S16 18/04 : Une baraka de contrainte

20190417 oulimots

Contrainte : baraka, bar à culs, avocat, à vos culs, paprika, pas pris cul, karatéka, qu’a raté cul, tapioca, tapis au cul, révoqua, raie vaut cul

Les oulimots autocontraints de Des mots et désirs :

Je le sentais, j’en étais certain, j’aurais la baraka en pénétrant dans ce bar à culs.

J’avançai sûr de moi, fièrement, tel un avocat en pleine plaidoirie, et lançai un « à vos culs mesdames ! » jubilatoire.

Une des femmes qui s’enfilait des perles de tapioca en poussant des gloussements de plaisir me jeta un regard de b(r)aise, tandis que d’autres se trémoussaient, nues, tapis au cul.

Une autre se mit à sucer langoureusement un paprika à la forme phallique. Se retournant pour m’offrir son derrière charnu elle me dit avec un fort accent étranger : « Venir. Pas pris cul. Envie »

Je me voyais déjà investissant la place quand un violent coup de la tranche de la main digne d’un karatéka vint me couper le souffle. Je compris que je serai celui qu’a raté cul ce soir.

Ma compagne me fusillait du regard et sans un mot me révoqua tel un avocat avec un juré indésirable. J’en serais quitte pour me frotter dans la fente de deux matelas pour ce soir. « Raie vaut cul » mais tout de même…

Le blog de Des mots et désirs

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Les oulimots de De La Vega :

Papa et maman – Francis et Josette de leur prénom – s’étaient rencontrés en Août 1970 dans le mythique casino de Casablanca, le « Paprika ». Et si l’inaltérable Baraka de papa à la roulette promettait à leur idylle des lendemains confortables, c’était sans compter sur le caractère festif et concupiscent de maman. Elle n’eut de cesse cette nuit-là, de dilapider leur éphémère fortune de jeux en écumant l’ensemble des bars à cul ludiques de la ville.

Au départ un peu frileux à cette idée, papa tenta quelques excuses neuro-gastriques, incriminant tantôt les verrines avocat-crevette, tantôt la soupe au tapioca, mais en vain… Maman, armée de son regard enjôleur, les révoqua une à une en précisant que tout était prévu dans ce genre d’établissement.

En chemin vers le premier lieu de dépravation, l’anxiété doublée d’excitation montait et voyait mes parents retomber en enfance, chahutant, chantant, batifolant. Mais l’ambiance pris une autre tournure lorsque, ouvrant la porte du premier « ludo-club », ils entendirent : « A vos culs, prêts, partez ! ».

Au fil de la soirée, s’enfonçant dans la ville, ils découvraient et prenaient parts à des jeux tout autant surprenant : Le « Pas pris cul »  sorte de trappe-trappe pimenté, le « Qui qu’a raté cul » un jeu de fléchettes revisité, ou encore le « Tapis au cul » l’ancêtre du Nude-Twister, dont la souplesse et les cris des joueurs n’étaient pas sans rappeler certains karatékas.

Bref…sans plus de détours, c’est précisément lors de cette soirée que je fus conçu et si, encore à ce jour, des doutes subsistent quant à ma filiation paternelle, il semble néanmoins que, feu papa, contribua pour beaucoup au choix de mon prénom. En effet, après une courte hésitation (avec le prénom d’un des apôtres) et rendant hommage à cette inoubliable soirée, il choisît de me nommer Ray. Arguant fièrement sous les yeux médusés de ma mère : «Tu sais, Raie vaut cul ! ».

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Les oulimots de Mel :

Elle marchait allègrement, tapis au cul, espiègle dans son pantalon de yoga. Le samedi matin s’annonçait glorieux. Elle révoqua un dernier relent de déprime en se rappelant les mots de son avocat : « Votre histoire, c’est la baraka, ma p’tite dame ! »

Concentration, respiration, la leçon lui ferait du bien et lui permettrait d’ouvrir ses chakras. Elle voulait surtout trouver la force de passer la porte de ce bar à culs tellement vanté par sa copine Amandine.

La pilule avait tout de même eu du mal à passer, huit mois auparavant. Flagrant délit. Elle ne l’eût pas pris cul à l’air, sous l’emprise d’un karatéka aux prises fermes et expertes…

Dans le studio, le coach gratifia l’assemblée d’un sardonique et habituel : « Pensez à vos culs pour l’été mesdames, c’est flasque tout ça !» Tellement cliché, si les autres savaient que sa raie vaut cul d’œil. Elle réprima un gloussement face à l’audace de son jeu de mots. Prochaine étape, assumer sa nouvelle liberté verbale en public.

Sa vie future, elle l’envisageait maintenant bien différemment. Fini l’avenir rempli de tapioca servi à un mari futur grabataire renfrogné ! Bonjour les cours de yoga, de renforcement musculaire et les squats ! Vive les smoothies boostés au paprika ! Et surtout, du cul, de la baise et encore du cul !
En poussant, pour la première fois, la porte de la salle, elle eut comme une fulgurance face au postérieur du coach : « Je ne serai pas celle qu’a raté cul pareil ! »   C’est le sien qu’il n’a pas raté, lui offrant ainsi tellement de nouvelles perspectives.

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Les oulimots de John Doe :

Je suis un entrepreneur de la nuit. Je trouve des idées, je les revends.

Aujourd’hui ce qui plaît est l’éphémère conceptuel, l’idée de barré, l’événement qu’il ne faut pas rater pour ne pas passer un con.

Aujourd’hui on va laisser le con de côté.

Nouveau concept : un bar à culs.

Bar à tapas, bar à pétasses en fonction de l’heure, en fonction des clients.
Mais résolument tourné autour du fion.

Dans le quartier du palais de Justice, on va attirer tout le barreau.
« Mesdames,Messieurs, chers avocats, à vos culs !
Ici, la lune est Reine ! »
Moi que la magistrature révoqua, j’aime ce retour en grâce.
La baraka est toujours là !

On mettra à la carte des recettes innovantes.
Un chef connu, un peu de génie.
Une raie vaut cul, servie selon l’heure avec du tapioca au paprika ou bien sur un séant frémissant.

Dans « l’arrière sale », les jeux :
Le « pas pris cul » ; ou comment tourner autour de la rondelle tout en la sublimant.
Je connais deux trois spécialistes qui sauront animer la chose avec brio.

Et le « tapis au cul », un poker où le gagnant choisira parmi les vaincus le fondement qui sera son trophée.

Avec le bon sponsor, tout sera fluide, lisse et magnifique.

Avec à l’entrée en physio, ce karatéka de mes amis (celui-là même qu’a raté (mon) cul).

Je crois que je tiens encore bien une jolie idée !

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Les oulimots de Maouamia : 

A vos culs, les oulimots!

Je porte un toast à vous, tous, qui portez le cul au nu.

On serait comme dans un bar à cul où des karatéka se taperaient tout sauf moi. Ou presque pas. Un petit peu de paprika une touche de tapioca, tapis au cul et on y va.

Où des sondes sans fin y perdraient la faim, et des avocats auraient la baraka. À force d’y venir et d’y revenir, si tant est que d’aucun ne se révoqua.

Et oui toi qu’a raté aucun cul, sauf le mien, tu le tiens. Sans mettre les pieds dans ce bar à cul, tu as laissé tes traces.

À vos culs, gentes dames, je porte un toast! Un cul vaut mieux que deux tu l’auras.

Raie vaut cul? Alors ok, tu les as toutes eues. Quoi qu’il en soit.

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Les oulimots de Didier Morel :

Lorsque qu’un qu’a raté culs rentra dans le bar à culs.
Raie Vaut culs
Scandale à t’il un à vos culs,
Dans ce bar culs !!!
Moi moi moi..
Répondu trop du culs.
J’ai glissé sur le tapis au cul pouvez-vous constater l’état de mon cul…
C’est pas beau à voir..
Tu dois avoir très mal à la mâchoire 😀😀. non au Cul…

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Les oulimots de Faffwah :

Il avait la baraka en ce moment. Ou bien prenait-il juste la mesure du charme qu’il dégageait ? Quoi qu’il en soit, les contacts se succédaient et, même s’ils ne se concrétisaient pas forcément en rencontres, c’était un bien joli jardin secret à entretenir.  Alors quelle ne fut pas sa joie quand cette femme, avec laquelle il entretenait une belle relation épistolaire, lui apprit qu’elle passerait bientôt dans sa région et qu’elle aimerait bien le voir. S’en étaient bientôt suivies les coordonnées du lieu où elle lui donnait rendez-vous. Et elle lui promit une surprise.

Il fut à l’heure devant la porte de l’établissement. Il sonna. Un portier à l’allure de karatéka lui ouvrit et il entra. Comme il l’avait présumé de l’extérieur, son rencard se passait dans un lieu libertin, ce qui ne manqua pas de lui donner d’agréables frissons. Elle n’était pas encore là. Il passa donc au vestiaire avant d’aller, vêtu d’une simple serviette, prendre une consommation. Il y avait à la carte toutes sortes de cocktails épicés. Sans doute pour faire monter la température. Il choisit le Medicine Man, curieux de savoir ce que donnait la combinaison du rhum, du jus de citron, du sirop d’érable et du paprika, le tout relevé d’une feuille de sauge.

Il sirotait tranquillement son verre en étudiant les lieux. À peine avait-il fait négligemment passer un doigt le le long du sillon fessier d’une dame qui le lui avait ostensiblement mis sous les yeux. Il se réservait pour son rencard. qui finit par arriver

— Vous êtes tout seul ? Vous n’avez pas pris cul en m’attendant ?

Même ici, et alors qu’ils étaient nus, elle continuait de le vouvoyer. C’était charmant. Il lui avoua alors son bref attouchement.

— Raie vaut cul ou pas ?

Elle sourit.

— Oh que non ! Il faut aller au fond des choses si vous me permettez l’expression.  Suivez-moi donc. Je ne voudrais pas que vous soyez celui qu’a raté cul à cause de moi.

Et elle l’entraîna dans une des alcôves. Ils étaient visiblement attendus car une demi douzaine de femmes étaient présentes, leurs fessiers redressés et offerts.

— La voilà ma surprise. Je n’ai pas envie de baiser aujourd’hui. Juste de vous voir en action. Mais toutes ces dames attendent, mon cher, que vous leur donniez du plaisir. Alors à vos culs !

Il s’en donna à cœur joie, passant de l’un à l’autre, parfois avec tendresse, le plus souvent avec fougue. Et sous les encouragements de sa complice, qui venait parfois rafraîchir de sa salive son sexe en surchauffe. C’était divin. Il n’aurait jamais imaginé une telle attention pour cette première rencontre.

Hélas, les choses se gâtèrent quand il sortit. Tapis au cul d’un camion, un photographe et un huissier faisaient visiblement un bien préjudiciable constat. Et, pour couronner le tout, sa femme surgit en hurlant.

