Jour 16 : Une matriarcale contrainte ferroviaire

Contrainte: Train, lampion, blouson, pianissimo, matriarcal, zigoto, corps, confusion, floral

Les oulimots de Brice F :

Le zigoto était entré dans la dernière gare. Il portait un blouson qui laissait deviner un corps trapu. Il s’était assis en face de moi. L’effluve floral et printanier qui émanait de cet énergumène semait la confusion dans mes sens comme mon esprit. La tension montait pianissimo dans ce train du soir, vide, lieu propice à une aventure naissante. Mon éducation matriarcale me fit faire le premier pas. En l’embrassant, des lampions s’illuminèrent dans nos esprits, semblables à ceux des fêtes estivales que j’aime tant.

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Les oulimots de Iotop :

Embarquement d’un possédé

Le train est en retard. Normal. Cette normalité me faire regretter le temps d’une SNCF qui faisait du mot exactitude son leitmotiv, sa raison de tenir ses engagements ou ses engagements : sa raison d’être.

Bref, voilà le départ. Et il roule, il roule, il roule. Boggies à caresser les rails. Wagons wagonnant wagonne. Et puis, par un incident contraire aux bons usages, il s’arrête sur une voie dans le froid d’une campagne endormie d’hiver à seize heures vingt-cinq. Une campagne possédée d’une aura entre moiteur et fluide s’évaporant de terre.

Je note l’heure sur mon mémo de portable. Heureusement qu’il me reste de la charge, je n’ai même pas un lampion en cas de panne, si la nuit survient. Et la nuit est vorace en cette saison. Elle se costume d’un blouson bien noir et se pantalonne de quelques étoiles bien timides dont les nuages capuchonnent par jeu leur lumière déjà fantomatique.

Je suis seul dans ce wagon. C’est presque inquiétant. Quand, j’entends ou je crois entendre un son pianissimo. Je me retourne sur mon siège, de droite, je me lève un peu, je me rassois.

Horreur ! J’entrevois, là, sur la fenêtre, en hologramme, une tête des mauvais jours, des yeux irradiés d’une méchanceté inédite, un genre matriarcal dix fois pire que la norme d’une certaine époque.

Je crois l’instant propice à l’arrêt brutal du cœur. Je me mets à trembler comme un feuille, tellement j’ai peur. Je n’ose retourner la tête vers cette satanée vitre. J’ai les yeux d’un zigoto ahuri. Et voilà que mon corps ne me répond plus, du tout. Je suis en… lévitation. Je… je… dans une confusion totale, en position assise à flotter dans le couloir du wagon.

Je traverse à présent… la vitre. Je suis conscient et ne ressens plus rien comme… mort. La nuit m’enveloppe dans un brouillard campagnard et à peine si je distingue ma direction entre un champ floral et une forêt de pins. Et puis, là, en contre-bas, deux personnes qui m’observent.

— Son regard à croisé celui du spectre de la mère Pichylin. Pauvre homme. Rien ne viendra le sauver même “un leveur de sorts”. Brrrrrr, j’en ai froid dans le dos. Rentrons.

Le blog de Iotop

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Les oulimots de De La Vega :

Rodolph est journaliste de métier. A 30 ans, il s’est fait une bonne place au sein du groupe de presse : FIL&FORM.

Rédac’ Chef de la section Magasine depuis peu, il est brillant, bel homme. Son ascension rapide des échelons, a néanmoins semé la confusion sur la nature de ses réelles compétences. Abandonnant les rumeurs derrière lui, le « Zigoto de ces dames » comme on le nomme déjà, trace sa route bon train.

Aujourd’hui, il est invité à siéger au Directoire qui se tiendra à 22h00 pour entériner sa nomination récente en tant que Rédacteur en Chef. Il sera le seul homme autour de la  table, il s’en réjouit. Ce groupe de presse a toujours su conserver un fonctionnement matriarcal.

Il est 21h40. Un peu en avance, il décide néanmoins de cheminer pianissimo vers son sacre.

Il flâne dans l’entrelacs de bureaux puis papillonne dans les couloirs, il lévite dans l’ascenseur et s’égare dans ses rêves conquérants. Il n’a pas le temps de frapper la grande porte en Chêne, qu’une voix l’invite chaleureusement à entrer. Il abandonne son blouson sur le porte-manteau et pénètre dans l’antre de l’accomplissement.

Il est saisi par l’atmosphère voluptueuse qui s’offre à lui. L’encens à senteur floral l’enivre, il est happé. Ses idées virevoltent avec les volutes de fumées.

La lumière rouge qui s’échappe des lampions disposés ça et là, l’attire inexorablement.

Au centre de la pièce, sur la table du conseil, trônent trois femmes nues, brûlantes de désirs.

Trois corps d’octogénaires incandescentes prêtes à mener une négociation ardue, d’anthologie.

Trois Directrices prêtes à exercer leur liberté d’importuner sur ce jeune carriériste.

Rodolph saisit la poignée de la porte restée ouverte…

il la referme … derrière lui.

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Les oulimots de Pidgy :

Sur les rails

Dans le train entre Bombay et Calcutta flottait un parfum floral, comme un peu partout dans ce pays. J’étais là encore en vacances, en plein dépaysement dans un pays incroyable de découvertes.

Le train allait pianissimo. L’état des voies ne permet pas d’aller à grande vitesse et on peut découvrir le paysage par les fenêtres des wagons.

Quelques jeunes faisaient les zigotos et se chamaillaient pour un blouson qu’ils avaient peut être chapardé. C’était pas mon affaire.

Par la fenêtre je regardais ces paysages emplis de confusion dans lesquels erraient parfois des vaches, ressemblant plus à des zébus qu’à des vaches, maigres à faire peur. Il faut dire que la campagne est loin d’être aussi verdoyante que chez nous.

Le corps un peu endolori déjà par les quelques heures de trajet, je pensais à ce qui m’attendait à Calcutta. J’avais rendez-vous avec une vieille amie, Ahladita, qui voulait me faire découvrir, re-découvrir plutôt, les arcanes du Kâma Sûtra. En souriant, je revois le décor de sa chambre d’il y a quelques années avec tous ces lampions en guise d’éclairage. Je ressens encore les courbatures des séances qu’elle m’avait infligées à l’époque. Je manquais d’expérience. Cette fois-ci ce sera elle qui sera courbaturée. J’ai eu l’occasion de m’améliorer. C’est l’avantage de l’âge, l’expérience vient largement compenser la fougue de la jeunesse qui confond course de fond et sprint. Ce n’est pas en allant vite qu’on a et que l’on donne le plus de plaisir. Mais cela on le découvre avec le temps. Et avec les femmes qui aiment l’amour.  Ahladita était très directive, voire autoritaire, avec un côté matriarcal si on la laissait faire. J’avais bien l’intention cette fois de prendre le dessus. Mais c’est vrai que c’est bien aussi de se laisser faire.

En rabattant mon chapeau sur les yeux, je décidai de faire un petit somme et m’endormis en souriant d’être encore indécis sur la conduite à tenir.

Le blog de Pidgy

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Les oulimots d’Antoine Saint-Michel :

Emma se souvenait parfaitement du jour où elle avait pris le train pour la première fois. Elle venait d’avoir 18 ans, elle quittait l’orphelinat pour aller s’installer à Paris où un poste de vendeuse dans une librairie l’attendait. Je ne sais pas quand elle a décrit ce voyage sur son cahier mais elle le fait avec force détails, jusqu’à préciser la couleur de son blouson et le décor floral suranné de la salle d’attente à la gare. C’était le début des vacances et des familles partaient joyeusement, un petit garçon agitait un lampion sous le nez des passagers qui lui souriaient. Sauf Emma qui se sentait plutôt mal à l’aise face à ce zigoto si heureux.

Elle était surtout très angoissée de devoir abandonner la tranquillité matriarcale de l’orphelinat où elle avait tous ses souvenirs, et la confusion qui régnait dans la gare ajoutait à sa peur. Elle qui aurait voulu s’en aller pianissimo avait dû jeter son corps dans la foule bruyante d’un week-end de grands départs.

A bout de forces, Emma se mit à pleurer quand elle fut enfin assise sur la banquette du wagon. Face à elle, un homme aux cheveux  blancs la regardait avec compassion pendant le trajet. « Est-ce que je peux vous aider, mademoiselle ? » Elle n’avait aucune idée de la manière dont un homme pouvait l’aider à ce moment-là. Lui en revanche avait une idée très précise.

Le blog d’Antoine Saint-Michel

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Les oulimots de Faffwah :

En train de faire ensemble un tendre corps à corps.

C’est si bon de jouer à la bête à deux dos

Avec toi mon amour. Et j’en demande encore.

Pianissimo d’abord, puis allant crescendo.

 

Cette confusion sensuelle m’emballe

Au point que mon blouson je ne veux que l’ôter

C’est un amour pourtant bien peu matriarcal

Qu’avec le temps nous avons pu nous inventer.

 

J’étais un zigoto qui aimais déclamer

Au son des lampions que je voulais aimer

L’amour plus que les femmes. Et sans plus de morale

 

Je n’aurais pu alors jamais imaginer

En être au point où tu as voulu m’amener.

Dans ton cou m’enivrer de ton parfum floral

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de KeKanaka :

De la confusion des mots… Au train où vont les choses, c’est le zigoto au blouson de cuir qui la jouera lampion de service .. Il avancera pianissimo vers ce corps floral, comme par respect , donnant finalement son assentiment à cette relation matriarcale..

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Les oulimots d’Olivier O :

Un régime matriarcal, un rythme pianissimo, un train à prendre, un lampion de bal (Ah ce petit bal perdu à Tiraspol…), un blouson noir, une composition florale, des corps en fusion, une confusion. Drôle d’inventaire. N’est pas Prévert qui veut. Quel zigoto, cet Olivier O !

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Les oulimots d’Alexandre :

Réprimandes dans  le parc floral de Sceaux

Mais arrête de faire le zigoto !

Tu ne crois pas que je n’ai pas vu ton petit manège

Sous prétexte que tu avais oublié ton blouson  dans le train

Tu as couru faire ton numéro  de charme auprès de la contrôleuse

D’accord elle a un corps de rêve,

Mais tu crois vraiment  que lui scander « mon blouson, mon blouson… »

Sur l’air des lampions pouvait attirer son attention ?

Mais tu nages en pleine confusion, mon pauvre !

Je te rappelle que tu ne dois prendre aucune initiative,

Règle intangible de notre belle société matriarcale !

Où vas-tu encore ?

Reviens ici et pianissimo !

 

Euh… Oui, Maman !

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Intense fut ce plaisir après lequel, nous étions en train de nous reposer.

Reposer nos corps, le regard dans le vague, la tête sous les lampions éteints de la fête.

Fête finie, et mon blouson, si j’en avais porté un, gisait quelque part au sol.

Sol sur lequel nous nous frôlions pianissimo à fleur de peau.

Peau si douce que l’idée de lui faire sur l’intérêt du régime matriarcal eut été absurde.

Absurde de passer ainsi pour un drôle de zigoto en faisant des exposés.

Exposés, nos corps attendaient d’autres extases.

Extases que nous espérions dans une totale confusion des sens à venir.

Venir au bout de la jouissance en assemblant les fleurs de nos désirs dans un bouquet floral intense.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Popins : 

Lipogramm(e)

Loin d’un bourg, un individu masculin au pas hâtif, a fortiori un marchand, arrivait sur un quai pour trains.

Il vit alors la grand-maman discourant sur tout à un lampion caduc.

S’informant sur sa condition, il subit non-audition : la lady, qui portait un blouson (ou plutôt un habit pour la nuit au tissu pourvu d’un motif floral azur), l’ignora.

Il la saisit alors pianissimo pour la mouvoir, supputant un sursaut.

Mais pour conclusion d’action, il fit choir son matriarcal lorgnon qui s’amocha.

La maman au chignon gris, rabattit alors cils sur iris, trahissant ainsi sa confusion.

La mamita bifurqua, plaçant ainsi son corps vis-à-vis du gaillard puis dit :

« Mon zigoto a l’air d’avoir froid. Il voudrait radoucir sa chair dans mon haillon ?»

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Jour 15 : Une obéissante contrainte d’un homme heureux en accord avec sa propre nature

Contrainte: Joli(e) , olibrius, savourer, obéissant, saphir, irisé , horizon, larmoyant, adorer

Les oulimots auto-contraints de Gérald:

Maîtresse

Il remontait la haut , dans le brouillard, au volant de sa voiture, triste, pleurant toute sa détresse, le visage larmoyant. Il en voulait au monde entier hurlant après cet olibrius qui traversait devant lui sans regarder. Et pourtant , il avait savouré ses derniers instants avec elle ; il n’avait jamais été aussi heureux que ce matin là, prenant le petit déjeuner tous les deux en amoureux, puis allant se promener sur cette jolie crique qu’ils aimaient bien, s’asseyant sur un rocher, regardant la mer aux couleurs irisées, prenant, tantôt un bleu pastel, tantôt un vert saphir, à l’horizon, les derniers bateaux de pêche regagnant le port. Il avait adoré ce moment, où elle l’avait fait mettre à genoux devant elle et qu’il lui avait promis d’être toujours docile et obéissant.

Il se promettait de la retrouver le plus vite possible, il ne pouvait rester loin d’elle ; pourquoi se quitter quand on s’aime.

Merci à Michel Fugain et Joe Dassin pour Les quelques mots que je leur ai empruntés.

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Les oulimots de Pidgy:

Un joli Olibrius obéissant et larmoyant était en train de savourer la couleur irisée bleu horizon de son saphir. Adorer cela, c’est ce qu’il faisait.

