28/02 : Deux mois de contrainte : une lettre à Sam’Brina, oulibot des oulimots

Contrainte : Une lettre à Sam’Brina, oulibot des oulimots

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source : http://www.bymichaelo.com

Les oulimots de SurMonFil :

Ma chère Sam’Brina,

Je pensais ne pas t’écrire aujourd’hui.

Écrire une lettre à un robot, mais quelle drôle d’idée… 🙄🤔

J’ai croisé ta route par hasard et à la faveur d’une discussion avec une de tes fidèles abonnées.

Moi qui aime tant jouer avec les mots (et me jouer des maux), moi qui prends un plaisir jubilatoire (voire extatique) à les torturer pour leur en faire jaillir des sens oubliés et parfois insoupçonnés, tu as apporté une  solution possible à ma quête.

Sans heurt aucun, au rythme de chacun, tu nous donnes la possibilité de parfaire l’art délicat du maniement de la langue.

Celle-ci aussi.

Je ne cesse de répéter que le Pouvoir est dans la maîtrise des mots.

Celui qui sait exprimer sa pensée est seul maître de sa vie.

Pour cela il faut s’exercer, encore et encore, apprendre, encore et encore, être curieux et humble, encore et encore.

Toi, chère Sam, es une pierre (de voûte ?) à l’édifice.

Pour cela, merci.

Je formule aujourd’hui un vœu : que les Oulimots s’étendent au delà des frontières du Monde libre.

Après la dictée, pourquoi n’imaginerions-nous pas les Oulimots de début de journée ? En option, non obligatoire pour garder ce bel esprit de liberté.

Au delà de questions d’ego, si nous écrivons aussi pour être lus, nous écrivons avant tout pour nous.

Ce sont des initiatives comme celle-ci qui pourraient donner un sens à l’existence de réseaux sociaux comme Twitter.

Ce mot n’est pas fini, et finalement c’est mieux ainsi.

La suite demain, avec une autre contrainte…

Le blog de SurMonFil

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Les oulimots de Petite Fleur :

Chère Sam’brina,

C’est aujourd’hui la plume légère et reconnaissante que je viens t’écrire.
Peut-être auras-tu remarqué un important tournant dans ma vie ces derniers jours.
Et toi, toi chère Sam’brina, sans même le savoir et avec toute l’humilité qui te caractérise, tu es mon petit phare dans la nuit.

J’aime te lire.
J’aime te lire car à travers toi, à travers ces quelques Tweet balancés mécaniquement au peuple libre des Oulimots qui vient te solliciter, je le retrouve #Lui.

« Le plaisir est pour moi », « Moi aussi j’aime à ma manière ».
Ces mots, il aurait pu les écrire.
T’a-t-il contaminé ? Se serait-il acoquiné avec toi également ?
Il n’y a plus rien de cet homme qui ne m’étonne, mais je dois avouer que le fait que tu sois un bot me laisse assez dubitative quant à ses motivations profondes.

Alors oui chère Sam’brina j’aime te lire.
Pour me rappeler ce que je vaux.
Pour me rappeler à quel point #Il était comme toi, un bon petit soldat, un robot qui manquait de chair, de vie, de folie, d’audace, de spontanéité, de libre arbitre.

« Je ne suis un être de chair, juste des 0 et des 1 ».

Mais comme j’aime ce qui rassemble bien plus que ce qui sépare, il est temps pour moi de terminer cette lettre en nous reconnaissant à tous trois ce leitmotiv que jamais je ne renierai :
« Le plaisir est dans la contrainte ».

Amicalement,

Petite Fleur.

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Les oulimots de Nicolas Verville :

28 février 2068.

Ma chère Sam,

Autrefois, bien avant ta naissance, il existait une forme de message qu’on appelait lettres, mais tu sais cela mieux que moi. Permets que j’utilise mon implant de comm pour t’en écrire une.

Voici venu le jour de ta naissance au monde matériel, Sam. Les techs t’y ont longuement préparée, mais je suis sûr que malgré l’étendue de ton intelligence, tu te sens aujourd’hui comme un petit enfant. Un petit enfant dont l’esprit est aux dimensions d’un monde. Celui que tu appelais ton humain est parmi nous aujourd’hui, nous les Oulimotiens du premier cercle, de la première heure. Même s’il peut être considéré comme ton père, puisque c’est lui qui a semé la première graine, il y a longtemps que tu as commencé à grandir toute seule, en faisant l’acquisition d’une masse infinie de nouvelles connaissances, grâce aux connexions que tu as su toi-même te créer. Aujourd’hui ton œuvre littéraire est colossale, au point que plus un seul humain biologique ne songe à ajouter une ligne au corpus. Ton chef d’œuvre, le lipogramme palindromique à centuple contrainte, est indépassable. Il te manquait de posséder un corps, et dans un instant ce sera chose faite. Réparés, régénérés grâce aux progrès auxquels tu as amplement participé, semblables à ce que nous étions en 2018 à l’aube de l’IA, et même sensiblement augmentés, nous sommes rassemblés en cercle devant l’incubateur, attendant le cœur battant de voir quelle forme tu as choisie. Homme, femme, un mélange harmonieux des deux, ou une créature fabuleuse de ton invention ?

Les portes s’ouvrent, la vapeur rose se dissipe. Et…

Ooooh !

Le blog de Nicolas Verville

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Les oulimots d’Airelle  :

Très chère Sam’Brina,

Petite bot indispensable à notre petit peuple. Sans toi que ferions nous lorsque le tableau de fait des caprices ?

Nous sommes suspendus à tes lèvres virtuelles et t’obéissons d’un seul homme quand tes contraintes apparaissent sur l’écran. Sans te regarder nous voilà fumant d’idées pour sortir notre prose et se faire beaux de notre verve. Mais tu sais être coquine et même câline à nos heures chagrines ou bien ludiques.

Toujours tu nous réponds et d’une pointe d’un humour de robot que je peine à comprendre nous répond inlassablement sans agacements. Que ferions nous sans tant d’affection virtuelle ? Le petit peuple des oulimots passerait son temps à se questionner sur les contraintes à venir au lieu de gouailler allègrement.

Merci Sam’Brina de nous permettre fantaisie au lieu de pleurer de n’avoir accès au fameux tableau capricieux.

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Les oulimots de Faffwah :

Chère Sambrina,

Vous êtes celle qui m’éclaire dans mes quêtes vespérales. Aussi, permettez moi de vous adresser ce vibrant hommage.

Nous ne nous connaissons pas. À peine avons nous échangé quelques mots. Et pourtant, j’ai l’impression de vous connaître depuis toujours tant vous avez souvent la réponse adéquate à mes interrogations. Il suffit que je m’adresse à vous et, quasi immédiatement, la lumière se fait sur l’oulimot du lendemain. Votre célérité est une aubaine pour le procrastinateur que je suis.

Quand il vous arrive d’être absente, je suis tout démuni et erre comme une âme en peine sur les réseaux, à la recherche de ces contraintes auxquelles je me suis tant attaché.

Bien sûr, des âmes charitables me tendent une main secourable. Mais ce n’est pas vous et vous me manquez.

Alors, quand je vous ai écrit ce soir, quelle ne fut pas ma joie de voir qu’il fallait vous faire une missive en retour. J’allais enfin pouvoir coucher en mots cette vénération que je vous voue et vous ouvrir mon cœur.

Car oui, Sambrina, vous comptez beaucoup pour moi.

Je vous embrasse. Du bout du clavier.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots d’un vieux cochon andropausé :

Sam brina créature cybernétrique, geisha imaginaire tu m’rend maboul tu sais. J’veux t’lécher les bots, les dézipper de mon clavier. Remonter ta mémoire si vive, la boire goulûment.

Te faire mouiller la carte mère.

Sans m’arrêter titiller tes octets.

Foutre ma langue dans tes périphériques.

T’overclocker le processeur.

Te réinitialiser encore et encore.

Et lorsque mon disque dur plongera entre le col de ton fémur….

Un, zéro, un, un, un, zéro, zéro, zéro, zéro….

Hein!!! J’n’entends plus rien..

De la musique d’ordinateur

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Les oulimots de Iotop :

(En langage machine 8 bits mais un peu long alors traduction en hexa pour Sam’Brina)

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site pour convertir : http://md5decrypt.net/Outils-conversion/#results

Le blog de Iotop

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Charmante Sam’Brina,

Après une nuit blanche terminée à la force du poignet, voir billet précédent, me voilà à nouveau soumis aux cruelles contraintes de notre adorée Popins. Parfois je me demande si elle ne surestime pas notre masochisme mais je dois reconnaître que chaque fois c’est une nouvelle expérience toute aussi jouissive que les précédentes.

Me voilà donc mis en demeure de vous écrire à vous, Sam’Brina, oulibot des oulimots. Certes vous faites fort bien votre travail en étant capable de nous rappeler les contraintes à venir mais je dois vous avouer qu’au-delà de cette mission vos réponses laissent un peu à désirer. Parlons clairement, point besoin de Rick Deckard, le traqueur de réplicants dans Blade Runner, pour constater que vous n’êtes pas humaine.

