20/05 : Une unique contrainte

Contrainte : Demande Attente Patience Héros Brut Lecture Usurper Élégant Unique

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Les oulimots auto-contraints de EtSiOnSEnAllait :

Il lui avait fait sa demande. Dans les règles de l’art. Il s’était fait élégant pour l’occasion et avait passé un temps certain à repasser son unique chemise. Il pensait pouvoir l’impressionner, mais pour l’instant, c’était surtout sa mère qui le prenait pour un héros des tâches ménagères.

Il lui avait donc fait sa demande. Armé de patience, il regardait le sablier à l’écran qui matérialisait son délai de réflexion. Pendant l’attente, il ajustait son image et sa position dans la petite fenêtre retour de sa Webcam. Impossible d’usurper une identité, impossible de se cacher derrière les mots. C’était lui, brut de décoffrage, sans filtre.

A la lecture du message salvateur « votre demande a été acceptée », il sentit ses doigts trembler, son cœur battre un peu plus fort. Ne sachant pas quelle introduction donner, pris par la pression de l’enjeu de ce premier, il commença : « Nous avons une amie en commun ».

Le blog de EtSiOSEnallait

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Les oulimots de Ghislaine 53 :

Le pauvre ancien héros, vétéran connu, venait faire sa demande de plainte.
En attente de son tour, il prit un peu de lecture……
Il était élégant pour son âge, il portait chapeau et belles bretelles,
il avait le teint brut et tanné des hommes de terrain, qui connaissaient
la patience des stratégies… Il était unique en son genre ce Totor !
Ce n’est pas tous les jours qu’il se rend à la ville, il s’est rasé de près
et même parfumé, lui, l’homme de ses terres………
Le pauvre Totor se fait bien du souci……….Quelqu’un a détourné ses
revenus, quelqu’un a usurpé son identité………Il se retrouve sans rien,
et il compte bien se faire aider mais à la banque, on lui a bien recommandé
de porter plainte pour récupérer son dû…..
Mais qu’en sera-t-il  de la suite ?? Totor est inquiet…..
Le pauvre héros, n’aurait jamais pensé qu’une chose pareille
pouvait lui arriver…Et pourtant………….

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Les oulimots de Fellacia :
Lui a-t-elle jamais dit qu’elle le trouve élégant ?
Que ses goûts en matière d’art, de musique, de lecture en font un être unique ?
Que ses réponses à ses demandes avides de corps à corps en font le héros de son alcôve ?
Qu’il comble ses attentes au delà de ses espérances ?
Que lorsqu’il est force brute dans la douceur de ses draps, il n’usurpe pas les promesses
de nirvana ?
C’est pourquoi sa patience dans l’attente de leurs échappées belles  n’a d’égale que la
certitude de plaisirs démultipliés .

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Les oulimots de Des mots et désirs :

Interrogatoire

« Tu joues à quoi ? »  cria le policier en tapant du poing sur la table.

« À rien… » murmura la jeune femme dans un souffle.

« Et tu crois qu’on va te croire comme ça ? Tu me parles d’un bijou unique qu’on t’aurait volé, d’un homme élégant t’offrant du champagne, du brut précises-tu, comme si ça pouvait nous intéresser… tu nous dis qu’il aurait usurpé l’identité d’un autre, nous arrêtons l’homme, te le faisons identifier, tu le reconnais immédiatement. Or après enquête il s’avère que l’homme possède déjà une fortune considérable. Quel serait donc son intérêt à vouloir te voler ? Je me le demande !

« Je n’en sais rien monsieur. » La femme semble s’enfoncer littéralement dans le sol

« Ma patience a des limites. Dois-je te refaire la lecture de ses déclarations ? »

« C’est inutile monsieur. »

« Bon, dans l’attente que tu deviennes plus raisonnable… »

Le policier passa une paire de menottes aux poignets de la femme. Le lourd métal vint directement marquer la peau douce et tendre à cet endroit. Se penchant soudain le policier posa ses lèvres sur les marques rougissantes. La femme ne put retenir un soupir de plaisir… qui fut aussitôt sanctionné par un coup de cravache sur son épaule dénudée. Elle n’avait pas l’étoffe des héros, mais ces petits jeux avec son « monsieur » comme elle aimait l’appeler lui faisaient dépasser ses limites et perdre un certain contrôle. Aussi quand il ajouta :

« Je vais t’apprendre moi à nous raconter des sornettes ! »

Elle ne put s’empêcher de dire avec un très léger air narquois en riant :

« Oh oui monsieur… apprenez-moi, prenez-moi ! »

La cravache s’abattit une nouvelle fois, mais plus fortement cette fois-ci, et sur sa poitrine, lui laissant échapper un petit cri de douleur mêlé de plaisir.

Le blog de Des mots et des désirs

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Les oulimots de Dorothée :

L’amour unique existe-t-il, se demande-t-elle ? L’amour, tout simplement…
Elle, si lasse de sa vie rêvée ; désenchantée ; elle, tellement en demande, dans l’attente… La patience ne lui sied guère, après maintes tentatives, avortées. Elle encore, qui, quelques années auparavant, imaginait un héros élégant s’installer dans sa vie. Un vrai héros ! Un de ceux qui vous fait passer avant tout, avant tout le monde ; un héros brut de sincérité, de drôlerie, de délicatesse… Mais les héros ont disparu, et l’héroïne se fane, bercée de désillusions, ! Mais excellant, malgré tout, dans le rôle de cinquième roue du carrosse !
Elle repense à cette lecture passionnante, à ce roman de Benacquista,  Quelqu’un d’autre, où le personnage principal usurpe l’identité d’un autre homme. Pour devenir quelqu’un d’autre. Et parfois elle aimerait être ce quelqu’un d’autre, dans une autre vie.

Dorothée (20.05.2018)

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Les oulimots de SurMonFil :

Le retour du Fion

(Fiction)

Il se demande souvent en démarrant un échange s’il aura la patience nécessaire pour donner sa chance à une nouvelle potentielle joueuse.

S’il a changé, il est toujours aussi impatient.

En réalité, ça dépend d’elle et de sa capacité à voir en lui ce personnage unique qu’il se construit patiemment depuis des mois.

Son nouveau compte est maintenant bien rodé et fonctionne globalement bien.

Il a eu un peu de mal lors de sa dernière déconvenue avec cette gourdasse qui avait tenté de le discréditer aux yeux de la twittosphère.

Et tous ces pseudos héros qui étaient venus prendre sa défense !

Pathétiques pantins.

Quelques mois plus tard, ces quelques temps d’attente dans l’ombre lui ont permis de se refaire tranquillement une virginité à l’état brut.

Aujourd’hui il était redevenu à leurs yeux cet élégant érudit amoureux des mots.

Ah, les mots !

Quel bonheur de savoir ainsi les manier avec autant d’aise.

Il bénissait sa mère (heureusement qu’elle avait été là pour contrebalancer la tyrannie paternelle – autre sujet qui ferait le bonheur d’un psy) qui lui avait fait aimer la lecture.

« Les mots, c’est le pouvoir », disait-elle.

Avec eux il avait pu usurper bien des fois la confiance mise en d’autres, et cela l’avait sauvé de bien des tracas.

Aujourd’hui, grâce à eux, il pouvait se remettre en chasse…


Le blog de Sur Mon Fil

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Les oulimots de Iotop :

Service fait en attente

Au clair de Lune, j’ai fait ma demande. Tu es apparue… nue.

Je m’attendais à rien et l’Attente n’est pas ma voisine de palier. Mes voisines de palier se nomment Impatience, Fièvre, Hâte, Fougue… la panoplie qui horripile Patience.

Mais qu’importe, ta venue a été une claque dans ma vie de jean-foutre, de bon à rien, d’inutile de la société, de rebut du monde… J’avais mon Héros, ma considération, ma seule consolation, mon unique porte de sortie, ma chienne de vie, ma punition journalière, mon dévidoir de rancunes, d’immondices… mon piège de velours, ma chaîne au cou meurtri des étouffements de moi, mes pleurs taillés en goutte acide…

Intérieur brut de mondes, torpilleurs des valeurs connues, je suis sablé jusqu’à l’os de l’os à la moelle de la moelle, il reste de maigres articulations aux veines atrophiées de pas de veine de vie coulage de plomb de sang rouge trop vif pour être vivant ou presque violet de congestion…

Ma lecture de mon état est anxieuse, délestée du regard de l’autre mais l’autre dans sa compassion ignoble tissée en pilleur de pommades à greffer, à usurper, à déclamer, je vomis tous les tons, et nuanciers de ces outrages à ma personne car je suis mon élégant dans ma crasse, boue… crucifié raffiné en poudre et unique dans mon entité globale et maquilleur de mon éveil de toi…

Et puis tu es là. Je suis enfariné dans ma langueur au signifiant de mon existence… tu as exaucé ma demande. Tu es magnifiquement belle… ma Mort…

Le blog de Iotop

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Les oulimots  de Faffwah :

Ma demande était en attente et je n’avais qu’à m’armer de patience avant sa résolution. Le message était brut de décoffrage mais je ne pouvais me plaindre d’en avoir une lecture faussée. J’avais voulu être élégant dans la résolution de mes problème mais mal m’en avait pris. La réputation chicanière de mes adversaires n’était pas usurpée. Mon unique erreur avait été de croire qu’on pouvait faire dans la dentelle avec eux. Mais on ne m’y reprendrait plus. La prochaine fois je ne jouerai pas au héros en montant au front la fleur au fusil. Je déclencherai l’apocalypse d’entrée de jeu.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de ‘vy :

Encore une fois tu te rends compte que la seule chose qui te relie aux hommes ce sont les mots. Que tu n’as qu’un seul recours, écrire, encore et encore, tel Sisyphe, tu rouleras l’encre de ligne en ligne jusqu’au point final qui te fera basculer vers le néant. Alors te relever, pour écrire. Usurper une identité vaguement humaine ne te mènerait que dans le brut du mensonge, ce qui n’a rien d’élégant, conviens-en. Aucun héros ne viendra à ton secours petite âme de papier mâché. Ils n’existent pas plus que toi. Et si quelque part au milieu d’une forêt incertaine, tu as la sensation d’avoir été sans rien extraire de ta solitude, et que tu te demandes si cette fois tu t’en sortiras, cesse veux-tu cette attente infondée dont les multiples issues ne sont que des impasses. Tu ne peux t’échapper de ton livre. N’être pas un oiseau ni un ange et pourtant déployer tes ailes pour passer de l’autre côté de l’horizon, c’est ton unique moyen de tourner les pages. Chair de mots, Héloïse, n’oublie pas ce que tu es, toi qui est née de la sève d’un arbre, d’une plume et d’une chute dantesque. Et si tu te nommes ici pour donner le change, tu n’ignores pas que nul ne fera jamais lecture de ta vraie nature. Oublie la patience petite sirène des lieux insanes, ton chant jamais ne touchera aucun cœur de marin. Souviens-toi seulement que le temps n’est jamais gris pour qui ne regarde pas en arrière.

Le blog de ‘vy

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Les oulimots de Pidgy :

Le marchand de sable va passer !

—Bonjour ! C’est vous qui êtes en attente d’un attrape-rêves ?

—Oui ! Vous êtes le livreur de Colissimo ? Vous m’apportez ma commande ?

—Non ! Je suis un attrape-rêves et je viens répondre à votre demande !

—Mais j’ai commandé un objet ! Un attrape-rêves, un « dream catcher » comme   on dit là-bas ! Pas un charlatan !

—Les charlatans, ce sont ceux qui vendent ce genre d’objet qui n’arrive à attraper que de la poussière ou des toiles d’araignée ! Moi, je suis l’unique, le seul attrape-rêves, brut de coffre, qui possède le don de saisir les rêves et d’en faire des réalités !

—Vous m’en direz tant ! Et comment faites-vous ?

—Déjà, il faut énormément de patience ! J’ai besoin de beaucoup de temps de sommeil de votre part pour faire la lecture de vos rêves ! Il faut que je m’en imprègne, que je les amadoue, que je les attire à moi. Les rêves sont bien dans leur monde ! Ils ne veulent pas en sortir !

—Lire mes rêves, me dit-elle en rougissant, en ce moment ils sont, comment dire ? Légers et relaxants ! Ils me laissent alanguie et toute chose au réveil. Pour tout vous dire de multiples amants, héros élégants de passage, me font l’amour sans relâche et sans jamais se lasser ou se fatiguer. Vous comprenez que cet attrape-rêves me permettra de garder ces souvenirs si tendres, romantiques et sensuels.

—Moi, je fais mieux ! Je ne permets pas la conservation des rêves, je les matérialise ! Vos héros de passage seront réellement là. Pour toujours ! Vous en serez maîtresse et vous en ferez ce que vous voudrez !

—Holà, c’est bien tentant ce que vous proposez ! Je suis tentée de dire oui !

—Vous n’avez rien à craindre ! Ma réputation n’est pas usurpée ! Personne ne s’est jamais plaint de mes services ! Avez-vous entendu des plaintes à mon sujet ?

—Jamais je l’avoue !

–Alors, il n’y a pas de raisons de ne pas y croire !

—Comment fait-on alors ?

 —Couchez-vous et dormez, je veillerai et lirai vos rêves !

—C’est tout ?

—Oui !

—Ok, je suis dans mon lit. Qu’est ce que vous faites à vous mettre nu ?

—Pour être bien connecté, je dois me débarrasser de toute enveloppe matérielle et me coller contre vous, voire en vous !

—Ah bon ? Je ne sais pas pourquoi, mais je sens comme une embrouille là !

—Mais non. Vous allez voir que vos rêves vont vite devenir réalité. Vous allez être toute chose et émue encore plus rapidement que vous pensez ! Peut-être même avant de vous endormir !

—Ah ah ah ! J’aime la méthode ! Je crois que je vais apprécier la séance de captage de rêves !

—Oh oui ! Je suis très doué pour réaliser les rêves ! Allez en avant pour le pays des voluptés faciles et des caresses rêvées réelles !