Le blog de Pidgy

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Les oulimots de Brice F:

Un olibrius sachant si bien, au lit briller, ne peut se contenter que d’un seul  horizon.

Il a, dans les yeux, ou dans le viseur, toujours, un joli minois et adore se perdre dans les yeux irisés d’une belle.

Il a, dans la bouche, l’envie de baiser la bague sertie de saphir d’une autre dame dont il aura plaisir à être, pour un temps, l’amant obéissant.

Il a, au creux des tripes, l’envie de savourer autant que possible

 

Il ne se doutait pas pourtant qu’il finirait le coeur brisé et larmoyant, épris par une âme qui de lui ne voudra jamais.

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les oulimots de Nicolas Verville:

Flavius Olybrius ne régna qu’un été

Sur l’Empire romain, me dit Wikipedia.

Mais avant d’occuper ce poste convoité

Il fut le fiancé de Galla Placidia

 

La jeune, la jolie, ce type avait du goût

Pour les fruits verts ; mais comme il attendit sept ans

Que l’affreux Genseric lui rende sa doudou,

Il fut d’une matrone l’époux obéissant.

 

Elle avait disait-on la paupière irisée

Et des yeux de saphir semblables à l’horizon

De son pays natal et en femme avisée,

D’une poigne de fer elle tenait sa maison.

 

Elle gava son mari de petits plats choisis

Qu’il savourait content, larmoyant et minable

Et en moins de trois mois mourut d’hydropisie,

Laissant à l’adorée un magot confortable.

Le blog de Nicolas Verville

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Les oulimots de De La Vega:

Cela fait déjà six mois que Gina a tout perdu… sa famille, son lieu de vie, son insouciance avait succombé à une partie de « cache cache » qui avait bien trop duré.

Elle n’en a probablement pas conscience mais depuis ce jour, sa vie a radicalement changé.  Sans aucune obligation, elle erre, tel un fantôme, elle tente vainement de savourer une vie insipide, de digérer la vacuité de son existence.

10:00, la lumière envahit toute la pièce. Peu à peu Gina surnage. La nuit a été courte. La jolie héritière d’un monde perdu se lézarde instinctivement. Elle se love dans les effluves résiduels d’une nuit de coïts sans plaisir. Son sexe est encore brulant, ses deux jambes se frottent frénétiquement sans savoir pourquoi. Elle est fiévreuse et déjà, son corps possédé implore de ses spasmes le prochain rendez-vous.

Comme pour s’oublier un peu plus…

11 :00, Quel olibrius allait-elle encore dégoter? Sera-t-il obéissant ou même larmoyant comme celui de veille?

Mais il est déjà là… La vue de ce beau matou aux yeux saphirs vient mettre fin à son ronronnement langoureux. Irisée de milles feux, elle sait qu’elle va l’adorer, qu’il va lui offrir un nouvel horizon.

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Les oulimots d’UneHistoire:

Olibrius qui adore raie et ne voit rien à l’horizon cherche jolie twitta, obéissante mais pas larmoyante,

pour faire chanter de son saphir sa culotte de vinyle irisée et autres délices savoure raie.

Le blog d’UneHistoire

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Les oulimots d’Olivier O :

Elle se faisait une joie de revoir cet olibrius. Joli, obéissant, elle l’adorait. Surtout quand il offrait des saphirs. Ils savouraient d’observer les horizons irisés du soleil couchant, tout comme les ondulations de leurs corps couchés.

Chaque fois, ils se quittaient larmoyants.

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Les oulimots de Iotop:

Contrat de dupe

J’ai croisé l’autre jour (qui n’a pas de nom) un personnage, genre olibrius de la famille des vagabonds zigomars. J’ai eu le défaut de lui offrir un billet de loterie (et tiens-toi bien, ce n’est pas simple à la lecture) avec la certaine incertitude à ne pas gagner et de ne pas savourer son gain, même avec de la chance, qui n’est pas la première à se représenter, car elle n’a rien d’un caractère obéissant.

Pourtant, pas de bol… pour moi. Il a gagné de quoi s’offrir un saphir gros de quelques dizaines de carats. Je suis irisé… euh… non, hérissé. J’en suis en barbarisme, qu’aujourd’hui rien ne me va. Mon horizon est une plate-forme de peaux de bananes, de désillusion, d’amertume, et d’un fléchissement.

En effet, je t’écris, après ma disparition involontaire, très chère, de mon modeste appartement luxueux de trois cents mètres carrés. Et pourtant, je suis dans un état larmoyant, du corps à l’âme. Ce coquin de vagabond vient de m’embaucher comme porte-bonheur et le pire… ça fonctionne. A le bougre. Je suis pris au piège entre contrat exclusif et de bouledogues du style Pulp Fiction.

Mon restant de vie est dans votre cœur. J’aurais voulu vous adorer mille fois par addition d’amour. Je reste votre époux aimant et désorienté. Aime-moi encore…

Le blog de Iotop

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Les oulimots d’un Joueur Parisien:

Joli était son sexe offert à la caresse de ma langue.

Olibrius aurais-je été si je ne l’avais dégusté.

Savourer son sexe devint ma seule préoccupation.

Obéissant à ses désirs, je le léchais lentement, longuement.

Saphir, émeraude, nulle pierre n’aurait été plus belle offrande que son sexe dévoilé.

Irisé par la lumière du soir, il me captivait.

Horizon unique de notre désir, je ne voyais que lui,

Larmoyant des gouttes de plaisir le long des lèvres.

Adorer la mener ainsi au plaisir fut une jouissance.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots d’Antoine Saint-Michel :

C’est un drôle d’olibrius qui vint voir Emma ce jour-là, sur la recommandation d’un habitué. Il se disait obéissant et voulait se livrer à une domina. Elle ne proposait pas ce type de prestation à son catalogue mais en même temps elle était frappée de curiosité et se laissa convaincre par l’appât du gain et l’insistance de son habitué. « Tu vas l’adorer », lui avait-il répété.

Le soumis s’avéra surtout être un larmoyant de première classe, il se traîna aux pieds d’Emma pour réclamer une punition dont elle n’arrivait pas à imaginer la nature. Elle n’a pas su comment savourer la domination de cette loque humaine. Il ne lui vint pas à l’esprit qu’il aurait suffi de lui retourner une magistrale paire de claques, de peut-être compléter par un coup de pied bien ciblé, et elle serait ainsi entrée dans un jeu, ou au moins aurait obtenu le silence.

Elle interrompit la « séance » au bout de dix minutes, elle ne pouvait juste plus le supporter. « Ah mais alors tu me rembourses », osa-t-il. Et elle, cinglante, dit qu’elle gardait l’argent, que c’était sa punition.

Quand il fut enfin parti, elle mit un 33 tours sur la platine de sa vieille chaîne hi-fi. Le grattement du saphir sur le disque la détendit en un instant. La voix de la Callas envahit doucement la pièce tandis qu’Emma regardait l’horizon en se demandant jusqu’où elle descendrait dans les bas-fonds des turpitudes humaines. Le soleil se couchait face à elle, provoquant des reflets vaguement irisés à travers les rideaux en tergal de son appartement. De jolies larmes coulait doucement sur les joues d’Emma.

Le blog d’Antoine Saint-Michel

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Les oulimots d’Alexandre  :

Trop joli ce saphir, O vraiment tu es un chou

Et tu as vu comment il capte la lumière irisée

Oh non, il est trop beau, je sens que je vais pleurer

Tu entends ces trémolos dans ma voix larmoyante ?

 

Oh je t’adore, je te promets, je serai l’être le plus obéissant de la terre

Quoi, qu’est-ce que tu veux me dire ?

Tu ne peux pas me laisser savourer ce moment ?

Tu me fais si rarement des cadeaux.

 

Hein, quoi ? C’est un faux, du toc ?

Disparais de ma vue !

Tu n’es qu’un jean-foutre, qu’un olibrius !

Tu  caches  mon horizon ! De l’air !

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Les oulimots de KeKanaka :

Il n’est point olibrius décevant,

Mais bel amant pour vous obéissant,

À votre saphir, bijou intime florissant,

Il en fait son horizon captivant.

 

Savourez son zèle à être honorant,

À vous éloigner et son regard larmoyant,

De vos irises désirs son corps adorant,

Jolie Madame approchez vous, il se fait temps….

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Les oulimots de Faffwah:

J’aime me perdre dans le saphir irisé

De tes jolis yeux bleus quand ils me dévisagent.

Obéissant aux plaisirs que tu envisages,

Je suis de tes parfums parfaitement grisé.

 

J’aime tant savourer les lèvres de ton con

Larmoyant du plaisir que je peux lui donner.

Olibrius je suis mais tu as pardonné

Mon audace et parfois mes offres de gascon

 

Quand nous reverrons nous ? Dans un jour ? Dans un mois ?

Quand se retrouveront nos deux esprits siamois ?

Partagerons nous de nouveaux jours excitants ?

 

Je guette à l’horizon ton arrivée vers moi,

Que je vais adorer, qui me met en émoi,

Ma douce, ma jolie, toi qui me manques tant

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Popins:

Les exilés

Comme elle était jolie malgré les haillons qu’elle portait. Elle avait dans les yeux une gravité que ne devrait pas porter une jeune fille de seize ans.

Des yeux couleur saphir, une longue chevelure brune cachée sous un foulard qu’elle n’ôtait que le temps de sa toilette, une peau mate, elle avait toute les caractéristiques physiques des Patchounes.

Elle m’a raconté sa vie et si l’on en avait fait un film, les spectateurs auraient certainement accusé le réalisateur d’excès, obéissant aux lois de la surenchère pour amadouer le public. Mais malheureusement parfois la réalité dépasse largement la fiction.

Elle avait perdu toutes les femmes de sa famille sa mère, sa soeur, sa tante, assassinées après avoir été violées. Sa chance à elle, c’était d’avoir été mariée à quatorze ans. Un mariage arrangé arrangeant car ils s’aimaient vraiment. Il l’avait mise à l’abri avant d’organiser leur départ vers des horizons plus cléments.

Ils s’imaginaient déjà savourer la sécurité d’un pays qui n’est pas en guerre. Pouvoir marcher dans la rue sans craindre pour leur vie. Des projets d’enfants, être ensemble tout simplement. Des banalités pour nous européens qui ne percevons plus la chance que nous avons et qui râlons chaque matin dans les bouchons, aveuglés par notre pathétique routine tranquille et sans danger. Bien sûr nous ne pouvons porter toute la misère du monde sur nos épaules, mais de la côtoyer de près et non pas via l’impersonnalité des journaux télévisés, cela permet de relativiser. D’ailleurs je ne les regarde jamais. J’ai déjà ma dose quotidienne de monstruosité et d’injustice.

Arrivés dans le pays, ils n’eurent pas l’accueil escompté malgré toutes les épreuves qu’ils avaient traversées. Elle, pauvre enfant mariée, avait obtenu le droit d’asile mais lui avait été débouté. Il était presque perçu comme un monstre qui avait abusé d’elle. Il n’était que de trois ans son ainé, mais il était majeur, homme et fortement soupçonné d’emprise. Des olibrius l’avaient raccompagné hors du pays, mais c’était sans compter sur sa détermination.

Condamné à la clandestinité, il était malgré tout revenu et venait régulièrement la visiter. Leur distance était troublante. Point de signe d’affection, juste une main serrée pour se saluer. Pas de baiser langoureux ni même de câlin tendre. Je l’avais d’abord pris pour un simple ami. Et quand elle me l’a présenté, heureuse et comblée, je n’avais pas pu cacher mon incompréhension de ce que je considérais, moi, comme des manques de tendresse. Elle avait ri, m’expliquant que dans leur culture c’est ainsi. La pudeur des émotions, l’humilité face à la vie, la justesse dans leur manière d’ être selon leur propres valeurs. Il m’a suffi de les voir côte à côte pour bien percevoir leur visage changer, s’apaiser, comme si rien d’autre n’existait. Juste ce moment de bonheur arraché à leur triste réalité. Finalement il n’y a pas forcément besoin d’être démonstratif pour s’adorer. Il suffit aussi d’être soudé face à l’adversité.

Dans la chambre du foyer pour femmes qui l’hébergeait, il n’y avait pas grand chose. Quelques vêtements et articles de toilette. Aucun souvenir de sa vie d’avant si ce n’est une toute petite boite rose irisée qu’elle avait trimbalée durant tout son périple. Comme un coffre au trésor vide mais empli de souvenirs.

Quand il partait, elle s’éteignait. C’était peut-être la dernière fois qu’elle le voyait. La rue est dangereuse pour les sans-papiers. Les contrôles peuvent sonner, d’un coup d’un seul, le glas de leur projet. Tout un exil a recommencer. Elle déprimait. Le jour où elle est partie, pour s’installer dans un tout petit logement mis à disposition par l’Etat, c’est l’oeil larmoyant que je lui ai dit au-revoir. Je lui ai souhaité tout le bonheur qu’elle méritait.

Je ne saurais jamais ce qu’ils sont devenus. J’espère qu’ils sont heureux et ensemble. Faisons en sorte que notre humanité dépasse l’égoïsme de notre société actuelle. Que nous acceptions d’être un peuple généreux, qui n’a pas peur de l’étranger. Une terre hospitalière pour tous ceux qui fuient la folie meurtrière de la guerre. Que nous les accueillons dignement sans crainte, les bras ouverts au lieu de les chasser comme des chiens errants. Un jour, nous serons peut-être nous aussi à genoux.