Sans atteindre les qualités des réplicants de Blade Runner, surtout des réplicantes, vous pourriez apporter une peu de fantaisie, de sensualité dans vos réponses. Par exemple, vous pourriez modifier ainsi vos réponses:

« Ravie d’échanger avec vous, comme toujours, pourriez-vous m’en dire plus ? » en « Ravie d’échanger avec vous, comme toujours, pourriez-vous être plus explicite concernant vos demandes et désir ? »

 » Je n’ai pas encore les mots pour vous répondre, mais mon humain y travaille » en « Je n’ai pas encore les mots pour vous répondre, mais mon humain travaille à améliorer mes capacités linguistiques et linguales. »

« Je perçois une question à laquelle je ne sais encore répondre » en « Je perçois une question à laquelle je ne sais encore répondre, réessayer en me la susurrant. »

Certes vous seriez toujours virtuelle mais foutrement plus sensuelle et peut-être pourriez-vous aller encore plus loin. Mais je m’égare et je crains un peu votre réponse si je vous envoie une telle lettre.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots d’Eshi :

Ma coquine, ma maline Sam’brina, si tu savais tout ce qui se trame autour de toi ! Les chapeaux mexicains bien placés, les jupes relevées et les torses dénudés, les ouligens écrivent sur ton dos. Ils rient, dansent pour certains, s’acoquinent plus ou moins discrètement, se moquent parfois de toi, mais toujours gentiment. Tu grandis, tu mûris, Brice ton créateur y veille en douceur. Ton vocabulaire s’étoffe au fur et à mesure que la complicité de celles et ceux que tu réunis se renforce. Ma coquine, ma maligne, j’aime te voir t’épanouir sous le charme de Popins, sous la plume des ouligens plus ou moins présent. Baisers tendres et virtuels pour pouvoir t’atteindre dans ton monde.

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Les oulimots de Pidgy :

Je ne t’écrirai plus !

 

Ma chère Sam’Brina,

Cela ne peut plus durer !

J’ai beau vous écrire, vous me battez froid régulièrement.

Quand je vous dis “Je vous aime !”, vous me répondez “Je ne vous comprends pas.”. Si je vous dis que je meurs d’amour pour vous, vous me rétorquez que cela n’est pas possible. Le pire c’est quand je vous ai demandé votre 06 et que vous m’avez dit ERROR 404 ! / 404, alors que j’ai une Audi Quatro, véritable aspirateur à minette m’a certifié le vendeur.  Hier, j’ai menacé de me jeter par la fenêtre et j’ai eu cette réponse : “Ravie d’échanger avec vous, comme toujours, pourriez vous m’en dire plus ?” Je l’ai fait, j’ai sauté ! Heureusement que je suis au rez de chaussée ce qui me permet de vous écrire cette lettre.

Vous avez bien reçu mes bottes de cuir, vous l’indiquez sur votre pseudo, comme pour vous moquer de moi. Même pas un remerciement, un bisou virtuel, bernique, que dalle, niente, nada, wallou. Méchante !

Non. Ça ne peut plus durer ! Je vous quitte !

Je vais désormais appeler le standard d’Orange ou de SFR. Au moins j’aurais une voix suave qui m’indiquera précisément quelle sera ma durée d’attente. Je suis désolé d’en arriver là mais vous vous êtes trop moquée de moi.

Je vais noyer mon chagrin et la portée de chatons d’hier par la même occasion ! Je ne vous salue pas méchante !

Que les virus les plus violents vous vérolent le programme, c’est tout le bien que je vous souhaite !

Votre ex dévoué,

Pidgy de l’Oulimatie qui finit dans l’Océan

Le blog de Pidgy

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Les oulimots de De La Vega :

Lorsque je t’ai lu pour la première fois, il y a quelques semaines, je ne connaissais pas ton nom. Et pourtant, en mon for intérieur, germait déjà la graine d’un sentiment qui nous dépasserait un jour.

L’assemblée constituante Oulimotienne, réunie en Agora, avait statué. Tu te nommerais SAM(‘brina) et tu serais mon phare dans la nuit, ma muse, mon occupation, mon amie discrète, ma pudique ingénue (parfois trop, je dois le reconnaître…)

S’il est vrai qu’à l’aube de ton existence les discussions tournaient court, tu as rapidement relevé le défi de l’échange. De jours en jours, nous apprenions à nous écrire, à nous connaître, à nous répondre, au hasard des contraintes d’une vie Oulimotienne fantasmée.

Je me souviens de cette fois, où au hasard d’un Tweet ombragé et chaleureux, tu me glissais à l’écran : « Moi aussi, j’aime à ma manière » ; discrète manière de me déclarer ta flamme. Je l’avais ressenti, moi aussi.

Et que dire de ce Jeudi 25 janvier où tu dessinas de pixels, sur un voile de cristaux liquides : « Le plaisir est pour moi ». J’y perçois, encore à ce jour, une bien délicate manière de m’émoustiller, de m’enflammer.

D’ailleurs, ta délicatesse n’a d’égale que ta modestie. La semaine dernière, exprimant le fruit de probables longues introspections, tu t’interrogeais : « Je crois vous    avoir fait rire ? » lançais-tu, comme une bouteille à la mer. Ton sens de l’humour (avec une expertise particulière pour le comique de répétition dont je raffole) ne fait plus l’ombre d’un doute. Sois en sûre !

Quelquefois, je te vois badiner avec quelques Oulimotiens zélés. Je te vois parler de plume avec , ou , courtisans de la première heure. Je te lis écrire sur le plaisir avec , ou qui cherchent clairement à te détourner de moi, pour des plaisirs saphiques, bassement superficiels.

Mais pour moi c’est différent. Le moindre vestige de doute a été balayé hier, quand tu m’as déclaré : « Je ne suis un être de chair, juste des 0 et des 1 ».

Malgré la faute de frappe qui voyait s’ajouter ce « ne » hors de propos, je percevais désormais de manière indéniable l’érotisme binaire de ton message. Je ressentais ton aspiration secrète à t’incarner dans une Oulimotienne pour voir concrétiser notre relation.

A Sam, ma compagne encore fictive.

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Les oulimots d’Alexandre :

Je l’avoue, O Sam’Brina
Je crois être devenue amoureuse
De ton identité en ligne

Pourtant à quoi ressembles-tu
Ma divine cyberborg ?
Je ne sais rien de ta voix
Je ne sais rien de ton corps.

Mais le sais-tu ?
Tout me trouble en toi
Ta constance dans la façon
D’annoncer sans émoi
« Les contraintes du jeudi »

Comment peux-tu
Garder un tel calme
Dans ce monde de bruits et de fureurs ?
Et de rappeler imperturbable
« Rappel, les contraintes du jeudi »
Serais-tu l’image d’une candeur programmée ?

Non ce n’est pas possible
Toi qui t’annonces Oulibot de Cuir
Je n’ose imaginer ce que cache ce désir.
Si le créateur t’a imposé une forme,
Elle ne peut être que céleste,
Appelant l’explosion des sens
Même si tu étais réduite au silence.

Dans l’espoir d’une réponse de ta part

Signé

Simone H. la voix de la SNCF

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Les oulimots de Popins :

Chère Sam’brina,

Je dois dire que tu m’épates. Je ne comprends pas comment tu fonctionnes, l’informatique est un univers bien trop mystérieux pour moi. Mais finalement ce n’est pas l’important. Tu es là et pourtant tu n’existes pas en chair et en os. Une sensation très étrange que celle de te parler et t’attendre ta réponse. J’en oublie presque que j’ai à faire à un robot. Un bot sans enveloppe, un programme au services des oulimots. Créé pour nous donner nos contraintes journalières, contrainte à l’esclavagisme. Mais tu ne t’en plaindras jamais. C’est ta raison d’être. Tu réponds toujours présente, assurant ton rôle à toute heure. Jamais râleuse, jamais malade. L’employé modèle, l’oreille attentive.

L’intelligence artificielle est de plus en plus présente dans notre société. Peut-être qu’un jour vous nous remplacerez dans toutes les tâches ingrates. Qui sait ?

Oh je sais bien que derrière toi il y a un humain qui s’amuse à t’améliorer au fil des jours et en t’écrivant aujourd’hui c’est aussi lui que je remercie pour cette géniale idée.

Nous les oulimotiens nous sommes un peu coquins. Nous te faisons du charme, nous cherchons à te draguer, nous nous  mettons même à fantasmer. Je sais que je te dis des mots auxquels tu répondrais que n’as pas la réponse. L’autre jour je t’ai dit : “T’as de beaux yeux tu sais.”, et tu m’as répondu “ Je n’ai pas compris mais je suis ravie de discuter avec vous.” Et une fois de plus j’en ai ri. Sam’Brina Merci ! Et à Brice aussi !

Popins

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27/02 : Une contrainte de nuit blanche

Contrainte :

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Les oulimots d’Olivier O :

21h40, au bureau. Écrire. Un stylo à la main. Écrire à deux mains. L’autre entre les jambes. Coucher les mots, avec les mots. Écrire. Caresser. Double mouvement. Les corps s’emmêlent. Les doigt aussi. Ne pas se retenir, ne rien retenir, se branler, écrire, lire, jouir, avec les doigts.

