20/11 : Une contrainte impossible

Contrainte : Alanguie, velours, contrôle, appareils, vitales, impossible, lustres, bulle, produit.

Damian Loeb (12)

Peinture de Damian Loeb

Les oulimots auto-contraints de Ghislaine 53 :

Du trépas à la vie .

Alanguie, elle repose sous la tente stérile et transparente !
Tout est sous contrôle, les appareils surveillent ses fonctions vitales.
Recouverte de velours chaud, elle dort depuis des lustres.
Le produit qui passe dans ses veines la maintient en vie ! Mais,
le soleil ne brille plus pour elle depuis bien longtemps !
Voilà vingt années qu’elle gît là , dans sa bulle et tous espèrent l’impossible !
La cryogénisée attends son éveil à la survie ……
Qui sait, si elle en revient, si elle aimera le monde dans lequel on vit ???

Le blog de Ghislaine 53

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Les oulimots de Faffwah :

Depuis des lustres je rêvais de cette bulle avec toi. Hélas, plus le temps passait, plus je désespérais, pensant l’entreprise impossible. Et puis l’impensable s’est produit. Un déplacement professionnel de dernière minute qui m’amenait dans ta région. J’avoue avoir eu du mal à garder le contrôle de mes émotions quand j’ai eu l’ordre de mission sous les yeux. Je jouais sur du velours à l’accepter, d’autant plus que les interventions que l’on me demandait étaient vitales pour le groupe qui m’employait. Je pus alors poser mes conditions, notamment en matière de logement, afin que ce soit le plus douillet des nids possibles qui nous accueille. Ce que j’obtins dépassa toutes nos attentes. Et, après m’avoir rejoint, tu décidas de passer la semaine dans ma chambre. Tu avais de quoi t’occuper m’avais-tu dit avec un grand sourire.

Je me souviens que, lorsque je te retrouvais après une longue journée de travail au cours de laquelle tu n’avais pas manqué de me hanter, tu m’attendais allongée sur le lit, offerte et alanguie. Alors je te rejoignais et, dans le plus simple appareil, nous consacrions nos soirées à l’exploration réciproque de nos envies, nos désirs. A peine mangions, buvions ou dormions-nous. Ce fut épuisant mais tellement agréable de nous découvrir enfin, après tout ce temps à nous chercher sur les réseaux.

Et ce sont toutes ces heures de plénitude que nous avons vécus ensemble que je garde en souvenir de toi, alors que nos vies respectives nous ont rattrapés et éloignés l’un de l’autre. Mais j’espère voir tomber un jour dans ma boîte de réception la prochaine convocation qui me ramènera dans tes parages. Pour d’autres moments. D’autres plaisirs.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Iotop :

Aux pouvoirs d’aspirer tous les fantômes de la nuit 

Alanguie depuis trop longtemps sur la berge de son amant, elle décide un matin de velours de le quitter…

L’homme, à ce fameux matin, contrôle par effet de possession ou d’habitude si son amante est près de lui dans ce lit de tous les ébats, par une main tâtonnante, une main de tentacule, une main en attente de réconfort …

Le vide se plie entre ses doigts. Il ouvre les yeux. Pas besoin d’appareils de mesures pour constater l’évidence … Elle est partie…

Partie ? Chercher des croissants ? Un autre mâle ? Une autre vie en option ?

L’homme reste allongé, dans de beaux draps … il s’allume une première cigarette … les persiennes laissent les filets de lumière aux pouvoirs d’aspirer tous les fantômes de la nuit et l’homme ne réfléchit pas plus qu’un miroir lors d’un brouillard matinal de salle de bains …

Les femmes ne sont pas vitales, se laissent-ils à penser entre deux taffes … il est impossible de vivre avec … mais par intermittence … voir en location … et puis il ne faut pas lui parler des lustres, des décennies,… des millénaires de pouvoir phallocrate … si tout le monde n’aspirait pas à coloniser la bulle intime des autres … il n’y aurait pas d’interactions négatives …

Au produit de sa réflexion, il se lève, s’étire, se dirige vers les toilettes, pisse, s’étire à nouveau … fait quelques pas vers la douche … l’eau est bienfaitrice et il s’ébroue à la sortie … il fait chaud … il va rester comme ça toute la journée …

En attendant, il appelle … sa femme.

Le blog de Iotop

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Alanguie sur des coussins de velours, la belle attendait son amant, son maître, son homme, celui qui la rendait folle de désir, qui lui faisait perdre tout contrôle d’elle-même, il jouait d’elle de toutes les façons possibles, de son corps en tous sens et sans limite usant de jouets et d’appareils étranges parfois. Ces séances sont pour elles devenue vitales, il lui est impossible d’envisager de s’en passer. Elle aime pièce où elle s’offre à lui, son décor somptueux, ses lustres de cristal sous lesquels elle s’enchienne, sous lesquels elle vrille dans sa bulle de jouissance qui lui seul produit de si belle façon pour leur plus grande jouissance.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de EtSiOnSEnAllait :

De l’ombre

Alanguie sur ce divan, elle avait l’impression d’avoir attendu des lustres : impossible de savoir combien de temps s’était écoulé depuis son arrivée. Plongée dans le noir, elle commençait à prendre le contrôle des produits de son imagination. Chaque craquement, bruissement, chuchotement illuminait son esprit de compagnons de rêverie.

Alors, sorti de nulle part, il posa sa main de velours sur sa gorge. Et la bulle mystérieuse explosa. Quand il lui chuchota au creux de l’oreille « Je vais te faire rougir la peau, Douce », il mit ses fonctions vitales immédiatement en panique. Quand il la frôla du bout du premier accessoire complice, il poussa ses appareils respiratoires et cardiaques en zone rouge.

Et quand elle sentit sa première emprise […].

Il se retira comme il était venu. Et la laissa hébétée, perdue dans ses orgasmes, complètement en apesanteur…

A la lumière

Les tentures de velours rouge semblent animées du reflet des flammes de la cheminée.  Tu es là, superbe, sensuelle, alanguie sur le divan. Et les lustres aux murs de la pièce ajoutent à cette ambiance les éclats émerveillés de mon regard.

Tu attises mon désir de ton plus simple appareil. Impossible de résister à l’envie de te caresser de mes yeux, puis de mes doigts, et encore de ma bouche. Avec douceur, avec langueur, sans pression, sans précipitation. Et faire durer cette tension.
Progressivement, le contact de ta peau douce me produit des frissons, de ceux qui te prennent intégralement et font jaillir les pulsions vitales. Perte de contrôle, dérapage désiré, glissements de tête à queue.