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Jour 14 : Une contrainte non censurée ni par Elle ni par Lui

Contrainte: Censure, nocturne, tiroir, cheville, lire, voiture, politesse, compter, dessert

Les oulimots auto-contraints d’Olivier O :

En voiture, pour ce trajet nocturne, il lui demanda de lire ce petit livre, trouvé dans le tiroir de la chambre. Hasard ? Elle lut, par politesse.

L’auteur ignorait la censure. L’héroïne, chevilles nouées au lit, offerte en dessert aux invité.e.s, ne comptait plus les orgasmes…

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Les oulimots de gRésille:

J’ai pu compter ses grains de beauté, les effleurer de mes lèvres, descendre le long de son corps sur les traces d’autres constellations et lire dans ses yeux qu’aucune censure ne l’empêcherait de me rendre la politesse.

J’attrapais les clés de la voiture et déchirais ses bas fins depuis la cheville comme on ouvre une missive restée trop longtemps dans un tiroir secret.

Je décidais qu’il était temps de passer au dessert lorsque la bise nocturne souleva délicatement sa jupe de soie sur le fruit mûr entre ses cuisses.

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Les oulimots de KeKanaka :

D’une politesse trempée,

Vous faire dessert de luxure,

Belles chevilles entravées,

Aux mains nulle censure,

Lire en vous brûlantes pensées,

Aux tiroirs les prudes parures,

Comptez vos nocturnes fessées,

Venez, j’approche la voiture …

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Les oulimots d’Alexandre :

— Monsieur, dit-il, puis-je savoir à quel heureux hasard je dois le plaisir de vous voir ?

— Mais, monsieur, à l’orage qui a effrayé les chevaux, lesquels, en s’emportant, ont failli briser ma voiture. L’un s’est échappé  et  j’étais donc là sur la grande route, dans l’impossibilité de poursuivre mon équipée nocturne  lorsqu’un jeune homme que j’ai rencontré m’a indiqué le chemin qui conduisait à votre château.

— Entrez, je vous prie, je serais heureux de vous inviter à partager mon couvert. Vous pouvez compter sur les talents de ma cuisinière qui réussit particulièrement  les desserts.  La Brie ! Conduisez la voiture de monsieur sous le hangar.  Veuillez m’excuser, je ne me suis pas présenté, je suis le baron de Taverney.  A qui ai-je l’honneur ?

Le voyageur amusé par l’exquise politesse du vieillard s’inclina devant lui et se présenta sous le nom de Joseph Balsamo.  Le baron, heureux d’avoir de la compagnie, l’emmena dans la grande salle basse chichement meublée  qui tenait lieu de salle à manger.

— Permettez-moi de vous présenter mon bien le plus précieux, ma fille.

— Andrée ! Andrée ! Viens, mon enfant, n’aie pas peur.

— Vous avez raison, dit à voix basse Balsamo en se retournant vers son hôte, mademoiselle est d’une précieuse beauté.

— Ne lui faites pas trop de compliments, répondit  le baron ; ma fille sort du couvent, et elle croirait à ce que vous lui dites. Vous savez qu’elle se fait un devoir de lire chaque soir les Saintes Écritures, dans une édition que sa défunte mère lui avait offerte et qu’elle garde précieusement dans le tiroir de sa table de chevet.

Joseph Balsamo, quoique profondément maître de lui, ne pouvait  cependant s’empêcher d’admirer cette jeune beauté qui venait d’apparaître comme pour dorer et enrichir tout ce qui l’entourait. Il s’imaginait déjà agenouillé devant elle, lui tenant sa cheville si fine et chantant sa grâce sans aucune censure.

Avec la collaboration involontaire d’Alexandre Dumas

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Les oulimots de Iotop:

À la censure d’aimer

Je ne reviendrais pas sur la censure dont j’ai été victime dernièrement. En effet, j’ai osé jouer les Roméo sous balcon. Un effet nocturne entre voix (légèrement éraillée) la mienne et un instrument à corde appelé guitare largement sous employé dans son office de l’amour courtois.

Pour la première fois, je m’étais sorti de mon “tiroir”. Mon sept mètres carrés, loué à un marchand de sommeil chinois qui parlait sans accent un français à la Prévert. Je ne lui arrivais pas à la cheville. Une honte de plus à ajouter à ma vie anguleuse, bétonneuse, épineuse, de témoin acteur d’une société dont je suis une peinture floue et tout à la fois rupestre et moderne. Des paradoxes que je peux lire en des magazines qui “causent” d’un temps entre campagne basse-cour et urbanisme de bonne figure aux étages de la modernité : voiture et politesse, le tout enveloppé dans le meilleur du progrès. Suis-je vraiment à la page ?

Je m’égare. En fait, je ne dois compter que sur moi pour “draguer” une belle féminine, blonde (95C, 1.75 m), une croupe à faire pâlir le premier étalon venu. Et que puis-je faire, si ce n’est don de ma modeste et humble certitude de l’aimer pour sa plastique, son déhanché et ses bottes en cuir noir ? Je ne crois plus aux sentiments.

Et ce jour entre la basse nuit et la haute nuit, j’ai pris mon courage à quatre bras avec une brouette d’audace. Je me suis posté sous son balcon et j’ai chanté. Oui, chanté. Chanté avec ce désir d’aimer et surtout d’être aimé.

Pourtant, aucune ombre pour venir me rassurer de sa présence. Et, quelque dix minutes plus tard, une patrouille de police municipale est intervenue pour me rappeler les bienfaits de vie en communauté, dérangement incompris de celle-ci.

Dépité, froissé, presque offensé, la rage au ventre, je suis revenu sur ma terre d’exil, d’asile, mon sept mètres carrés avec pour lot de consolation une glace à la vanille, mon seul dessert de ce soir-là. J’avais ainsi, aussi, le tout… bien glacé.

Le blog de Iotop

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Les oulimots d’Antoine Saint-Michel:

Un dimanche, Emma s’était tordu la cheville en sortant de l’hôtel où elle avait passé l’après-midi avec un directeur commercial venu en séminaire et qui avait prolongé son séjour aux frais de la compagnie. Incapable de marcher, elle appela Juliette qui, par chance, était disponible et l’emmena en voiture aux urgences.

Elles n’eurent pas à attendre longtemps avant qu’un interne l’examine. Emma compris bien vite que le jeune médecin prenait anormalement soin d’elle, sans compter son temps. Et de l’emmener à la radio puis à l’IRM, et de l’accompagner jusqu’à la salle d’attente avant d’aller lire les examens avec le chef de service… elle comprenait bien que toute cette politesse était intéressée, il lui suffisait de suivre le regard qui remontait ses jambes. Emma était en effet venue en tenue de travail, mini-jupe et petit haut léger, et elle avait dû enlever ses bas. Juliette n’avait pas pensé à lui apporter d’autres vêtements pour être plus présentable.

L’interne la reçut finalement dans une petite pièce de consultation pour la rassurer, elle n’avait pas de déchirure. Il lui posa une atèle, puis il sortit un ordonnancier d’un tiroir pour écrire un prescription d’antalgiques… tout cela en la dévorant des yeux autant qu’il le pouvait. Il ne cachait plus son désir, son regard et ses gestes ne souffraient d’aucune censure. Emma le laissait faire et même l’encourageait tacitement, tant il lui était doux qu’un homme cherche à la séduire, certainement même à la posséder. « Comment puis-je vous remercier ? » lui demanda-t-elle. « Je ne fais que mon travail, vous n’avez pas à… ». Emma l’interrompit en portant sa main vers son entrejambe. « Je n’ai pas eu le temps de prendre mon dessert après le mauvais sandwich du distributeur », lui dit-elle avant d’engloutir le vît dressé de l’interne qui n’en espérait certainement pas tant.

« C’était bien long », ricana Juliette quand elle revint à la salle d’attente, avant de l’accompagner jusqu’au parking pour une ultime balade nocturne jusque chez elle. « Je découvrais ce qu’est le désir d’un homme », répondit Emma avec gravité.

Le blog d’Antoine Saint-Michel

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Les oulimots de Nicolas Verville:

Ça commence comme ça. Les portières d’une voiture qui claquent dans le silence nocturne. Tu ouvres les yeux dans le noir, tu espères que ce n’est pas pour toi, jusqu’ici tu as toujours pu compter sur ta chance. Tu écoutes les pas dans l’escalier, tous tes voisins doivent faire de même. On ne peut pas s’y tromper, ce sont bien les lourdes bottes du Service de la Censure n° 16, celui qui dessert ton quartier. Des durs.

Ils s’arrêtent devant ta porte. Cette fois c’est pour toi. Tu avais pourtant pris tes précautions, tu avais soumis chacun de tes textes aux Correcteurs Automatiques d’Opinions (CAO) mais tu avais oublié que le nouveau modèle de bracelet que tu portes à la cheville est capable de lire même tes arrière-pensées. Et si les types de la Police Onirique des Pensées Interdites et de la Neutralisation des Songes t’ont repéré, ton affaire est faite. Tu entends les mains gantées qui martèlent ta porte. Tu ouvres le tiroir de ta table de nuit, tu en sors le petit flacon. C’est amer, mais c’est la seule façon possible de leur griller la politesse.

Le blog de Nicolas Verville

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Les oulimots d’un Joueur Parisien:

Nous explorâmes pendant cette partie de la nuit nos désirs en tous sens sans aucune censure nocturne.

Pendant cette pause entre deux plaisirs, nous explorâmes les envies à réaliser de manière diurne ou nocturne, fouillant à tour de rôle dans le tiroir à fantasmes de l’autre.

Nous avons joué avec les plaisirs, les envies en jouant sans fin, les composant et les recomposant, créant des fantasmes à tiroir, cherchant l’envie qui se cheville au corps.

Nos recherches de plaisir s’accompagnèrent de la couverte de nos corps, du haut de la tête aux orteils, en passant bien sur la cheville, nous avons appris à la lire la géographie de nos désirs sur nos corps.

Nous décidâmes même d’écrire nos plus jolies envies pour ensuite les lire et rêver à ces moments, nous imaginions déjà ces lectures dans les endroits y compris les plus banals, à la terrasse d’un café, dans une voiture ou autre.

Nous construisîmes des scénarios divers à jouer, dont une rencontre dans un TGV où nous nous comporterions comme des inconnus se rencontrant pour la première fois dans la voiture-bar, et dont les modalités d’approche seraient délicieusement surannées et teintées d’une politesse extrême.

Dans ce jeu de construction de fantasmes, nous ne cherchions nullement à nous brûler la politesse, bien au contraire et savions pouvoir en permanence compter l’un sur l’autre, dans tous les sens du terme, pour rebondir sans cesse vers de nouvelles folies.

Nous n’avons nullement cherché à répertorier ou compter les très nombreuses versions de nos folies, à chaque nouvelle idée nous pensions être arrivé·es au bout de nos désirs au dessert du repas de nos folies.

Mais tous ces mots, tous ces désirs, toutes ces folies échangé·es éveillèrent en nous des envies charnelles. Je la caressai donc de la langue, dégustant son sexe comme un merveilleux dessert. Dégustation que je vous narrerai sans la moindre censure ni contrainte.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Pidgy:

La dernière balade

 

Le Grand Nocturne.. Qui le connaît ? Ceux qui aiment lire la littérature fantastique. Comme moi. Une littérature qui a connu la censure. Sans doute parce qu’elle dévoilait des secrets qui devaient rester bien enfermés, à l’abri de tiroirs improbables.

Ce Grand Nocturne qui venait me tirer par la cheville la nuit. J’avais beau me débattre, il m’emmenait dans sa voiture. Voiture ? Carriole oui, dont les roues faisaient un bruit strident à glacer le cœur, tirée par une haridelle dont on ne voyait que les os.

Vous ai-je parlé du Grand Nocturne ? Avec son chapeau rond, ses yeux enfoncés dans des orbites profondes, sa cape noire et sa faux, sa faux immense. Bizarre accoutrement hein ? En Bretagne, on l’appelle l’Ankou.

Je ne crois pas à ces balivernes. C’est sans doute pour ça qu’il ne m’a jamais fait peur. Il semblait apprécier de discuter avec quelqu’un qui n’avait pas peur de lui. Il prenait son rôle très au sérieux le garçon.

En tout cas, je pouvais compter sur sa ponctualité. Il me ramenait toujours avant le lever du jour. Rien à dire la dessus. Comme ces virées nocturnes me donnaient faim, j’avalais un reste de dessert avant de terminer ma nuit qui continuaient par une grasse matinée. Vous avez remarqué combien les ados aiment dormir le matin ? Le Grand Nocturne n’y est pas étranger. Demandez leur !

Pourquoi est-ce que je pense à Lui aujourd’hui au crépuscule de ma vie ? Bizarre.

Tiens ! Une grande faux qui passe derrière la haie…. Un bruit de carriole… En plein jour… Toc, toc, toc…

La porte s’ouvre…

—Tu viens, dit-il, il est temps pour ta dernière balade.

—Attends, je prends mon écharpe et j’arrive. On va loin ?

—Pas loin mon ami, longtemps. Longtemps.

—Bien nous deviserons pendant ce temps. Comme avant.

Le blog de Pidgy

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Les oulimots de Faffwah:

Te caresser sans cesse en roulant en voiture,

Et puis, comme dessert, te lécher sans compter.

Je ne veux entre nous pas la moindre censure.

Juste lire ton corps et me laisser tenter.

 

Un rendez vous nocturne avait tout commencé

Comme si d’un tiroir tu étais apparue

Depuis, tant de journées, tant d’années ont passé

Mais mon désir pour toi est sans cesse accru.

 

J’aime parfois, par jeu, enserrer ta cheville

D’un doux ruban de soie. Et voir ton œil qui brille

D’impatience qu’enfin je pénètre tes fesses

 

Ce spectacle enchante souvent ma pupille

Et je suis ravi quand tu es assez gentille

Pour si savamment me rendre la politesse.

