S7 14/02 : Racontez-moi une histoire…

Contrainte :

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Une photographie de Bruneline

Les oulimots de Ragnarr :

L’eau a coulé doucement formant autant de stalactites, dirigeant leurs gouttes, sur ses délicieuses coupoles avant d’alimenter de petits ruisseaux, qui ont serpenté sur sa peau, jusqu’à devenir glace, au ressaut de son pubis.

Incapable de résister, il la plaque face contre cet arbre. Le sol gelé excite la pointe de ses seins, et cambre ses reins. Une main se fraye un passage,
jusqu’aux recoins secrets, de son entre cuisses.
Docile, elle s’ouvre à la caresse indécente au milieu d’une nature brute qui rythme les premières mesures, de leur danse érogène.

C’est le temps de prendre son désir comme le cadeau espéré , heureuse de ne plus être, pour le loup, à qui elle se veut corps et âme, que l’instrument de son plaisir animal. Oui, mon maître… Baisez moi.

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Les oulimots de Airelle :

Froid de glace et silence des étendues revêtues de blanc. Où en sont nos élans des temps fleuris et joyeux ?

Ne vous y trompez pas,  l’hiver qui menace morale et effervescence n’est pas ombrage. A qui veut le voir, à qui reste sensible, le cœur en été n’est pas la seule fin d’une joie colorée. 

Si le froid t’endort, que le blanc te glace et que s’assombrit ton âme à la vue des gelés, alors vois si le futile n’est pas démon.

Si au contraire la vue de blanc aiguise et enflamme ton imagination, redouble de charme sous le froid, vois l’ardeur jaillissant des esprits libérés.

Alors tu iras, par le froid, le corps chaud, le cœur nu, sourire à l’esprit mutin qui s’agite en flocons, cueillir la glace sous les toits des chaumières et la laisser se métamorphoser en cette eau de vie.

Tu la laisseras glisser sur ton corps, caresser tes frissons, recueillir ta chaleur et couler dans les étendues des désirs. Ne sois pas frileuse mais donnes-toi au froid pour qu’il te réchauffe de son fouet glacial afin que ton sang ne dorme pas sous ta peau…

Alors de la glace émergera ton extase et la fermeté fraîche de ta peau invitera les caresses invisibles.

Les esprits du froid ne sont pas défiances, ne les blâmez pas. Ils rapprochent les êtres pour qu’ils se réchauffent.  De corps et d’amour…

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Les oulimots de Faffwah :

Winter is coming

L’hiver, elle venait d’y entrer, au moins dans sa tête. Elle savait que les choses n’allaient pas bien, que leur relation allait en se refroidissant avec le temps. Mais elle avait cru au renouveau quand les jours avaient commencé à rallonger. Hélas, la date fatidique du quatorze février était arrivée et elle n’avait rien reçu d’autre qu’un laconique : “Tu vaux mieux que moi. Pardon”.

Folle de douleur, elle avait ôté ses vêtements,les déchirant frénétiquement, et était sortie, nue. Elle espérait la neige. Pour en finir. En effet, quoi de mieux que de s’allonger dans ce linceul glacé pour abréger ses souffrances ? Mais, une fois dehors, pas de blanc manteau. Juste un épais tapis de feuilles. Elle était au désespoir. Que faire ? C’est alors qu’elle avisa une stalactite de glace qui pendait de son auvent. Percer son cœur éteint avec, c’était une fin qui avait autant de panache que celle qu’elle avait prévue. Elle l’arracha et la pointa sur son sein. Une goutte de sang perla, si rouge sur sa peau si blanche.

Soudain, une main lui enleva son arme de fortune. Puis des bras l’enserrèrent et une voix  caressa son oreille :

— Ne fais pas cette connerie ma belle. Il n’y a pas de cause ni de personne qui valent que tu te sacrifies.

Cet ami de longue date. Qui avait su lire entre les lignes de son apparente gaieté. Et qui était venu la voir en ce jour fatidique, comme s’il en avait deviné l’issue. Elle fondit en larmes et s’abandonna à son réconfort.

— Rentrons. Tu deviens bleue et ça ne te va pas du tout.

Ses lèvres esquissèrent un pauvre sourire. La vanne avait fonctionné. Elle le suivit. Son réapprentissage de la vie venait de commencer.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Ludoludic :

Je suis là installée dans ce fauteuil dans lequel je m’assois chaque fois que je viens chez toi. Tu m’a appelée ce matin, m’a demandé de passer pour parler. Tu m’as dis que tu avais envie de « discuter » avec moi.  Tu es assis devant moi. Je te vois chercher tes mots. Est-ce pour ne pas me blesser ? Ou pour que je n’interprète pas mal tes mots ?

Mais là, devant toi j’ai l’impression d’être totalement à découvert face à toi ,comme nue, comme si j’avais un pic de glace placé sur mon sein prêt à percer mon cœur. Vas-tu l’enfoncer? ou bien le retirer de tes mains douces qui ont si souvent parcouru mon corps ?

Je suis pendue à tes lèvres. Je n’ose même pas dire un mot pour engager la discussion. Je vois tes yeux qui ne cherchent même pas mon regard, ce regard qui me fais me sentir si vivante et belle habituellement.

Ça y est ta tête se tourne. Tes lèvres s’entrouvrent. Je sens mon cœur qui s’accélère. J’ai l’impression qu’il s’écoule une éternité avant qu’un son ne sorte de ta bouche . Enfin un son arrive à mes oreilles : «Margaux…»

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Les oulimots de Ssslll2 : chut un pétale

Quel est l’oulimot du jour ?

Bloquée à ma place dans l’avion entre 2 dormeurs inconnus pour 4 heures de vol…
Du temps, j’ai enfin du temps pour imaginer des oulimots.
Ouvrons le fichier des oulimots…

Ah oui, je n’ai pas accès aux photos et pas moyen de demander à mes compères oulimotiens.
Imaginons la contrainte alors…

Nous serons le 14 février 2019 / FASTOCHE
Le thème sera à coup sûr la Saint Valentin.
Un 14 mars m’aurait compliqué la tâche

Que pourrait donc représenter cette photo ?
Connaissant notre groupe; j’imagine une photo de boudoir cosy. Rouge le divan. Un chandelier sur la droite sur une table noire et des bougies blanches.
Au mur un grand miroir argenté. Il ressort sur le mur rouge.
Maintenant, il me faut des personnages; il me faut de la vie…
Imaginons donc certains d’entre vous…
Femmes assises vêtues de dentelle; jambes croisées une cigarette au bout des doigts.
Hommes debout,  chiquement vêtus de chemises blanches et pantalons noirs.

Vous conversez … les regards sont flamboyants … les sourires illuminent vos visages.

Sur ce que vous avez fait ou êtes prêts à faire je ne puis le dire car il s’agit d’une simple photo. Elle laisse place à l’imagination.

Quelle frustration !

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Les oulimots de Pidgy :

C’est la Saint Valentin

Comme à chaque Saint Valentin, elle imagine quelque chose pour pimenter notre relation.
Cette fois-ci, elle s’est mise à nu pour m’écrire des mots brûlants avec une plume glacée.
Ces mots, elle les a écrits sur elle.
Juste pour moi.
Juste pour mes yeux.
Juste pour mes mains.
En cadeau d’amour.
Je les déchiffre.
Des yeux.
Des mains.
De ma bouche.
Peau contre peau.
Cœur contre cœur.
Corps contre corps.
Comme un mantra secret, ils répètent à l’infini “Je t’aime”.
Magnifique cadeau d’amour qui ne s’effacera jamais de mon esprit.
Même quand les mots se seront évaporés.
Sorcière ou fée des glaces qu’importe puisqu’elle m’aime et que je l’aime !

Le blog de Pidgy

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Les Oulimots de Iotop :

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Sein naturel se pique de se dresser à la lumière de la caresse, au piquant d’un index religieux, au pic d’une langue dévergondée, au croc glacé de la passion … froide, au poinçon d’amertume d’un regard, à l’éperon d’une envie de posséder et puis … le cri à s’effondrer, l’appel au secours de jouir en sa profondeur … ce sein, du bonnet, s’est égaré entre un double sur un relief côtier … deux phares en vague qui prolongent l’instinct de succion de vie …

 

Le blog de Iotop

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Les oulimots d’un joueur Parisien :

Une belle qui montre ses seins tenant un morceau de glace, des seins qui ne laissent de glace, ni de marbre, des seins que l’on imagine se mirant dans une glace, des seins que l’on aimerait déguster comme se déguste un cône de glace, des seins à ne pas cacher que l’on ne saurait trop voir, des seins à damner un saint et l’envoyer griller en enfer bien loin du froid de la glace.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Popins :

Garçon glaçon

Dans la forêt aux couleurs de l’hiver, je l’ai retrouvée.
Sur le tapis de feuilles, nous nous sommes allongées.
D’abord mes mains dans ses cheveux bruns. Puis ma bouche dans son cou opalin. Et mes lèvres sur ses bonbons carmins. Enfin, mes seins contre les siens.
De baisers en caresses nous nous révélons félines. De morsures en doigtés nous devenons liquides.
Je goûte son corps, je savoure ses soupirs.
Elle embrasse ma peau, elle m’écoute jouir.
L’une contre l’autre nous réchauffons nos cœurs, bien trop froids entre les mains d’un garçon glaçon.
Faire l’Amour avec elle, c’était vraiment trop beau.
Déjà le réveil sonne et mon doux rêve d’elle prend fin.

Garçon glaçon, April March

 

Le blog de Popins

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S6 7/02 : Une contrainte qui zozote

Contrainte :Gris, rouge, iode, bruine, gras, opaque, boue, blanc de bœuf, zozoter(-ment)

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Photographie de Meghan Davidson

Les oulimots auto-contraints de Dom Vauvert :

Elle et Moi 

Gris                       Derrière toi, [il]

Rouge                  La Rose

Iode                      Ton goût

Bruine                  Quelques matinées

Gras                     Ton irrévérence

Opaque                Tes méandres

Boue                     Cochon d’Bourguignon

Blanc de bœuf    Un jour en Belgique

Zozotement.        Nuit d’ivresse

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Les oulimots de Pidgy :

Perrine était servante !

“Le gras, c’est la vie !” dit en riant Perrine en versant des frites dans le blanc de bœuf bouillonnant. Il fait sombre dans sa cuisine mais elle dégage une telle vitalité qu’elle semble illuminer toute la pièce.

Il y a comme une bruine légère pendant la cuisson de la friture. Je ferme les yeux et je hume cette odeur qui va imprégner nos vêtements et nos cheveux. C’est bon les frites mais tu en profites encore bien après les avoir dégustées !

Il fait gris dehors ! C’est le plat pays ici ! La pluie a déposé son décor de boue dans les champs alentour et recouvert d’un manteau opaque tous les paysages. Mais pas de quoi noircir nos esprits ! Les yeux luisants et les joues rouges, nous attendons sagement que la première tournée atterrisse dans nos assiettes ! Le grésillement joyeux de la friture nous fait deviner les délices à venir.

“Vite Perrine ! Nous avons faim!” arrivent à zozoter les plus jeunes ! Sages mais impatients de saisir à pleine main ces petites baguettes jaunes, luisantes et ruisselantes. Les frites, c’est un rituel dans la nord ! Et pour peu qu’on y ajoute l’iode des moules alors la messe est dite et toute la tablée entre en communion ! L’âme d’un pays se retrouve souvent autour d’une table, dans une cuisine chaude, avec des assiettes bien remplies ! Le vent, la pluie et le diable peuvent bien crier dehors, tant qu’il y aura des frites, des moules et de la bière, les rires et la joie de vivre ne les laisseront pas envahir nos esprits !

