé par le chagrin qu’il vit dans les yeux de Rose. Il s’était promis de ne jamais lui faire du mal. Mais, à la voir en ce moment, c’était tout le contraire. Il aimait Rose mais il était une personne influente. Il ne pouvait se permettre une escapade en Provence comme ça, sur un coup de tête. Ses affaires l’attendaient à Paris, il n’avait pas le temps.

— Explique moi. Pourquoi es-tu partie Rose? 

Sa voix profonde qu’elle aimait tant  lui faisait couler aujourd’hui des larmes sur les joues. Elle ne pensait pas pouvoir encore pleurer tellement elle l’avait fait.

— Je ne veux plus de cette vie ! Je ne veux plus être votre second choix !

A ses mots il s’approcha dangereusement d’elle.

“Second choix ? Explique-toi !” dit-il d’une voix douce. Trop douce même pour être vraie. Des frissons se firent sentir quand sa main caressa le dos de Rose.

  — Je sais que je ne suis pas votre seule soumise et je ne veux pas vous partager. 

  — Je suis le Maître ici Rose , tu n’as rien a décider. Je m’occupe de toi, je veille à ta sécurité et à ton bonheur. Que veux-tu de plus ?

  “VOUS !” cria Rose, déjà en transe sous ses caresse.

— Je dois passer un appel. A mon retour je te veux nue, à genoux au milieu du lit.

Sa voix claqua dans l’air comme un fouet. Rose alla, tête baissée mais excitée, sur le lit se mettre en position. L’appel ne dura pas longtemps mais l’attente l’avait quelque peu coupée du monde. Quand elle sentit la main de Silas tirer sa tête en arrière, Rose gémit.
Dans ce silence chargé de tension, Elle était agenouillée, éclairée des couleurs aux tons jaunes  de l’aube naissante. Chaque contacts de Silas brisait ce silence humble. Les râles de Rose devenaient de plus en plus proches

“Tu n’auras pas le droit de jouir tant que tu ne m’auras pas expliqué”  la prévint-il doucement en lui murmurant à l’oreille.

Il espérait que cette douce torture ferait craquer Rose. Cet état intense lui avait coloré le visage, cela embellissait ses joues si pâles.

 — Parle moi Rose.

“Non Maître” dit-elle d’une voix si différente  qu’elle ne la reconnut pas elle-même.

A ces mots, Silas se leva.

— Habille toi nous partons.

Il prit ses vêtement et les lui lança sur le lit.
Rose baissa les yeux et sans même un mot obtempéra. Quand elle voulut aller régler la note, le concierge lui annonça que c’était déjà fait. Rose monta dans la voiture de Silas. La sienne n’était déjà plus là. Sa manie de tout gérer l’énervait au plus haut point. Ils roulèrent ainsi en silence pendant environ une demi-heure.

— Où va-t-on?

— Nous arrivons. Ne t’inquiète pas aujourd’hui nous allons profiter un peu et discuter.

Rose réfléchit à ces mots et ne les aima pas vraiment. Silas n’était clairement pas le genre d’homme à parler. Serait-ce une nouvelle facette de son Maître qu’elle allait découvrir?. Au moment ou elle leva la tête, elle vit qu’ils étaient sur un petit aérodrome et qu’une immense montgolfière trônait au milieu de celui-ci. Elle le regarda d’un air interrogateur. Voulant lui répondre, il mit la radio et une douce ballade de Serge Lama envahit l’habitacle.

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Pour s’envoler au septième ciel point besoin d’aéronef ou de montgolfière pour s’élever dans le ciel bleu, point besoin non plus de gravir une montagne pour y croiser quelque lama. Il est si doux de s’évader ainsi à l’aube quand la lumière du soleil levant commence à blanchir l’horizon, quand l’on sait que va poindre bientôt la lueur jaune du jour dans le grand silence de la campagne. Etendu·e·s au pied de la vieille et humble grange, profitant de l’embellie annoncée pour cette journée, leurs jeux seront intenses, ils savent qu’ils vont merveilleusement jouir.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Domino :