Le blog de Pidgy

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Les oulimots de Ragnarr :

Elle entend sa demande et l’exécute sans réticence. C’est l’affirmation de son libre arbitre. Elle accepte l’attente et la contrainte avec patience, osant la morsure de la corde pour éprouver son instinct brut, la vérité de son engagement.

Elle aime la douleur, ne retient pas ses cris. Elle lui donne seul le pouvoir d’y mettre fin. Elle endure l’épreuve avec confiance car, élégant, il soignera, avec tendresse les stigmates sur ce corps qui lui est si précieux. Lui, le reçoit comme une offrande.

Il est le héros d’un roman, dont à la lecture, on comprend qu’il est devenu le guide unique de ses envies et de ses plaisirs. Il n’a aucun droit à la commander bien sûr, mais elle lui obéit. Lui n’est le roi d’aucun royaume, mais il aime le goût de ce pouvoir qu’elle lui offre. Néanmoins, il ne veut rien usurper et de leurs jeux de domination, il avoue bien volontiers, être le complice, avant d’être son maître.

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Sa demande est pleine d’exigences, et on doit compter exactement les caractères,
À chaque vers, le modifier de vingt, sans attente possible !
Patience, dis-je, et je vais y parvenir,
Je serai donc le héros qui, sans héro, franchira l’épreuve !
Je vous livre ainsi le résultat brut de décoffrage et compté sans aucune erreur,
Et vous en souhaite à la fois bonne lecture et bon comptage,
Savourez-le, sans usurper votre plaisir.
Le style de ce texte n’est pas très élégant, j’en conviens !
Et cette production, qui restera unique, fut pourtant réalisée avec grand soin !

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots d’Alexandre :

Pour une fois, mon roudoudou, interromps ta lecture, tu reprendras  Brut de Dalibor Frioux plus tard, je te le  demande, sois mon sauveur avant que  je ne perde complètement patience.
Tu vois la petite araignée qui court sur le mur à côté du lit. Tu connais mon manque de courage devant ce genre de bête, pourtant quand je l’ai vue, au lieu de crier comme d’ordinaire et te faire sursauter,  j’ai fait comme le médecin me l’a dit, je me suis à respirer calmement, mobilisant dans mon cerveau des images de bonheur et de quiétude.  J’ai bien pensé à ce moment unique où, dans ton costume si élégant, contre toute attente tu t’es agenouillé devant moi pour me demander ma main. Mais l’araignée continuait son bonhomme de chemin et j’avais beau tenter de lutter contre ma phobie, c’était peine perdue.
Alors fais-ce que tu veux, chasse-la, écrase-la, mais je t’en prie, fais-la disparaitre mais attends…. je ferme les yeux d’abord !
C’est fait ?
O merci, mon roudoudou des iles, ton titre de héros n’est pas usurpé, viens sous la couette avec moi, on verra si tu gardes longtemps ton calme légendaire.

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Les oulimots de Popins :

Bienvenue

Une journée de randonnée  peut parfois se transformer en calvaire. De gros nuages qui viennent usurper sur le ciel bleu et le soleil. Des enfants qui ont mal aux jambes et ne veulent plus avancer. Une erreur d’aiguillage suite à une mauvaise lecture de la carte qui rallonge le trajet de deux heures en empruntant de plus un passage dangereux. De la pluie, de la douleur, des larmes et le paradis devient enfer.  

Fort heureusement, ce jour là tout se passait bien.  Nous l’accueillions pour la première fois. Kate avait convié William à se joindre à nous. Il allait rencontrer ses trois enfants, plus trois autres. Une vraie colonie. Et trois adultes, femmes et complices. Un test brut d’intronisation.

C’est sans aucune patience que nous avons supporté l’attente de son arrivée plaisantant sur le fait qu’il nous amènerait croissant pour notre petit déjeuner et champagne pour le bain norvégien en soirée. 

Que nenni. Les mains vides mais le sourire aux lèvres nous l’avons malgré tout bien accueilli.

Durant la randonnée, il s’est montré attentif à tous, élégant dans ses propos, curieux des autres, d’agréable compagnie. 

Je plaisantais avec Kate. “ S’il a amené du pinard pour le pique-nique, je l’aime. C’est l’unique chose que je lui demande “ , poursuivant nos plaisanteries autour de la pression que nous  mettions  sur lui sur le ton de l’ironie. 

Arrivée au col. Recherche d’un camp de base. Installation. 

Et Harry sort de son sac une bouteille de rosé ! Notre héros du jour ! 

Harry, tu es le bienvenu ! 

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19/05 : Une originale contrainte musicale

Contrainte : Delibes : Lakmé – Duo des fleurs (Flower Duet), Sabine Devieilhe & Marianne Crebassa  ici

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Les oulimots de Des mots et désirs :

Duo de fleurs

Malika regarde sa maîtresse. Elle la sert depuis quelques mois seulement, mais sait déjà qu’elle est tombée sous son charme. Tout en Lakmé la ravit. Elle a bien un mari et il est beau, oui. Mais qu’importe. Là elle se tient penchée en avant vers la rivière et en puise de l’eau avec ses mains en coupe. Malika caresse en pensée la nuque à la peau si tendre. Elle s’attarde sur l’oreille fine, de laquelle pend une boucle artistiquement ciselée. Sa maîtresse a plaqué son sari contre elle, pour ne pas le mouiller de trop. Sa poitrine généreuse se dessine au travers du tissu. Son beau fessier tendu en arrière est une invite aux caresses. Malika sent une goutte de sueur s’échapper de son voile bleu turquoise et perler sur son front. Heureusement qu’il fait si chaud en ces contrées, ce fait passera inaperçu. Elles sont de toute façon seules, là dans ce petit coin de forêt, où les roses sauvages mêlent leur parfum si délicat à celui non moins suave du jasmin. La rivière n’est pas en reste avec ses fleurs de lotus clairsemées. Trône des Dieux pour tous, Malika imagine sa nouvelle déesse allongée langoureusement sur l’une d’elle. Le chant de Lakmé la tire de sa rêverie. Elle fait signe à la servante de venir l’aider à se déshabiller pour se baigner. Elle n’a peur de rien cette jeune femme. Ni du regard possible de quelque curieux tapis dans la jungle, ni des prédateurs rôdant régulièrement en ces régions. Malika déroule le vêtement en le repliant soigneusement pour ne pas le froisser. Puis Malika fait de même avec sa pièce de tissu savamment drapée. Elle y fait d’autant plus attention qu’elle n’en a pas de neuve pour en changer. Il ne leur reste plus, à toute deux, qu’un jupon et un corsage de tissu fin et léger. La servante se remet à caresser en pensée le dos et le ventre nu de sa maîtresse. Elle s’imagine y poser ses lèvres pour en sentir la douceur. Emportée pas son élan de joie elle se met à répondre au chant qui a fait taire les bruits habituels de la jungle. Les voix se répondent d’abord comme pour faire connaissance. Elle se touchent du bout des lèvres, se caressent des yeux, s’enivrent petit à petit de leur parfum fleuri. Puis elles commencent à se mêler l’une à l’autre se faisant plus pressantes, plus audacieuses. La fougue et le désir les emportant, elles se pétrissent, se massent, et se fouillent. C’est comme si elles avaient tous les bras de Kali. Elles en ont, en tous cas, l’énergie et la force. Les notes s’infiltrent en elles comme mille doigts les pénétrant de toute part. Enfin elles culminent dans un orgasme les secouant toute deux dans un plaisir divin. Mais elles ne sont pas encore rassasiées et leurs voix se cherchent à nouveau. Et le jeu recommence. Enfin comblées elles s’allongent l’une à côté de l’autre laissant retomber le feu intérieur.

Lorsque les voix s’éteignent les jeunes femmes retournent l’une derrière l’autre vers le village. Au bord de la rivière, un vent léger se lève, venant délicatement soulever le coin d’un voile bleu turquoise soigneusement étalé sur la terre rouge.

Le blog de Des mots et des désirs

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Les oulimots de Iotop :

L’accord retroussé

— Venez, allons cueillir nos pensées sur ce lit de belles z’étoffes
— Z’étoffe, maîtresse, je veux m’étendre à la marguerite de votre corps
— Corps en attente, je vous envisage depuis trop longtemps
— Longtemps vous me fîtes la cour aux frôlements de vos envies
— Envies de vous dans ma chapelle de caresses à votre voix Do Ré
— Do Ré votre peau je languis de son goût fleur ma Violette
— Violette d’habit de Nous, je vous attends à l’ombre de mon histoire de vie
— De vie vous êtes mon eau indocile, le vertige venimeux de mon attente
— Attente enchaînée, venez ma crapuleuse m’écumer l’avant l’arrière
— L’arrière en main je vous mendie l’éveil de vos sens ma douce amende
— Amende-moi à la griffure de l’orgasme, aux piliers de mes lèvres à crucifier
— Crucifier, amadouer, dévergonder, retrousser, et puis vous édifier
— Édifier et louer ma gratitude et mon amour en vos mains incendiées
— Incendiées en nos chairs je me réfugie dans vos bras pour une éternité…

Le blog de Iotop

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Les oulimots  de Faffwah :

Viens, Mallika, car il est l’heure

Où, sans aucune encombre,
Cette queue acérée, grosse comme un concombre

Déverse sur mes seins sa divine liqueur.

Mallika
Oh ! maîtresse,
C’est l’heure où je t’aperçois jouir.
L’heure bénie où je puis lire
Dans le cœur toujours fermé de Lakmé.

Seconde partie (ensemble)
Lakmé,
Sexe épais que nos mains

Manipulent ensemble.
Cette ardeur le matin
Me réjouis et j’en tremble.
Ah ! Branlons en douceur
Cette queue surpuissante
Et sans cesse bandante
D’une main nonchalante,
Grisons nos corps
Que ça enchante.
Ce vit, ce vit tente
Sexe épais que nos mains
Manipulent ensemble.

Mallika
Sur ce sexe épais où nos blanches mains
À nos bouches s’assemblent,
De tout notre cœur, riant au matin,
Viens, caressons ensemble.
Doucement,glissons ; son sexe est charmant
Faisons le jouir, appuyant
Sur ses couilles ardentes
D’une main nonchalante,
Viens, prenons ce corps
À l’épiderme d’or.
Ce vit ce vit tente,
Sexe épais que nos mains

Manipulent ensemble.

Troisième partie
Lakmé
Mais, je ne sais quelle crainte subite,
S’empare de moi,
Quand je vois décharger cette superbe bite.
Je tremble, je tremble d’émoi

Mallika

Pour garder la vigueur de cette verge
Jusqu’au moment de nos ébats joyeux,
Pour que nos plaisirs convergent,
Allons suçoter ce beau noeud

Lakmé
Serait-ce un signe ?
J’aime cette verge.
Allons suçoter ce beau noeud !

Quatrième partie et fin (ensemble)
Lakmé,
Sexe épais que nos mains

Manipulent ensemble.
Cette ardeur le matin
Me réjouis et j’en tremble.
Ah ! Branlons en douceur
Cette queue surpuissante
Et sans cesse bandante
D’une main nonchalante,
Grisons nos corps
Que ça enchante.
Ce vit, ce vit tente,
Sexe épais que nos mains
Manipulent ensemble.

Mallika

Sur ce sexe épais,où nos blanches mains
À nos bouches s’assemblent,
De tout notre cœur, riant au matin,
Viens, caressons ensemble.
Doucement glissons; son sexe est charmant.
Faisons le jouir, appuyant
Sur ses couilles ardentes
D’une main nonchalante,
Viens, prenons ce corps
À l’épiderme d’or.
Ce vit, ce vit tente.
Sexe épais que nos mains

Manipulent ensemble.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Pidgy :

Mais keskecé ?

 

Encore cette musique !
Elle résonne dans ma tête.
C’est une musique de pub non ?
Mais quelle pub déjà ?

C’est entraînant. Deux voix de femmes on dirait. J’ai l’impression d’être un coach à « The Voice ». Il faut que je devine qui est derrière ce que j’entends. Plutôt qui est derrière moi.

Alors une voix ou deux ? Allez, deux !
Elles se parlent l’un l’autre.
Qu’est-ce qu’elles peuvent se dire ? Ca dépend de leur degré de connaissance.

Si ce sont deux voisines, elles parlent peut-être du chat de la mère Michel. J’imagine bien le dialogue. Mais quelle idée d’appeler son chat « Terrine ». Juste à côté d’un restaurant chinois en plus !

Si ce sont deux colocs, j’imagine aussi. « Tu as pensé à ramener du pain ?

–Ben non ! Pourquoi j’aurais du ?

–Ben oui ! C’était ton tour ! Tu oublies ou tu perds tout ! Un jour, tu perdras ta culotte !

–Ah oui ! Maintenant que tu me dis!  »

Ah, ah, ah !

Tiens, deux amantes maintenant ! Ce ne sont pas des paroles mais des soupirs, des gémissements, du plaisir…

Mais non. Je ne vais pas trouver quelle pub. Tant pis. Je vais me poser un peu. M’allonger, siester un peu au son de cette musique…

Le blog de Pidgy

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Les oulimots de Ragnarr :

Huis-clos intime allongé dans l’herbe verte d’une clairière, au son de cet air champêtre d’opéra de Clément Philibert Léo Delibes, le regard perdu vers le ciel bleu azur. Les feuilles bruissent à la cime des arbres et quelques bourdons s’égarent de fleurs en fleurs.

Ne rien faire, s’abandonnant, le corps nu offert aux rayons du soleil. En tête, le souvenir encore vibrant de notre dernière nuit de plaisirs et de stupres. L’air caresse doucement ma peau, un brun d’herbe agace mes couilles et elle me lèche et suce avec application la queue dressée par l’envie de son corps tendu par le désir.

Légère comme la brise elle vient s’empaler au dessus de moi, insatiable, assouvissant son désir dans un râle d’animalité et criant sa jouissance au monde entier. Après qu’elle eut fini de s’abreuver sur mon ventre de nos sirops mêlés, nos corps emportés s’écroulent dans l’herbe, épuisés mais libérés, s’assoupissant doucement, enlacés.