Le blog de Faffwah

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les oulimots de Popins:

La chaleur

Elle avance sur le trottoir direction le bar branché de la ville. Mini jupe, petit haut avec dentelle, pour un effet de transparence, par dessus sa veste en cuir et hauts talons, la tenue basique de rigueur pour ses sorties nocturnes. Il est si facile pour une femme de plaire avec son corps. Les hommes sont faibles à la vue de la chair.

Elle les imagine déjà ceux qui lui souriront, lui proposeront de lui offrir un verre, certains délicats, la plupart totalement malhabiles. Elle déclinera avec politesse jusqu’à trouver celui qui la fera craquer pour une nuit. Quand l’alcool aura fait son effet. Finalement là, elle pourrait s’offrir à tous, sans envie, par besoin, presque par survie.

Premier verre, deuxième puis troisième et l’ivresse la gagne. Bientôt, elle arrêtera de compter. Mais ce soir, elle n’arrive pas à se laisser aller, à tout oublier. Elle tire sur sa jupe comme si elle pouvait la rallonger. Elle se rappelle pourquoi elle est venue ici et reprend un verre.

Ses souvenirs se bousculent malgré la censure qu’elle tente de s’imposer. La porte de la chambre qui s’ouvre, le beau-père qui s’allonge vers elle et vient la caresser. Ses doudous qui les observent. Ses larmes qui coulent. Les doigts qui la pénètrent.

Un groupe d’hommes entre dans le bar. Ils sont beaux, jeunes, sûr d’eux. Ils la remarquent, seule au bar et lui proposent de se joindre à eux. Il lui suffit de soutenir le regard de celui qui a été désigné pour l’inviter pour lire ses pensées. Il veut la baiser.

Elle le méprise intérieurement. S’intéresse-t-il seulement à qui elle est ? Si son âme est belle ? Non, deux jambes voilées aux chevilles fines, le sourire de ses seins, son regard de biche et le voilà bandant à ses pieds.

Elle accepte pourtant la proposition et trinquent avec eux. Elle a choisi sa cible, celui qui la raccompagnera chez elle et qu’elle invitera à monter pour prendre un dernier verre. L’amer dessert de sa soirée sans repas, la cerise sur le gâteau de sa rancœur et de sa colère.

Il appelle un taxi, ils grimpent dans la voiture. Il commence à la tripoter. Elle se laisse faire pour mieux l’appâter. Ils entrent dans son appartement, il la déshabille. Elle l’emmène dans sa chambre.

Il la pousse sur le lit. Il se frotte à elle. Il bande comme un taureau. Elle chuchote des “oohh” , des “ahhh” pour qu’il garde les yeux clos. D’une main elle ouvre le tiroir de sa table de nuit, en sort une lame pointue. Et c’est elle qui le pénètre entre les cotes. Elle le lacère. Il cesse de bouger. Son sang coule. Elle serre ses doudous, comme quand elle était petite, victime. Maintenant c’est elle le bourreau. Cette nuit, elle dormira sereine à côté de ce corps gisant.

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Jour 13 : Une contrainte par un amateur d’humour et de gros seins

 

Contrainte: Footing, campagne, gâterie, caleçon, cuisse, glande, fromage, mur, tête

Les oulimots auto-contraints d’UneHistoire:

C’est râpé pour la Mimounette

Je rentre lessivé de mon footing,
et aussitôt Ségolène me plaque contre
le mur en me chuchotant  :
 » Qui c’est qui va faire une gâterie à son François
pour le délasser de courir la campagne ?  »

Sans même me dépomper,
elle abaisse d’un geste
jogging et caleçon,
elle s’agenouille,
enfouit sa tête entre mes cuisses
et remonte vers les ouilles.

Mais soudain elle suspend tout,
se détourne et me dit l’air marri :
« Excuse-moi, je ne peux vraiment pas.
Là aux glandes, c’est l’autre pays du fromage !  »

Le blog d’UneHistoire

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Les oulimots de Nicolas Verville:

— Marcel, y a un problème.

— C’est quoi ma Ginette ?

— Faut que tu te mettes au footing ! Et que t’arrêtes le fromage, les cuisses de canard et le pâté de campagne dans le café au lait le matin. Je te le dis, tu vas droit dans le mur !

— Et pourquoi ma puce ? Tu les aimes plus mes poignées d’amour ? Alors là, tu me fous les glandes !

— C’est pas ça, Marcel, c’est que quand je te fais une gâterie, rapport à ton bide, je vois même plus la tête que tu fais.

Le blog de Nicolas Verville

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Les oulimots de Pidgy:

Il m’arrive de faire du sport. Enfin, il m’est arrivé.

Si !

Pas souvent : le sport est néfaste pour ceux qui sont malades et inutile pour ceux qui sont en bonne santé. Pas la peine de se taper la tête sur un mur, c’est pas faux.

Mais là n’est pas le sujet.

C’était lors d’un footing à la campagne comme je les affectionnais quand j’allais en vacances en Normandie. J’aimais voir tomber la pluie sur les vaches rousses, blanches et noires made in Normandie.

J’avais rencontré Adèle, qui depuis est morte. Elle allait au marché avec son petit panier. Un peu essoufflé, je m’étais assis sur une souche au bord du chemin.

J’avais un peu les glandes : semaine difficile, objectifs durs à atteindre, copine avec ses ragnagnas, pas de télé cryptée et pas de réseau. La loose totale.

Adèle n’était pas farouche. Je pouvais peut-être mettre un peu de sel dans mon beurre doux quotidien avec elle.

-—Bonjour Adèle ! Pourrais-tu me rendre un petit service ?

—Pour sûr monsieur Pidgy, avec plaisir !, c’était pas souvent qu’un beau gars de la ville lui parlait !

—Voilà, je crois que je me suis fait un petit claquage à la cuisse. Pourrais-tu me faire un petit massage ?

—Pour sûr monsieur Pidgy, pas de problème. C’est moi qui m’occupe des cochons, je sais y faire.

Je n’ai pas su comment prendre sa réponse mais je n’ai rien dit.

Elle s’agenouilla, sa tête à hauteur de mon caleçon, ce qui accentua un émoi qui commença à poindre.

Me disant, qu’Adèle était bien serviable je m’avançais à lui demander :

—Adèle, tant que tu y es, tu ne me ferais pas une petite gâterie, là, vite fait ?

—Pour sûr Monsieur Pidgy (son langage était assez limité) je peux faire ça, me répondit-elle avec un grand sourire.

J’allais commencer à baisser mon short et tutti-quanti quand je la vis fouiller dans son panier, sortir un couteau, puis du pain.

Houla me dis-je, la fille est peut-être plus farouche que je ne pensais.

Je ne voyais pas ce qu’elle faisait à préparer quelque chose. Pas un mauvais coup j’espère, me disais-je.

En se retournant, elle me tendit une tartine de fromage avec un grand sourire :

—Voilà la gâterie monsieur Pidgy, une tartine de bon fromage crémeux tout frais d’aujourd’hui. Vous en avez de la chance !

En opinant du chef à défaut d’autre chose je lui dis merci et savourai cette tartine. Elle me regarda manger avec satisfaction se releva et repartit avec un grand rire.

Je me demande si elle ne s’est pas moquée de moi, le gars de la ville, presque un Parisien!

Le blog de Pidgy

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Les oulimots d’Iotop:

Comment, nu ?

C’est décidé, aujourd’hui, je cours. Je vais faire un footing… nu ! Oui, oui, tout nu… mais avec des chausses. Je suis à la campagne et donc pas de sous-entendu en sous-bois ou même entendu de : atteinte aux bonnes sœurs… mœurs (excusez).
Enfin, quoi ? Il faut manger sain, naturellement et bien… je cours… nature et même si l’on dit que la nature “se pare de ses plus beaux atours”, je dis toute même qu’il y une certaine gâterie à m’apercevoir… si le cas se présente.

J’entrevois des haussements d’épaules et ceux qui pensent : un caleçon, au moins pour minimum et bien, non… n’insistez pas. Et ne pensez pas que j’ai la cuisse légère parce qu’il me prend idée de courir ainsi dans les bois entre les regards d’une rivière qui pourrait sortir de son lit, des feuillages prêts à m’ignorer par pudeur sur vent siffleur et oiseaux persifleurs et de celui qui glande la haut, le Très Haut.

Donc avant de poser mon premier pas de foulée sur le vénérable sol de ma contrée bien aimée, je prends quelques forces et me tartine de mon fromage adoré le Sainte Maure de Touraine.

Allez, je m’échauffe les muscles et hop, dehors. Il est matin, il fait un tantinet frais. Je prends une petite route qui mène directement sur un chemin viticole. Je n’ai pas vraiment le temps de m’apercevoir que la voiture de la factrice arrive, qu’elle freine brusquement. Aucun temps de réagir, je me fracasse comme sur mur, la tête sur sa portière et tombe comme une marionnette, à terre.

La factrice prend peur ; appel les pompiers, la police, les journalistes et je suis embarqué à l’hôpital le plus proche et j’intègre quelques jours plus tard l’hôpital psychiatrique.

— Non, monsieur, courir nu n’est pas synonyme de premier homme sur la terre. Non, monsieur vous avez arrêté votre traitement et vous devez être soigné.

Le blog d’Iotop

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Les oulimots d’Olivier O :

Une partie de campagne pour ce début d’année nous fera du bien. Le footing pour se raffermir les cuisses, la glande pour se vider la tête.

Un caleçon propre, un fromage sous le bras, je passe à la boulangerie nous acheter une gâterie, et vous rejoins hors de nos murs.

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Les oulimots de KeKanaka :

Du footing en caleçon en pleine campagne, avec en tête la petite gâterie à l’arrivée : un morceau de fromage …

La cuisse légère, j’accélère , moi qui d’ordinaire glande à soutenir les murs ….

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Les oulimots d’Alexandre :

Tu viens, on va faire un footing ?

Allez, enfile ton caleçon

au lieu de te vautrer à poil devant la télé

et de te goinfrer d’apéritifs au fromage.

 

Bouge ton cul te dis-je…

Tu  sais comment les enfants t’appellent ?

Le roi de la glande !

C’est bien simple, le mur se sera écroulé

que tu seras encore avachi sur le canapé.

 

Et  ne fais pas la tête ainsi

après un petit  tour à la campagne

je te promets une petite gâterie

mais pour cela, il faut se bouger et lever haut la cuisse

Allez du nerf !

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Les oulimots de Brice F.

Parfois Romain se faisait prendre la tête par la grossophobie ambiante. Des corps parfaits, partout, tout le temps, affichés sur tous les murs, ce corps masculin qu’il n’avait pas, ces abdos parfaits qu’il n’aurait jamais. Des cuisses galbées? N’en parlons pas!

Alors des velléités de changement s’imposaient à lui, malgré lui. Il fallait lutter contre sa propension à la glande, peut-être se mettre au footing, comme on lui conseillait. Il pourrait faire un régime, pourtant il ne mangeait pas tellement. Il se faisait parfois une gâterie et abusait de fromage et de pâté de campagne.

Et puis la raison reprenait le dessus, il aimait et était aimé comme il était, à quoi bon vouloir changer ce qui n’avait pas à être changé?

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Les oulimots d’ Antoine Saint-Michel:

Emma avait un client très régulier qui passait la voir quelques minutes le temps d’une gâterie en guise de pause au milieu de son footing. Il avait patiemment mené campagne auprès d’elle pour obtenir un tarif préférentiel, en raison de la fréquence et plus encore de la durée de ses visites. Il lui avait aussi proposé de la rémunérer en fromages car il tenait une crèmerie avec sa femme mais Emma avait refusé catégoriquement.

Sitôt entré dans l’appartement, il s’appuyait contre le mur et tenait la tête d’Emma qui se laissait faire pour lui donner l’illusion qu’il la dominait. Elle baissait son caleçon sur les cuisses et réglait son affaire en moins de deux minutes. Puis il disparaissait, non sans lui rappeler au passage qu’elle contribuait à décalcifier sa glande pinéale, furieusement convaincu que l’éjaculation dans de bonnes conditions en favorisait le fonctionnement.

Sur son cahier, Emma ne cache pas ses doutes quant à la théorie hormonale du crémier.

Le blog d’Antoine Saint-Michel

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Les oulimots d’un Joueur Parisien:

Ce fut un moment magique, nous n’en fîmes qu’à notre tête, tête contre tête, en tête à tête voire en tête à queue.

Nous étions mûrs pour explorer nos désirs sans jamais nous sentir au pied du mur, mais en jouant dos au mur pour mieux s’étreindre.

Nous jouâmes sans fin et même entre la poire et le fromage.

Je découvris son corps du bout des doigts, du bout de la langue, elle fit de même, nos mots n’étaient plus que des envies exprimées « caresse ! » lèche ! ». Ainsi lorsqu’elle se courba pour du bout des lèvres caresser mon sexe, cherchant mon gland, je ne formulai qu’un  » glande ! » Vous l’avez noté, c’est là l’impératif du verbe glander qui signifie ramasses des glands.

Je découvris donc le grain et le goût de sa peau ma langue caressant sa cuisse.

J’étais nu offert à ses caresses, mon caleçon gisait au sol.

Dois-je vous raconter la gâterie qu’elle me fit alors de sa bouche gourmande ?

Le désir vous mit en délire et nous battîmes la campagne.

Nos jeux ne s’arrêtèrent que lorsque nous fûmes épuisés comme après un long footing.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Faffwah:

J’aime faire glisser ma main dessus ta cuisse

Galbée par le footing. J’en perds souvent la tête.

