Un mois de contrainte : Une contrainte en talon aiguille par un assistant éditeur

Contrainte : Espagnolette, gypaète, horizon, lapiez, messagerie,  photographie, talon aiguille, tétrapode, thermodynamique

gypaète

https://www.gypaete-corse.com/

Les oulimots de Loetilibellule :

Une fois mon vélo rangé, je levai mon regard vers l’horizon… je découvris un spectacle sensuel. Comme sur une photographie je la vis danser sur ces talons aiguilles. Telle une gypaète, elle déploie ses bras … je suis sous le charme. Malgré ce spectacle j’entendis la sonnerie de ma messagerie encore un mot de mon Maître prétextant son indisponibilité … la colère couve en moi. Par ce moment d’inattention, je n’ai pas vu la jeune Espagnolette inspirée par le tempo des talons sur le lapiez se lancer dans un flamenco endiablé. Je regarde ce ballet hypnotisée, attirée par la thermodynamique de la scène… où badinent deux tétrapodes.

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Les oulimots de Ragnarr :

Photographie d’une journée d’été. Au loin par la fenêtre, l’océan puis l’horizon. Carte postale seulement polluée de quelques tétrapodes. Sur ma peau enfiévrée glisse un souffle léger, caresse rafraîchissante. Et sur ma nudité exposée, un gypaète tatoué.

Un souffle ami, complice de l’espagnolette, vient apaiser les désirs thermodynamiques, qu’une prêtresse pyromane, en talon aiguille a décider d’allumer pour faire de mon corps un festin.

Les Alizés, messager d’une brise immatérielle, attisent le brasier dégoulinant d’une lave en fusion.

Madame, ouvrez grand la fenêtre et Laissez venir cette délicieuse fraicheur, sur ce corps ardent, soumis à vos appétits carnassiers, comme un lapiez soumis aux pluies et aux vents où glisse, sans pudeur, l’écho de nos jouissances.

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Les oulimots de Ryline :

La guéguerre des étals.

Le temps du péril a commencé pour la rébellion. Malgré la destruction du Dico Grimoire, l’armée impériale a chassé les rebelles de leur base cachée et les poursuit à travers la galaxie.

Après avoir échappé à la redoutable escadrille comique des WeshWesh, un groupe de résistants mené par Poppins a établi une nouvelle base secrète sur Oulimot, la lointaine planète des mots.

Rhaa L’amor, la maléfique, hantée par l’idée de retrouver le jeune BarFetish, lance des milliers de sondes thermodynamiques aux confins de l’espace…

La cruelle tétrapode cachait sa poigne de fer dans son gant d’acier, ses pieds bots dans de beaux talons aiguilles métaphoriques (mais néanmoins douloureux) quand soudain, l’écran de sa messagerie se mit à clignoter frénétiquement.

— Base Stellaire attaquée par le Gypaète Millenium… Stop… Attendons instructions… Stop…

Plus loin, aux confins de l’horizon spatial, un vaisseau twitterien de type νσиVαυνєят-6996, équipé des tout derniers armements de la Corporation Eparpillon (Avec Eparpillon éparpillez vos ennemis) rentrait après la fructueuse attaque.

Aux commandes, Obi Two Kakenaka, slalomait avec toute l’aisance d’un Joueur Parisien entre les lapiez de la planète DelaVega. Sur le tableau de commandes, scotché au ruban magnéto-organique une photographie d’Eshi Pidgy, la célèbre playmate intergalactique, léchant sensuellement l’espagnolette du portail de la Cathédrale d’Antoine Saint Michel attirait irrésistiblement son regard.

(Au prochain épisode vous saurez comment Rha Lavie, apprend quelle est la jumelle de Rhaa L’amor)

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Les oulimots de ‘vy :

Je n’y connais rien en thermodynamique, mais mon cher et tendre a insisté pour que je vienne à la soirée, il serait surtout question de l’expédition que nous préparons dans le massif des Bornes et pour laquelle nous nous sommes déjà bien investis. Lui en tenue décontractée, et moi en robe habillée et talons aiguilles, une image élégante et sage. Que nenni la sagesse, alors j’agrémente d’un peu de fantaisie complice : longues jambes sur échasses, Je te propose une escalade le long de mes bas jusqu’au masque à foufoune, discret, émoustillant, surprenant tu verras, histoire de sourire en douce quand nous nous croiserons, d’aérer l’atmosphère, un goût d’entracte. « Tu aurais dû ne rien mettre » me taquine-t-il  « Vénus sortant de l’ascenseur, imaginez un peu, pourquoi n’y ai-je pas pensé ? » Un clin d’oeil, une claque sur les fesses, les portes s’ouvrent et le couple de la soirée fait son entrée. « Garde ton sérieux mon cher professeur, tu as un public à convaincre ». Je le laisse à ses étudiantes qui gravitent autour de lui, mignonnes, toutes, si jeunes, affamées de savoir. Ce soir tu es fait pour la gloire. Les sponsors sont là aussi, je m’en occupe. L’un d’eux me parle de la migration du gypaète barbu. « Vous vous égarez, c’est un sédentaire. Le balbuzard par contre… » J’ajoute que le gypaète c’est mon mari, moi ma passion c’est le balbu, et les oiseaux vont bientôt être de retour. Je suis intarissable sur le sujet, couples, nids, œufs, couvaison, éclosions, les petits, le poisson frais dépiauté encore vif, les dangers climatiques ou aériens, les aigles, les grands-ducs. Tout y passe. J’ai soif ! 

Des photographies défilent sur le mur écran, la montagne, les animaux, le terrain, l’équipe. Autour de moi, j’observe les tripodes bipèdes qui s’agitent, j’ai bu, un peu, je n’entends plus que le doux murmures de mes rêves. Je sors sur le balcon, nuit sans lune, peu de pollution lumineuse, mieux encore en fermant les volets sur le monde du dedans, la carte de l’immensité s’allume et m’absorbe sans trace d’horizon sinon celui de notre projet qui parait être en bonne voie. Un coup de vent fait claquer l’espagnolette sur le volet. Il faudrait peut-être y aller, la salle s’est vidée, mon amour discute encore avec quelques trainards, il y aura peut-être de bonnes nouvelles demain dans la messagerie. Sur le chemin du retour, je libère mes pieds enflés, douloureux, « oh, je préfère encore marcher sur des lapiez que dans ces instruments de torture ». Ça tombe bien, j’ai une bonne nouvelle, nous partons dans trois mois.

Le blog de ‘vy

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Les oulimots de Pidgy :

Surréaliste

 

Pendant que Minette, vous lapiez votre lait, à l’horizon, un gypaète volait, un tétrapode dans ses serres.

Dans ma messagerie est arrivée une photographie de talon aiguille et d’une espagnolette.

Quel rapport avec la thermodynamique ? Aucun.

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Les oulimots d’Eshi :

Enlevez vos talons aiguilles et venez sur mon tétrapode, jolie espagnolette. Enclenchez la messagerie thermodynamique, vous allez virevolter tel un gypaète à l’horizon. J’ai vu la photographie sur laquelle vous lapiez le lait à 4 pattes. Ne vous méprenez pas, vous serez punie.

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Les oulimots de Faffwah :

Quand la photographie de tes talons aiguilles

Apparaît tout à coup sur ma messagerie

L’horizon s’éclaircit et alors je souris

Et le goût du désir affleure à mes papilles

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Quand ta si douce main tourne l’espagnolette

À ta gloire j’écris de charmantes épodes

Et je rampe à tes pieds tout comme un tétrapode

Tournant comme un vautour, que dis-je un gypaète

~

Quand l’effet sur tes sens est thermodynamique

Et donne à nos ébats cet élan alchimique

Aucune œuvre ne peut en donner la teneur

~

Quand les rides des draps, froissés par  la passion,

Forment un tendre lapiez, cette récréation

Nous a, à tous les deux procuré du bonheur

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Elle saisit l’espagnolette, ouvre la fenêtre, un gypaète vole à l’horizon. « Vous me lapiez, envoyez-moi sur ma messagerie la photographie, celle où j’ai perdu un talon aiguille, et où vous êtes tel un tétrapode ». La thermodynamique nous apprend que la température va vite grimper.

Les oulimots d’un JoueurParisien

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Les oulimots d’Airelle :

Alors que vous me lapiez consciencieusement

Je me sentais telle l’espagnolette flamenca

Jupe retroussée et Talons aiguilles sur vos épaules viriles

Je nous imaginais sous l’œil d’un photographe

Vous entre mes jambes et moi regardant le gypaète barbu voler vers l’horizon

Entourés de tétrapodes curieux

La photographie serait une magnifique image de ces moments coquins

Ou capté par un cliché, vos recherches de mes réactions thermodynamiques vous encourageraient à vous aventurer davantage vers mes contrées secrètes

Nous aurions de quoi remplir nos messageries de souvenirs fripons

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Les oulimots de De La Vega :

Cinq minutes que j’attends. Mes regards périphériques répétés peaufinent l’analyse de cette salle d’attente. Sur les murs, des affiches recommandant l’équilibre alimentaire ou la sobriété.Et un pan de mur entier est dédié à la photographie. Ici un gypaète, là un tétrapode, des paysages à couper le souffle comme ce Lapiez Jurassien. Je n’ai plus aucun doute sur le caractère « aventurière » de la thérapeute qui est censé me « décoincer ».

Au travers de la fine cloison, certains bruits fusent et me laissent pantois. Gémissements, cris étouffés, claquements, sont autant de stimulii pour mon imagination avide de nouveaux horizons. « Je n’ai rien à craindre » me dis-je, en plongeant mes yeux dans la messagerie de mon téléphone. Je toussote,  me replace, me gratte les cheveux, me lève, piétine. ..

Ces odeurs suaves, de passions, de chairs, d’hormones aphrodisiaques m’etourdissent. Une voix chaleureuse me délivre enfin de l’attente: « Charles-Edouard! à vous! » / A ce moment precis, je ne suis pas certain de ce que je souhaite vraiment. Le souvenir des bruits entendus, me fait transpirer. Derrière la porte, je la devine d’une beauté baroque, uniquement vêtue d’une Espagnolette et de talons aiguilles. Mais l’ouverture de la porte vient brutalement rompre le charme. Blouse et sabots remplacent l’affriolante tenue. Et « ma beauté » baroque se voit damer le pion par ma nouvelle Kiné, Olga dont l’esthétique austère et imposante, ne laisse aucun doute sur son efficacité au travail.

La thermodynamique des feromones a ses raisons, que ma raison semble ignorer…

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Les oulimots de Nicolas Verville :

Lorsque j’entrai dans son bureau, le professeur était à sa fenêtre, les yeux perdus à l’horizon, comme s’il essayait d’apercevoir l’autre rive. Il referma l’espagnolette, m’invita à m’assoir et prit place derrière son bureau où trônait un gypaète empaillé, les ailes déployées et le bec menaçant.

— Vous connaissez les risques de cette expédition, n’est-ce pas ?

Je l’assurai que oui. Il me tendit une photographie. On y voyait une silhouette vaguement reptilienne traversant une piste de terre.

— Ceci n’est ni un amphibien, ni un reptile, sans doute une nouvelle classe de tétrapode. Sa découverte serait capitale. Mais il vous faudra vous aventurer dans la région nord et peu fréquentée de la Transnistrie, où des troubles ont éclaté depuis peu. C’est une région karstique, des gorges profondes, des lapiez pleins d’arêtes tranchantes.

Au moment où il prononça les mots « gorge profonde », sa secrétaire mécanique, dernier exploit de la thermodynamique, entra sur ses talons aiguilles, émettant un cliquetis engageant. Il la congédia d’un air impatienté. « Pas maintenant, Simone ! »

Le blog de Nicolas Verville

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Les oulimots d’Alexandre :

Quelle idée d’accepter cette sortie en haut de la dune !

Tout cela parce que monsieur a la passion de la photographie !  C’est aux premières lueurs du soleil levant, m’a-t-il assuré, qu’il faut être présent. L’année dernière, il était revenu triomphant avec le cliché d’un gypaète barbu. Il était intarissable sur son exploit racontant la traversée d’un lapiez, puis le passage difficile sur les rochers,

  • Un gypaète barbu , tu te rends compte ? Le plus grand vautour d’Europe menacé de destruction. Il fallait le voir  tournoyer lentement  dans le ciel. C’est quand même autre chose que de photographier une grenouillette ou tout représentant de la famille des tétrapodes.

Bref, on l’arrêtait plus  et aujourd’hui il remet cela

  • Tu verras en haut de la dune le spectacle sera magnifique. Le soleil qui apparait à l’horizon, il y a de quoi devenir mystique !

Peut-être, mais pour l’instant, je suis en talons- aiguille et ce n’est vraiment pas l’idéal pour monter. J’aurais mieux fait de rester chez moi  et de ne pas surveiller ma messagerie dans l’attente d’une invitation de sa part. D’accord c’est un bel homme et au lit il tient la distance, mais à part ça, quel bavard et quel pédant ! L’autre jour, il m’a tenu la jambe – enfin façon de parler – sur son dernier achat, un magnifique ornement de bronze représentant un torse féminin, une espagnolette, parait-il.

Vous verrez, qu’arrivé au sommet, au lieu de m’embrasser et de me chuchoter des mots tendres, il se lancera dans un beau  discours sur les principes de thermodynamique qui animent l’astre flamboyant.

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Les oulimots d’Antoine Saint-Michel :

Quand elle arriva à la gare de la ville près de la montagne, habillée comme si elle était partie se prostituer en ville, et surtout quand son talon aiguille dérapa sur les mauvais cailloux du parking où elle suivait son client, Emma comprit qu’elle avait sous-estimé les servitudes de ce week-end. « J’espère que vous avez d’autres chaussures, mademoiselle, j’aurais dû vous prévenir, je vous prie de m’excuser », lui dit le montagnard pour lequel elle avait voyagé.

Il l’emmena dans sa maison perdue et lui fit l’amour plus qu’il la baisa toute l’après-midi, dans un lit à barreaux depuis lequel Emma pouvait admirer la montagne par la fenêtre fermée à l’espagnolette par laquelle elle sentait passer la légère brise d’air si pur.

Il lui prépara un dîner tout en lui parlant de sa passion pour la photographie et de la faune locale, du tétrapode des ruisseaux au gypaète qui piaule chaque nuit. Il lui fit aussi un cours de géologie, lui expliquant la formation du lapiez tout proche que l’on pouvait apercevoir depuis la cuisine juste à la limite de l’horizon.

Emma l’écoutait tranquillement, la voix du montagnard était douce, chaleureuse. Il parlait comme il faisait l’amour, avec calme et méthode. Ils terminèrent la soirée par un ultime cours, au sujet de la thermodynamique de la montagne, puis de celle des flux sous la couette, avant de conclure par d’intéressantes expériences de mécanique des fluides.

Au petit matin, Emma consulta sa messagerie. Son rendez-vous du soir s’annulait. « Je peux rester jusqu’à demain avec toi, sans te faire payer ? Je ne l’ai pas bien entendu, ton vautour des agneaux, la nuit dernière… »

Le montagnard fut heureux de cette proposition inattendue et il rendit Emma heureuse toute une journée et une nuit supplémentaires.

Le blog d’Antoine Saint-Michel

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Les oulimots d’Olivier O :

Sur sa messagerie, il reçut une photographie d’elle, nue, en talon-aiguille. L’horizon en arrière plan. Un représentant de la famille des tétrapodes volant dans le ciel, un magnifique gypaète barbu. Elle, le buste fier comme celui d’une espagnolette. Et ce commentaire :

« En souvenir de cette nuit, au cours de laquelle vous me lapiez avec une telle délicatesse, que j’en jouis comme rarement. Aux plaisirs de vous recevoir à nouveau ».

Sa thermodynamique interne en fut bouleversée, et il connut un afflux sanguin qui causa un début d’érection.

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Les oulimots de Iotop :

Mario net ?

L’espagnolette grince de son rire journalier. Le vent frais me taloche le plein du visage. Il est matin sur les hauteurs en compagnie d’un gypaète fidèle à sa ronde matinale. Si j’osais, je ferais un signe de la main. Je n’ose pas. D’ailleurs, je n’ose jamais. J’ai l’audace timide, et la naïveté toute disposée.
Les montagnes sont belles sur l’horizon délavé d’un ciel aux paupières fermées d’étoiles. J’observe. Le jour se déshabiller devant moi, l’air de rien, comme un passant qui suit sa route dans le ciel et le signe d’une belle journée.

Et pourtant de toute ma hauteur vous pourriez me poser la question : “Est-ce que vous lapiez la cime des arbres de votre regard nu de désir ?”

Non, je n’avais à ce moment aucune attente. J’étais bien avec ce léger pincement entre la faim et la fin, mais rien de contrariant sur… l’instant.

Je ne fermais pas la fenêtre au bip-bip de ma messagerie qui en ouvrait une autre. Tiens, un SMS de mon ex. J’osais lire, je n’osais pas comprendre. Il était écrit : “si tu lis ce message, c’est que je viens d’embrasser du dixième étage le goudron du trottoir”.

Je me suis assis sur le rebord de mon lit despotique par les nuits de flemmes, d’inconscience relative de désirs. Sur la table de chevet, ta photographie. Mais qu’est-ce qu’une photographie qu’une mort probable qui sourit par inadvertance aux yeux d’une probable personne concernée.

Je n’ai plus de larme depuis que tu es partie, en claquant cette fameuse porte en chêne qui vibre encore quand ma main empoigne la … poignée, je ressens toute ta haine et ce seuil qui d’un talon aiguille a brisé ce même jour comme s’il devait te retenir.

Je suis de nouveau triste, de cette tristesse granitique insupportable. Je me lève. La fraîcheur s’impose maintenant, complètement dans la chambre et à… moi.

Le soleil est une illusion et le sol en contre-bas une certitude que même le tétrapode de service ne peut contester. Il suffit d’enjamber la fenêtre et basculer, s’écraser, se disloquer le crâne, ne plus penser, ne plus souffrir, se rompre totalement… moi la marionnette amoureuse de mon… manipulateur.

Le blog de Iotop

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Les oulimots d’UneHistoire :

Que faisiez-vous cet été au lieu de travailler ?

Chasser sans mettre un terme aux dynamiques pour votre membre tétragode les belles espagnoles let

avec pour horizon votre belle gaie quête !

Gypaète des talons aiguilles, votre messagerie

est pleine de vos conquêtes, leurs photographies.

Bref vous lapiez ? Hé bien sucez maintenant !