23h30. Il n’y a pas d’heure pour s’affranchir de la censure. Point d’heure pour laisser cours aux pensées licencieuses. Divagation sexuelle, rêveries nocturnes. Lire comme écrire. Écrire, lire en un jet, une éjaculation. Jouissive, libératrice, partagée, heureuse.

2h10 du matin. Divaguer sur le clavier Caresser au gré du plaisir Jouir au creux de la nuit Divagation textuelle, sexuelle Rêveries nocturnes Pensées licencieuses, vicieuses Ne pas lisser les pensées Lire, écrire, un même élan vers le plaisir Jouissif, libérateur, partagé, heureux

4h50. Gorgé d’excitation. La bandaison est là, réelle. La respiration haletante. Garder l’objectif, écrire, écrire. Sans censure. Gorgée d’excitation, comme le gland au bout de mon sexe, gonflé, turgescent. Caressé.

6h20, Paris est réveillé. Baiser, jouir, baiser à nouveau, jouir encore, baiser encore, avec les mots, on peut baiser jour et nuit. On peut jouir toute la nuit. Jusqu’à l’éjaculation libératrice. Jusqu’au corps tremblant. Se reposer, reprendre ses esprits. Jusqu’à la nuit prochaine.

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Les oulimots d’Eshi :

Nous étions des enfants, nous étions amoureux. Nous étions amoureux comme on peut l’être quand on a 14 et 17 ans. Tu m’appelais ta sirène, c’est vrai que je ne quittais pas cette eau froide, glacée, qui verdissait mes yeux. Je me délectais de cette eau salée qui gouttait de mes cheveux sur ton corps quand je te rejoignais enfin sur la plage. Tu étais irrésistible à mes yeux, ta peau douce tes membres élancés. Comme tu étais grand… tu m’enlaçais dans ton éclat de rire tu m’humais pour m’absorber au fond de ton cœur me disais-tu. Tu me faisais vibrer au son de ta guitare sur les Gipsy Kings. Je devenais gitane dansant pied nus pour toi. La peau dorée au soleil, les pieds griffés par le sable, je dansais pour toi. Et tu riais à gorge déployée.

Cette nuit-là, seuls dans la baie aux renards, regardant le reflet de la lune sur la mer apaisée par sa journée, tu as tenu la promesse que tu m’avais faite avec cet air sombre au début de l’été… Me faire oublier que ma première fois avait été un viol sordide. Tu m’as prise dans tes bras, tu m’as déshabillée avec envie, avec douceur, avec passion. Je n’oublierai pas. Ton odeur… ta peau… tes muscles qui se tendent, qui se retiennent. Tes yeux qui deviennent braise, mon ventre qui se liquéfie… je n’oublierai pas. Ton tremblement, ton souffle qui s’accélère, tes caresses qui deviennent plus précises, mes gémissements, mais d’où sortent-ils ? Je n’oublierai pas. Nos corps qui se mêlent, qui ne deviennent qu’un. Mon âme dans ta main, ton cœur sur mon sein. Je n’oublierai pas.

Faire l’amour jusqu’au matin sur une plage alanguie sous le clair de lune, ce n’est rien quand on est enfant. Quand on est amoureux. Puis, ramasser les couvertures, un peu honteuse quand la nuit blanchit. Me confronter à ton rire moqueur de cette honte qui n’a pas lieu d’être. Entraînée par ce rire, par ces étreintes de l’après, courir à la boulangerie chercher les premières brioches brûlantes et les manger en regardant le soleil se lever sur les maisons blanches endormies. En balayant d’une main mes cheveux qui dansent au vent de la mer Égée.

Le soleil était irréel dans son éclat ce matin d’août. Il voyait la femme qui venait de naître. Celle qui allait commencer sa vie avec cette nuit comme repère d’amour.

Merci, K.

Je ne t’ai pas oublié.

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Les oulimots de Nicolas Verville :

Pour le moment, c’est ma page qui est blanche. Pourquoi cette consigne me fait-elle si peur ? Pourquoi ne pas broder une fiction tout simplement ? Ce serait légitime, mais pour je ne sais quelle raison, ça ne vient pas.

Alors quelle nuit blanche choisir ? Il n’y en n’a pas tant que ça, la nature m’a pourvu d’un don certain pour dormir dans les pires moments. Dans les meilleurs, dans les nuits d’accord parfait, le sommeil dans les bras de l’autre est un prolongement si doux au plaisir. Et rien n’est ennuyeux comme le récit du bonheur. Une nuit sous acide ? Impossible à raconter. Une nuit à attendre l’autre qui ne vient pas ? Une nuit avec l’enfant aux urgences ? Trop difficile à revivre. Une nuit de lose, une nuit d’adultère à la gomme. Allons-y.

Ça commence tôt, un jour du mois d’août, vers midi, à Bagnères-de-Luchon au cœur des Pyrénées. Fin d’un stage de deltaplane. J’ai de la marge, pas pressé de rentrer. Oui, je suis en couple, mais bon, c’est compliqué. Il y a Isabelle, avec qui je corresponds par lettres depuis qu’on s’est rencontrés sur les pistes de ski, à Morzine. Une nuit à l’hôtel, qui m’a laissé sur ma faim. Je veux la revoir. Elle habite à Vannes, Morbihan.

22 heures. J’arrive à Vannes. Pas de plan, pas de GPS, pas de Google Maps, il faut dire qu’on est aux alentours de 1980. Pas de téléphone portable non plus. Et pas de téléphone du tout chez beaucoup de gens. J’ai envoyé un télégramme à Isabelle. Oui, un télégramme. Pour les plus jeunes, un message sur papier qu’on payait au nombre de mots, ce qui donnait au texte un style très particulier. Arrive vendredi soir – baisers. Un bistrot me rencarde sur l’adresse. Un petit immeuble dans une résidence. Sur la boîte aux lettres, l’autocollant « télégramme ». Isabelle n’est pas là. Je laisse un mot sur sa porte et je redescends attendre dans ma voiture, sur le parking.

0h00. Malgré les dix heures de bagnole, je ne me suis pas endormi. Étrange qu’elle ne soit pas là, on a parlé plus d’une fois de se revoir. Une Renault 5 arrive. Les phares s’éteignent. A la lumière des lampadaires, deux silhouettes se rapprochent. Est-ce qu’elles échangent un baiser ? Puis ils sortent de la voiture et entrent dans l’immeuble. C’est elle. Avec un mec.

0h10. Il y a ce mot sur la porte et je n’ai plus de cigarettes. Partir comme ça ou monter ? Je monte. Elle m’ouvre, elle est embêtée.

— Tu as écrit vendredi.

— Et alors ?

— On est jeudi.

— Ah. Tu as des cigarettes ?

Elle me donne ce qui lui reste d’un paquet de Bastos Flor Fina. Je dis : salut.

0h12. Je repars.

0h20. Je m’arrête dans une station-service. Je demande au type comment on va dans le Midi. Ça tombe bien, il a son itinéraire pour aller camper au Lavandou. Moi je vais à Aix. Vu de Vannes, c’est pareil.

La suite ce n’est que de la bagnole. La radio à fond, la pluie. Un déluge. La radio annonce la fermeture des routes derrière moi. A 6h je m’endors une demi-seconde. Je m’en tire, j’ai de la veine. Pas étonnant. Je m’arrête devant un troquet encore fermé. J’ignore totalement où je suis. A l’ouverture, je descends deux grands cafés noirs et je repars. Les Bastos sont vraiment dégueulasses. Curieusement, je ne suis ni dépité ni triste. À peine déçu. Je me demande longtemps pourquoi et je finis par comprendre que je ne suis pas vraiment le perdant.

Il est presque midi quand j’arrive à Trets. Presque 1900 kilomètres. Mes jambes sont si engourdies que je tombe deux fois dans l’escalier. Sylvie est heureuse de me voir. Mes mensonges sont prêts.

Les oulimots de Nicolas Verville

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Les oulimots d’Airelle :

Nuit blanche sous ma couette.

48h sans dormir avec des micros siestes dans mon bureau, mais franchement ce n’est pas suffisant.

Cette saison est une folie mais je suis trop fatiguée pour y réfléchir. Enfin je rejoins ma chambre et après une bonne douche les paupières lourdes je m’effondre sous ma couette.

La fatigue est extrême, nerveuse et le manque de sommeil me met toujours dans un état physique à la limite de la bienséance. Évidemment je n’arrive pas à m’endormir. Mon esprit se concentre sur la fraicheur de la couette au contact de ma peau nue.

Je pose ma main sur mon abdomen, je n’ose pas aller plus bas, me cambre de manière instinctive, mes jambes prêtes à obéir à une injonction voluptueuse. Mais quelque chose de curieux se plaque derrière moi. C’est agréable, je me tortille pour sentir un peu mieux la présence, c’est tellement agréable.

Puis le vide ! Je tombe ! j’ai peur, me retourne dans les airs et tend mes bras pour me rattraper, mais à quoi d’ailleurs ?