— J’ai bien fait de te suivre ! J’ai maintenant la preuve que tu traînes dans des bars à culs ! Je fermais les yeux sur tes frasques et tes cachotteries. Tu pouvais bien t’amuser. Mais pas dans un lieu pareil. Pas comme ça. Je ne peux pas le supporter. J’ai déjà prévenu mon avocat et je peux t’assurer que tu ne t’en sortiras pas indemne. Ce sera beau si, une fois le divorce prononcé, il te reste de quoi te faire un potage au tapioca.

C’est en ces mots qu’elle révoqua les vingt ans de leur union. Il allait prendre cher, il le savait.  Mais, même ainsi, il était soulagé que ça se termine. Une page se tournait, restait à écrire les suivantes. Et, avec sa nouvelle complice, elles promettaient d’être belles.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de P_apanoel :

« Zut, j’en ai encore trop mis » se dit l’avocat.

Il regardait l’ocre de l’épice virer au brun au fond de la poêle, le contraste changeant chaque seconde avec les personnages importants au premier plan : Les côtelettes cachemire.

« Cachemire, cachemire, cache-misère, plutôt » se dit le bavard.

Il avait en effet des raisons de voir la vie d’un œil terne.

Commis d’office aux affaires de flagrants délit, il était souvent bien involontairement l’instrument du destin de ses clients abandonnés par la baraka.

Comme ces deux lycéens en rupture de cour d’école, un sac de dame en main, qu’ils disaient n’avoir pas pris, cul collé contre le mur du parking, quand le véhicule qui les protégeait des regards a démarré avec enthousiasme, les plaçant nez à nez avec les policiers qui les cherchaient.

Ou ce sympathique négociant en produits orientaux, qui dissimulait ses livraisons discrètes dans des sacs de tapioca, jusqu’à ce que le livreur intérimaire se soit arrêté sur son chemin dans un bar à culs, y consomme une partie de son chargement, et finisse sa tournée en déchargeant sa cargaison aux cuisines du commissariat, encore envolé dans ses rêves de grandeur et l’imprécision de son GPS.

Episode surréaliste au milieu de ses trop nombreuses nuits vouées au sordide, le souvenir de ce karatéka amateur fit venir un sourire attristé sur ses lèvres. Cet infortuné client, ayant entamé une démonstration de katana en pleine rue, se trouva fort dépourvu quand un mouvement déchira tout l’arrière de son kimono. Il méditait depuis dans le secret de sa cellule, embastillé pour outrage aux bonnes mœurs, sur le barème inflexible du code pénal. A ce qu’il semble, raie vaut cul, même si la justice est aveugle.

Cet autre sympathique commerçant, pris la main dans le sac, ou plutôt son larcin de tapis au cul du camion garé dans une rue pas si déserte, et qui lors de son procès d’assises eut une illumination judiciaire et télévisuelle et révoqua tour à tour chacun des jurés à l’énoncé de leur nom, à la stupéfaction muette de toute la salle d’audience.

L’allégorie de ces côtelettes au paprika complètement loupées s’imposait progressivement dans son esprit.

« Ce plat à l’odeur acre, c’est comme ma carrière qu’a raté ». Cul posé sur l’unique chaise de la cuisine, gardait une vision optimiste de l’existence, et son plat terminé, se tourna vers les casseroles posées sur la gazinière, l’égrillard aux yeux et l’éponge à la main, en prononçant sa formule rituelle : « mesdemoiselles, il est temps de vous refaire une beauté. Ces caresses mousseuses ne seront jamais qu’à vos culs ! »

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Les oulimots de Marivaux :

 » – Circonvolutions clandestines d’un pingouin en redingote sur lui »

 » – Ni Con ou Fion pour Clan des Pines car une Gouine d’un gode suffit »

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Fallait-il avoir la baraka pour trouver ce bar à cul dans lequel deux belles barbares agitent leur cul à la barre du bar alors qu’un avocat déclare « à vos culs je tiens. »

« Ah ? » vocalise la belle Lise dévorant un avocat au paprika  » Vous avez maté, mais pas pris cul » Mon cul n’est pas pris, qu’à espérer en trouver un autre. Voyez ce karatéka qu’a raté cul. »

Le serveur met devant l’avocat un gâteau au tapioca et un tapis au cul de la belle Lise, un tapis au cas où la belle Lise chute. Et même si l’avocat révoqua l’arrêt de la cour, il prit la raie de la belle Lise car la raie vaut cul, et cette raie vaut carrément d’être prise.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Popins :

Bars à Culs (bénis)

En quelques heures, les flammes -tels des karateka- ont détruit une forêt de poutres, arbres centenaires réduits en tapioca, qui faisait de cette cathédrale un édifice grandiose. Le feu -ogre aux couleurs carmin, ocre et paprika- révoqua en un instant quelques 800 ans d’histoire provoquant tristesse, consternation et indécentes donations. Et hop ! C’est la baraka pour Notre Dame.

N’allez pas croire que je me fais l’avocat du diable. Je déplore cette disparition d’une partie du patrimoine, mais je dois dire que cela me troue le cul de voir combien de pognon est presque miraculeusement disponible pour reconstruire ce monument.

La planète crame, des humains meurent dans l’indifférence générale, presque sans la moindre mobilisation.
Un édifice flambe, le Monde s’émeut. J’en ai le cul au tapis.
Pour moi c’est comme si on enculait à sec l’Humanité (malgré tout le respect et le plaisir que j’accorde à cette pratique).
Des pierres et le passé sont donc plus considérés que des vies et que l’avenir ? La raie vaut (le) cul ? On a raté quoi ? Qu’à raté cul ?
Quoi qu’il en soit on n’a pas pris (mon) cul et je serre les fesses pour préserver mon idéal.

A vos culs ! Prêts ? Donnez !

Le blog de Popins

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S15 11/04 : Une contrainte tout en matière

Contrainte : Verre, bois, plastique, cuir, métal, pierre, tissus, papier, temps

Karine Jollet _Sculptures_fabric (2)

Karine Jollet

Les Oulimots auto contraints de LudoLudic :

Ma douceur est de verre
Et Mon cœur point de pierre
Mes émotions en papier
Du cuir sous mes pieds
Enlever ce tissu
Pour trouver ton issue
Ce toucher de plastique
Le temps d’une danse artistique
J’use mon bois bandé
Métal froid sous mon fessier.

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Les oulimots de Ssslll2 : chut un pétale

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Les oulimots de Moreldidier7 :

L’amour n’est pas écrit sur le verre car il peut être brisé en éclats
L’amour n’est pas écrit sur le bois car il peut être raboté en copeaux.
L’amour n’est pas écrit sur le plastique car il  peut être fondu en goudron.
L’amour n’est pas écrit sur du métal car il est froid et l’amour a besoin de chaleur pour être aimé.
L’amour n’est pas gravé sur la pierre car il peut être brisé en morceaux.
L’amour n’est pas brodé sur du tissu car il peut être décousu.
L’amour n’est pas marqué sur le cuir car il peut être poncé effacé
L’amour peut être écrit sur du papier car les mots  enrichissent notre curiosité.
Si le temps s’en va, les oulimots restent.

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Les oulimots de Maouamia :

Il y a presque dix ans je t’écrivais comment
J’avais déposé à tes pieds un plateau de verres,
J’avais ouvert, à notre plaisir, une bouteille sauvage et rose,
Que tu as renversés. Pourtant.
Il y a quelques autres années, je ne t’écrivais plus,
Tu as acheté quelques plastiques pour te sentir moins distant
Tu as fabriqué des verrous d’un métal brûlant;
Et cédé aux sirènes et à leurs vides béants.
Tu as démarré ce feu, avec du petit bois pour un temps
Puis avec plus gros plus lourd et plus consistant,
De sorte que tes pierres taillées pour le contenir
Ne furent même pas suffisantes.
Il a consumé tout, même ton âme s’y est perdue.
Ma tête a explosé, le monde s’est écroulé.
De ce désordre pourtant a émergé une fleur cette année,
Une fleur en papier, qui avec le temps, deviendra carton… tissus peut être.
Tissus dont je m’envelopperai, largement, tendrement,
Aussi longtemps que je le trouverai décent,
Pour oublier les traces de cuir incrustées dans tes sourires,
Et faire taire a jamais le son de celles que tu as fait jouir.

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Les oulimots de John Doe :

« Pierre, viens ici au lieu de ressasser dans ton coin !

J’ai essayé de te concocter un repas original pour te changer les idées, pour que tu arrêtes de mouliner et de dire des tissus de conneries.
J’ai tenté une recette avec une carpe cuir…

En fait c’est fade et sans intérêt comme poisson. Ça risque d’être assez décevant, mais je trouvais l’idée fun.

On va se rattraper, je nous ai préparé un cocktail qui va déchirer.
Je te sers ?

Maintenant, bois ce verre, ferme les yeux et respire.

Magique, n’est-il pas ? Pour la musique, je connais tes goûts à chier, et désolé mais ça sera de la soul et du jazz. Le métal me donne des maux de tête épouvantables.

Et pour en revenir à tes soucis : penses ce que tu veux, mais il est quand même fort probable que ta plastique avantageuse explique que tu te sois subitement retrouvé dans ses petits papiers.
Elle t’a baisé, tu n’as pas été à la hauteur, et maintenant tu te retrouves sur la touche.

La règle des 5C, mon pote ! »

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Les oulimots de Ragnarr :

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Avec mes doigts, tracer sur le papier la courbe de tes reins et retrouver sous les tissus, l’ombre de tes seins.

Quand sur le cuir, ma main se pose, creuser cette ombre que je tiens, et te faire oublier les tourments comme le glaçon peut disparaître dans un verre.

Mon regard posé sur ton corps, sculpte la pierre sans concession, quand tu es là en tenue d’Eve, docile et immobile, offerte à mon plaisir.

Deviner ton trouble, quand devenue sculpture de chair et de métal, au bout de mes doigts, dans la confusion de nos sens jusqu’à oublier le temps.

Puis sur les lignes de ta main, imprimer l’érotisme de ce moment unique, qui fait de ta plastique un modèle d’artiste et de l’homme, que je suis, du bois dont on fait les bûchers !

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Les oulimots de Airelle : 

Entretenir l’illusion de papier des mots écrits pour une éternité biodégradable par le temps.

Que de souvenirs à la vue des tissus choisis pour des passions aux larmes piquantes.

Restons légers mon amour, ne lions pas nos destins au métal conventionnel. Organiser une vie de plastique pour se heurter au mur de pierre que sont nos constantes inconstances…

Reconnaître ses vagues de désir et d’amour qui traversent nos essences. Gravons nos désirs dans le bois et laissons bouger les lettres dans le temps.

À quoi bon emprisonner dans le verre les caresses et baisers. les rires et les séductions ?
De l’excitation d’une rencontre à la lassitude du rythme d’une tradition désavouant nos sens. Soyons ce cuir doux, tanné par les regards, le désir, les séductions.

Pour la joie d’être l’unique dans un corps à corps exclusif.

Laissons voguer nos cœurs dans les mélanges de nos cycles.

Le nier est se renier sois même.

#AmoursLibertines

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Les oulimots de Dom_Vauvert :

Il est encore là, le temps où nous buvions le champagne, jetions les coupes, rien que pour entendre le son du verre se briser ; point de gobelets en plastiques ici !