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Duo des fleurs, que puis-je donc écrire en écoutant le duo des fleurs ou au sujet du duo des fleurs ?

Je pourrais en réécrire le texte ou plus modestement une partie du texte, et ainsi

Lakmé
Viens, Mallika, les lianes en fleurs
Jettent déjà leur ombre
Sur le ruisseau sacré, qui coule calme et sombre,
Éveillé par le chant des oiseaux tapageurs !
Mallika
Oh ! Maîtresse,
C’est l’heure où je te vois sourire,
L’heure bénie où je puis lire
Dans le cœur toujours fermé de Lakmé !
pourrait devenir
Lakmé
Viens, Mallika, je veux te voir en pleurs,
À mes pieds mon ombre.
À mon désir sacré, tu t’offres belle et sombre,
Sanglotant de bonheur vers un plaisir majeur !
Mallika
Oh ! Maîtresse,
C’est l’heure où je te fais jouir,
Le moment où je puis emplir
Le beau cul toujours serré de Lakmé !

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots d’Alexandre :

Cela ne vous est jamais arrivé de vous demander  mais qu’est-ce que je fais là ?  et de tenter d’échapper  à un profond ennui ?
Franchement, dans quelle galère, je me suis fourré, quand,  devant ses beaux yeux bleus, je lui ai juré que Lakmé était mon opéra préféré ? Moi qui n’ai jamais mis les pieds dans une salle de concert !
Le seul air que je connaisse c’est
Poussez, poussez l’escarpolette
Poussez pour mieux me balancer !
Si ça me tourne un peu la tête,
Tant pis ! Je veux recommencer
Je veux recommencer.
Je ne sais pas de qui c’est mais au moins c’est prometteur, quelques coups de balançoire et hop j’emballe la donzelle mais là, à écouter…
Sous le dôme épais
Où le blanc jasmin
À la rose s’assemble
Sur la rive en fleurs,
Riant au matin
Viens, descendons ensemble
ma libido en prend un coup. Mais quelle rigolade, vous me voyez vraiment lui tenir la main et  lui déclamer cela, j’aurais l’air de quoi ?
… D’une main nonchalante
Viens, gagnons le bord,
Où la source dort et
L’oiseau, l’oiseau chante.
Sous le dôme épais
Où le blanc jasmin
Viens, descendons ensemble.
C’est cela, viens donc t’allonger à l’abri des regards que l’on puisse se bécoter, ça c’est un programme intéressant !
Mais, je ne sais quelle crainte subite,
S’empare de moi,
Quand mon père va seul à leur ville maudite;
Je tremble, je tremble d’effroi!
Pour que le Dieu Ganeça le protège,
Jusqu’à l’étang où s’ébattent joyeux
Les cygnes aux ailes de neige,
Allons cueillir les lotus bleus.
Mais qu’est-ce que c’est que ce galimatias ? Le dieu Ganeça connais pas ! Et elle qui semble se pâmer en écoutant cela….
Bon j’ai compris, ce n’est pas mon genre, elle serait capable au moment de l’assaut ultime de chanter
Oui, près des cygnes aux ailles de neige,
Allons cueillir les lotus bleus.
C’est tout vu, à l’entracte, je me tire…

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Les oulimots de Popins :

Mélodie de la vie

J’écoute ces deux voix qui se mêlent au son des instruments créant un ensemble qui me plait mais que je ne sais mettre en mots. Alors je vais poser ma plume et mettre mes chaussures. Aller savourer le silence de la montagne, loin des gens, emportant dans mon coeur toutes les harmonies qui bercent ma vie, tous les accords qui créent de si jolis sons, toutes les paroles que j’écris en secret et que je chantonne pour toi. Ma musique intime. Marcher en silence sur la mélodie de la vie.

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18/05 : Une contrainte qui ne bouge pas

Contrainte : Coulée, banc, femme à sa toilette, fantôme, heureux, voiture, genoux, « ne bouge pas », nuit.

Félix VALLOTTON La Toilette

Félix Vallotton, La toilette ou Jeune Femme au miroir, huile sur toile,  81 x 116 cm, 1911

Les oulimots d’Eshi :

La femme à sa toilette, se maquille, se prépare. Le miroir reflète le fantôme de celle qui riait aux éclats. Celle qui n’était que bonheur dans ce musée à son bras. Celle qui frémissait quand son genou effleurait le sien au restaurant, plus tard dans la soirée.

Le fantôme de la femme a le regard dans le vague. Il y a eu ce baiser dans la nuit. Un baiser sur ce banc, éclairé par les phares des voitures passantes. Un baiser d’adolescent qui n’en fini pas de marquer son âme.

Le sourire de cette femme n’est plus heureux même s’il reste encore très convaincant quand elle arrive à porter son masque.

Un éclat de souvenir crée une coulée de maquillage sur sa joue.

« Ne bouge pas » lui avait-il demandé.

Elle n’a toujours pas bougé.

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Les oulimots de Liante g_Résille :

Les femmes sont souvent prises.

Par le temps, les hommes, les enfants, d’assaut, d’envies, de folie ou de regrets.

Parmi les corps pétrifiés de Pompéi il y a cette silhouette étrange. Surprise par une pluie incandescente, on imagine une femme à sa toilette un genoux sur le banc devant une petite maison, cambrée, les cuisses offertes au dessus d’une bassine d’eau très minérale, en une pause immortalisée par la nature. Existe-t-il des fantômes heureux d’habiter un corps de cendres ? Elle semble se laver pour l’éternité. Elle me prend aux tripes. Elle m’apprend que la mort aime la vie.

Elle sera également prise en photo, inutile de lui dire : ne bouge pas.

Je reprends ma voiture à la nuit tombante et regarde une dernière fois le Vesuve.

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Les oulimots de Cello Muse :

Je la regardais,
Dans la pénombre de la nuit,
Livide comme un fantôme
Mais heureux d’être là.
Je venais de tomber à genoux
Devant sa beauté.
Elle était assise sur ce banc,
Sous l’arbre aux amours solitaires.
Sa voiture,
Une belle cylindrée garée à côté,
La portière avant ouverte,
Je devinais le cuir beige des sièges.
Elle avait cette élégance,
Cette beauté naturelle et perturbante,
Ce détachement de la femme à la toilette.
Sa rousseur et sa peau blanche
Éblouissaient dans le clair obscur.

Elle venait d’offrir au monde
Sa plus belle offrande.
Les cuisses ouvertes,
Ses doigts orgasmiques,
Elle gît là, dans sa divine féminité
Avec cette nonchalance des plus déconcertante.
Sa toison rousse laissait deviner
Des lèvres gourmandes et charnues,
De ces traits ruisselait cette coulée de cyprine,
Fruit d’un péché défendu.
 » Ne bouge pas « ,
Avais-je envie de lui susurrer,
« Je viendrais lécher de ma langue
Ce trop plein de désir « ,
Mais je restais dans cet émoi,
En silence,
À contempler mon tableau vivant.

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Les oulimots de ‘vy :

“Ne bouge pas !”, recroquevillée dans un coin du placard, Émilie tentait de garder son calme et sa concentration. Toute la nuit, l’homme était resté assis sur le banc devant le jardin public en face de son immeuble. Puis il avait disparu. L’aube ne tarderait pas à se lever emportant avec elle les instants heureux des derniers jours. C’était ainsi que ça se passait, que la règle avait été établie depuis toujours. Émilie avait trouvé, glissée sous sa porte, une reproduction d’un tableau représentant une femme à sa toilette, chaque fois d’un artiste différent. Les jours suivants le trouble s’introduisait tel un fantôme dévorant la moindre parcelle de rationnel. Le silence était déjà total dans l’immeuble. La voiture viendrait bientôt la prendre, mais elle était plus maline que les autres, elle resterait cachée coulée dans l’obscurité, elle ne se sauverait pas, elle ne ferait pas vibrer l’espace en tentant de fuir. “Ne bouge pas”, elle se cramponnait à cette pensée les poings contre ses genoux, la respiration si fine que rien ne trahissait sa présence. Il fallait juste que la nuit passe et que l’aube oublie l’ordre du jour. Émilie ignorait simplement que la nuit ne finirait pas tant qu’elle ne relancerait pas le temps par quelques mouvements de son corps. 

Le blog de ‘vy

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Les oulimots de Ragnarr :

Libertine pour lui, c’est dans l’intimité de sa chambre, qu’elle rayonne dans l’équilibre subtil du moment d’intimité d’une femme à sa toilette, devant sa coiffeuse, assise sur un banc, la main dans les cheveux. Impossible de savoir si elle est en train de se coiffer pour se peaufiner ou au contraire de défaire ses cheveux avant la nuit qui vient.

Pendant ses préparatifs, elle veut sa présence, son regard. « Ne bouge pas » elle veut juste qu’il soit là pour habiller sa nudité comme le fantôme à genoux du chevalier servant de ses moments intimes. La larme qui a coulé n’importe pas. Elle veut être belle et désirable en diable.

Elle savoure son pouvoir dominateur, sentant le souffle enfiévré de son désir soumis quand remonte sa fine culotte de dentelle. Elle le sait heureux et assuré des charmes, qu’elle va offrir à d’autres. Et c’est d’un simple baiser, qu’elle l’abandonne, pour s’engouffrer dans une voiture certaine de retrouver le fidèle confident de ses désirs et de son corps de femme.

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Les oulimots de Iotop :

L’éveil…peut-être

Elle n’est pas encore coulée. Elle est toujours debout… enfin, assise sur ce banc… depuis trente-trois jours, sept heures et trente-deux minutes. Alors gréve de la faim pour une action déterminée ? Par exemple : attention terre en danger, moi aussi ou femme à sa toilette, attention danger produits ou seulement un état de résistance pour tous les humains rescapés de la pandémie virale, décidé par le peuple des Nanoparticules dirigés par les Bulloïdes ? Sans aucun doute. Mais qu’importe !

Deviendra-t-elle bientôt un fantôme ? Qui le sait à l’heure où ses lignes s’écrivent seules sous le joug d’une Roboïde dédiée aux humanoïdes dissociés.

Je regarde non stop l’évolution de ma congénère qui ne dépassera pas les trente-cinq jours. Dernier record de vingt ans, déjà.

Je me regarde dans l’effet glace de ma paume de main et j’ai honte de ma tête qui ne ressemble à rien d’un homme heureux, mais à un dépravé… Je voudrais me déplacer pour être auprès d’elle. Mais impossible, même ma voiture est interdite de circuler avec le moteur électrique synchrone à double hélices mono-nucléide…

Alors, je bois, je vois, et je prie… à genoux mon dieu de la Bonhomie pour rendre grâce à l’âme chimiquement devenue déviante de cette femme. Et je marmonne comme un môme en défaut d’être pris en flagrant délit de dire des mots interdits et puis j’entends à la porte de mon compartiment un grattement :

Ne bouge pas !

Comment ? Ne pas bouger ? Trois mètres carrés pour lieu de vie ! Une assistance méprisante. Ce Roboïde Inspecteur se moque de moi… je vais le gommer de la partition des Anguleux de l’autorité… je ressens comme une allergie se répandre dans mon organisme… le salop !!! Il vient de m’injecter sa haine et son écumeuse réprobation… et d’une nano-seconde à une autre… je viens de retrouver la femme sur le banc… momifiée.. je lui prends la main, ensemble nous allons nous accompagner jusqu’au dernier fronton de la nuit et briser nos chaînes vers un ailleurs… peut-être…

Le blog de Iotop

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Les oulimots  de Faffwah :

La nuit venait juste de tomber lorsque Gustave sortit de la voiture qui le déposait à l’orée de la coulée verte menant jusqu’à l’hôtel particulier où elle l’attendait. Encore quelques pas et ils seraient ensemble. Il en avait les genoux tremblants. À tel point qu’il dut s’arrêter un instant sur un banc pour reprendre ses esprits. Il arriva enfin à la porte et sonna. Un majordome taciturne lui ouvrit.

—Vous êtes en retard. Madame attend. Suivez-moi.

Un peu refroidi, il suivit le serviteur. Un peu comme un fantôme. Une fois arrivés devant le boudoir, le morne domestique le planta là, sans un mot. Gustave était un peu interdit. Un moment passa sans qu’il n’osât rien faire. Puis il finit par prendre son courage à deux mains et poussa la porte. Elle était là, devant sa table de toilette, en train de défaire sa crinoline. Il admira la vision double de son aimée qui, bien que lui tournant le dos, lui offrait la vue de son décolleté grâce à un habile jeu de miroir. Elle semblait ne pas s’être aperçue de sa présence et se déshabillait avec un naturel qui, bien que ne ressemblant que de très loin à un effeuillage, le rendait fou de désir.

—Ne bouge pas !

S’entendit-il lui dire. Elle demeura immobile. Silencieuse, ses vêtements au sol. Un bref instant passa, durant lequel le regard de Gustave s’emplit de la scène qui s’offrait à ses yeux. Puis il s’approcha et commença à la caresser. Elle appuya ses mains sur la table et creusa un peu plus les reins, s’offrant à ses mains. Il prit son temps pour jauger les courbes et les proportions de son aimée, laquelle demeurait parfaitement impassible. Du moins en apparence. L’humidité qui perlait de son sexe révélait toutefois le plaisir qu’elle prenait à cette exploration. Gustave recueillit un peu de cette rosée du bout du doigt et la porta ensuite à ses lèvres. Son palais lui dit qu’elle était prête.

—Le voulez-vous ma mie ?