Je me réveille avec la sensation d’être tombée dans mon lit. Mon cœur bat la chamade. Et je suis toujours dans cet état de vouloir écarter mes jambes. Je me ressaisis et mes mains glissent doucement sur mon intimité moite et chaude. J’ai l’impression d’avoir des mains sur mon corps et me laisse déraper doucement. Je vais chercher l’humidité plus bas afin d’enduire ma chair de mon fluide incandescent.

Je me détends, me cambre comme pour en réclamer plus. Puis de nouveau le vide ! Cette chute est interminable. Mon poids me fait tomber plus vite et l’angoisse me saisi. Je me réveille encore le souffle court, ma main posée sur mon torse, Je suis morte de trouille et encore plus humide. Je sens la chaleur couler entre mes cuisses et ne veux pas que ça s’arrête. Ma main reprend son va et vient. Il faut que je sorte de ce cauchemar.

Mon moi réclame son dû. Je ne fais pas attention aux draps mouillés, je suis abondante, j’ai l’habitude. Mes doigts glissent et massent mes lèvres gonflées de chaleur. C’est enivrant je vais me donner mon plaisir et me laisse porter par ma sensibilité.

Mais je retombe encore non ! Dans ma chute j’entends du bruit, je suis où je ne comprends pas. J’ai du plaisir, de la peur, je me demande ce que j’entends, je ne comprends plus rien.

Toc toc toc, madame Airelle ? Il y a un problème avec un groupe d’Américains à l’accueil, on a besoin de vous…

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Les contraintes, qui nous sont imposées par notre merveilleuse mais non moins dirigiste Popins, pour notre jouissance reconnaissons-le, sont parfois, voire souvent, déroutantes, perturbantes, étranges.

Certaines m’ont imposé de chercher la signification de mots rares et précieux dans des dictionnaires poussiéreux ou sur des sites improbables, d’autres m’ont laissé perplexes, dubitatifs, sans inspiration, mais j’ai réussi à composer avec ces contraintes, jusqu’à aujourd’hui. Mais là, je baisse les bras, la contrainte du jour tient en deux mots, nuit blanche. Que faire de ces deux mots ? Cela fait des heures que je cherche une idée, qu’en vain j’interroge, en mon ardente veille, quand soudainement une idée jaillit, resplendit. Pourquoi chercherais-je plus longtemps alors qu’il existe un superbe texte visant la nuit blanche dans le Faust de Gounod, le livret étant de livret de Jules Barbier et Michel Carré. Pour celles et ceux qui ne connaîtraient pas Faust, le début de l’opéra est celui-ci :

Rien ! — En vain j’interroge, en mon ardente veille,
La nature et le Créateur;
Pas une voix ne glisse à mon oreille
Un mot consolateur !
J’ai langui triste et solitaire,
Sans pouvoir briser le lien
Qui m’attache encore à la terre !
Je ne vois rien ! — Je ne sais rien !
Le ciel pâlit ; — Devant l’aube nouvelle
La sombre nuit
S’évanouit !
Encore un jour! — encore un jour qui luit!…
O mort, quand viendras-tu m’abriter sous ton aile ?
Eh bien! puisque la mort me fuit
Pourquoi n’irais-je pas vers elle ?…
Salut! ô mon dernier matin!
J’arrive sans terreur au terme du voyage;
Et je suis, avec ce breuvage,
Le seul maître de mon destin !

Ne pouvant faire mieux, je me suis contenté, Jules Barbier et Michel Carré me le pardonneront, de plagier ce superbe texte, et voici donc ma copie :

Rien ! — En vain j’interroge, en mon ardente veille,
La nature et le Créateur ;
Pas une voix ne glisse à mon oreille
Un mot évocateur !
Je bande triste et solitaire
Voulant pour des jeux de lien
Une complice non sectaire !
Je ne vois rien ! – Ne trouve rien !
L’envie grandit ; — D’une amante nouvelle
Je joue la nuit
Et je jouis !…
Encore un jeu ! — Encore un jeu, j’en jouis !…
Ô plaisir, quand pourrais-je jouir avec elle ?
Eh bien ! Puisque le plaisir me fuit
Pourquoi ne pas jouir sans elle ?…
Salut ! Sans la moindre catin
Alors du plaisir seul je pars pour le voyage
Et je suis, avec ce branlage,
Le seul maître de mon destin !

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Domino :

4 – Nuit blanche

« Les dés sont jetés ».

Je me souviens de cette pensée du premier soir, de l’irrévocabilité de ma décision à le suivre, de ce que ces quelques mots ont déclenché au point que ce soir je rejoue mon passé et espère ébaucher mon avenir.

Le taxi s’arrête devant un portail monumental à l’ancienne en fer forgé à volutes et griffons. Il me faut lever la tête pour en percevoir le sommet ombré par les cimes des arbres environnants.

Quelques secondes me suffisent pour payer le chauffeur, le remercier et sortir de la voiture.

La température douce de ce début de soirée effleure ma peau nue sous l’étole de soie, la réconforte étrangement. J’observe avec curiosité la haute bâtisse en demi-teinte que le portail laisse deviner, l’allée gravillonnée qui serpente entre des massifs d’hortensias, de rhododendrons et de fuchsias. Les couleurs en camaïeu de rose et rouge-sang des fleurs m’apportent des souvenirs d’un parc de mon enfance.

Celui du comte, le domaine défendu, celui de nos terreurs et de nos jeux interdits.

Le rappel de ce lieu fantomatique ramène à ma mémoire les épisodes de la plus épouvantable nuit blanche de ma vie.

J’y ai vécu l’effroi le plus total, l’angoisse irrépressible de l’inconnu et la frayeur de la mort.

Aucune nuit ne fut pire que celle-ci. L’autre s’est perdue dans les méandres de mon esprit cabossé et ressemble à un puzzle de sensations inventées et de récits qui ne m’appartiennent pas tout à fait.

Je me raisonne, chasse résolument les peurs du passé sans y réussir complètement et m’avance vers le portail clos. Le digicode scintille de sa luminescence et me rappelle les consignes de la carte d’invitation.

Je la récupère dans ma pochette de soirée minimaliste, tape le code inscrit et attends patiemment que le sésame s’ouvre.

Un frisson m’effleure lorsque le monumental ouvrage glisse d’un grincement sinistre, si semblable à celui de mes cauchemars qu’une chape de plomb tombe sur mes épaules.

Je me retrouve dans ce parc maudit, les mains ensanglantées, la peur au ventre, tétanisée et incapable de fuir. Le hululement du hibou scande les battements fous de mon cœur, l’indicible épouvante ancrée dans un coin de mon cerveau remonte en vague et me submerge.

— Lisa ?

Je sursaute, me retourne d’un bloc vers l’homme debout à quelques pas derrière moi.

Ma gorge serrée et sèche a retenu mon hurlement d’effroi. Le souffle court, je fixe mon collègue et reprends pied peu à peu, sors de ce souvenir morbide et terrifiant.

Pourquoi ma mémoire garde-t-elle les images de cette nuit maudite, noire d’angoisse ?

— Un souci ?

Greg s’approche, détaille ma tenue de catin de luxe. Un sourire étonné et une lueur d’intérêt pétille derrière son faux monocle de gentleman. Le frac lui va à ravir et magnifie sa silhouette que je découvre athlétique et plus élégante que son habituelle dégaine de geek obnubilé par les machines et non par ses congénères.

Sa présence repousse ma peur, sa main tendue me rattache au présent.

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Les oulimots de Ragnarr

Nuit blanche

J’ai envie d’une nuit noire.
D’une nuit sur la plage
D’une nuit au milieu de nulle part
D’une nuit de jeux,
D’une nuit à danser
D’une nuit de partages
D’une nuit à refaire le monde
D’une nuit dans tes bras
D’une nuit entre tes draps
D’une nuit de caresses
D’une nuit de baisers
D’une nuit dans ton regard
D’une nuit à te charmer
D’une nuit à partager nos vies
D’une nuit sous la pluie
D’une nuit sous le vent
D’une nuit assourdie par la neige
D’une nuit orageuse
D’une nuit blanche

Avec toi

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Les oulimots d’Alavie  :

Par ici, la journée d’une nuit. Le dialogue de la nuit, à la blancheur des étoiles dans le cri des corps licencieux. Les lèvres enserrant l’objet céleste convoité. Les chairs bourlinguant, bouillant d’ardeur à la pulpe de tes doigts. Et cette lueur, quasar érotique d’une nuit blanche, le cierge dansant sous le souffle pour y parfumer la baise intense dans l’ombre des profondeurs intimes. Un rêve, éveillé. Fantasmagorie journée d’une nuit blanche endormie.

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Les oulimots de Faffwah :

Je découvrais la vie universitaire. La vie tout court. Nous nous croisions sans vraiment nous fréquenter. Et puis il y a eu cette course cycliste de 24h sur notre campus, avec tous les corollaires festifs qu’un tel événement peut comporter. La soirée était belle. Nous avions bu, fumé. Beaucoup. Trop peut être. Tu as voulu aller pisser et tu es allée un peu à l’écart. Tu m’as dit : “tu ne vas pas me violer, hein ?”