Harnachée de cuir, meurtrie par les ridelles de métal, couchée sur la pierre chaude du soir naissant, tenant en ses perles blanches un petit morceau de papier soigneusement plié où elle avait écrit ses serments afin qu’elle se souvienne, les étés à venir, qu’elle fut pendant quelques instants heureuse de lui ! Elle souriait quand bien même les dents serrées !

Le lourd tissu cramoisi, est retombé sur les bois, à jamais !

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Les oulimots de Eshi :

« Enlève ta robe »
L’ordre vient de claquer. Elle frissonne en faisant glisser le tissu de ses épaules. Elle ne le voit pas dans la pénombre de cette chambre aux murs en pierre. Il avait été clair sur ses attentes. Il avait pris tout son temps pour lui donner ce rendez-vous, il avait voulu peaufiner tous les détails. Elle entend les glaçons qui tintent dans son verre et sa langue qui claque de satisfaction. Elle frissonne. Elle se sent démunie, mais sereine aussi.

Il se lève et tourne autour d’elle. Elle le découvre enfin du coin de l’œil. Elle sait que bientôt elle sentira le cuir qui mord sa peau, le métal froid du plug qui s’enfonce dans ses chairs pendant qu’elle se cramponnera aux montants en bois du lit à baldaquin devant elle. Il lui avait minutieusement décrit ce qu’il allait lui faire dans la lettre qu’il lui avait envoyé. Elle se souvient encore de l’odeur du papier qu’elle avait rangé, tremblante, dans sa boîte en plastique avec le reste de sa correspondance.

Elle n’est plus qu’attente et frémissement. La séance peut commencer.

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Les oulimots de Faffwah :

Ma chère amie,

Avec le temps, je commence à mieux vous connaître. Et, plus il passe, plus je me dis que tout le mal que j’ai pu entendre sur vous n’est qu’un tissu de mensonges. Alors je crois que je vais prendre la liberté de vous proposer une rencontre autour d’un verre. Et dieu sait ce qui se passera après. Car si, sur le papier nous nous plaisons, rien ne remplace une rencontre dans la vraie vie. Mais, déjà, la confiance règne entre nous et c’est, à mes yeux, la pierre angulaire d’une relation. C’est d’autant plus important ici que j’ai l’intention de m’en remettre entièrement à vos mains et de vous offrir mon abandon le plus complet. Je vous sais dominatrice à l’occasion et je vous avoue que la perspective de vénérer votre plastique gainée de cuir dans l’intimité ne me laisse pas de bois. Alors pourquoi ne pas tenter l’expérience ? Et, pour vous montrer la passion que vous m’inspirez, je vous ‘envoie une photo de mon cul orné de ce plug de métal que j’ai acheté spécialement pour vous. J’espère que vous aimerez. Et que, quand nous nous verrons, vous saurez vous occuper de moi comme il se doit.

Votre dévoué F.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Marivaux :

Pierre, papier …ciseaux,
Pour toi ce cadeau
Jambe de bois,
Je te vois
Œil de Verre,
Je te serre
Lanière de cuir,
Tu vas luire
Bandeau de tissus,
Tu me suces
Jouet plastique,
Je t’astique
Boule de métal,
Plaisir anal
Ah si nous avions le temps,
Ah nous nous aimerions tant !

Le blog de Marivaux

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Les oulimots de Popins :

Un coeur

Coeur chavirant au gré du vent,
Loin d’être en pierre,
Il fond par tous les temps.
Coeur de bois ? Non, je n’crois pas 
Même s’il s’embrase facilement.
En métal ? Sûrement pas ! C’est bien trop froid.
En plastique ? Non plus, bien trop chimique.
Le verre c’est bien trop transparent. 
Peut-être en cuir, parce qu’il est souple et léger, très résistant.
Il prend les marques du temps, il se patine.
Ou alors un coeur de chiffon. Des bouts de tissus brodés chacun de points de croix.
Autant de rire, de joie. D’amour et de baisers. De câlins et d’amitiés.
C’est aussi un morceau de papier sur lequel de bien belles histoires vont encore s’imprimer.
C’est un coeur. Mon coeur. Et il est bien vivant.

Le blog de Popins

S14 4/04 : Une contrainte pour s’évader

Contrainte : Lugubre, malaise, hanté, angoisse, envahir, effacée, souffrir, évader, triste.

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Aernout Overbeeke

Les oulimots de De La Vega :

Quelle ne fut pas ma surprise quand, pénétrant dans cette lugubre cage d’escalier, j’avais croisé ton regard.

Oui, nous nous connaissions, comme quelques échanges sommaires le permettent. Certes, nous avions rendez-vous. Mais la demi-heure d’avance que l’angoisse m’avait soufflée aurait pu tout changer, créer un malaise. Au lieu de cela, cajolés par une complicité prometteuse, nous nous laissions envahir par une fièvre inquisitrice ; nous observant, hantés par des sourires ahuris.

Au moment où elles allaient s’ouvrir, tu effleuras mes babines gourmandes comme pour figer le sacré de l’instant dans le silence. Et, sans qu’un mot ne puisse s’évader, tu t’approchas. A quelques centimètres, je te humai, devinai tes mouvements, guettai tes expressions.

Contact !

Sentir ta peau contre la mienne avait déclenché une envie mutuelle et irrépressible de se goûter. Tes phéromones m’assaillaient de toutes parts. Et, déjà, l’idée de ton sexe brûlant appelant le mien, me faisait souffrir tant chaque seconde hors de toi était pénible.

Le contraste sidéral de cette idylle fiévreuse mais néanmoins inassouvie et du triste décor d’un immeuble désaffecté prit fin quand, victime de fonctionnaires zélés de la fourrière municipale d’Issy-les-Moulineaux, je fus emmené…

Du fond de ma cage, caninement.

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Les oulimots de Dans l’œil du cyclone :

J’ai toujours ressenti un vrai malaise devant les films d’horreurs.

J’ai beau savoir que tout est factice, qu’il n’y a rien à craindre, je sens la peur m’envahir dès que cette musique, si caractéristique du genre se fait entendre.

Pourquoi ces angoisses ? Pourquoi cette frousse face à une maison hantée, une ombre louche ou toute autre scène lugubre ou stressante ?

Pourtant, tous les autres genres me permettent de m’évader, d’oublier, le temps du visionnage, que je suis préoccupée, triste, contente ou en colère.

Peut-être parce que certaines images, vues trop jeune mais à peines effacées de ma mémoire, me font encore souffrir ?

Je ne sais pas, en tous cas les personnes qui sont fans de ce genre me laissent perplexe !

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Les oulimots de Ragnarr :

Le dimanche est un jour triste, plus lugubre même que d’autres, hanté d’un sentiment d’oppression, d’angoisse et d’isolement. Le malaise du bagnard avec son boulet aux pieds, coupé du monde. Désespérément seul au milieu des siens !

Alors, on rêve de liberté … Tentative d’évasion mentale, ombre effacée, relation virtuelle. Tendu comme le ressort d’un jouet mécanique, on est prêt à envahir une autre vie et à s’évader vers une âme et un corps accueillants. Envie de retrouver des sensations oubliées, au moins, pour quelques instants et retrouver un souffle de vie!

A la réflexion, l’actualité nous rappelle l’existence de bien d’autres prisons, d’usine à souffrir où des victimes rêvent elles aussi d’évasion …

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Les oulimots de Camille Sorel :

Toi, tu es un type bien. Tu ne fréquentes pas ces cercles de fous du cul. L’idée d’un plug dans le fion te provoque un malaise. Une femme et plusieurs hommes, tu trouves ça lugubre. Et toi, sucer une queue ? Jamais, angoisse totale !

Moi qui ne suis pas hantée par un prétendu bon usage de la sexualité et qui ne suis guidée que par mon affection, je ne te comprends pas. Tu me dis : « Respecte-toi, évade-toi de ce cercle ».

Me respecter ?

Parlons-en.

Qui, en toute amitié, vient user de ma bouche et de mon cul joyeux, sans pouvoir l’assumer ? Est-ce me respecter de craindre d’être vu en honteuse compagnie si tu sors avec moi ? Depuis que j’ai vingt ans, tu me baises et oublies : il ne s’est rien passé. Mille fois, tu m’as effacée.

Chez les dingos du cul, mes mauvaises fréquentations, je ne suis pas honteuse. Et tu sais quoi ? Après les avoir vus, je ne suis jamais triste.

Tu penses que jamais un homme bien ne voudra de ma peau autrement que pour jouir si je suis libertine. Mais ton homme bien, celui que tu crois être, si le dégoût l’envahit quand une femme est libre, et que cette liberté l’empêche de l’aimer : il ne m’intéresse pas.

J’ai reçu plus de respect et de tendres attentions dans des lieux de perdition où tu ne peux souffrir un instant d’imaginer ta femme, qu’avec toi, en vingt ans.

Toi, qui es un type bien, et sais faire le tri entre les filles qu’on jette et celles qu’on peut aimer.

Le blog de Camille Sorel

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Les oulimots de Marivaux :

C’est curieux, je n’y arrive pas. C’est triste car je pensais vraiment que ce serait facile. La liste de mots est cohérente et homogène. J’aurais pu pondre une petite histoire de région hantée bien lugubre, avec ce qu’il faut d’angoisse et tout et tout … Mais bon franchement j’avais un malaise avec ça.

C’est vrai quoi ! Il y a de vrais gens concernés ! Vous imaginez ? Il y a combien de personnes inscrites sur Twitter ? Vous imaginez la rumeur envahir la toile ? Et moi leur racontant des histoires de fantômes.  Non, je crois au contraire qu’il faut assumer : oui, il y a une expérience en cours sur le réseau et, finalement, c’est aussi bien que cela se sache. Oui, avec des collègues on a chopé quelques trolls qui n’avaient pas réussi à effacer leurs traces et on fait des expériences sur eux. Pas juste pour les faire souffrir  (encore que… parfois ça fait du bien…) mais pour arriver à découvrir comment bloquer vraiment un indésirable sur internet… Vous voyez le tableau ?

Bon, au final l’expérience n’a pas tourné comme on voulait : quelques-uns en sont morts. Ca encore ce n’est pas grave.La recherche scientifique en a vu d’autres… Non. Le problème c’est que, pour certains,  cela a renforcé leur résistance en décuplant leur pouvoir de nuisance. Ils ont muté en une espèce hybride mi virtuelle mi réelle : des êtres pouvant apparaître en vrai, d’un seul coup, à côté de vous alors que vous étiez simplement en train de tweeter contre lui.

Vraiment une expérience passionnante, mais nous n’avions pas prévu, mais alors pas du tout … comment dire … la contagion !

Non seulement nous, les collègues et moi, sommes devenus des êtres hybrides nous aussi, mais en plus nous sommes devenus d’horribles Trolls : gros, poilus, laids, un torse jaunâtre et des sexes démesurés et priapiques! Et, depuis ce matin, nous nous sommes enfuis sur Twitter en laissant s’évader tous nos prisonniers… Je ne sais pas si je suis clair … En fait le plus simple serait que je vienne vous voir pour l’expliquer directement non ?