Et nos corps qui se rapprochent, qui fusionnent dans cette tension et […].

Tu es là, les joues rouges, le sourire radieux, belle comme jamais. Dans notre bulle, seuls au monde. Et tout contre moi, tu es terriblement tentante, à m’en faire perdre la raison.

 

Le blog de EtSiOnSEnAllait

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Les oulimots d’Alexandre :

Ce soir Laure était dans sa bulle, confortablement installée sur sa méridienne recouverte de velours rouge. Cela faisait des lustres qu’elle n’avait pas pris de s’occuper d’elle.
Quand Alexandre lui disait : « Prends le temps de souffler, accorde-toi une soirée ou mieux une journée « ,  elle lui répondait invariablement : « Impossible, j’ai le sentiment que si je ne contrôle pas tout en permanence, il y aura un problème ».
Et Alexandre d’insister « Mais tu n’es pas seule au laboratoire, tes assistants sont tout à fait capables de surveiller les appareils à distillation et d’en sortir un produit parfait ».
« Tu crois, vraiment ? »
« Je t’assure, apprends à déléguer ! »
Ce soir elle était reconnaissante envers Alexandre de s’occuper de Léonard. Ce dernier allait passer la soirée et la nuit chez des copains et apprenait à se servir de la voiture en conduite accompagnée. Mes deux hommes semblent bien s’entendre se dit Laure pour qui de bonnes relations familiales teintées de complicité étaient vitales.
Laure se mit à rêver du retour d’Alexandre. ce dernier d’un œil égrillard, lui avait susurré à l’oreille avant de partir
« Ce soir, nous continuerons à feuilleter le Kamasutra, fais donc ton choix. »
Quand Alexandra rentra, Laure s’était décidée pour la position dénommée « La sauterelle alanguie ».
Comme quoi la conduite accompagnée ne s’applique pas qu’au permis !

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19/11 : Une contrainte sans merci

Contrainte : Automne – Atterrissage – L’Amour – Sans merci – Unchained Melody – Opium – Les prénoms des garçons

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Retrouvez la compilation de la semaine 43 du feuilleton érotique de 20h02

Les oulimots de Iotop :

L’automne prend son sac à dos de feuillages

L’automne prend son sac à dos de feuillages et va s’enfermer au fin fond du corridor des saisons. L’hiver n’est pas d’humeur à s’enrhumer sur la mélancolie de son collègue qui, d’un mouchoir de nuage, gris, le salut et lui souhaite de ne pas prendre … froid … Cet humour … à froid fait frissonner, d’une avalanche … de rictus…l’hiver …

Le premier atterrissage d’un flocon sur le bout de son nez, le premier soleil d’amour pur et le sans merci de son froid … la passion en unchained melody, le voilà qui s’impose sur les paysages nouvellement habillés à la promesse de durer et d’être cet opium comme un cadeau pour une régénération future …

Et cet hiver pas comme les autres, qui n’a pas encore perçu ce changement climatique au fond de sa vallée, se pose la question : pourquoi les prénoms des garçons, d’hommes, pour définir les saisons ? Car un été, un automne, un hiver, un printemps … et tout ce beau monde sous la coupe d’une saison pour chacun …

Il se promit d’y réfléchir tout le long de son hivernage et plus encore … et se donner une réponse qu’il gardera bien au frais et pour lui-même pour ne pas se mettre … en froid avec ses congénères.

Le blog de Iotop

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

L’automne est une si belle saison, dit-elle, les couleurs de la nature sont belles certes mais surtout, ajoute-t-elle dans un sourire, c’est le moment où l’on peut recommencer à porter ses plus beaux dessous, les plus troublants, les plus indécents. Sa jupe est troussée haut sur ses hanches, son chemisier ouvert, elle dévoile ainsi une indécente guêpière, elle sourit, elle est, dit-elle, en phase d’atterrissage après un envol au septième ciel. Non, poursuit-elle, je ne cherche pas l’Amour mais l’intensité du plaisir, du sexe à l’état pur, de la baise sans merci. Elle sourit encore, Unchained Melody passe en boucle, elle attrape son parfum, Opium toujours, et en conclusion susurre, je ne baise jamais trop, la preuve, je me souviens toujours des prénoms des garçons avec qui j’ai forniqué, et des prénoms des filles aussi !

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Faffwah :

Elle le savait depuis longtemps. Ce film était sa malédiction. Cette musique son opium. Chaque fois qu’elle voyait Molly façonner la terre au son d’Unchained Melody, cela la plongeait dans une sorte de transe dont elle ne pouvait sortir qu’après avoir été été prise sans merci et à de multiples reprises. Bien sûr, à l’atterrissage, elle avait oublié les prénoms des garçons qui lui avaient fait bien plus que l’amour. Mais peu lui importait. Elle ne cessait de se passer le DVD en boucle, printemps comme été, automne comme hiver. Elle aimait tellement ça. C’était si nécessaire à son équilibre.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots d’Alexandre :

Avez-vous remarqué que c’est à l’automne que les senteurs des sous-bois sont les plus fortes ? Ce sont ces odeurs que Laure voulait recomposer dans un parfum. Son espoir était d’égaler « Opium », ce parfum si puissant au succès mondial qui s’ouvre sur des notes fruitées et épicées.
Vous savez sans doute qu’un parfum doit être composé à partir de 50 essences différentes et même parfois dix fois plus. C’est un lent travail de composition avec des échecs – l’atterrissage est alors rude – mais aussi  avec des réussites qui tiennent parfois du miracle.
Enfin, après une lutte sans merci, Laure tenait l’association qu’elle souhaitait. Il restait à trouver un nom pour ce parfum, qui ait une portée universelle. Car vous savez bien que l’on ne choisit pas de le baptiser avec les prénoms des garçons et même des filles. La capacité d’identification serait trop restreinte. C’est Laure elle-même qui trouva « l’Amour » et lança son nouveau parfum avec Unchained Melody comme B.O pour les spots publicitaires.

Et ça, c’est ma touche personnelle.

« Oh, my love, my darling
I’ve hungered for your touch
A long, lonely time
Time goes by so slowly
And time can do so much
Are you still mine?
I need your love
I need your love »

 

18/11 : Une contrainte de ligne 12

Contrainte : Débats, convaincre, argumenter, voter, échanger, expliquer, délibérer, écouteur, Assemblée Nationale

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Les oulimots auto-contraints de EtSiOnSEnAllait :

Il y eut débats. Et des hauts et des bas. Des cons à vaincre, et d’autre types à convaincre. Et, une fois que tout fut échangé et qu’il eut décidé de changer, on recommença. Écouter passionnément, argumenter prudemment, choisir délibérément.