Elle ne répondit pas mais pencha un peu plus son buste en avant, offrant des fesses de plus belle. À ce signal, Gustave n’y tint plus. Il déboutonna sa braguette et extirpa un membre raide et congestionné qu’il approcha prestement du con offert. Elle ne bougea pas d’un cil quand il s’enfonça en elle, ses mains crochées à ses hanches. Pas plus que quand il commença ses va et vient, d’abord langoureux, puis furieux. Elle fixait le miroir sans le moindre battement de paupière, offrant le reflet de son regard à l’homme qui la burinait. Gustave prenait un plaisir insensé à cet échange silencieux. Le manège dura un petit moment, sans qu’elle ne manifestât le moindre signe de passion. Puis il jouit dans un râle. Gustave retira finalement son sexe mollissant, qu’il remit dans son pantalon sans même prendre la peine de l’essuyer. Elle n’avait toujours pas bougé, le foutre de son amant mêlé à ses humeurs gouttant au sol.

—Partez maintenant !

Ce furent les seuls mots qu’il entendit de sa bouche. Il obtempéra et quitta les lieux. Le glacial valet le raccompagna jusqu’à la sortie. Gustave était cependant heureux. L’inspiration semblait revenue. Il rentra directement à son atelier qu’il ne quitta pas jusqu’à l’aube. La femme à sa toilette était née.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Pidgy :

Etonnants voyageurs !

Nuit.
Fini ce trajet en voiture.
Moment câlin de calme et de sérénité au parking.
“Ne bouge pas !” me dit-elle. Heureux, à ses genoux, je n’en ai pas l’intention. Je suis un fantôme, l’ombre de son ombre, l’ombre de sa vie. Je lui prodigue de douces caresses qui la laissent alanguie sur son siège, banc d’amour temporaire. La peau douce de ses cuisses, humide comme celle d’une femme à sa toilette, rafraîchit mes ardeurs, canalise mes émotions et m’entraîne comme l’eau vive d’un ruisseau ou une coulée de lave en fusion ! Sa main sur ma tête, elle me pousse vers ce lieu fournaise qui a besoin de l’eau de ma bouche pour être calmé. “Viens ! Vite !”, Souffle-t-elle. Les longs trajets lui font toujours le même effet. Je sais comment ils se terminent. Toujours. C’est un rite, un rituel. Épicé ! Qui la laissera sans souffle et sans voix un moment. Tout à l’heure. Avant qu’elle se jette à bouche que veux-tu sur moi et mon envie d’elle.
La voiture est un puissant aphrodisiaque. Pour elle. Pour moi. Et les parkings ont été, sont, seront toujours les témoins muets de ces buccaux moments de délices. Ou de délires.

Le blog de Pidgy

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Coulée sa cyprine est, troublée terriblement,
Banc trempé de désir, excitée vivement,
Femme à sa toilette, caressée longuement.
Fantôme du désir,
Heureux de la revoir,
Voiture qui l’amène.
Genoux pliés pour lui, offerte intensément,
Ne bouge pas, dit-il, si belle absolument,
Nuit de jouissances, jouir violemment.

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Les oulimots d’Alexandre :

C’était par une nuit sans lune, une nuit où même un fantôme n’aurait pu se diriger tellement il faisait sombre. La sentinelle dans sa guérite, luttait contre le sommeil mais elle  devait  respecter l’ordre « Ne bouge pas et sois aux aguets ! ». Résistant à la tentation de s’asseoir sur le petit banc installé à côté, le brave soldat,  heureux possesseur d’un fusil d’assaut HK 416 flambant neuf, se mit à penser à sa chérie qui l’attendait. Il visualisait sa femme à sa toilette, mince silhouette tant de fois aperçue derrière le rideau de douche, Cette vision de rêve fut brouillée avec l’image d’une  interminable coulée d’eau. Sa moitié, selon une très mauvaise habitude, gaspillait l’eau pour rincer ses cheveux d’ange  et son corps soyeux. De rage, sa garde à peine terminée, il sauta dans sa voiture et tira une balle dans les genoux de la belle pour l’obliger à sortir de la douche.

Moralité : n’épousez jamais un militaire écolo ou alors économisez l’eau !

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Les oulimots de Popins :

Femme à sa toilette

Elle arrange ses cheveux en une longue tresse, coulée de blé torsadée qui ruissèle jusqu’à ses épaules.  Habillement, elle glisse des pinces qui maintiennent en place les mèches rebelles. Elle se regarde dans le miroir, ajoute quelques fleurs à sa coiffure. Elle sourit. Elle se sourit. Non pas par vanité, par joie de ce qui l’attend, lui, leurs jeux, leur tendresse. Son reflet ne lui renvoie pas celui d’une femme à sa toilette  pomponnée comme dans le tableau mais celui d’une femme déjà nue à la peau languissante. 

Pas de maquillage, ni parfum. Juste un peu d’huile pour satiner sa peau. Aucun bijou, si ce n’est celui qui orne son anus. Une simple robe noire qui laisse ses épaules dénudées.

La voiture l’attend en bas de l’immeuble. Elle enfile ses escarpins et se glisse sur la banquette arrière. Le chauffeur ne dit pas un mot, comme à son habitude. Ni échanges de politesse, ni information sur la destination. Un robot ou un fantôme celui-là, se dit-elle comme à chaque fois. 

Elle comprend qu’elle est arrivée quand il lui ouvre la portière. L’entrée d’un domaine qui semble être un manoir cerné d’un parc bien entretenu. Il est là sur un banc. Il l’attend. Elle s’approche. “ Ne bouge pas ” lui intime-t-il quand elle arrive à sa hauteur. Elle obéit. D’une main il soulève le tissu qui lui couvre les fesses, de l’autre il vérifie qu’elle ne porte que son rosebud comme dessous. Il sourit, heureux et l’embrasse tout en lui caressant les fesses et en jouant avec la pièce de métal qui lui emplit le cul. Il l’enserre aux épaules et la mène vers la demeure qui abritera leur nuit. La soirée ne fait que commencer. Bientôt, elle sera à genoux devant lui.

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17/05 : Tautogramme

Contrainte : Tautogramme, tous les mots commencent par M.

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Les oulimots de Cello Muse :

Haïkus médusés…

Mater mon minois
Et merder mon mascara
Matinal massacre

Menotter ma mie
Mêler maîtrise et mirage
Mais la magnifier

Magnolia mi-clos
Miracle mis au monde
Mamelles de Muse

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Les oulimots de Ragnarr :

Madame, mademoiselle, mignonne, midinette, mariée, métissée, maman, maquerelle, maladroite, maniérée, manuelle, moche, magnifique, modèle, maniérée, minette, masquée, mélancolique, muse, mythomane, mutine, modeste, menteuse, malheureuse, musicienne, magnanime, machiavélique, malfaisante, magnétique, mélomane, magique, menaçante, maniaque, mystique, mystérieuse, malicieuse, miraculeuse, magicienne … Martiniquaise, marocaine, malgache … Madeleine, Mireille, Marie, Manon, Mathilde, Mélissa … Mardi, mercredi maintenant … merveilleuses maîtresses.

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Les oulimots de ‘vy :

Mes mots mouvants m’endiablent 
Méfiez-vous mésamours
Mille mots mus me mâtinent
Mendiant moultes mousquetades
Me mordillent la mirabelle
Monts-et-merveilles magistraux
Mirage monde miroir mélangez-moi
Ma mue m’a misanue
Maudits mots murez-m’en moulez-moi
Minant méli-mélo mythique 
M’écorche m’entaille me mignote
Malin mâle m’embrase 
Moiteur majeure m’accordant mieux 
Mon minou miellé moissonne 
Maniant miauloncelle minaude moite minette
Mirifique mâne mélodique
Mabelle muse maladroite
Mutine ma mie magicienne
M’enfin m’étourdiras-tu ?

Le blog de ‘vy

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Les oulimots d’un vieux cochon andropausé :

Maîtresse Madeleine, malaxez mon mangoustan méchamment maugréât Marcel maussade….

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Les oulimots de Fellacia :

Maintenir ma main

M’allonger, m’émouvoir

Mélodies mystérieuses,

Mots murmurés,
Manœuvres maladroites,
Moments magiques.

Maintenant mon Maître
Montre-moi ma mission,
Muselle mes misères
Magnifie mon monde.

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Mes mots maintiennent merveilleusement mes moments magiques malgré ma malencontreuse manie mêlant mauvaise mélasse musicale, matinal maelström mélodique. Ma muse maudit mon mémento malencontreusement massacré, mes mièvres mouvements masquant mal mon méprisable manège. Marc malmenait maladroitement ma mandoline.

Martine, misérable matrone, mangeait mercredi ma maigre mangeaille.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Dorothée :

Maman !
Mange !
(Mon mec)
Maman !
Mange !
(Marcel)
Maman !
Mange !
(Moqueur)
Maman !
Mange !
(Mince)
Maman !
Mange !
(Mégalo)
Maman !
Mange !
(Maudit)
Maman !
Mange !
(Magnifique)
Maman !
Mange !
(Magique)
Maman !
Mange !
(Méprisant, merde !)
Maman !
Mange !
(Mais mon mec !)

Dorothée (16 mai 2018)

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Les oulimots de Iotop :

Méprise ?

Ma machine moyenâgeuse
Multiplie miraculeusement
Mon millet
Manne mangeable…

Mais moult morceaux mordus misérablement
Mine mamie momie millénaire
Malheureuse misanthrope
Murène multiforme
Me moque me moralise
Me maudit mille moisissures…

Ma modeste moitié
Mature m’aide, m’aime,
Même muette
Malgré mon misérable métier
Mouille mouchoirs
Malgré ma maigre moisson
Me motive mille manières
Merci ma muse
Merci ma musicienne
Merci mon mimosa
Moi, minable… moustique…

Le blog de Iotop

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Les oulimots de Ghislaine 53 :

Marc, moqueur, machouillait mon macaron mollement..
Moi, malicieuse, machinalement, maboul, malheureuse,
me manquant maladroitement, malmena manifestement ,
mon Marc..
Mécontent, maugréat !! Mais maculant ma mignonne maille
marron, malheur ! Madoué !! Maintenant, maille merdique !
Minable, Marc me maîtrise, malade et mauvais !
Maligne maladroite, on malaise me met malavisée !
Maléfique Marc me malmène, me met mandale , ma mandibule !
Mécréant, malotrus !!
Manquant mon minois !! Marre Marre !!!
Masque montré Marc Machin, montre matricule maintenant !
Médusée, méfiante, menacée, mutinée malgré moi,
«  » Mission Mariage morte «  »

Le blog de Ghislaine53

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Les oulimots  de Faffwah :

Ma mie, mystérieuse, mutine, ma motivation monte. Mais, me mouvant maladroitement malgré moults méandres, mon membre majestueux masque mal ma mollesse maladive. Ma matraque marque malheureusement mes mauvaises manières. Même mâchouillée. Maudite mutation mal maîtrisée…

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Pidgy :

Maudits mots !

Madame, mangez-moi !
Mais massez-moi méticuleusement mon machin matinalement. Mon mantra marquera musicalement moultes manipulations. Murmurez moi maints mots mignons ! Momentanément ma main maintient ma masseuse.
Maintenant montez ma monstrueuse massue. Mêlons, mignonne midinette, mille merveilles.
Matagrabolisez moi mécaniquement, mon mat majestueux moussera magiquement ! Mordillez mes muscles !
Mourons mutuellement mille morts magiques !

Le blog de Pidgy

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Les oulimots d’Alexandre :

An XV du règne du Roi Iya Nacuaa Teyusi Ñaña
Nos  chercheurs ont réussi à traduire les premiers fragments rédigés en écriture binaire qu’une civilisation aujourd’hui disparue nous a transmis. Espérons que la poursuite de la traduction nous permettra de savoir pourquoi la planète Terre a vu disparaitre ses habitants.

Message morose
Météo maussade, morne moment
mon maillot maintenu mouillé
malgré mon montage
mérite mieux manifestement

Manuella, Mauranne, Marianne, Malvina, Mounia ?
Mystère !
Ma mémoire me manque
Maladroitement

Ma mie malicieuse,
Materne- moi, mes mains menottées
Ma muse mutine
Mange-moi méticuleusement
Ma maitresse machiavélique
Manie mon martinet méthodiquement
Mords-moi
Moi misérable marsouin

Maladroit ! Ma moquette !
Mais Mamour
Mais, mais …

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Les oulimots de Popins :

M moi

Main miséricordieuse, maîtrise-moi, maltraite-moi, masturbe-moi ! 
Ma mouille mielleuse m’inonde.
Murmure-moi moult mots mutins !
Mène-moi maintenant mon merveilleux Monsieur.

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16/05 : Une contrainte qui fait sourire

Contrainte : Ce qui fait sourire….

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Les oulimots enfantins de Frumix :

Ce qui me fait sourire….

Ce qui me fait sourire ce sont les jeux vidéo mais pas seulement. Il y a aussi quand je joue dehors, mes copain aussi. Bref je ne pourrais point tout vous citer il y en a tellement. Merci d’avoir lu mon texte et aussi ce qui me fait SOURIRE ce sont mes animaux de compagnie.

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Les oulimots d’Airelle :

Ce qui fait sourire,
Ce sont vos Bonjouir du matin
Tous à se souhaiter une belle journée
Ce qui fait sourire
Ce sont vos thés et cafés postés pour s’envoyer un clin d’œil dans la matinée
et se dire qu’on pense les uns aux autres
Ce qui fait sourire
Ce sont vos délires grivois se mêlant tous aux miens
Ce qui fait sourire
Ce sont les images douces et gourmandes partagées de nos réalités
Ce qui fait sourire
Ce sont vos victoires et vos peines exposées sans fards et sans malices
Vos ciels bleus… gris, les soleils et les paysages
Ce qui fait sourire c’est ce groupe improbable que nous formons
A vouloir se coller et se câliner comme un couple amoureux chaque jour et nuit…
Ce qui fait sourire c’est de vous savoir dans ma poche…
Entre autre toi…

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Les oulimots d’Un Mâle Des Mots :

Ce qui fait sourire… ce sont parfois des choses anodines, simples, du quotidien. Car s’il suffit parfois de peu pour nous faire pleurer ou nous rendre triste, il suffit parfois d’un rien pour sourire !