Le blog de Marivaux

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Les oulimots de Ssslll2 : chut un pétale

Lugubre est le jour,
Malaise est pour toujours,
Hanté est le palace,
Angoisse est le rapace,
Envahissant est le solitaire

Effacée est la  mégère
Souffrant est le soupirant
Évadé est le grand méchant
Triste est cette histoire

Ps … on s’en fiche … même si je termine sans rime … voilà… c’est ma liberté …

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Les oulimots de Ludoludic :

J’étais sur la route à essayer d’oublier mes angoisses. Hanté par mes doutes, je ne voulais pas me laisser envahir par tout ça.

C’est alors que je suis arrivé sur le chemin lugubre qui menait à cette maison.

Je me suis arrêté devant la porte et le malaise s’est effacé en tournant la poignée. Je ne voulais plus souffrir. Juste effacer ces tristes souvenirs. Cet endroit m’avait permis de m’évader, de me ressourcer.

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Les oulimots de Eshi :

Comment m’as-tu effacée de ta mémoire, de ta vie ? Par petits bouts ? Par ennui ? j’avais tellement peur de t’envahir que j’en suis devenue transparente peut-être… tu as ressenti le malaise, tu m’as vu souffrir mais tu n’y pouvais rien. Ça t’a bien rendu un peu triste. Et puis tu es passé à autre chose. Il n’y avait pas de raisons que tu t’attardes plus que ça sur mon cas.

Je suis restée seule. Perdant mes couleurs au fur et ma mesure que je disparaissais de tes souvenirs, au fur et à mesure que tu détournais le regard. J’ai vu avec angoisse mes pétales tomber sur le bois vernis. J’ai essayé de m’évader dans un dernier sursaut mais ce vase m’a retenu. J’aurais bien pleuré sur ma destinée lugubre mais est-ce que les fleurs ont une destinée ? Il paraît que ce n’est pas le cas. Je n’aurai même pas le plaisir de te hanter de mon souvenir. Je suis fanée.

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Les oulimots de Faffwah :

Une soirée Batcave : voilà ce que cette amie m’avait proposé. On ne parlait pas de gothique à l’époque. J’étais quand même un peu perplexe. Passer ma nuit dans un endroit sinistre à écouter de la musique lugubre ? Très peu pour moi qui étais plutôt jazz fusion. Mais voilà, j’avais besoin de m’évader pour ne plus être hanté par le triste souvenir ma récente rupture. Vous me direz que c’était paradoxal alors d’aller dans un tel endroit. Mais je n’étais plus à un paradoxe près. Et elle était plutôt jolie mon amie, dans ses habits noirs, ses dentelles, et avec ses cheveux corbeau. Alors si ses consœurs étaient à l’avenant, le phénomène pouvait être intéressant à étudier de l’intérieur. J’avais donc accepté. Je n’avais rien à perdre après tout, si ce n’était un peu de temps. Et, à l’heure dite, nous nous étions retrouvés devant le club. Bien sûr, je n’avais pas respecté le dress code, ce qui l’avait fait rire. Et aurait pu m’interdire l’accès à la soirée. Mais, après quelques palabres avec le videur, la lourde porte s’était effacée devant nous et nous avions descendu les marchés qui nous menaient au sous sol. J’avais alors commencé à me laisser envahir par l’ambiance. Ce romantisme noir qui ressortait n’était pas pour me déplaire et, finalement, je n’y voyais rien de déprimant. Cerise sur le gâteau, du fait de ma tenue iconoclaste pour les lieux, j’étais l’objet de beaucoup de regards et, ma modestie dût-elle en souffrir, de quelques sourires pas si narquois que ça. Ce qui avait beaucoup amusé mon amie au moment de  rejoindre son amant du moment.

— Je te laisse seul dans l’arène, bon courage.

Et elle m’avait planté pour gagner une des alcôves qui jouxtaient la salle. J’étais donc parti explorer les lieux, histoire de voir et de m’occuper. Et, à  ma grande surprise, je m’étais fait harponner par une de ces créatures, charmante malgré sa pâleur exagérée par le maquillage.

— Ouah, l’angoisse tes fringues ! Sans ça tu serais presque mignon tu sais ?

Et elle m’avait tendu une bière. Cette entrée en matière, plutôt péremptoire, avait brisé la glace et nous avions entamé une discussion passionnante sur l’influence du Velvet Underground sur les groupes qui faisaient la bande son de la soirée. De fil en aiguille, nous nous étions considérablement rapprochés et vint le moment d’envisager de finir la nuit ensemble. Hélas, je vivais encore chez mes parents, ce qui rendait la chose difficile de mon côté. “Y a pas de malaise” m’avait-elle répondu. Et elle était partie chercher les clés d’un appartement. Ça avait été ensuite un beau moment de sensualité. Tout juste avais-je été un peu interloqué par l’aspect un peu masculin de la piaule. Mais j’appris par la suite de la bouche de mon amie que ma partenaire de ce soir m’avait entraîné chez son compagnon, lequel m’avait repéré aussi dans la soirée et avait donné son accord.

Alors ce soir, au moment de retrouver cette femme mariée à la demande de son époux, je repense à cette première première approche du candaulisme à laquelle je n’avais pas su, en son temps, donner de nom. Et je me dis à posteriori que je devais y être prédestiné.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Airelle :

Souffrir pour un amour conventionnel
Hanté par l’appel d’un infini sensoriel
Le lugubre s’installe
L’angoisse et le malaise pour seule conversation
Laisser une petite mort envahir les corps
Accepter de vivre en étant effacée
Et souffrir donne à l’histoire une bien triste fin.

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Les oulimots de Moreldidier7 :

Il était une fois l’angoisse qui vivait dans l’ombre. Elle était terreur dans le cas extrêmes une névrose apparaît des crises de panique.
Elle a toujours été hystérie…
Dans sa vie aucun moyen d’en sortir.

Mais un jour l’angoisse vit la mort.
Une profonde tristesse hanta dans ces lieux ..
D’un malaise dans l’ensemble des lieux si noir si hanté.

La grande prêtresse son visage si triste, son regard effacé exprimait une grande mine, tête lugubre deuil de mort.
Envahie par la souffrance inspirant son malaise qui dérange.
Étirée, étouffée,  illusion perdue d’en souffrir sans pouvoir s’évader.
L’angoisse s’en alla empoisonnée,  ensorcelée, écorchée…

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S13 28/03 : Une contrainte vaudoue

Contrainte : Anaphores, alexandrins, requête, pénates, prothèse, aphone, vaudou,apnée, arpents

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Les oulimots de Essence :

Diomède le sage
Diomède de Thrace
Traîne sa prothèse
Sur ses arpents d’Argos
Rendu aphone
Dans l’apnée
De ses alexandrins
Adresse
Dans un rituel vaudou
La requête
De rejoindre ses pénates
Pour nourrir ses juments
Nourrir ses juments

Anaphores

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Les oulimots de Marivaux :

Le mandrin d’Alexandre, drin drin drin
Arpente le con d’Anna, fort fort fort
A plat sur ses pénates, clac claque

Doux comme un veau, doux doux doux
Il tête, et traite et requête
Les mamelles de la donzelle, zèle zèle.

Trop fort trop doux trop bon
Elle, appât, aphone, apnée,
Protège d’aise l’impro de son prolo
Et de sa belle prothèse trop trop trop

Le blog de Marivaux

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Les oulimots de Camille Sorel :

Cher absent nécessaire

Je vais faire l’effort d’écrire simplement. (Tu sais que je suis coincée en alexandrins dès que j’approche un clavier.) Les mois s’écoulent et le silence m’étouffe. C’est un sacré problème, un problème d’apnée. Je m’explique : plongés en dangereuses eaux qui manquaient nous noyer à chaque traversée, nous avons cessé de respirer. Les premières secondes, ouf, nous voilà sauvés ! Et puis, une certaine gêne. D’abord pour dire les choses : c’est tout physiologique, quand on ne respire pas, on est de fait, aphone.

Ainsi, dents serrées, j’ai employé ma hargne à banderiller chaque souvenir cinglé. Avec une foi vaudou je plantais dans ton nom une épingle sur chaque douleur. Il fallait que je sente, que je comprenne, accepte.

Ensuite j’ai arraché de moi ce qui me liait à toi. Mais il y avait un trou, je cherchais une prothèse. L’air me manquait un peu mais je ne me noyais pas, c’était bien l’essentiel.

Un jour j’ai hoqueté et rompu le contrat : tout près de ta pénate, je suis venue gratter pour te dire « salut, je n’oublie pas ». De nous deux le plus fort, tu as claqué la porte. Je t’en ai bien su gré, qu’espérai-je alors ?

J’ai envie d’oxygène, je regarde tout autour et ne cesse d’évoquer les arpents de nos terres maintenant en jachère. Et j’aime la prairie ! C’est libre, frais, divers et invite à la joie.

Tu me diras, alors : « Viens au fait. As-tu une requête ? »

Juste respirer un peu : je commence à bleuir.

Après on plongera, on s’oubliera encore, et comme une anaphore, je croirai que je te hais.

From Stockholm with love

C.

Le blog de Camille Sorel

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Les oulimots de Faffwah :

Faire des vers, chez certains, est un exercice qui les met en apnée. Au point de les rendre aphones ou, pour le moins, muets du stylo. Comme si ce dernier devenait une bien encombrante prothèse.

Et il y a ceux, comme toi, pour qui litotes et anaphores coulent de source. Tu es en poésie comme dans tes pénates et les alexandrins sont les arpents de ton jardin secret.

Alors je te le dis ici. Cela m’envoûte bien plus sûrement que n’importe quel sort vaudou. Et je te fais cette requête : n’aie de cesse d’écrire et nourris-nous encore de tes mots.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Domino :

Sur ma peau en apnée, tu te poses en alexandrins  
Sur mes arpents en calligrammes, tu suces les mots adultérins
Tu découvres mes pénates et lances des requêtes de coquins
Tu déballes ta prothèse-gourdin, écris le vaudou cabotin
Sur mon corps aphone soumis à tes inlassables refrains
Tu répètes à l’infini les anaphores au rythme de nos sizains

Le blog de Domino

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Les oulimots de Ludoludic :

D’anaphores en alexandrins,
Votre requête se fait en vain.
En séance vaudou
Cet apnée me rend fou
Grace à ma prothèse
Je parcours 2 arpents
Malgré le soutien de pénates
Je suis aphone à mes dépends

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Les oulimots de Airelle :

Nul besoin d’anaphores ou d’alexandrins pour me séduire. Ta requête restera vaine si tes intentions ne sont pas sincères. Que ce soit pour un moment ou pour du plus long, je ne suis pas la prothèse qui comblera ton vide.

Si tu es authentique, même aphone je le sentirai.

Ni incantations, ni Vaudou n’en viendront à bout. Je ne voudrais te répondre.

Que tu sois vexé ou blessé peu importe les arpents jusque chez toi, je reste dans mes pénates. Je ne bougerai pas.

Si je croule sous les désirs, que je me retrouve en apnée à m’étouffer, sans sincérité tu ne m’approcheras pas.