Et ces délibérés à écourter.

Car, en vérité je vous l’explique. Dans ces cas là, rien ne sert de voter. Les affaires de cœur n’ont pas la sérénité des salons feutrés de l’Assemblée Nationale.

Le blog de EtSiOnSEnAllait

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Les débats sont agités, voire houleux. Chacun·e essaye de convaincre, sans grand succès il est vrai, s’évertue à argumenter mais avec de bien faibles éléments. D’aucuns proposent de voter, ce qui déclenche un tollé. L’important c’est de s’entendre, d’échanger, proclament d’autres, pendant qu’un autre groupe prétend expliquer quelle serait la meilleure démarche à suivre pour délibérer valablement sur cet épineux sujet. D’autres enfin suivent distraitement ces échanges, écouteur dans les oreilles.

Non, nous n’assistons pas là à une réunion de commission à l’Assemblée nationale mais à un échange entre membres d’un réseau social au sujet de la pertinence, ou non pertinence de la publication.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots daphnesques de la Ligne Douce :

Pour que les choses changent

Débats nécessaires sans cesse renouvelés

Échanger ses idées nouvelles ou opposées sans chercher à

Convaincre coûte que coûte,mais les poser, les semer, les éclaircir

Argumenter inlassablement sans hâte, sans vindicte

Délibérer passionnément puis sereinement, prendre son temps

Écouter les craintes et les doutes, les vents contraires

Expliquer ce qui désormais constitue sa route

Voter la liberté et le respect de tous

Assemblée nationale, fondement de la démocratie.

Le blog de la Ligne Douce

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Les oulimots de Faffwah :

Elle avait la politique dans le sang. Elle s’était inscrite sur les listes électorales sitôt qu’elle avait été en âge de voter et n’avait raté aucun scrutin depuis. Ni aucun meeting à proximité. Et les débats que je pouvais avoir avec elle étaient réellement passionnés. Elle essayait de m’expliquer les arcanes du pouvoir et, de mon côté, je ne cessais d’argumenter sur le fait qu’il nous fallait une révolution afin d’instaurer un modèle plus humain, plus respectueux. C’était parfois houleux mais, quand bien même, nous finissions toujours par nous réconcilier sur l’oreiller. Bref, j’aimais beaucoup échanger avec elle et, même si jamais l’un d’entre nous n’arrivait à convaincre l’autre, nous nous entendions bien.

Jusqu’à ce jour où, alors que nous étions en train de nous câliner et que je m’apprêtais à descendre entre ses jambes pour lui prodiguer un de ces cunnilingus qu’elle aimait tant, elle se coiffa d’une paire d’écouteurs sans autre forme de délibéré. J’allais protester qu’il fallait qu’elle soit  tout entière à mes caresses, mais le regard à la fois implorant et coquin, qu’elle me lança à ce moment m’en dissuada instantanément en même temps qu’il m’électrisait. Bah, c’est une nouvelle lubie, faire l’amour en musique me dis-je. Pas pire qu’une autre. Et, finalement, cela pouvait être amusant qu’elle me guide vers son plaisir au rythme de ce qui lui passait entre les oreilles. Alors je me mis la lécher tandis que, de ses mains sur mes tempes, elle modulait la la pression de mes lèvres sur mon sexe. Et, ce soir là, je dois avouer que son orgasme fut particulièrement intense. J’étais curieux de savoir quels morceaux avaient pu l’emmener si loin, conjointement à ma langue. Alors j’attendis qu’elle s’endorme et je pris le baladeur qu’elle avait rangé dans le chevet. Il ne contenait que des podcasts récupérés sur LCP.

Elle s’était fait jouir au son des questions au gouvernement à l’Assemblée Nationale.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Ghislaine 53 :

A l’assemblée nationale, rien ne va plus.

Les débats sont vigoureux, à la limite du brutal.

Il ne s’agit plus d’échanger des mots mais d’argumenter avec des gestes joints à la parole.

Il ne s’agit plus de convaincre vocalement, mais de s’insulter copieusement.

Plus rien ne vient s’expliquer sans une bonne injure.

Il ne s’agit plus de délibérer calmement.

On se croirait dans un cour de maternelle D’ailleurs, certains, écouteur sur l’oreille, pianotent sur leur portable.

Et, après tout cela, on nous dit que la France est bien gérée.

Allons donc, écoutez la chanson de Gérard Lenormand, au moins elle est amusante et pas si éloignée, si on écoute bien, de la réalité.

Si j’étais président… La la la la…

Le blog de Ghislaine 53

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Les oulimots de Iotop :

Un mur … au pied du mur

Il y a des débats qui s’ouvrent sur le néant et que rien n’arrête … paroles stériles, polémiques improductives (pléonasmes), discussions dessécher par l’incompréhension des protagonistes …

Rien ne sert de convaincre un mur à vous comprendre … faudrait-il l’abattre … ou qu’il se retrouve … au pied du mur … et encore … mais qu’importe argumenter diront certains éclaireurs de la conscience moraliste qui vous diront, peut-être, à juste titre, que certains murs ont des oreilles et qu’ils comprennent le discours … entendu qu’ils sont de mauvaise foi …

Peut-on voter pour un mur qui est de mauvaise foi ? Et cela quelle que soit sa couleur ? Je dis : non ! Halte là ! garçon, il faut échanger de suite avec un autre mur d’une consistance autre … et il n’y a rien à expliquer, ou à délibérer

Le politique est un mur … il est écouteur mais ne comprend rien …

Alors, que fait l’Assemblée Nationale par nos députés élus par nos voix ? … qu’ils ne comprennent plus, une fois confortablement installé dans le déni de nos soucis quotidiens …

Le blog de Iotop

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Les oulimots d’Alexandre :

Écoutez attentivement le témoignage qui va suivre :

M’en fous je ne suis jamais aller voter !
Alors à l’Assemblée nationale, ils peuvent faire tous les débats qu’ils veulent, tout ça c’est du cinéma !  Vous les avez déjà vu délibérer au cours d’une séance avec à peine dix personnes  présentes.
Moi je veux bien, mais il faudra m’expliquer où sont passés les autres députés aux prix où ils sont payés. A la buvette ou en train de savourer le dernier disque de Johnny les écouteurs aux oreilles ?
Qu’ils nous fassent pas croire qu’ils ont pris le temps d’échanger avant, c’est simple
ils ne foulent pas pour argumenter, c’est toujours pour le bien du peuple qu’ils proposent une loi.