Le blog d’UneHistoire 

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Les oulimots de Popins :

Souvenirs d’une randonnée

Il est un endroit merveilleux en Haute-Savoie, c’est le désert de Platé.

C’est en faisant le tour des rochers des Fiz, dont le qualificatif de rochers est un bel euphémisme car il s’agit en fait d’immenses falaises, que j’ai découvert cette particularité géologique composée de lapiaz – ou dit lapiez selon les régions- située face au massif du Mont Blanc.

Quand on part pour plusieurs jours en montagne, rapidement on se retrouve la tête vide de toute considérations modernes, telles que internet ou messagerie, et le dos chargé dès le départ d’un sac qui comporte tout son nécessaire de survie, chaussettes, gourde, sac à viande et compagnie. Après une ascension plutôt ardue depuis la vallée, j’aperçois au loin le refuge de Platé, première étape de ma marche. C’est un regroupement de modestes bâtisses en pierre. Je prends possession avec enchantement de mon couchage : humble matelas aligné à côté d’autres où prendront place des inconnus qui me berceront au son de leur ronflement dans une petite pièce juste équipée d’une fenêtre à espagnolette. Le bonheur de poser son sac et d’ôter ses chaussures de marche après ce genre d’ascension est proche de celui ressenti lorsqu’on enlève ses talons-aiguille après toute une nuit à danser.

C’est les pieds à l’air  que je me suis prise une bière au refuge (bien souvent cette simple perspective me permet de palier aux baisses de moral lors des difficultés dans la montée) et je suis allée m’assoir pour la déguster face à l’imposant Mont Blanc pour le prendre en photographie avec mes yeux. A l’horizon, ces majestueuses montagnes forcent l’humilité. On peut observer de là le vol plané des gypaètes qui s’élancent des falaises ou encore la sieste d’un tétrapode qui se fait dorer au soleil sur un rocher.

Le silence autour. La vue devant. La sérénité en soi.

Ces moments sont pour moi des soupapes. Renouer avec la nature, redevenir un Homme marcheur qui accomplit des exploits à la force de ses mollets. Un peu ma thermodynamique à moi, la science des grands systèmes en équilibre, car pour tenir debout dans notre monde de fou, j’ai besoin de m’en couper parfois.

Le désert de Platé

Le refuge de Platé

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Jour 30 : Une tirlipotante contrainte pour une femme invisible

Contrainte: Plaisir, désir, Loisir, Sire, Sucette, Musette, Ravigoter, Tirlipoter, Astragale

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Source : http://lebeaumilo.free.fr

Pour danser la java avec l’orchestre Le Beau Milo

Les oulimots auto-contraints de Pidgy :

Coquillages et crustacés

“Alors est-ce qu’un coiffeur peut se tirlipoter le schmilblick tout seul dans sa tente, pfff !”, le sketch de Coluche passe à la radio. C’est toujours un plaisir d’entendre ce moment de rigolade. Je ris intérieurement. Je repense à ces soirées en boîte en Belgique. Les Belges passaient ce sketch à la place de la musique. Pas facile pour danser. Mais c’était le charme des sorties le samedi soir. Etonnant.

Au soleil, sur la plage abandonnée, je te regarde. Tu suces ta sucette à l’Anis. Tu le fais en me regardant avec ton regard candide de petite fille sage. Tu sais que tu feras monter en moi le désir de remplacer cette sucette par une partie de mon corps pour la ravigoter un petit peu.

Ce désir commence à se voir un peu trop. Pratique un maillot de bain à la plage mais pas discret. Je me mets sur le ventre.

J’en profite pour regarder autour de moi. Je me livre à mon loisir favori sur le sable : regarder les jolies femmes. Plus précisément leurs chevilles, là où l’astragale fait la jonction entre la jambe et le pied. J’aime les jolies chevilles, fines, parfois ornées d’un bijou. C’est un endroit de la femme qui recèle une sensualité folle. Nos anciens étaient avisés quand ils étaient en émoi en apercevant une cheville brièvement dévoilée. Cette vue, c’est la promesse d’autres merveilles à venir. C’est le pied quoi !

Rien de bien fameux aujourd’hui. Mac Do et les tatoueurs ont rendu détestable cette partie de l’anatomie féminine. C’est pas mon jour.

J’ai faim !

Qu’est-ce que j’ai dans ma musette en réserve ?

Des Princes de Lu. Sire, permettez-moi de vous manquez de respect mais j’ai la dalle. Il faut que je mange sinon je vais faire une crise d’hypoglycémie et je ne suis pas à Malibu. Ce n’est pas Pamela Anderson qui va me réanimer mais ce CRS moustachu. J’en frissonne et j’engloutis rapidement mon biscuit.

C’est agréable ces moments à la plage.

C’est sûr qu’en janvier, en Bretagne et sous le crachin, c’est un peu particulier mais au moins ceux qui sont là ne sont pas venus par hasard, comme on disait chez Total avant les marées noires.

Le blog de Pidgy

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Les oulimots de De La Vega :

Le plaisir engendré par la succion puis l’absorption de la délicieuse substance est à l’œuvre. Les suaves molécules se glissent délicatement contre les papilles endormies, comme pour les ravigoter. La lente déglutition laisse tout loisir au signal capté de faire son chemin jusqu’à l’encéphale. Arrivé à l’astragale de l’axone, le signal s’abandonne dans la musette des vésicules synaptiques qui accouchent de neuro-médiateurs par milliers. L’ivresse est en marche. Les messagers chimiques ainsi créés se déversent dans la fente synaptique. Frivoles, ils chahutent le récepteur, Sire en ces lieux. Langoureusement, ils s’évertuent à le tirlipoter. L’atmosphère redevient électrique, le cortex est inondé de milliards d’impulsions nerveuses. Le désir monte inexorablement.

 

— Papa, j’veux encore une sucette……………….. S’il te plaît ?

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Les oulimots de Ryline :

La Vouivre

J’men allions par les champs et les bois, j’m’en souviens. J’étions fringant, ma musette au côté à grimper la colline et sauter le gué avec mes sabots, à lever quelques collets dans l’domaine du comte qui le permettions.

P’is un jour, ce deviont être après nones, quand je l’avions vue, toute rousse et toute blanche dans le courant de la rivière.

Foutrecouilles ! Elle étions plus gironde que toutes les donzelles du comté, avec ses cheveux qui lui tombions su’l ‘cul ! Plus belle que toutes celle que tu verras jamais   Gamin !

P’is v’là t’y pas quelle repousse ses cheveux puis qu’elle s’approche de moi, souriant, nue comme un nouveau-né et qu’elle se collions toute trempée contre moi.

— Gentil sire, me ferais tu plaisir ?

Je mentirions si je disions que j’avions fait aut’chose que d’me tirlipoter un bout du bliaud nerveusement. J’avions ben du bredouiller que’ que chose. J’savions plus trop. Yavions plus que sa main toute fraîche dans ma pogne tandis qu’ l’autre fourrageait dans mes braies.

—Ton désir Beau Sire m’agrée, sauras tu me combler jusqu’à la nuit ?

Je l’avions couchée dans la mousse et elle avions glissé entre mes lèvre un bout d’que’ que chose un peu âpre

-—C’est un bout de résine d’Astragale beau sire, pour te tenir vert et dur. Je te veux nu contre moi. Je te veux emplir mon ventre.

Et j’avions mâchouillé cette étrange sucette, qui avions mis encore mis plus de feu dans l’ardillon.

J’avions point vu passer l’ temps à lui mettre la cheville au pertuis autant de fois qu’ j’pouvions, barattée avec plus d’vigueur que ta mère en met à faire l’beurre. Des heures durant on avions travaillé la vigne du seigneur mon garçon, jusqu’à en voir les anges. Puis quand la nuit étions tombée, que j’en pouvions plus d’avoir les doigts d’pieds en bouquet d’violettes elle m’avions embrassé et elle étions revenu vers la rivière. La lune étions pleine et je l’avions regardé plonger aussi bien que je te voyons. Elle avions comme des petites ailes dans l’ dos. Elle étions remonté à la surface et m’avions envoyé un baiser.

J’aurions point eu au matin les prunes aussi sèches et gardé la trace de ses dents sur mon sein que j’aurions cru avoir rêvé, gamin. C’étions la Vouivre, Gamin…

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Les oulimots d’un vieux cochon andropausé :

Sire, au son du bal musette prenez plaisir à tirlipoter à loisir mon astragale qui éveille en vous tous ces désirs, laissez moi ensuite vous ravigoter d’une magistrale sucette. Et que la fête continue jusqu’à la fin des temps.

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Les oulimots de Loetilibellule :

N’ayant aucune nouvelle de lui je décidai de sortir. La période des bals Musette étant ouverte je ne boudai pas mon plaisir d’y aller danser.

Cette envie permit de me ravigoter le moral, qui lui était en berne malgré le gout anisé de ma sucette. Le désir, le manque se font ressentir… cependant je ne peux me laisser le loisir d’en rêver…. Cette sensation sapide je ne la peux ressentir sans lui. Puis-je tirlipoter mon Maitre ? …. Non bien sûr. Sur cette pensée, je pris mon vélo et partis vers la ville en empruntant le chemin fleuri d’Astragales. Arrivée proche du bal, je descendis de ma monture afin de la stationner.

Sans le faire exprès je bousculai une magnifique femme.

—Pardon Madame lui dis-je. Elle se retourna me dévisagea et me répondit

—Pas Madame Mais Sire ; s’il vous plait. Ces mots froids et tranchants comme une lame de rasoir firent naître en moi une sensation troublante. Je la regardai partir les Hanches ondulantes dans sa robe d’été….

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Les oulimots d’Antoine Saint-Michel :

Celui-ci n’en revenait pas d’être dans la chambre « nuptiale » de cet hôtel trois étoiles avec Emma et ne cachait pas son désir de profiter pleinement de l’aubaine. Il était ouvrier dans la dernière usine du canton qui n’avait pas été délocalisée en Chine et Emma était son cadeau pour ses cinquante ans. Ses camarades de l’usine et du syndicat s’étaient cotisés pour lui offrir « une vraie pute de Paris ».

Emma avait pris un TER pour le rejoindre dans l’hôtel le plus luxueux du coin où seuls quelques VRP dormaient parfois en semaine. Ce week-end, il était quasi vide, ce n’était pas la saison des mariages donc aucune famille n’avait loué le lieu comme il arrivait en été malgré le caractère non touristique et l’absence remarquable de loisirs de la région.

« Vous m’appellerez Sire, mademoiselle, ce sera amusant ! » avait-il dit quand elle l’avait rejoint dans la chambre, avant d’enchaîner d’un joyeux « et commencez donc par me tirlipoter la nouille ! » Emma restait interdite, ces mots lui étaient inconnus, et il dut lui faire comprendre d’un geste ce qu’il attendait d’elle. Alors elle s’appliqua, après un respectueux « à votre service, Sire », en essayant de ne pas prêter attention à ses conseils démoralisants sur « l’art de la sucette ».

Alors agacée et estimant qu’il allait certainement s’endormir tout de suite si elle s’y prenait bien, Emma attaqua par surprise en gorge profonde et, sûre d’elle à juste titre, ne tarda pas à récolter les fruits de ses efforts. Elle se releva en lui souriant, elle était toujours habillée, et lui demanda si tout se passait conformément à ses vœux.

« Eh bien toi… » dit-il juste dans un soupir, avant de se reprendre : « mais heureusement que j’ai mis dans ma musette mon thermos d’infusion d’astragale ! Rien de tel pour me ravigoter ! »

L’espace d’un instant, Emma eut peur qu’il reprenne effectivement des forces mais un quart d’heure après elle était rassurée. Il s’était endormi, profondément et pour la nuit, le visage serein et le corps alangui. Elle s’installa avec plaisir pour lire dans le fauteuil du coin de la chambre, heureuse du devoir accompli.

Le blog d’Antoine Saint-Michel

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Les oulimots de ‘vy :

Il était une fois une marchande de sucettes qui s’était posée sur la terrasse d’un bar planté sur la petite plage de Santa Lingue della Pinada. Tous les soirs à l’Astragale, on y jouait musette, comptait fleurette et autres pirouettes, baigné dans les senteurs chavirantes des sardines grillées aux herbes. Notre marchande de sucettes entrait en scène dans une robe virevoltante telle une grâce portée par une brise légère, si vaporeuse que nul n’aurait pu dire si son corps volatile n’était pas simplement recouvert de simples voiles. Invitation au voyage, le visage ouvert au plaisir, notre Salomé des bas fonds déroulait à loisir le grand orgue de ses charmes, déclenchant sur les ondes de ses désirs la déferlante ferrant le lascar tant ravigoté que pris dans les rets de l’envoûtement. Sous les acclamations frénétiques et les sifflets ardents des gentlemen du tripot, prise à son propre jeu, elle flirtait avec les mains qui se tendaient vers elle, l’empoignaient, la pinçaient, l’imploraient, la dénudaient peu ou prou. Elle dansait, elle tournoyait, entrainant les bras qui l’enserraient pour trois ou quatre pas de danse. Elle emportait la salle dans une valse imaginaire, un tango fantaisiste, une guinche extravagante, moment d’absolu enchantement renouvelé chaque soir pour de nouveaux venus. Chacun se prenant pour le roi d’un instant suprême, fort de son droit d’entrée au paradis où il serait sucé corps et âme, mais heureux, valeureux, offert comme tout sire élu à un trône éphémère. La petite marchande de sucettes les menait un à un se faire tirlipoter.

Le blog de ‘vy

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Les oulimots de Faffwah :

Ta bouche me rend fou de désir mon aimée

Quand comme une sucette au parfum sans égal

Tu me pompes à loisir. Et ce plaisir buccal

Va me ravigoter et même m’enflammer.

 

Tu aimes, me dis tu, à me tirlipoter.

Tu as tous ces talents, et, comme je le vois

Ta musette en est pleine et me laisse sans voix

Jamais je n’aurais cru être ainsi tripoté

 

“Mon beau Sire, aimez vous qu’ainsi je vous caresse ?”

Je te réponds alors sans un mot, dévoilant

À quel point, grace à toi, mon Priape se dresse

 

Tu me dis le vouloir à présent dans tes fesses

Et les tend devers moi d’un geste nonchalant

Pour que je te possède avec délicatesse.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Iotop :

Royalement coulé

J’ai le plaisir de ramer. Ce cours d’eau est à la fois calme et mystérieux, bordé d’un tissu sauvage et œuvré par le temps végétal. L’onde et l’arthrose de bois des rames sur la paire de dames de nages, causent un cuivré qui frise le silence.

Et ce désir de silence, s’épanche. J’arrête. Mes bras se récompensent d’un moment de repos.

J’aime ce loisir simple dont le corps porte le contact direct avec tous ses muscles. Je suis moi, entièrement, décousu de toute partition royale. Il n’y a pas de Sire, de Majesté. Je deviens un homme, une seule sueur pour humiliation, un seul effort pour me purger.

Je contemple cet environnement forgé. Je suis l’immobile au cœur d’un mouvement. J’ai faim. Oui, mais je suis à vide. Ah, non, j’ai une sucette là dans ma musette elle va me ravigoter en sucre et louange ce moment aux saveurs de la nature et …

Elle au moins elle ne va pas me tirlipoter le ciboulot, me chahuter le régime, me jauger les formes, défigurer le paysage de propositions affligeantes, me dépauler la constitution, me grenadiner les soirs de fièvre…

Et voilà que ces pensées m’obsèdent comme de la poudre à canon. Vite, vite, vite… mes cachets… quelle vie ! J’ai oublié, oublié…

Je reprends mes rames, sucette en bouche, pieds bien calés, j’actionne mes bras et à l’effort d’un appui trop énergique… l’astragale mon astragale une nouvelle fois lâche… cri de douleur.

Je tire sur mon pied… il est coincé dans ce cale-pied à ressort, je m’énerve, frappe violemment d’une rame le fond de barque…

Le soleil me tire dessus… je méprise le ciel gris, les mouettes aux cris de paillardes… où sont mes gardes… je coule… je gloute et regloute et puis je glougloute, un instant d’eau aux narines, brûlures de la trachée et prise d’eau aux poumons, douleurs profondes dans le silence.

Le blog de Iotop

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Les oulimots d’Airelle :

Il aurait pu l’écrire en parlant de moi

 

Au bal musette du 14 juillet je l’ai trouvé mon petit astragale

J’étais le sire de ces dames sur la piste de danse

Elle m’a tirlipoté de son corps et de son cotillon martingale

Contre moi elle n’avait aucune chance

D’un simple loisir elle tombera dans ma toile

Où nos plaisirs et désirs nous tiendront audience

Je n’avais point prévu que la bougresse avait la sucette cordiale

Et c’est joyeusement qu’elle me ravigota l’indécence

C’était derrière l’estrade où jouait l’orchestre du bal

Où m’entrainant de petits pas légers à contre sens

Qu’elle me cueillit avec une aisance magistrale

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Les oulimots d’Alexandre :

Je ne le  sens pas, je suis certaine que ça va partir  en sucette.

Vu le coup qu’il a dans la musette, comment veux-tu

Qu’il tienne son sexe droit ?

 

Déjà que ce n’est pas une partie de plaisir

De devoir être honorée avec quelqu’un qui est aviné

Mais en plus, il va falloir que je le suce

Pour que la verge de Monsieur soit ravigotée !

 

M’a-t-il seulement demandé  un jour si j’avais le désir

D’être tirlipotée par ses doigts adipeux

Avant d’être embrochée ?

 

Il en profite le bougre

Avec l’astragale fracassée, je n’ai  pas d’autre loisir

Que de supporter ce triste Sire

Toujours fourré à la maison  et dans … mon con !

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Les oulimots d’Olivier O :

Pour elle, les loisirs riment avec désir. Mais c’est un bien triste Sire qu’il lui offre ce jour. Il n’a plus rien dans la musette. Pour se ravigoter, à l’infusion d’astragale il préfère la sucette. Elle aussi. Ayant repris force et vigueur, il la tirlipote sans ménagement. Pour son plus grand plaisir.

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Les oulimots de KeKanaka :

Petite fable indécente

Allongée au repos d’une astragale fracturée,

Il était peu de loisirs prompts à la ravigoter.

Quel plaisir serait belle sucette pour la tirlipoter.

Beau sire accéda à ses désirs venant la visiter,

Et de sa musette dévoila magnifique godemichet.

Allongée au repos d’une astragale fracturée,

Elle fut bien aise de s’offrir se godant pour le remercier.