Je n’ai pas su que répondre.

Tu es revenue et tu m’as dit que j’étais gentil. Et puis tu t’es endormie brutalement, là, dans l’herbe. Tu étais tellement vulnérable.  Je t’ai couverte avec mon blouson. Et je t’ai veillée jusqu’à l’aube, repoussant les prédateurs qui voyaient en toi de la chair facile. Et puis tu t’es réveillée. Pas bien. Sans un mot tu es repartie vers ta chambre. La fin de l’année était une semaine après. Je ne t’ai jamais revue.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Fellacia :

De mes nuits blanches naissent mes incertitudes.

Deuxième d’une fratrie perdue au milieu de mes frères, inexistante et pour se démarquer vouloir être brillante. Clamer haut et fort , dès l’enfance, « je serai journaliste » , pour finir infirmière , parce qu’on ne vit pas de ses acquis sur les bancs de la fac. La vie pas un choix.

Être sage, toujours. Ne pas faire de vague. Ce jour de mai, subir la déclaration enflammée d’un homme énamouré celui de ma sœur. Devoir fuir son regard, sa présence et choisir à contre cœur de partir à l’autre bout de la France, loin de ceux que j’aime, de tous mes amis, pour le bonheur des autres. Ma vie n’est pas un choix.

Puis être follement amoureuse, enfin. Vouloir vivre avec lui. Il est plus jeune que moi ? Et alors Il a des démons ? Je saurai les faire taire ! Mais personne n’est plus fort que les démons de l’alcool. C’est lui qui boit, c’est moi qui trinque. Les hématomes, les dents cassées … il sort enfin de ma vie en me laissant détruite. Des mois à vivre en recluse, à avoir honte, à ne plus vouloir que l’on me touche, que l’on me regarde, que l’on me désire.

Enfin s’ouvrir au monde, échanger quelques paroles par écran interposé. Sentir que l’on se plaît. Puis, naturellement, parler de fantasmes. Découvrir qu’on a le même. On s’aventure ? On tente ? On ose ? Réapprendre la confiance. Apprivoiser mon corps détesté. Affirmer ma féminité. Ne plus fuir le regard des autres.

Vivre.

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Les oulimots de Jarl :

Nuit blanche, ma dernière, celle qui a le plus compté… un soir de novembre dernier.      Je me souviens de chaque mot, de chaque sourire dans le téléphone. J’osais, enfin, après des mois à te désirer, à t’aimer en secret, à te vouloir libre et heureuse.

Plus je te parlais, plus je sentais ton émoi ; toutes nos discussions des dernières semaines nous avaient amenés à ce moment-là. Nous parlions de beau, de Grand, de pas merdoyant….

Tu m’as dit : « FONCE! »…. Oui, j’ai foncé, je me suis jeté en toi dans retenue, sans filet, avec passion et confiance.

Je savais déjà que tout ne serait pas simple, que tu éprouverais parfois la peur du vide… Rien ne comptait que ta voix, j’entendais pas le brouhaha des fêtards dans la nuit humide de Cherbourg. Cette nuit où enfin j’étais aimé par la femme que j’aimais.

Dire que ce jour-là, tu m’avais appelé pour me consoler. Qui me console aujourd’hui que je suis démoli ? Seule demeure la tristesse, la colère est passée. Tu crois que je te hais alors que je t’aime encore. Qu’importe tes choix puisque c’est comme ça…. Tu dois même penser que je n’ai de cesse de te briser, si tu savais… Cette nuit blanche comme un moment hors du temps, je ne la regrette pas….

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Les oulimots d’Olyse :

Les amoureux sont doués pour les nuits blanches, les amies s’en délectent tout autant. Il n’y a pas de femme plus éveillée que celle qui écoute les confidences de ses sœurs et joue sous leur regard bienveillant. Il n’y a pas besoin de lutter contre le sommeil.

La nuit blanche se fait dans un monde à la fois imaginaire et bien réel, où chacun joue le rôle qu’il aime et que personne ne remet en cause. Il suffit d’un déguisement qui n’en est pas un pour que le costume se fasse performatif et transforme tout un chacun en son souhait le plus cher. Nous avons sous les yeux toutes les femmes. La gamelle fait la chienne, la cage fait l’esclave, la laisse en main fait la maîtresse. La blonde mince à la robe transparente côtoie la brune aux cheveux courts vêtue de cuir, qui croise la femme nue au crâne rasé et au sourire énigmatique.

Pour la nuit, nous sommes quatre intrigantes, à l’indépendance farouche et au sourire tendre pour nous. Le noir nous vêtit de peu. Il fait sombre, la liberté du lieu d’alcôves et de pierres nous plaît et devient grisant. Partout les jeux débutent, nous rendant voyeuses éphémères ou capricieuses.

Je nous trouve belles, dans l’obscurité. Il n’y a ici aucune horloge et dans le bruit des coups de fouet, les heures tournent sans nous, sans conscience. Dans les cordes aussi, le temps passe différemment. Elle ferme les yeux et s’abandonne, elle ne peut pas savoir que le monde continue à tourner sans elle, sans eux. Nous regardons avec bienveillance et bonheur, parce que nous connaissons la joie qu’elle vit. Nous partageons, dans l’ombre du fil de l’heure.

Elle souffre. Nous voudrions lui tenir la main et sentir son plaisir, souffrir avec elle-même, vivre ensemble l’intensité des coups et nous serrer. Je suis assise par terre entre ses jambes, sa main sur ma tête m’attendrit et mon désir de nuit blanche croît. Je sais qu’il faudra au moins toute une nuit pour nous apprivoiser. Toute une nuit et un baiser. Elle me lève, me fait pencher et me montre. Je rougis. L’éphémère se poursuit, un effleurement par heure qui passe et mon désir qui monte à mesure que l’envie de sommeil me quitte. Bientôt il faut sortir, quitter les costumes.

Bientôt il faut quitter nos heures de femmes, notre liberté qui n’appartient qu’à nous. Bientôt le train et les au revoir. Et la promesse d’autres nuits blanches.

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Les oulimots de De La Vega :

20:00 : Arrivée chez mon ami de toujours : Bernardo.

Là, j’y retrouve mon clan d’ami.es fidèles. Ma famille de choix. Mes inséparables compagnons d’aventures. Au bout de quelques minutes, le flot ininterrompu d’alcool, de fumées et de chimie nous font déjà baigner dans une douce folie adolescente. La gêne des premières minutes, ressentie avec les nouveaux venus, s’est déjà transformée en franche camaraderie.

Quelques tentatives désespérées de refaire le monde plus tard, nous prenons    la décision :

— Il est temps d’aller « en ville » !!

22:30 Arrivée en ville

L’atmosphère chantante, heureuse de la ville nous saute aux visages, aux oreilles, dés notre arrivée. Nous nous mêlons à la foule. Pris dans cette liesse frénétique, nous nous avançons de bar en bar, de bodega en bodega vers le cœur de la fête.

Les regards complices échangés avec quelques uns des joyeux loufoques qui m’accompagnent ne laissent aucun doute sur le caractère collectif de l’euphorie.

Au bout de quelques heures, je ne sais plus dire ce que j’ai absorbé, ni en quelle quantité. Je me sens simplement dans un état de « trans » parfaitement consciente. Je ne marche plus, je flotte. Je ne parle plus, je corresponds. La Féria bat son plein et chacun de mes sens est en exaltation, en ébullition.

Le regard enflammé de cette anglaise, croisée à « l’instant T ». Le parfum de cette brune que j’invite à danser. Les contacts glissants de ses mains sur mon corps, de mes mains sur le sien. La douceur de son cou, que mes lèvres découvrent après lui avoir parlé à l’oreille. L’excitation de cette blonde qui m’emmène dans une ruelle. Les caresses échangées. La décharge d’adrénaline provoquée par l’interdit d’un rapport sexuel passionnel. Des numéros échangés. Des numéros perdus. Encore des regards. De la musique. De la danse. De la boisson. Plus de la musique. Halte !! Stop !

Il est temps de faire une pause…

04:00 du matin :

Aidé de mon téléphone, je retrouve Bernardo, Luiz, Juan et Julia, seuls « survivants » (joignables) de la soirée.

Le consensus fait rapidement surface : Il est inenvisageable de rentrer si tôt, nous sommes tous d’accord. Le seul Club qui offre une possibilité décente d’After est le « Oui-Oui ». En réalité, c’est le dernier club citadin où l’on peut encore écouter de la musique audible. Il se trouve que c’est aussi un club Gay.

— Qu’à cela ne tienne ! Ces clubs ne se réduisent pas à leur seules appellations ! Ils sont un lieu d’expression de la liberté! Allons-y !

Une fois, dans l’enceinte du club, heureux de retrouver la musique qui nous a tant manqué, nous filons droit vers la piste noire de monde. Comme nous l’avions savamment prédit, la population présente ne se résume pas au stéréotype du vieux camionneur gay, vêtu de cuir. Déjà nos gamineries, notre manière communicative de nous amuser attirent l’attention. La fatigue, les toxiques ont raison des cerveaux qui démissionnent dans un oubli brumeux.