Madame,

Quel bonheur fut le mien ce matin de vous découvrir perdue dans vos pensées, magnifiquement belle dans la lumière de l’aube mourante. Mon cœur s’est emballé, s’est gonflé comme une montgolfière au point que j’ai cru qu’il éclatait dans ma poitrine, m’engloutissant à jamais dans la lumière de votre sourire.
Votre rêverie m’effleurait-elle ou s’évadait-elle vers d’autres cieux ?
Je refuse de croire que vos yeux si doux et tendres reflètent votre attachement à un autre. Je n’y survivrai pas et me sens prêt à toutes les extrémités. Je ne peux vous imaginer vous offrir à un autre, jouir entre ses bras, lui dédier avec démesure et ivresse la beauté de votre corps, de votre cœur, de votre âme.
J’aimerais être l’unique et l’ultime à compter pour vous, que dans la prunelle de vos yeux, seul mon reflet s’imprime pour la nuit des temps, que les étoiles jaunes et immortelles de votre regard scintillent et m’éclairent pour l’éternité.
Notre rencontre embellie du silence de votre contemplation m’inspire un unique désir : vous adorer à genoux, à vos pieds, peu m’importe dans quelle position si c’est à vos côtés.
Des paroles d’une vieille chanson de Serge Lama me hantent jours et nuits :
« Je suis malade, complètement malade
Je verse mon sang dans ton corps
Et je suis comme un oiseau mort quand toi tu dors »

Votre humble serviteur, esclave de votre beauté.
PS : Ne vous inquiétez pas de votre écharpe, elle enveloppe mon cœur amoureux de votre essence divine.

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Les oulimots de Pidgy :

Bibliothèque vivante

Jouir de toutes ses facultés, c’est pouvoir s’évader tout en restant présent. L’imagination nous permet de bénéficier de belles embellies dans les moments les plus mortifères.

Dès l’aube de mon adolescence, je me suis souvent réfugié dans le silence riche de ces balades solitaires. Mon humble condition de l’époque ne me permettait guère plus en matière de distraction. Mais c’était un puissant moteur pour m’emmener tout au bout du monde, voir, par exemple, ce jeune Lama destiné à guider un peuple ou bien embarquer dans une montgolfière pour un tour du monde en quelques semaines.

C’est peut-être pour cela que je suis si peu bavard. Mon mutisme cache un univers prolixe qui emplit mon esprit et me déconnecte de cette réalité blafarde, presque jaune triste, qui est le lot de cette humanité sans âme.

D’ailleurs je retourne me raconter une autre histoire. Une que je ne connais pas encore.

Le blog de Pidgy

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Les oulimots de Ssslll2 :

De ma montgolfière j’observe,
Le jaune des champs,
Le jaune du soleil,
Le silence des forêts,
Le silence des lamas.
(Oui je sais c’est bizarre)

De ma montgolfière je m’évade,
De l’aube au crépuscule,
De la plus humble des manières,
J’attends l’embellie,
Celle qui me fera jouir de la vie.

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Les oulimots de Faffwah :

Quelle embellie ce fut dans ma vie, ce moment où tu m’as permis de te faire jouir. Je me souviens si bien du silence de cette aube où, après t’avoir  retiré le dernier rempart de tissu qui te restait, un tanga jaune pâle, j’ai enfoui ma tête entre tes cuisses. Te sentir t’évader vers les rives de l’orgasme sous mes humbles caresses fut une révélation pour moi. J’ai, depuis, le projet de créer un ashram. Mais je n’en serai pas le lama, non. Il sera sans autorité. Une sorte de lieu de liberté entièrement dédié au plaisir sous toutes ses formes. Et ça me rend léger. Je pourrais m’envoler tel une montgolfière si je me laissais aller. Et, après, me laisser dériver au gré des vents. C’est peut être cela la recette du bonheur. Et je te la dois.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Ghislaine 53 :

Avant que tout se lève….

Dans l’aube naissante, d’un silence contemplatif, coloré de jaune, presque rouge au lever du soleil, une embellie dans mon cœur, résonne au son de Monsieur Lama, dans mes écouteurs.
J’aime jouir de ces instants où je suis comme en apesanteur, comme si je décollais avec une montgolfière, aux premières heures du jour…
J’aime m’ évader dans ces humbles matins où tout est doux,
avant de retrouver la vraie vie… Celle des contraintes, celle des faiblesses,
celle des forces aussi…
C’est mon moment !