“Allez Perrine, c’est prêt ! Dépose le tout sur la table et viens faire la fête avec nous !

Le blog de Pidgy

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Les oulimots de Airelle :

Aussi mortel que l’abus de blanc de bœuf, aussi opaque qu’une bruine s’affalant sur l’Île de skye, rien ne peut arrêter un cœur en désamour

Tout devient boue, gras et gris oubliant les jours remplis d’iode et de rouge passion.

Ce zozotement, si mignon par le passé, devient le son le son plus agaçant que l’ouïe ne peut supporter.

C’est distillé doucement de sensations désagréables en déceptions, de pardons usés en attaques rangés de mots acerbes saunant aussi faux que juste.

Ce tout que l’on supporte de soi. Ce tout inadmissible est en l’autre. Triste jeu que celui de s’aimer. Triste mur que l’on pressent arriver aussi violemment qu’un coup de foudre. Nous savons, mais n’admettons pas. Et l’amour s’invisible jusqu’à ce que la haine s’en mêle…

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Les oulimots de EtSiOnSEnAllait :

Là où les couleurs avaient cessé d’aller

Ici, le soir, dans la pénombre des bars enfumés, baignés dans l’odeur de blanc de bœuf brûlé, on a la mâchoire dégarnie d’avoir mangé du poisson séché trop dur. Et les habitants de cette île du bout du monde crachotent et zozotent ces fables où les couleurs se sont perdues dans un autre monde, faute de ne pas avoir réussi à voyager assez loin. Et que c’est pour cela que les maisons grises semées sur les roches anthracite et les eaux de l’océan noir forment un camaïeu triste mais terriblement hypnotique.

40 jours déjà que Geøff était arrivé ici. 40 jours à douter. 40 jours dans la nuit de l’hiver austral. 40 jours dans ce trou de Risøyhamn. A se laisser finalement convaincre des explications locales, à perdre le souvenir des teintes chaudes et vives. A sombrer encore plus quand le brouillard opaque de l’hiver jette sur les rares rayons de lumière un filtre supplémentaire.

Mais cette nuit-là, il ne dort pas. Un appel peut-être, un instinct ou une intuition l’empêchent de trouver le sommeil. Il lui fallait sortir de cette auberge-enclave. Malgré le froid, il s’aventure hors du village. Il ne sait pas vraiment où aller, mais se laisse guider par la lumière des Etoiles sur ce chemin boueux, à la terre grasse. Celle qui colle aux chaussures et qui rend chaque pas lourd. Celle qui fait mesurer l’effort, qui transforme la déprime en énergie, en rage, en force pour pousser quelques pas de plus.

Le temps ne compte pas, le temps n’est pas. Le temps ennemi car il laisse l’incertitude s’installer, s’enraciner. Il avant, droit devant lui, sans mesurer, sans réfléchir.

En arrivant au bout du chemin, il ne sait dire combien il a marché, où il est. Le chemin s’arrête là, simplement : la terre lourde est devenue roche lustrée par la bruine, le silence pesant est devenu chahut du ressac des vagues. Impossible d’aller plus loin.

Alors Geøff se pose. Il s’assied, humant l’iode de cet air nouveau. Les yeux fermés, pensant à tout ce qui l’avait poussé à en arriver là. Inspirations profondes, repli sur ses convictions intimes. Il sent l’oppression le quitter, doucement. Et lors d’une dernière respiration plus intense que les autres, il ouvre doucement les yeux.

Il voit alors le soleil rouge, brûlant se lever au dessus des nuages. Couleurs intenses, explosion de sensations, éblouissement saturé. Les quasi-certitudes grises le quittent. Et Geøff se trouve pris d’un Vertige coloré : nouveau moment, nouveau printemps.

Le blog de EtSiOnS’EnAllait

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Les oulimots de De La Vega :

Quand, sous l’effet de la chaleur, ta bruine incandescente s’élève en caressant mon visage d’une iode appétissante.
Quand sublimé par l’effort le gras fond, je m’abreuve de ton nectar opaque.
En toi, je vois disparaître mon « blanc de bœuf » dans une fiévreuse ébullition.
Puis délicieusement, le rouge se mêle au blanc. « C’est la fin du tourment. »
Le gris n’est plus. Peu à peu, mes coups de cuillère devenus inconscients, subliment la métamorphose à l’œuvre et ne laissent apparaître qu’une boue brune exquise. Un met délicat qui en ferait même zozoter le malheureux frappé d’agueusie.

A table !

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Les oulimots de Faffwah :

Elle était une des habituées de ce club bien que nul n’eût jamais entendu le son de sa voix. Pourtant elle faisait partie des membres les plus actifs des lieux, se mêlant à qui lui plaisait sans arrière pensée ni tabou. Les raisons pour lesquelles elle y venait seule et restait systématiquement muette demeuraient opaques mais tout le monde s’en accommodait avec tact tant la gentillesse et la classe émanaient d’elle.

Jusqu’à ce jour où un nouvel arrivant, coopté par on ne savait qui et visiblement ivre, l’invita à boire en sa compagnie en portant sa main bien trop haut sur sa cuisse. Elle lui lança, sans mot dire, un regard éloquent quant au fait qu’elle déclinait sa proposition. Mais l’importun se croyait vraiment en pays conquis et insista lourdement Ce qui fit qu’elle dut user de sa voix avec fermeté, sans toutefois se départir de son calme. Ce qui, hélas, eut pour effet de trahir le léger zozotement qu’elle avait toujours voulu cacher. Piqué au vif, l’homme qui, décidément, était dépourvu de la moindre délicatesse, lui lança dans un rire gras que c’était plutôt un poil de bite qu’un cheveu qu’elle devait avoir sur la langue à en croire la rumeur. Le tout dans une immonde bruine de postillons. La manœuvre était basse et elle se sentit littéralement traînée dans la boue. Au point qu’un bain de teinture d’iode n’eût pas suffi à la désinfecter de la présence de ce goujat. Alors son regard, habituellement doux, se mit à luire d’une étrange façon, d’une dureté que l’on ne lui avait jamais connue auparavant, et, de sa bouche, sortirent les mots les plus abominables envers le malotru. Elle alla notamment jusqu’à inviter ce dernier à s’asseoir sur la bouteille de Listel gris qu’il avait à la main et à affirmer qu’elle serait disposée à lui offrir le blanc de bœuf nécessaire à ce  qu’il l’accepte tout entière.

Bien qu’accoutumé aux pires conversations de vestiaires et de bar, l’homme devint rouge de confusion et battit piteusement en retraite. On ne le revit jamais et, de nouveau en bonne compagnie, elle put reprendre, en silence, le fil de ses envies.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Ssslll2 : chut un pétale

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Spleen

Tu crois que c’est marrant toi de rester toute la journée dans la boue?

A se faire tremper par la bruine et les embruns iodés ?

Tout ça pour faire du gras; tirer les mamelles… et se faire croquer les côtes par des bipèdes irrespectueux ?

Non d’abord je ne suis pas rouge ni grise ni opaque … je suis marron Monsieur le bœuf !

Marron et blanche car je suis Normande qu’on se le dise !

Tu peux toujours zozoter à mes côtés; regarder ma robe tachetée ! Non tu ne me grimperas pas dessus !

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Les oulimots de Domino :

Tu peins sur mon corps ton désir d’artiste

Tu étales la bruine de ta passion d’illusionniste

Tu colores l’iode de tes idées versatiles

Tu déposes les gris, les rouges de tes humeurs fantaisistes

Tu badigeonnes de boue mes extravagances et caprices

Tu barbouilles de blanc de bœuf en vagabondage altruiste

Tu dessines les gras et les mous au fil du voyage intimiste

Tu zozotes tes jubilations opaques de jocrisse

Pour finir anéanti par les plaisirs illicites

Le blog de Domino

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Les oulimots de Ragnarr :

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« Saude comme une baraque à frites » …

Je l’entend encore zozoter l’expression …  Et m’affirmer que, pour être bien comprise, elle impliquait d’avoir vécu la fièvre la plus torride d’un famedi foir  à la « boîte à sel » de Ronchin, un container aménagé en cuisine et adulé pour l’exceptionnelle qualité de ses patates, frites dans le blanc de bœuf.

Il azoutait qu’on en prenait subtilement la mesure  rien qu’à la large auréole sous-aisselle qu’arborait la patronne et à sa multitude de médailles de sueur,  de gras et de rouge de ketchup qui maculaient un tablier couleur teinture d’iode, comme autant de récompenses aux coups d’éclat d’un champ de bataille, illuminant le gris ambiant, la boue et la bruine du pays des Bruants.

Une explication bien opaque quand même ! Car, de là, à faire de l’expression, le maître étalon du stimulus érotique !  Il y avait plus d’un pas, que pourtant, plus d’un mâle en rut s’empressait de franchir pour imager l’ardeur féminine affectée à d’autres tâches que celles dites ménagères.

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Les Oulimots d’un Joueur Parisien :

Le ciel était gris, il marchait sur le quai regardant la mer du Nord bien loin de son sud natal. Il aurait aimé pouvoir s’asseoir sous les platanes de son village pour boire un verre de rouge en parlant de tout et de rien avec les vieux du village. Il songeait au soleil de son Midi, aux heures passées près de la Méditerranée, il en sentait encore l’iode lui caresser les narines. Mais ici le soleil était absent, loin derrière les nuages et la bruine. Il se traîna jusqu’au bistro le plus proche. Le patron seul derrière son bar le regarda entrer, un petit bonhomme d’une cinquantaine d’années, bedonnant, vêtu d’un T-shirt à la propreté douteuse, mal rasé, les cheveux gras. L’établissement était à son image, les tables couvertes de traces non identifiable, la vitrine opaque de crasse, et au sol de traces de boue. Il s’assit sur un tabouret, s’accouda au bar et demanda au patron ce qu’il pourrait manger à cette heure. Le patron lui proposa des frites cuites au blanc de bœuf dans un abominable zozottement. Elles furent délicieuses, la soirée n’était donc pas totalement pourrie !

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Iotop :

Inversement au carré de la prise de courant sans prise de tête

Il est gris, il est jaune, il est rouge. Ce n’est pas Michael Jackson, un Chinois ou un communiste. Non, non. Qu’on ne s’y trompe pas, l’iode de la connaissance ne sale pas que les ignorants même si la bruine du savoir s’éparpille sur les vents du commun des mortels, le gras du n’importe quoi sait huiler toutes les pensées banales, bancales, verticales, globales, rivales, totales, magistrales, voire, surtout, intellectuelles …

Voilà en quelques mots l’état du monde tel que je le connais en trois couleurs … par ouïe dire, c’est-à-dire, à ce niveau-là … opaque. Inversement au carré de la prise de courant sans prise de tête : qu’est-ce que le monde sans information ? Une onde qui ne dit pas son nom, un fantasme, un conte, une légende, un rêve, une peur, un mot qui contient toutes les aventures … et possiblement une indifférence, et pour quelques uns une échappatoire à la création de tous les possibles … et voilà ce qu’il me tarde de connaître …

En attendant une régénération, un retour à la conscience humaine, je me contente d’une communication de boue dépravée qui ne dit pas son nom qui s’infiltre dans tous les interstices des vies communes … ou non d’ailleurs, et par effet transmet une consistance poisseuse, pire, un reflet dont la conscience s’effraie de blanc de bœuf par essence indigeste et qui s’invite à nos tables … et j’entends un zozotement dans le coin gauche de mon oreille en perdition entre mes écouteurs qui me dit :

— T’as perdu ton cerveau ?