Ce qui fait sourire…

… c’est regarder un enfant dormir, si paisible, si innocent.

… c’est sentir l’être aimé près de soi au réveil.

… c’est marcher au bord de la mer.

… c’est boire une bière en terrasse.

… c’est créer, surprendre, susciter l’envie et le désir.

… c’est entendre un « je t’aime » de ses enfants.

… c’est croiser un couple d’amoureux dans la rue.

… c’est recevoir des compliments, des félicitations sur son travail.

… c’est se rendre compte qu’on s’est relevé malgré tout, et qu’on avance, tant bien que mal, mais qu’on reste debout.

… c’est ce couple de personnes âgées qui avance main dans la main et s’embrasse avec la même tendresse que des enfants.

… ce sont les attentions de certaine(s), leur bienveillance totalement désintéressée.

… c’est se sentir soutenu, encouragé, épaulé quand on fait des projets et qu’on les réalise.

… c’est serrer ses enfants dans ses bras, qu’on les ai vus le matin même ou il y a un mois.

… c’est les entendre jouer, s’inventer leurs histoires, rester désarmé devant leur logique.

… c’est savourer ta revanche sur la vie.

… c’est retrouver son lit après une rude journée.

… c’est recevoir des nouvelles de cette personne qui te manque beaucoup.

… c’est ta main dans la mienne.

… c’est ton regard sur moi.

… c’est me sentir beau dans tes yeux.

… c’est se dire que la roue tourne.

… c’est de te savoir bien, heureux.

… c’est de te savoir bien, heureuse.

… c’est de savoir que tu seras toujours là, quoi qu’il arrive.

Le blog d’Un Mâle Des Mots

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Les oulimots de Dorothée :

Retrouver J., six ans, après les vacances scolaires, qui me dit à chaque fois « je t’ai manqué maîtresse ! ».

Repenser à ma fille aînée, toute jeune, au beau langage, qui en jouant à cache-cache, me criait : « maman, maman, où es-tu ? ».

Se connaître depuis peu, avoir grand plaisir à se retrouver, et sentir les sourires illuminer nos visages. Écouter « Cerise » de Barcella, en boucle.

Le souvenir de mon deuxième chéri, garçon naïf et drôle.

Les moineaux picorant sur la table d’à côté au café, en terrasse.

Le petit H. en moyenne section qui tous les jours vient me saluer dans ma classe et m’offre un dessin.

Regarder « away we go », film tellement souriant.

L’humour de ma fille cadette, sourires et rires en cascade !

Le blog de Dorothée

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Les oulimots de Iotop :

Sourire déange

Je regarde une mésange charbonnière. Je souris.

Un orage d’éclat me prend ce sourire.

La pluie lave mes derniers plis zygomatiques.

Le silence empeste et l’herbe de la plaine se roule jusqu’à la rivière, je souris de ce tour de magie et puis la colline en double croche comme une poitrine se soulève, une girafe pose, tête en l’air, devant l’objectif d’un hippopotame blanc. Mon sourire revient au grand galop. C’est ma journée de l’inattendu, ma journée de pleine montagne à l’oxygène dompté au grand air d’un ciel étoilé de vie, je souris au clair de mes dents Ultra-Brite, je marche à quatre pattes moi le bipède à deux pieds deux mains et la tête drapé d’un nuage bien étrange qui me fait chavirer dans l’océan de l’inconnu, entre un phare et une plage à la traduction de tous les possibles, je m’emballe dans une meule de foin qui se flambe à mon contact et j’ai chaud à ma paire de fesses comme d’un premier étage de fusée Ariane sans fil et pas wifi qui s’empare de l’espace comme d’une conquête et va la féconder un autre satellite et je me relève d’un seul élan et saute en l’air et attrape la mésange qui me sourit de toutes ses ailes quand le chat sort du puits désaffecté suite à un Saur jeté par l’inadvertance d’un contrat bien positionné au retroussage d’une belle facture qui se chiffre dans le tuyau filtré du pouvoir et puis je souris une nouvelle de nouvelle fois au carré, je vois la clarté d’un autre sourire dans le ciel défrisé de nuages violets du spectre d’un autre monde et je soulève ma vision à la hauteur… j’en souris …

Allez une dernière taffe pour la route…

Le blog de Iotop

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Les oulimots  de Faffwah :

Ce qui fait sourire ? Quand j’y pense, quand je vois le monde dans lequel nous vivons, je me dis qu’il en reste tellement peu, de raisons de sourire. On nous pousse tellement à l’individualisme, au mépris de l’autre. On voit tellement de ces masques figés et faux dans toutes ces images dont on nous gave. Ça en est désespérant. Mais il y a notre microcosme lettré et bienveillant. Les belles rencontres qu’on peut y faire. Votre présence, vos mots, cette ouverture d’esprit dont vous faites preuve. Cet ensemble fait que j’ai encore envie de sourire. Je vous aime les ouligens.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Pidgy :

Ce qui fait sourire…

Sourire.
C’est sous le rire ou bien plus subtil ? Le rire est le propre de l’homme paraît-il, le sourire en est la forme la plus aboutie.
Sourire en s’éveillant à la vie. Avez-vous déjà vu combien les bébés sourient naturellement dès qu’ils viennent au monde ?
Sourire quand ils vous sourient, quand ils font leurs premiers pas.
Sourire quand ils viennent se faire consoler.
Sourire quand ils sont heureux.
Les enfants sont sources inépuisables de sourires.
Sinon, sourire quand tu la regardes plongée dans son activité. Sourire quand elle lève les yeux et croise ton regard. Sourire quand tu vois son regard s’allumer en voyant ton sourire. Sourire de la voir s’endormir contre toi. Sourire de la voir te sourire dans son sommeil.
Sourire encore quand elle te serre la main plus fort par moment.
Sourire de savoir qu’elle pense à toi, que tu lui manques.
Sourire parce que tu sais qu’elle sourit en pensant à toi.
Sourire parce que tu entends son sourire dans sa voix au téléphone.
Sourire encore parce qu’elle fronce le sourcil parfois, sans vraiment te convaincre.
Sourire parce qu’elle est heureuse et te rend heureux.
Sourire de la retrouver.
Sourire de lire ses mots pour toi.
Sourire enfin parce que tu sais qu’elle est spéciale et que tu es spécial pour elle.
Sourire quand je pense à cette rencontre improbable.
Il est facile d’avoir le sourire. Très facile. Il suffit d’avoir quelqu’un qui sourit aussi. Comme Toi. En même temps que toi.

Le blog de Pidgy

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Les oulimots de Ragnarr :

Ce qui me fait sourire là maintenant c’est l’album de nos souvenirs. Celui des images de son plaisir.

Quand Ici, la pellicule a saisi, l’éclat de lumière dans ses yeux, défiant un miroir, dans l’indécence de sa nudité et sur ses lèvres un sourire épanoui après ses jouissances.

Quand là, sur cette photo, vivent encore, ses mains enchaînées, sa bouche ouverte en quête d’une offrande gourmande, et sa gorge déformée par un appétit insatiable.

Quand enfin, sur ce cliché, sont gravés ses seins généreux, devant mes yeux, amazone chevauchant un corps livré à sa domination, le dos cambré, le regard vers le ciel, à la rencontre de notre jouissance.

Dans cet album immatériel, toutes ces images d’elle et plus encore, vivantes pour l’éternité, me font sourire. Sourires de souvenirs vibrants, sourires de tous ces Instants délicieux … Sourires de nos désir assouvis.

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Donc si j’en crois ce que je lis, ce qui fait sourire serait une contrainte en ce doux printemps. Mais si vous insistez et me demandez  » qu’est-ce qui te fait sourire, homme énigmatique, dis ? », je ne pourrais que vous répondre, paraphrasant Baudelaire  » les nuages… les nuages qui passent… là-bas… là-bas… les merveilleux nuages! »

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots d’Alexandre :

Ce qui me fait sourire, c’est toi

Toi qui m’embrasse chaque matin,
Toi qui me couvre de caresses
Réveil câlin partagé

Toi qui t’étires  sans autre envie
Que rester sous la couette
Invitation à des jeux délurés

Toi qui ne peux commencer
Une journée sans clope ni café
Même pas peur pour ta santé

Toi qui te donnes du plaisir
Sans penser à mal bien au contraire
Rien ne vaut un sexe apaisé

Toi qui aime te coller à moi
Comme pour mieux me dévorer
Sensation d’un corps embrasé

A toi qui de jour en jour
Est portée par le vent de l’amour
Je fais don de mon cœur irradié

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Les oulimots de Popins :

Sourire à la vie

Dans cette période où certains jours sont gris, il persiste des moments sourire, des instants de joie qui ensoleillent malgré la pluie. 

Le sourire édenté de mon cadet ou à l’inverse les dents de géant dans la bouche d’enfant de mon ainé. Leurs découvertes capitales, cheminement de leur compréhension du monde, dont l’exposé les fait se sentir si fiers. Leurs « maman je t’aime » et les étoiles dans leur yeux innocents. Leurs pestacles. Leurs dessins. Leurs câlins.

Un ciel bleu, un joli coucher de soleil sur les montagnes, le chant des oiseaux et mon félin qui me prend pour un âne.

Mes envies lubriques, mes fantasmes salaces, les baises sales, les câlins tendres, les baisers fougueux.

Les petites habitudes, prévisibles et attendues. De ma famille, de mes amis, au travail. Ces toutes petites choses qui font que l’autre est lui. Aux oulimots aussi. Monsieur café que je suspecte de ponctuer intentionnellement ses textes de fôtes pour recevoir des schlacks et qui offre un petit noir à toute heure. Mon associé d’édition, pro-fesseur qui corrige inlassablement jusqu’à la moindre erreur de typographie des points de suspension et qui dégaine les liens “ Pour en savoir plus“ plus vite que son ombre. Les salutations et allusions salaces d’un Parisien ludique. Les réveils douceur d’une baie sucrée. J’en passe et des meilleurs. 

Et finalement, même si le ciel est gris, j’ai plein d’occasions de sourire à la vie. Et c’est ce qui la rend jolie.  

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15/05 : Une contrainte turbulente

Contrainte : Nez, genou, immature, pouls, cheville, cabinet, flanc, boutonnière, turbulence

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Les oulimots auto-contraints d’un vieux cochon andropausé :

Soudain, cette énorme turbulence, l’appareil ballotté comme un fétu de paille, verres, assiettes, livres, vêtements, etc partant dans tous les sens, des hurlements de panique, pleurs, ultimes baisers, même prières. Hôtesses et stewards courant de toutes parts (Maintenant on dit PNC mais on s’en fout) , s’accrochant où ils peuvent.

« Brace, brace » implore le commandant au micro. Du hublot, on peut voir une aile remuer comme si elle était en caoutchouc.

Heureusement je suis seul, se dit-il, ils ne sont pas venus, c’est déjà ça. Il pense à eux, comme la fois précédente mais vite son esprit divague, les seins de…, la chatte d’…, le cul de… l’odeur de … etc. Une timide turgescence a même l’audace de poindre sur son pantalon en dépit des circonstances. Puis l’image de la mort.

Et merde, encore la mort, qu’elle est pénible celle la.

Pourquoi LA d’ailleurs? Se demande-t-il LE serait plus adéquat « mort » devrait être au masculin,

Les femmes, elles, elles donnent la vie. Les hommes souvent le contraire, les hommes et leur putain d’immaturité, leurs chevilles souvent enflées. C’est plus fort que lui, il les a dans le nez. Dans le fond il était sûrement un peu comme eux quoique plutôt tire au flanc et un peu moins mou de genou, du moins il le croyait mais qu’importe.

La (le) mort ne l’effrayait pas il l’avait déjà, croisé deux fois, mais ça l’enquiquinait, profondément. Tant à faire, voir, goûter etc. et puis aussi connaître ses petits enfants, essayer de rattraper ce qu’on pense avoir loupé avec les siens.

Soudain, dans ce chaos total sa pensée s’égare de manière incongrue, son cabinet n’est que de toilette à défaut de curiosités. La descente continue, ces secondes interminables où le temps se ralentit comme pour rendre plus fort l’instant de la fin. Une belle saloperie le temps, comme la mort, la finitude, le néant.

Puis ce choc, assourdissant qui interrompt ses pensées. Odeur acre, fumée, râles, gémissements, pleurs, enchevêtrement de chairs et de matières. Ce sang qui gicle de ses entrailles, voila une remarquable boutonnière pense-t-il, bien plus que celle que voulut lui faire une jour un crétin avec son surin. Le pouls devenait irrégulier, s’éteindrait-il ?

Enfin le son des sirènes, des secouristes, « Quel votre nom, date de naissance, qui est le président de la république, quelle date sommes nous? » martèlent-ils toutes les trois minutes avant l’arrivée des médecins, vint le bruit des hélicoptères dommage de ne pas être en état d’apprécier la promenade, mais bon il faut bien une première fois pense-t-il. D’un coup, une voix sortie de nulle part « Mesdames Messieurs nous arrivons à Paris Charles de Gaule où la température est de 23 degrés centigrades veuillez relever le dossier de votre siège et attacher votre ceinture, merci de rester assis avant l’arrêt complet de l’appareil, nous vous remercions d’avoir choisi …. pour votre voyage et espérons vous revoir bientôt sur nos lignes » Et bien, quel mauvais rêve. la prochaine fois j’éviterai de me gaver de brocolis avant de prendre l’avion, se dit il à moitié éveillé.

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Les oulimots de Ghislaine 53 :

La patiente sexy..

Dans le cabinet médical, il sentait le genou et la cheville
de la patiente sexy, lui coller au flanc gauche…….
Elle portait un chemisier très échancré avec
une broche en forme de cœur, dorée à l’or fin
sur sa boutonnière.. Ses jambes qu’elle croisait et
décroisait attiraient son regard…….
Lui, le nez rouge et reniflant, avait sa forme des mauvais
jours et il était encore bien immature de ces choses
de la vie, que voulez – vous, on est pas prêt à affronter une couguar
quand on à dix sept ans………..