Le blog de Ghislaine 53

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Les oulimots de De La Vega :

Je pense l’avoir vue le premier… Non, en vérité, je suis le seul à la voir.
Le désir de s’évader était si fort qu’elle lama les cordes qui la tenaient au sol.
Avec elle, le silence est mélodie, la pluie n’est qu’embellie, je vole.
A l’aube de ses rêves, elle s’oubliait, bercée par une montgolfière d’espoir.

Pour jouir de son instant,l’humble présent nous rappelle à lui ;
Ôtons le jaune aux rires, retrouvons nous dans cette douce folie.

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Les oulimots de Iotop :

L’aube au creux de mon ventre

Je suis dans une montgolfière à quelques centaines de mètres de haut, le vertige dans mon sac à dos, je respire cet air comme le lama sur son territoire des Andes.

Impossible de s’évader de cette nacelle et pas de parachute. Rien. Oui, j’ai peur. Cette peur qui s’est calée depuis l’aube au creux de mon ventre. Ce ventre en tablette de chocolat, ne me sert, ici, à rien. Et je voudrais être, ce rien en ce moment. Je crois que je vais virer au jaune dans pas longtemps.

J’essaye pourtant de me concentrer. Le jour se lève en de bouillantes couleurs de jaune et d’orange sur des nuages laiteux aux dessins improbables. Je capte un silence sur cette Terre des airs en vadrouille, une toupie qui s’oppose à l’univers et épouse toutes ces forces. A ce moment-là, je suis humble devant Sa Grandeur, cette Terre, qui m’a donné naissance, qui nous a fait Homme. J’ai en moi une embellie à cette pensée qui ne frôle pas le conducteur de l’engin atmosphérique, technicien qui vapote dans un nuage de locomotive à pleine … vapeur.

Et au frôlement de la seconde suivante où jouir du spectacle de cet environnement d’exception l’était à la seconde d’avant, un déchirement qui me semble de toile me claque dans les tympans. Nous sommes de la surprise, et d’une peur qui n’a pas de nom, si ce n’est le terrifiant de notre situation, tous avec ce désir irrépréhensible de sauver sa peau et de sauter dans un vide qui n’a de distance qui se rapproche à une allure dont la formule ne m’est pas venue de suite en tête que nous percutons le sol dans un fracas d’osier, de flamme, de ferraille, de terre … les cris se sont envolés en fumée …

Et puis, maintenant je danse avec les morts, histoire de m’intégrer dans ma nouvelle communauté… l’air de rien.

Le blog de Iotop

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Les oulimots d’Alexandre :

Ce déjeuner avec Charlotte était pour moi comme une embellie, une façon d’oublier ma déconvenue du matin.
Je profitais de cette jeune femme élégante dans sa robe jaune à fleurs pour m’évader. Elle racontait avec plaisir ses dernières vacances comme cette sortie en montgolfière, dans le silence d’un matin bleuté, l’aube à peine levée. Elle me montra sur son smartphone des photos de ses nombreuses voyages, ici au Pérou à côté d’un lama, là en Australie avec un kangourou. Elle semblait jouir de la vie, sans se poser de questions.
A côté, je faisais pâle figure avec mes vacances chez mes parents. A côté des aventures de Charlotte, il me fallait la jouer humble, mais que voulez-vous, j’aime me faire dorloter par ma maman !

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Les oulimots de Popins :

Une journée bigarrée

Anna, rêveuse, à la fenêtre de son humble HLM, petit cube en béton dans un quartier gris, regarde en silence les nuages de plomb dessiner des dragons, des mains de géants ou autres lamas, parfois même des montgolfières. 

C’est l’aube le moment qu’elle préfère, quand la ville est encore endormie, que le reste de la famille se fait oublier, alors elle peut s’évader et s’imaginer une journée bigarrée faite de joie et de plaisirs. 

Rêver à une vie colorée.
Du rose aux joues sous les baisers de Michel, du bleu pétillant au fond des yeux à entendre ses mots doux, des épis jaunes dressés par ses mains.
Heureuse échevelée souriante.

Des moments de rire, des instants de tendresse, des heures à jouir.

— Arrête-donc de rêvasser Anna ! l’interrompt son père. Prépare donc le café.

L’embellie ne sera pas pour aujourd’hui.

Le blog de Popins