Le blog de Iotop

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Les oulimots de Popins :

Un ciel si gris

Elle est craquante et fondante Margot, comme une frite cuite dans le blanc de boeuf. Nous marchons sur les bords du canal, nos godasses pleines de boue, sous la bruine qui m’empêche de la bécoter dans l’herbe grasse. Pourtant je suis plein d’envies. Je rêve de mordiller ses fines lèvres rouges et mêler ma langue à la sienne. Je désire peloter ses petits seins et faire durcir ses tétons. Je brûle de lui écarter les cuisses et de me régaler de sa mouille iodée. J’aspire à une jouissance synchrone, nos yeux se parant d’un voile opaque de plaisir. Je veux qu’elle me dise “Ze t’aime” avec son zozotement si particulier qui signe chacun de ses mots. 
Je la veux. Je l’espère. Je la désire. Je bande.
Mais Margot, elle fait que de me parler d’un autre.
Je l’écoute et je pleure, à l’intérieur .
Je lui pardonne, à Margot, comme à ce ciel si gris.
Pourtant, je déteste la pluie. C’est vous dire comme je l’aime.

Le blog de Popins

S5 31/01 : Une badine de contrainte

Contrainte : Brillantine, cabotine, colline, badine, copine, domine, combine, chemine, butine

 

Les oulimots auto-contraints de Ghislaine53 :

Il fait le beau, les cheveux en brillantine,

il a l’humeur, ce matin cabotine,

la- haut, quand il la siffle sur la colline.

Elle le reconnaît de loin, le devine.

La demoiselle, jeune et jolie citadine,

elle, n’a pas l’humeur aussi câline.

Elle n’aime pas qu’ainsi, on la badine,

qu’on se moque de sa belle capeline..

Elle n’aime pas la façon dont il butine.

Cela la déroute et la chagrine.

Elle n’est pas encore sa petite copine !

Et donner ses faveurs, n’est pas encline,

elle déteste que Monsieur, ainsi la domine !

Lui, de rire, s’esclaffe, rit et couine !

Il lui fait son regard enjôleur et la baratine !

Il sent qu’elle va céder à ses combines..

Sur ses lèvres, un sourire se dessine,

pendant que vers elle, il chemine …

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Les oulimots de Faffwah :

Un ! Deux ! Trois !

Elle comptait méthodiquement les coups de badine qu’elle assénait sur le postérieur du soumis qui était à ses pieds. Sans la moindre émotion apparente. Après tout, elle n’était pas sa copine et il l’avait payée pour ça. Et il n’était pas le seul.

Elle était entrée dans la combine presque par hasard. C’était à l’issue d’un des nombreux castings qu’elle courait pour gagner sa vie, parfois au prix de sa vertu. Les choses avaient commencé d’une manière qu’elle ne connaissait que trop bien. Après une brève présentation et un texte rapidement déclamé, le metteur en scène s’était déshabillé devant elle. Et c’est là que les choses avaient basculé. Dans de tels cas il était usuellement convenu de façon tacite qu’elle butine le sexe qui se présentait à elle en échange d’un rôle. Mais là l’homme s’était jeté à ses pieds en lui demandant qu’il la domine, entourant ses chevilles de ses bras. Elle s’était ainsi retrouvée avec, sous les yeux, sa tignasse de vieux beau, luisante de brillantine. Ce surprenant  tableau l’avait emplie d’un profond mépris et elle l’avait repoussé d’un violent coup de stiletto dans le torse en le traitant de tous les noms. Ce qui sembla lui causer un plaisir intense à en juger par son érection. Il ne s’était alors pas passé longtemps avant que ne chemine dans son esprit l’idée qu’elle pourrait mettre ça à profit. Et, pendant de longues minutes, elle l’avait agoni d’injures, l’avait giflé et était allée jusqu’à le piétiner avec ses talons. Mais il avait été visiblement ravi de cette séance car elle était ressortie du bureau avec une jolie enveloppe et la supplique qu’elle revienne au plus vite. Ce qu’elle ne manqua pas de faire.

Elle devait être douée dans le domaine car sa réputation alla bien au delà du Théâtre de la Colline où s’était déroulée la scène. Et, bientôt, son agenda fut plein d’entretiens avec des puissants de ce monde qui désiraient se faire maltraiter. Elle renonça donc à faire la cabotine, préférant, et de loin endosser le rôle de maîtresse. C’était à la fois bien plus lucratif et une sacrée revanche sur tous ceux qui l’avaient utilisée auparavant.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de : Fellacia

On ne badine pas avec l’amour.

Comme un leitmotiv, ces mots tournent dans sa tête, alors qu’il la butine, les mains rivées sur ses collines de chair douce.

Comment lui faire comprendre qu’aucune émotion ne la submerge, que cette comédie n’est pas divine ?

Être cabotine et lui dire, dans un éclat de rire, qu’elle préfère n’être que sa copine ? Puéril comme combine!

Elle fixe sa tête enduite de brillantine qui s’affaire entre ses cuisses largement ouvertes. Cette situation est ridicule ! Elle s’ennuie, ondule un peu des hanches dans le secret espoir de décupler ses sensations. Rien n’y fait, c’est le spleen qui domine, pendant que sa langue chemine dans les plis et replis de son intimité dévoilée.

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Les oulimots de De La Vega :

« J’ai une bonne combine » m’avait-elle chuchoté en faisant passer une mèche de cheveux derrière son oreille. Il ne m’en avait pas fallu davantage pour saluer chacun de ses mots d’un sourire idiot ou d’un hochement de tête ahuri. Il faut dire que Capucine a ce charme fou qui change l’audace en timidité. Sous l’emprise, de l’odeur de sa brillantine, du chantant de ses phrases, de la tendre espièglerie de ses mimiques, l’idée chemine sans les mots pour le dire.

« Mais en réalité Capucine, tu n’es intouchable qu’à mes yeux ! Je te vois cabotine, alors que séductrice, tu joues à cache-cache avec tes doutes. Je te sens distante, mais tu n’es que délicieusement troublée. »

Malgré mon incapacité chronique à lire le désir chez l’autre, je ne tardai pas à percer le mystère de ce « bon plan » qu’elle avait tenu à me détailler dans son appartement feutré, perché sur la colline de Montmartre.

Il s’agissait en fait de rejoindre une copine (qui ne vint jamais) dans une carrière souterraine de Paris…Mon imagination allait bon train quant à la nature des activités qui nous occuperaient une fois la carrière atteinte. Aussi, moins d’une heure plus tard, faisant fi d’une peur qu’il fallut que je domine, je la suivais, badine en main, arpentant les méandres de galeries, au climat tempéré-humide. La providentielle promiscuité de l’obscurité, les regards amoureux qu’elle semait sur mon chemin, ses seins qui poussaient les plis de sa robe à fleur sous l’effet d’une marche exquise, étaient autant d’invitations à faire de moi ce papillon ivre qui butine l’étoffe parfumée pour étancher sa soif.

Alors que nous touchions au but, je ne pus admirer les bougies et tentures érotiques pourtant disposées avec soin. Pris de spasmes abdominaux insoutenables, je maudissais le choix insensé qui m’avait vu choisir une bouillabaisse dans une brasserie parisienne.

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Les oulimots d’un joueur Parisien :

Albertine la lutine libertine en quête dès matines de brillantine, quelque peu cabotine avec sa capeline de zibeline va sur la colline en berline. Poussée d’adrénaline, la badine de Gwendoline sa copine est là, près de l’aubépine, elle domine Jasmine, la benjamine qui chemine mutine. Albertine la butine.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Airelle :

S’il s’agit de plaire, s’il s’agit d’attirer, dans l’unique but de servir des appétits loin  de toute moralité, c’est en cabotine, ondulant de mes formes que je m’exprime. De mon œil intelligent je colle sur mes paroles le peu de connaissance, de la brillantine vous n’y voyez que du feu.  Mais lorsque vient le soir du haut de la colline, finit la badine des combines légères, ici je chemine sur des terres sauvages. Ici rien n’est abri, sinon les secondes serrées dans vos bras. De force je m’accroche  pour rester encore sous ces accords mystères oubliant les âges. Alors je butine jouant la soumise, mais je vous domine vous vous laissez faire. Car on ne contrarie pas la bonne copine.

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Les oulimots de Pidgy :

Rimes enfantines !

Viens ma copine

Vite, que je te butine !

Ne fais pas ta cabotine

Et entre dans la combine !

Bien cachés dans la colline

Nous verrons bien qui domine !

Je ferai en sorte que ma badine

Sur la route de ton plaisir chemine !

Même sans apprêts, ni brillantine

Je finirai par faire sauter tes diamantines !

Le blog de Pidgy

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Les oulimots de Domino :

La badine cabotine chemine et butine de colline en colline,

Burine Colombine, chine et baratine Capucine et Clémentine,

Discipline et domine, courbe les échines girondines,

Décalamine les diablotines, citadines enfantines et gourgandines,

Taquine les cousines poitrines sous la brillantine et popeline,

Termine à coups de pine, bourrine et praline les héroïnes libertines.

Le blog de Domino

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Les oulimots de EtSiOnSEnAllait :

Ne te débine, copine, et réanime cette pine ratatine. Pas de combine cabotine : jus de cyprine ou vaseline brillantine, il faut que ça taquine ! Obstine ta doctrine gourgandine et chemine, mutine, sur cette épine. Pour que ma badine carabine butine sur ta poitrine, qu’elle ravine tes collines et te domine en héroïne. Et chine pour cette patine qui ruine ta mine : on ne badine pas avec les vitamines.

Excès d’adrénaline, je rembobine.

Rapine sanguine, assassine  féline.

Ma Valentine.

Le blog de EtSiOnS’EnAllait

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Les oulimots de Ragnarr :

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Cabotine, enflammée, qui, jour après jour, butine dans ses envies libertines. Bonne copine, airs innocents, quand sa main chemine dans ses cheveux, au délicat parfum de brillantine.

Son humeur badine et ses pensées coquines enflamment vite ses collines quand l’indécence de ses caresses se combine à la fougue de ses baisers. Elle s’obstine la voisine.

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Les oulimots de Marivaux :

Sur les collines de ton cul

Une badine à la main

Je chemine doucement

J’y domine ton con profond

Où tu combines des miels capiteux

Qui brillantinent ta noire toison

Ta vulve cabotine

Tantôt soumise tantôt copine

Attend que je lui butine la cramouille.

Le blog de Marivaux

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Les oulimots de Iotop :

Ce jour-là, Tête de Phare est sur la Colline.

On surnomme Monsieur de La Brillantine : « Tête de Phare ». Cet homme a une « gueule » comme on disait à une certaine époque. Sa trombine est particulière et se distingue par des traits irréguliers, des bajoues, et un menton en forme de marchepied et plus étonnant encore la forme de son crâne demi allongé (vers le haut s’entend) et d’une chevelure à l’autruche très brillante par nature.

Si sa femme est une cabotine, lui, est plus discret voire placide dans son attitude. C’est un couple aux opposés flagrants et indiscutablement, Madame est belle, de cette beauté africaine qui laisse le regard accroché entre ses hanches et son fessier, mais cela de tous les regards, les hommes ne l’attrape pas. Quoi qu’il en soit, une « bonne accroche » est toujours une prise de possession et de jouissance, diront certains puristes.