Le blog de Ghislaine53

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Les oulimots  de Faffwah :

“Tu me reconnaîtras facilement sur le quai, j’aurai un œillet à la boutonnière.”

C’était son dernier message avant leur premier rendez-vous. Elle avait souri en le lisant. Ce détail suranné mais charmant. Preuve, s’il en fallait, de son esprit décalé et joueur qu’elle appréciait tant. Dans la zone de turbulences affective qu’elle traversait, cet humour était comme une bouffée d’oxygène. Elle était impatiente de le découvrir dans la vraie vie.

Une photo de sa cheville juste ornée d’un origami de grue japonaise en guise de réponse. Il apprécia la symbolique qu’il trouva encourageante. Il reconnaissait là le perpétuel optimisme qu’il avait décelé dans ses paroles. Il se dit par contre qu’il devrait baisser les yeux pour identifier son inconnue. L’idée de ne pas forcément chercher un visage n’était pas pour lui déplaire. Il était curieux. Il avait hâte.

Ils avaient tous deux prétexté un déplacement professionnel pour se retrouver. Elle avait abandonné son agence de communication et lui son cabinet comptable. C’était un peu immature comme comportement se disait-elle. Mais elle en avait besoin. Lui aussi lui avait-il dit. Leurs pseudo-clients leur laissaient deux journées complètes à passer ensemble, qu’ils comptaient occuper de la plus agréable des façons. Quitte à prêter le flanc à la critique, autant que cela se passât du mieux possible.

Elle s’imaginait donc, à genoux devant lui, rendant hommage à son sexe dont les photos lui avaient causé tant d’émois. Elle appelait à la gâterie cette queue dont elle avait pu apprécier tant de fois la rectitude marbrée de belles veines. Et elle saurait y rendre grâce de sa bouche et ses doigts. Elle en avait envie et elle se disait que ce désir lui conférerait tous les talents. Irait-elle à le gober jusqu’à en avoir le nez contre son ventre ? Elle l’espérait. Elle voulait le surprendre, l’amener dans ses derniers retranchements. Le faire exploser sur sa langue pour pouvoir le boire jusqu’à plus soif.

Il connaissait d’elle surtout son sourire. Qu’il brûlait d’embrasser. Ses lèvres semblaient si accueillantes. Pour le reste, elle ne s’était pas tellement dévoilée à lui, mais il avait entrevu à l’occasion un peu des courbes de son corps. Et il se plaisait à imaginer comment il prendrait ses seins en main, en agacerait délicatement les pointes d’un doigt délicat. Son intimité restait cependant un mystère qu’il s’était contenté de fantasmer. Il la voyait presque glabre. Juste soulignée d’une légère toison dans laquelle il perdrait ses doigts. Puis sa bouche, titillant ses lèvres du bas et son bouton d’une langue agile et légère. Il boirait ses sucs directement à leur source. Plus sensuel que sexuel, il rêvait de la caresser, la lécher, plus que de la prendre. Il serait toutefois attentif à ses désirs et tâcherait de les combler au mieux.

Et puis ils se retrouvèrent face à face. Elle l’avait reconnu en premier et lui avait  tendu la jambe vers lui. Il vit l’oiseau de papier. Remonta doucement, ne perdant aucun détail. Jusqu’à son visage. Elle lui sourit. Il lui rendit son sourire.Il sentait son pouls battre à ses tempes sous le coup de l’émotion. Timidement, il  déposa un baiser sur sa joue. Elle tourna la tête pour lui offrir sa bouche. Il la prit dans ses bras. Ils n’avaient que quelques heures mais il leur sembla à cet instant que la vie leur appartenait. L’éternité même.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots d’Airelle  :

C’est flou la boutonnière défaite dans ce petit cabinet meublé de manière surannée. Vous êtes à genou devant moi à prendre mon pouls qui s’affole tel un cheval emballé.
Vous semblez si sérieux dans votre blouse que je ne peux que me contenir et vous exposer ainsi mon plus indifférent des regards.
Votre main tenant ma cheville, provoque turbulences dans le bas de mon ventre. Je peine à respirer, mais vous faites fi de mes raisons.
Pour vous c’est du sérieux mon cœur s’emballe et vous craignez la tachycardie. Évidemment monsieur le bêta que je tachycardise, vos doigts auscultent mon décolleté et vous me tenez la cheville ! Comment pourrait-il en être autrement ! Vous prenez mon pouls et votre air sérieux et inquiet m’amuse un tantinet, je l’avoue. Si vous saviez la comédie que j’ai osée jouer pour me retrouver seule avec vous… Aucune turbulence de mes pulsations ne semble vous mener vers un autre diagnostic.
Vous me tournez sur le flanc pour confirmer votre avis sur les causes médicales de notre petite intimité forcée.
Certes c’est immature de ma part que de vouloir que votre nez vienne glisser derrière mon oreille pour accélérer ainsi mon cœur déjà bien palpitant. Vous voilà remballant votre matériel de professionnel et m’exposant que je ne fais pas assez cas de ma santé.
Que vous en êtes bien peiné car vous n’aimez pas me savoir aussi faible. Tiens donc ?
Peiné ?
Dites moi ce que je dois faire dans ce cas docteur pour vous éviter toute peine ?

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Les oulimots de Pidgy :

Et modeste avec ça !

“J’aime beaucoup ce que vous faites !
–Merci. J’aime aussi beaucoup ce que je fais !
–Dites-donc, ça va les chevilles ? Elles tiennent le coup ?
–Oui. Pourquoi vous me demandez cela ? J’ai l’air malade ? Mon pouls bat normalement pourtant.
–Oh, pour rien, je trouve un peu immature votre façon de parler de vous. Sans vouloir vous offensez bien sûr.
–Immature ? Non, je suis juste conscient de la valeur de mon génie et je ne prête ni attention, ni le flanc aux turbulences qu’elle provoque chez les communs des mortels. Nous autres, artistes, sommes bien au dessus de tout cela ! Nous sommes habitués à avoir le monde à nos genoux, occupé à nous aduler. Et nous le méritons bien !
–N’empêche que lorsque vous allez au cabinet, pour repeindre la faïence cette fois, ce n’est pas l’œillet que vous avez à la boutonnière qui viendra empêcher votre nez de ressentir votre condition humaine !
–Peut-être, mais même là, ce que nous produisons confine au génie. Je n’obtiens jamais le même résultat, et je regarde bien je vous l’assure ! Je fais là aussi preuve d’un génie créatif qui n’a pas d’égal ! C’est fou !
–Vous êtes désespérant !
–Pardon?
–Non. Rien Maître. Le monde a de la chance de vous avoir !
–Oui, je ne vous le fais pas dire. Ma disparition sera une perte irréparable !                 –Amen !

Le blog de Pidgy

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 Les oulimots de Dorothée :

Elle, jeune et grande immature, s’était lancée dans l’aventure sans méfiance ! Sa vie ne rimait à rien, elle s’ennuyait, beaucoup, voulait du pétillant, du beau, de la folie ! Ils s’étaient retrouvés avec cet homme rencontré sur les internets au bord d’une forêt pour une balade, un peu d’escalade peut-être, voire… plus ! Elle n’en avait pas encore la moindre idée.
Cet fin d’après-midi avait été enchanteresse, une entente belle et tendre s’était installée, un dialogue aussi chaleureux que dans leurs échanges virtuels, des rires, des baisers ! Tout allait bien jusqu’à la nuit venue. Elle souhaitait rentrer, n’étant déjà pas d’ordinaire très à l’aise en forêt, même de jour. Mais il lui proposa un dernier jeu, il insista, et promit qu’après ils retrouveraient le confort d’un nid douillet.
Elle accepta donc sans enthousiasme cette partie de cache cache de nuit, éclairée à la lanterne de leurs portables. C’est là que les turbulences commencèrent… Il alla se cacher, elle devait compter jusqu’à soixante. Ce qu’elle fit, patiemment. Puis partit à sa recherche, plus ou moins terrorisée. Elle chercha, chercha… se perdit, s’égara, l’appela à s’en époumoner « Antoine ! Antoine ! », sans succès.
Les larmes montèrent, son pouls accélérait, elle n’en pouvait plus de courir ! Elle courait et l’appelait en même temps ; elle se retrouva soudainement sur une route, déserte. Peu éclairée, si calme, si silencieuse. Elle décida de marcher, se dit qu’ils se retrouveraient certainement plus tard… Tout à coup sorti de nulle part apparut le roi de la forêt, un cerf, majestueux. Comme elle aimait ce bel animal !
Mais lui ne le voyait pas de cet œil, il se mit à la courser, en furie ! Ce fut terrible ! Elle courait mais il la rattrapait, il lui fonça dessus… Ses chevilles et ses genoux furent vite presque hors d’usage, le sang coulait de son nez, les douleurs étaient vives et intenses. Mais le cerf ne s’arrêtait pas, la labourant de ses bois.
Curieusement, le déchaînement prit fin brusquement, le cerf s’écroula au sol, sur le flanc. Elle ne comprit pas comment ce fut possible. Mais c’est bien ce qui arriva. Toute la nuit elle se traîna tant bien que mal jusqu’au premier village, ses vêtements en lambeaux, les boutonnières de son joli chemisier arrachées, du sang séché dans les cheveux, mais vivante !
Par chance un cabinet de médecins de campagne ouvrait ses portes alors qu’elle arrivait au village. Elle franchit le pas de la porte, et s’écroula dans l’entrée en murmurant              « Antoine ! ».

Dorothée (14 mai 2018)

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Les oulimots de Ragnarr :

Tes lèvres viennent rejoindre les miennes. Ton pouls s’accélère, tu voudrais t’offrir maintenant mais nous ne sommes ni libres de nos ébats ni de nos paroles, à portée d’oreilles immatures. Je m’attaque d’abord à la boutonnière de ces sacs de couchage qui nous protègent de ce froid qui nous glace le nez, mais nous isolent l’un de l’autre.

Enfin, ma main peut pénétrer la moiteur de ton duvet et rejoindre ton flanc. Remonter ton tee-shirt, balayer ton ventre avec la main, caresser la base de tes seins. Tu frémis, dans la turbulence de ces premiers ébats. Ma main redescend vers le genou puis la cheville et remonte sur l’intérieur de ta cuisse vers ta douce intimité réfugiée sous une culotte de coton déjà très humide.

Seul un souffle dévoile le plaisir qui sourdre. Ma main se glisse maintenant sous le frêle voile de coton et je goûte au passage le parfum de ta fleur désormais ouverte à mon balai tactile. Une vague de plaisir monte rapidement en toi. Je prends ta bouche pour forcer ton extase dans un silence de cabinet. Et ton regard se voile en m’inondant des sucs de ta jouissance.

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Les oulimots de Willemina :

Natacha pénétrait dans le hall d’entrée du cabinet de ce thérapeute un peu particulier. Sa collègue lui avait conseillé cet homme suite à des douleurs récurrentes au genou et à la cheville droits. Elle avait écouté ses recommandations plus qu’élogieuses et avait donc pris rendez vous avec lui.

Arrivée devant la porte du cabinet, Natacha sonna et entra. Un homme l’attendait, costume classique, une petite rose blanche à la boutonnière. Celui-ci l’accueillit d’un déroutant « Bonjour Natacha ». Le pouls de celle-ci s’accéléra brusquement. Elle n’avait pas donné son prénom lors de la prise de rendez-vous. Il remarqua son trouble, esquissa un sourire et l’invita à entrer dans la pièce où il consultait. Elle s’assit sur la chaise qu’il lui désignait et il prît place face à elle, derrière le bureau.

Elle n’eut pas le temps d’expliquer le motif de sa consultation qu’il l’interrompit pour se présenter : « Natacha, je me prénomme  Jean-Yves. Votre collègue Line vous a orienté vers moi car elle estimait que vous souffriez, comme elle avant de me connaître, d’une forme de sexualité immature ».

Natacha ne put articuler un mot, mais était furieuse contre Line qui n’avait pu s’empêcher de mettre son nez dans ses histoires sexo-sentimentales très (trop) compliquées.

Il enchaîna: « je me doute de votre colère à l’encontre de Line. Mais, elle a fait cela pour votre bien. Si vous acceptez de suivre ma « thérapie », je vous amènerai certes dans des zones de turbulences intimes, mais je ferai surtout en sorte de faire naître la femme forte et irrésistible qui sommeille aux tréfonds de vous ».

Ces mots déclenchèrent une réaction en chaîne brutale dans l’esprit de Natacha. Elle avait toujours rêvé d’être ce type de femme, mais elle n’avait pas eu la force de prêter le flanc aux critiques que cette métamorphose pouvait entraîner. Elle eut l’impression qu’il lisait en elle quand il lui posa la question fatidique : « Natacha, maintenant, êtes-vous prête à devenir cette femme ? ».

Elle répondit, franchement, sans une once d’hésitation : « oui, Monsieur ».

Le blog de Willemina

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Les oulimots de SurMonFil :

Un petit conte de fées, parce qu’il en faut parfois.

Son vieux médecin traitant prenait sa retraite…

Elle l’aimait bien ce vieux sage, mais il était vraiment trop branché allopathie et vieilles méthodes.

Et puis, elle qui avait ses petits principes, la boutonnière sur le col de ses chemisettes (les chemisettes, quoi !,), c’était juste pas possible !

Le combo ultime 😥

Et pourtant.

Il avait toujours été avec elle très prévoyant, accompagnant.

Un amour de vieux bonhomme.

Et il avait toujours fait mine de ne pas voir en elle la gamine immature et un peu hypocondriaque.

Mais il avait été là à chacune des turbulences de sa vie.

Et là, dans la salle d’attente du cabinet, elle était curieuse de voir qui allait être celui où celle qui allait s’occuper de ses troubles répétés, de ses angoisses, qui allait la rassurer dès qu’elle avait un pet de travers.

Elle entendit les pas.

Des chaussures d’homme, au son.

Un pas assuré.

Elle cru voir un ange, ou un démon, elle ne sût pas bien.