Faire une gâterie à ton sexe si lisse

Me donne des désirs, soit d’ange, soit de bête

 

Aucun mur n’a alors l’épaisseur nécessaire

Pour étouffer tes cris. Alors à la campagne,

Sans en faire un fromage je vais je viens et j’erre

Je fais tout pour que nos deux plaisirs se rejoignent

 

J’ôte mon caleçon et le jette à tes pieds

La verge qu’il cachait t’est toute dédiée

Et je l’offre à ta bouche et tes mains volontiers

 

Ma glande prostatique est prête à exploser

Sous le doigté expert que tu m’as proposé

Et bientôt de mon foutre je vais t’arroser

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Popins:

Le joggeur et la renarde

 

Maître joggeur, sur ses jambes perchées,

Tenait en son bec un fromage.

Maîtresse Renarde, par ses cuisses alléchée,

Lui tint à peu près ce langage :

Et bonjour, Monsieur du footing.

Que vous êtes joli ! Que vous me semblez beau !

Sans mentir, si votre gaulage

Se rapporte à la bosse de votre caleçon,

Vous êtes le Phénix des hôtes de cette campagne.

J’ai envie de vous faire une gâterie !

À ces mots, le coureur de jupon ne se sent pas de joie ;

Il prit la grosse tête

Et pour montrer sa belle voix,

Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie.

La Renarde s’en saisit, et dit : Mon bon Monsieur,

Apprenez que tout flatteur

Vit aux dépens de celui qui l’écoute.

Cette leçon vaut bien un fromage et pour moi une bonne glande, sans doute.

Le mâle honteux et confus

Jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus

Et sauta par dessus le mur,

Le sexe encore tout dur.

Merci à Jean de la Fontaine et à Ésope

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Jour 12: Une contrainte venue de Transnistrie

Contraintes  : océan, statue, armure, parjure, amour, mélancolie, bal, Transnistrie, orphéon

Les oulimots de Iotop:

À perdre la tête

Rien ne va plus. J’ai un océan de factures à payer. J’exagère. Oui, je sais. Rien n’est simple pour “ma petite entreprise”.

J’ai refroidi un trésorier du royaume, l’année passée. Ses restes font partie de la composition de ma statue nommée : le nuancier des douleurs, inaugurée par le seigneur du territoire, amateur éclairé d’art… humanoïde. C’est particulier et rien à voir avec l’art de l’armure. Et je me ferai parjuresi je devais changer de matériaux.N’empêche que cet amour à un coût et je dois faire des pieds et des mains (j’aime bien cette expression) aux équarrisseurs de notre royaume pour me procurer quelques coquins détrousseurs, coupe-jarrets ou brigands condamnés dans une des geôles du pays.

Je suis un peu nostalgique (et aussi parfois mélancolique) du temps où le droit de création n’avait pas de limite. Nous étions dans un maelström de l’autopsie de l’art jusqu’à son épilepsie en compagnie du Bal des Dézingueurs. Et surtout la gratuité des matériaux. “On a beau faire, beau dire”, quand le produit de production vaut une bouchée de pain, (voire gracieusement procurer) la vie de l’entrepreneur est moins laborieuse. Et sur ce point la Transnistrie a bien changé. Et la preuve j’en suis à produire, (et oui) un orphéon par mois, pour sortir la “tête hors d’eau”. J’en ai presque honte, mais comment éponger mes factures autrement ? Enfin, je ne suis pas le plus à…

Tiens ? qui frappe à la porte ?

A peine ouverte, mon regard à l’éclat de surprise quand d’un coup de sabre… ma tête roule sur mon seuil.

— Enfin, un goinfreur en moins dans notre royaume et notre cher collègue vengé.

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Les oulimots de gResille :

Au delà du Dniestr j’apercevais la Mer Noire et la saison turbulente lui donnait un caractère d’océan, rendant sa navigation difficile.

La Transnistrie se déverse ainsi, un peu statue de sel et de mélancolie comme une note bleue, orphéon asphyxié dans un parjure de bal et de vagues sulfurées.

Mon armure à moi se défait là, dans ses voies maritimes, là où les empires se rencontrent, d’un amour sourd dans le brouillard.

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Les oulimots d’Olivier O :

Vacances en Transnistrie.

Loin de l’océan.

Aller au bal.

Écouter l’orphéon.

Rencontrer une jeune danseuse.

Fendre l’armure.

Faire l’amour, à l’abri de la statue.

Garder ce secret. Pas de parjure. Jamais.

Avoir la mélancolie de ce petit bal perdu, sur

une place de Tiraspol…

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Les oulimots d’un Joueur Parisien:

C’est ainsi après tous ces mots échangés que je l’enlaçais au bord de l’océan, ne cherchant à être bienséant mes mains sur son séant.

Ses fesses, sais-tu, étaient dignes d’une statue, le crois-tu ?

Sans parjure, elle avait la carrure, l’allure, la stature d’une guerrière revêtue de son armure de dentelles, créature en porte-jarretelles.

Elle ne dit pas amour mais accours autour de mes atours mis à jour.

N’avaient pas encore fleuri les ancolies, fussent-elles de Mongolie, et sans mélancolie mais avec folie nous nous enlaçâmes.

Enlacés, nous avons tournoyé et ce fut loin du val, sans mal un vrai bal.

Et au rythme de la batterie, sans blablaterie, nous nous fîmes quelques gâteries loin de la Transinistrie.

Nous n’eûmes donc à marquer la mesure en tapant sur un bouthéon, nous nous contentâmes de suivre le son de l’accordéon, du bandonéon, de l’orphéon, loin des néons et tout près du royaume de Poséidon.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Nicolas Verville:

Elle s’éveilla à l’aube dans le silence des lendemains de bal, ouvrit la grande baie à l’est et s’avança sur la terrasse de marbre du palais. La brise la fit frissonner. Il lui sembla qu’elle apportait des saveurs d’océan, bien que la Transnistrie en soit bien éloignée. Les statues du parc étaient pâles dans le jour naissant, figées dans la mélancolie des amours enfuies ou dans leur colère séculaire. Près du kiosque où l’orphéon avait joué, elle fit halte devant son favori, un chevalier en armure, l’épée dressée, prête à frapper. D’où vient votre courroux, Seigneur ? De qui cherchez-vous à tirer vengeance ? D’un rival heureux ou d’une amante parjure ?

le Blog de Nicolas Verville

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Les oulimots de Faffwah:

Me perdre malgré moi au fond de l’océan

De ta mélancolique, ô mon amour parjure.

Tu as su trouver le défaut de mon armure.

Et pour t’en savoir gré je rends ton cul béant

 

Belle odalisque nue venant de Transnistrie,

Ton beau corps de statue, au son de l’orphéon,

Ouvre le bal à de bien douces libations.

Et je lui rends honneur jusqu’à l’idolâtrie.

 

D’un doigt mutin d’abord j’explore ton derrière,

Puis prend place à son tour ma verge et je suis fier

De l’ouvrir chaque jour un petit peu plus grand.

 

Et puis un jour viendra, peut être est ce demain

Où pourra y rentrer, au fond, toute ma main

Et où tu connaîtras ce plaisir si puissant

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de KeKanaka:

Au bal des Amoures assassinées, aux sons d’un orphéon bien mélancolique, les statues d’espoirs coulent dans un océan de rancœurs. Les parjures s’y font légion, marchant sur  les fleurs fraîchement cueillies, et aux voyages idylliques sur les canaux de Venise, succèdent les exils dans les sombres forêts de Transnistrie…

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Les oulimots d’UneHistoire:

Nul besoin d’aller en Transnistrie

pour oublier la mélancolie !

Sans mensonges ni parjure,

ton orphéon né gros,

vaut bien tous les pianos.

Ses notes délivrent un océan d’amour

qui feraient tomber, même des statues les armures,

et danser dans n’importe quel trou, le bal.

Le blog d’UneHistoire

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Les oulimots de Pidgy

J’aime danser.

 Vous le savez.

J’ai l’amour de la danse. Je ne rate aucun bal, aucune milonga, aucun moment où les corps peuvent se serrer au son d’une musique langoureuse.

Il y a toujours des sentiments et des sensations divers qui prennent corps. Étrangement, le dernier était de la mélancolie. Un instrument que je ne suis pas parvenu à identifier avait un son qui ressemblait à celui de l’orphéon que notre vieux maître utilisait pour essayer de dégrossir notre culture musicale. En vain.

Je n’avais pas ressenti pareille sensation depuis un certain bal, dans la lointaine Transnistrie de sinistre réputation.

Nous avions traversé l’océan et tout le continent pour amener à Tiraspol la statue du Commandeur Smirnoff.

Tout le monde connait son histoire d’amour pour la Princesse Fessmol. Terrible histoire qui fit de lui un parjure par le reniement de son voeu de chasteté lié à sa fonction de Grand Maître de l’Ordre des Vierges Effarouchées de la Sainte Russie. Mais la princesse n’aimait que les femmes. Cet amour contrarié lui fit fendre l’armure et passer de chaste à pornocrate. Les Vierges Effarouchées dont il avait la garde n’étaient pas si farouches que ça et leur virginité ne fut rapidement qu’une légende urbaine.

Pour fêter sa mémoire et l’installation de la statue, un bal fut organisé dans la grande tradition slave. J’y fis la connaissance de bien belles natives du cru et chaudes du cru également. La nuit fut mémorable et les dernières danses, d’adieu en fait, furent particulièrement mélancoliques. Les nymphes locales, ayant goûté au sens propre du terme, au charme occidental, voulaient repartir avec nous. Ce qui n’était pas possible malheureusement ou heureusement. Là aussi, un orphéon pleurnichard accompagnait leurs sanglots longs. Souvenirs doux et douloureux. Mais c’est la vie. Ça va, ça vient.

Le blog de Pidgy

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Les oulimots de De La Vega:

La liberté est une barque que l’océan assaille de ses millions de visages.

 Elle est l’intraitable statue qui, par amour, parfois, parjure ses idéaux.

 Au grand Bal de la mélancolie, elle s’oublie et laisse tomber son armure.

Des plaines de Transnistrie aux monts de Samarie, elle souffle sa rumeur.

Mais c’est quand elle rencontre l’empathie, qu’elle devient clameur étourdissante, orphéon de Joie.

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Les oulimots d’Alexandre :

Les voyageurs qui ont parcouru la  Transnistrie racontent à leur retour qu’au sommet d’une montagne se dresse une statue d’une femme en pleurs.  Elle est appuyée  à une  colonne reposant sur un socle, tournant le dos aux passants,  son visage enfoui dans un de ses bras replié,  l’autre tendu vers le ciel dans un geste de désespoir. Quand les visiteurs arrivent au loin ils pensent à une femme abandonnée ou ayant perdu un être cher, ils sont très surpris, de plus près,  de la voir vêtue d’une armure, une épée brisée à ses pieds. Sur le socle, que le lierre commence à recouvrir, on peut lire en cyrillique :

Je t’ai attendu
longtemps en vain
les yeux brûlants
de mélancolie
Jamais je ne fus parjure

je  me consumais
d’un amour interdit

Par ma faute,  je t’ai perdu

Par ta faute, jamais

Je n’ai été flétrie 1.

« Le musée aménagé dans la petite ville voisine  permet de connaitre l’histoire de ce monument. La femme représentée en pleurs s’appelait Miahela. Elle était la jeune épouse  du Comte Dmitry de Circiumaru. Celui-ci  était jaloux comme un tigre. Quand  il partit à la  conquête de nouvelles terres, prêt à traverser les océans, il imposa à sa femme, à peine nubile, le port d’une ceinture de chasteté, coutume fort courante à cette époque dans la Transnistrie intérieure.  Lui seul connaissait le code permettant de déverrouiller cet engin de torture. Pour être certain qu’aucun homme ne  s’approcherait de sa femme, le comte de Circiumaru obligea Miahela à porter des vêtements masculins dont une armure.

A son retour, fourbu et confus, il ne se souvenait plus de la combinaison. De rage sa femme lui prit son épée, la brisa en deux en fracassant la tête de l’époux étourdi.  Condamnée désormais à la chasteté à perpétuité, elle n’avait plus que ses yeux pour pleurer. On raconte qu’elle fit ériger ce monument pour appeler au monde entier l’incurie  de son mari. Les spécialistes de l’art de Transnistrie émettent l’hypothèse – non vérifiée- que la colonne symboliserait le phallus désormais inaccessible. Mais certains historiens remettent en cause cette interprétation. 2. »

  1. Traduction de Wladimir Orphéon, les plus beaux sites de Transnistrie, guide du voyageur Editions le Bal, 1943, 141p
  2. Collection Guide du voyageur pressé, La Transnistrie pour pas un rond, Édition du flan, 1996, 65p.

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Les oulimots de Brice F  :

L’armure lui donnait la stature impériale qu’il avait toujours recherchée. Lui le conquérant, se tenait face à l’océan désormais. Il se souvenait de la longue route qu’il venait de faire avec sa troupe, des multiples combats qu’il avait du mener, tout ça pour en arriver là. Cette aventure lui vaudrait une statue pour sûr. Les scribes avaient noté précautionneusement tous les évènements, la moindre aventure comme le passage en Transnistrie, ou le moindre parjure. Les musiciens aussi avaient commencé à écrire des odes, plus tard un orphéon jouerait des morceaux dans les bals en son honneur. Il serait mort d’ici là.

Mais, sous l’armure, se tenait l’homme qui sombrait dans la mélancolie. Il se souvenait de son premier amour, pour qui il aurait soulevé des montagnes. Le temps avait passé, l’amour aussi, dans l’au-delà. Triste comme les pierres, il venait de conquérir le monde juste pour la gloire.