Ce jour-là, Tête de Phare est sur la Colline Ouest qui domine la ville. La rue est calme en ce milieu d’après-midi soleil. Il attend Madame qui est en rendez-vous avec son masseur attitré de longue date. Et, c’est le « longue date » qui a mis « la puce à l’oreille » de Monsieur quand, à l’occasion, entre amis, d’un libertinage trimestriel, chez l’un d’eux, et que d’une badine, Madame, se faisait violence de trop jouir, qu’elle se laissa à dire les bienfaits de longue date de son masseur et de cette badine orchestrée par une invitée (comme cela se faisait à chaque fois), une copine du marché du mercredi, qui cinglait ses douces et fermes fesses. D’ailleurs, en y pensant, on disait de Madame, qu’elle avait du callipyge. Bref, Monsieur est devenu soupçonneux.

S’il s’accommode du comportement de sa femme, il n’en reste pas moins homme de traditions et d’honnêteté séculaire lié au couple. De tout temps, la famille La Brillantine domine devant tous, la probité, la droiture, l’intégrité, la morale du couple et si une « combine » (terme chaste pour désigner une tromperie), il faut que Madame s’explique.

Et à cet instant, elle sort du cabinet du kinésithérapeute, souriante, allégée même, et radieuse comme une fleur à la rosée du matin au premier ciel orangé parfumé de la vie à aimer … mais, Tête de Phare, est d’une humeur chagrine et ne perçoit qu’une gueuse, une catin, une roulure, pire une pouffiasse … et ainsi cheminent dans son cerveau des mots, des phrases, des attentions, des intentions et d’une colère froide, les pires, les dévastatrices, avant qu’elle ne soit à un pas de lui, il frappe très violemment au visage que Madame s’écroule comme foudroyée se renversant brutalement sur le marbré du trottoir.

Je suis le chauffeur témoin de Monsieur, et de ma parole à la sienne devant la police nous avons ce même discours : Madame a trébuché, Monsieur n’a pas pu la retenir, Madame est ainsi morte.

Aujourd’hui, Monsieur butine du tendron et moi, je reste fidèle à Monsieur en attendant d’être son fossoyeur car il préfère être veuf que cocu reconnu.

Le blog de Iotop

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Les oulimots de Popins :

La colline des hommes perdus

A quatre pattes, ma poupée se trémousse tandis qu’elle butine mon sexe du bout de la langue.

Ma toison est luisante,imbibée de ma mouille -brillantine naturelle qui lustre mes poils.
Mes doigts cheminent sur la nuque de l’homme tout dévoué. Mais la Maîtresse cabotine n’est jamais satisfaite.

J’empoigne son cou et fourre son nez dans mon trou. Il me con-bine.

Je perçois une lueur de bonheur au fond de ses yeux. Maintenant il étouffe au creux de mon anus.

Bientôt ma badine viendra zébrer son petit cul. Pourquoi ? Juste comme ça. Je ne suis pas sa copine. Mais celle qui le domine. Le suivant attend déjà…

Le blog de Popins

 

 

 

S4 24/01 : Une charmante contrainte

Contrainte : Fragrances, Verre, Guerre, Lasse, Animal, Chronocide, Charme, Rédemption, Contretemps

© signe vad

Photographie  de Signe Vad

Les oulimots auto-contraints de Faffwah 

Il avait invité sa maîtresse à boire un verre et, au tout dernier moment, elle lui avait annoncé qu’elle ne pourrait pas venir seule. Mais il avait peur qu’elle ne se lasse de son charme. Alors il avait accepté qu’elle vienne accompagnée de Monsieur. Il lui avait toutefois donné un gage en dédommagement de ce fâcheux contretemps.

Et les voilà, tous les deux, à supporter le discours chronocide du mari sur l’importance de la Guerre Sainte comme moyen de rédemption du temps des Croisades, sujet de sa dernière parution. Ils auraient espéré une récréation bien plus agréable mais il fallait faire contre mauvaise fortune bon cœur.

La seule chose qui les consolait était que cet animal  semblait ne se douter nullement de la nature de la relation de ses convives. A ses yeux, ils avaient rejoint un collègue de travail de Madame pour l’apéritif. Certes, elle avait les yeux qui brillaient et ses pommettes avaient rosi, mais il mettait ça sur le compte du Spritz.

S’il savait que, sous la table, la jupe de son épouse était  largement retroussée et que sa culotte était en train de passer discrètement de main en main afin que l’amant puisse en savourer les fragrances dès son retour chez lui …

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de  Fellacia :

A travers le prisme d’un verre à moitié vide se jouent les guerres chronocides de la vie de couple.
Lasse d’être devenue un animal apeuré à l’idée de coup bas , elle sait que le charme n’agit plus , que la fragrance qui domine n’est plus celle de l’amande amère , mais celle de l’amant amer.
Refuser d’être réduite à néant, là sera sa rédemption, quitte à vivre à contretemps.

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Les oulimots de Ragnarr :

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Apérotique d’une fin de journée de travail chronocide. Heureuse de le retrouver, de guerre lasse, elle le laisse ouvrir sa robe et découvrir le charme des dentelles choisies avec soin.

A Contretemps, il pose son verre puis baisse sa culotte. Il la veut exposée sans entraves lui permettant de caresser un cul généreux, là où le grain et la douceur  de la peau est à nul autre pareil.

De poignantes fragrances animales s’étalent en nappes épaisses dans l’atmosphère. Elle, vibre déjà du plaisir de la soumission. La cyprine coule entre ses lèvres inondant les doigts inquisiteurs venus recueillir le délicieux élixir de sa rédemption.

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Les oulimots de Ghislaine53 :

Dans le dédale des couloirs, ils s’animaient de paroles, comme chronocides  du temps à tuer, pour ne point sombrer dans une guerre vide et lasse des loisirs trop vécus.. A contretemps, les mots se chuchotaient dans le charme du palais aux fragrances parfois entêtantes d’être démultipliées.

Pour certains, c’était la rédemption du temps passé, les pardons cherchés aux travers d’un verre , soi- disant de l’amitié retrouvée.

Pour d’autres, leur nature animale reprenait le dessus pour mieux créer de nouveaux conflits, tenus secrets jusqu’à la prochaine séance.

Pendant ce temps, ils auront fait leur oeuvre à coups de langage acerbe.

Ainsi vivent, messieurs, les donneurs de leçons …

Le blog de Ghislaine53

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Les Oulimots de Domrora :

Des fragrances échappées de leurs cages de verre,
Ravivent ce charme que je croyais avoir brisé.
Cette guerre, ce combat, en animal m’ont transformé,
Et mon âme bien lasse ne cherche plus de rédemption.
Fini le chronocide pour atteindre cette vaine notion
Fini les contretemps, ma paix se trouve au delà des mers.

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Les oulimots de Pidgy :

De la parole !

Elle voulait des mots d’amour.
Toujours.
C’est ce qui faisait aussi son charme.
Cette façon de me ramener à elle en lui parlant à elle, et elle seulement.
Mais écrire des mots d’amour, c’est chronocide et je ne suis pas belliqueux ! Je ne veux pas faire la guerre au Temps ! Il gagne toujours.
En plus, cela génère des contretemps. Fâcheux parfois. Mais les fragrances cachées sur sa nuque faisaient offices de rédemption pour effacer quelques moments pénibles. C’est la magie de l’amour !
Un verre, un canapé, des mots d’amour et voilà comment de la plus lasse on fait un animal sensuel qui vous laisse sans force en quelques instants.
Les femmes sont des magiciennes ! Il ne faut jamais l’oublier ! De nos mots elles tissent des charmes qui nous lient à jamais.

Le blog de Pidgy

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Les oulimots de De La Vega :

Au regard du fragile équilibre de notre relation, il me semblait nécessaire de faire une pause…

D’un œil attendri, j’ai vu les Hommes naître, d’abord libres et égaux, puis moins… puis asservis à leur quête de liberté, à leur quête d’expansion, de croissance. Enchaînés à l’oubli de leur appartenance à un tout. J’ai vu l’animal se changer en être doué de raison et de déraison.

Sous le charme, j’ai vu nombre d’entre eux essayer de me comprendre, de me découvrir de renouer avec leur essence même. Je leur ai donné le sable qu’ils ont transformé en verre. Je les ai sentis extraire par tonnes la roche liquide que les années avaient accumulée sous ma croûte. J’ai humé les fragrances toxiques générées par leurs combustions insensées pour vivre plus vite.

Lasse, je les ai vus se faire la guerre pour découvrir et occuper davantage de ma surface. Je les ai regardés s’entre-tuer au nom de croyances ou pour une rédemption chimérique. Je les entendis quitter mon atmosphère et découvrir de nouveaux horizons ; passion chronocide visant à éluder l’évidence : leur temps en mon sein est désormais compté.

Désormais plus nombreux que jamais sur mes continents et dans mes océans, sauf contretemps externe, ils ne remettront nullement en cause mon existence, mais celle de leur espèce. Touchante mais néanmoins navrante évolution.

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Les oulimots de Domino :

De guerre lasse, la verve me manque,
J’en oublie les fragrances de tes charmes de saltimbanque
Prise par les contretemps et occupations chronocides
Dans la tour de verre, tel un animal placide,
J’appelle la rédemption de mes mots acides.

Le blog de Domino

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Les oulimots de Iotop :

Enfermées dans le placard des impossibles retours

Les fragrances de mon enfance sont endormies, dans les draps du souvenir, enfermées dans le placard des impossibles retours.

Je suis devenu sans douleur. Suis-je mort ? Je suis devenu de verre. Suis-je transparent ? Je viens d’imploser à l’instant sur le parvis de ma page blanche devenue de sang giclé comme une œuvre abstraite, une erreur du maniement du crayon, du pinceau, du revolver … ma guerre intérieure m’a emporté comme un fœtus qui n’a pas su grandir au bon moment… lasse de combattre ses peurs chimériques comme un hypocondriaque …

Si j’étais devenu animal … au moins … au chronocide d’un plan machiavélique ma vie aurait été possiblement structurée au charme d’une maîtresse avenante, d’un dompteur Munen d’Afrique …

Je n’attends pas ma rédemption par ce contretemps de développement et prends exemple sur les mots de Stendhal :  » Je crois malgré les occasions ratées à la multitude des possibles », et résiste, encore, à toute tentative de me supprimer … même si Mauriac nous énonce : « Je ne suis rien encore. Ferai-je jamais quelque choses ? »

Le blog de Iotop

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Des fragrances de fleur flottaient dans l’air pendant ce beau matin de printemps. Depuis plusieurs jours il lui avait proposé à plusieurs reprises de prendre un verre avec lui. De guerre lasse, elle avait fini par accepter. Elle n’appréciait certes pas sa discussion, mais elle devait avouer qu’elle était terriblement sensible à son côté animal, l’état de sa petite culotte dès qu’il apparaissait en était la preuve évidente. Ce serait donc un charmant passe-temps, un chronocide jouissif. Elle avait succombé à son charme sulfureux et bestial, sans espoir de rédemption. Elle le voulait maintenant sans aucun contretemps.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Popins :

Rédemption

Tes doigts pénètrent mon sexe à contretemps de ton souffle chaud entre mes cuisses. Expiration. Intromission. Inspiration. Damnation. Expiration. Charme de la frustration ou supplice chronocide de mes désirs ? 
Je souris à mesure que je mouille. Tu halètes à mesure que tu bandes.
Tu t’enivres de la fragrance de mon intimité, ton nez frôle ma toison, tes lèvres caressent les miennes. Je veux ta langue. Tu me la refuses. Un jeu à deux pour attiser l’animal en moi. Le faire baver. L’exciter. Une guerre pacifique entre deux amants dont je ne me lasse jamais. Car je sais que, tôt ou tard, ta rébellion se brisera en éclats comme du verre. Et que par ma jouissance tu obtiendras la rédemption.