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Les oulimots de Ragnarr :

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A peine rentrés dans nos pénates, elle m’effeuille avec délice. Rien ne lui résiste. Bientôt, à son tour, la voila nue devant moi. « J’ai faim ! » Elle passe sa joue contre ma queue, m’attire vers sa bouche et lèche mon gland avec envie et application comme les anaphores dynamisent en rythme les alexandrins.

Sa cambrure expose une croupe luisante et à mon tour j’en goûte la saveur. De son bouton de nacre jusqu’à son petit trou, ma langue avide de son cul explore chaque arpents de son intimité. Soupirs de plaisir, mais impérative requête ! « se servir sans limites ! »  Un lourd parfum de sexe emporte nos sens et enflamme nos désirs.

Aphone, elle étouffe maintenant de ce gland, enfoncé jusqu’à la garde. En apnée, entre deux va-et-vient, elle n’est plus qu’une bouche à baiser, une prothèse de jouissance qui subit, avec abnégation, mes derniers assauts qui s’achèvent dans un râle vaudou et libérateur lorsque la décharge de foutre explose et remplit sa bouche gourmande d’un goût de victoire éclairant un regard reconnaissant.

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Contraintes du jour, anaphores pour nos mots,

Contraintes, en alexandrins rimer les mots,

Contraintes dures, requête, cesser ces maux,

Contraintes, loin de nos pénates et hameaux,

Contraintes, pas de prothèse pour le plumeau,

Contraintes, aphone, chanter pianissimo,

Contraintes, pas de vaudou sous les rameaux,

Contraintes, en apnée rimer fortissimo,

Contraintes, évoquer quelques arpents à Meaux.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Popins :

Alexandrins et Anaphores, pour contrer la Mort

L’âme -savant mélange pour moi de pensées, d’émotions, de traits de caractère- l’essence même de qui nous sommes finalement, l’âme a une mémoire.
L’âme, mon âme, se souvient parfaitement de l’année dernière et aujourd’hui mon cœur est en berne, ma gorge est serrée, mes larmes au bord des cils.
J’étais tranquille, j’étais peinard dans mes pénates me préparant de quoi me sustenter avant d’aller veiller sur des âmes en peine.
L’âme, mon âme a été terrassée en coup de fil.
L’âme, Ton âme, s’est donnée la mort- requête de ton être de mettre fin à ta souffrance.

La mort, Ta mort, m’a d’abord sidérée.
La mort, Ta mort, tout de suite je l’ai écrite, je l’ai dite, je l’ai hurlée, à qui comptait, juste pour tenter de réaliser, de sortir de la torpeur. Mais finalement en vain. J’étais clivée. C’était une information impossible à intégrer.
La mort, Ta mort m’a laissée en apnée, aphone, décérébrée, meurtrie.

L’Amour, la Vie, le Temps ont fait leur oeuvre.
L’Amour m’a soutenue,
La Vie m’a comblée,
Le Temps a atténué ma détresse.
L’Amour, la Vie, le Temps pour survivre à la mort.
L’Amour, la Vie, le Temps pour faire renaître l’âme, Mon âme. Pour reprendre la partition de ma vie et vivre en musique.

La musique de la joie, des rires mais aussi des pleurs.
La musique des voyages, des rencontres, des découvertes qui rythme mes jours, mes nuits, ma vie.
La musique comme prothèse quand on ne trouve pas les mots.
La musique comme un rituel vaudou pour chasser le mal.
La musique pour donner de la couleur aux jours gris.
La musique pour accélérer le tempo quand les heures sont celles d’un arpent.

Une année écoulée mais tu es toujours là,
Une année est passée, je pense encore à toi.
Une année traversée, la première sans toi.

Je t’aime, et tu vis, tu ris tout au fond de moi.
Je t’aime, et je ne t’oublierai pas.

Je t’aime.

Le blog de Popins

S12 21/03 : Un cerbère de contrainte

Contrainte : Ange, Cerbère, Dragon, Farfadet, Gobelin, Korrigan, Manticore, Nécromancien, Phénix

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Les oulimots auto-contraints de Pidgy :

Magie et viennoiseries !


“Va et ne reviens pas sans savoir !”

Voilà ce que le Grand Nécromancien m’a dit il y a des mois en me congédiant. Il est comme ça le boss ! Il te demande un truc dont tu ignores tout !

“Ne reviens pas sans savoir !”

Tu parles d’une injonction ! Sans savoir quoi  ?

Je sais qu’il cherche quelque chose mais quoi ? Et puis c’est quoi cette manie de vouloir se faire appeler le Destructeur du Monde ? On va aller où une fois que le monde sera détruit ? Nous ne sommes pas des Phénix que je sache ! Nous ne risquons pas de renaître de nos cendres !

J’avoue que je suis au bout de ma vie après tout ce temps passé. Je vais rentrer sans savoir. C’est comme ça !

Pourtant je m’en suis donné du mal !

Comme il est nécromancien, j’ai essayé de tirer les vers du nez des morts. Difficile vu qu’ils n’ont plus de nez mais impossible ne fait pas partie de mon vocabulaire. Par contre j’avais oublié une formalité : pour voir les morts, il faut passer la porte des Enfers et là il y a Cerbère. Cet oubli m’a coûté le fond de mon pantalon, m’a permis de battre le record du monde de course à pied mais je n’ai pas pu entrer dans les Enfers. Ma quête commençait mal !

Qu’à cela ne tienne, je me suis mis à la recherche des créatures adeptes des énigmes, farfadets, gobelins ou autres korrigans ! Résultat, ils m’ont dépouillé de mes biens les plus précieux en me laissant aussi ignorant qu’avant de les avoir rencontrés ! N’approchez jamais de ces escrocs ! Ils vous font miroiter le meilleur ou la réalisation de vos souhaits tout en vous faisant les poches ! Pénibles ces quêtes idiotes !

“Sans savoir !”. Il en a de bonnes pépère !

En désespoir de cause je me suis même surpris à m’adresser à Dieu et tous ses Saints ! Il devait être de bonne humeur puisqu’il m’a dépêché un Ange pour voir de quoi il s’agissait. Il a dû m’envoyer le simplet du Paradis parce qu’il a été incapable de me donner un quelconque indice. Par contre il voulait absolument que je m’assoie sur ses genoux pour me raconter des histoires. “Tu ressembles tellement à un enfant de chœur !” qu’il me répétait sans cesse. “Tu as déjà vu un homme tout nu ?” Aimait-il à me demander. Je comprends mieux ce qui se passe dans certains cultes. Je l’ai vite expédié et renvoyé dans son monde. Pas question que je mette un doigt dans l’occulte !

Pour me calmer, j’ai occis deux, trois dragons et manticores sur ma route. Je crois bien qu’il n’en reste plus d’ailleurs vu mon énervement et mon besoin de passer mes nerfs.  

Maintenant j’en ai assez !

C’est pourquoi je suis de retour !

Tant pis si il me met à l’amende ! Ça ne sera pas pire que maintenant !

Allez courage !

“Hola, Grand Destructeur du Monde, je suis de retour.

— As-tu la Réponse ? Est-ce que tu sais ?

— Pour savoir, il aurait fallu que je sache quoi savoir ! Du coup, je reviens sans savoir !

—  Idiot bête ! Je ne suis pas secondé dans ma tâche diabolique ! Comment vais-je détruire ce monde si je ne sais pas prononcer correctement tous les mots de la formule de destruction finale ! D’autant plus que l’on n’a droit qu’à un essai pour ça ! Ce n’est pas compliqué pourtant !

— Mais quels mots il fallait savoir alors ? Pourquoi ne me l’avez vous pas dit ?

— Imbécile ! Si je t’ai envoyé à sa recherche c’est que je ne savais pas lequel c’était ! Et puis il fallait que tu le trouves seul pour bien lui donner une puissance absolue !

— Lequel c’était ? Il y avait un choix à faire ?

— Bien sûr ! Dans la formule il faut dire soit chocolatine, soit petit pain au chocolat ! Ta mission c’était de me dire lequel des deux est le plus puissant !

— N’importe quoi ! C’est la même chose !”

A peine ai-je prononcé cette phrase que le Grand Nécromancien disparaît en un éclair et dans un bruit de tonnerre en hurlant “Caramba ! Je suis détruit par la magie de la viennoiserie ! Je me doutais que c’était un sortilège très puissant !” (Le Grand Nécromancien parlait très vite!)

Voilà pourquoi le monde a échappé à la destruction mais continue de se déchirer pour savoir si on dit chocolatine ou petit pain au chocolat.

Personne ne sait que tant que cette question ne sera pas tranchée le monde continuera d’exister. Comme quoi la vie tient à peu de choses !

Kenavo les bouseux, je pars à la recherche du Graal.

Ça sera plus facile !

Le blog de Pidgy

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Les oulimots de Bruneline :

Elle était un Ange. Depuis sa naissance, toute impureté disparaissait à son contact. Protégée dans les premiers temps de son enfance contre le monde par un féroce cerbère, elle l’avait rendu en quelques années doux et caressant comme un chien de manchon.

Elle avait fait son entrée dans le monde enchanté, charmant sans difficulté aucune, farfadet, gobelins et korrigans qui exécutaient pour elle tours de magies et danses sans fin. Elle avait appris la grâce et la malice à leur contact puis croisé la route des plus terribles des créatures : Manticore et Dragon. La première, charmée finit chat ronronnant à ses pieds, le second,pour elle, de désir fut dévoré. Cédant à sa passion, Elle y forgea sa puissance sans perdre sa pureté et obtint le cœur du seigneur des flammes, qui détruisit pour Elle tous les semeurs de morts, guerriers et nécromanciens. Puis elle décida de se pencher sur les mondes telle un phénix…

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Les oulimots de Ludoludic :

Nous étions sur le champ de bataille et il ne restait plus que mon ange de la colère Akroma. Elle avait terrassé un nécromancien. Face à elle ne se trouvaient plus que des Gobelins et des farfadets que le magicien face à moi avait invoqué. Mon cerbère avait péri au tour précédent sous leurs assauts. Et mon dragon tardait à venir.

A son tour un korrigan fut invoqué par mon adversaire. J’étais en mauvaise posture, c’est alors que mon phénix arriva à mes côtés. Je décidai de faire une colère des dieux et il ne resta bientôt sur le champ de bataille que l’oiseau de feu. C’était au tour du magicien face à moi. Il ne put qu’invoquer un manticore que ma créature n’hésita pas à l’envoyer au cimetière dès que ce fut possible. L’issue du combat étant connue, mon adversaire abdiqua.

Nous nous serrâmes la main, La partie était terminée.

C’est Magic.

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Les oulimots de Ssslll2 : chut un pétale

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Confession aux renards

Mes chers amis, ce soir est un moment spécial,
Le phénix m’a convoqué au tribunal…
Oui vous avez bien entendu,
La boule au ventre je m’y suis rendue,
Avec le cerbère d’un côté,
Et l’ange de l’autre, le phénix trônait.
Un jugement au milieu de la forêt
Les gobelins et les korrigans en tant que jurés.
Qu’avais-je donc fait ?
Oh Ça va les farfadets…
Pas la peine de m’attacher.
En fait, j’avais juste battu le dragon,
A une partie de petit bouchon,
Outrage à tout son héritage de nécromancien,
Battu par une femme, pauvre vaurien
Oh j’ai ri aux larmes, encore et encore
Punie à servir un charmant manticore,
Il pourra ainsi abuser de mon corps.