De ce premier rendez-vous, elle ne se souvenait que de sa remarque quant à son pouls anormalement élevé, dit avec un sourire en coin qui avait mis en évidence des fossettes absolument craquantes.

Combien de fois était-elle revenue après ?

Une fois pour des démangeaisons insupportables dans le nez (elle avait pu vérifier ainsi son haleine irréprochable).

Une fois parce qu’elle avait l’impression que son genoux se coinçait sans arrêt et sans prévenir (Ouf, il n’avait aucun souci de calvitie – Et puis, le voir à genoux devant elle avait été un grand plaisir).

La fois suivante, elle avait testé sa réactivité et l’avait appelé devant le cabinet parce qu’elle venait de se tordre la cheville.

Et à chaque fois, s’il traitait avant tout ce mal plus ou moins imaginaire qui l’amenait à lui, il avait un regard de plus en plus interrogatif et son sourire se faisait de plus en plus moqueur…

Six mois…

Les jours rallongeaient, les températures remontaient.

Et elle était à nouveau devant lui.

Un souci de mal à la hanche…

Et là, allongée sur le flanc, derrière elle et la main sur sa taille, il se penchât et lui dit doucement à l’oreille :

« Vous savez que vous n’avez rien, tout va bien. »

Il la retourna doucement, toujours allongée sur sa table, et s’accroupit.

« Nous n’allons pas pouvoir continuer ainsi, 
Je vous propose de poursuivre ces visites en dehors de mon cabinet, si vous en êtes d’accord. »

Le blog de Sur Mon Fil

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Les oulimots de Iotop :

Névralgique

J’ai le nez pris entre le pollen du jour et les crêpes chaudement prêtes : voilà l’allergie au-devant de ma scène et ma tolérance a passé la digue à haute enjambée quand mon genou a rencontré brutalement le mot tacle d’un ailier droit avec option bras fracturé lors du match dit amical… intercommunal…

Je constate qu’il est plus facile d’écrire avec un stylo qu’avec un clavier dans ces moments de solitude qui s’agrippe comme une glu. Un doigt = un signe. Bref, mille trois-cent-soixante-huit signes, c’est pas gagné surtout que je suis immature au niveau caractère et que je m’énerve comme un ver de terre pris en flagrant délit de barboter dans une terre d’une belle constitution. (A ne pas confondre avec la Constitution d’une année version 1.9.5.8)

Heureusement, je ne compte pas mon temps mais je m’épuise beaucoup…pire qu’au travail… quand j’en ai un. De fait, j’ai le pouls sprinteur avec cet avantage que je n’ai pas de problème de cheville…

Bref, demain j’ai rendez-vous au cabinet d’un spécialiste du… nez : un oto-rhino-laryngologiste. Tout un programme… à vue de nez. Mais bon, je vais certainement moins rigoler devant son diagnostic… je peux aussi, faire mon tire-au-flanc… mais bon, à quoi bon ? Il ne va pas me faire une « boutonnière » ? Non ? bon allez ! Je ne vais pas à cet handicap passager, à cette turbulence d’un moment, me mutiner…

Le blog de Iotop

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Néanmoins Néfertiti négligea le nez de Cléopâtre même lorsqu’elle mettait genou à terre, telle un gnou. Immature comportement à faire grimper dans la mâture le pouls nature de Cléopâtre et à se demander si Néfertiti au joli pied et à la belle cheville n’était pas en cheville avec un chevillard, choisi par l’intermédiaire toutefois d’un cabinet qui, n’ayant pas eu à creuser n’a eu qu’à biner. S’il ne fut ainsi pas choisi au flan c’est pour ne pas prêter le flanc à la critique, et pouvoir ensuite au calme déguster un flan. Sage précaution, il faut l’avouer lorsque l’on espère porter rosette à la boutonnière et non pas que l’un malfrat ne vous en fasse un soir de turbulence.

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Les oulimots d’Alexandre :

Ça devait arriver, tu n’arrêtes pas de t’agiter, de courir partout et de te bagarrer. Tu ne peux pas te calmer un peu, non ? Je sais bien que c’est l’âge des turbulences  mais tu vas m’épuiser. Docteur cet enfant, c’est ma croix, je vous assure ! Plus immature que lui, il n’y a pas !

C’est certain, avec toi, on connait par cœur le chemin du cabinet médical ou des urgences le week-end ! Un jour c’est le genou avec un épanchement de synovie, un autre  une cheville froissée et là aujourd’hui  il est revenu la veste déchirée, une boutonnière arrachée et le nez en sang ! Mais qu’est-ce que tu as donc fait ? Raconte au docteur.

Quoi ! Vous avez reconstitué la bataille d’Austerlitz  et tu jouais les forces austro-russes tentant d’enfoncer le flanc droit de l’armée française. Mais  je vais devenir folle docteur, je crois que je vais faire un malaise… Pouvez-vous prendre mon pouls docteur ?  Si vous pouviez me délivrer un arrêt-maladie, je pense l’avoir bien mérité !

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Les oulimots de Popins :

Turbulence

Il est fébrile, maladroit. C’est un peu comme cela à chaque première fois. Il se trouve immature. C’est un homme quand même, il en a vu d’autres alors pourquoi ses doigts tremblent ainsi lorsqu’ils s’attaquent à la boutonnière de son jean ? Et c’est sans parler de son pouls qui, rapide, vient frapper dans ses tempes comme si le sang allait jaillir à travers son épiderme. Une éjaculation de stress. Enfin, il est venu à bout de son pantalon qui se retrouve sur ses chevilles. Il fléchit les genoux, remonte un peu son tee-shirt, laissant entrevoir ses flancs à l’homme derrière lui. La tête baissée, son nez perçoit son haleine caféinée, il se concentre dessus en attendant.

Pénétration, son anus se serre instinctivement, forçage de son sphincter, turbulence digitale au fond de son cul. Rien à signaler. Début d’érection. Retrait du doigt diagnostique. 

Il peut se rhabiller. Dans ce cabinet de proctologie, il a survécu à son premier toucher rectal. Il en redemande. Ce soir avec mémé, ils joueront au docteur.

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14/05 : Une hispanique contrainte photographique

Contrainte :

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Photographie prise à la plage de Los Enebrales à Punta Umbría en Espagne

Les oulimots auto-contraints de Dorothée :

Les coquillages
La nature
Le sable doux
L’océan
Le ressac
Le bleu
L’horizon
La caresse
Les vagues
La beauté
Le soleil
L’immensité
Les pins
Le ciel
Le bonheur
Seuls au monde !

Dorothée (13.05.2018)

Le blog de Dorothée

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Les oulimots d’Amphitryon :

Du bout de ce ponton face à l’océan, en ondes régulières, les vagues viennent caresser la plage. Bien à l’abri sur mon lit, j’entends son bruit au loin et le vent vient lécher ma peau par l’ouverture de la fenêtre.

Au creux de mon oreille adultère, une autre vague nocturne se profile, le masseur sonique fait son œuvre, derrière le souffle naissant de son plaisir. Elle est si loin de moi, et pourtant si proche !

Je voudrais lui parler lui dire ma main sur sa peau, lui décrire mon plaisir à recevoir son offrande. Mais condamné au silence, je ne peux qu’entendre, et imaginer. Je sais qu’elle sait. Alors, j’oublie ma frustration, en joignant ma caresse à la sienne, bandant à son plaisir.

Qu’elle est belle sa cantate, en écho aux bruits du vent dans le secret de nos nuits parallèles. Elle laisse la houle l’envahir et vient me chevaucher. A cet instant je suis le phare au cœur de sa nuit et sans retenues, elle se donne !

Encore, oui, encore ! Elle m’inonde des embruns de sa jouissance. Je suis l’écume de ce ressac qui gicle en elle. Même si ce soir encore, la tempête qui nous emporte, nous échoue seul sur le rivage de nos couches !

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Les oulimots de Fellacia :

Il s’éloigne sur le ponton de bois, tête baissée, les mains dans les poches pour s’empêcher de la toucher une dernière fois. Le bruit des vagues est moins assourdissant que les sanglots qui résonnent encore dans ses oreilles.

Il l’a laissée, agenouillée dans le sable, les épaules secouées de soubresauts, les joues inondées de larmes.

Il lui avait dit de ne jamais tomber amoureuse, de juste profiter de leurs moments volés. Elle n’en avait fait qu’à sa tête, comme toujours. Elle lui avait dit qu’elle ne pouvait se donner sans aimer, sachant pertinemment que cette aventure ne pouvait aller au-delà de ces rendez-vous secrets. Ils avaient tout de même pris le risque, la faim qu’ils avaient l’un de l’autre étant plus forte que tous les raisonnements. Ce jour ensoleillé est le crépuscule d’une histoire qui fut lumineuse.

Le calme de la plage encore vide à cette heure-ci est à l’opposé du chaos qui règne dans la tête de cette maîtresse délaissée. Est-ce que l’océan est fait de toutes les larmes de ces femmes abandonnées par des amants apeurés par l’ampleur que prend une aventure dans leur vie bien ordonnée ?

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Les oulimots daphnesques de La Ligne Douce :

Aux mots écrits, aux pensées délivrées qui reviennent peupler les jours et les nuits jamais oubliés.

Elle regardait cette photo, quand elle ressentait le manque de son souffle sur la nuque, le ponton qui descendait de la dune vers la liberté et le bruit des vagues s’écrasant sur le sable. L’écume des jours sans lui se noyait dans le bleu de l’océan et elle se souvenait de ses mots empressés, tracés à l’encre mais restés indélébiles dans son cœur et dans son âme.

« Pensées douces d’un moment au bord de mer,
Où cheveux dans le vent, l’air frais envahissant nos corps et nos esprits,nous flânons main dans la main, le regard au large, l’esprit au calme.
Et je sens tes doigts glissés entre les miens. Les pouces qui jouent ensemble, et nos étreintes quand un frisson nous parcourt de bas en haut.
Penser à tous ces moments passés ensemble, et aux beaux souvenirs de ce temps qui s’arrête chaque fois. J’ai hâte de te retrouver, de te serrer fort contre moi. Tu manques à mes mains, à ma bouche, à mon corps tout entier. Tu manques à mes yeux qui te trouvent belle et désirable. Tu manques à mon esprit qui aime parler avec toi… »

Elle sourit en lisant ces mots inscrits au dos de l’image , pensant que la vie lui avait offert de belles surprises malgré tout, et si Mathieu la ramenait là où tout avait commencé, elle serait prête à plonger dans la force de ses bras, sans plus aucune crainte. Se laisser porter par le flux des vagues, sous le soleil de sa présence.

Le blog de La Ligne Douce

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Les oulimots de Des mots et désirs :

Photo instantanée

Je me souviens comme si c’était hier de ce moment. Celui où soudain au sommet d’une côte ou au bout d’une rue, elle apparaissait enfin : la mer. Nous avions traversé la France sur des routes nationales ou départementales. Je m’étais endormi, allongé en travers de la banquette arrière de la voiture ; pas d’obligation de siège enfant. Nous étions harassés par la chaleur de l’été cognant sur le métal de la voiture non climatisée, par la nuit passée en partie sur un parking dans un village et puis le miracle se produisait. L’océan surgissait d’un seul coup devant nous dans toute sa majesté. Immensité bleue s’étalant à perte de vue devant nos yeux rouges de fatigue mais ébahis et luisants de bonheur. Mon père garait la voiture et hop vite attraper les affaires et nous nous mettions en chemin à travers la forêt pour nous diriger vers la plage.
Je me souviens comme si c’était hier de mon père chargé comme un mulet et arrivant encore à faire une photo ici ou là. Lui aussi avait l’air épuisé et pourtant la joie se lisait sur son visage.
Je me souviens encore de ma mère s’engageant sur la rampe en bois, dernier obstacle avant le sable fin et brûlant. Elle était belle sous ce soleil qui semblait aussi l’avoir envahie la faisant également rayonner.
Je me souviens de cette plage immense avec ses oyats et ses chardons, les vagues venant mourir sur le sable, les coquillages étudiés avec minutie…
… Et songeur, j’éteins le projecteur à diapositives.

Le blog de Des mots et des désirs

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Les oulimots de SurMonFil :

Maux du jour

Nous sommes le 14 mai 2018.

Aujourd’hui, tu aurais eu 84 ans.

J’ai parlé de tes gitanes il y a trois jours, mais ce ne sont pas elles qui t’ont tué.

Tu les avais quittées tôt pour démarrer une carrière de cycliste du dimanche dans les années 80.

J’ai l’exact souvenir de ce samedi matin, en sortant de cours de mon lycée chic du 16e arrondissement, en entendant mon prénom crié par ta voix de basse.

Moi, au milieu de ma troupe.

Et je te vois passer avec ton vélo Peugeot et ton bonnet rouge (là, je visualise Jean Carmet dans Le Grand Blond), me faisant un signe de la main.

La honte, papa ! 😱

Alors qu’en y pensant aujourd’hui je souris et je serais venu t’embrasser.

Un gros câlin devant tous mes potes.

J’ai parlé il y a peu de mes années de lessiveuse, que tu as clos de belle façon en tirant ta révérence le 23 juin 2005 sur un sentier de randonnée du côté de Perpignan.

Tu nous as fauchés par surprise et je me souviens parfaitement de cette sensation de manque d’air quand mon frère aîné m’a appelé alors que je déconnais avec des profs  dans mon bureau.

« Papa est mort ».

L’impression de me noyer.

Mais.

Nous avions eu le temps de faire la paix,

Nous avions eu le temps de parler, toi et moi.

De déconstruire nos incompréhensions passées,

De nous dire notre amour et notre fierté.

Je me suis parfois dit que tu avais fini ton boulot avec nous et que tu nous disais ainsi « ça va bien, je vais me reposer un peu maintenant ».

Moi je dis qu’on devrait tous prendre le temps de se réconcilier avant de mourir.

C’est hyper facile 😑

Cette passerelle en bois, c’est celle qu’on devrait tous être capable d’emprunter un jour, seul ou accompagné, en se sentant en paix.