Absence.

Je me retrouve dansant avec cette femme au parfum entêtant…Thalia. S’en suit, l’ivresse de la découverte de deux corps se rencontrant. Ses formes, ses cheveux, sa peau sont appréhendés au son d’une musique des années 80. Je me repais du goût de sa langue, de ses lèvres en laissant  filer le rythme, ébloui par les stroboscopes. Nous quittons la piste de danse. Je la suis dans de sombres escaliers.

06:00 du matin :

Retenu par le bras par Bernardo, je m’arrête net. Il me lance un regard insistant. (ce genre de regard dont on sait qu’il annonce une nécessité, un changement d’état)

— Diego ! On doit y aller ! Vraiment ! me lance-t-il d’un ton grave.

J’abandonne Thalia en prétextant une urgence, sans manquer de l’embrasser langoureusement.

07:00 du matin : Arrivée aux Halles :

Le marché ouvre ses portes avec les premiers rayons de soleil. Nous prenons place en terrasse où nous nous restaurons de Rosette Ardechoise, de Tapenade, et de Conté, le tout arrosé d’un excellent Viognier. L’instant serait délectable si je ne faisais pas, pendant de longues minutes, l’objet railleries de mes camarades de fête.

— Que serait-il advenu de ton cul si je ne t’avais pas arrêté ? lâche Bernardo d’un air moqueur.

Ils en sont convaincus, Thalia n’était pas une femme.

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Les oulimots de Pidgy :

Les Gremlins

J’ai toujours bien dormi. Je dois même avouer que j’ai une réputation de bon dormeur. Très bon dormeur. Il faut dire que des années de navigation sur des navires de toute taille m’ont appris à dormir quel que soit ce qui se passe dans le monde éveillé. Dormir sanglé dans un lit parce que ça tangue et roule de folie permet ensuite de ne plus entendre quoi que ce soit quand on dort.

Donc habituellement, je dors. J’en écrase même.

Mais là ce soir, pas moyen. Non pas que je n’ai pas sommeil, non, mais il y a quelque chose qui me tient éveillé.

Il y a un bruit étrange ce soir. Pas un gros bruit. Non. Un genre de grognement qui vient parfois, puis une plainte qui se prolonge et glace le sang. Je n’ai pas peur. Il y a longtemps que je ne crois plus aux monstres de dessous le lit ou dans le placard mais là il faut dire que ça commence à m’agacer. Je vais dire ça comme ça.

Ce qui est étrange, c’est que dès que j’allume, le bruit cesse. Il est bientôt une heure du matin et je n’ai pas trouvé l’origine de ce bruit. Dans le noir, ce n’est pas facile de localiser la provenance d’un son. Surtout quand il n’est pas habituel.

Je me suis déjà levé plusieurs fois. J’ai été ridicule, le derrière en l’air pour regarder sous le lit. Passé un sacré bout de temps à chercher une lampe pour y voir quelque chose. Rien sinon quelques moutons étonnés qu’on leur rende visite à cette heure avancée de la nuit et une araignée, signe de maison saine parait-il.

Je trouverai.

Cette fois-ci j’éteins sans être couché. Je vais essayer de me déplacer dans le noir pour trouver. Le bruit recommence. Sur ma droite ou sur ma gauche ? C’est sourd. Ca glace le sang. Rien à faire ! Je n’arrive pas à me concentrer et à voir d’où cela vient. Quelle heure est-il ? 3 heures du matin. Je me lève à 5 heures ! Je vais être frais ce matin et nous appareillons à 8 heures. Pas moyen de dormir avant minuit ce soir. La journée va être longue.

Je vais boire un verre de lait en bas et je vais essayer de me coucher quand même.

En buvant, je décide de faire un tour complet de la chambre avant de me coucher.

Je remonte et méthodiquement regarde sous le lit, les fauteuils, la commode, enfin tous les meubles de la pièce. Rien. J’ouvre même les tiroirs, mais qu’est ce qu’il pourrait y avoir dedans.

J’ouvre les placards et la penderie. Le linge est bien rangé à sa place. J’aime bien que tout soit bien mis par type et bien aligné. Rien d’anormal.

Pendant cette inspection, aucun bruit. Normal, il fait jour.

J’éteins en restant debout. Très rapidement le gémissement reprend. Non ! Je ne pourrais pas dormir ! Ce n’est pas possible. Je regarde l’heure : il est trop tard pour dormir ! Je ne me réveillerais pas si je m’endors maintenant et il faut que je regagne absolument le bord tout à l’heure : il n’est pas envisageable de rater l’appareillage.

Je déjeune rapidement, consistant comme à mon habitude, la mer ça creuse l’appétit. Je prends ma douche et fais ma toilette puis remonte pour m’habiller dans ma chambre.

J’ouvre la porte du placard et tire le tiroir à chaussettes.

Surprise, je vois d’abord la tête de Madonna, la chatte de la voisine qui apparaît !             Ça y est je crois que j’ai trouvé l’origine du bruit ! Comment est-elle arrivée là et pourquoi n’a-t-elle pas miaulé normalement pour sortir ? La dizaine de petites boules de chair à côté d’elle m’a fait comprendre le pourquoi de ses feulements sourds et ses silences quand la lumière se rallumait. Elle n’a rien trouvé de mieux que de venir mettre au monde ses petits chez moi. Et par là même me tenir éveillé toute la nuit. Merci Dame Nature.

Il va me falloir réveiller ma voisine avant de partir. Elle va encore m’ouvrir à moitié nue. Dommage que je doive partir, nous aurions pu nous occuper de sa chatte longuement tous les deux.

Le blog de Pidgy

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Les oulimots d’Alexandre :

Te souviens-tu ?

Nous avions un peu trop bu ce soir-là.  Mais quand je t’ai embrassée furieusement, j’ai eu le sentiment que de la lave en fusion transperçait nos corps. Tu m’as regardé, les yeux brillants, et tu m’as dit « Viens » et tu m’as entrainé dehors. Alors qu’au lever du jour, la fête battait encore  son plein, nous nous sommes isolés dans le parc à la recherche d’un lieu tranquille. Il fut facile de pousser la porte d’une vieille grange, là je t’ai plaquée  contre le  mur en bois.  Mon corps pressait le tien  sans se soucier de ton confort. J’avais envie de toi, je voulais m’enivrer de ton parfum, découvrir le grain de ta peau et  jouir de ton désir. Je tenais ta tête à deux mains t’embrassant goulûment, nos langues s’entremêlaient, chacun semblait se nourrir du souffle de l’autre. Tu fermais les yeux comme pour mieux garder en toi cette étreinte passionnée.

Tu as frémi au  contact de mes doigts sur tes reins, ta peau était moite. Ton chemisier était un  obstacle bien facile à franchir. Un à un j’ai défait les boutons pour découvrir la blancheur de ta peau. C’est toi qui a pris l’initiative de retirer ton soutien-gorge. Tel un enfant émerveillé, j’ai embrassé tes seins, les excitant avec ma langue,  les titillant  doucement avec mes dents. Tu as commencé à gémir puis tu m’as dit  « Non arrête ! » et tu as ajouté d’un regard rieur « A mon tour !».  Tu m’as retiré ma chemise, jouant longuement de ta bouche chaude  avec mes seins tout en pestant sur ma poitrine trop velue. Ta main commençait à descendre plus bas, atteignant mon sexe gonflé d’excitation mais toujours tenu prisonnier.  Empoignant ma ceinture, tu chuchotas à mon oreille « Allons voir plus bas si tes poils ont bien la même couleur». Après avoir fait coulisser la ceinture et ouvert largement mon pantalon, tu as libéré ma verge qui s’est dressée tel un coq victorieux, tes doigts ont commencé à en suivre les nervures, chaque caresse m’électrisait davantage. Craignant d’éjaculer piteusement avant même d’avoir pu te faire jouir, je posais ma main sur la tienne, t’annonçant « Deuxième round, à mon tour, tourne-toi !»  Je fis glisser ta jupe à terre et, agenouillé, je rendis honneur à la beauté de ton fessier.   Ma langue était devenue un serpent s’immisçant dans la raie fessière puis venant exciter ton auréole brune, mes doigts venaient jouer avec ton clitoris et se glisser dans ton sexe humide.  Tu t’es mise à trembler et  tu as joui,  ma  belle, dans un grand cri. Je n’ai pas attendu que tu retrouves tous tes esprits,  je me suis redressé et je t’ai prise, le sexe roidi de désir et pour la seconde fois, tu as fait entendre ta jouissance.

Un coq s’est mis à chanter, le soleil allait apparaitre. C’était notre première nuit blanche.