 Le blog de Popins

S3 17/01 : Une contrainte en ivre(sse)

Contrainte : Vouivre, ivre, suivre, revivre, cuivre, givre, poivre, vivre, poursuivre, guivre

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Photographie de Maciek Leśniak

Les oulimots auto-contraints de Pidgy :

Chassez la Belle !

Je vous invite à me suivre,
Dans une belle aventure à vivre !
Nous allons voir la Vouivre !
Bien plus belle qu’un guivre,
Elle vous laissera ivre !
Mais d’abord, la poursuivre !
Cherchez ses traces sur le givre !
Une fois trouvées, semer du poivre,
Astiquez bien tous les cuivres
Par son reflet elle va revivre
En attendant qu’on la délivre !
Pour l’attraper donnez lui un livre !
Ensuite à vous de jouer !
Bonne chance !

Le blog de Pidgy

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Les oulimots de EtSiOnSEnAllait :

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Au cœur du Jura, les berges du lac de Bellefontaine se couvrent souvent d’un épais brouillard. Et alors, ces conseils renouvelés depuis la nuit des temps résonnent dans l’esprit des jeunes hommes :

Méfie toi des chemins envahis : ce sont les âmes du Lac des Mortes qui essaient de traverser.

Méfie toi.
Elles trouvent à Bellefontaine leur jouvence en croquant les hommes.
Elles troublent de leur voile leur regard pour les perdre et les emporter.

A jamais

Ce soir là, la lumière blanche de la Lune diffusait à travers la brume.

Ce soir là, il est bien possible que il était un peu ivre. Légèrement gai, rien de plus. Mais suffisamment pour suivre le chemin qui serpentait dans les sous-bois jusqu’au bord du lac sans se laisser impressionner par la mise-en-garde sempiternelle.

Alors qu’il commençait à percevoir le bruit du clapot sur la berge, il aperçut au loin une lueur. Étrange sur ces berges inhabitées. Au début, il crut au feu d’un campement sauvage. Mais à mesure qu’il s’avançait, il découvrit la chevelure aux reflets de cuivre d’une femme nue. Assise sur une souche. Flamboyante. Irrésistible. Hypnotique. Et malgré le givre qui se posait sur les arbres et les herbes, elle semblait enveloppée d’une chaleur douce, intouchable par le froid ambiant.

Il resta immobile, refusant de poursuivre son avancée, peur d’effrayer la nymphe. De ses yeux, il caressait ses cheveux, ses hanches, la douce naissance de ses seins, sa nuque, ses reins. Le monde s’arrêta à l’instant même où elle tourna doucement la tête vers lui :

Viens.
Oublie ton monde.
Utopie devenue réalité,
Illusions rendues palpables.
Viens.
Rejoins moi.
Et aime moi.

Tu me connais car tu me désires. 

Je suis celle de tes rêves, celle de tes envies, celle de tes désirs. Tu ne me connais pas de nom mais je suis tellement proche, au plus intimes de tes pensées. 
Je suis celle qui réchauffe ton esprit, celle qui fait bouillir ton sang, celle qui garde ton trésor.
Je suis ton rubis, celle qui te fait vivre. 

Je sais que tu cherchais, nuit après nuit.
Aujourd’hui tu me rencontres enfin. 
Ce soir, je m’offre à toi. 

Il sentit revivre en lui les Amours perdues, exploser dans sa tête les poivres du Désir. L’émotion du moment surpassait celle des plus torrides de ses rêves. Alors, sans crainte, il s’approcha d’elle, doucement, découvrant son parfum délicat qui l’enivrait.

Il tendit la main, lui caressa les cheveux, les hanches, la douce naissance de ses seins, la nuque, les reins. Et alors qu’il approchait sa bouche du creux de la nuque, la jeune femme se tourna. Doucement. Et dégageant sa chevelure, elle découvrit son vrai visage : des yeux flamboyant d’un dragon, son corps qui se déplia pour montrer sa vraie nature.

La Guivre l’emporta dans les ténèbres du lac voisin.

A jamais.

Le blog de EtSiOnSEnAllait

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Les oulimots de Faffwah :

Tu étais sortie, nue. Tu voulais me poursuivre

De tes assiduités. Hélas il faisait froid

Et le givre a couvert le cuivre de ta peau.

Mais je veux te voir vivre. Alors, dans un tonneau

Mêlant poivre et miel avec le bout de mon doigt,

J’ai fait ce sirop de sorcière. Et j’ai dû suivre

Une recette antique où le sang de la guivre

Associé à une liqueur tirée de moi

Ne te rendra pas ivre. Oh juste un peu nympho.

C’est étrange, je sais. Mais il faut ce qu’il faut

Pour remettre ton si joli corps en émoi

Qu’il reprenne toute sa chaleur pour revivre.

Remets donc ton escarboucle ma jolie Vouivre

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Airelle :

Une petite bière bien méritée, récompense d’une journée de labeur empreint de frustration et de stress. Comment ne pas vouloir se donner un temps, un moment pour soi, pour le sourire d’un verre partagé ? Vivre et revivre les rires et paillardises lancés par-dessus le zinc usé d’avoir trop bien été lavé.

Suivre le reste du microcosme accoudé les yeux sous les jupes et sur les décolletés attrayants. Sentir un pouvoir nouveaux sorti tout droit du givre d’un jour sinécure accablant de défaites et batailles à peine victorieuses. Qu’importe le soir le jour a cessé de poursuivre et de réclamer attention sous tension. Alors c’est en cuivre qu’éclatent les rires,  aiguë, grave, ou même crécelle, ce brouhaha est une mélodie accompagnée des cliquetis des verres entrechoqués.

Les gorgées ne se comptent plus, les débats ont perdu le décompte. Qu’importent les comptes, seul importe de suivre les mouvements des lèvres devenues floues… non doubles…non les yeux voient une guivre sortir des bouches ? Tout est brume et les visages se déforment. Un peu de poivre pour se donner un coup de fouet et cesser de confondre la vouivre d’avec la guivre.

Tout avait pourtant si bien commencé… C’est ivre que la nuit s’achèvera pour laisser place au dû que réclame le jour.

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Les Oulimots de Ragnarr :

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Sa vouivre, dans la fraîcheur de la nuit, se drape de satin, pour le suivre au fond du jardin.
Œil cuivre, ceinture qui se délie, délicieuse indécence de la guivre dévoilée, poitrine aux pointes dressées, offerte au givre.

Entre ses cuisses écartées, une main ivre à la recherche des étoiles et des senteurs de cannelle de poivre et d’épices de l’intime.
Poursuivre les soupirs. Accompagner les chants de la nuit.

La laisser, créature épuisée d’avoir apaisé l’envie et d’avoir tout donné. Me faire à mon tour homme serpent, enrouler sa jambe et revivre la vague qui l’emporte dans un cri de femme et de …Divinité !

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Les oulimots de Domino :

Tu es mon poivre, mon épice de cuivre saupoudré de givre.
Je suis ivre de revivre ces délices de jouir, m’alanguir et vivre
Au gré de tes fantaisies de cuir, me languir ou m’évanouir
Du plaisir de te sentir t’enfouir dans la matrice que tu enivres
De ton venin de vouivre, de guivre du vice, d’esquire ivre.
Te suivre ? Poursuivre jusqu’à l’armistice ? Ou m’enfuir ?

Le blog de Domino

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Les oulimots de Ghislaine53 :

Telle la vouivre, elle survole mon âme, envahit mon esprit embué, ivre d’idées déprimantes. Elle est là, à me suivre dans le givre cafardeux de ma dépression d’hiver, dans cet état morbide et semé de poivre mortel qui se propage dans mon corps en détresse. Mais ce qu’elle ne sait pas cette vouivre là, c’est que je suis le guivre qui va la détruire, la rendre poussière pour finir en cendres, que je sèmerai au vent. Mais, qu’avant, de mes pattes de pourceau, je l’écraserai avant qu’elle ne me transforme en statue de cuivre, offerte aux pigeons qui me fienteraient dessus.

Je vais survivre.

Je vais vivre, elle n’y pourra rien.

Je vais poursuivre mon ascension au delà de ce mal- être.

Pour revivre…

Le blog de Ghislaine53

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Les oulimots de Iotop :

Un chemin boueux épineux à l’oxygène d’ortie

Je suis le crayon qui tient tes doigts et encre par automatisme cette page blanche de rien. Je suis ta vouivre qui jamais ne te laissera en paix. Je te tiens dans mon carcan. Tu le sais et je te vois vomir tous les jours à côté de ce mot ivre qui te tient au teint encore debout même si c’est courbé, ou assis ou couché, c’est le mot : vie, qui t’impose à suivre un chemin boueux épineux à l’oxygène d’ortie pour revivre au cas d’une faiblesse humaine sur ton visage de cuivre qui parfois à ce givre de désolation comme une île piquée de cailloux acérés …

Tu écris parce que je suis en toi comme un effet poivre qu’il t’ait impossible d’ignorer et qui constitue ton vivre quoi qu’il advienne et de poursuivre en notre corps à corps une autre guivre : ton œuvre.

Le blog de Iotop

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Cette fille aux serpents, était-ce donc la vouivre ?
Il l’avait aperçue, un soir qu’il était ivre.
Et avait décidé aussitôt de la suivre.
Ce superbe moment, il voulait le revivre,
Avec cette belle, cheveux reflets de cuivre.

Tout avait la couleur uniforme du givre
Alors qu’il dégustait ses senteurs menthe et poivre,
Un moment d’une rare intensité à vivre.
Ces instants de plaisir, il voulait les poursuivre
Et même s’il fallait combattre quelque guivre.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Des Mots et Désirs :

(Ivre)s

Toi tu es la Vou(ivre) aymée folle d’émoi,
Toi tu mets le po(ivre), piment qui enflamme mon désir
Toi tu es le cu(ivre) que je me plais à faire résonner

Moi je fais vibrer ton point g(ivre) d’un glaçon brûlant
Moi je suis l'(ivre) qui repose sur ta poitrine lorsque tu t’endors
Moi je veux te su(ivre) en titubant de joie de te savoir à mes côtés

Nous nous baisons sous le gui(ivre), sans crainte des langues de vipères
Nous nous voulons poursu(ivre) nos envies pour sûr !
Nous nous rejoignons dans nos rêves(ivres), renaissance sans cesse renouvelée de nos aspirations mutuelles.

(Ivre)sse de se l(ivre)r pour se dél(ivre)r V(ivre)

Le blog de Des Mots et Désirs

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Les oulimots de Popins :

V (ou) ivre

Oh ! Il est parfois ivre le Pierrot.
Des cheveux poivre et sel noués, de grands yeux pétillants et un sourire rayonnant, accoudé au comptoir du Buffet de la gare. Un homme généreux, toujours bienveillant. Un bon vivant, s’enivrant de vivre. Un ami.
Et la guivre s’est logée en lui, le dévorant, le diminuant.
De la chaleur de son éternel été, il est passé au givre.
Là-haut, il a rejoint Sarah, ma copine aux cheveux cuivre.
Ecrire pour faire revivre les morts. Pour éviter que mes propres démons me poursuivent. Et, malgré tout, suivre mon chemin en savourant de V-ivre.