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 Les oulimots d’Antoine Saint-Michel :

En lisant certaines pages du cahier d’Emma, je me demandais malgré tout si elle n’inventait pas une partie de ses aventures tant elles semblaient parfois être juste un parjure de sa promesse de vérité. Ainsi ce voyage improbable en Transnistrie où un supposé prince l’aurait emmenée pour participer à un bal donné dans un château en l’honneur du mariage de sa nièce.

Dans la description qu’elle en fait, tout sonne faux. De la musique produite par un orphéon local à la garde en armure qui assure le service d’ordre, sans oublier la statue monumentale du père de son « prince » qui se trouve sur un piédestal au fond de la salle de bal et dont Emma se demande à quelle heure elle va s’animer, telle celle du Commandeur.

Emma parle d’amour, ce prince lui a promis une nouvelle vie après ce bal. C’est la seule page du cahier où elle écrit aimer ou être aimée. Sur la page suivante, elle se trouve sur une plage infiniment droite et regarde le soleil se coucher sur l’océan. Avec pour titre : « Mélancolie ».

Le blog d’Antoine Saint- Michel

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Les oulimots de EtSiOnSeLisait:

Pour te prouver mon amour, ma passion, Tu sais mon imagination et sa nature. Je de dis donc sincèrement et sans parjure Mes projets pour toi de déclaration.

J’ai envie d’une journée à l’océan

De toi, moi, nos mains dans le vent.

Et si nous allions à la plage de Royan ?

J’entends déjà l’air joué par l’orphéon <retrait>Sur lequel nos coeurs seraient à l’unisson

Et si nous allions sur les quais à Lyon ?

 

J’imagine ce bal totalement improvisé

Où je serais le seul dans ton carnet <retrait>Et si nous allions à Aubervilliers ?

 

J’inventerai pour toi des cocktails de folie

Qui chassent la mélancolie, appellent l’euphorie.

Et si nous allions dans un coin secret de Paris ?

 

Je mimerai pour toi une statue émotionnelle

Pour que tu tentes de me troubler sans décibel <retrait>Et si nous allions sur le port de La Rochelle ?

 

Je me déguiserai en preu et vaillant chevalier

Revêtu d’une armure pour venir t’enlever. <retrait>Et si nous allions voir le rideau d’Azay ?

 

Je t’inviterai à un voyage totalement inédit

Où même en moldave je t’aurais tout dit.

Et si nous allions en Transnitrie ?

 

Prends mes projets, prends mes idées, Prends mes envies, prends moi tout entier. Croque mes projets, et viens m’accompagner Sur ces chemins pour toi dessinés.

Le blog de SiOnSeLisait

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Les oulimots de Popins:

Animiste

Il pleure depuis qu’il s’est assis sur l’herbe grasse. Je me demande d’où vient ce gouffre de mélancolie qu’on perçoit tant à son contact. Il lève les yeux vers le soleil. Je l’observe d’en haut depuis un moment déjà. Il semble inconsolable. Il se remet debout et vient humer la rose que je suis en train de butiner, tout en me chassant d’un mouvement de la main. Je retourne vers la ruche en vrombrissant.

Il a rassemblé dans un sac quelques objets qui n’ont pour moi aucun sens, des bouts de papiers reliés entre eux avec des inscription dessus, des images avec des visages inconnus pour moi, une petite statue en bois, celle posée à côté de son lit et une rose fraichement cueillie. Nous vivons ensemble depuis si longtemps pourtant. Il jette un regard sur la pièce, ferme la porte sans même la fermer à clé. Il reviendra j’en suis sûre, en attendant je me remet au tissage de ma toile, nous les arachnides nous ne filons pas vers l’extérieur, nous filons notre soie dans la maison des humains.

J’aime aller au bal, l’odeur de la peau transpirante m’attire. Les femmes ont les bras dénudés et dégagent un doux parfum sucré. La musique masque mon bourdonnement, je suis moins en danger. Je me rappellerais toujours de ces amoureux, et du goût délicieux de leur sang. Ils étaient beaux, ils semblaient heureux.

Mais pourquoi crie-t-il ainsi ? Il hurle même. Il bave. Ses yeux sont noirs. Je l’entends au travers du mur. Mes petits ont faim, je voudrais sortir de mon nid pour aller chercher quelques denrées. “Parjure, vous m’entendez, c’est un parjure! On ne touche pas à ma fille. Faites la venir !“. Le conseiller du Comte sort. Lui, il continue de faire les cent pas. Il ne prêtera pas attention à moi. Je me lance et sors de mon trou. Chut les petits cessaient donc de couiner, maman revient.

Comme elle est belle avec ses longs cheveux bouclés. Elle baisse les yeux devant mon maître qui m’a pris sur ses genoux pour me caresser. Je ronronne tout en tendant l’oreille.

—Mais père, entre nous c’est de l’Amour. Je n’ai jamais rien ressenti de tel. Père, laissez moi l’épouser.

— Toi ma fille, épouser un homme sans titre. ? De mon vivant jamais ! J’ai déjà promis ta main. Ton bon à rien sera chassé du pays.

Il s’énerve et me serre trop fort. Il me jette au sol, mes griffes se sont, par réflexe, enfoncées dans sa chair. Je vais me faire un brin de toilette.

L’Orphéon continue de jouer tandis que les gardes encercle le jeune homme. Plutôt, on est venu chercher sa cavalière. Je me camoufle dans la chevelure du baryton, nous sommes plusieurs dizaines à habiter son crâne. Oh il s’approche du ténor, c’est le moment de coloniser un nouvel habitat, la surpopulation guète ici pour sûr il va bientôt nous déloger. J’échappe de peu à ses doigts qui viennent le soulager des démangeaisons.

Le chêne séculaire qui m’abrite me semblait pourtant sécure. Mais c’est sans compter le vent qui souffle si fort ce matin que j’en tombe de ma branche. Le temps de reprendre mes esprits, je ne l’ai pas vu arriver. Il marche les yeux dans le vague, son baluchon à la main. Je n’ai rien senti, juste une énorme pression sur mon corps qui a fait éclater mon armure. Je me pensais invincible, je n’étais pourtant qu’un agrile.

Le poste frontière est entouré de verts pâturages mais impossible de quitter la Transnistrie sans montrer patte blanche. Je le regarde sortir un document de sa poche. Le garde vérifie avant de lui rendre. L’homme poursuit son chemin et quitte son pays à tout jamais. Je le salue en meuglant, il n’y porte aucune attention.

Il semble épuisé. Comme s’il avait fait une longue marche avant d’arriver à destination. Il est maigre, cerné. Ses chaussures sont trouées. Il regarde les vagues de l’océan  atlantique qui s’offre devant lui. Il ne peut aller plus loin. Il sort de son sac une petite statue qu’il dispose sur le sable. Il pose à coté des livres dont il sort une rose séchée. Il regarde quelques photos qu’il glisse dans la poche de son blouson éculé. Il avance et entre dans l’eau. Mais apparemment il ne sait pas nager. Il coule à pic. Je tourbillonne au dessus de l’eau. Mais que fait-il ? Il faut que je prévienne les humains.  Mais le cri des mouettes est bien trop familier pour eux., ils n’y prêtent aucune attention.  Un poisson ! Je retourne à ma chasse. Tant pis pour lui, l’ Homme finalement n’est pas toujours notre ami.

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Jour 11: Une contrainte enfantine qui m’est chair

Contrainte  :   Forêt, bleu, doudou, animal, Mario, feu, maman, crayon, bonbon

Les oulimots d’Eshi:

Bonjour petit bonhomme !

Maman a une surprise pour toi. Elle a demandé à tous ses amis de prendre un crayon pour créer des instants magiques. Serre ton doudou contre toi, assieds-toi au coin du feu. Oui, chéri, tu peux reprendre un bonbon. C’est un jour spécial pour toi.

Très bien. Écoute moi bien. Je vais te raconter des histoires évanescentes. Des contes bleus d’amour, de châteaux et de forêt. Il y aura aussi la mer et le désert. Toi, Mario, tu seras le magicien, l’enchanteur des feux d’artifice, l’étoile filante, le héros. Ton animal fétiche sera le lion, l’agneau ou la girafe. C’est toi qui choisi. Tu m’écoutes bien? Je vais commencer…

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Les oulimots d’Alexandre  :

Vers l’infini, et au-delà !

Je pensais pas que  Maman se fâcherait tout rouge

quand je lui ai dit  que j’avais avalé les bonbons bleus

posés  sur le lavabo de la salle de bains.

Je ne pensais pas que papa serait furieux

quand il s’est aperçu que j’avais joué

avec les allumettes et mis  feu à son veston.

Je ne pensais pas que mon grand frère

ferait la tête quand je lui ai dit

que j’avais égaré son jeu Mario Bros.

Je ne pensais pas que ma petite sœur m’en voudrait

quand elle s’est rendue compte que j’avais

découpé son doudou en peluche adoré.

Je ne pensais pas qu’exaspérée toute ma famille

chercherait à se débarrasser de moi

en m’abandonnant au milieu de la forêt.

 

Je m’en moque

Avec mes super-pouvoirs et mon crayon magique

J’irai ce soir dormir sur Mars !

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Les oulimots de KeKanaka:

Le petit bonhomme

 

Dans la bouche un bonbon,

Un crayon à la main,

Son doudou tout fripon,

Il dessine Mario d’un trait fin.

Une promenade en forêt,

Le ciel est bien bleu,

Les animaux en liberté,

Il aime sa maman de mille feux …

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Les oulimots d’Olivier O:

J’ai plus de doudou. J’ai un copain, Mario, en salopette bleue. J’ai peur de la forêt et du feu. J’veux un animal pour mon anniv’ et des crayons de couleur aussi. Au goûter, maman va m’donner des bonbons. Aujourd’hui, j’ai 7 ans. Si tu m’crois pas, t’ar ta gueule à la récré…

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Les oulimots de De La Vega:

Jules Ton « titi »

Objet : Reconduction d’amour inconditionnel

Maman,

Par cette lettre, je tenais à te signifier mon intention de reconduire l’amour que je te porte, pour une durée indéterminée. Aujourd’hui, j’ai 13 ans et il me semblait évident de t’écrire ce que j’ai parfois du mal à te dire. (Mon Prof de Français ne tarissant pas d’éloges sur mes capacités, je me lance)

D’aussi loin que je me souvienne tu as toujours été là… Toi l’amie, la confidente, la camarade de jeu (d’ailleurs il faut vraiment t’entrainer à Mario Kart), l’inépuisable, la pédagogique, la rassurante…

Les anecdotes se bousculent. Les premiers crayons de couleur que tu m’apprenais patiemment à manier. Les câlins sécurisants qui apaisent l’animal sauvage sur le point de se réveiller en colère. Les bonbons que tu me donnes avec parcimonie pour me protéger des caries. Les multiples enseignements que tu me dispenses, autour d’un feu de cheminée, pendant une balade en forêt et qui sont autant de messages de respect, d’amour, de tolérance, de joie, de créativité.

Au collège, certains disent qu’on ne choisit pas sa famille, je leur réponds que ça m’est égal parce que si j’avais eu le choix, ça aurait été toi. Au fait, Léa m’a encore regardé hier, elle est jolie c’est sûr, et malgré la couleur bleu de ses yeux, elle n’est pas aussi belle que toi. Mais quand même… des fois, j’ai envie de l’embrasser. (Il faudra qu’on en parle si tu veux bien)

Alors voilà… mon argent de poche ne me permet pas de t’offrir ce que tu serais en droit d’espérer après 13 ans de bons et loyaux services. Je t’offre ce que j’ai, ce que je suis, mon amour simple inconditionnel et addictif parce que mon anniversaire c’est aussi un peu le tien. Je t’aime Maman PS : J’ai décidé de ne plus du tout prendre mon doudou 🙂

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Les oulimots de Ryline’s Gang:

(La pustule :   10ans)

 

Il était une fois dans une immense forêt au ciel bleu clair, un animal qui s’appelait Mario. Mario rêvait d’avoir un doudou, mais sa maman disait :

«   C’est plus de ton âge !»  Ou «Tu n’es plus un bébé ! »

Mario était tout triste.

Mais un jour, Mario et sa mère  campaient autour d’un feu de bois.  Ils entendirent quelque chose tomber  et ensuite quelqu’un pleurer.

Il dit à sa mère : «  je vais jouer maman ! »  Mario s’éloigna un peu et vit un doudou par terre.

Fou de joie, il allait repartir avec mais il se dit «  Je ne peux pas repartir avec ça, je vais le rendre ». Il cherchait et tomba sur une maison. Il regarda par la fenêtre et vit un enfant pleurer.

Il posa le doudou sur le rebord et puis il jeta un caillou sur la vitre. Le garçon ouvrit la fenêtre. Il vit le doudou et le prit. Il était si content !

Mario rentra voir sa mère. Elle dessinait avec un vieux crayon. Mario lui raconta son aventure. Sa maman était fière de lui, elle l’embrassa et lui donna un bonbon.

 

Adelain

 

(La gazelle :   quelques années de plus)

 

On pourrait penser que c’est une Fable,

Or je ne raconterais pas de Rêve Bleu.

Je ne conterais pas les récits d’un Doudou,

Ou les péripéties d’un animal.

 

Juste l’histoire d’une maman et son petit,

Un certain Mario qui aime les bonbons.

Lors d’une balade dans une grande forêt,

Ils firent la découverte d’une fleur.

 

Elle était semblable à un bonbon,

Un énorme bonbon qui met l’eau à la bouche.

D’ailleurs il fut englouti rapidement,

Ce fut une grossière erreur.