Et bien maintenant, dans le cadre de notre séance de média-training, je vous donne un quart d’heure pour trouver les arguments pour convaincre cette personne du bien fondé de votre fonction de candidature comme député.
Et ensuite on passera aux enregistrements devant caméra des personnes volontaires.
On fera ensuite un débriefing avant de  passer à l’exercice suivant.

 

17/11 : Une contrainte du 19ème siècle

Contrainte : 19eme siècle, allée, parc, château, craquement, peur, étreinte, grince, ment.

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Les oulimots auto-contraints de Camille Sorel :

Il fait nuit, c’est déjà l’automne.
Mon GPS indique que je suis arrivée au château mais je ne le vois pas.
Il y a bien ce grand portail, fermé, avec une inscription. Je gare ma voiture, en sors, et m’approche du panneau. « Château de Costemore », c’est donc là.
Tu as réservé une chambre pour abriter nos étreintes, je suis sensée entrer. Dois-je ouvrir ce portail ? Un désagréable frisson parcours mon échine, je ne me sens pas bienvenue.

Dans les douze prochaines heures je cumulerai les mauvais choix, alors au lieu de t’attendre au bord de la route, j’ouvre les grands battants de fer, avance ma voiture sur l’allée obscure, referme les grilles derrière moi et me gare dans le parc.

La nuit est épaisse, je devine une bâtisse derrière les arbres. Je marche sur les branches aux craquements sonores. C’est une immense maison, comme un cube, à l’harmonie discrète. La porte est tellement grande ! Une cloche est suspendue à gauche. Je ne vais pas la heurter en pleine nuit. Je dois pousser cette porte, mais est-ce la bonne ? Ne vais-je pas entrer chez des particuliers ? Tu m’as dit « C’est un château du 19eme siècle » et sur les photos prises en pleine journée, j’ai vu un lieu sorti d’un roman de Stendhal.

Je tourne la poignée et pousse l’imposant panneau de bois, qui grince en s’écartant. Me voilà seule dans un hall qui s’ouvre sur un grand escalier de pierre. Sur une table d’époque une lampe est allumée, éclairant des clés longues comme ma main. J’ai peur, je ne sais pas ce qu’il convient de faire lorsqu’on a rendez-vous pour un amour secret dans un lieu somptueux.

Quelques minutes plus tard, dans un fracas de feuilles foulés, tu arrives d’un pas vif, pour me trouver assise sur le perron, dehors, genoux entre les bras.

Tu me serres dans tes bras, enfin, je ne suis plus seule !
J’assure que je vais bien, mais je mens un petit peu.

Le blog de Camille Sorel

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Comme dans un rêve, image estompée semblant issue du 19ème siècle, elle est belle marchant dans cette allée de gravillons dans ce parc. Elle rentre dans le château et il la suit. Elle monte l’escalier, derrière un craquement dans l’obscurité, elle a un peu peur, continue, se dirige vers sa chambre. En entrant, des bras la saisissent dans une vigoureuse étreinte, et la jettent sur le lit. Elle regarde l’homme :  » Petit salaud, j’adore ta manière de jouer avec moi, et maintenant démonte-moi salement ! »

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots daphnesques de la Ligne Douce :

Chimères

Il avait su dès le premier regard que cette fille était sortie tout droit d’une gravure du XIXème siècle.

Son visage au teint diaphane qu’encadrait sa chevelure brune, vraie cascade sur ses épaules dénudées, participait à ce charme éthéré d’une héroïne des poètes maudits.

Il l’aurait bien peinte dans un décor de château gothique, ou de manoir sombre et inquiétant. Le brouillard plonge le paysage dans une brume suspendue, blanche et opaque d’où surgirait cette femme, arpentant l’allée centrale du parc immense.

Que fait-elle là ? Qui est-elle ? Fantôme errant sans peur ou âme perdue dans un quotidien sans lueur ?

Il avait senti dès la première étreinte le pouvoir ensorcelant de cette créature.

Le souvenir de ce corps blanc désarticulé tombant dans un craquement sec fit naître un sourire sur ses lèvres. Oui, il la ferait renaître sur la toile avant que le vent ne grince dans le puits des soupirs des ensorcelles_ments…

Le blog de la Ligne Douce

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Les oulimots de Faffwah :

Le cœur battant, elle se hâtait de regagner son domicile. Elle avait du mal à se remettre de la peur qu’elle avait éprouvée et essayait tant bien que mal de remettre de l’ordre dans une tenue bien dépenaillée.

Mais pourquoi avait-elle accepté cette invitation ? Pourquoi était-elle allée à ce rendez-vous tardif dans ce parc ? Le garçon avec qui elle discutait depuis un moment sur messagerie et qui lui avait donné rencard avait pourtant l’air très correct. De bonne famille, un peu vieille France il inspirait la confiance. Et ce petit charme 19eme siècle qu’il avait. De quoi succomber en espérant vivre un beau moment romantique auprès d’un homme chevaleresque.

Hélas la réalité avait été tout autre. À peine l’avait- il vue qu’il s’était jeté sur elle comme un sauvage et, s’attaquant à sa jupe, l’avait fait céder dans un grand craquement. Heureusement que, rompue à l’art de la self défense, elle avait réussi à le mettre hors d’état de nuire avant qu’il n’abuse d’elle. Ce qui aurait été une étreinte bien éloignée de ses aspirations premières où il fallait que le sommier grince, mais en douceur. En tout cas, ce fut une aventure bien éloigné de la vie de château qu’elle avait imaginée, suite à la lecture de ses histoires à l’eau de rose.

Comme quoi, parfois, bon sang ment.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Ghislaine 53 :

Le vilain Duc

Nous étions au 19eme siècle, Margaux était en avance sur son temps et avait un caractère bien trempé. Aussi fit-elle fi des mises en garde de ses amies.

 » Il ment , il est prétentieux et n’en veut qu’à vos dessous et argent Madame « 

Voilà ce que leur avaient dit , à la cour, les dames de compagnie.

Mais Margaux, dès leur première étreinte, fut éprise et folle amoureuse.

C’est que le Duc savait y faire avec la Margaux !

Elle était donc là, dans l’allée du château, celle qui mène au parc, et cachée  par les arbres en bordure. Elle avait un peu peur qu’on la surprenne mais, vêtue de noir, on ne la voyait pas. Frissonnante dans cette allée, elle entendit comme une porte qui grince, un craquement, puis, plus rien.