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Elle me déclara alors

« Cette quête de plaisir me plait Sir !

Jouons donc nos désirs aux dés Sir !

Tout à loisir, je veux subir votre loi Sir !

Soyez mon Sire, Sir !

Un mot de vous, et comme une sucette je suce cette queue que vous m’offrez.

Emportez-moi dans votre musette je suis cette muse renversée de désir,

Et pour vous ravigoter, ravie j’ai ôté ma culotte… »

Après une telle déclaration, croyez-vous que je me sois contenter de la tirlipoter ou de lui proposer de lire à quatre mains l’Astragale ?

Les oulimots d’un JoueurParisien

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Les oulimots de Popins :

La bandaison papa ça se commande parfois !

Les vieux dans les maisons de retraite s’ennuient. Il attendent en rang d’oignon qu’une âme charitable leur apporte un peu de plaisir pour rompre la monotonie.

Oh, ce n’est pas qu’ils manquent de désir, les vieux boucs. Ils passent d’ailleurs leur journée à tenter de deviner la couleur des dessous des infirmières pour se remémorer le bon temps où ils pouvaient encore bander.

Sire Louis fut certainement un coureur de jupon. Il est, de loin, le plus audacieux et entreprenant, prêt à tout pour retrouver la gloire de son jeune temps. Quand je lui fais sa toilette, pour que j’ouvre un peu plus mon décolleté, il aime tirlipoter.

Parfois il tente de me culpabiliser : “ C’est ton devoir que de me ravigoter !  Regarde donc mon membre rabougri, il se meurt de ne pouvoir durcir alors que tu l’astiques. Tes seins, j’en suis sûr, pourraient le réveiller. “

D’autres fois, il tente le charme : “ Ah ma belle, si je tenais encore sur mes pattes, nous irions au bal musette. Mes mains attraperaient ton cul fermement et nous danserions au son de l’accordéon, ton bassin contre le mien, tu me sentirais tout dur et je te conduirais dans une java endiablée. Tu n’as jamais connu un tel cavalier tu sais ! “

Et souvent, il essaie de me soudoyer : “ Tiens prends donc un chocolat, la boite est pour toi. Je te ferais bien goûter à ma sucette Babette, mais encore une fois tu risques de t’offusquer.”

Je le laisse s’amuser et je ris avec lui. Pendant que je lui talque les fesses, je lui dis : “Sire Louis, vous avez tout loisir de rêver, mais là je vis une toute autre réalité. Mes mains, sur votre cul, sont dans le pipi et je dois dire que cela me passe toute envie. “

Sire Louis est tombé aujourd’hui, son pied s’est coincé dans l’astragale de l’escalier alors qu’il courait après les mamies. Il ne reviendra plus. Il va me manquer.

Fort heureusement hier il a connu le paradis avant de même de monter aux cieux car c’est sans soutien-gorge que je me suis baissée devant lui pour le changer, lui offrant la vue tant espérée. Son sexe en l’air s’est dressé et il m’a dit aux anges : “ La bandaison papa ça se commande parfois ! “

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Jour 29 : Une inédite contrainte picturale par une illustratrice sensuelle et noctambule

Contrainte :

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Rita Renoir, Les rituels, 2018

Découvrez ici les créations de Rita Renoir

Les oulimots de Camille Eelen :

La La Love You

Nue. De profil. Sa peau est blanche. Ses cheveux ont disparu sous la serviette éponge. Précédant le lobe de son oreille,  une mèche, fine, s’est évadée en virgule. À l’arrière de son crâne, entre les plis épais, une autre mèche tente d’échapper à la serviette constrictor en ondulant. Accroche cœur égaré dont la pointe paraît piquer la nuque.

Ses seins, menus mais fiers surplombent des plis, émouvants et fins, comme tracés à la plume, prenant naissance à l’aine. Tout son corps est tendu vers un seul but : peindre de vernis rouge les ongles de son pied gauche.

Le menton posé sur le genou, le bras soutenant sa cheville, elle est concentrée. Peindre de rouge ses satanés ongles.

Contorsionnisme esthétique qui fit du flacon une victime collatérale.

Les ongles des mains sont apprêtés, plus facile de commencer par là.

L’exercice est délicat, précis et infiniment féminin au même titre que la mèche ou  la culotte que l’on replace.

“Tout cela dans quel but ?” vous demandez-vous. “Par bleu – enfin par rouge dans le cas présent – pour séduire !” Vous répondrait-elle.

Elle ajouterait : “Et si les auspices sont favorables, je pourrais les admirer autour du cou de l’amant d’un soir, d’une semaine, d’un mois ou d’une vie.” Elle sourira sans doute en concluant : “Et si c’est la levrette que je choisis, tant pis.”

Le cahier d’exercices pratiques de Camille Eelen

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Les oulimots d’Eshi :

Le rendez-vous est fixé. Je l’attends depuis si longtemps… Est-ce que ces rires et ces confidences vont s’avérer à la hauteur de leur espérance ?

Je me prépare. Je me veux belle. Je me veux désirable à ses yeux. Aguichante. Jusqu’au bout des ongles. En me tortillant dans le but de me sentir assurée lorsque je paraîtrais devant lui. Je souris en pensant à tous ces échanges plus ou moins coquins que nous avons eu. J’ai peur de ne pas lui plaire en 3D autant que je lui ai plu en photo. Mais lui… sera-t-il aussi classe que je me l’imagine ? Aussi prévenant qu’il veut le laisser paraître ? Aussi profond que je me l’imagine ? Et si… non. Je ne veux pas imaginer des maladresses de bas étage, des blagues graveleuses et des rires gras. Je frissonne. Le vernis tombe et tâche le drap immaculé. Trace de ma peur et de ma fragilité, je la contemple sans réagir. Je ne sais pas si je vais continuer à me préparer pour cette rencontre.

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Les oulimots de Iotop :

Contact

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Le blog de Iotop

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Les oulimots d’Alavie :

Dans le bourgeon de tes désirs, je suis pleine de toi.

A l’ombre de ce rouge puissant, contorsions secrètes de la liberté fougueuse de tes doigts.

Sur mes lèvres lascives, la soif des plaiSirs d’un nous sybarite complice.

Quintessence d’un chant d’étincelles, sous la corde rouge de ton poème brûlant, ma chair.

Enchiennée dans l’effeuillage de nos âmes, vivons, respirons nos assauts.

Quand l’envie capture le rouge des désirs, jouissons..

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Les oulimots de Marie(Ô) :

Être verni

J’aime quand tu viens en jupe. J’aime quand tu as les pieds vernis et quand tu portes des talons. J’aime quand tu portes du rouge. Je me moquerai de tes ongles gris. Marie ! Enfin, tes ongles ! J’aime quand tu portes des bas. Érotisation à sens unique, érotisme appris dans les paquets de lessive. Haha, tu as souvent les ongles sales, non mais je dis ça pour rire. Haha !

Aujourd’hui, le sang coulera sur le drap blanc. Entre les plis de mes fesses si rondes et si sensuelles, objet de tous tes désirs. Le rouge suintera entre mes poils frisés et bruns. Les doigts rouges entre mes rondes, le plaisir monte, le flot se répand. Demain, je porterai du vernis noir.

Le blog de Marie(Ô)

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Les oulimots de Loetilibellule :

Deux jours passèrent sans nouvelle de lui … Ce Maitre dont l’ordre chuchoté résonne encore au fond de mon être …

L’envie de lui plaire m’entraine à prendre soin de mon corps

Pour lui je me fais belle de la tête aux pieds jusqu’au bout des ongles….

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Les oulimots de Nicolas Verville :

Deux jeunes filles au bord de la piscine. La grande est blonde et jolie, comme sont les jeunes filles. La plus petite est brune et belle. Ses yeux s’étirent vers les tempes comme s’ils avaient vu des choses très anciennes. Et sans doute les a-t-elle vues, car les siècles s’inscrivent dans ses gestes et dans ses silences. Elle a quinze ans. La blonde se fait servante, c’est naturel. Elle brosse longuement les cheveux de son amie. Ils prennent vie de cette caresse qui dure bien au-delà du démêlage. Nul ne peut franchir la frontière invisible qui la sépare de nous, s’il n’y est invité. Bien que lointaine, elle sourit, acceptant l’hommage de ceux qui passent, comme une chose due. Puis l’amie se retire, lasse ou congédiée.

La belle laque ses ongles de carmin.

Le blog de Nicolas Verville

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Les oulimots de Ssslll2 :

Vernissant ses petits orteils

Vertige au prélude de l’amour

Vers qui ira-t-elle?

Routine hebdomadaire

Roucoulant autour d’un verre

Rougissant de plaisir

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Les oulimots de Morgane :

Dénudée, les cheveux enturbannés

Elle vernit ses ongles d un rouge couture

Celui qui lui donne une folle allure

Elle est belle à regarder

Un trait de crayon sur sa joue a coulé

Elle ressemble à une biche désabusée

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Les oulimots de gRésille :

—Elle s’est accrochée au Nautile de reconnaissance et nous l’avons remontée malgré nous. Elle traînait des crânes humains dans un filet. On l’a mise à l’isolement, sans une goutte d’eau, pendant 24h. Elle a perdu ses écailles, ses griffes palmées et des jambes sont apparues ! Mais voyez par vous même : il semble qu’elle avait caché un flacon de vernis dans sa chevelure.

—Elle paraît si inoffensive… quel est ce sifflement strident ?

—Je vous déconseille d’approcher, les Sirènes mordent quand on les empêche de prendre leur pied.

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Les oulimots de Brice :

En l’attendant, je l’observe se préparer. Elle vient de sortir nue de la douche.

— N’auras-tu pas trop froid comme ça?

— Oh tu m’emmerdes! On est pressé ou pas?

Elle me fait face, les deux poings posés sur ses hanches, ses mèches folles dépassant de sa serviette, ses deux seins m’affrontent effrontément.

— Passe moi plutôt mon vernis, non pas celui-là, le rouge. Elle s’assoit sur le lit pour mettre la dernière touche à son corps avant de se vêtir. Elle stresse, je ne sais pas pourquoi, peut-être à cause de cette putain d’image qu’elle doit donner à cette soirée, soirée d’entreprise ou gala de je ne sais plus quoi. Un truc où nous nous ennuierons tous deux mais où il faut aller à défaut d’être.

Je me retourne un moment et je l’entends râler à nouveau.

— Et merde…

Le vernis a coulé, la couette immaculée est désormais irrémédiablement tachée par le fluide écarlate. Irrémédiablement. La nervosité la gagne, me gagne aussi, grandit en nous et finit en un fou rire commun. Elle me regarde, m’invite.

— Déshabilles toi, rejoins-moi, ce soir je décide de m’en foutre, et c’est ton foutre que je veux maintenant.

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Après nos furieux ébats, elle se doucha. Dans un fauteuil je l’attendis, elle revint, ses beaux cheveux relevés sur la nuque, enveloppés d’une serviette. Elle ne portait rien d’autre, souriante elle s’assit sur le lit face à moi et entrepris de vernir les ongles de ses orteils. Était-elletroublée par mon regard, ou bien revivait-elle nos moments de furie érotique, un mouvement trop brusque, le vernis rougit les draps. Et je ne sais plus si je regardais cette tache rouge sur la literie ou, offert à mon regard par sa position, la belle couleur de son sexe source insatiable de plaisirs.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Pidgy :

Une fois, pas deux

 

Pensive, elle pose du vernis sur les ongles de ses orteils.

Il était beau cet homme. Il avait un charme fou. Il m’a donné envie de lui. Juste par son allure, son parfum, sa façon de me regarder.

Il a regardé mes pieds. Longuement.

Curieusement.

Je me suis surprise à les regarder. Qu’y a-t-il vu ? J’avais mes open-toe. J’aime bien les mettre le lundi. Pourquoi ? Une prolongation du week-end ? Une envie de liberté ? Voir ce que mon ami du moment a embrassé, caressé le week-end ? Je ne sais pas.

J’ai regardé. Et voilà, je n’avais pas mis de vernis. Mes ongles étaient immaculés. J’avais oublié de les vernir.

J’ai relevé la tête, rencontré son regard. J’y ai lu “Dommage”. Je me suis mordue les lèvres de dépit.

Je me suis sentie coupable. Je ne le connaissais pas et juste par ce regard posé sur mes orteils, ce regard dans le mien, je me suis sentie fautive. Fautive d’avoir déçu cet homme qui me plaisait sans le connaître, qui m’aurait peut-être souri, parlé qui sait ?

Si ça se trouve je suis passée à côté d’une belle histoire ? Sotte que je suis. Mon manque de soin m’a peut-être coûté cher !

Demain, je refais le même trajet à la même heure. Je mettrais des sandales. Il verra tous mes orteils. Cette fois-ci, ils seront parfaits, vernis de rouge passion ! Je vais y mettre du soin, de l’attention, de la perfection !

Oui, je serai parfaite ! Il me sourira.

Il faut qu’il me sourie !

Je le veux !

Je LE veux !

Le blog de Pidgy

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Les oulimots de De La Vega :

On naît deux fois…

Le jour où l’on vient à la vie, dans la douleur, l’euphorie.

Et le jour où l’on devient femme, dans un tourment exquis.

Ce jour où, pour la première fois, on se colore d’amour.

Elle s’y voit déjà, à la faveur du cocon de velours…

 

Elle lave ses anxiétés,

Et se maquille de passion.

Elle s’embaume de rêves fruités,

Et se pare d’exaltation.

 

Aujourd’hui l’adolescente étourdie, voit éclore des traits experts,

Et laisse à demain, le jour où elle naîtra mère.

 

On naît trois fois…

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Les oulimots de Faffwah :

Haïku1

Vernis renversé                         

En restera-t-il assez                    

Pour le second pied ?                 

 

Haïku 2

L’attention portée

À la perfection du pied

A tout renversé

 

Haïku 3

Charnelle torsion

Pour tous les orteils orner

Le rouge a versé

 

Sonnet

Tu étais belle au saut du lit mon adorée.

Et pourtant, pour me plaire un peu plus ce matin

Tu as verni tes beaux pieds d’un rouge mutin

Afin d’encore m’exciter ainsi parée.

 

Ton corps contorsionné était une merveille

Dont je ne pouvais plus détacher mon regard

Je te contemplais donc, éberlué, hagard,

D’un geste délicat repeindre tes orteils.

 

Mais l’attention portée à l’ornementation

De tes extrémités que nous pouvions avoir

Nous fit omettre, hélas, celle due au flacon.

 

Qui finit par verser sur la couette, c’est con.

Mais, loin de m’arrêter à ce menu déboire,

Je vins à tes côtés pour de folles passions.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots d’Airelle :

Précision ancestrale d’un geste impérial.

Qui, le temps d’une pose de vernis se souvient qu’au pays du soleil levant, seules les femmes de grandes noblesses se peignaient les ongles en rouge ?

Aujourd’hui, d’actrices en pin-up de jeunettes en femmes fatales, de putes aux vertueuses, nul homme ne peut saisir ce compendium d’estime de soi.

Par ce geste et ce choix de couleur, il est de style d’affirmer une supériorité de sa jeunesse, de sa féminité et de sa beauté.

Point de noblesse à étaler si ce n’est celle de son goût de ses choix et de son amour propre.

Seul son jugement reste souverain en ce lieu, au sortir du bain. Après tant de soins sur un corps souple et gracile, reste à répandre vernis et couleur sur les griffes félines.

Et si le pot se renverse, étale ce rouge sous vos yeux médusés, peut être qu’au fond se rappelle à nos soins qu’au féminin, une noble couleur naturelle ruisselle des femmes.

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Les oulimots de KeKanaka :

Le rituel du vernis se faisait l’esquisse de sa transformation. D’un geste sûr et précis, elle rougissait ses ongles tout en contraste à sa pâle nudité. Elle se sentait alors diamant aux éclats de rubis …

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Les oulimots d’Alexandre :

—Fais-toi belle, je passe te prendre dans deux heures

—Il fait chier ce mec ! Pendant huit jours il ne donne plus signe de vie alors qu’il t’a promis de t’emmener dans le club le plus huppé de la capitale. Rien, pas une nouvelle, le téléphone qui sonne dans le vide, pas un texto, pas un mel et il débarque sans crier gare. Genre, c’est moi que voilà, le sauveur de ces dames… Et de susurrer des mots doux  « Ma douce, ma colombe,  j’ai eu une grosse semaine, des clients exigeants, mais ça y est, c’est fait, le contrat est signé.  Et pour fêter cela, je t’emmène au Cocktail Club, il y aura toute l’équipe.  Alors tu me  fais honneur, je veux que tu sois la reine de la nuit, que tous les mecs te regardent en bavant d’envie quand tu seras à mes côtés. Allez ma poule, je te laisse. Tu n’oublies pas le dress-code : du vernis rouge aux ongles de pied et de main. Pour le reste, tu peux venir comme tu es. »

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Les oulimots d’Olivier O :

Fin d’après-midi. Sortie de bain. S’habiller. Prendre son temps. Commencer par le vernis. Rouge. Écarlate. Les mains, ensuite les pieds.

Être pieds et poings liés. Un souhait. Une envie. Un désir. Pour la soirée, pour la nuit qui se prépare.

La perspective est en renversante.

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Les oulimots d’Antoine Saint-Michel :

Le taxi déposa Emma devant chez elle, rue du faubourg Saint-Antoine. Elle se sentait plus sale que jamais après la nuit passée à subir l’assureur et, malgré la fatigue, elle pénétra dans son immeuble mue par l’idée fixe de se précipiter sous la douche.

A peine avait-elle refermé la porte de son appartement qu’elle commença à se déshabiller, abandonnant chaussures, bas, robe… sur le chemin de la salle de bains. Elle fit couler l’eau, brûlante, et resta un temps infini sous le jet de la douche, tout en retirant ce vernis trop sage qu’elle avait mis pour lui plaire, ne pas faire trop pute.

Après s’être savonnée une cinquième fois, et shampouiné les cheveux d’autant, Emma coupa l’eau en se disant qu’elle s’était débarrassée de l’odeur fétide de l’assureur et de toute trace d’ADN qu’il aurait pu laisser. Dans la glace, elle se sourit et murmura « enfin seule ».