 

Le garçon cracha de grosses flammes,

Tout son corps le brûlait et il soufflait du feu,

Mais son adorable Maman le câlina,

Si tendrement qu’il en fut apaisé.

 

C’est un poème avec de jolis crayons,

Pour souhaiter un très bon anniversaire,

A un petit bout d’homme encore tout jeune,

Qui grandira avec beaucoup d’amour.

 

La gazelle-puce à SA Ryline

 

 (La maman)

Petit bonhomme dessine, sérieux, concentré.

Il est posé sur les genoux de sa maman et tient dans son poing le pastel de cire bleu.

Le doudou veille aussi, sagement posé sur la table tandis que la feuille se couvre de cercles, de lignes de points, des vertes, des oranges, des marrons aussi.

Petit bonhomme tire la langue.  Il s’applique  parce que c’est le plus beau dessin du monde pour sa maman à lui.

 

Quand, satisfait, il pose enfin le crayon, il se tourne vers le visage aimé de sa Popins.

–         Petit Bonhomme veut un bonbon !

Comme  nous toutes, avec le même sérieux, elle prend le dessin, s’intéresse, félicite en demandant tout de même quelques explications (l’air de rien, cela va de soi).

–        C’est Papa là ?

Et Petit Bonhomme de s’exclamer

–         Ben non ! C’est Mario là ! et puis là un animal dans la forêt, et la forêt elle est en feu alors Mario il va le sauver …  et…  je peux avoir mon bonbon… s’il te plait ?

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Les oulimots d’Alavie:

Ce crayon bleu, réminiscence d’une période pas si lointaine, l’objet tant affectionné…

Celui, représentant le feu des perséides, et façonné par Mario, dixit maman. Quelle chance !!

Celui utilisé par maman, pour me dévoiler la forêt, lorsque mes peurs animales m’animent…

Celui, avec lequel elle crayonne, un bonbon en bouche, et m’explique calmement de mots si doux, si apaisant en me tendant mon doudou. Si douce, cela m’emporte dans les songes.

Celui bercé d’amour.

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Les oulimots de maman:

Charade

Mario est un personnage de mon premier.

Mon deuxième est un mot qui réchauffe comme un feu et que tu accompagnes de coeurs dessinés avec tes crayons.

Mon troisième est le point commun entre tes mains, tes pieds, tes yeux, tes oreilles et tes narines

Mon quatrième est la quantité que tu voudrais manger dans un paquet de bonbons.

Mon cinquième, le Forchat en est un.

Mon sixième, ton doudou m’aide à le réconforter depuis que tu es né.

Mon septième est la caractéristique des trois personnages qui ont une maison en paille, en bois et en brique.

Mon huitième est l’animal de la forêt qui veut détruire leur maison.

Mon tout sont des mots doux, des mots bleus que je ressens depuis sept ans.

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Les oulimots d’Antoine Saint-Michel:

Je m’appelle Emma, j’ai 24 ans et je me prostitue depuis… longtemps. Je commence à écrire ce cahier aujourd’hui, 19 août 19xx, en rentrant de l’enterrement de ma seule amie. Nous avons grandi ensemble à l’orphelinat de la Forêt. D’aussi loin que je me souviens, nous avons fait les mêmes bêtises, dont celle de vendre nos corps aux hommes. La veille du 15 août, elle a fait la passe de trop avec le mauvais client. Ce sont les risques du métier, m’a dit Mario, le gentil flic qui m’a auditionnée quand j’ai signalé sa disparition – nous nous écrivions ou parlions plusieurs fois par jour – à peine une heure avant que son cadavre soit retrouvé dans une ruelle infâme, dévoré par le feu.

Qui se souviendra de Juliette si je tombe sur un animal sanguinaire à mon tour ? Qui se souviendra de nous ? Qui suivra mon cercueil comme j’ai suivi, seule, celui de mon amie ? J’écris ce cahier en espérant qu’un jour après ma mort quelqu’un le trouvera et saura que je m’appelle Emma, qu’elle s’appelait Juliette. Et que survive un petit quelque chose de nous.

Tu me trouveras peut-être prétentieuse, toi qui lit ces lignes, mais n’oublie pas d’où nous venions, Juliette et moi. Nous avons grandi sans maman pour nous chérir et être notre modèle, sans frères ou sœurs avec qui manger un bonbon en cachette. Notre doudou n’avait pas d’histoire, personne ne nous a répété des années durant que notre petit lapin rose avait été offert par Tata Germaine à notre naissance ; nos doudous étaient des objets sans âme. Le jour de notre naissance n’évoquait rien à personne. Nous n’avons pas connu la joie d’un simple crayon rapporté d’un hôtel par un papa avec lequel nous aurions dessiné ou écrit tout un monde.

« Nous nous appelons Juliette et Emma ; et j’écrirai dans ce cahier bleu la bassesse des hommes qui ne nous ont pas sauvées. »

Le blog d’Antoine Saint- Michel

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Les oulimots de Pidgy:

Dans la forêt profonde, on n’entendait pas un animal mais le coucou. Mario qui cherchait son doudou bleu pensa très fort à feue sa maman en l’entendant. Elle collectionnait les coucous et lui donnait un bonbon à chaque fois qu’il lui en dessinait un avec son crayon.

Il affermit son lance-pierre dans sa main. Il allait lui régler son compte à ce coucou qui lui faisait penser à sa mère et ravivait en lui cette douleur. Il ne perdait rien pour attendre. Ce soir, brochette de coucou !

Le blog de Pidgy

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les Oulimots d’EtSiOnSeLisait:

Mario (le plombier) n’était pas venu pour jouer au doudou fleur bleue. Mais tel le GML (Grand Méchant Loup) jaillissant de sa forêt, l’animal vint allumer le feu de maman à coup de crayon magique et de bonbons mystérieux.

Le blog de EtSiOnSeLisait

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Les oulimots d’un Joueur Parisien:

Si nous avions été des enfants, j’aurais pu lui raconter l’histoire suivante.

L’histoire commence un matin, un petit garçon part se promener, il fait beau, c’est l’été. La campagne est belle. Le soleil brille, il fait terriblement chaud, et le petit garçon cherche de la fraîcheur. Il marche le long du ruisseau et petit à petit s’approche de la grande forêt.

Il s’enfonce sous les arbres lentement. Le sentier devient plus étroit, le feuillage plus touffu. Le soleil est caché peu à peu par les feuilles, et le petit garçon ne voit plus le bleu du ciel. Il avance quand même encore.

Les buissons sont plus épais, le petit garçon se sent perdu, il est un peu inquiet, il se sent seul, et il regrette d’être parti ainsi, seul sans même son doudou dans cette sombre forêt.

Il essaye de ne pas avoir peur, de se rassurer. Il tente de faire demi-tour, pour retrouver son chemin. Il veut sortir de cette forêt et retrouver le soleil. Il entend alors un cri, il ne sait ce que c’est mais pense que c’est un animal.

Il a un peu peur, il essaye de courir, ne sait plus dans quel sens partir. Il aimerait bien être comme Mario et trouver un champignon qui lui donne des pouvoirs.

Il court, zigzague entre les buissons, en perd son souffle, ne sait plus où il va, a l’impression d’être suivi. Il n’en peut plus, a les joues en feu. Il entend un cri derrière lui.

Quelque chose le saisit par l’épaule. Il hurle. Ferme les yeux. Et entend une voix qu’il connaît si bien, la voix de sa maman.  » Pourquoi cours-tu ainsi ? Il se jette dans ses bras. Elle lui sourit et lui tend une boîte en l’ouvrant « Tu étais sorti pour dessiner, prends donc un crayon. Il est content, rassuré.

En fait la forêt n’était pas si grande ils sont tout près de la maison. Il va pouvoir rentrer chez lui et manger un bonbon.

 

Mais nous avions grandi et avions d’autres jeux, j’aurais pu lui raconter cette autre histoire.

L’histoire commence un matin, une jeune femme part se promener, il fait beau, c’est l’été. La campagne est belle. Le soleil brille, il fait terriblement chaud, et la jeune femme cherche de la fraîcheur. Elle marche le long du ruisseau et petit à petit s’approche de la grande forêt.

Elle s’enfonce sous les arbres lentement. Le sentier devient plus étroit, le feuillage plus touffu. Le soleil est caché peu à peu par les feuilles, et la femme ne voit plus le bleu du ciel. Elle avance quand même encore.

Les buissons sont plus épais, la femme ne sent perdue, elle aime cette sensation, elle se sent seule, et elle est heureuse d’être partie ainsi seule sans même son doudou ni même sa culotte sous sa jupe dans cette sombre forêt.

Elle est troublée dans cette forêt, elle a une envie furieuse, elle aimerait perdre son chemin, se perdre, ne plus faire demi-tour, s’enfoncer tout au fond de la forêt. Elle entend un bruit, elle espère que c’est un homme, un homme des bois, homme et animal à la fois.

Elle se dirige vers le bruit, troublée, excitée. Elle glisse sa main sous sa jupe. Elle est brûlante de désir, elle se sent en feu.

Elle aperçoit une silhouette, s’approche de l’homme, indécente. Il la regarde, tends ses mains vers elle. Elle lui sourit  » J’ai envie, pas envie de baiser comme papa maman, envie de me faire salement défoncer ! » Il n’hésite pas un instant, baisse son pantalon.  » Prends-moi dans ta bouche, suce-moi le crayon ! »

Elle le prend à pleine bouche, elle déguste son sexe raide de désir, elle savoure son gland comme l’on savoure un doux bonbon.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Faffwah:

Le feu de ta toison embrase mon forêt

Le bout en est tout bleu cramoisi, violacé

Empoigne mon crayon, juste pour le sucer

Tu aimes tant mon noeud, tu l’as tant adoré

 

Toi mon bel animal que j’aime plus que tout,

Tu me fais appeler ma maman quand tu me gobes le vit, l’avales.

Et ce jusques au bout.

J’en suis tout affolé mais ô combien j’aime

 

C’est alors, ma doudou, que tu m’offres ton con

À lécher. Et alors ton si joli bouton.

Devient à mon goût le plus doux des bonbons

 

Nous sommes tête-bêche et nous nous embrassons,

Moi tes lèvres du bas et toi mon goupillon

Et montons au septième ciel à l’unisson.

Leblog de Faffwah

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Les oulimots d’UneHistoire:

Maman couche le petit avec son doudou bleu, range les crayons du grand qui joue à Mario Kart, animale impatiente, offre son bonbon en feu, au foret de son homme, et enfin, les cuisses pour son Mario écarte.

Le blog d’UneHistoire

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Les oulimots de Nicolas Verville

L’homme remonta le col de son trench-coat et recula dans l’ombre. On vit briller un instant la flamme bleue de son briquet. Il vérifia une dernière fois que son feu était bien dans sa poche. Le client de ce soir était une gonzesse. Ce n’est pas ça qui le ferait reculer. Un contrat était un contrat. Mario ne faisait pas dans les sentiments. À part maman, quelle femme lui avait jamais apporté autre chose qu’une forêt de soucis ?

— Tu cherches de la compagnie, Doudou ?

Il s’en voulut tout de suite de ne pas l’avoir vue venir. Blonde décolorée, short rose bonbon ras-la-moule, trop de mascara et de crayon noir. Il leva la tête pour qu’elle voie ses yeux dans l’ombre de son Borsalino. Les yeux d’un animal dangereux. Généralement, ça suffisait à les faire fuir. Quand il réalisa que des talons aiguille, ça s’entend de loin, c’était trop tard, la lame était déjà entrée dans son ventricule droit.

Le blog de Nicolas Verville

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Les oulimots de Iotop:

Ça brûle maman

Je ne crains pas la forêt, sauf, il faut l’avouer, le bleu de la vaste étendue de futaie des Trois Cercles des Éperviers. Je vais toujours accompagner de mon… doudou. Je sais c’est bête, mais c’est mon talisman et on ne rigole pas. J’ai cinquante ans d’âge, l’air oxyde, le caractère placide, la volonté d’acide, mais j’ai mes faiblesses comme mon animal de compagnie, le Lipomel, un genre de croisement entre le corps d’un renard et d’une tête de bélier. Efficace à la chasse, audacieux devant la difficulté, obéissance de premier choix, ce n’est pas un genre Mario. Non, non, c’est du sérieux cet animal-là, mais il y a du tendre en lui, c’est aussi sa faiblesse.

Et il n’est pas comme nous tous, il n’a pas peur du feu et maman nous le dit et redit sous tous les tons, le feu ça brûle. Il y a aussi un autre feu qui incendie, et pour nous consoler, mes frères et sœurs, quand nous étions à cet âge des amourettes, elle nous promettait un superbe crayon fabriqué par le magicien de cette fameuse forêt de TCE (Trois Cercles des Éperviers) mais que jamais nous n’avons eu.

Et c’est bien en ce jour que je vais m’y aventurer, pour me le procurer, car il guérit les brûlures. Mais au moment de partir, maman m’apporte mon bonbon préféré : la frise de fraises confites. J’en raffole tellement que rien ne compte que ça. Je suis un fada de cette confiserie. Je suis carrément damné. Je remets, une nouvelle fois, à un autre jour ma recherche du crayon guérisseur des brûlures du… cœur.

Les mamans sont parfois étrangement possessives.

Le blog de Iotop

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Les oulimots de Brice F :

“Bonjour Maman” dit il en criant. Je le suivais derrière lui. “J’ai ramené un copain aujourd’hui” continua-t-il pour me présenter. Une réponse inaudible nous parvint du fond de la maison. “On va dans ma chambre.” Et il prit ma main pour me montrer le chemin.