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Les oulimots de Marivaux :

Je l’ai longtemps cherchée
Parmi les Farfadets et  Korrigans
Et même jusque chez les Gobelins,
Mais ni la gentille folie des uns
Ni les facéties scabreuses des autres
Et encore moins les tours cruels et avares des diablotins
Ne me purent me la ramener
  
Des légendes et des cauchemars
Me conduisirent alors du côté des enfers
Et j’ai dû offrir mon âme en pâture
A des cerbères habillés de cuir
J’ai brûlé ma cervelle dans la bouche de dragons
Aux écailles d’acier
Et j’ai été transpercé  par le dard empoisonné
D’un mystérieux Manticore.
Pour autant mes souffrances ne me l’ont pas ramenée
Ces nécromanciens restaient vagues et confus
  
Agonisant de désespoir
Je fus recueilli par un pauvre oiseau
Au plumage vieilli et au ramage rauque
Réfractaire à son aide
Protégeant mes blessures
Je résistais longtemps
Mais la patience de son regard
L’infinie bonté de ses mots merveilleux
La douceur savante de ses caresses
Ont finalement réduit en cendres mes yeux éplorés
  
Et c’est alors
Qu’enfin
J’ai vu l’Ange qui me ressuscitait
Phénix aux ailes immaculées
J’ai reconnu son chant envoûtant
Elle était devant moi
Mon étoile

Le blog de Marivaux

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Les oulimots de Maouamia :

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©️Loisel

Anges ou dragons, je ne connais que leurs noms,
Quelques bribes d’histoires, quelques mots violés,
Qu’un Nécromancien m’ avait pourtant soufflés…
Alors que dans mon doute j’t’imaginais moins con.

Le Gobelin dans son bain s’est bien foutu de moi
Avant d’emménager dans l’ombre du Gwen A Du,
Et même après, fort aise, Phénix il est revenu
Jouir Encore Sur son Fil, à l’insu de Maoua.

Le mensonge c’est connu ne souffre pas le temps,
Ton Cerbère à merdé et refoule du gosier.
Fais toi limer les dents, range ta queue, ton épée,
Sois encore Manticore, je serai Korrigan.

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Les oulimots de Faffwah :

Féerique

Te rappelles-tu notre première rencontre ?

C’était dans le treizième arrondissement, pas loin de la manufacture des Gobelins. Il faisait chaud et tu portais un haut sans manches qui dévoilait le manticore que tu t’es fait tatouer sur l’épaule. Et c’est le contraste entre cette terrifiante bête et le sourire d’ange que tu m’avais adressé en me croisant qui m’avait frappé. Il valait, à mes yeux, le risque que je me fasse dévorer. Alors je t’avais proposé un verre. Tu avais accepté et nous nous étions attablés à une terrasse. Tu avais demandé une Korrigane et je n’avais pas été en reste en demandant s’ils avaient de la Phénix en limonade. L’originalité de nos demandes, bien que nous ayant attiré l’antipathie d’un personnel plus accoutumé à servir de la Heineken et du Coca cola, avait d’emblée établi une certaine connivence entre nous. Laquelle s’était renforcée par la découverte de notre passion commune pour Diablo. Tu m’avais bluffé en me décrivant les statistiques de ton nécromancien, je t’avais fait part de mon regret que l’on ne se puisse pas jouer un farfadet alors que cette espèce, au vu de ses caractéristiques, avait mes yeux un intérêt certain dans un jeu d’aventures. Mais peu importait et je m’étais plu à imaginer les quêtes que nous pourrions mener ensemble. Mais pas que. Je ne te quittais pas des yeux et, puisque nous avions commencé à parler jeux et aventures, commençais à nourrir toute une fantasmagorie coquine que nous pourrions explorer ensemble. Et que tu avais entretenue quand je t’en avais fait part, en me disant que le Cerbère qui gardait ta couche, loin d’être un dragon, était plutôt conciliant.

Tu avais dû partir ce jour là. Mais, depuis, nous nous sommes retrouvés à bien des occasions. Et c’est une féerie sans cesse renouvelée.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots du Fils D’Elsa :

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© Elsa

Aphasie ponctuelle – mon quotidien

Mon fils m’a apporté une liste de mots et m’a demandé un truc, mais j’ai oublié quoi.

On a été mariés longtemps, mais il est parti trop tôt. Quelle idée de s’installer aussi loin et de vendre cette raison !

Je vais aller voir mes amis et on verra ce qu’on verra ; je ne vais pas me laisser emmerder sans rien taire !

Je crois bien qu’on avait mangé une pizza au korrigan, cette herbe si fine qu’on en ange une entière sans même y prêter un lampion…

Et oui, j’ai toujours adoré Phénix le chat, quand il dévore un gardon… Dégradons !

Après mon accident d’hier, on a montré que je n’avais quasiment plus de manticore. Je buvais tout au gobelin, à cette époque, de peur de casser les verts.

Je deviens maladroite et je me cogne ; une fois, je me suis penchée au-dessus du farfadet et j’ai manqué de tomber de haut.

Faut pas croire !

Et sur le quai, aussi : quand j’habitais Paris je prenais souvent ce nécromancien ; les rames de seconde classe étaient vertes et celles de première étaient rouges au milieu. Avec les sièges en pois, et un barouf de tous les diables.

Et pendant le voyage on écoutait toujours la même cassette, dans la voiture surchauffée, une cerbère mouillée sur la tête…

Dave Brubeck Quart de Tête !

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Les oulimots d’Un Joueur Parisien :

Étrange d’être ange dit le cerbère qui sert bière au dragon dans des draps gonflés ainsi qu’au farfadet du far fade et, quand le gobelin gobe l’un des œufs du korrigan dont le corps est grand, le manticore ment encore alors que le nécromancien naît trop ancien lorsque le phénix fait ni X ni Centrale.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Ragnarr :

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Nos cauchemars se perdent, entre Gobelins, Farfadet, Korrigan et autres Manticores … Imaginaire assassin qui ne suffit plus à nourrir nos besoins d’âme et à réparer nos gueules cassées d’ange cassé.

Nous avons besoin d’être EN FEU pour nous sentir libre et de retrouver le parfum des cordes, où la froidure du Nécromancien contraste avec le feu du cerbère, qui se consume dans la lyre et les chants d’Eurydice. Comme lui nous préférons l’intensité à la longévité et sacrifier rituellement nos vies amoureuses sur l’autel du feu éternel pour, comme le phénix, renaître en passant par le feu destructeur d’un dragon !

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Les oulimots de Popins :

Petite mort

Dans ton lit, sur la table, sous un arbre, tu te mues en Farfadet qui fouille et trifouille mon intimité.
Dans mon cul, entre mes seins, au creux de ma gorge, ton sexe -fier comme un dragon, puissant comme un Gobelin- va et vient. Je suis aux anges.
Et déjà j’aperçois le Cerbère. Pourtant, si la mort me guette, c’est la voie du paradis qui s’ouvre à moi.
Le plaisir me transforme en Manticore : mes dents te croquent, ma salive luit sur ta queue, mes ongles lacèrent ta peau.
Korrigan de mes sens, tu es généreux et mystérieux.
Enfin, l’orgasme m’emporte vers les cieux.
Nécromancien, d’une voix douce tu restes en contact avec mon être, emportée momentanément par delà le Styx.
Entre tes bras, sous tes baisers, contre ton coeur, le Phénix reprend vie.
Pour mieux s’enflammer de nouveau.

Le blog de Popins

S11 14/03 :Vide ton sac !

Contrainte : Vide ton sac !

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Les oulimots de Faffwah :

Vide ton sac !

Il faut libérer ta parole !

Pose ici, tout en vrac,

Même si ça t’affole.

Il ne faut pas avoir le trac,

Regarde, même moi je m’y colle.

Plus rien ne doit être opaque.

Oui, je suis abstinent d’alcool,

Alors adieu vin ou cognac.

Tu me diras : ce n’est pas drôle

De ne plus être dyonisiaque.

Je te répondrai que les bricoles

Que j’écris tout à trac

Et qui parlent de gaudriole

Sont le plus bel aphrodisiaque.

Et, quand mes pensées décollent,

C’est mieux que de fumer du crack.

Alors apporte ton obole,

Deviens toi aussi un maniaque

De l’expression de ta parole,

Tu verras, c’est paradisiaque !

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Fellacia : 

Elle a vidé son sac , fiévreuse et impatiente. Au sens propre comme au figuré.

Après s’être fait part de leurs griefs respectifs qui polluaient leur relation depuis quelques temps ,le désir s’était fait violent.

Il fallait sceller ces retrouvailles par une saillie endiablée, passionnée. De ces saillies qui vous laissent pantois, le souffle court, la peau luisante de sueur, le con dégoulinant, le cheveu ébouriffé, comblés et apaisés.

Mais hors de question d’oublier la prudence. OÙ DONC ÉTAIENT CACHES CES MAUDITS PRÉSERVATIFS ?

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Les oulimots de Ragnarr :

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Sous ta paume, la chaleur est douce. Sous ma peau, elles roulent, l’une contre l’autre. Au cœur de ta main le sac pèse. Dans mes  yeux, un sourire. Dans ton regard, une question.

Le muscle se raidit, se dresse. Les doigts, devenus fourreau, montent, descendent, s’ouvrent et se referment.  Le membre enserré palpite doucement. Dans les yeux, le trouble. Dans le regard, le consentement.

Va et vient entêtant. Ma colonne se dilate à vouloir exploser puis pleure sa première larme. Ton délicieux et tendre coup de langue. Dans ton regard, la reconnaissance. Dans mes yeux,  la faiblesse

Il est temps. vide ton sac !

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Les oulimots de Airelle :

Je n’ai pas osé vous en faire part plus tôt. Vous auriez été obligés de m’accompagner dans mon insomnie

Mais je voudrais vous laisser jouer avec ma peau et me goûter chacun votre tour pendant que je serais occupée à vous à embrasser goulûment.

Mes mains glisseraient partout sur vos corps, saisissant vos virilité de ma bouche et de mes mains.L’un viendrait entre mes lèvres, l’autre entre mes doigts et vice et versa.

L’un darderait sa langue dans ma féminité et l’autre explorerait mes seins.

Puis j’entourerais de ma féminité la virilité de l’un et celle de l’autre. Et je vous laisserais jouer de vos inspirations sur ma peau qui vous accueillerait, vous recevrait.

Je nous sens mélangés dans le doux. Tout à l’un, tout à l’autre. De baisers tendres et sauvages. Vous m’inspirez les garçons. Beaucoup. Hâte de me glisser entre vous. Hâte d’être inondée de vous, de vos abandon. Hâte d’être portée par vous.