Le blog de Sur Mon Fil

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Les oulimots de Iotop :

Un soulagement bien mérité

Je dois emprunter une passerelle… en bois… qui donne accès à la plage de Los de Enebrales à Punta Umbría en Espagne… de jour… et entièrement… nu. Et cela suite a un pari stupide… cela ne manque pas de sel diront certains… J’ai comme un picotement sévère dans l’épiderme de la jambe gauche… un signe qui ne trompe pas, je me suis embarqué dans un événement que je ne contrôle pas… et je n’aime pas « naviguer » sans ma boussole personnelle…

Mon expression favorite : « Je maîtrise » et là… je suis entre le verre à demi-plein à demi-vide, le funambule du questionnement qui arpente sa nudité de décision qui ne sait pas quelle direction prendre, se palpe le menton et la couenne et s’empiffre de réflexions indigestes, parcourt les arpents de livres sur la question cruciale : « Est-ce bien raisonnable de s’aventurer sur un terrain inconnu au bois tendre d’une plage somme toute signifiante de la nudité d’un sable fin comme au premier jour de la genèse qui n’avait pas encore son mot à dire car elle n’avait pas cette idée saugrenue qu’elle appartiendrait un jour à l’histoire qui n’avait rien d’autre à faire que de la nommée à la question celle de la torture des mots pris aux pièges inconsidérés de la pensée fugace et parfois pauvre du croyant qui se croit être sur la croix pour son calvaire sa rédemption et c’est une couronne d’épines qui prend la grosse tête et va parcourir le monde avec un projet marketing jamais égalé et qui se prie de rester dans le vent au prix de sacrifices journaliers de ses ouailles à la jonction d’un futur encore en culotte courte et un passé pressé de continuer à perdurer de siècles en siècle comme une pierre angulaire de l’humanité comme si elle avait besoin de croire à l’évanescence de sa chair quand la fécondité n’a jamais été aussi haute sur les terres mêmes les moins fertiles tout reste à faire pour rester debout à défaut d’être allongé sur la première question… ?

Un essoufflement perpendiculaire me traverse comme une flèche et je respire mon inquiétude et décide de me rendre illico à cette fameuse plage dont je ne connais ni d’Adam, ni d’Eve, c’est dire ma culture crasse qui s’expose au-devant de tous et là… je prends le premier train en partance… pour cet endroit dont je soupçonne toute la portée pour celles et ceux qui vont me faire rendre gorge aux rougissements de mon anatomie… mais qu’importe… vaille que vaille… j’assume… j’avale ma salive et me voilà déjà sur les lieux… et à mes yeux écarquillés de ma stupéfaction bien légitime… cette plage n’est pas celle dénommée ci-devant… c’est la Playa El Asperillo à Matalascañas… je respire comme un ouf de soulagement à soixante kilomètres et mon atlantique d’angoisse s’échappe d’un pet retentissant…

Le blog de Iotop

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Les oulimots de EtSiOnSEnAllait :

Sur une jolie contrainte photographique de Dorothée,
Sur des souvenirs de vacances,
Commentaires d’une soirée photos…

Plus c’est long, plus c’est bon.

Enfin, quand tu as le parasol, les 3 bouées, la glacière et le gamin sur les épaules, je te promets que l’accès à la place « sortie du salon » c’est quand même meilleur…

Je t’avais bien dit de te retenir un petit peu. Tu fais trop vite et voilà que c’est parti tout seul.

Tu prends tes petits pieds et tu vas chercher Papi qui a dévalé la rampe dans son fauteuil roulant…

Doucement, je t’avais dit. Et tout droit. Encore une fois tu ne m’écoutes pas et tu te retrouves bloqué sur le mauvais chemin. Tu sens bien que c’est trop étroit pour ton gros véhicule.

En même temps, avec toi et ton aptitude à lire les cartes routières, ça ne pouvait que finir comme ça…

C’est dangereux ce chemin. Quand c’est mouillé, ça glisse tout seul, et on dérape facilement.

Heureusement, il fait beau aujourd’hui…

Le blog de EtSiOSEnallait

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Les oulimots  de Faffwah :

Nous arrivions au bout. De nos vacances. De notre relation peut-être aussi. Et puis nous avons vu cette passerelle. Elle semblait mener vers autre chose, un ailleurs. Nous n’étions plus à quelques pas près. Alors nous l’avons prise. À son bout, les immensités du ciel et de l’océan qui se mêlaient. Nous perçûmes quelque chose qui ramenait nos tensions et nos divergences à bien peu de choses. Nous nous sommes regardés. Un instant presque Infini. Une renaissance ? Non. Tu as fini par lâcher ma main et tu es revenue sur tes pas. Je n’avais pas su saisir ma dernière chance.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de De La Vega :

—Bonjour,

 —Bonjour, vous devez faire fausse route, ce ponton ne mène nulle part.

—« Nulle part » ! C’est justement l’endroit que je cherche.

—Enfin, je voulais dire que ce ponton mène à la plage, mais votre démarche semblait si…

—« Déterminée » ? C’est que je suis presque en retard à mon Rendez-vous.

L’attitude avenante de mon interlocutrice à la senteur de cade, ainsi que ma curiosité aiguisée par ses réponses me firent basculer dans l’indiscrétion, un sourire gêné à la bouche.

—Mais enfin, un Rendez-vous ? Nulle part ? Admettez que c’est curieux… Je me présente  « Diego » et vous êtes ?

— Je suis tout le monde… nous sommes personne ! heuuu… je suis désolée.

Tout aussi déterminée, mais d’un pas silencieux, elle se mit à courir en direction de la plage, ne me laissant voir que les plis virevoltants de sa robe légère. Comme étourdi par cette rencontre, je marchais dans sa direction et découvrait, dans le sable, au bout du ponton, sa robe laissée au sol, sans la moindre trace de mon angélique inconnue.

Vingt ans plus tard, je repense encore au bleu de ses yeux qui se confondait presque dans le ciel de cette plage Los Enebrales… Je repense à l’improbable évidence de ce bref échange, au bien être retrouvé quand, sa voix dans mes oreilles, mes yeux dans les siens, je me sentais en connexion absolue, avec elle, avec moi-même, avec le sable, la mer et le ciel, avec les genévriers au vent.

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Les oulimots de Pidgy :

Sur la plage abandonnée !

“Vous ai-je dit que j’aimais la purée ? Non ? J’aime la purée. Mais attention ! Pas n’importe laquelle ! Celle faite maison ! Quand la pomme de terre passe par les petits trous de la moulinette et se transforme en spaghettis ! C’est magique ! C’est de la purée à rayures ! Des rayures, comme sur la photo ! Il suffit de rajouter du lait, du beurre, demi-sel bien sûr nous ne sommes pas chez les parisiens ! Mélanger le tout et hop un régal ! C’est bon la purée ! Combien de fois n’ai-je pas entendu une femme dire “Vas-y ! Envoie la purée ! C’est bon !”. C’est un signe non ?
Donc pourquoi je parle de purée déjà ? Ah oui, la photo ! Quand je la regarde, je vois le cheminement vers une table bien dressée. Sans mets pour le moment ! Je suis à la cuisine, au fourneau ! Elle me regarde appuyée sur le plan de travail, à côté de moi. Elle a un sourire. Elle me lance des regards de temps en temps. Elle semble émerveillée de voir un homme cuisiner. Elle n’en avait jamais vu avant ! Surtout qu’il cuisine pour elle en plus ! C’est une grande première ! Elle a l’air de me surveiller mais elle n’ose rien dire. Elle est étonnée que je fasse aussi bien, voire mieux qu’elle. Un homme qui cuisine ! Il faut dire que j’aime ça et que j’ai un don. J’ai du apprendre en regardant et en me débrouillant seul. Je cuisine, j’invente, je m’amuse et je régale et me régale. C’est comme ça ! Ce chemin, ce passage, c’est le cheminement de ma cuisine mais en plus simple en fait ! Il est bien trop rectiligne ! Moi, je prends des chemins de traverse ! Je marche dans le sable à côté ! Je m’arrête pour regarder un insecte grimper sur un brin d’herbe ! Je l’encourage : “Hardi petit ! Tu es presque au sommet !” Et bien ma façon de cuisiner c’est ça !
–Donnez-moi la photo ! Oui, c’est bien une passerelle qui mène à une plage ! Et vous voyez tout cela en la regardant !
–Rendez la moi ! Je n’ai pas fini ! Oui, je vois aussi son regard qui brille, ses lèvres bientôt luisantes du jus de la sauce qu’elle va savourer goulument ! “Tu es un vrai maître-queux” me dit-elle souvent.
Elle ne croit pas si bien dire !
Oui, ce festin gourmand se poursuivra par un festin des sens et des corps ! Rien de tel qu’un bon repas préparé avec amour pour allumer les feux de la passion ! Une femme à qui l’on a préparé un bon repas est une amoureuse fougueuse et experte ! Oh Oui !
–Bon ça suffit pour aujourd’hui. Je reprends la photo. Vous pouvez vous relevez du divan.
–Alors Doc ? J’ai eu bon ? J’ai donné la bonne réponse pour la photo ?
–Avec vous, j’ai voulu sortir des habituelles tâches de Rorschach et j’avoue que le résultat me laisse perplexe.
–Ah… C’est grave docteur ?
–Non. C’est intéressant. Votre cas, euh, vos lectures d’images sont vraiment peu ordinaires et si ça ne vous embête pas la prochaine fois je demanderai à quelques uns de mes collègues et à quelques étudiants d’assister à la séance. Je pense qu’ils seront très intéressés tous !
–Intéressant ? Mais est-ce grave oui ou non ? Et si oui, est-ce que ça se guérit ?
–Je crois qu’il ne faut surtout pas entamer un traitement tant que notre thèse, euh, tant que nous ferons le tour de ce que vous voyez dans ce que je vous proposerai.
–Ouf, merci Doc ! Un moment j’ai eu peur de devoir m’habiller avec une chemise avec les bras attachés dans le dos. C’est pas pratique pour taper sur un clavier !
–C’est cela, oui ! Bon je ne travaille pas pour rien, ça fait 250€, remboursés par la sécu mais ça vaut le coup. A la semaine prochaine pour la prochaine séance. J’ai une image à vous proposer dont j’attends avec impatience votre lecture !
–C’est vous le doc, doc ! A la semaine prochaine !

Le blog de Pidgy

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Les oulimots de Ragnarr :

Que ce soit dans une gare, où il est si aisé de s’accrocher au premier wagon. Que ce soit dans un aéroport où la lecture du panneau des départs énumère toutes ces destinations chargées de rêves. Il est toujours pris par une terrible envie de voyages.

Il y a tant de choses qu’il lui reste à découvrir ! Cette envie, il la ressent au hasard de ses pérégrinations le long de ces planches de bois. Alors Il s’assoit au bord de l’eau et il regarde les voiliers partir vers l’horizon.

Et là, au bout de ce ponton plus qu’une envie de voyage, il ressent un appel au départ pour d’autres horizons et pour une autre vie ! Il est là encore mais pour combien de temps !

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Au loin la mer sous un ciel bleu, une frange de sable sous le soleil, et l’on sent déjà la douce chaleur du soleil. Et pour atteindre cette place, devant nous ce chemin avec une rambarde de chaque côté, tout en bois. Souvenir de vacances.

Ce chemin souvent parcouru. Ce chemin qui se souvient de ce soir-là, tous deux au restaurant dans un jeu réciproque de séduction, et elle proposant d’aller à la plage à la nuit tombée sous la faible lueur d’un dernier croissant de lune. Ce chemin parcouru à deux, enlacés. Ce chemin où ils s’embrassèrent voluptueusement, ce chemin où ils s’embrasèrent de désir, ce chemin où les baisers de voluptueux se firent salaces. Ce chemin où sa jupe légère fut troussée, où il la prit intensément ainsi contre la rambarde qui en  grinça au rythme de leur plaisir.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots d’Alexandre :

—Regarde ma chérie, nous avons la plage pour nous tous seuls ! Ah elle ne nous a pas menti la responsable de l’agence quand elle nous vantait les plages du golfe de Cadix sur la côte Atlantique.  Vous verrez, nous disait-elle, vous y accéderez à pied par un petit sentier.  C’est une plage, encore vierge de constructions, un vrai petit paradis.
Tu as bien tout pris hein, la crème solaire, le parasol, la glacière ?  Ce n’est pas trop lourd au moins ?
Mais regarde, il n’y a PERSONNE !  Nous allons être les rois.  Ah vraiment, quelle belle journée cela va être !
—Chéri, regarde, il y a un panneau.
ZONA PELIGROSA
Tiburones presentes
PLAYA CERRADA
Prohibido nadar*
Qu’est-ce que cela veut dire ?
—Rien de grave ma chérie ! Tu peux aller te baigner la première, je surveille les affaires. Tu n’as pas oublié les bières au moins ?

*ZONE DANGEREUSE, présence de requin, PLAGE FERMÉE , baignade interdite

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Les oulimots de Popins :

La plage avec toi

Tu viens copine, on va à la plage ?
Non, il n’y aura plus de plage. En tout cas plus de plage avec toi. 
Je suis là, lasse, le cul sur ma serviette à regarder tous ces gens qui s’amusent autour de moi. Ils se plaignent du manque de soleil, moi je me plains du manque de toi. En secret. Je ne veux pas déranger. Chacun sa réalité. A croire qu’ils sont meilleurs comédiens que moi.
Je n’arrive pas à faire semblant. Je ne sais pas mentir, encore moins à moi-même. Je les envie presque celles et ceux qui donnent le change. Mais au final sont-ils plus heureux ? Ou cherchent-ils à s’en convaincre.
J’ai connu le bonheur. Toi, moi, Cuba et toutes ces choses que j’ai faites avec toi.
Et il reviendra illuminer ma vie.  
Allez. Rends-moi mon sourire, il m’aide à affronter le quotidien.
Viens on va à la plage.

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