En montant les escaliers, j’admirais sa démarche animale, comme un chat. De là à dire que nous étions félins pour l’autre, il n’y avait qu’un miaulement

En ouvrant la porte de sa chambre, je tombais sur la chambre classique d’un ado évoluant tranquillement vers l’âge adulte, un peu comme la mienne. Les crayons disparates sur son bureau, signe d’une activité créatrice intense. Une peluche Mario près de son lit. Et, si je cherchais bien, je trouverais bien encore un ou deux doudous.

Il me bascula sur son lit, ôta d’un geste mon jean. Le feu commença à bouillir en moi. Il était fou, il était flou, il me voulait moi. En posant la main sur mon boxer bleu il me susurra : “Donne moi le bonbon que je veux si ardemment”. La fenêtre ouverte laissait venir à nous les effluves du printemps naissant comme nos amours d’adolescent.

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Jour 10 : Une mélodieuse contrainte d’un mélomane

Contrainte : Velours, Profane, Sacrer, Balançoire, Chrysalide, Glucide, Hérisser, Débonnaire, Gallinacé

Les oulimots auto-contraints de De La Vega :

Sur la balançoire de ses choix, il oscille entre aujourd’hui et demain, entre rêve et réalité.

Faisant fi des caquètements de gallinacés réprobateurs, il flotte sur le pendule amoureux.

Lui, le débonnaire transi, est-il à blâmer de trop aimer ?

Sur le sable de sa vie, du bout des songes, il dessine celle qui saura changer la Chrysalide. Alors, repu du glucide de ses rêves exquis, ne craignant plus d’être hérissé d’ennui, Il profanera le velours de l’idéal, il souillera le fantasme d’un réel infini. Mais le ballet de ses doutes reprend déjà, pourquoi sacrer celle qui l’a libéré ? Il la perdrait.

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Les oulimots d’Iotop:

Ça balance pour moi

Entre “je marche sur des œufs” et “je joue sur du velours”, y a un monde. Et l’un ne raille pas l’autre. Respect mutuel et apaisement assuré, harmonie de bon aloi et l’horizon de la paix sera assuré.

Bref, tout ça pour dire que je suis un total profane des expressions. Je n’aime pas les expressions, enfin celles des autres et puis c’est tellement facile. On peut ainsi faire bonne figure dans la pâleur d’une conversation et les sacrer aux airs de discussions usées, débraillées, évasées et disgracieuses (je ne donne pas d’exemple, suivez mon regard).

Je préfère les moments naïfs de la balançoire (je suis un fan, cela me rappelle, d’un peu loin il est vrai, mon berceau), cela m’apaise, me console, me charme et ce rythme m’endort presque que je pourrais me métamorphoser en chrysalide de papillon (je conçois l’énormité de la chose et la quantité de glucide astronomique de l’envergure d’un tel papillon de cent trente bons kilogrammes (habillé).

Mon vœu n’a jamais été réalisé pour le plus grand soulagement de mon entourage et je ne voudrais pas les hérisser (même des poils) mais je soupçonne qu’ils profitent du débonnaire gallinacé de notre voisin pour me réveiller au moment le moins opportun. Mais gare si je m’en aperçois, avec moi “ils marchent sur des œufs” et “ils jouent sur du velours”, car mon courroux sera d’une belle brises-d’os.

Le blog de Iotop

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Les oulimots de Ryline:

Vae était un petit ver,  qui s’en allait  sur son ventre, tortillant son corps dodu et blanc sur l’herbe verte de la plaine.
Poupi, petite poule pimpante perchée sur  sa balançoire hérissait ses plumes pour mieux les lisser quand un rayon de soleil dévoila la merveille aux yeux de notre gallinacé.
 Débonnaire la volaille vola à quelques pas là, cherchant d’un œil lucide la source providentielle de glucide.
Mais point de chenille point de vermisseau  en vue malgré ses efforts, Poupi  protestait, pestait.  Si le profane avait pu comprendre ses propos, nul doute qu’il eut été choqué.
L’invertébré  fort opportunément avait cheminé jusqu’au cœur d’un jouet oublié, un petit train. Et là, bien protégé il avait commencé à tisser sa chrysalide toute de velours et soie pour que s’opère la plus sacrée des métamorphose.
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Les oulimots de Brice F :

Quand tu as posé tes doigts sur la chrysalide de soie

que tu as libéré ce qui était pour toi

que la mue s’est opéré entre tes doigts

que mon corps s’est hérissé à ce toucher de velours

que ton geste s’est fait pressent

que ton geste s’est fait présent

que tu as sacré l’instant pour moi le profane

que mon esprit s’est mis à rouler, pris dans une balançoire délicieuse

que tu as continué encore jusqu’à ce que, débonnaire, je jure et dévoile mon plaisir

je suis devenu à toi.

 

Et par la fenêtre, je pouvais voir, dans la cour un gallinacé en quête de glucide comme si de rien n’était

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Les oulimots d’Olivier O :

Au cabaret. Après un tour de balançoire, sa chatte bavait sur le velours, tel un gallinacé… Lui, si débonnaire, en avait eu les poils hérissés. Profane, il manqua de s’évanouir, en manque de glucides. A la Chrysalide Sacrée, les spectacles des filles laissaient rarement indifférents…

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Les oulimots d’Alexandre :

Dopage

Je joue sur du velours, je vais gagner et plumer tous ces profanes

Et pour cause, cette course de gallinacées a été truquée.

Le débonnaire représentant de  » la Française des jeux  »

ici présent, n’y avait vu que du feu.

Lors des contrôles, avant la course,  tu laisses ta poule

faire la belle sur sa  balançoire. Impossible de soupçonner

qu’elle est chargée en glucides de synthèse.

A la voir courir ainsi, j’en ai les poils hérissés d’émotion et de fierté

Encore un virage et je vais pouvoir me sacrer roi des entraîneurs !

C’est gagné !!! Hourra !!

Comment ? Les juges demandent à voir la photo ? Mais ce n’est pas possible !

Malheur, c’est Chrysalide qui est déclarée première !

Je suis perdu….

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Les oulimots de KeKanaka :

À pleurer la chrysalide avant qu’elle ne soit papillon,

Du velours profane en faire tenue de cuir digne d’érection,

D’un débonnaire gallinacé, une sauvage tigresse belle apparition,

Aux glucides gourmandises, préférer amères délectations,

À la balançoire s’amuser, mais à La Croix belle punition,

Hérissez vos craintes, mais apprenez de votre dévotion…

Aux complaintes naïves, enfin en marche est la mutation…

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Les oulimots d’Antoine Saint-Michel :

Un des clients réguliers d’Emma était un chasseur. Veuf et très riche, il recevait chez lui Emma ou l’une de ses amies au moins deux fois par semaine. Cet homme avait une vie réglée comme une horloge. Une passe le lundi soir, une le vendredi après-midi – sauf le Vendredi Saint et celui de l’Ascension, et sauf si le vendredi tombait sur une autre fête religieuse, car l’homme avait le sens du sacré.

Emma venait chez lui en toute sérénité, il n’y avait jamais de surprise. Elle traversait le petit parc arboré en humant les senteurs de la saison, s’attardant parfois pour regarder une fleur ou un papillon sortant de sa chrysalide. Le gazouillis permanent des oiseaux lui donnait le sourire, ainsi que le grincement de cette vieille balançoire qui bougeait au gré du vent.

La bienveillance débonnaire du chasseur contrastait avec les trophées omniprésents dans sa gentilhommière qui ne manquaient pas d’effrayer le profane en l’art cynégétique. Malgré le temps passé chez le chasseur, Emma sentait immanquablement ses poils se hérisser quand son regard croisait ceux des cerfs, des sangliers et, surtout, du faisan qui paraissait la juger quand, selon le rituel institué, elle s’agenouillait et défaisait son pantalon de velours côtelé pour lui administrer sa fellation de bienvenue.

Le chasseur prenait son temps et Emma dans toutes les positions, il lui rappelait qu’il ne devait pas faire d’effort violent à cause de son diabète, et il contrôlait à ce titre son taux de glucides en cours de séance, toujours sous le regard inquisiteur du gallinacé.

Le blog d’Antoine Saint-Michel

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Je n’aurais osé lui conter à ce moment-là cette histoire pleine d’approximation.

Manquant d’énergie et gros, veule lourd, un enseignant d’histoire ignare, un prof âne range sa craie avant de partir pour un bal en soir-ée. Linguiste, il étudie les cris et actuellement deux types de cris pas propres il s’est spécialisé dans des cris salis, deux avec ses amis Sid et Éric. Mais sur ce sujet s’il est en peu envasé, dans la glu Sid, Éric sait. Mais ils sont tous deux des bons hères, qui à défaut d’étudier les poules, se penchent sur l’étude du lin qui les lasse. Il leur dit donc, les gars lin assez.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots d’Eshi :

Jardin d’automne sous la pluie. Frisson qui hérisse le poil dans l’humidité sacrée de la nature reprenant ses droits. Je devine le velours de ses lèvres endormies et la soie de ses cheveux épars sous le chêne. Le grincement lugubre de la balançoire qui bouge au gré du vent fait soupirer dans son sommeil ma chrysalide adorée. Le glucide de ses fruits perle encore sur ses doigts alors que le paon, gallinacé ayant perdu toute sa superbe, essaie de se réfugier lui aussi sous l’arbre qui la protège. Elle ne semble pas avoir froid. Un frémissement sur son visage laisse à peine deviner les rêves qui la bercent. Mon visage quand à lui n’a plus rien de débonnaire devant la sensualité qui se dégage de cette scène. Comme un satyre profane, j’ai des envies sourdes de transformer ma nymphe en Thyia.

Mais pas tout de suite. Je la laisse pour le moment aux anges qui la protègent et qui palpitent sous sa peau diaphane.

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Les oulimots d’Alavie :

Jupe de velours relevée, cul tendu.

Devant un tel tableau, le profane ne doute point de la placidité sacrée de sa queue. Elle, debout sur la balançoire, invisible, dans les va et vient de l’ondulation charnelle des cordes entre ses mains, son balancement lancinant…

Lui, bouche bée, dévorant cette sylphe, surprit, de ressentir une chaleur intense venant s’échouer sur la chrysalide, prévenant ainsi d’une nymphose. Pensant défaillir par une baisse de glucide, il découvrit, son vit tendu, hérissé, tel un axe. Il sut…et, depuis ce jour, son statut d’adulte affermit, sous son air débonnaire.

Devenu un fier gallinacé, la crête fière, les pas sûrs, il arpente…

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Les oulimots de Nicolas Verville :

Écartant vos dessous diaphanes,

Sous son capuchon de velours,

Souffrez encore que je profane

Amie votre bouton d’amour.

 

Quand sous ma langue il se hérisse,

Tout rouge et fièrement dressé,

Comme un coq sur l’ergot se hisse,

Débonnaire gallinacé.

 

Quand il sort de sa chrysalide,

Mon cœur est sur la balançoire,

Protide, lipide ou glucide,

 

Je n’ai plus besoin que de boire

Le filet sacré que dévide

La grotte où il tient son manoir.

Le blog de Nicolas Verville

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Les oulimots de Faffwah :

 

À l’heure où dessous de lourds drapés de velours

Ton cul n’attend plus qu’à ce que je le profane

Mais il est à sacrer ma belle courtisane

Pour hérisser ta peau des frissons de l’amour

 

Tu es ma chrysalide et puis mon papillon,

Le glucide vital dont je dois me nourrir

En manquer trop longtemps me ferait dépérir

Je suis débonnaire et tu es mon aiguillon.

 

Onduler sur ton corps à la tombée du soir

Est un jeu plus plaisant que toute balançoire

Et de te caresser je ne puis me lasser

 

Debout sur mes ergots en fier gallinacé

Je m’offre tout à toi et à tout ton savoir

Amoureux dont je sais qu’il ne peut décevoir.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots d’UneHistoire :

Balance voir ta poitrine de velours.

Profane ta Chrysalide qu’elle devienne papillons !

Sacrés obus, au moins débonnaires D !

Si je te câline assez, ils me font hérisser.

Mais je reste glucide, ça ne va pas durer

Le blog d’UneHistoire

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Les oulimots de Pidgy :

Caresser ta peau de velours

Sur une balançoire

Le profane veut le voir

Débonnaire comme toujours

 

Te sacrer Reine

Toi, la chrysalide,

C’est pas un bide

Mais une veine

 

Notre gallinacé

En sera tout hérissé

Il aura besoin de glucides

Pour son ventre avide

Le blog de Pidgy

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Les oulimots de Popins :

Le calligramme de la petite larve qui faillit ne jamais devenir papillon

 

C’est l’histoi                                                               re d’une petite larve
bien profane d                                                       ans l’art de créer une
chrysalide comme t              o            u           tes les petites larves d’
aillleurs. Mais l’instinct           e         s          t là pour les guider. Ma
is celle-ci était particuliè         r     e         ment débonnaire et préf
érait user des feuilles sou       ple       s comme si elles étaient de
s balançoires ou se lover s    ur l    e doux velours du lichen. P
eu prudente, elle s’approcha bien trop près d’un poulailler
. Une gallinacé l’aperçut. Une vue à faire hérisser ses plum
mes. Elle manquait cruellement de glucide et se réjouis
sait de la dévorer. La larve se sentant
, à juste titre, en danger, se lança dans une c
ourse folle et se planqua dans le petit trou d’un
morceau de bois. Un e foi s sa prédatrice rentré
e dans le poulailler,     elle   s’attela enfin à la ré
alisation de son         co        con. Le roi des p
apillons se d             épl            aça pour la s
acrer                     cu                  lottée.

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