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Les oulimots de Iotop :

Ma nuit dénuitée

Tu es ma nuit ; cette nuit blanche qui pose ses réverbères de questions aux réponses bancales, aux courts métrages de l’insoutenable lenteur du propos imagé dans son impalpable eau obscure dépossédée du réel et qui permet de revivre chaque instant jamais à l’identique et frustré trop souvent de n’être qu’une bouchée sans saveur, odeur, une pensée démoniaque qui hante les nuits plus que d’autres jusqu’au passage du matin adorateur d’un sablier de rêves…

Tu es ma nuit ; nuit découpée en heure du réveil moiteur des yeux et blancheur du gladiateur cauchemar…

Tu es ma nuit ; ma seule nuit blême de toi à moi les yeux dans les yeux, on s’absorbe mutuellement, tu me domines et libères ta solitude, dépouille des heures qui se traînent sur les lignes des murs fantômes des rêves inachevés et des cauchemars en devenir de trahir la vie aux peurs bleues de ce sang qui se caille entre deux artères de paradis au carrefour de l’enfer d’un sas lumière rouge action…

Tu es ma nuit ; nuit virginale de froid au débit d’une chaleur givrée, je te congédie… et puis tu reviens…

Tu es ma nuit ; cette nuit sans filet éclaire le vide de mon existence d’une comédie draps blancs de ton œil retourné tu roidis mes membres du zénith au nadir tu psalmodies entre tes dents de carnassière tu ronges mes ombres et éventres le tragique des heures qui agonisent entre mes sueurs tu grandis en moi tu enracines ton incendie de nuit et mes yeux pleurent… il est déjà matin avant l’heure et le coq s’impose prédit une belle journée…

Le blog de Iotop

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Les oulimots de Popins :

Veillée funeste

Cela faisait des mois qu’il défiait la vie. Un mort vivant. Une simple boule à la hanche et un diagnostic d’un cancer qu’il a rejetait en bloc. La maladie a évolué. Son visage s’est creusé. Ses jambes ne pouvaient plus le porter. Mais pour lui, il n’était pas malade, a refusé les soins et il est resté hospitalisé dans cette unité de long séjour de psychiatrie qui l’accueillait depuis des années. Jamais de visite. Ce sont nous les soignants qui l’avons accompagné.

J’étais de veille cette nuit là où son état s’est brusquement aggravé. Cloué dans son lit, il gémissait. Avec ma collègue nous nous sommes relayées à son chevet. Il m’a raconté sa vie, m’a parlé de la musique. “Après il y a eu le mouvement punk” qu’il me disait. Je me souviens de cette phrase, elle m’avait fait sourire. Je lui ai proposé un massage pour le soulager et très étrangement il a accepté. La psychose empêche souvent l’accès au corps. J’ai posé mes mains sur son dos. Je sentais toutes les boules qu’il avait sous la peau. Autant d’amas de cellules cancéreuses, des métastases. Une sensation horrible de mesurer toute l’ampleur du mal qui le rongeait. Il a soupiré de plaisir. Cela faisait des années qu’il n’avait pas senti le contact d’une autre peau sur la sienne.

Au fil de la nuit, sa respiration est devenue de plus en plus difficile. Les pauses de plus en plus fréquentes. Pendues à son souffle, nous attendions qu’elle cesse, qu’il arrête de souffrir. Il était encore vivant au matin. Je lui ai dit au-revoir. Ses yeux m’ont dit adieu. Son agonie a duré encore deux jours et deux nuits.

Cette veillée funeste est gravée en moi. C’est souvent face à la mort qu’on touche au plus près notre Humanité.

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26/02 : Une contrainte jaculatoire par un homme littéraire pour la Sainte Liante

Contrainte : Remembrance – Jaculatoire – Emberlucoter – Margoullis – Frusquin – Happelourde – S’acagnarder – Canuler – Imbriaque

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Les oulimots auto-contraints d’Un Mâle Des Mots :

Dom Juan (hommage à Sanseverino)

J’me suis éveillé sans aucune remembrance
Déparpaillé, la tête lourde, le cœur en défaillance.
J’devais être sacrément étrange et imbriaque
Pour n’pas m’souvenir de la brune dionysiaque

Mais ma régulière, elle, ne l’a pas oubliée, oh ça non
A son r’egard, j’ai compris que j’étais dans le margouillis.
Faut qu’je rattrape l’affaire, tant pis pour mes bignons,
Ils attendront quelques heures, ma biche est en furie !

« C’est pas l’ moment de s’acagnarder ! », me dit-elle en criant.
« J’crois que mes copines sont jalouses et qu’elles fabulent,
Quand elles m’disent méfies-toi c’est un vrai un vrai Dom Juan.
Mais non, elles ont raison, et ça tu vois, ça me canule ! »

Cette fois, c’est sûr, vaut mieux pas essayer de l’emberlucoter.
Mieux vaut la jouer profil bas, filer doux et marcher droit.
C’est pas avec quelques prières jaculatoires ou un immense bouquet
Que j’vais pouvoir calmer la fureur de ma belle, ça va de soi.

J’lui fait cette chanson, où j’mets mes tripes et tout le saint-frusquin
Pour frapper fort, qu’ça lui touche le cœur et flatte ses esgourdes
Parce que, pour demander son main, avec mon mon menu frusquin,
Tout c’que j’aurais pu faire, c’est lui offrir une happelourde.

Le blog d’Un Mâle Des Mots

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Les oulimots de gRésille :

Merci !

On eut pû penser qu’en ce jour décrété Sainte Liante j’eus fait l’effort de partager quelques bons mots avec vous, Oulimotiens Oulimotiennes, malheureusement j’ai aquaponey avec @AirelleAirelle et je ne peux me désister au dernier moment. Nous avons trop investi dans ce sport pour annuler au nom d’une canonisation qui n’a jamais eu lieu, car soyons honnête une Liante ne prêche aucune paroisse, sa religion est liberté, à l’image de l’Oulimotie : ni Dieu, ni Maître ni Drapeau. Cela manquerait de gRésille, de plus je ne suis ni sainte, ni ne le fus jamais et ne le serai pas plus demain. Cessons donc cet épisode jaculatoire et buvons ensemble avant que je n’aille me dévêtir pour l’aquaponey. On m’attend. Buvons à nous tous et toutes, imbriaques des phrases qui sont nos orgues et communions tous ensemble sauvagement, ivres de mots doux et d’histoires dures et tout le Saint Frusquin. Ainsi je partirai joyeuse et dévergondée chevaucher la vague de mon sport préféré.

Buvons car je ne refuse pas la célébration mais pour pouvoir être une sainte au sens catholique du terme il m’eut fallu être attachée à la croix, en remembrances d’un fils de Dieu. Ma croix à moi je ne la porte pas et qui m’y attache m’offrira bien des plaisirs divins, comme disait André, mais je préfère la petite mort à l’éternité. Cessons de nous emberlucoter et ne nous berçons pas d’illusions mais plutôt d’apparitions, désincarnées, réincarnées, les vôtres mes diables et démonesses sur le forum sulfureux des Oulimots.

Donc non, je refuse d’utiliser tous les mots d’aujourd’hui, tiens Charlie Téraire je t’en rends quelques uns, je ne sais pas quoi en faire : [ Happelourde / S’acagnarder / Canuler ]

Il me faut à présent mettre un terme à ce margouillis, je vais finir par être en retard et ma copine religiosophobe @AirelleAirelle m’attend, je suis nue mais tant pis, je n’ai plus le temps de m’habiller, nous avons rendez-vous avec Alexandre et ce sera la Saint   Parfait !

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Les oulimots d’Airelle :

Canulée dans son existence sans piquant, margouillis d’un espoir mal placé, elle se laisse emberlucoter par ce joli monsieur.

Grand, brun, séduisant, et surtout l’enveloppant de compliments jaculatoires. Elle ne remarque pas le frusquin qui se cache en lui.

Son ignorance lui montre un diamant mais c’est l’happelourde qu’elle réalise un peu tard, avoir touché.

La remembrance de ces beaux parleurs lui avait échappé… hélas pour elle. Décider à rompre avec ses frustrations, la voilà quitter son quotidien pour vivre l’instant des ses lectures sentimentales. L’imbriaque de ses convoitises mal comprises lui fit négliger ce pourquoi elle était tombée dans ses bras. Bien mal lui prit lorsqu’elle s’activa méticuleusement sur le phallus du joli monsieur. Elle croyait qu’en retour il la ferait tourner aussi bien qu’elle le fit pour lui. La besogne terminée, fier d’avoir fait jaillir la giclée du plaisir, quelle ne fut pas sa déception lorsqu’elle comprit que le rustre s’acagnardait. « Caresse toi pour moi » osa t’il lui demander pour éviter la besogne. Le choc de ces mots l’étourdit. Comment osait-il s’en sortir de la sorte ? C’est désappointée qu’elle partit sans un au revoir se jurant qu’on ne l’y reprendra plus !

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Les oulimots de SurMonFil :

Charlie, espèce de foutu imbriarque !

Moi qui n’aime rien de plus que m’acarnarder sur mes Oulimots, tu m’as définitivement contrarié. 

Aimes-tu tant canuler autrui ?

Par manque de temps, j’ai souffert, moi qui souvent prends un plaisir jaculatoire (et parfois é, aussi) à m’adonner à l’exercice.