Emma pouvait maintenant prendre soin d’elle. Peignoir, serviette autour des cheveux, elle choisit pour ses ongles le plus carmin de sa collection. Un air de jazz, « My Funny Valentine » par Chet Baker et Gerry Mullivan, et elle s’installa sur son lit pour mettre son vernis. Lentement, délicatement, chaque ongle rouge l’éloignait de l’enfer et la ramenait à son désir de redevenir une putain. Juste une putain, non l’amoureuse, non la femme faible de la soirée et la nuit passées, mais une putain, une vraie, celle qui domine les hommes par l’illusion du pouvoir que leur donne l’argent.

La bouteille de vernis se renversa sur les draps qu’elle avait changé la veille, avant de partir dîner, une prémonition lui avait soufflé qu’elle aurait besoin de propreté à son retour. « Je me ferai rembourser par l’assurance », ricana-t-elle intérieurement.

Emma laissa sécher son vernis en se promenant dans son appartement, nue. Elle rangea ses affaires sous les notes de la Passion selon Saint Matthieu. Il aurait fallu dormir mais elle préféra vivre l’urgence de retrouver sa vie de prostituée. Alors elle resta nue à écouter la musique de Bach en attendant son client de midi qui la nettoierait des turpitudes de la nuit.

Le blog d’Antoine Saint-Michel

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Les oulimots de Popins :

La rit-tourne Elle

 

Me faire belle ? Mais pourquoi ?

Juste pour toi ? Moi j’veux pas.

Si sensuelle, c’est pour toi

Être en dentelle avec des bas

Une autre gazelle il te faudra.

Être ton trophée ? Moi j’veux pas.

Tu dis que tu m’aimes, j’te crois pas,

On dirait que mon âme t’intéresse pas.

Les caprices ? J’connais pas !

Dis j’suis belle ?Allez dis moi !

Si ce soir, j’me fais vermeil

C’est pas pour toi,  juste pour moi.

Tu sais que je t’aime ? Répète-le moi !

Serre-moi fort ! Embrasse-moi !

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Jour 28 : Une contrainte sapide par un auteur de mauvais genre

Contrainte : Entrave, Chuchotement, Empreinte, Sapide, Cyprine, Ventre, Toison, Morsure, Ordre

 

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James Wigger, Descending red shoes, 2011.

 

Les oulimots d’anniversaire de Ssslll2 :

Vous êtes gentils vous avec vos chuchotements mais je le sais, oui je le sais que je ne vais pas répondre à vos ordres Monsieur.

Vous aurez beau bomber le ventre, imaginer effleurer ma toison, procéder à de petites morsures ĺà ici, me laisser vos empreintes … Je ne réagirai pas… Point de tabous pourtant entre nous deux… Point de sapide discussion… des mots… juste des mots entre nous… ceux capables de générer cette douce cyprine. Point de frustration… juste une discussion entre deux inconnus de part et d’autre d’une vitre, cette entrave… entre un taulard et sa visiteuse.

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Les oulimots de Associedudiab91 :

Dans ma tête quel est cet ordre incessant

Ce chuchotement troublant

Où je parcours sans entrave ce corps sapide

Glissant le long de ce corps jusqu’à cette toison nimbée de cyprine

Pour y laisser ma morsure en une empreinte indélébile…

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Les oulimots de VonVauvert :

La chambre écarlate

Là au sous-sol se trouvait une pièce baignée de lumière rouge, où crépitaient des flashs stroboscopiques incessant l’on pouvait encore entendre par bribes, couvert par les pulsation des rythmes chaotiques de ce que l’on pouvait à peine encore assimiler à une quelconque musique, les ordres aboyés par le Masque. Au milieu, se trouvait Magda, sa sombre toison écartelée, pantelante, souillée de sueur et de crachats, le ventre ravagé des morsures de la nuit. Le masque aimait partager avec Tommy ses sombres envies, Magda souriait… Tommy, lui n’avait eu de cesse, régulièrement et méthodiquement de laisser empreintes et lacérations sur la croupe de Magda.

Dans l’air saturé, et pauvre en oxygène, flottait encore, comme une odeur de cyprine… Soudain la musique s’arrêta, les corps épuisés tombèrent au sol. Dragana surgit toute de latex vêtue faisant claquer son fouet en de cinglant espoirs…. Rodéo !

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Les oulimots de Loetilibellule :

On a tous un jour cette sensation de morsure vous savez celle qui nous entrave…

Cette peur qui nous dicte notre quotidien;La peur au ventre…

Celle dont les chuchotements nous font hérisser les poils du torse.

Un jour cette peur prit forme sous un ordre simple et sapide.

Cet ordre me laissera une empreinte et la découverte si douce de la Cyprine dans ma toison.

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Les oulimots d’un JoueurParisien :

Je l’invitai donc à explorer nos envies sans aucune entrave, chaine, contrainte, attache autre que celles que serviraient à pimenter nos jeux érotiques.

Elle fut vite liée, bâillonnée pour mieux s’offrir pour mieux jouir et que ses cris de plaisir ne soient plus qu’un long et superbe gémissement, chuchotement,, murmure, susurrement.

La fessée qu’elle reçut laissa une empreinte, marque, trace, signature sur son magnifique cul.

Je pus ainsi la déguster et en découvrir son goût sapide.

Sa cyprine, rosée, sève, eau coulait le long de ses cuisses ouvertes.

J’embrassai et lécher son bas-ventre, pubis, sexe, abricot.

Il était exempt de toute toison, crinière, fourrure, pilosité,

La dégustant intensément, je laissai quelques traces de morsure, crocs, dents, canines.

Nous jouîmes tous deux, je la contemplai, si belle, offerte, les cheveux en fatras, fouillis, enchevêtrement, dés-ordre.

Le blog d’un JoueurParisien

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Les oulimots d’Eschi :

« Enlève ta culotte ».

Cet ordre fini de lui tordre le ventre. Elle s’exécute sans le regarder, parce qu’elle a un peu honte, là, à l’arrière de la voiture qui les conduit… elle ne sait pas où. Mais elle lui fait confiance. Elle s’accroche à cette confiance, même. Elle lui tend la petite étoffe en soie sans un mot. Son sourire à lui devient carnassier quand en s’en emparant il voit la quantité de cyprine qui imprègne la culotte. La soirée s’annonce excitante, il la sent prête à obéir à tous ses ordres. Il a longuement travaillé la soumission de cette femme trop fière, trop indépendante. Il sait aujourd’hui comment la transformer en un regard, un chuchotement. Il n’a plus besoin d’entraves physiques pour la contraindre. L’empreinte qu’il a laissé sur son âme vaut toutes les cordes, toutes les menottes. Elle ne se débat plus, d’ailleurs. Depuis la morsure sur son épaule qui l’avait fait sursauter, il l’a marquée plus qu’il n’aurait cru. Elle s’est débarrassée de sa toison intime sans sourciller pour être encore plus sapide à son goût. Cette tigresse mourrait d’envie de se faire dompter… mais il sait qu’elle a encore des limites qu’elle n’a pas franchi. Il saura être patient.

La voiture s’arrête. Ils sont arrivés. Il la regarde déployer ses jambes gainées de soie et sortir de la voiture. Elle redevient fière. Il en est fier.

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Les oulimots de gRésille :

—Je vais vous attacher, les mains liées, des entraves aux pieds. Je ferai des noeuds et tisserai des liens le long de votre corps, vous serez ma poupée articulée. Je vous ferai mienne car vous me possédez déjà. Je poserai mon empreinte partout sur vous, dans votre ventre, sur votre toison, entre vos lèvres et dans vos cheveux. Je vous pétrirai de foutre et de cyprine, je vous façonnerai à l’image de ma débauche. Je lêcherai votre sapide saveur, boirai vos larmes salées. Je vous arracherai baisers, cris et chuchotements. Je marquerai votre peau à coups de griffes et de morsures. Quand tout cela sera finit jeune novice, vous pourrez enfin rentrer dans les Ordres.

Le cardinal réajustât son habit puis fit un sourire à la jeune créature à ses pieds.

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Les oulimots d’Antoine Saint-Michel :

Emma voulait tomber amoureuse, être désirée pour elle-même et non payée pour les plaisirs d’un homme. Le courtier en assurances lui paraissait le candidat idéal, elle avait même ressenti un serrement au ventre quand elle était face à lui, dans son petit bureau. Sans manifester d’enthousiasme, il avait accepté sa proposition de dîner et rendez-vous fut pris dans un restaurant choisi par lui.
Emma se fit belle, avec goût et élégance. Quand elle sortait, elle prenait toujours soin d’être ainsi une jeune femme dont nul ne pût soupçonner les vices. C’était sa première invitation à dîner qui ne soit pas vénale. Le dîner fut varié et sapide, le courtier ne paraissait pas s’intéresser plus que de raison à Emma. Il la questionna brièvement sur sa vie, ses clients, puis il ne parla que de ses problèmes de sectorisation commerciale. A l’heure du café, elle était convaincue qu’il ne serait pas l’homme pour lequel elle changerait de vie, et n’avait du reste plus le désir de changer.
Quand brusquement il se pencha vers elle par-dessus la table et, dans un chuchotement :
– J’ai besoin de te baiser, viens passer la nuit chez moi, c’est tout près.
– J’ai connu des invitations plus courtoises, Monsieur, lui mentit-elle, ingénue (Emma n’avait jamais connu d’invitation, seulement des convocations sur devis accepté).
 – Ce n’est pas une invitation, c’est un ordre.
Elle reçut ce mot comme une morsure. Et en même temps elle voulait suivre cet homme soudain mystérieux et peut-être en jouir.
 C’était un appartement sans originalité, avec très peu de meubles ; les pas résonnaient sur le parquet. Pas de bibelots, pas de photos, aucune décoration. Juste des rayonnages de livres, à l’infini, seule empreinte laissée par l’humain en ce lieu.
 Elle était debout au milieu du séjour, attendant qu’il dise un mot. Il s’installa dans le canapé et lui dit de se déshabiller. Son ton n’appelait aucune réplique, son regard était sévère. Emma sentit sa toison s’inonder de cyprine et obéit. Il lui fit signe de s’approcher, lui dit de s’agenouiller. Alors il saisit ses seins. Il lui fit immédiatement mal. Elle comprit qu’il ne fallait pas gémir.
« Tends-moi tes poignets ». Il lui passa des entraves, deux bracelets de cuir. Emma comprit que la nuit serait longue et pénible.
 Au petit matin, Emma s’enfuit de l’appartement en se maudissant d’avoir espéré en l’homme. Elle avait des marques, ses seins lui faisaient mal, sans parler de l’état de son intimité. Arrivée chez elle et après avoir pris soin de son corps, elle écrivit une lettre recommandée pour résilier son assurance.
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Les oulimots de Nicolas Verville :
— Lucas, quand vous en aurez fini avec les empreintes, vous m’amènerez le suspect.
— M’sieur l’commissaire, j’suis innocent ! J’y entrave que dalle à cette histoire !
— Madame V. affirme pourtant que vous lui avez fait subir des sévices !
— Ben, ouais, Paulo est toujours prêt à rendre service !
— Elle prétend que vous arrachez un à un les poils de… hum, son bas-ventre, enfin, sa toison.
— Ben, il faut bien le plumer, cet oison, on va pas le rôtir comme ça !
— Vous vous fichez de moi, c’est clair. Elle porte aussi des traces de morsure !
— Ah, oui, mon grand-père le disait, rien n’est plus sûr que la mort, ni plus incertain que l’heure d’icelle.
— Qu’est-ce que vous dites ? Cessez vos chuchotements ! Encore un rappel à l’ordre et je vous renvoie en cellule ! Euh, voyons un peu. Ah ! Vous auriez pratiqué des caresses, euh… buccales… à Madame V. sous prétexte que vous trouviez… comment dire… un goût agréable… enfin…
— Ah ! M’sieur l’commissaire, c’est tout à fait ça, c’te garce, elle a la cyprine sapide !
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Les oulimots d’Olivier O :

Ses chuchotement étaient des ordres, ses mots, des morsures. Elle ne mit pas d’entrave à ses initiatives. Il zébra son dos des empreintes de ses ongles. Il rasa sa toison, goûta sa sapide cyprine. Il la mit sur le ventre, leva son cul et la prit par derrière. Ce soir-là.

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Les oulimots de Iotop :

Abandon

Aujourd’hui j’entrave mes premiers mots, mes premières émotions d’un matin crachin oursin à dessein d’imposer sa mauvaise humeur comme une mauvaise herbe envahissante tentacule.

Et puis ce chuchotement qui par de là et va vers ici ou là-bas comment savoir avec mon humeur de dents carriers et douleurs cintrées à col de nuque.

Et pourtant je me sens terriblement vivante à cette empreinte marquée sur ma ligne de vie en collet battu, je m’accroche, m’agrippe, m’empoigne, m’attache, et puis je m’accouple à la caresse de ta bouche salivé et sapide.

Enfin, je cyprine pour toi, mon Amour, ventre à ventre, nos fruits à nos courbes se bandent et se débandent. Tu es ma toison d’or, ma parenthèse infernale, ma tyrannique fleur… et ma morsure.

Tu es ma moisson… et je meurs, sur le parvis de tes mots, de ta lettre, glissée par honte sous la jupe de ma porte, au regard de mon seuil.

J’ai envie de CRIER… Tu es ma raison et mon Ordre. Je ne suis qu’une larve qui jamais ne connaîtra le paradis de notre amour.

Je HURLE… me vide, me dessèche, devient poupée de chiffon entre ces quatre murs d’hôpital…

Le blog de Iotop

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Les oulimots de KeKanaka :

Il est un ordre qui se fera empreinte humide,

À ta toison offerte où coulera cyprine sapide,

D’un chuchotement ton obéissance sera limpide,

Aux entraves imposées te feront soumise splendide,

Aux morsures de mes désirs tes réactions impavides,

Mes initiales sur ton ventre tracées de mon liquide …

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Les oulimots de ‘vy :

L’âtre crépite avec voracité et les morsures du feu sont presque venues
à bout des grosses buches que je lui ai offertes. Et je repense à toi,
Cyprien, à l’ordre naturel de tes désirs que tu savais si bien maitriser
avant d’en libérer l’incandescence. Dans ces langues rougeoyantes qui
dansent et se dévorent entre elles, tout comme autrefois, je nous
revois. Avant l’entrelacement de chairs sapides, le festin s’annonçait
de qualité et d’élégance, de dépravation et de succulence, un
cheminement vers notre combustion, la grâce d’une offrande, toi et moi
sur le radeau de l’éternel. Aujourd’hui nos fantômes s’agitent sous les
chuchotements de ton absence. Je nous revois, nous y sommes, moi debout
dénudée d’une fierté amusée te défiant devant la cheminée. Toi, maitre
de vie, saigneur ou soigneur, selon les heures. Je les entretiens ces
images comme je nourris le feu. Les voix du souvenir sont des entraves
au présent quand elles se taisent. Alors oui, j’alimente, j’extrais, je
veille sur ce brasier de notre amour qui vrombit, claque, explose.
J’exposais, mon ventre, ma gorge, ma docilité fragmentée, j’étais puzzle
de chair, toison chaude, croupe bandée prête à bondir. Ce jour je
t’invitais à passer à table. Ton regard gourmand quand tu plongeas et
retiras tes doigts enivrés de moi, « Tu sens bon, je te garde ». Devant
toi le saint-pierre, marqué comme il se doit de l’empreinte du saint,
moi en face un verre de Sancerre blanc à la main, je t’observe, tu poses
tes couverts et tu portes à ta bouche entre pouce et index la chair
blanche et ferme du poisson. Un soupir de ravissement avant de
t’exclamer : « Ce saint-pierre au jus de cyprine est un délice. »

Le blog de ‘vy

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Les oulimots de Gérald :

La journée avait été difficile et stressante : pourquoi les gens sont agressifs se dit-il. Il allait fermer l’agence quand elle est entrée, belle, hautaine. Il était hypnotisé, il ne trouvait plus ses mots. Il était prêt à travailler des heures pour la satisfaire, mais elle vit qu’il était tard  et elle lui proposa de venir chez elle pour finir le dossier, en lui demandant s’il aimait les surprises.

Quand il arriva chez elle, il était aux anges, il en avait des papillons dans le ventre. Pour une surprise , ce fût une surprise.  Elle était là, devant lui, tout de cuir vêtue, avec une petite robe si courte qu’il pouvait deviner sa toison et  une cravache à la main. Elle lui demanda de se mettre à genoux. Il aimait la soumission, aussi il le fit avec plaisir, ne discutant pas son ordre. Elle s’approcha de lui, lui donna une gifle si forte que l’empreinte de sa main fut marquée sur sa joue. Déshabille-toi lui ordonna t-elle. A peine fut-il nu qu’un violent coup de cravache s’abattit sur ses fesses, la morsure le fit hurler de douleur. Elle lui fit mettre ses mains dans son dos et lui mit des entraves reliant ses poignets à ses chevilles.

Puis, contre toute attente, elle s’approcha de lui, souriante, lui parlant doucement avec des chuchotements suaves. Elle souleva sa robe, lui demandant de lécher son sexe : il s’appliqua, passa sa langue avec soin. Il l’entendait gémir de plaisir, il  était tellement fier  de la rendre heureuse, de lui donner autant de bonheur. Elle ne tarda pas à jouir, il goûta avec plaisir sa cyprine qu’il trouva douce et sapide.

Jamais il n’aurait imaginé vivre un moment aussi merveilleux, il ne voulait pas que cela se termine, et pourtant, le téléphone se mit à sonner, lui raisonnant dans les oreilles, le bruit était infernal mais familier, celui de son réveil et le rêve pris FIN.

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Les oulimots de Pidgy :

Les hommes préfèrent-ils les blondes ?

Etes-vous déjà sortis avec une blonde ? Oui sans doute. Cette honorable assistance a du en voir passer quelques unes.

Mais une vraie blonde ? Une vraie de vraie ? Avec les yeux bleus et tout et tout ? C’est moins fréquent.

J’ai eu cette chance. Un temps.

Je me suis surpris à lui dire que je me prenais pour Jason. Comme lui, j’avais cherché et trouvé la Toison d’Or. Oh, elle n’a pas été compliquée à dénicher : juste en bas de son ventre. Bien soignée, taillée aux ciseaux comme je l’ai vue faire parfois, douce et dorée. Une merveille. Elle aimait être impeccable là. “Fraîche” était l’expression qu’elle employait.

C’était une vraie amoureuse.

Elle aimait l’Amour sans entrave. L’Amour avec un grand A. Quand venait le moment des ébats, elle entrait dans un état d’excitation amoureuse tel que ses yeux semblaient briller, même dans le noir, comme ceux d’un chat, d’une chatte plutôt. Il ne fallait pas de caresses trop poussées pour qu’elle fournisse une cyprine abondante, sapide mais à l’odeur et à la saveur jamais retrouvées. Peut-être parce que c’était une vraie blonde et que je n’ai connu que des brunes ensuite.