Elle pensait à son bellâtre et ne s’en préoccupa pas plus que cela.

C’est qu’il savait y faire pour rendre soumise la Margaux !

Elle attendit longtemps ce soir là. Le craquement qu’elle avait entendu, c’était les mains  du tueur sur la nuque du Duc. Il avait été engagé par son mari le Roi, qui lui, avait bien vu et compris son manège.

Pauvre Margaux qui ne retrouva jamais un tel  amant…

Le blog de Ghislaine 53

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Les oulimots de Iotop :

Une femme de chambre à moitié nue court

19ème siècle … une femme de chambre à moitié nue court dans l’allée d’un parc de château … il fait nuit … ou presque … la Lune comme chef éclairagiste, s’impose … un craquement plus fort que la course folle de cette servante, se fait entendre … est-ce un os qui vient de se briser ?

La peur monte de degré en degré dans le cœur surchauffé de cette soubrette … son souffle est rauque, presque dénaturé …

Une ombre sort, grince, soudainement, entre deux arbres et l’étreinte est un télescopage d’où claquent des dents biens trop usées pour qu’elles soient encore vivantes …

La domestique se reverse sur le dos, et le sol feuillu de cet automne sépulcralement beau la réceptionne sur ce matelas mouillé et des ossements conséquents se dispersent sur son corps …

Elle ne crie pas à la vue de cette funeste disposition, aux ombres qui lui rappellent le chapitre de … sa voix s’est enfuie et sa bouche ne peux prononcer l’épouvante, là, sur son ventre nue, une tête de squelette …

— Alors ma belle, on joue à se faire peur dans le cimetière du Comte ?
— …
— Il n’est pas recommandé de jouer à la messe noire quand l’âme n’est pas prête …
— …
— Et bien jeune étourdie ? lui dégoise le restant de mâchoire d’une ossature défunte de très très longue date, d’une terre sableuse et cendrée.
— …
— Seriez-vous morte ? Non … pas encore, vous n’êtes pas sur ma liste … coquine… mais est-ce bien moi à donner les derniers sacrements ?
— … “Dieu … vous visitera … et vous ferez remonter … avec vous mes os … loin d’ici.” Exode … chapitre 13 … verset 19…
— Ah ! une voix presque d’outre-tombe, que la vôtre … mais enfin, une bonne parole et vous connaissez vos classiques… eh bien, je pars séance tenante …

Dans un tourbillon fantasque, et la Lune en témoin, tous les ossements disparaissent et la soubrette sous le choc, tétanisée, se décharne rapidement et devient à son tour, squelette ambulant et déambulant dans le parc du château et va errer jusqu’au jour … d’une nuit de la bonne parole …

Le blog de Iotop

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Les oulimots de EtSiOnSEnAllait :

Vois ton plaisir…

Tu remontais l’allée du parc. Les flambeaux disposés le long du chemin guidaient ton regard jusqu’à cette petite annexe du château. La lueur d’une bougie dans l’entrebâillement de la porte mit en déroute tous tes raisonnement logiques. Et, tremblante, tu poussas la porte grinçante. Et dès l’engagement du premier pas, le craquement du plancher te fit frémir. Jusqu’au plus profond de toi. Tu avanças, quelques pas de plus, le cœur battant si fort que tu n’entendis pas l’ombre s’approcher derrière toi et te saisir fermement les poignets.

Tu tentas de te retourner, de le découvrir. Mais mon étreinte était puissante, immobilisant tout mouvement de ton corps. Au creux de ton oreille, je glissai un « chhuttt » autoritaire : pas un mot de plus. Fermement, du bout de tes bras, je te guidai vers cette pièce : boiseries, et un lit, rond. Rien d’autre. Totalement dénudée. Sauf au mur, en face, un petit miroir au cadre doré.

« Ne le quitte pas des yeux, je veux que tu le regardes. Que tu te regardes. Sans pudeur, sans honte. Et prendre du plaisir à te voir prendre du plaisir ». Ma main droite dans tes cheveux ajusta ton port de tête pour soutenir cette contrainte. Ma main gauche commença à te déshabiller, à t’explorer, à te conquérir, à te posséder. Tes jambes tremblaient, ton corps se cambrait. Des signes qui ne mentent pas et qui m’encourageaient à continuer. Un instant, tu essayas de détourner le regard de ton image radieuse, mais, sur ta fesse, la sentence fut irrévocable : une première marque rouge s’imprima sur ta peau douce et claire.

[…]

La nuit fut longue. Le miroir ne bougea pas. D’autres marques vinrent sur ton corps.

La nuit fut mouvementée. Empires de jouissances, monarchies de plaisirs, révolutions des sens : un vrai 19ème siècle.

Le blog de EtSiOnSEnAllait

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Les oulimots d’Alexandre :

De quoi as tu peur Laure ? Avec moi, tu ne crains rien.
Ne rêvais-tu pas ma princesse de passer une nuit dans un château ?
Je t’ai trouvé cette demeure du 19ème siècle que ses propriétaires ont transformé en partie en gite d’étape.  En arrivant tu as été éblouie par le parc et ses allées bordées d’arbres centenaires. J’ai bien vu que tu t’imaginais arrivant en calèche portant une robe à crinoline ou à cheval assise en amazone. Tu allais d’émerveillement en émerveillement découvrant dans la chambre le lit à baldaquin puis la salle à manger  éclairée aux chandelles.
Pour une fois qu’un site internet me ment pas, pensais-je.
La soirée fut gaie, elle se prolongea par des jeux d’amour qui ne devaient rien au hasard.
Au milieu de la nuit, les corps repus de douces étreinte, un premier craquement t’alarme, un second te fait se dresser sur le lit. Des pas se font entendre, un plancher grince. Effrayée, tu te blottis dans mes bras.
Te serrant contre moi, je me  montre rassurant : Rendors-toi Laure ce n’est sans doute qu’un animal ou un oiseau courant sous les combles.
Qu’il est doux de jouer au chevalier servant auprès de sa princesse.
Il faudra que je pense à glisser un billet au serveur noctambule.