Il faut le prendre comme ça vient mais dans la liberté la plus totale. Juste laisser faire. Mais ne nous empêchons pas d’exulter ailleurs. Je ne supporterais pas qu’il n’existe pas cet ailleurs. Et si nous le préférons alors soyons libre. Mais si nous devons revenir, alors revenons. J’ai besoin de cette liberté. Celle de vous aimer et de vous inclure dans mon cercle d’amour. Mais vous n’êtes pas seuls…

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Les oulimots de Ludoludic :

J’aime la vie,

Vouloir te caresser

Initier tes baisers 

Désirer ton corps

Emporter si fort

Titiller tes seins

Onduler entre tes reins

Nourrir tes envies

Susurrer des mots interdits

Affirmer ton plaisir

Contempler ton sourire.

J’aime ma vie…

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Les oulimots de Maouamia :

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Lettre à la Déesse.

Je ne vois pas bien ce que mon homme, mon ancre, a trouvé de bon en toi. Je cherche pourtant, je voudrais comprendre, je voudrais savoir. Même si cela m’effraie. Cela me blesse. Cela me rompt.

Comment il a pu répondre à tes attentions, malgré moi, à cause de moi, comment il a souhaité t’envelopper de ses bras, mes bras, parfois.

Alors je creuse, je regarde… mais je te trouve pathétique, prévisible, peu profonde, à défaut de meilleur adjectif, creuse et molle, malgré les soies fines.

Tu te répands devant le monde de tes tracasseries intimes. Finalement tu l’as poussé à faire de même. Il s’est prêté au jeu, il en avait besoin, s’est retrouvé berné, ridicule à souhait, dans des mises scène éhontées, sans le voir. Son ego a pris le dessus.

Gagné ! Je le trouve un peu moins profond. Comme toi.

J’ai sorti de lui, bien malgré moi, la midinette egocentrée dont vous avez tou.te.s profité. Même s’il s’en défend, avec panache, et tente d’assumer sur votre dos et vos fesses ces démangeaisons de virilité. Qu’il me dit que j’étais quand même là. Dans cette cour de récré.

Il faut que je l’écoute. Que je l’entende. Quand il me parle de nous alors. Parce que je l’aime. Depuis bien avant. Et pour bien après. Quand il me parle de vous toutes, si spéciales, si différentes. Car tu n’étais pas plus unique que moi.

Ridicule je suis, d’avoir peur de ce qui a été, ou n’a pas été vraiment, de celles qui ont été, seulement un moment, finalement.

Ridicule tu es, à te revendiquer de transparence quand tu exposes au monde tes pleins et tes vides, avant même de les proposer à ton foyer.

Ridicules nous sommes, à nous battre pour une image, un avatar, disparu de son propre aveu depuis longtemps. Le temps est assassin…. tout ça.

Il ne te maudit même pas, malgré mes piques incessantes. Malgré mes nuits sur le canapé parce qu’on est trop nombreuses dans le lit à ses côtés.

Il ne te renie pas. N’a aucun regret, aucun remords, et te voue en silence un souvenir bienveillant.

J’en ai la nausée. De tous ces moments cumulés.

Sois ravie. Tu m’as plombée.

Mais nous nous relevons. Nous nous relèverons.

Il est à moi.

Tu ne l’auras pas.

Tu n’existes pas, tu n’existes plus, tu n’as jamais existé.

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Les oulimots de De La Vega :

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Les oulimots de Camille Sorel :

Quel foutoir !

Un esclave délicieux qui porte ma culotte

Un Maître qui me hante autant que je le fuis

Une nuit au château où je me sens souillon

Un amour platonique et toujours occupé

Deux fistons adorés qui volent ma liberté

Des chats. Une maison sans chats n’est pas bien habitée.

Des avis divergents sur ma santé mentale

Une meilleure amie qui ne trahit jamais

Un jardin qui débute comme une meilleure vie

Le soleil qui revient avec ma joie de vivre

Et la mer qui me manque, sans sa force je faiblis

Un collier délaissé : qu’en faire, maintenant ?

Des cordes odorantes qui m’inspirent toujours

Mes amis à distance, réellement aimés

Un ex petit ami qui me prend pour sa pute

L’estime que je gagne, je sais la mériter

Et devenir adulte quand mes cheveux blanchissent.

Le blog de Camille Sorel

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Les oulimots d’un joueur Parisien :

Vide ton sac, quelle injonction ! Faudrait-il encore remplir ledit sac sans se faire prendre la main dans le sac risquant de finir dans un cul de basse-fosse, mais l’on pourrait aussi le remplir lors de la prochaine mise à sac. Supposons donc ce point résolu, l’affaire est dans le sac direz-vous, à condition toutefois d’éviter les culs-de-sac et aussi, avouons-le, d’éviter de faire de cette contrainte un sac de nœuds. Un peu fouillis ce contenu de sac, j’en conviens, mais si je vous dis, après avoir évoqué des nœuds, qu’il s’agit là d’un premier jet, foutre dieu, vous allez penser que c’est mon scrotum que j’ai vidé suite à l’injonction de notre charmante amie…

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Eshi :

Ce sac rouge en cuir, recèle bien des secrets… comme tous les sacs de femmes, sûrement… d’abord les choses pratiques, celles auxquelles on s’attend. Un téléphone, un portefeuille. Une crème pour les mains et des mouchoirs. Rangés dans une petite poche, un rouge à lèvre. Des cartes de visite aussi. Elle est donc coquette et elle travaille. Une autre poche… des bas de rechange… et un plug. Elle n’est donc pas que coquette. Et là, au fond? Une culotte en dentelle qu’il lui a demandé d’enlever l’autre jour au bureau. Elle l’avait rangé précipitamment dans cette poche pour mieux l’oublier. Le plug, elle devait l’avoir sur elle. Pour qu’il puisse le lui mettre quand il le souhaitait. C’est d’ailleurs ce qu’il avait fait aux toilettes du bar, l’autre soir, pour l’observer rougir pour d’autres raisons que celles qui pétillaient dans son verre. Ce sac et ses malices n’étaient jamais entièrement vidés… telles des matriochkas, le téléphone et le portefeuille se remplissaient de secrets qui eux-mêmes en contenaient d’autres. La carte de fidélité de ce célèbre sex shop côtoyait ce billet de métro pour une destination qui ne correspondait pas à son emploi de temps. Les confidences de ses amies étaient dans son téléphone à côté de l’album où ses photos les plus indécentes côtoyaient ses souvenirs de vacance.
Elle ne pourrait jamais vraiment vider son sac. Il avait trop de facettes, donc à quoi bon ?

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Les oulimots de Dans L’Oeil Du Cyclone :

#SubMoiFort

– À toi qui n’as jamais lu la lettre que je t’ai envoyée pour t’expliquer ma version de l’histoire, qui t’es arrêtée à « je te déteste » alors que 2 lignes plus tard il y avait un « je t’aime » : sache qu’un jour j’arriverai à l’indifférence. Mais, pour le moment, je n’ai pas fait le deuil de notre relation.

– À toi qui as téléphoné à mon mari pour que je supprime devant lui tous mes moyens de contact avec la personne ci-dessus : je sais que tu l’as fait pour la protéger elle. Mais je ne digère pas d’avoir été ainsi infantilisée.

– À toi qui m’as dit « t’inquiète, je ne ferais jamais ça  » et qui l’a fait malgré tout une semaine plus tard : sache que j’ai compris pourquoi tu l’as fait. Et toi, as-tu compris pourquoi j’avais réagi si violemment ?

– À toi qui t’es intéressée à mon mari, qui t’es accrochée malgré les barrières qu’il a posées : je te remercie pour le bien que tu lui as fait et celui que tu fais à notre couple. Merci de ta bienveillance.

– À toi qui t’intéresses autant à mon mari qu’à moi, qui nous apportes un soutien supplémentaire ainsi que beaucoup de bien-être : merci pour tout ! Et présente nous vite ta femme!

– À toi qui me fais avancer à une vitesse grand V dans la gestion de mes angoisses : merci d’exister, merci pour ta patience infinie.

– À vous, mes autres amiX et mes futurs amiX : merci aussi pour tout ce que vous m’apportez. Votre écoute, votre bienveillance, vos conseils. Grâce à vous je me sens mieux dans ma peau !

–  À vous tous : vous êtes ma vie. Parfois chouette, parfois moche. Elle doit  continuer. Alors j’avance.

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Les oulimots d’Essence : 

Je fouille
Ce vrac
Si f’utile
Clés, mobile, musique
Je tripatouille
Papiers, stylo-bille, lipstick
Je secoue
L’énigme est posée
Un casse-tête
Je vide ce bric-à-brac à paillettes
Où est passé mon hamac?
Cet abri
Au-dessus du lac
Où je me réfugie

Mon havre,
Mon sac

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S10 7/03 : Une forteresse de contrainte

Contrainte : pourfendre, forteresse, estourbir, fourbir, besogner, lance, destrier, investir, assaut

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Photographie de KeeperOfHeartz

Les oulimots auto-contraints de Des Mots et désirs :

Place (dite) forte

J’avais décidé de ranger ma plume, de monter les murs de ma forteresse si haut qu’il ne serait plus possible d’y pénétrer. Remplir les douves à ras bord, lever le pont-levis, dresser les pieux tout autour : l’image de la forêt du château de la belle au bois dormant. Seuls les plus téméraires et les plus persévérants arriveraient peut-être à le prendre d’assaut, sans espoir de succès. Seulement voilà, quelle que soit l’épaisseur des murs, le nombre de barrières dressées, la force des défenses, il y a toujours un point faible. La petite faille qui, emplie d’eau, fera éclater le roc le plus dur lors du gel. Ma faiblesse et, paradoxalement, ma force, c’est cette sauvageonne apparue un jour à l’orée de la forêt que je croyais impénétrable. Là où d’autres avaient tenté de se frayer un chemin de taille et d’estoc, de pourfendre, elle n’avait fait qu’emplir les lieux de son chant, de sa voix douce et mélodieuse. Lorsqu’elle approcha du pont-levis, quelle ne fut pas ma stupeur de le voir se baisser seul ! Je tirais sur la chaîne de toute ma force, tentais de la bloquer de mille façons, mais la belle était aussi une sage. Elle savait que résister ne servait à rien, mais qu’au contraire il fallait se laisser aller et utiliser à ses propres fins la force de ce qui s’oppose pour en multiplier la puissance. Elle me tendit donc les chaînes, l’huile, le bandeau et autres moyens de défense que j’avais préparés et me demanda de la lier avec les unes, de l’oindre avec l’autre et de lui bander les yeux avec le dernier. Je décrirai plus loin quelques autres objets que j’avais fourbis et parsemés ici et là et qu’elle me suggéra, d’un petit coup d’œil malicieux, d’utiliser sur elle. Aucune crainte chez elle que je ne cherche à l’estourbir ou à lui faire le moindre mal. Je l’attachais donc après avoir pris soin de la déshabiller pour lui faire sentir la morsure du froid. J’avais bien pris soin de la mettre dans une position impudique qui m’offrait, sans voile aucun, ses charmes à la vue. À mon grand étonnement elle n’émit aucune plainte. Bien au contraire, elle gémissait de temps à autre, de plaisir visiblement. Agacé je prenais une lance et lui introduisais le manche entre les lèvres se trouvant entre ses cuisses. La garce était trempée et le bâton immédiatement luisant de cyprine. Elle poussa un cri de plaisir. C’en était trop ! Une boule de bois maintenue par deux courroies de cuir vint lui fermer la bouche. Rapidement sa salive se mit à couler. Le liquide se répandit rapidement sur sa poitrine opulente : nouveaux gémissements de la belle. Je relâchais deux pinces métalliques glacées qui mordirent puissamment les tétons durcis de la belle : cri de surprise et de douleur se transformant en soupir de plaisir. C’est là qu’elle me fit comprendre de détacher le bâillon. Curieux de savoir ce qu’elle avait à dire je m’exécutais et ôtais également le bandeau sur ses yeux en lui enjoignant de parler. Elle murmura dans un souffle tremblant de désir :  » Investis-moi, fais-moi tienne, besogne-moi sur l’heure! Puis je ferai de toi mon destrier et m’empalant sur toi te monterai sauvagement. « 

Je succombais donc et les murs des forteresses tremblèrent avant de s’écrouler.