Il n’y avait pas besoin de lui donner d’ordre pour qu’elle se mette à quatre pattes. Elle aimait cette position. Elle disait qu’elle avait été vilaine et qu’il fallait la punir. Bien douce punition ma foi. Pour elle et pour moi.

Nous respections ce qu’avait dit Saint Exupéry en parlant de l’amour : “Aimer, ce n’est pas se regarder l’un l’autre, c’est regarder ensemble dans la même direction.”

Mais en douceur, caresses plutôt que claques sur les fesses. Je ne bats pas une femme, même en levrette.

Enfin, douceur pas toujours. Quand elle jouissait, elle avait parfois tendance à me faire des morsures, plus ou moins fortes, à l’épaule quand nous étions face à face. L’empreinte qu’elles laissaient était un bon indicateur sur son niveau de jouissance. Vous comprenez que pour le salut de ma peau, je préférais la voir de dos. Cela me permettait aussi, à la fin de nos ébats, quand elle disait “arrête” parce que, toute à sa jouissance, elle était partie dans un monde que je ne pouvais qu’imaginer, de lui faire quelques chuchotements à l’oreille. Ces tentatives pour savoir ce que ça lui faisait, ce qu’elle ressentait, se sont toutes soldées par des échecs. Elle reprenait son souffle et ses esprits et ne voulait ou ne pouvait pas parler.

Je soupçonne les femmes, dans leur malignité, ne pas vouloir divulguer les secrets de leurs voyages dans les contrées de la jouissance.

Pour ne pas nous faire envie peut-être ? Ou de peur qu’on ne recommence plus par jalousie ? Allez savoir ce qui passe dans leur tête à ces moments là ?

Le blog de Pidgy

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Les oulimots d’Alexandre :

—Bonjour Mademoiselle, je travaille pour l’institut Qualitatis, je réalise une enquête pour une grande enseigne culturelle.  Auriez-vous quelques minutes à m’accorder ?

—C’est que j’ai peu de temps

—Ne vous en faites pas, vous n’aurez qu’à répondre pour oui ou par non. Et pour vous remercier, je  vous remettrai  des bons d’achat offerts par nos partenaires. Si vous le souhaitez, je peux  vous donner quelques exemples des offres qui vous sont  réservées.

—Euh, dites toujours.

—Sachez qu’à la  fin du questionnaire, vous repartirez avec une  enveloppe contenant  pas moins de quinze promotions. Je ne peux les citer toutes, mais retenez au moins trois prestations très recherchées : 38 % de réduction pour l’empreinte de vos dents en prévision du remplacement de celles-ci en cas de chute ou de coup et 50% pour une liposuccion sur le ventre. Mieux encore, 75% de réduction sur un traitement de la peau contre les morsures du soleil.

Ah, cela ne vous intéresse pas ?  Ne partez pas ! Vous serez peut-être la grande gagnante de notre tirage au sort d’un séjour de 8 jours aux Iles Losinj et Cres. Vous ne connaissez pas ? Ces îles jumelles sont les perles du golfe de Kvarne en Croatie, Elles auraient, dit-on,  abritées la Toison d’or.  Vous y séjournerez tous frais payés pour deux personnes. Un vrai paradis,  le personnel d’un hôtel 5 étoiles sera à vos ordres. Aucune restriction, aucune entrave, vous fixez vous-même votre emploi du temps. Imaginez  une mer d’azur, la plage déserte pour deux, entre baisers et chuchotements, vous laissez votre empreinte sur le sable vierge. Les paysages sont envoûtants et les fruits gorgés de soleil. La vigne y produit un vin sapide très particulier : les grappes sont à peine macérées –selon une technique gardée secrète – et l’on obtient une boisson non pas aux arômes d’épices et de fruits noirs comme on pourrait s’y attendre mais avec un goût de cyprine aigre-douce, un vrai régal ! Avouez mademoiselle que vous pouvez m’accorder un peu de votre temps !

Non ?

C’est ça… disparais !  Phhh… Toutes des poufiasses !

 

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Les oulimots de Faffwah :

J’aime quand tu m’entraves et qu’avec ta toison

Tu caresses mon torse, mon ventre et puis ma joue

C’est si bon quand ainsi de mon corps tu te joues

Et cette soumission me met en pâmoison

 

Les empreintes laissées par tes douces morsures

Et le chuchotement des ordres à mon oreille,

Me donnent du plaisir, c’en est une merveille

J’adore, je l’avoue, ces châtiments obscurs.

 

Pour me récompenser d’avoir tant enduré

Tu m’offres à déguster, ô toi ma délurée

Ta sapide cyprine à ton con ruisselant

 

Tout ce cheminement a donné de l’élan

À notre relation qui, peu à peu, mourait

Tant elle avait perdu tout son côté sacré

Le blog de Faffwah

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Les oulimots d’Airelle :

Doux souvenir que ce premier jour où tu m’as accueillie dans ton antre. On avait pourtant parlé de longues heures pour se rassurer.

Tremblante et décidée à me laisser porter, tu as su me guider doucement. Tu as ouvert tes bras m’invitant sans entrave à m’y réfugier. Je m’y suis engouffrée dans l’espoir final de ne plus en sortir.

Doucement tu m’as dévêtue…

De ton regard que j’aurais préféré à cet instant ne pas voir, tant j’en avais peur, tu m’as enveloppée sans aucune sentence sur ce que tu découvrais. D’encouragements en chuchotements, de sourires en mots rassurants, je te laissais prendre le dessus.

Comment puis-je résister, alors que de sapides souvenirs, m’avaient conduit jusqu’à cet instant.

Me voilà nue. Plus tremblante encore, plus effrayée que jamais. Ton ordre de me mettre à plat ventre sur le lit me surprit. Mais une fois sur mon renflement je me sentais à l’abri, un peu cachée de toi et de toutes ces sensations d’angoisses de curiosités si… déroutantes.

De tes mains douces et fermes, tu as laissé mon dos faire connaissance de ton touché laissant une empreinte de chaleur sur mes peurs.

Je commençais enfin à me détendre. Je t’ai finalement laissé te paître de moi, de ma cyprine. Tu m’as ouverte délicatement à toi, à tes baisers et tes morsures subtiles et légères. J’avançais mes mains timides vers ta toison…

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Les oulimots d’un vieux cochon andropausé :

Sa toison dort malgré morsures, ordres et chuchotements, sapide reste l’empreinte de sa cyprine séchée sur son ventre, je n’entrave rien.

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Les oulimots de Popins :

Switch

A genoux, j’attends ses ordres. Mes yeux sont recouverts d’un bandeau opaque, ma bouche comblée par un bâillon-boule. Je ne peux me fier qu’à mon ouïe et à ma peau. Je l’entends tourner autour de moi. Mon épiderme perçoit les mouvements de l’air emporté par la cravache qu’il semble agiter dans le vide. J’attends sagement qu’elle s’abatte sur moi. Mes genoux me font mal.

—Relevez-vous Madame.

A quatre pattes, collier au cou comme unique vêtement, il attend mes ordres. Il lève les yeux et me voit manipuler la petite cage qui bientôt emprisonnera sa virilité. Nos regards se croisent, il baisse la tête à nouveau. Il attend sagement mes ordres.

—Viens ici.

Je me relève et il entrave mes poignets. Je sens un lien qui glisse entre les boucles de cuir et qui les relient. Mes bras se lèvent, fixés à je ne sais quelle potence. Je l’entends respirer, je sens son souffle sous mes aisselles.

Il s’approche de moi, le regard baissé. D’un mouvement de la main je lui intime l’ordre de se relever. Son sexe est à ma hauteur. Je l’entrave dans une cage. Je la ferme avec une petite clé dorée que je glisse dans mon décolleté.

Je sens maintenant la morsure du cuir sur mes fesses, sur mes épaules, sur mes seins. Chaque fois, la tige laisse une empreinte brûlante sur ma peau et dans mes chairs. Mes bras prisonniers me maintiennent debout. Ma salive coule par delà la boule qui garde mes lèvres ouvertes bien que je ne puisse émettre aucun son. Il s’approche de mon oreille, sa respiration me l’annonce :

—Ne jouissez pas maintenant, me chuchote-il.

Je prends son sexe captif entre mes pieds voilés qui font des va-et-vient sur le plastique dur. Je me caresse les seins tout en demandant à l’homme devant moi de me regarder. Une de mes mains descend vers ma vulve que je fouille langoureusement. Mes orteils descendent jusqu’à ses couilles enserrées pour maintenir la prison de sa bandaison bien en place. L’empreinte du plastique s’est imprimée sur sa peau fine. Je m’approche de ses lèvres, me détourne vers son oreille et lui chuchote :

—Ne jouis pas maintenant, avant de laisser l’empreinte de mes dents sur son lobe.

Il fait maintenant glisser ses doigt sur ma toison. Mes fesses me brûlent, mes bras tirent. Il entortille mes poils avant de venir se glisser dans ma cyprine. Ses doigts s’agitent en moi. Je tangue. De l’autre main, il investit mon cul. Je suis au bord du supplice, il me libère:

—Jouissez maintenant !

Je viens frotter mes doigts dégoulinants de cyprine sur son gland, à travers l’ouverture de la cage. Il pousse un râle. Je le masturbe dans son écrin transparent, je joue avec sa toison  Mon autre main se dirige vers son cul. J’humidifie son anus avec ma mouille avant d’y glisser mes doigts. Il se trémousse comme une petite chienne en chaleur. Je le libère:

—Jouis maintenant !

Il me rend la vue, libère ma bouche et dénoue mes mains. Il essuie ses mains sur mon ventre et y étale ma cyprine.

—Léchez Madame.

Je libère son sexe. J’essuie son sperme sur mon ventre.

—Lèche maintenant.

Il me prend dans ses bras.

Je l’enlace tendrement.

 

Des plaisirs opposés, presque contradictoires en apparence mais finalement si semblables, juste à la recherche du plaisir. Le brutal, le tendre. Le bien, le mal. La domination, la soumission. Autant de facettes d’une même personne qui forment un tout harmonieux, une sexualité sapide adoucie de quelques glaces à la vanille.

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Jour 27 : Une contrainte viking par le rédacteur suprême de la désinformation

Contrainte : invitation – calendrier – viking – astrolabe – souris – canon – iPhone – manteau – sac à dos

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Ferrotype réalisé par Giles Clement

 

Pour vous désinformer c’est ici, et pour lire l’interview sur le blog des oulimots par Maître Roger c’est .

Les oulimots d’Alavie :

Par un hasard de calendrier, l’astrolabe me mena sur le pont céleste d’un viking. Depuis, l’attente, vibrant de l’iPhone, dans l’émoi, les ondes d’envies grondaient en moi, et bourdonnaient tel un canon. Le connaître, le reconnaître cela palpitait, militait en mon âme…..

Attendant, comme une souris, tapie, apeurée, sauvage, un appel, des mots susurrés, une invitation. Le voir, l’observer, l’entendre de nouveau m’obsédait, hantait mes jours et nuits. Prête à surgir, comme un obusier, manteau endossé, sac à dos, en mains, vide pour y fourrer des lectures choisies de ses réflexions, et tenir de ses mains, l’esprit ébahi, sa force d’âme.. Toinous…arpenter le pont, mains dans la main.

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Les oulimots d’Airelle :

Mon IPhone sonne dans mon sac à dos, le sms vient de mon viking. Il est dans la région et me demande de lui faire une place dans le calendrier. Son invitation est claire et je sais que nos retrouvailles seront explosives./ Son astrolabe lui indique toujours où je me trouve lorsqu’il se rend dans le coin. Je suis son petit canon des montagnes comme il aime le dire. Il est mon viking. Sa force, sa carrure imposante qui me font sentir petite souris lorsque je me love dans ses bras. Son long manteau imposant, et les marques du soleil sur son visage, lui donnent cet air d’aventurier aux yeux bleus profonds. Je suis ravie et m’empresse de lui répondre. Je lui laisse le choix de la date…

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Les oulimots d’Alexandre :

Voyons son dossier…  C’est lui le jeune stagiaire qui me sera confié ? Mais il est canon ! Si j’en juge à sa photo, il est beau comme un dieu viking !

Vérifions le calendrier…You hou   il sera présent trois mois. Avec cela, si je n’ai pas le temps de lui proposer une invitation à aller boire en fin de journée c’est que je suis la dernière des imbéciles ! A deux cents mètres de là, « l’Astrolabe » ce bar feutré, sera le lieu idéal.

Et bien j’en suis revenue du beau stagiaire !  Tu parles… Quel balourd ! Le premier jour, il  avait à peine posé son manteau et son sac à dos qu’il me sortait son téléphone portable, un iPhone dernier modèle s’il vous plait.

Il tenait absolument à me montrer les photos de sa petite chérie. A contrecœur, je rentre dans son jeu  et là qu’est-ce que je découvre, je vous le donne en mille ! Sa petite chérie, c’est une souris, oui ! une souris blanche ! Monsieur le viking s’est pris de passion pour ce petit rongeur.

J’ai horreur de ces petites bêtes !

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Les oulimots de De La Vega :

Là, maintenant, j’ai envie d’hurler !

J’ai envie de fermer les yeux et de laisser courir mon index au hasard sur un calendrier, pour lancer l’invitation.

J’ai envie de lâcher mon Iphone frustrant, prendre mon manteau, mon sac à dos et faire sonner le canon.

Mais à ton contact, je n’ai plus rien du Viking et sans l’astrolabe il est périlleux de te situer.

Malgré tout, c’est le bonheur fantasmé et l’appétit aiguisé que je souris à ton idée.

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Les oulimots de EtSiOnSenAllait :

Dieu Nordique

Ce matin de janvier, la photo du calendrier reçu pour Noël lui faisait plus penser à un Viking nu dans son pays nordique et sauvage qu’à ce dieu stadier en noir et blanc contrasté. Était-ce le thé un peu trop tiède d’avoir rêvé trop longtemps ou étaient-ce justement les restes de ces rêves confus de la nuit ? Toujours est-il que sa vision était troublée, et ses idées clairement ailleurs.

Une gorgée de ce thé vert de chez Daman Frères plus tard, elle sentit un souffle frais dans son dos. Et soulevant le regard de son mug, elle découvrit à travers les verres encore embués un paysage rocailleux et glacé, dont les couleurs s’éteignaient dans une nuit polaire. La lueur de l’aurore boréale donnait des indices sur le relief environnant. Plus de doute : nul besoin d’un astrolabe ou du GPS de son iPhone pour qu’elle réalise qu’elle était à Bøstad, au cœur de la terre de ce peuple conquérant…

Sa vision revenue, elle reconnu le Dieu nordique qui se tenait là, devant elle. Nu. Canon. Fort, musclé, bâti, solide. Impressionnant. Intimidant. Mais elle senti immédiatement la douceur qu’il cachait derrière sa barbe fournie et dans ses yeux protégés dans ce visage marqué par la force des éléments et l’épreuve du temps. « Souris » se dit-elle. Signe évidemment universel, il lui refléta la pareille. Et elle ne peut résister à l’invitation de venir se rapprocher de lui.

Elle senti sa force la pénétrer. Ses muscles la serrer. Elle se sentait si petite dans ses bras énormes, mais elle se sentait à l’abri du monde. Et comme le côté sauvage l’avait envahi, elle se laissa prendre de surprise par la volupté qui se dégageait de ses caresses, de ses doigts… Elle ferma les yeux, un instant, peut-être plus longtemps. Laissa ses idées la guider. Elle n’entendait alors plus que sa respiration et la sienne, elle ne sentait plus que son chaud parfum.

[…]

Combien de temps s’était passé ? 5 minutes ? 10 minutes ?

Une gorgée de ce thé vert de chez Daman Frères plus tard, elle respira. Les odeurs vertes embaumèrent son esprit. Elle ouvrit les yeux. Posa sa tasse. Enfila son manteau et attrapa son sac-à-dos. Porte de la maison claquée, elle était prête à affronter tous les Vikings du jours.

Le blog de EtSiOnSenAllait

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Les oulimots de Nicolas Verville :

Naviguer vers le large avec pour seules guides les étoiles, droit vers l’inconnu, sans boussole, sans astrolabe. Auras-tu le courage d’un viking pour ce voyage-là ? Tu souris dans tes larmes. L’écran de ton Iphone ne relaie que les messages froids des indifférents, l’invitation à une fête où tu n’as pas ta place. Les cases vides du calendrier, blanches, tous ces jours à venir, sans elle. Dans la mémoire du Canon, des images que tu n’oseras plus ouvrir. Vos deux silhouettes en une, sur ce quai de gare, elle avec son bonnet rouge et son manteau de pensionnaire, ton sac à dos oublié sur la terrasse, vos adieux hâtifs. Était-ce la dernière fois ?

Le blog de Nicolas Verville

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Les oulimots de Faffwah :

Te photographier nue sous ton grand manteau

Que ce soit au Canon ou alors à l’iPhone,

Quand à mon objectif alors tu t’abandonnes

Je trouve tes atouts plus que transcendantaux.

 

J’aime quand je me rends à ton invitation

Cochée fébrilement sur un calendrier.

Avec mon sac à dos je suis comme aiguillé

Vers le temple sacré de toutes nos passions

 

J’ai cette impression d’impétuosité

Qu’un fier viking aurait à la vue de ton corps

Désir inassouvi qui toujours me dévore

 

Avec une boussole ou bien à l’astrolabe

Qui ne servent qu’à faire un dodécasyllabe

Je finis ce sonnet bien mal empaqueté

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Pidgy :

Perdu, trouvé

Je fume tranquillement une cigarette au balcon. Il fait beau. Je regarde passer les gens dans la rue.

 Ouah, une beauté traverse la rue. Elle a tout ce qu’il faut où il faut. Magnifique. Quel canon ! Je lui fournirais bien quelques munitions.

 Mes pensées guerrières sont interrompues par la vibration de l’iPhone dans ma poche.

Un SMS vient d’arriver, j’ai vingt-cinq ans. Non ! Qu’est-ce que je raconte ? Encore cette foutue chanson qui vient me hanter !

 “J’ai votre sac. Si vous voulez récupérer la cagoule noire et la boule de cuir à lanières, venez au 69, rue du Plaisir. Troisième étage, la porte sera ouverte”.