16/11 : Une contrainte à genoux

Contrainte :

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Les oulimots de Faffwah :

Il voulait La rencontrer depuis des mois. Elle avait enfin accepté qu’il lui rende visite. Fou de reconnaissance, il s’était jeté à Ses pieds sitôt qu’il fut en Sa présence. Mais, cruelle, Elle lui refusa la vue sur Son intimité qu’il espérait tant en croisant ostensiblement Ses jambes gainées de nylon. Il n’en demeurait pas moins que la proximité de Son sexe portait à ses narines un parfum envoûtant. Elle ne le le laissa toutefois pas avancer plus, restant à la fois présente et inaccessible. Sa première leçon serait donc la frustration se dit-il. Il se prit à aimer ça.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Iotop :

Cette pudeur de ne dévoiler son charme qu’à moi seul

A genoux de genou mes lèvres s’emballent et ta jambe, d’une longueur dont le mètre n’a pas cours, est ma fascination … ce morceau de toi comme d’une relique bien vivante et dont j’en suis l’humble possesseur et tout à la fois l’esclave autorisé, j’ai promis de ne pas m’égarer dans d’autres jambages peut-être mieux dessinés mais jamais jusqu’à présent égalé …

La valeur de cette jambe, de ta jambe, est entre mes mains … à cette douceur et fermeté, à sa texture et ses nervures, à ses tracés et son galbe, je prends acte de la chance que tu m’offres à l’aimer totalement sans tabou mais avec cette pudeur de ne dévoiler son charme qu’à moi seul …

Toi mon Amour … unijambiste.

Le blog de Iotop

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

La photographie objet de la contrainte de ce jour serait-elle polysémique ? La question manque peut-être de pertinence, en effet quelle que soit la photographie si elle n’est pas contextualisée elle peut donner lieu à de nombreuses interprétations. Il est certain que l’on ne sait rien du contexte et que l’on peut tout imaginer, et pire encore. L’on voit là, ou peut-être croit-on voir, un homme et une femme ainsi qu’une partie d’un canapé, à moins que ce soit une méridienne. Mais déjà le doute s’insinue, sommes-nous donc certains que les longues jambes si joliment dévoilées sont celles d’une femme, et sommes-nous tout aussi certain que la personne à quatre pattes est bien un homme ? Et si l’on se demande ce que font ces deux personnes, ou plutôt ce qu’elles ont fait et ce qu’elles vont faire le champ des possibles explose, et notre imagination en est furieusement emballée. Serait-il donc grand temps de cesser de tenter d’écrire pour laisser son esprit délicieusement divaguer ?

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots d’Alexandre :

A Laure

Être à tes genoux j’en ai rêvé
Aujourd’hui je m’incline devant toi et te jure fidélité
Lentement je remonte le long de tes talons vertigineux, osant à peine te regarder
et sur tes jambes gainées de soie je dépose un baiser.
Toujours plus haut j’atteins ta peau nue et m’enivre de ton parfum révélé.
La tête enfouie, je frôle tes cuisses avec ma bouche te faisant frissonner
Sans tarder, de ma langue excitée, je lèche ta vulve, je joue avec ton clitoris dressé
Tu t’ouvres à moi et me livre des perles de rosée recueillies avec avidité.
Enfin tu te donnes, corps vibrant, gémissements à peine étouffés.
Je suis à toi, pour toujours, ma beauté.

15/11 : Une contrainte somnambule

Contrainte : clavier, écran, yeux, envie, soif, espoir, somnambule, arithmétique, vésicule

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Les oulimots auto-contraints de De La Vega :

Une fois de plus, les errances nocturnes du somnambule le conduisent à toi. La nature du contact est anecdotique. Cette passerelle numérique permet la création du lien. A nouveau.

Assis sur ce vieux fauteuil de bureau au cuir craquelé par les frottements postérieurs, l’arithmétique n’a plus court. Son estomac est léger, sa vésicule ne gargouille pas. Il n’est qu’un cocktail explosif de dopamine et d’endorphine.

Brassées en volutes par le ventilateur, tes mèches de cheveux lui caressent une à une le visage. Il pourrait presque sentir ton parfum. D’ailleurs, la chaleur de tes jambes frôlant les siennes, en dessous de table, exhalée par un ordinateur suppliant une pause, le fait frémir.

Ses yeux se plongent dans l’écran des tiens, dans l’espoir de ne faire qu’un. Sur le clavier de ta peau, ses deux mains à peine moites s’ouvrent avec volupté dans une soif de découverte, d’échanges complices. Le silence fait place aux cliquetis, le ballet commence… Il caresse ton « L » et tourne autour de ton « K , il percute « l’espace » et se suspend à ton « R ». Aucun « Retour arrière » ni « Ctrl » ! Les mots sont sûrs autant qu’ils sont doux. Dans une envie d’absolu, entre les mots écrits, chaque touche est auscultée. Par la pulpe d’un doigt ou d’un autre, il effleure chaque arète, chaque espace, chaque ligne droite séparant les caractères.

Soudain, le temps se fige, la danse s’interrompt. Est-ce la frustration de n’avoir pu effleurer le « Q » ? ou peut-être les coups de langue râpeux de Pollux, le chat de la maison,réclamant sa ration de croquettes après une sortie nocturne éprouvante sur les toits de Paris?

Toujours est-il que l’hésitation revient, le rêveur sort de sa certitude et sa partenaire de son illusion.

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Les oulimots de Des mots et désirs :

À quatre pattes sur le lit, n’ayant plus pour seuls vêtements que ses bas, filés au cours de la lutte sauvage ayant précédé, elle part le temps d’un éclair, dans des pensées arithmétiques : « Mon Dieu cette queue ! Elle me rentre dans le cul si profond déjà. Peut-il atteindre ma vésicule ? Et son diamètre ? Je suis dilatée à un tel point qu’il pourrait y passer le poing ! » Ses yeux se révulsent et se vident une seconde, lui donnant l’air d’une somnambule. Un grand coup de la matraque qui lui fourre les entrailles la ramène à la réalité. Elle pousse un cri de plaisir. L’envie qui la ravage depuis des jours lui sort par tous les pores de la peau. Repoussant légèrement le clavier la gênant, elle fixe l’écran devant elle et voit avec délice les couilles de l’homme, qui filme la scène en même temps, presser contre son petit trou devenu grand. « Encore ! Baisez-moi jusqu’à plus soif Sir! » Hurle-t-elle. Elle aurait mieux fait de se taire. Le gourdin se retire d’un coup de ses fesses béantes, lui laissant un sentiment de vide sidéral. Elle se retourne les yeux baissés comme il se doit devant lui et elle l’entend dire : « Je n’ai plus soif » avant qu’il ne tourne les talons pour se rhabiller, la laissant là, sans plus d’espoir de retour.