Ciao Pierrot !

Le blog de Popins

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S2 10/01 : Un délice de contrainte

Contrainte : Résolutions, bois, sucré, parallèle, cerisier, suave, délice, indigo, infuser

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Les oulimots auto-contraints de De La Vega :

Perché sur la branche haute du cerisier, j’observe avec anxiété les derniers rayons de l’histoire. La décision est prise et pourtant j’ignore si je sais encore voler. L’heure n’est pas aux résolutions de problèmes à venir ; coups de vent et nuits d’hiver, nourriture ou manque d’air. La survie c’est l’envol ! Un simple relâchement de mes griffes comme un au revoir, à cet arbre que j’ai tant aimé, à l’aliénante sécurité de son bois rouge rosé, au délice sucré de ces fruits devenus trop rares.

Le vent a soufflé, la branche a bougé, je vole… malgré cette étreinte amère qui ne semble pas vouloir s’arrêter. Deux existences parallèles voient le jour. Je suis libre, mais enchaîné à mes peurs, à mes rêves. Pourtant, au gré d’un vent d’hiver, je laisse infuser une idée suave. La gourmandise indigo d’une aurore amoureuse.

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Les oulimots de Fellacia : 

Sur mes lèvres sucrées et suaves
Infuse encore la douceur des baisers.
Dans l’indigo de ses yeux
Je me suis noyée avec délice.
Mais toutes les amours sont éphémères,
Comme les fleurs d’un cerisier.
Je ne suis pas de bois,
J’espère résolutions et surtout renaissance
De nos vies désormais tristement parallèles.

#6Mots

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Les oulimots de Faffwah :

Elle se décida quand même à appeler l’hôtel pour savoir si sa chambre avait été nettoyée. Par chance ce n’était pas encore fait. Une expertise restait donc possible. Se posait maintenant la question de comment envoyer une équipe sur place sans reconnaître son implication dans la scène que ses collègues découvriraient. L’ADN ne mentait pas et elle avait dû en laisser des dizaines d’échantillons. Finalement, elle se résolut à faire cavalier seul. Et à aller faire les prélèvements de façon non officielle pour mener son enquête en parallèle de l’officielle. Elle trouverait bien, le temps voulu, le moyen de faire coexister les deux. La similitude avec le reste de sa vie lui sauta aux yeux. Se mettre dans des situations inextricables et savoir trouver des solutions peu orthodoxes afin de s’en dépêtrer toute seule était quasiment une seconde nature chez elle.

Comme cette fois où, étudiante, elle avait succombé au charme de ce beau jeune homme aux yeux indigo. Visiblement, elle ne le laissait pas de bois lui non plus mais il semblait vouloir rester inaccessible. Elle avait alors mené sa petite enquête pour découvrir qu’il rejoignait tous les soirs en secret Yoko,une des doctorantes dont elle suivait les TD. Et, après avoir écouté une de leurs entrevues à travers une porte, qu’il n’était clairement pas dans ses résolutions de le partager. Il fallait donc changer son fusil d’épaule. Et c’est tout naturellement que l’option de séduire la thésarde lui vint à l’esprit. Elle n’était pas si mal et, une fois dans son lit, lui proposer un FFH semblait être là solution idéale. Et elle la mit en place dès que possible.

C’était le printemps et les cerisiers commençaient à fleurir. Et elle avait présupposé que, en bonne japonaise d’origine, Yoko y serait sensible. Elle avait donc prétexté une demande d’explications sur le dernier devoir qu’elle avait donné pour obtenir un rendez-vous dans la suave ambiance d’un salon de thé à proximité du jardin des serres d’Auteuil. Et, pendant qu’elles laissaient leurs Sencha infuser, elle avait entrepris d’instaurer plus que de la complicité avec son enseignante, faisant monter le trouble en elle. Et, alors qu’elles rentraient, lui proposa une photo pour son hanami. Yoko avait bruni, ce qui était sa façon de rougir, et avait accepté de prendre la pose en bredouillant en japonais une exquise formule de politesse. Il fut alors facile, sous prétexte de lui montrer le cliché, de se rapprocher d’elle plus que nécessaire. Jusqu’à l’enlacer. Puis l’embrasser. Yoko se laissa facilement faire. Plus que prévu. Il était alors temps de l’entraîner dans un lieu plus intime.

— Chez toi ou chez moi ? J’ai juste une chambre de bonne tu sais ?  Avec un tout petit lit. Et très mal insonorisée.

— Viens à la maison alors. Mon copain ne rentrera pas avant ce soir, nous avons un peu de temps.

Ainsi, Yoko était plus à même de se partager elle-même que de le faire de son partenaire. Mais le  poisson était ferré. Et ce serait un réel délice de l’amener au triolisme. Ne restait plus qu’à faire durer le plaisir jusqu’à son retour.

Elles gagnèrent rapidement l’appartement tout en se bécotant. Et, une fois dans la chambre, passèrent à de bien plus langoureux baisers. Rapidement nues, chacune d’entre elles se repaissait des courbes de l’autre, la couvrant de caresses. Yoko, plutôt grande et fine, appréciait les rondeurs de sa partenaire. Laquelle, intégralement épilée, jouait de ses doigts dans petit pinceau de poils qui ornait son pubis. Puis, bientôt, les doigts pénétrèrent les sexes, non sans s’être préalablement attardés sur les clitoris gonflés de désir. Les deux amantes ondulaient désormais, étouffant leurs soupirs sur les lèvres de l’autre, leurs langues emmêlées.

Malgré son plaisir, elle ne perdait toutefois pas de vue la finalité de cette baise qu’il fallait faire durer jusqu’au retour de sa cible. Alors autant qu’elle en profite. Elle plaça donc sa tête entre les jambes de Yoko, le bassin posé sur son visage. Elle découvrit alors le goût étonnamment sucré du sexe de sa partenaire et se mit à la laper goulûment. Elle agaçait son bouton de la pointe de la langue. De lents cercles qui lui arrachaient de petits cris. Puis, prenant les lèvres de son amante entre les siennes, alternait succions et mordillements. De longs aplats sur le sexe offert et le jeu de ses doigts dans le vagin offert parachevaient son œuvre. Les hanches de Yoko semblaient animées d’une vie propre et son sexe venait convulsivement à la rencontre de cette bouche qui lui donnait des orgasmes à répétition sans jamais sembler s’en lasser. Les draps étaient trempés de sa cyprine et elle hurlait à présent. Quand elle n’était pas bâillonnée par le pubis qui pressait sur son visage . Toute autre notion que celle de leurs corps semblait abolie. C’est alors que la porte s’ouvrit.

— Chérie ? Mais que ?

— Ne manquait plus que toi. Viens !

Et, jouant de l’effet de surprise, elle le prit par la main et l’entraîna sur le lit alors que Yoko, pantelante, essayait de se remettre. Il s’était enfin retrouvé entre ses mains et on avait pu commencer à jouer. Les deux filles ne pouvaient plus rien se refuser et le garçon, tout heureux de l’aubaine, s’était prêté à tout ce qu’on lui avait demandé Aucune combinaison n’avait alors  été négligée. Aucun orifice non plus. Et ce, jusqu’à ce que les forces de tous les protagonistes ne les aient totalement abandonnés. Ce qui avait été le début d’une belle aventure

Ce souvenir la fit sourire. Elle en avait bien besoin vu les circonstances. Mais il était temps à présent de replier ses affaires, de passer au labo pour prendre tout le nécessaire à ses prélèvements et d’aller jouer en sous-main. Une fois de plus.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots d’Airelle :

S’il est d’usage d’aborder ces jours nouveaux de résolutions, j’aime quant à moi dire adieux au passé. Ecrire dans le bois de cerisier ce que plus jamais je ne dois vivre et laisser derrière moi, ce qui plus jamais ne doit revenir. Les intempéries et la croissance de l’arbre feront disparaître à jamais larmes et chagrins. Alors je pose intentions et vœux pour laisser infuser désirs, et envies suaves aux couleurs indigo. Puis fais place aux délices des caresses sucrées qui jamais ne me lassent. Supporter le parallèle de ce qu’une vie peut demander de sérieux pour laisser place à l’intensité d’un moment empreint de légèreté, de joie et de douces folies extatiques.

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Les oulimots de Ragnarr :

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6 résolutions

Me faire tatouer son sourire et en parallèle un gros mot ou un délice aux couleurs éclatantes.

Infuser dans le brouillard indigo et monochrome, d’un hammam, où des corps libérés se délacent dans une trame libertine qui se noue puis se dénoue.

S’offrir une cérémonie du thé, pique-niquer à l’ombre d’un cerisier en fleurs et prendre un bain comme à Tokyo…

Écrire des oulimots seul au fond des bois qui commencerait par ma chienne fidèle et indécente et pouvoir lui lire d’une voix calme et suave.

Conquérir la croupe qu’elle offre sans pudeur sentir sa langueur humide et m’immiscer dans son écrin sucré salé.

Ne rien laisser mourir.

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Les oulimots d’ Emmanuelle :

J’infuse lentement pour devenir délice pur
Le cerisier m’offre ses fleurs suaves
Le bois d’à côté perd ses notes avides
Et ses camaïeux printaniers prennent une teinte indigo.

Lorsque le soir tombe au coeur de mon monde parallèle
Quel délice d’admirer ainsi la vie secrète des végétaux
Ils ont cet aspect grandi des rêves primordiaux de l’enfance
Là où les résolutions prennent vie, pour le meilleur et pour le pire.

Le blog d’Emannuelle

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Les oulimots de Des mots et désirs :

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Vert olive la feuille du papier parchemin
Et la pupille de mes yeux se rassasiant avec délice de ton téton mutin

Anthracite du crayon de bois
Et de tes bas sous mes doigts

Rouge du bol d’Arménie
Et de tes lèvres suaves me baisant à l’infini

Jaune de la fine feuille d’or
Et de la marguerite qu’autant que la fleur du cerisier tu adores

Indigo le pigment fascinant
Et le ciel nous entourant

Blanc de plomb des rehauts nacrés
Et de tes dessous, dernier rempart à ta peau au goût sucré

Noir des parallèles tracées à main levée, sans contrainte
Et de tes cheveux tirés lors de notre étreinte

Explosion des couleurs, enluminure
Et des sentiments haute(s) resolution(s) que tu me procures

Le blog de Des mots et désirs

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Les oulimots de Iotop :

Il m’est étrange d’écrire ce mot : heureux

Il n’y a pas de bonnes ou mauvaises résolutions, il n’y a que la volonté d’accomplir …

Je touche du bois, élément rare, aujourd’hui, sur mon astéroïde bulle. Ce bois acheté en contrebande, un simple cube, un dé, une parcelle d’histoire végétale, un souvenir figé, une chair pétrifiée …

Bref, j’ai accompli … je suis heureux. Il m’est étrange d’écrire ce mot : heureux. C’est une sensation entre le sucré et le salé, le parallèle entre une jouissance retenue au dernier instant et l’extase d’une éjaculation … vraiment, c’est étrange …

Donc, j’ai planté un cerisier dans de la terre, de la vraie … moment unique et qualifié d’historique. J’étais seul, enfin, presque, à part les androïdes blablateurs …

Quand j’écris que j’ai planté un cerisier, il s’agit d’un noyau de cerise … J’en ai des frissons d’émotion. Je vais observer chaque jour tous les paramètres de la terre contenue … dans un pot et contribuer à la réussite de cette éclosion à venir.