 Bon sang ! Je crois que quelqu’un a trouvé mon sac à dos. Comment a-t-il eu mon numéro de téléphone ? Ah oui, c’est vrai. Je l’avais noté sur la carte du Tagada pour le donner à Francesca. J’ai oublié de le faire et elle est restée dans le sac, avec mon attirail pour les soirées à thème qu’il y a au calendrier du Tagada.

 J’ai l’air malin maintenant. La curiosité me pique. Le message est laconique mais il me donne envie d’aller voir. Je vais répondre à cette invitation.

 Je mets mon manteau, sors de chez moi et quitte notre copropriété “L’Astrolabe”. J’aime bien ce nom. C’était la conserve de La Boussole, le bâtiment commandé par La Pérouse avec qui j’ai des liens particuliers. Après un trajet tranquille où je n’ai pas vu un rat, juste quelques souris, j’arrive au 69, rue du plaisir.

 Pas d’ascenseur ! En avant nouzotres pour trois étages à pied. La porte est ouverte. C’est du parquet. Mes pas résonnent.

 Une voix dit : “C’est au fond du couloir !”.

 J’avance. J’arrive à l’entrée d’une pièce. Je me crois au Tagada : une croix de saint André, des chaînes, des menottes, divers instruments aussi bizarres qu’inconnus et au milieu, trônant majestueusement, un viking massif.

 Enfin je pense que c’est un viking vu le casque qu’il porte et le baudrier de cuir qui constituent ses seuls vêtements.

 Il a un membre gigantesque, un bras d’enfant avec une tête de chat pour vous donner l’idée de la chose, et il est déjà dans des dispositions de fêtes. C’est plus un Vit King qu’un Viking en vérité.

 Il arbore un grand sourire en me désignant le sac dans un coin et en me tendant cagoule et boule de cuir.

 En souriant à mon tour, je retire mon manteau et le reste. L’après midi sera agréable je crois.

Le blog de Pidgy

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Les oulimots d’Olivier O :

Il reçut l’invitation sur son iPhone, directement sur son calendrier. Pour se rendre en bateau au pays des vikings, mieux valait s’équiper : sac à dos, manteau, et astrolabe pour la navigation. Il avait hâte de revoir, le temps d’une croisière, cette souris suédoise plutôt canon.

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Les oulimots d’ Antoine Saint-Michel :

Emma devait faire assurer son appartement et prit rendez-vous chez le courtier le plus proche de chez elle trouvé dans les pages jaunes.

C’était un homme mûr, de taille moyenne, aux cheveux bruns tondus courts, des lunettes rondes qui lui donnaient l’air d’un intellectuel. « Et donc je mets quoi, à la rubrique profession, mademoiselle ? » demanda-t-il après avoir compris le métier d’Emma. « Services à la personne en profession libérale à domicile, ça ira ? »

Non, ça n’irait pas, se dit le courtier qui choisit un libellé plus sobre mais moins fidèle, « aide-ménagère ».

Emma le regardait avec curiosité et finalement intérêt pendant qu’il remplissait pour elle le long questionnaire nécessaire à établir le devis de son assurance. Elle se dit que tout en cet homme était une invitation à mieux le connaître, le comprendre. Pour une fois, c’est elle qui s’intéressait à un homme.

Son tout petit bureau était encombré d’objets sans rapport avec les assurances dont Emma se demandait ce qu’ils faisaient là, ou plus précisément quelle était leur histoire. Cet homme n’était certainement pas du genre à accumuler des objets au hasard, sans raison.

Par exemple, il y avait une petite statuette en verre soufflé orange, « c’est un Viking » lui souffla-t-il en voyant son regard interrogateur. A côté, un petit astrolabe suspendu à une tige de métal, le souvenir typique d’une boutique de musée. Sur un coin du bureau, un gros appareil photo reflex Canon, incongru. Et au pied du même coin du bureau, un sac à dos rouge de photographe. L’assureur surveillait en permanence les mentions de son iPhone, relié à son PC. Il lâchait régulièrement sa souris pour y tapoter un message, comme s’il était seul. Derrière lui, un manteau noir suspendu. Seul objet à une place normale, et Emma songea que l’assureur devait être élégant, ainsi habillé.

Quand elle lui demanda s’il ne voudrait pas dîner un soir prochain, il releva ses yeux et la dévisagea par-dessus ses lunettes. Pourquoi donc ? demanda-t-il sans ouvrir la bouche.

« J’en ai juste envie », répondit-elle.

Emma avait subitement envie de tomber amoureuse, peut-être même de changer de vie pour cet homme et ses objets qu’elle connaissait depuis un quart d’heure.

Le blog d’Antoine Saint-Michel

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Les oulimots de ‘vy :

Dans l’enveloppe Célestine avait découvert une invitation pour deux
personnes à l’exposition Machines à dessiner qui avait lieu au musée des
Arts et Métiers.  Elle allait demander à Béa de l’accompagner. Elles
arriveraient bien à obtenir une autorisation de sortie en récompense de
leur dernière prestation. Par un heureux hasard du calendrier, elles
purent se rendre à l’exposition dès le lendemain.
Les salles étaient sublimement éclairées et les objets de grande valeur,
tirés pour la plupart des réserves de l’école des Arts et Métiers,
rayonnaient d’une beauté mystérieuse qui retenait l’intérêt et
l’admiration du visiteur.
—Que c’est beau ! Regarde Céleste, qu’est ce que c’est ?
L’astrolabe trônait comme en suspension dans une vitrine, il semblait
émerger de l’obscurité. L’éclairage caressant des luminaires faisait
ressortir chaque détail minutieux.
Célestine semblait pensive, un sourire sur les lèvres.
—Pourquoi tu souris bêtement ?  lui demanda Béatrice.
—Je me dis qu’il nous ressemble un peu. Crois-tu que nous soyons aussi
belles quand on est en représentation.
—Moui, je me vois bien en planétaire comme celui-ci… Sérieusement
j’aimerais connaitre une telle apesanteur.
—Je peux vous renseigner mesdemoiselles ? Je suis médiateur. …
N’hésitez surtout pas si vous avez des questions.
Célestine entraina son amie en la tirant par la manche de son manteau.
—Pas question, Béa, on ne parle aux mecs….
—Surtout qu’il est canon.
—Ne me fais pas ce coup-là.  Tu sais que je ne jouis pas de ta liberté.
Et si…
—Et si et si, qui peut nous voir ici ? Tu ne trouves pas qu’il
ressemble à un Viking avec ses cheveux dorés ? On peut regarder, non ?
—Il ressemble surtout à une séance de plus chez le malade chez qui
j’étais hier. Allez viens, on s’en va.
—Attends, qu’est ce qu’il y a dans cette …
C’est à ce moment précis que le drame se produisit. Béatrice se prit les
pieds dans un sac à dos qui trainait sur le sol, elle perdit l’équilibre
et se rattrapa comme elle put, envoyant quelques doigts dans l’oeil du
viking qui bascula sur une des tables à dessin, laquelle s’effondra
ainsi que tous les objets qui s’y trouvaient dans un vacarme
époustouflant.
Célestine tira énergiquement Béa vers la sortie avant que leur image ne
soit saisie par un des iPhone qui mitraillaient le jeune homme ahuri au
milieu des décombres.

Le blog de ‘vy

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Après ces moments d’extase, j’aurais pu craindre que proposant une invitation, consultant son calendrier, telle un Viking son astrolabe, la jolie souris diablement canon ne refuse, se fiant à son iPhone et disparaisse après avoir enfilé manteau et pris sac à dos.

Mais ne furent ni sac à dos pris, ni manteau mis, ni iPhone consulté. Le canon ne tonna pas à mes oreilles, je souris, et sans consulter un astrolabe pour trouver ma route tel un guerrier viking, négligeant le calendrier, je lui lançais une invitation.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Iotop :

Invitation

Je regarde l’invitation. Je suis dubitatif. Elle ne correspond pas à mon calendrier lunaire. Il n’y a que ce viking de pacotille, ce farceur à deux sous, ce paltoquet d’égouts pour m’inviter à la première de l’astrolabe, en hiver.

Pourtant, je souris. Je prends un canon, puis un deuxième. A le gueux, il veut que je sois présent. Il va en prendre plein les mirettes. Tiens, si j’avais récupéré dans cette autre dimension cet iPhone, j’aurai une fois encore imposé ma vision des choses.

Enfin, ce n’est pas important, après tout. J’ai de quoi les occuper et puis cette invitation ne changera pas la face du monde.

Je vais prendre mon manteau tout chaud, mes moufles et autres tissus de bonnes laines et mon sac à dos. Allez, hop, direction le grand ouest. J’en ai bien pour une bonne semaine de marche en chemins de traverses pour les rejoindre tous ces gueux de magiciens et d’alchimistes.

J’ouvre ma porte. Fait un froid d’étoile polaire. Je regarde mon enseigne suspendue de belle ferronnerie : Nostradamus – Conteur.

Le blog de Iotop

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Les oulimots de Popins :

A l’abordage !

Dans les années 80, les minots ne jouaient pas aux écrans. Le numérique -iphone et compagnie- ne géraient pas leur vie et seuls quelques privilégiés possédaient une Atari et chassaient des extraterrestres carrés ou jouaient au ping-pong confortablement installés dans un canapé. Les autres avaient de l’imagination.

Quand mon voisin Roger me lançait une invitation pour le week-end, c’était fête et joie au programme. Nous remplissions notre sac à dos de trésors : bonbons, couteaux et gourde, un petit bout de ficelle ; nous enfilions notre manteau et nous voilà aventuriers.

Dans la forêt, il devenait viking, moi Fifi brindacier. Les bois devenaient un  univers à explorer. Une souche devenait canon et nous partions à l’abordage d’un rocher. Nous traversions des mers pour découvrir un nouveau continent sur l’autre rive de la rivière. Quand Roger voulait m’impressionner, c’est en haut d’un arbre qu’il scrutait les alentours pour trouver un territoire vierge où aucun humain n’avait posé le pied.

L’été, dans son jardin, nous plantions une tente canadienne. A la nuit tombée, nous regardions les étoiles avec un astrolabe fait de plastique et de papier. Puis nous nous glissions dans nos duvets et nous rêvions d’une semaine de trois jours : mercredi, samedi et dimanche, ou d’un calendrier fait uniquement de jours fériés. Et nous nous endormions heureux et innocents.

Au fil du temps, nos envies de découvertes ont changé. Sous la toile, c’est mon territoire qu’il a exploré, un nouveau monde et d’autres jeux s’offraient à nous.

Quand je pense aux trésors, qu’en moi, il a déterrés, je souris avec nostalgie.

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Jour 26: Une contrainte en filigrane par une femme enchiennée

Contrainte: Tolérance, exergue, consensuel, anachronique, plume, outrance, effluve, filigrane, spéléologie

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Ralph Gibson, Leda, 1974.

 

Les oulimots de ‘vy :

En filigrane sur sa peau, il espérait voir apparaitre l’ineffable, ce que les meilleures finissaient toujours par lui offrir.

Sous la lumière douce de la lampe qu’il glissait lentement à l’envers de la partie la plus courbée du dos de la jeune femme, la réaction chimique finirait par avoir lieu. Célestine était d’une tolérance exceptionnelle. Son assurance n’avait pas été trompeuse.

Il avait saupoudré son corps nu d’une fine couche de talc utilisé en spéléologie pour les descentes en rappel dans les gouffres, ce qui, d’après son expérience, était d’une efficacité optimum.

Il fallait une tension parfaite pour que la révélation eut lieu, il tira davantage sur la corde, le ventre tendu à outrance s’ouvrirait bientôt au précieux mystère qu’il espérait.

Célestine ainsi mise en extension ne put s’empêcher d’ébaucher un sourire, considérant qu’elle s’était un peu trompée sur les termes de leur accord : « consensuel » lui avait-on préciser au téléphone, elle était loin d’avoir compris le sens de l’expression. Et pour le coup, ce qu’elle subissait n’était pas de l’ordre de la sensualité pour laquelle elle s’était préparée. Sourire ou grimace ? Sa souplesse compensait mais c’était limite. Elle  ne pourrait pas aller plus loin, c’est ce qu’elle tenta d’expliquer mais le son qui sorti de sa bouche était tellement crispé qu’on aurait dit un petit cri de souris.

—Tu es parfaite, patiente encore un petit instant lui dit-il, et je te détache ma jolie. La sueur et le talc fusionnaient merveilleusement bien, il effleura doucement la peau duveteuse avec la plume propre et neuve préparée pour libérer l’apparition. C’était pour lui toujours de l’ordre d’un petit miracle, un peu comme le doigt d’un dieu qui donne sa bénédiction. Combien étaient-ils ? trois… quatre… cinq mots, la magie opérait et révélait une phrase complète qu’il utiliserait en exergue de son prochain « opus anachronique ». Le public en était tellement friand.

Tu as été généreuse, tu peux te rhabiller, lui dit l’homme en relâchant d’un coup les cordes, libérant Célestine qui s’affaissait au sol et, par la même occasion les effluves corporelles qui se répandirent dans l’antre du virtuose. Il ébaucha une grimace et, avant de sortir, lui montra le repas que son secrétaire avait posé sur la table près d’une enveloppe.

Le blog de ‘vy

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Les oulimots de Charlotte :

Ce que nous faisons est consensuel. Évidemment. Et pourtant, nous dérangeons puisque nous mettons en exergue notre amour différent. Sans outrance, il dérange pourtant. Les bien-pensants. Les étroits du bulbe. Les limités de l’humanité. Sous ma plume, ceci paraît anachronique. Nous sommes en 2018, bordel ! Si j’ai envie de faire de la spéléologie entre ses jambes, ça me regarde. Ça la regarde. Je n’ai aucune tolérance pour les rageux. Les jaloux. Les moralistes. Leurs critiques révèlent en filigrane leur peur d’être insuffisants. En attendant, je me vautre avec délice dans l’effluve de sa chatte trempée.

Le blog de Charlotte

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Les oulimots de gRésille :

Je fais une pause, le souffle court, hisse le sac de cordes contre mon bassin et me met en position foetale. Je ne peux pas éteindre ma frontale dans ce boyau, la terre glaise me donnerait une sensation de glissement très mal venue. J’ai mes limites. La spéléologie seul est un acte suicidaire, je connais les risques. Sur le même terrain consensuel je me mets à fredonner mais pas trop fort, juste pour alléger le bruit fracassant des battements de mon cœur. Lesquels pourraient s’emballer. Il n’y a que moi ici et je suis le seul à faire du bruit. Avec mes gestes, avec mes organes. À outrance. Il en va ainsi de tous mes sens. La moindre effluve en filigrane autre que ce que dégage mon corps en sueur me met en alerte. Un gaz peut être ? Une décomposition inflammable ? Je ne pourrais donc pas utiliser mes bâtons de magnésie. J’aimerais être une plume portée par le vent mais je ne suis que lourdeur malhabile. Quelque chose vient de me monter dessus en s’enfuyant. A cette profondeur ça ne peut pas être un rongeur, c’est donc un insecte massif. J’ai tout un bestiaire anachronique qui refait surface et m’oblige à quelques tremblements. Avant cette aventure j’ai mis en exergue dans ma lettre d’adieu que je ne voulais pas être enterré. Quelle ironie. J’ai soif mais la gourde se trouve être hors d’atteinte, reposant sur mon coccyx, il me faudrait opérer une rotation ardue.

Un bruit lointain me stimule soudain, je sors de ma torpeur. Mais quel est ce vague rugissement ? Tout résonne contre les parois, ce râle est inhumain. J’arrive au bout de ma tolérance.

—Kévin, sors du placard on passe à table. Je ne retrouve plus le chat, as-tu vu Mirza ?

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Les oulimots de De La Vega :

Du bout d’une plume, je chante la grâce de ton âme.

A la pointe de l’émoi, en filigrane, je dessine les volutes de ton corps.

Ton enivrante spéléologie se reflète, je ne suis plus moi.

Le consensuel vole en fusion, la tolérance en adoption.

Tu mets en exergue l’outrance qui me noie, ensommeillé.

Et si par malheur je me réveille, tes effluves fantasmées me hantent…

Vestiges anachroniques d’une nuit à rêver.

 

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Les oulimots de Brice :

J’ai beau faire preuve de tolérance, être consensuel, ne pas faire de vagues mais, secrètement, j’ai envie d’outrance. Je me rêve pamphlétaire à la plume acérée, mis  en exergue ou à l’index par ses lectrices et lecteurs. Je voudrais qu’à l’ouverture de mon ouvrage, les effluves de mes passions les entourent et les hantent, qu’en filigrane ils puissent prendre conscience de leurs raisonnements anachroniques et puissent apprendre et évoluer. Je me rêve démiurge aux mots créateurs d’un nouveau courant de pensée, d’une nouvelle révolution.

Mais la réalité me rattrape, je ne suis que scribouillard au clavier édenté qui apprend et progresse… un peu.

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Les oulimots de Mar :

Elle s’était toujours donnée sans compter, elle avait toujours pris ce qu’elle voulait sans rien demander; elle était libre depuis toujours et se foutait pas mal que le regard des braves gens manque cruellement de tolérance à son encontre.

Elle vivait sa vie comme si elle était toujours au soleil de midi, pleine de son insouciance et portant parfois d’un lit à l’autre, les effluves de différents amants. Elle se souciait peu de la discrétion, elle était audacieuse, éclatante au grand jour. Oh, elle pratiquait parfois la spéléologie, mais uniquement en baladant ses doigts dans des cavités propices à délivrer d’onctueuses sécrétions.

Rien n’était consensuel chez elle, elle riait intérieurement d’être taxée de scandaleuse, elle en jouissait presque. Elle provoquait le désir, l’appelait, faisait naître des rêves haletant chez bien des hommes et mettait en exergue tout le plaisir contenu chez bien d’autres. Fantastique maîtresse, inoubliable baiseuse, elle était qualifiée d’artiste de la fornication par nombre de ceux qui avait connu sa couche, ou seulement goûté aux faveurs de sa bouche. Les compliments, elle s’en moquait autant que des quolibets, elle chassait ces fadaises d’un haussement d’épaule. Elle se disait artisane du cul et ce qu’elle usinait le mieux c’était les queues.

Mais voilà, ça semble peut-être anachronique, pourtant saisir par la queue est bien souvent une façon de choper en plein cœur, elle en a attristé des damoiseaux des virils des rustauds et autres matelots, quand elle quittait leur chambre. Eux qui venaient tout juste de découvrir l’amour à l’aune de ses bras et l’excès et l’outrance et le sexe ! Le vrai, le poisseux, celui qui fait tourner la tête. Pour eux elle était femme de leur lit, à défaut de leur vie.