Le blog de Des Mots et désirs

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Les oulimots de Dans l’œil du cyclone :

« C’est l’histoire d’une princesse dans sa forteresse, qui rêvait de se faire enlever par un beau prince charmant venu la chercher sur son fidèle destrier »

Une histoire des plus banales me direz-vous et vous auriez raison!
Il est si difficile, de nos jours, d’être original en racontant des fables où les chevaliers sont envoyés pourfendre des dragons avec leur lances, où des armées montent à l’assaut des châteaux pour simplement estourbir des mécréants retenant en otage le propriétaire des lieux.

Mais voyez-vous, quand on s’est fait refourguer des mots désuets ou connotés romans chevaleresques, il est ardu de se laisser investir par un autre pulsion…
À moins que…

« C’est l’histoire d’une princesse dans sa forteresse, qui rêvait de se faire besogner le con par un beau prince charmant et fourbir le cul par son fidèle destrier. »…

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Les Oulimots de Ragnarr :

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Hussard

Pourfendre la nuit, derrière elle, se glisser. Foubir ses armes, d’une main affectueuse, flatter sa cambrure, caressant la douceur de sa peau pour atteindre enfin la croupe convoitée et, tel le cavalier, chevaucher son fidèle destrier.

Dans le secret d’une forteresse,  roide en son armure, la lance en arrêt, pendre son corps d’assaut. Doucement s’investir entre ses jambes et besogner avec toujours plus de force, dans des rugissements mâles, la femelle,  objet de son plaisir à presque l’estourbir.

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Les oulimots de Camille Sorel :

C’est décidé, je me lance.

Marre d’être prisonnière volontaire dans ma forteresse familiale  : je prends un train pour destrier et je pars m’amuser. Je décide que j’ai le droit de vous rencontrer tous, les zinzins  que j’aime lire. A l’assaut, j’arrive !

Toi, si belle et si libre, estourbie si tu le veux, et vivante pour deux, je serai tellement heureuse de te claquer des bises.

Toi, que je connais si peu, investie pour les autres, furieusement sexy et aimée, je le sais : que je serai contente de voir tes yeux sourire !

Toi, adorable, douce et droite : tu sais ce que tu veux et tu es une chance pour ceux qui t’ont croisée, eh eh, aucun doute, on va bien rigoler.

Il y aura aussi un mystérieux chevalier qui semble en douceur pourfendre une armure blonde.

Un écrivain parfait qui ne besogne pas : sa rythmique est innée, et l’homme ne triche pas. Il est encore plus doux qu’il ne laisse transparaître !

Et je fourbis mes rires pour découvrir un adorable hôte. Saluer bien bas le plus élégant de tous les voyageurs et d’autres êtres joyeux, qui aiment la vie, les plaisirs et les gens.

Bref, bientôt je voyage, et pour moi, casanière, c’est la Grande Aventure : je m’en réjouis déjà.

Le blog de Camille Sorel

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Les oulimots de De La Vega :

Madame,

Vous êtes une alchimiste. En le regardant, vous changez en « beau » ce qui ne l’est pas. Ainsi, par vos yeux, j’ai été un temps, quelqu’un de différent, quelqu’un d’exemplaire.

Tantôt chevauchant un grand destrier blanc en quête d’ennemis de l’amour à pourfendre, tantôt à l’assaut d’une forteresse de doutes vous retenant captive.

Ensemble, nous avons vécu mille romances et autant  d’aventures. J’en ai savouré les moindres détails ; Des heures passées à fourbir mes armes destinées à faire briller votre âme, aux combats héroïques livrés pour votre liberté. Par dessus tout, j’ai adoré estourbir le manque de reconnaissance et m’investir dans des échanges sur la beauté du monde que nous bâtirions.

Hélas Madame, vous me voudriez chevalier et je ne suis que sandalier. Le meilleur de Fès dit-on, mais pour seule lance je n’ai que ma verve. Et si le jour, je dois besogner pour subsister, je passe toutes mes nuits à échafauder des stratagèmes dans l’unique but de croiser votre chemin.

Ainsi, au hasard d’une ruelle de la médina, aujourd’hui ou demain, un de vos regards ravivera notre monde enchanté.

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Les oulimots de Ssslll2 : chut un pétale

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Les oulimots de Ludoludic :

Je part besogner à l’assaut de cette forteresse sur mon destrier.

Bouclier levé, fourbir ma lance, la pointer droit devant.

Prêt à estourbir, pourfendre et même investir cet antre.

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Les oulimots de DomVauvert :

Le conquérant

Elle l’appelait son fougueux destrier quand, avec sa lance de chair violacée, il la prenait avec passion.

Elle fut longtemps cette forteresse imprenable, renâclant à se faire investir.
En lice, maint concurrents prétendaient au cul de la belle, vantant des assauts inoubliables.

Que n’auraient-ils promis, laissé suggérer,  pour pourfendre en des matinées radieuses la donzelle.

Mais Lucia n’était point là pour ce faire estourbir par quelque manant à l’haleine fétide, c’est elle qui choisirait l’amoureux, fourbir ses désirs était la clé de son équilibre.

Besogner n’est point la liberté !

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Les oulimots de Maouamia : 


Alors voilà. Pour savoir s’amuser et se sentir légers désormais ta lance doit se pourfendre d’un argument plastique. Élastique. Inhumain et drolatique.

Comment percevoir tes assauts étourdis par une minute de dressage devant ma forteresse… déjà compliquée à souhait, sans cela. Comment sentir le destrier derrière ta besogne menottée.

Comment supporter de te voir m’investir ainsi vêtu, moi la seule, moi l’officielle, rendue à la présence indécente de ces maîtresses que je t’ai su investir de la sorte.

Ta lance est mienne, et pourtant elle se cache, elle s’habille, elle se voit besogner à son propre plaisir sous le plastique qui me gêne et me hante tellement il est usé de déesses muettes. Pas si muettes finalement.

Et pourtant, comme une blague, c’est mon corps qui t’impose de besogner à ce point, de prêter attention à tes habitudes passées, celles là mêmes que je veux oublier.

Pas sûr de parvenir à m’estourbir dans ces conditions. Pas sûre que tu y parviennes.
Je me sens seule. Derrière le capuchon. »

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Les oulimots de EtSiOnSEnAllait :

Je veux du SEXE !

Douceur de l’ombre au pied de la forteresse,
Chaleur du khamsin qui souffle sur la peau,
Calme des des eaux du Litani à nos pieds.
Nos doigts. Je te veux, Sexurité

Nos éclats de rire, fontaine de jouvence,
Des mots fourbis coulant comme le bon vin,
Des lèvres lancées jusqu’au bout des joues rougies.
Nos bouches. Je te veux, Sexurance

Des courbes sensuelles investies d’axes cambrés
Les mains à l’assaut de formes galbées.
Stimulante besogne d’une terre douce et inconnue.
Nos corps. Je te veux, Sexploration

Réticences pourfendues, intimité offerte et nue.
De destrier sauvage en volupté enivrante
[…]
Se regarder, encore estourbis par cet instant fou.
Nos esprits. Je te veux. Sextase.

Le blog de EtSiOnS’EnAllait

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Les oulimots de Domino :

Mon preux chevalier,

D’un seul assaut, la forteresse tu pourfends,

Tu besognes, use et abuse de ta lance,

Investis sans relâche, fourbis tes armes de licence,

Galope en fier destrier à m’en estourbir les sens

Le blog de Domino

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Les oulimots de Faffwah :

Pourfendre ces à priori tellement nuls

Qui disent que c’est l’homme qui doit besogner.

Je lance l’idée, mais il faut la relayer,

Qu’il est bon que, parfois, la femme aussi encule.

Ne pas considérer qu’un mâle postérieur

Est une imprenable forteresse. Et partir

À son assaut. Cela ne va pas estourbir,

Mesdames, celui qui sera le récepteur.

 

Et fourbir le projet d’investir son amant

Peut amener dans la relation du piment.

Il faut savoir ainsi évoluer sans cesse.

 

Je monte alors sur mon blanc destrier, clamant

Que vous ne devez négliger, assurément,

De parfois aiguillonner de Monsieur les fesses.

Le blog de Faffwah

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Les Oulimots d’un Joueur Parisien :

Il se disait fasciné par la période médiévale, il ne rêvait, pour être plus précis, que de châteaux forts, de sièges et de prises d’assaut. Il racontait à qui voulait bien encore l’entendre comment il organiserait son armée devant la forteresse, pâle copie de César devant Alésia. Il racontait ses troupes en train de fourbir leurs armes. Il se voyait sur son destrier, blanc bien sûr comme sur toute image d’Épinal, brandissant sa lance, devant ses troupes galvanisées, prêtes à investir la place forte. L’instant d’après il grimpait le long des remparts, prêt à estourbir à coups de masse d’arme le premier défenseur qui se présenterait, à pourfendre le suivant, pour un peu il prendrait à lui seul la cité de Carcassonne. Mais, au fond, elle le savait bien il ne rêvait au fond que du moment où il pourrait enfin besogner quelque garce avec allégresse…

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les Oulimots de Popins :

Demain c’est la journée internationale pour les droits des femmes.

C’est aussi le jour de la parution du 2ème cahier d’exercices pratiques du manuel de civilités de Pierre Louÿs  (1er semestre).
Notre joyeux collectif créatif aux horizons différents est parti à l’assaut –destrier au cul et lance à la main- des conseils du lubrique Pierre pour vous proposer :

— Des textes aux mots chauds et crus pour vous estourbir,

— Des dessins érotiques pour fourbir vos fantasmes,

— Des poèmes audacieux pour ravir votre âme,

—Des lectures de textes sensuelles pour fissurer la forteresse du quotidien.

Oui, nous avons besogné dur. Mais ne vous pourfendez pas, notre plaisir est fort !

Et c’est pleine de joie, de fierté et d’impatience que j’attends demain.

En attendant découvrez ici le premier cahier :

https://cahierdexercicespratiques.wordpress.com/les-textes-du-1er-cahier-dexercices-pratiques/ebook/