A venir …. avenir, j’ai ce mot entre bouche comme s’il avait un goût, ce goût suave qui se prononce au délice de chacune des lettres à la couleur, indigo, prête à infuser dans mon destin … d’humanoïde …

Le blog de Iotop

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Les oulimots de Ghislaine53 :

Réflexion d’un soir

Pendant que ma tisane aux feuilles de cerisier se laissait infuser doucement dans ma tasse en bois, dégageant une odeur suave de sucré, en parallèle, je pensais aux résolutions que je n’avais pas prises cette année !

D’ailleurs pourquoi s’imposer des choses en début d’année dont on sait parfaitement qu’on ne les tiendra pas ou très peu de temps ?

Je ne veux pas être hypocrite avec moi- même, aussi je vais déguster ma tisane et me régaler de ce ciel indigo qui tombe dans le soir de mes pensées au gré de mes errances mentales…

Le blog de Ghislaine53

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Les oulimots de EtSiOnSEnAllait :

Les cerisiers indigo

Le goût sucré et suave des bonnes résolutions infuse encore dans ma bouche. Mais l’abondance de délices menant souvent à la gueule de bois, j’y préfère celui léger des désirs partagés d’âmes parallèles, prémices à la nouvelle floraison des cerisiers indigo.

Le blog de EtSiOnS’EnAllait

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Les oulimots de Jacqueline : 

Bartémi , le beau  guadeloupéen , dans son hamac  savoure avec délice sa tisane de Brisée.

Il l’a laissé infuser juste 10 minutes, ni plus ni moins. Plus  ,elle devient  amère, moins , elle est fade et sans effet .

Il songe en se balançant doucement dans son hamac  ,  à la Mama.

Sa mère est toujours là, pour lui donner des conseils.  Conseils sucrés, ah que non, ce serait plutôt des injonctions.

Pas plus tard que ce matin, cette maîtresse femme, arborant sa  coiffe aux   couleurs chaleureuses , lui  a suggéré de remplacer leur culture actuelle de canne à sucre ,  par la culture d’indigo .

Planter des indigotiers serait le summum de la rentabilité lui a-t-elle dit.

 En effet, elle prétend que c’est l’avenir. Le sucre étant de plus en plus délaissé pour ses effets nocifs sur la santé, l’indigo, lui voit sa cote monter.

Les laboratoires de produits capillaires ont de plus en plus tendance à l’utiliser pour apporter un joli colorant aux cheveux des femmes atteintes de canitie.

Et, avantage non négligeable, lui affirme -telle, en plus on pourrait réduire le personnel !

Dans sa tête il fait des parallèles sur   ce projet, mais rien ne se rejoint. Il ne peut se projeter ce futur. Quoi supprimer la récolte de la canne à sucre, ne plus voir ses belles guadeloupéennes se déhancher en portant leur balle sur la tête ?

Pourquoi pas des cerisiers pense-t-il avec le bois desquels on ferait des pipes !

Ma mère devient trop directive.

Et, à partir du principe qu’une résolution, c’est une décision qu’on n’a pas prise, je ne vais pas obtempérer, tant pis si elle se fâche. Ce ne sera pas la première fois.

Alors il se retourne sur son hamac, son chapeau de paille lui cachant les yeux, il s’endort partant dans de suaves rêves où se déhanchent   des vahinés langoureuses.

Le blog de Jacqueline

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Les oulimots de Pidgy :

En avant !

Janvier. Mois des résolutions !
Pas en ce qui me concerne. Pour le moment, je bois !
Du thé. Sucré, suave, que l’on a fait infuser en bonne et due forme selon les règles ! Un vrai délice !
J’admire sa belle couleur indigo. Il doit y avoir de la fleur de violettes dans ce thé !
Je regarde par la fenêtre.
Le cerisier du jardin a perdu toutes ses feuilles. L’été est encore loin. Peut-être que dans un monde parallèle les cerisiers restent en fleurs. Drôle de pensée. Il est bizarre ce thé !
Allez poubelle et cappuccino !
Première résolution !

Le blog de Pidgy

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Voici donc avec cette nouvelle année revenir le temps des bonnes résolutions que l’on ne tiendra pas au fil des jours qui passent quelles que soient les bonnes intentions du début de l’année. Pour une fois je n’ai pris aucun risque et suis certain de ne risquer de prendre une volée de bois vert car je n’en ai pris aucune. Mais pour autant je n’en espère pas moins une belle année au long de laquelle j’espère croiser au moins quelque nouveau plaisir sucré et en parallèle poursuivre mes lectures et écritures. Et j’attends avec impatience la fin de l’hiver, le retour du printemps et le plaisir d’aller avec une belle sous un cerisier en fleurs pour goûter à de suaves plaisirs avec un immense délice lorsqu’elle se découvrira troussant haut sa jupe indigo pendant que nous faisons infuser un thé vert.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Popins :

La balançoire

Je te balance doucement sur cette simple planche de bois flottant au bout de deux cordes parallèles, les cheveux ornés de fleurs de cerisiers.
Je sens ton parfum sucré infuser l’air quand tu reviens en arrière, et je m’enivre de ce délice.
J’admire ta jupe qui flotte, léger tissu indigo- drapé s’imprimant sur fond vert.
Tes orteils s’agrippent au décor et emmènent des brins d’herbe entre tes orteils.
Tu pousses des cris joyeux à chaque impulsion. Plus haut, plus vite !
Viendra le moment où nous nous roulerons dans l’herbe, roulé-boulé suave agrémenté de baisers. 
Un bel après-midi au soleil.
Le remède miracle pour la résolution de toutes les difficultés. 

Le blog de Popins

S1 3/01 : Une première saillie de contrainte

Contrainte :

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Les oulimots auto-contraints daphnesques de La Peau Douce :

Meurtre à la Une

« Le tueur d’Agen dépose un pruneau séché dans la bouche de ses victimes »

Cette Une l’interpella. Si maintenant les serial killer se faisaient cuisiniers, qu’en serait-il des jeux amoureux?, entendit-il auprès de lui.

Il se souvint de cette fille blonde au teint de poupée de porcelaine, rencontrée dans une soirée privée, tenue aguichante avec un body en dentelles qui laissait entrapercevoir un piercing noir au nombril.  Bouche rouge et sensuelle. Elle lui avait plu au premier coup d’œil, et ses saillies au milieu du cercle que certains invités avaient formé autour d’elle prouvaient qu’elle ne se laisserait pas dominer aisément. Elle repoussait les avances de façon cinglante. Le jeu s’annonçait savoureux. Il voyait sa langue framboise chaque fois qu’elle riait, les yeux verts survolant le cercle comme si elle était en représentation, comédienne jouant un rôle pour oublier qui elle était. Décidément, il avait de grands projets pour elle, et il savait que la regarder ainsi, isolé des autres, attirerait son attention.  Venir à elle aurait été la proclamation trop évidente de ses intentions. Non, il lui suffisait de sourire de façon narquoise, dévoilant dans ses yeux noirs le désir brûlant qu’il avait de la posséder, non pas violemment mais avec gourmandise, comme un mets sucré salé qu’il aurait préparé avec dévotion et avec minutie. Ne faut-il pas choisir les meilleurs ingrédients pour obtenir le plaisir des papilles? Il porta à ses lèvres la coupe de champagne quand elle croisa franchement son regard. Respiration suspendue. Plus rien n’existait autour d’elle, il le devinait, alors il lui sourit.

Il jeta à peine un œil à l’illustration qu’on lui tendait. Il sortit en frissonnant, tout en glissant la main dans sa poche. La perle noire sur dentelles était toujours là.

Le blog de La Peau Douce

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Les oulimots d’un joueur Parisien :

Le tueur d’Agen dépose un pruneau séché dans la bouche de ses victimes, après avoir lu le titre de cet article dans la Dépêche du midi, le cuisinier hocha la tête perplexe en regardant sa délicieuse compagne « Le pruneau n’est-il pas une prune séchée ? Le tueur déposerait-il alors une prune deux fois séchée, ou bien serait-ce là encore une illustration de l’inculture culinaire du journaliste tout juste bon à aligner des mots en se regardant le nombril et espérant réussir ainsi une véritable proclamation historique en première page ? »

« Tais-toi donc, lui répondit-elle, arrête un instant tes grandes phrases, que t’importe le pruneau, occupe-toi donc plutôt de mon abricot juteux, je veux une saillie maintenant, j’ai besoin de me faire démonter, défoncer, baiser salement, de me faire dominer comme tu le fais si bien mon salaud, mon pervers, mon roi. »

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Pidgy :

Mystère !

C’est bien ma veine ! Pour une fois que j’accepte de sortir, il faut que la poupée à qui je semble plaire soit, soit adepte du “Silence des agneaux”, soit psychopathe.  

Voyez plutôt ! Non pas Pluto, plutôt !

Après une soirée de flirt de plus en plus poussée, elle me met un papier un peu plié, comme l’arbre, sur lequel je pense trouver son 06, ou 07, ou 09… Un zéro quelque chose quoi ! Une série de chiffres que je devrais pouvoir relier à un clavier téléphonique et en le composant entendre de nouveau sa voix ! Je sais que c’est un cheminement étrange mais comme je suis habitué à résoudre pas mal d’énigmes au quotidien, c’est le B.A.BA de mes journées !

Et quoi-t-est-ce que je trouve ? Une phrase zarbi sortie d’on ne sait zou !

“Le tueur d’Agen dépose un pruneau séché dans la bouche de ses victimes”, rien que ça !

Si je n’étais pas cet aventurier chevronné bien connu dans mon immeuble, cette phrase sibylline (j’aime bien placer ce mot dans une conversation ! Comme saperlotte aussi d’ailleurs ! Mais ce n’est pas le sujet !), cette phrase absconse (je l’aime bien aussi celui-là !) est l’illustration parfaite d’un mystère quasiment irrésoluble, sauf par moi évidemment ! Ou alors elle s’est trompée de papier ! Blonde un jour, blonde toujours !

Que nous indique cette proclamation ? Que le tueur serait un cuisinier adepte des plats astringents ? Non. Ce serait trop simple,voire simpliste ou simplissime pour faire bref, comme explication. Il doit y avoir autre chose.

Je me gratte le nombril pour mieux réfléchir. Oui ! Certains se grattent la tête, d’autres se frottent le menton, moi je me gratte le nombril ! C’est comme ça ! C’est mon google personnel, mon moteur de recherche, mon centre de réflexion. Quelques-uns se prennent pour le nombril du monde moi c’est le monde du nombril ! Le mien en l’occurrence !

Donc après un frottement assez long, lent et langoureux (tant qu’à réfléchir autant le faire dans des conditions agréables mais sans se laisser dominer par des sentiments libidineux ou autres, mais quand même !) il me vient une fulgurante idée, rapide comme la saillie d’un lapin en rut (en non pas en Ruth, mon amie, qui n’apprécierait pas ce genre de privauté animale !) : retourner le papier !

Victoire, joie et triomphe de la Ligue de Champions, en effet au derrière ( et non pas sur le derrière) de ce papier, il y avait bien un suite de chiffres commençant par 06 ! Une autre énigme s’offrait à moi qu’il allait falloir de nouveau déchiffrer, ce qui était bien le cas en l’occurrence vu la présence de chiffres ! Bon sang de bonsoir, c’est qui cette fille ? La reine des énigmes ou bien ? En me frottant de nouveau le nombril, je me dis que tout compte fait je ferais mieux d’aller voir Wonda. Ses sirènes me prennent moins la tête et plus autre chose ! Allez zou, en avant Nouzotres !