 

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Le blog de Des mots et désirs

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Encore une fois les doigts sur le clavier et sur l’écran les yeux rivés, avec toujours cette envie d’écrire, cette soif de reconnaissance, cet espoir insensé d’être lu, j’écris, parfois comme un somnambule, arithmétique étrange de ce projet, deux cent vingt-sept billets auxquels s’ajoutent quatre-vingt-douze billets écrits cet été, travail d’Hercule pour un minuscule opuscule qui bascule sur un monticule au crépuscule de canicule, sans évoquer testicule, clavicule ou vésicule !

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Faffwah :

Il était un de ces beaux esprits qu’on peut croiser sur la Toile mais jamais dans la rue, et jusqu’alors cela lui avait convenu. Ce qu’il pouvait être à l’aise, derrière son écran, à écrire des mots pour les beaux yeux de ses abonnées. Mais, au bout d’un moment, limiter ses échanges à des caresses par clavier interposé ne lui suffit plus. En effet, bien que cela le terrifiât, il avait envie de les rencontrer, ces amantes virtuelles qu’il collectionnait. Alors un jour, il sauta le pas et invita l’une d’entre elles à boire un verre. Ils savaient qu’ils n’habitaient pas loin l’un de l’autre et, pas plus l’un que l’autre, ne voulurent laisser passer cette occasion. Il dormit toutefois assez mal les nuits précédant leur rendez-vous, tenaillé entre espoir de la séduire réellement et crainte de la décevoir.

Et puis ce fut le jour J. Plein d’appréhension et de joie mélangés, il se rendit au bar où il était convenu qu’ils se voient. Elle était en retard. Alors, autant pour se donner du courage que pour étancher sa soif, il commanda une bière. Puis une autre.

A la nuit tombée, elle n’était toujours pas arrivée. Et il ne faut pas être expert en arithmétique pour deviner que, lorsqu’il passa à la caisse, l’addition de ses multiples tournées était salée. Mais, désespéré et passablement ivre, il s’en moquait éperdument. Il paya son dû et regagna son domicile comme un somnambule, jurant que ce lapin serait le dernier et qu’on ne l’y reprendrait plus.

Il n’avait pas vu le message où elle lui annonçait que, clouée au lit par une crise de calculs à la vésicule, elle lui demandait de venir chez elle.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Ghislaine 53 :

Le  prof

Léo était prof d’arithmétique et, le soir, il préparait ses cours pour la semaine suivante. Sur son écran, il relisait ce qu’il avait tapé sur son clavier. Les yeux fatigués, il eut envie d’un pause. Il avait soif aussi. Dans la cuisine, il relut, sur le frigo, le message d’espoir de sœur Thérésa, qu’il avait rencontrée en Afrique. Il revint à son bureau, tenaillé encore par cette douleur de vésicule. Il songea qu’il allait devoir consulter le spécialiste. Puis, tout tranquillement, comme il en était sorti, il se recoucha dans son lit.

Léo était somnambule.

Le travail avançait vite quand il avait ses crises et, le matin,il ne se rappelait jamais quand il avait préparé ses cours, mais cela l’arrangeait bien. Donc il ne s’en plaignait pas.

Sa maladie avait du bon.

Le blog de Ghislaine 53

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Les oulimots de Iotop :

Seul le présent fait acte de bonne foi

Le clavier d’un ordinateur, par exemple, ne vaudra jamais le porte-plume tenu en main et le sillage de la plume sur le papier encré d’une écriture Fraktur (gothique) ne paraîtra pas aussi réaliste que sur un écran même avec la technologie 4K ou 5K ou 6K …

Les yeux seront-ils toujours nos vrais yeux ? Ou nos yeux augmentés par l’envie de voir au-delà de la permission de notre constitution est-elle proportionnelle à notre curiosité à découvrir des mondes inaccessibles et peut-être terrifiants ?

Cette soif de posséder et cet espoir galopant de vivre sans mourir nous fait pénétrer dans le monde du somnambule qui à tout instant peu se cogner dans un meuble, se planter un clou dans le pied ou pire s’apercevoir qu’il est nu sur boulevard à dix-huit heures dans la semaine …

De l’arithmétique à la statistique, de la biogénétique aux sciences participatives, ne viendront pas à la rescousse de l’humanité à se comprendre dans son milieu possiblement naturel. Elle est une entité friable même avec la valeur ajoutée d’une immortalité toujours à prouver. Le futur est une aubaine pour les imbéciles, les futurs possibles ne sont que de faux reflets. Seul le présent fait acte de bonne foi.

Ainsi parlait mon ami de toujours surnommé le Vésicule par analogie que celle-ci ne sert à rien sauf quand on n’en a besoin, pour les moments de repas amicaux, parfois, un peu lourds …

Le blog de Iotop

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Les oulimots de EtSiOnSEnAllait :

Aux joueurs, aux impatients.
Aux grandes folies, aux petits plaisirs.
A ton sourire, ta malice, et tes joues rougies.

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Les yeux rivés sur son écran, il guettait avec impatience les petits points qui lui diraient qu’elle s’activait sur son clavier. C’était le signal que l’indice précédent lui était arrivé et que le jeu de piste pouvait continuer.

Depuis qu’il l’observait, bien caché, en retrait, il mesurait à ses petits mouvements, à ses tics qu’elle mourrait d’envie de le voir, de le découvrir parmi la foule des voyageurs. En particulier, il adorait quand elle caressait du bout de son doigt le tout petit vésicule caché derrière l’oreille. Il savait que cet endroit lui procurait des frissons intenses et que c’était le signe d’une soif de lui, grandissante.  Le signe qu’il était temps de lui faire parvenir la clef.

Alors, il avança dans le couloir du wagon, tête baissée tel un somnambule dans l’espoir de ne pas se faire remarquer. Et au moment où il la frôla, un papier avec un nouvel indice glissa de sa poche pour se poser juste à côté d’elle. Quand elle le déplia, cette ultime énigme :

Arithmétique :

En voiture, viens sans eux.

A la place de tes âges sommés, ton jeune fou.

[A Suivre]

Le blog de EtSiOnSEnAllait

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Les oulimots d’Alexandre :

– Monsieur Bellegarde, vous ne buvez pas assez, dans la journée n’attendez pas d’avoir envie, un litre et demi par jour est nécessaire à l’organisme. Je vous rappelle que vous avez déjà des calculs dans la vésicule biliaire et en plus vous avez déjà eu des coliques
néphrétiques. Si vous ne faites pas plus attention, je vous garantis quelques soucis aussi sûr que 2 et 2 font 4 si j’en crois mes cours d’arithmétique. Et inutile de me faire vos yeux de cocker malheureux, je vous le rappellerai à chacune de vos visites : vous ne buvez pas assez.