Et elle partait toujours, ignorant les pleurs, les regrets. Elle avait la peau tannée de tant de mains de mâles, qu’elle n’en sentait plus le mal. Elle était forte et droite dans ses escarpins, elle qui avait tant connu la culbute.

Une vraie peau de vache, rompue à tout, jamais repue de rien.  Pourtant… lui savait regarder entre les lignes que formaient ses traits, ses rides, ses cicatrices, il voyait en filigrane ce que les autres ne percevaient qu’à peine. Il avait la clé de son âme, il ne le savait, elle savait. Son beau poète à la plume qui la rendait folle, éperdue, perdue. Sous ses mots elle mouillait, gémissait, aimait; le soleil brillait plus que jamais. Ils la baisaient tous, lui elle le buvait, lui faisait l’amour, le regardait, l’écoutait.

Dieu qu’elle le trouvait beau ce garçon, cette passion, dieu qu’il lui manquait quand au sein de son lit, aucun corps n’avait le poids du sien. Il était jeune, il ne savait pas, ne jugeait rien, il dessinait les arbres et la rivière, il l’attendait toujours au bout du chemin. Mais demain elle ne reviendrait pas le voir, elle le laisserait pour continuer son existence de femme de mauvaise vie, plus que tout elle tenait à son épitaphe. Quand tout serait finit, sur une pierre serait écrit qu' »Elle n’avait jamais appartenu à personne ».

Elle se trompait, choisir une voie est renoncer à une autre, j’espère qu’elle ne comprendra jamais, qu’elle allait vivre en cessant de se laisser porter.

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Les oulimots d’Antoine Saint-Michel :

« La tolérance, il y a des maisons pour ça ! » Le procureur n’avait pas donné dans l’originalité en citant Clemenceau pour contredire violemment une collègue d’Emma appelée lors de son procès par la défense pour témoigner de son absolue non-violence. C’était une toute jeune femme, trop jeune pour ne pas choquer les jurés par son métier de prostituée, une proie dont le procureur ne fit qu’une bouchée, avec outrance, détruisant en quelques minutes l’image de modération que l’avocat d’Emma avait voulu donner de l’accusée.

Alors qu’il aurait dû être consensuel, ce mot qui voulait évoquer la bienveillance d’Emma, son acceptation « tolérante » des déviances d’autrui, avec en filigrane son amour des hommes, ce mot fit perdre toute contenance au procureur qui partit ainsi dans une diatribe au ton anachronique pour se donner de l’importance. Mettant en exergue l’indispensable défense de la moralité publique, preuve en étant que son oubli menait au crime dont Emma s’était rendue coupable, monsieur le procureur s’emballait, s’attirant les foudres du président du tribunal qui demanda plus de respect pour l’accusée. « Du respect ? Mais quelle spéléologie faudra-t-il accomplir pour trouver quand dans sa misérable vie l’accusée fut respectable, monsieur le président ? Et cette témoin ! Mais comment ose-t-on présenter à la Cour une pareille catin ? Il suffit de la regarder, d’écouter ses propos scandaleux, pour sentir l’effluve du vice ! »

L’avocat d’Emma restait impassible, il semblait même satisfait tout en prenant des notes à la plume, sur des feuilles volantes. Emma s’étonnait de le voir si calme, apparemment indifférent à ce qui se jouait. « Les jurés ne suivront pas ce fou furieux, il va les braquer et ce sera parfait pour vous, mon petit ! » lui avait-il dit après la séance de ce jour-là.

La suite prouva qu’il n’avait rien compris à la nature humaine.

Le blog d’Antoine Saint-Michel

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Les oulimots d’un vieux cochon andropausé :

Ce ne fut pas de manière anachronique que la plume titilla ses fondements à outrance. Soudain explosa ce moment consensuel, ses délicieuses effluves cessèrent d’être filigrane, la fausseté de la tolérance de l’ordre des chose fut soudain mise en exergue, ainsi naquit une forme ludique de spéléologie…

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Les oulimots d’Airelle :

Le Domaine du Baron

De séminaires en réunions je les vois défiler ces jolis messieurs aux costumes bien taillés et aux mains parfaitement manucurées. Ils me lorgnent en filigrane avec outrance. Je m’en amuse et sais pertinemment que ce soir dans les bras de leur belle ils m’auront oubliée ou pas…

Mettant en exergue leur regard insistant je suis absorbée telle une fourmi aux tâches qui m’incombent. Vérifier que rien ne manque, des croissants aux boissons chaudes et froides et donne les instructions de manière consensuelle au personnel désigné.

Ils en auront pour leur argent, le domaine est bijoux. Nulle tolérance n’est admise dans ce majestueux théâtre de pierre et de tentures aux couleurs lie de vin. Et ce, même si ce lieu se prête aux nuits chaudes et torrides de corps mélangés à explorer comme en spéléologie. Un jour j’installerai l’anarchie au domaine du Baron et ces messieurs viendront s’encanailler dans les effluves érotiques. En attendant légère comme une plume, je m’assure que leurs réunions se passent dans de bonnes conditions, laissant mes anachroniques pensées derrière moi.

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Les oulimots de Iotop :

Tolérance… définition

Je pose ma valise sur le bord de la route. Il est tard, il fait beau, le ciel est bleu.

Est-ce vraiment ma valise que je pose ? Je recommence.

Hier j’ai posé ma tolérance sur le bord de la route. J’exergue : toute vie commet des erreurs et l’erreur est une tare.

Pas de consensuel possible.

Il manque quelque chose ? Je recommence.

Hier j’ai posé ma tolérance sur le bord de la route et l’ai… tuée.

Mais est-ce hier ? Il y a peut-être dix ans, vingt ans. Ma confidence est-elle anachronique ?

Demain l’aube sera pendue en même temps que moi, haut mais pas court. Agonie en perspective ?

Ma plume ne tremble pas, mon encre s’éparpille et griffe mon incompréhension.

Je l’ai tuée ? Possible. Je suis coupable ? Possible. Je n’ai pas fait exprès.

Pour certains, mes propos vont de l’intolérable à l’outrance… l’outrancier. Intolé… comme intérieur, entôler ? Prison. Enfermement.

J’ai voulu enfermer la tolérance et son effluve sur le parvis de la société qui impose son diktat, car cette tolérance n’est pas celle de ma définition. À la tolérance, il ne faut qu’une seule définition.

En filigrane est inscrit son acte de foi et rien ne sert de creuser même avec une formation en spéléologie. Faut-il le mettre au jour et dire seulement que la tolérance ne doit pas être défigurée. Voilà notre seule définition.

Le blog de Iotop

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Les oulimots d’Olivier O :

Spéléologie numérique. Twitter : tolérance ou outrance ? Quel Tweet en exergue pour être consensuel ? Ne pas y être est-ce anachronique ? L’effluve des gazouillis se répand dans les TL, RT et DM. En filigrane des @ et #, attention à ne pas perdre des plumes dans tout ce vacarme.

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Les oulimots de KeKanaka :

De ma plume mettre en exergue si belle outrance,

De tes effluves voir en filigrane si douce tolérance,

De nos anachroniques pensées sentir consensuelle attirance,

La spéléologie de nos âmes en quête de nos plus secrètes jouissances…

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Les oulimots d’Alexandre :

Surtout pas de vagues,  qu’ils disent.  Soyez consensuels, qu’ils répètent. Que vos maitres mots soient bienveillance et ouverture d’esprit.  Et de nous répéter de mettre en exergue cette maxime : « La tolérance est la mère de toutes les vertus ».

En clair, émoussez vos plumes, bannissez toute  outrance.  Jouer sur des émotions fortes devient anachronique.

Et oui, aujourd’hui, pour vendre du café, il faut seulement laisser apercevoir les effluves. Inutile d’aller faire de la spéléologie pour retrouver dans les rayons d’archives les campagnes publicitaires de jadis. Aujourd’hui, même en filigrane, on ne peut pas faire apparaitre  l’image d’un planteur viril tombeur de ses dames.

Quelle époque !

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Les oulimots de Pidgy :

On ne fait pas beurk, même si on n’aime pas !

Je te regarde dormir.

Tu es nue. Comme d’habitude.

Tu me tournes le dos.

Je peux voir le tatouage, en bas de ton dos.

En exergue, il y a : “Vous qui entrez ici, laissez toute espérance !”. La citation est adaptée d’après toi. Tu n’aimes pas la sodomie. Tu le dis clairement. Cela peut sembler anachronique de nos jours, mais ce que tu qualifies de “spéléologie” n’a pas du tout ton agrément. J’irais jusqu’à dire ton manque de tolérance.

En parlant de cette variante de l’Amour tu la qualifies d’outrance à l’Amour. Cela me fait sourire à chaque fois : tu confonds toujours outrance et outrage. En filigrane, derrière (c’est le mot) ce refus, je sais qu’il y a ces effluves qui te chatouillent les narines. Tu as l’odorat très développé. Tu ne supportes pas. Sur ce point, notre avis est consensuel. Pourtant, ce n’est pas l’envie qui me manque de tremper ma plume dans cet encrier particulier mais ton tatouage me rappelle que mon châtiment serait exemplaire.

Ce n’est pas grave.

Je suis patient.

Tu y viendras un jour ou l’autre.

Je le sais.

Le blog de Pidgy

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Faudrait-il donc faire preuve d’une si grande tolérance pour ainsi se sodomiser l’un l’autre ? Avouez au fond qu’il n’y a rien là de si extraordinaire, ce n’est pas comme, au fond, une première pénétration dans une grotte en spéléologie.

Faudrait-il donc faire preuve d’une si grande tolérance pour ainsi se sodomiser l’un l’autre ? Ce jeu serait-il plus difficile à partager que celui consistant à se caresser mutuellement d’une plume ? Avouez au fond qu’il n’y a rien là de si extraordinaire, ce n’est pas comme, au fond, une première pénétration dans une grotte en spéléologie.

Faudrait-il donc faire preuve d’une si grande tolérance pour ainsi se sodomiser l’un l’autre ? Et ne suffit-il pas d’arriver sur ce point à un accord consensuel. Ce jeu serait-il plus difficile à partager que celui consistant à se caresser mutuellement d’une plume ? Avouez au fond qu’il n’y a rien là de si extraordinaire, ce n’est pas comme, au fond, une première pénétration dans une grotte en spéléologie.

Faudrait-il donc faire preuve d’une si grande tolérance pour ainsi se sodomiser l’un l’autre ? Et ne suffit-il pas d’arriver sur ce point à un accord consensuel. Ce jeu serait-il plus difficile à partager que celui consistant à se caresser mutuellement d’une plume ? À moins que vous imaginiez que ces jeux ne génèrent de terribles effluves. Avouez au fond qu’il n’y a rien là de si extraordinaire, ce n’est pas comme, au fond, une première pénétration dans une grotte en spéléologie.

Faudrait-il donc faire preuve d’une si grande tolérance pour ainsi se sodomiser l’un l’autre ? Faudrait-il mettre en exergue cette sodomie réciproque ? Ne suffit-il pas d’arriver sur ce point à un accord consensuel. Ce jeu serait-il plus difficile à partager que celui consistant à se caresser mutuellement d’une plume ? À moins que vous imaginiez que ces jeux ne génèrent de terribles effluves. Avouez au fond qu’il n’y a rien là de si extraordinaire, ce n’est pas comme, au fond, une première pénétration dans une grotte en spéléologie.

Faudrait-il donc faire preuve d’une si grande tolérance pour ainsi se sodomiser l’un l’autre ? Faudrait-il mettre en exergue cette sodomie réciproque ? Ne suffit-il pas d’arriver sur ce point à un accord consensuel. Ce jeu serait-il plus difficile à partager que celui consistant à se caresser mutuellement d’une plume ? À moins que vous imaginiez que ces jeux ne génèrent de terribles effluves. Avouez au fond qu’il n’y a rien là de si extraordinaire, ce n’est pas comme, au fond, une première pénétration dans une grotte en spéléologie.

Faudrait-il donc faire preuve d’une si grande tolérance pour ainsi se sodomiser l’un l’autre ? Faudrait-il mettre en exergue cette sodomie réciproque ? Ne suffit-il pas d’arriver sur ce point à un accord consensuel. Serait-ce anachronique de penser cette volonté partagée indispensable pour ces pratiques ? Ce jeu serait-il plus difficile à partager que celui consistant à se caresser mutuellement d’une plume ? À moins que vous imaginiez que ces jeux ne génèrent de terribles effluves. Avouez au fond qu’il n’y a rien là de si extraordinaire, ce n’est pas comme, au fond, une première pénétration dans une grotte en spéléologie.

Faudrait-il donc faire preuve d’une si grande tolérance pour ainsi se sodomiser l’un l’autre ? Faudrait-il mettre en exergue cette sodomie réciproque ? Ne suffit-il pas d’arriver sur ce point à un accord consensuel. Serait-ce anachronique de penser cette volonté partagée indispensable pour ces pratiques ? Ce jeu serait-il plus difficile à partager que celui consistant à se caresser mutuellement d’une plume ? À moins que vous imaginiez que ces jeux ne génèrent de terribles effluves. Avouez au fond qu’il n’y a rien là de si extraordinaire, ce n’est pas comme, au fond, une première pénétration dans une grotte en spéléologie.

Faudrait-il donc faire preuve d’une si grande tolérance pour ainsi se sodomiser l’un l’autre ? Faudrait-il mettre en exergue cette sodomie réciproque ? Ne suffit-il pas d’arriver sur ce point à un accord consensuel. Serait-ce anachronique de penser cette volonté partagée indispensable pour ces pratiques ? Ce jeu serait-il plus difficile à partager que celui consistant à se caresser mutuellement d’une plume ? Trouveriez-vous quelque outrance à ce partage des rôles ? À moins que vous imaginiez que ces jeux ne génèrent de terribles effluves. Avouez au fond qu’il n’y a rien là de si extraordinaire, ce n’est pas comme, au fond, une première pénétration dans une grotte en spéléologie.

Faudrait-il donc faire preuve d’une si grande tolérance pour ainsi se sodomiser l’un l’autre ? Faudrait-il mettre en exergue cette sodomie réciproque ? Ne suffit-il pas d’arriver sur ce point à un accord consensuel. Serait-ce anachronique de penser cette volonté partagée indispensable pour ces pratiques ? Ce jeu serait-il plus difficile à partager que celui consistant à se caresser mutuellement d’une plume ? Trouveriez-vous quelque outrance à ce partage des rôles ? À moins que vous imaginiez que ces jeux ne génèrent de terribles effluves. Mais peut-être faudrait-il lire là en filigrane un stéréotype de genre dans les jeux érotiques. Avouez au fond qu’il n’y a rien là de si extraordinaire, ce n’est pas comme, au fond, une première pénétration dans une grotte en spéléologie.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Faffwah :

C’était peu consensuel lorsque tu me taillais

Une plume en cette maison de tolérance.

Je mettais en exergue toute cette outrance

Alors que tu m’offrais ton con entrebâillé.

 

L’effluve anachronique qui s’en dégageait

Me donnait des désirs de spéléologie

Pour son exploitation par mon membre rougi

Par une excitation vraiment peu ménagée

 

Il te plaisait alors, à l’aide d’un dessous

Parfumé de tes flux de faire un filigrane

À mon manche tendu, ma belle nymphomane

 

Ta main allait, venait, presque nonchalamment

Et j’étais alors le plus comblé des amants,

Même en étant après gravement sans le sou

 

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Nicolas Verville :

Petit lexique oulimotien (ou comment on s’en sort quand on n’a pas une foutue idée.)

Tolérance : Vagabondage d’une personne qui sort de prison.

Consensuel : Agréable au lit, mais pauvre en conversation.

Spéléologie : Ne pas avoir de chauffage à la maison.

Anachronique : Pratique la sodomie sous l’influence d’une marque française de bière.

Outrance : Un mois de vacances à s’ennuyer.

Filigwane : Imita un weptile.

Effluve : Pour éviter de dire « Et flûte ! » si on est très très poli.

Plume : La plume est le neuvième vers d’un sonnet. (origine : Du Bellay : « Plume plaît le séjour qu’ont bâti mes aïeux »)

Exergue : Abrégé pour ex-ergastule : cachot transformé en studio (à Paris)

Le blog de Nicolas Verville

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Les oulimots de Popins :

L’appétit vient en mangeant

Hier, une promotion sur le Nutella a crée des émeutes dans plusieurs supermarchés. Ce pathétique évènement met clairement en exergue le déclin de notre société. J’ai été témoin de ces scènes.

Pour attiser l’esprit consumériste avec, en filigrane, une volonté claire de mettre l’eau à la bouche aux clients, le célèbre produit avait été chauffé. Les délicieuses effluves de chocolat embaumaient tous les rayons. L’effet aphrodisiaque ne s’est pas fait attendre. Les gens -hommes et femmes- jetèrent rapidement leur cuillère pour tremper directement les doigts dans la pâte onctueuse pour les lécher ensuite, avant de les replonger dans le pot. Le démonstrateur se montra initialement tolérant face à cet évident manque d’hygiène.

Mais quand certains commencèrent à se tartiner le corps, torse et seins inclus, pour s’offrir ensuite à autrui, il fut clairement débordé. Effectivement, balader sa langue sur une personne inconnue dans une grande surface n’a rien de consensuel.

L’appétit venant en mangeant, ils ne se contentèrent plus de dégustations linguées mais se mirent à  croquer leur voisin et voisine de caddie, s’empiffrant à outrance de chair aux arômes de noisette. L’un perdait un doigt, l’autre une fesse quand ce n’était pas  le phallus. Ils se régalaient. Une scène anachronique d’orgie cannibale d’une tribu sauvage en plein temple de la consommation.

Le festin fut interrompu quand les forces de l’ordre arrivèrent en renfort pour rappeler les règles de décence en société. Des affrontements ont alors eu lieu. Il faut remonter loin dans les millénaires pour retrouver trace de pareils comportements, presque une spéléologie dans l’histoire de l’humanité. Car depuis quand est-il interdit de manger à sa faim quand on en a les moyens ?

N’ayant pu finir la poitrine d’une charmante blonde sur laquelle  j’avais étalé ma pâte chocolatée, je me devais de prendre la plume pour crier au scandale et témoigner de l’abus des autorités qui nous dirigent !