Hasta la vista Baby !

Le blog de Pidgy

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Les oulimots de Airelle :

Poupée saillie d’une langue vorace remontant sur son nombril, elle regarde l’illustration accrochée au mur du tueur d’Agen déposant un pruneau dans la bouche de ses victimes.

Se concentrer sur l’image lui permet de dominer ainsi le plaisir explosif qui s’annonce du plus profond de sa féminité.

Nul cri ou quelconque proclamation ne sortira de sa bouche, gardant pour elle seule ce que lui inspire cet instant.

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Les oulimots de Des mots et désirs :

Fait divers

Gisant sur le sol recouvert d’un drap de velours rouge, elle a le regard vide des morts. Sa bouche est entrouverte. Ses membres sont raides et froids. Quelqu’un a jeté un linge bleu turquoise sur son nombril afin de cacher son sexe glabre et nu, mais le tissu est trop petit et il livre son intimité, ainsi impudique, aux yeux de tous. La scène possède à la fois quelque chose de morbide et de terriblement excitant en fait. Les badauds, qui ont du mal à dominer leurs pulsions, ne s’y trompent pas. Un cuisinier aux mains rouges de sang les essuie machinalement sur le devant de son tablier, donnant ainsi l’impression qu’il caresse son membre visiblement gonflé. Il ne remarque même pas l’obscénité de son geste, tout plongé qu’il est dans ce sexe offert à son regard libidineux. D’autant plus que cela s’agite autour du corps allongé. Et une femme vêtue d’un tailleur à l’allure stricte s’accroupit près d’elle dévoilant d’abord un décolleté vertigineux, puis le liseré d’un bas noir. Un silence quasi religieux se fait tandis que les curieux retiennent leur souffle un instant. Soudain jaillissant au milieu du silence général, tel une proclamation d’innocence, on entend un enfant s’exclamer : « Mais elle a pas d’culotte la dame ! » Un frisson suivi de petits rires gênés parcours l’assemblée. Le cuisinier ne parvient plus à se dominer et une main passe sous son tablier qui s’agite frénétiquement. La saillie du tissu plastifié est flagrante. On entend un « haaan » qui s’échappe de sa bouche. Puis un cliquetis métallique. Des menottes se referment sur ses poignets. Il est conduit vers une voiture banalisée sous le regard médusé des gens qui l’entourent. Derrière la vitrine devant laquelle ils s’étaient agglutinés, la femme relève la poupée de cire qu’elle préparait pour sa devanture. Le tissu turquoise tombe avec élégance sur le drap de velours rouge. À côté de la scène un journal, qui devait servir d’illustration, est étalé. On peut lire en gros titre : « Le tueur d’Agen dépose un pruneau séché dans la bouche de ses victimes ».

Le blog de Des mots et désirs

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Les oulimots de EtSiOnSEnAllait :

Il est certains plaisirs de la bouche que le plus habile des cuisiniers primé ne saurait révéler. Pourtant, les frissons sont les saveurs de ces instants. Et comme on combine les textures et les goûts, les étoiles se révèlent en mélangeant les étreintes et les douceurs.
Sur ta peau, douce comme une poupée de velours, ma langue sillonne. Au creux de ton oreille invariablement je débute, et glisse les indices d’un menu. A voix basse, quelques mots chuchotés, choisis. Évocations vaporeuses des mets charnels, illustrations de diableries rêvées : proclamation d’un serment au plaisir.

Commence un lent voyage. Une quête du goût sucré de ton derme, acidité de tes premières perles de sueur. Le long de ton cou, entre tes seins, sur tes seins, de long des hanches. Atteindre ton nombril, pause d’un petit trou gourmand. Détecter tes envies par tes mains qui se glissent dans mes cheveux. Lire la suite au rythme de ton souffle qui me souhaite encore un peu, goûtant aux spasmes gourmands de ton ventre. Puis repartir, plus loin et descendre le menu.

Entre tes cuisses je chasse les indices d’une suite délicatement intense. Je sens tes délices envahir mes papilles, mes idées, mes pensées. Et bien plus encore, mon corps tout entier réagit à cette excitation. Prendre le temps de profiter, doucement. Encore. Je glisse ma langue entre tes lèvres et je goûte le nectar sucré de nos excitations mélangées.
La suite est un festival des sens, d’explosion de couleurs, de vertiges de l’esprit. Mes mains s’agrippent aux saillies de tes courbes, à tes hanches, tes épaules. Et par les bras je te retiens avant que nous basculions ensemble vers l’abîme des étourdissements heureux.

Enfin, en petit-tueur, à jeun de toutes craintes, je dépose un baiser libérateur sur ta bouche, ma victime. Embrasser à deux la petite-mort et la laisser nous emporter, dans tes bras.

Le blog de EtSiOnSEnAllait

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Les oulimots de Faffwah :

Elle finit d’ouvrir les yeux, un peu amère. Comme elle pouvait le craindre, il n’avait pas fini la nuit en sa compagnie et s’était débiné pendant son sommeil. Une illustration de plus de la faillite de sa vie sentimentale.

Quelle idée aussi de chasser dans les bas fonds agenais. Quelle idée aussi d’avoir accepté cette mutation ici sitôt la proclamation des résultats du concours. Certes, elle était dans le bas du classement. Mais une citadine comme elle ne pouvait que s’étioler dans une ville de moins de 100000 habitants. Il ne s’y passait quasiment rien à l’exclusion des troisièmes mi-temps les weekends et elle commençait à se lasser de sa collection de rugbymen avinés.

Alors quand cet inconnu l’avait abordée ce vendredi soir elle avait cru à une embellie. Il avait été courtois, discret en engageant la conversation et s’était montré d’une culture rare quand elle s’était prolongée. Pour ne rien gâter, il était aussi fin de visage que d’esprit, ce qui la changeait des oreilles en chou fleur et des nez cassés qui faisaient usuellement sa cour. Ce qui le rapprochait pourtant de ses soupirants sportifs était la solide musculature qu’elle avait devinée sous le cachemire noir.

Elle avait très vite eu envie qu’il la prenne dans ses bras. Qu’il la prenne tout court tant il émanait de lui une animalité qu’elle n’avait pas ressentie depuis longtemps. Et, à voir ses yeux, elle avait deviné qu’il n’en pensait pas moins. Ils avaient donc fini leurs verres avec toute la lenteur nécessaire à la sauvegarde des apparence avant de quitter le bar et de s’engouffrer dans un taxi qui les avait amenés sans surprise à un hôtel. Elle ne s’était pas vue le ramener chez elle le premier soir et comprenait aisément qu’il en fît de même.

Le vernis de civilisation qui leur restait avait vite volé en éclats une fois la porte fermée. Ils s’étaient jetés l’un sur l’autre et s’étaient furieusement  dévoré la bouche tout en se débarrassant de leurs vêtements devenus inutiles. Une fois nus, elle s’était arraché de ses lèvres pour s’agenouiller devant lui. Il bandait dur et sa queue, légèrement courbée vers le haut, était une invitation à laquelle elle n’avait pas pu résister. Elle l’avait donc pris en bouche, bien décidée à ne le laisser qu’une fois repue de son sperme. Il avait, dans un premier temps, commencé par se laisser faire. Puis, la saisissant aux tempes, s’était mis à lui imprimer son rythme et sa longueur. Et elle s’était laissée faire, ne voulant plus que s’abandonner entre ses mains. Il allait et venait donc entre ses lèvres, la faisant hoqueter. La salive dégoulinait de son menton sur ses seins mais elle aimait ça.

Il avait toutefois d’autres projets pour elle et finit par se retirer de sa bouche. L’empoignant par la nuque, il la fit mettre à quatre pattes sur le tapis, une joue contre le sol. Ses reins exagérément cambrés, elle avait le cul relevé face à lui dans une offrande obscène, elle attendait qu’il la prenne. Il prit le temps d’écarter grand ses fesses et de cracher sur sa chatte et son anus en une symbolique lubrification avant de s’y enfoncer brutalement. Elle se prit à aimer cette saillie où elle ne savait pas lequel de ses trous serait investi à chaque poussée. Les fibres lui brûlaient coudes et genoux mais elle s’en moquait, tout entière à son plaisir attachée. De temps à autres il se retirait entièrement et ajoutait un peu de salive à ses orifices avant de reprendre son pilonnage.

Combien de fois jouit-elle ? Elle n’arrivait plus à compter, son cerveau complètement déconnecté. Elle n’était plus que sensations physiques. Il l’avait traînée dans toute la chambre, l’avait prise de toutes les façons possibles avant de jouir à son tour, inondant son visage et ses seins. Puis il l’avait portée sur le lit, inerte comme si elle eût été une poupée de chiffon, et l’avait câlinée et couverte de baisers. Tant de douceur après une telle rudesse, elle avait adoré et avait fini par s’endormir, repue, dans le creux de ses bras.

C’était la sonnerie de son téléphone qui l’avait réveillée. On avait besoin d’elle sur une nouvelle affaire. Il fallait qu’elle file au labo récupérer son matériel. Et ce crétin qui, non content de l’avoir abandonnée, avait entouré son corps de fruits secs, jusqu’à lui en avoir inséré un dans le nombril. Comme s’il avait été cuisinier et elle un plat. C’était vraiment n’importe quoi et elle était maintenant poisseuse autant de sucre que de sperme. Elle fila à la salle de bain et prit une douche longue et revigorante, se frottant méthodiquement, avant de se rhabiller et de descendre. La chambre était déjà payée, il avait eu au moins la délicatesse de ne pas lui laisser ce plaisir.

Moins d’une demi-heure plus tard elle était sur les lieux, vêtue de sa tenue stérile pour ne pas polluer la scène de crime. Ce n’était pas beau à voir. Le tueur s’était acharné sur sa victime. Il lui fallait pourtant procéder aux divers prélèvements que nécessitait la procédure habituelle. Et c’est là qu’elle découvrit un corps étranger dans la bouche du cadavre. Il ne fallait pas être invasif mais elle finit par l’extraire avec mille précautions. Et là, elle dut faire un effort considérable pour ne pas laisser la panique la dominer. Car, une fois qu’elle eut l’objet sous les yeux, un titre de la presse locale lui revint en tête :

Le tueur d’Agen dépose un pruneau séché dans la bouche de ses victimes.

Et c’est ce qu’elle avait dans sa pince. Ce qu’elle avait eu tout autour d’elle quand elle avait ouvert les yeux. Et ce souvenir qui lui revenait de la façon qu’il avait eue de la questionner sur sa vie, sa personne, tout quoi. Elle l’avait pris pour de l’intérêt. Ce n’était que le jeu d’un fauve avec sa proie. Elle avait été à la merci de ce criminel toute la soirée ainsi qu’une grande partie de la nuit et s’était même endormie auprès de lui. Elle avala péniblement sa salive. A bien y repenser,  elle l’avait échappé belle. Si elle avait su…

Et elle avait effacé toutes les trace d’ADN qu’il avait pu laisser sur son corps. Sans compter qu’il avait dû “nettoyer”  la chambre et que les femmes de ménage avaient probablement fait le reste à cette heure. L’’enquête allait être difficile. Mais elle se jura qu’elle ferait tout son possible pour qu’il soit capturé. Son métier était de faire parler les cadavres. Celui qu’elle avait sous les yeux serait, elle l’espérait, sa dernière victime.

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