– Oui je sais docteure, je fais déjà plus attention, aujourd’hui j’emporte toujours ma bouteille d’eau. vous voyez, je vous écoute  tout espoir n’est pas vain.

Et ma docteure de sourire, occupée maintenant à écrire son ordonnance sur son clavier, la lumière de l’écran éclairant son visage. Quand je viens la voir, je lui raconte ce qu’elle veut entendre quitte à me cacher derrière un écran de fumée. Ainsi  je ne lui a pas dit  que j’oublie régulièrement ma bouteille au fond de ton sac à dos quand je me déplace. Et chez moi j’agis plutôt comme un somnambule, sans trop me préoccuper de ses conseils.
Au fond je l’aime bien ma docteure du moment que je peux faire ce que je veux.

 

14/11 : Chouette ! Une contrainte

Contrainte : chat, chouette, chenille, chien, cheval, chacal, chameau, chèvre, chinchilla

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Les oulimots auto-contraints de Dans L’Oeil Du Cyclone :

Chez Chophie, chirque chubuesque!
Charlotte, chouette chamailleuse de chats, chatouillait Chamallow, chat chahuteur de chiens. Chocolat, chien chercheur de chèvres, chiquenaudait Charline, chèvre chiante avec les chameaux. Chloé, chamelle chétive chavirant pour les chevaux, choyait Chérif, cheval challengeant les chacals. Choupi, chacal chapardeur de chinchillas,  charmait Chicha, chinchilla choucrouteuse de chenilles.

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Ce chat cajole cette chouette cependant cette chenille cherche ce chien, celui-ci court croyant capturer ce clair cheval. Curieusement chacal, chameau, chèvre crapahutent conjointement criant contre ce chinchilla.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Faffwah :

Entendu vers les cabines d’essayage d’un grand magasin :

— Mon chat, tu ne me trouves pas chouette avec cette veste en chinchilla ?

— Oh, tu sais mon chou, tant que tu ne me demandes pas de t’offrir ce ridicule pull en chenille de coton que tu m’as montré tout à l’heure, tout me va.

— C’est un peu chameau ce que tu me dis là. J’avais quand même du chien avec, non?

— Pas vraiment. Et, de toute façon, tu me rends chèvre avec tes essayages sans fin. Tout ça pour te pavaner devant tous ces chacals du country club

— Eh bien, je te trouve bien à cheval sur les principes tout à coup. N’oublie pas que c’est quand même grâce à moi que tu as pu y entrer. Alors dégaine ta Visa, je prends tout !

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Ghislaine 53 :

La starlette

Elle se promenait sur la Canebière, sa veste de chinchilla sur les épaules, s’offrant aux clics de l’appareil. Elle avait l’air chouette avec son allure de cheval, juchée sur ses talons carrés de vingts-trois centimètres de hauteur.

On la savait un vrai chameau dans la vie mais, pour le moment, elle faisait le chat, docile sous les yeux du photographe. Elle se mouvait comme une chenille qui veut se faire la belle pour rejoindre sa destinée ! Elle bêlait comme la chèvre de Monsieur Seguin attachée, et voyant le loup arriver. Mais ce que personne ne savait avant de s’approcher d’elle, c’est qu’elle avait une haleine de chacal…

Et ça voulait faire la starlette !

Le blog de Ghislaine 53

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Les oulimots de Iotop :

Une plante est plus agréable

Il fait nuit. Pas un chat dehors, à part une vieille chouette égarée avec son chariot bruyant comme l’enfer à froisser les oreillers des dormeurs et à offenser le passant noctambule que je suis …

Je rentre à la maison si ce n’est à l’appartement, mon foyer, mon refuge, mon port d’attache, et aussi par extension ma prison…

Au seuil, je frappe trois coups à la porte. Personne ne me répond. Normal. Je vis seul. Mais après tout, on ne sait jamais …

J’allume comme tous les soirs la lumière, blafarde, du vestibule et dépose ma veste, me déchausse, et me dirige vers mon salon qui s’allume automatiquement, lui.

Il y a une belle plante qui m’attend. Elle est majestueusement superbe sur son pied. Chaque soir, je lui parle de ma journée … quand, j’aperçois une chenille… une chenille … quelle audace ! Est-ce possible ? Et de suite je me procure une pince à épiler … j’arrache tranquillement la bestiole de la peau tendre de ma plante et j’écrase tout aussi lentement l’abdomen qui d’un visqueux viscéral s’échappe par effet, cette larve se contorsionne dans une douleur silencieuse … j’observe et je critique fermement ce futur avorté lépidoptère droit dans les yeux …

Une plante est plus agréable dans tous les sens du terme qu’un chien fidèle mais d’obligation, qu’un cheval ami mais de servitudes, et puis un chacal, un chameau n’en parlons pas. Une chèvre peut-être mais dans un appartement ? Je n’ai pas de terrasse herbeuse …

Ma voisine de palier a un chinchilla … avait … l’autre jour, il s’est échappé … je l’ai récupéré … ma plante a aimé cette chair, bien tendre, coupée, en petits morceaux…

Le blog de Iotop

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Les oulimots d’Alexandre :

Quelle ménagerie ! Léonard comme beaucoup de jeunes est passionné depuis son plus jeune âge par les animaux. Il a eu sa période hamster-gerbille. Vous le savez, il est en admiration devant mon chien Aristote qui fut heureusement bien accepté par le chat de la famille. Un temps fanatique des aventures de Harry Potter, il rêvait d’élever une chouette dans sa chambre et pendant un an il n’avait de cesse d’obtenir de sa mère  le droit d’avoir un cheval. Cela se traduisit par une simple inscription à un club d’équitation.
Jusque là rien d’anormal, mais j’ai commencé à me poser des questions quand Léonard, du haut de ses 17 ans, s’est posé en défenseur de la cause animale. Passe encore qu’il dénonce l’usage de fourrure de chinchilla  ou qu’il ne veuille pas d’une couverture en poil de chameau. Je peux comprendre cet élan généreux mais voilà qu’il refuse de manger tout fromage de chèvre ou du miel au prétexte que c’est de l’exploitation !
Quand je lui ai dit que certains peuples se nourrissaient d’insectes et de chenilles, il m’a fusillé du regard et m’a souhaité de me réincarner dans le corps d’un chacal.
Ce garçon est charmant !