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Jour 25 : Une glorieuse contrainte par un danseur passionné

Contrainte : Gloire, Machin, Réglisse, Palonnier, Charlotte, Ylang-Ylang, Clystère, Mâchonner, Palper

ylangylang

Source : http://www.conseils-aromatherapie.com/toutes-les-huiles/huile-essentielle-ylang-ylang/

 

Les oulimots auto-contraint de Pidgy :

Mes nuits à l’hôpital

Il y avait dans l’air un parfum d’Ylang-Ylang. En fermant les yeux je retrouve cette méchante Eurasienne amoureuse secrètement de Bob Morane. Une beauté fatale.

En fait ce parfum, c’est celui de Charlotte, l’infirmière de nuit. Elle passe souvent me voir. Elle croit que je ne le sais pas. Elle pense que je dors. Elle en profite pour me palper le machin jusqu’à qu’il soit en gloire. Alors elle l’engloutit en le mâchonnant un peu, comme si c’était un bâtonnet de réglisse. C’est particulier comme manière de faire.

Je me méfie d’elle. Elle a des pratiques bizarres. Hier, tout en se livrant à son activité favorite sur moi, elle a pratiqué un lavement au moyen d’un clystère monstrueux. J’ai eu un peu de mal à continuer à faire semblant de dormir.

Elle est bizarre Charlotte. Je me demande si elle est bien normale.

Ce matin, j’ai demandé à l’interne de ses nouvelles.

—Charlotte ? Ne me dites pas qu’elle est passée vous voir ?

—Si, pourquoi ? Toutes les nuits même !

—Toutes les nuits !

—Toutes les nuits ? Et qu’est-ce qu’elle fait ?

—C’est gênant, je ne peux pas le dire comme ça.

—Elle vous tripoterait pas voire un peu plus même ?

—Heu oui, on peut dire ça.

-—Ah la la, il va falloir l’attacher dans son lit le soir. Elle s’était calmée mais je vois qu’elle recommence.

—L’attacher ? Mais pourquoi attacher l’infirmière de nuit ?

—Charlotte n’est pas infirmière de nuit monsieur.

—Quoi ? Elle est quoi alors ?

—C’est une malade, soignée en psychiatrie. Elle a pris un coup de palonnier sur la tête en faisant une fellation à un pilote lors d’un vol et depuis elle reproduit son geste. Peut-être dans un espoir de guérison. Mais elle passe son temps à ça. Ce n’est pas facile à concilier dans la vie de tous les jours. Surtout qu’elle a tendance à mâchonner.

—Ah vous savez ça vous ?

—Qui ne sait pas ça dans l’hôpital ? Charlotte est connue de tout le monde vous savez !

—Ah… Et le clystère aussi ?

—Le clystère ! Ah, elle a changé ses pratiques ! Elle est peut-être sur la voie de la guérison. Quelle bonne nouvelle !

Bonne nouvelle tu parles ! Il n’a pas vu la taille de la seringue lui ! De plus une folle qui se balade comme elle veut dans l’hôpital tu parles d’une bonne nouvelle. Heureusement qu’elle n’était pas atteinte de folie meurtrière !

Le blog de Pidgy

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Les oulimots de Faffwah :

Tu suçais mon machin comme tu l’aurais fait

D’un bâton de réglisse. Mais sans le mâchonner.

Ensuite, à le palper tu aimais t’adonner

Comme pour faire gloire à ce membre parfait

~

Tu aimais par la suite t’en faire un clystère

Et moi,comme tracté au bout d’un palonnier,

J’aimais venir en toi, je ne peux le nier.

Ah ce que c’était bon de limer ton derrière.

~

Venait après le temps de douces ablutions

Car tu aimais sentir partout l’Ylang-ylang.

Et c’était l’occasion de nouveaux jeux de langue

~

J’aimais te regarder en charlotte et en string

Le premier attirail préservait ton brushing

Le second, de ton cul, soulignait la tension

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de KeKanaka :

Charlotte ne retirait aucune gloire à mâchonner son bâton de réglisse. Et pourtant, elle le mordait à pleines dents, le tenant d’une main ferme comme s’il s’agissait d’un palonnier, à chaque fois qu’elle se faisait palper le fondement lors de ces clystères humiliants … Sa récompense se résumait alors en ces quelques pétales d’ylang-ylang qui venaient parfumer ses larmes de honte …

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Les oulimots d’Alexandre :

Annie aime peut-être les sucettes à l’anis, mais moi  je peux vous dire que Charlotte, elle  préfère mâchonner un bâton de réglisse. C’est certain, c’est moins gracieux et surtout les bruits de succion ça me tape sur le système.
Je voudrais vous y voir, vous êtes en train  de réaliser une maquette d’avion au 1/25°, de tirer la langue en tentant de fixer correctement le palonnier visible dans la cabine de pilotage et vous avez Charlotte qui vous tourne autour et commente tout en mâchant son bâton :

C’est quoi ce machin ? A quoi ça sert ?

et de prendre des poses suggestives devant ma table de travail.

Bon, d’accord la Charlotte, j’aime bien la culbuter, après lui avoir palpé ses roberts somptueux. Mais là j’ai une maquette à terminer à la gloire de l’aviation hongroise. Dans deux jours, elle doit être sur le bureau de l’ambassadeur à côté du premier prototype de clystère à piston inventé, parait-il, par le médecin Filip Döbling.

Et la revoilà la  Charlotte, mais ce n’est pas possible, elle s’est déversée sur elle tout le flacon d’huile essentielle ou quoi ?

Oh la, la  cette odeur puissante et aphrodisiaque  du  l’Ylang-Ylang,  moi je ne résiste pas. Viens par-là Charlotte  que je te ramone…

Viens vite ! Allonge-toi…

Non, pas sur la maquette !

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Les oulimots d’Olivier O :
Charlotte mâchonnait de la réglisse quand il la palpait. Elle parlait de ce truc-là, ce palonnier. Il ne comprenait rien, rêvait de la pilonner, dopé a l’ylang-ylang. Elle parlait de clystère. Ce soir-là, seuls ses mots restèrent impénétrables et il connut son heure de gloire.
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Les oulimots d’un Joueur Parisien :
Lipogramme (u)
Cette sodomie dont je parlais dans le texte écrit précédemment mena à la gloire de l’extase, ai-je déjà dit.
Ce n’était pas le machin banal, mais échange de plaisirs sodomites,
Sans consommer de réglisse,
Ni manger de charlotte, plaisirs bien vains en cet instant.
L’arôme de la crème servant à vaseliner ses fesses et les miennes était celle de cet arbre nommé ylang-ylang.
Je ne dirai pas si précédemment le clystère servit à elle, à moi,
Ni si elle, si moi était en train de manchonner l’oreille pendant la sodomie.
Mais elle, moi étions fort affairés à palper les fesses sodomisées !
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Les oulimots d’Airelle :
C’est pas moi c’est une copine qui me l’a raconté ! Ta tête sur mes jambes, je te regarde mon bel endormi. Épuisé, abandonné contre ma peau, je t’enveloppe de mon affection grandissante.
Le palonnier te laissera quelques courbatures demain, mais je sais que la douleur te fera sourire. Les effluves d’ylang-Ylang dans la pièce rappellent à mes sens combien tu fus obéissant toi le dominant.
Sous mes coups de fouet, tu as su encaisser sans gémir. Je t’ai torturé à force de te palper, mâchonner et aspirer cette gloire qui compose ta virilité. Tu avais ordre de ne pas jouir… mais tu savais que ta jouissance était tout autre. Il fallait que je te surprenne, il fallait que j’aille au bout de ton défi. J’en ai passé des heures à chercher des idées avec des trucs et des machins, tous aussi étonnants que troublants. J’ai presque renoncer à aller au bout tant je doutais de… toi ?
Tu ne voulais rien savoir, tant tu avais confiance et quelle confiance ! Le clystère t’a rendu fou je ne t’ai jamais vu aussi abandonné. Lorsque je t’ai ordonné de te lâcher, de jouir enfin. Tu as eu le plus bel orgasme que je ne t’avais jamais vu. Tu m’as serré fort à presque m’étouffer. Puis te voilà effondré sur mes jambes la respiration calme. La Charlotte aux fraises qu’on s’était promis de manger après ce moment d’extases inédites, nous attend dans le frigo. Tant pis je prends le réglisse posé sur la table. Et continue de te contempler en imaginant d’autres scénarios…
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Les oulimots de gRésille   :
—Monsieur le Proviseur Mademoiselle Charlotte est arrivée.
—Fort bien, faites la entrer. La petite effrontée se présente devant mon bureau dans toute sa gloire : décoiffée, débraillée et baillant de surcroît.
—Mademoiselle savez vous pourquoi vous êtes là ?
—Oh oui car je mange trop de réglisse et que j’aime les faire durer ! Il paraît que ça n’est pas élégant. Je fais une pause et l’observe un instant. Se moque t’elle de moi ou est elle justement en train de mâchonner ? Son regard est plein de défiances, elle a une main sur la hanche comme si elle attendait que j’en ai fini et comme si tout cela l’agaçait un tantinet.
—Et là bien entendu vous ne mastiquez rien ? Elle plisse des yeux, se dandine sur un pied, j’ai l’impression qu’elle m’imagine tout nu suspendu à un palonnier me balançant au dessus d’un clystère géant. Elle palpe sa poche, en ressort une petite boîte et l’ouvre pour me montrer.
—Oh non monsieur, je ne fais jamais deux fois la même bêtise ! J’en ai fini de ces machins réglissés, ceux la sont des bonbons à l’ylang-ylang !
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Les oulimots de Iotop :

Éphémère gloire

Gloire et trahison de l’effet à la cause
d’un stylo d’un truc d’un machin,
un coup de bol sur l’assiette du destin
impersonnel de l’écrivain au réglisse
en pose sur son balcon de livres édités
et le palonnier guide de l’imaginaire limé
à la lumière des idées une charlotte
sur la tête l’autre dans l’assiette au ventre
et puis celle-ci dans les bras,
parfum d’effet ylang-ylang au programme
lit et relit position du clystère
et la sodomie s’impose à la gloire
parfois par introduction soulagement
d’orifice à l’autre l’encre éjacule
et les mots les mâchonner les coller
sur lignes en courbes à claquer et palper
de l’oseille un instant le reste de l’œuvre
pour la gloire…

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Les oulimots de Nicolas Verville :
— Ça vole ce machin ?
C’est une voix féminine, et au moment même où Porco Rosso l’entend, un subtil parfum d’ylang-ylang lui parvient par-dessus des relents d’huile chaude du moteur. Il se retourne lentement, sans cesser de mâchonner son éternel cigarillo, essuie ses mains pleines de cambouis sur sa combinaison. Le contre-jour dessine avec précision la silhouette de la jeune femme. Porco ressent le vieux pincement au cœur. Si son visage est celui d’un cochon, ses désirs sont encore ceux d’un homme.
— Ce serait pour une balade de deux heures, pas plus.
— Ma jolie, je n’ai rien contre le fait de palper quelques billets, mais pour une balade de deux heures, il faut passer la frontière. Et ça c’est interdit. On est en guerre.
— Pourtant on dit que vous faites ça tous les jours, et pour bien moins que ce que je peux vous offrir. À moins que votre gloire soit factice, basée sur des racontars.
Porco réfléchit. La fille est jolie, il y a ce palonnier à changer et son crédit épuisé depuis longtemps.
— Deux mille, et je vous fais une fleur. C’est quoi votre nom ?
— Moins vous en saurez, mieux ça vaudra. Mon prénom c’est Charlotte.
— Vous avez des bagages ?
— Juste ce sac.
— Et quoi dedans ?
— Un gros clystère pour les cochons curieux. Et tenez, mettez-vous ça dans le bec. De la réglisse. Je ne supporte pas l’odeur du cigare.
En hommage au maître Hayao Miyazaki
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Les oulimots d’Antoine Saint-Michel :
Emma se décrit dans son cahier d’écolier comme une prostituée-modèle. Elle se faisait une gloire que son professionnalisme ne puisse être pris en défaut. Par principe, elle ne refusait aucune pratique, considérant que toute déviance, même parmi les plus dégoûtantes, avait juste un prix. Ainsi, quand cet homme voulut jouer au docteur, en lui décrivant par le menu détail de quoi il s’agissait, Emma lui répondit simplement par une somme exorbitante. Ce qui l’amena à se rendre chez lui pour jouer à la patiente et toucher ladite somme.
 Il la reçut dans son « cabinet », en vérité le garage de sa maison, dans lequel se trouvaient moult accessoires et équipements dignes des lieux de torture de la Sainte Inquisition. Emma faisait mine de ne pas s’inquiéter outre mesure des instruments présents, espérant que cet homme tiendrait sa parole de n’utiliser que le clystère et le palonnier auquel étaient attachés des bracelets et chevillères de cuir qui ne laissaient aucun doute sur l’usage qu’il en ferait.
 Emma regardait cet homme qui n’aurait pas été désagréable s’il n’avait dégagé une horrible haleine de réglisse et s’il s’était mis à parler distinctement plutôt que de mâchonner quelques borborygmes incompréhensibles. Et s’il avait cessé de l’appeler Charlotte, aussi.
 Il la fit se déshabiller complètement et s’allonger sur la table d’auscultation pour la palper, puis l’enduire d’huile essentielle d’ylang-ylang. Avant de passer aux choses sérieuses qui permirent donc à Emma d’accumuler en deux heures le chiffre d’affaire habituel d’une semaine. « C’était bizarre mais ça valait le coup de céder aux caprices du docteur Machin », songeait-elle dans le taxi qui la ramena chez elle, avant de prendre quelques jours d’un repos bien mérité.
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Les oulimots de Brice :

L’apothicaire se faisait une gloire d’avoir tout à portée de main. Ce vieux magasin, sis à l’angle d’une rue du vieux quartier, ne payait pas de mine. C’est pourtant là que Charlotte allait chaque fois qu’elle avait besoin de quelque chose. Que ce soit un bout de réglisse à mâchonner, de l’huile essentielle d’ylang-ylang. En attendant son tour, elle observait le maître des lieux. Elle enviait sa maitrise du palonnier pour mesurer les doses de médecine. Elle le voyait démontrer l’usage d’un clystère à un client. Elle savait que si elle lui demandait, il n’hésiterait pas à la palper pour identifier un mal qui la tenait, que si ce mal nécessitait un mâle pour être soigné, elle pourrait compter sur lui et son machin…

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Les oulimots de De La Vega :

Déjà 2 ans, qu’au hasard d’une grève généralisée des transports, j’avais dû rentrer chez moi à pied.
Cette obligation du premier jour, avait généreusement offert un florilège de délices citadins à mes yeux gourmands. Depuis lors, je me délecte de cette balade quotidienne que je ne remplacerais pour rien au monde.

A peine sortie de la brume nocturne, je me trouve sur un des nombreux quais de la ville. J’aime à déceler dans les yeux des capitaines la gloire qu’ils tirent à se faire voir. Émancipés de la vie terrestre, ils n’en sont pas moins citadins. A l’heure où le canal fume encore, chacun y va de son geste technique : « Mets en place le Palonnier, on va sortir le moteur !! », « Charlotte ! tu peux me passer le sextant ? On va partir ! »
(A croire que la navigation en canal, au 21ème siècle, a ses mystères que seule l’utilisation du sextant semble pouvoir percer… je ris intérieurement)
Le temps dédié à mes flâneries n’étant pas infini, je double la cadence et traverse Kalverstraat sans même regarder les boutiques. Je passe Chinatown en ignorant ces machins sirupeux pendus aux crochets d’échoppes branlantes. (Aujourd’hui, je n’ai pas le temps de chercher à quelles formes de vie ils ont appartenu)

Mais déjà une éffluve chaleureuse, douce, m’appelle à aller de l’avant. Je suis arrivé dans le quartier Rouge. Cette senteur d’ylang-ylang fait de moi l’abeille ivre, sur laquelle le quartier est en train de se refermer. Mon avancée est désormais laborieuse. C’est faisant fi de ma déontologie, que je me repais du spectacle des vitrines rouges. Le voyeurisme stérile auquel je m’adonne avec ces femmes brûlantes et dénudées ne me chagrine même pas, je suis comme captivé. L’enseigne suivante, de style vintage, pique ma curiosité.
On peut y voir deux femmes jouer avec ce qui s’apparente être un clystère… Je mets cette observation sur le compte de ma vue défaillante et roule vers la vitrine que j’affectionne tant.

Une odeur de réglisse embaume désormais la rue. Je suis pris à la gorge, salivant, transpirant, avide. Je fais un quart de tour et reste immobile, face au spectacle de tous mes désirs. Un feu d’artifice sensoriel m’envahit. La promesse de volupté, de douceur, de plaisirs fuguasses mais profonds, qui est faite, me ferait presque me lever. J’ai envie de palper, de lécher, de mâchonner !
Je ne prête même pas attention à la pâtissière souriante, qui, sortant de sa boutique, saisit les poignées de mon fauteuil roulant et le fait tourner. Elle me dit sur un ton attendri :

— Allez Papi Franz ! Vous ne pouvez plus rester. Vous allez être en retard à la dialyse…

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Les oulimots de Popins :

Clystère et boule de gomme

Quand la puberté arrive chez les jeunes filles, ce ne sont pas que les seins qui se mettent à pointer ou les poils qui commencent à pousser, certaines questions existentielles germent dans l’esprit des adolescentes : qu’est ce que cela fait de caresser, d’embrasser le machin des garçons ?

Elles ont bien une image, savent à quoi cela ressemble mais ce n’est que théorie. La peau parait si fine et douce : faut-il le palper délicatement ou l’empoigner à pleines mains ?

Et quand on le porte en bouche : faut-il l’entourer subtilement des lèvres et le parcourir du bout de la langue ou le mâchonner sans y mettre les dents ?

Le sperme, quel goût a-t-il ? Une saveur de réglisse ou celle d’une douceur sucrée ? Quand on fait l’amour, est-ce moelleux comme une charlotte aux fraises ? La sodomie nécessite-elle une lubrification à base d’huile d’ylang-ylang ? Vais-je avoir mal quand on me déflorera ?

Des questionnements incessants et entêtants, presque obsessionnels. Un jour, tous ces mystères se dissipent.

La jeune fille innocente, sous les mains d’un homme habile, se laisse aller, cesse de penser et se mue en un animal écervelé qui ne demande qu’à se faire baiser, suspendu à un palonnier.

Et en cadence des coups de reins de son partenaire elle hurle : Gloire au machin des garçons !

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