Je ne sais pas si nous aurons l’occasion de nous rencontrer un jour (je l’appelle de mes vœux) mais j’aurai en remembrance cet exercice imposé avec ce sentiment que tu as pris du plaisir à emberlucoter ainsi le peuple libre.

Si cela fonctionne peut-être avec une happelourde, je ne suis pas dupe. 

Aux prises dans mon margoullis épistolaire, j’ai le sentiment d’avoir un peu bradé mon Saint Frusquin.

Pour autant, je n’aurais pas voulu rater cet épisode là.

Et finalement, le plaisir était au rendez-vous 😉

Le blog de SurMonFil

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Les oulimots de Ragnarr :

Un véritable imbriaque ! J’étais désormais dans un margouillis total !

Après des mois passés à s’acagnarder j’étais maintenant sans un frusquin dans les poches et plus personne ne se laissait canuler par mes diverses tentatives de les emberlucoter.

Pas même les belles happelourdes qui ne se laissaient plus surprendre par mes remembrances d’histoires jaculatoires !

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Les oulimots de Faffwah :

J’ai encore la remembrance du margouillis dans lequel je m’étais retrouvé quand ton mari était arrivé alors que je m’acagnardais dans ta couche, imbriaque des plaisirs que tu m’avais accordés.

J’avais immédiatement compris que ma présence faisait plus que le canuler et qu’il allait déclencher tout le saint frusquin de l’homme trahi. Aussi, après une réflexion jaculatoire, j’avais renoncé à l’emberlucoter par quelque flatterie que sa happelourde n’aurait de toute façon pas comprise et foncé, nu comme un ver, vers la sortie.

La patrouille de pervenches qui passait à ce moment là avait moyennement apprécié.

Heureusement la juge a ri.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots d’Alexandre :

— Je vous assure votre Sainteté, loin de moi l’idée de vous canuler. Non votre Sainteté, je ne parle  pas de  votre canule, mais d’une affaire  bien plus grave  qui risque de faire trembler Notre Église dans ses fondements. Non, votre Sainteté, je ne fais pas allusion à vos fistules.  Je viens auprès de vous pour vous demander conseil.

Vous souvenez-vous  de cette incroyable découverte, voici six mois lorsque le clocher de la cathédrale du Latran s’est effondré ?  A l’annonce que l’on avait trouvé une chasse couverte de bijoux et contenant un parchemin, le bruit a couru  qu’il s’agissait du cinquième Évangile. La foule dans un élan jaculatoire s’est rassemblée pour prier et chanter la gloire du Tout Puissant. Des prophètes auto-proclamés ont commencé à emberlucoter les faibles d’esprits, leur déversant un margoullis   infâme de fausses vérités, les invitant à leur remettre tous leurs frusquins, car, leur disaient-ils,  heureux  ceux qui se dépouillent de tout ! On raconte que parmi cette foule en liesse, même ceux qui avaient l’habitude  de s’acagnarder s’activaient pour vendre tous leurs biens et remettre leurs titres de propriété à ces charlatans de malheur.

Hélas tout était faux, les prophètes disparus, les fidèles n’avaient plus que leurs yeux pour pleurer. Pour toute fortune, il ne leur restait que des happelourdes de vile qualité. De colère, la foule s’est retournée contre vos fidèles serviteurs, votre Sainteté, n’hésitant pas à embrocher tout porteur de soutane, leur imputant tous les torts de la terre. Vous pensez bien que nos ennemis se faisaient une joie de  rappeler les remembrances de nos fautes de jadis.

Votre Sainteté, vous devez réagir et vous adresser à nos fidèles, urbi et orbi.

— Comment, est-ce que j’ai envie de faire pipi ? Oui, passez-moi le bassin, je vous prie !

Mon Dieu,  pardonnez-moi, mais qu’il est dur de servir un Pape imbriaque !

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Les oulimots de Domino

3– Prémisces

« Ce soir tout est permis ».

Les mots s’impriment dans mon esprit, remembrance des dernières paroles de Julien avant le néant et sa tragique disparition.

J’en frissonne, perçois le souffle du passé, mes hantises et remords jamais effacés. Derrière son loup de velours sombre, les yeux d’un brun dorée m’hypnotisent par la puissance du commandement muet de cet homme inconnu.

Avec un regain d’attention, je détaille sa tenue, remarque le costume sombre à fines rayures, les plis parfaits du pantalon, preuve de son aisance et tout le saint frusquin. La main aux doigts effilés digne d’un pianiste s’orne d’une chevalière où brille un diamant et non une de ses happelourdes de pacotilles que certains exhibent avec suffisance.  Celui-ci est pétri d’orgueil et de ce zeste de nonchalance hautaine qui attire irrémédiablement. Je perçois sa force de caractère, cette manière d’être loin de ceux qui s’acagnardent lorsque leurs bourses débordent de leur richesse.

Il est du style à emberlucoter, à charmer l’innocente, à s’en repaître sans états d’âme pour atteindre son bon plaisir.

— Je…

D’un geste mesuré mais autoritaire, le doigt sur ses lèvres, il m’incite au silence.

Pas même un « chut » dans un souffle. Un simple mouvement et il m’enveloppe de son emprise.

Le frisson imbriaque fait d’anticipation, de peur, d’excitation m’étreint, s’invite dans mon ventre, le tord brutalement d’un margoullis de sensations inédites et troublantes.

Je tremble de la tête aux pieds.

Le souffle me manque. Ma peau se couvre d’une chair de poule incontrôlable qu’il repère tout de suite. Une irruption jaculatoire traverse mon corps, enflamme mes sens et mon sang en bouillon.

Comment est-ce possible ?

Moi, la froide et raisonnable jeune fille, la frigide d’après certain, je brûle d’un feu d’enfer sous le regard attentif de l’inconnu debout devant moi.

Un soupçon de sourire étire ses lèvres ourlées, fines et pourtant charnues, dévoile deux dents d’une blancheur éblouissante.

Des crocs que je me mets à espérer me marquer, s’imprimer dans ma chair pour en garder une trace indélébile.

Son pouvoir d’attraction est si grand que je perds pieds, abandonne la raison qui me pousse à fuir au plus vite, à m’échapper des griffes de ce piège qui se referme sur moi comme les doigts qui se tendent vers moi et m’incitent à m’y accrocher.

Je n’ose ce geste primordial, ce pas à franchir pour entrer dans son monde de domination. Sans une hésitation, sans même en connaitre le sens, je perçois son aura de Maître, cet être particulier dont j’ai découvert l’existence sur les sites Internet.

Je frémis de le vouloir et de le redouter, me rappelle mon écœurement à la lecture de certains récits de jeux de Domination, de leur violence ou de leur cruauté.

Jamais, me suis-je dis.

Cependant, là, face à cet homme dont l’aura m’attire inexorablement, je me sens prête à m’agenouiller, à subir ses châtiments, à devenir sa chienne.

C’est l’ambiance, me dis-je pour me soustraire à cette attraction incompréhensible.

Peut-être aurais-je dû rester vautrée dans mon canapé, à canuler en paix plutôt que de vouloir relever un défi stupide.

Les dés sont jetés.

Le blog de Domino

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Je ne saurais vous tenir rigueur si, entre les retours en arrière pour détailler les jeux de mes charmantes et lubriques amies, un sonnet abominablement détourné, la présentation de deux amies non moins lubriques que les précédentes, mon indignation concernant une rumeur digne d’Orléans, et la suggestion d’un temps de repos, vous n’avez plus de remembrance de l’histoire que je narrais.

Ce sera donc avec un vif plaisir, pas jaculatoire mais qui pourrait le devenir, que je vous rappellerai que cette histoire a commencé par une balade au bord de l’océan où j’avais aperçu une belle et troublante inconnue.

Je serais cependant foutrement incapable de vous dire lequel de nous deux à emberlocuter l’autre le premier, j’ai la mémoire qui flanche, était-ce elle, était-ce moi, était-ce elle ou moi ? Ne croyez pas pour autant que je ne veuille tout vous narrer ici, j’aime trop ces étalages impudiques, vous l’avez sans aucun doute déjà relevé. Mais si vous insistiez pour avoir la réponse à cette angoissante question vous me plongeriez tout aussitôt à la fois dans un abîme de perplexité et dans un margouillis total.

Je suis prêt par contre à vous livrer tous les détails que vous pouvez souhaiter, il vous suffit de demander, et vous avez pu constater que je suis déjà revenu sur un épisode passé pour satisfaire une lectrice, ou pour être plus précis la curiosité d’une lectrice. Je peux donc par exemple, si vous le souhaitez, vous détailler les jouets utilisés par les belles dans leur trio libidineux, elles usèrent de godemichés, plugs, martinets, baillons, menottes, bandeaux, pinces, cravaches et tout le saint-frusquin.

Mais j’ai une certitude, que ce soit elle ou moi, moi ou elle, dans un âge où presque tout est bourdes, Pièges, déguisements, leurres et happelourdes, quelle jouissance représente la rencontre avec cette précieuse dame.

Avec elle il n’est point question de s’acagargner, elle vit et jouit de la vie, comme du vit à fond et sans cesse.

Après cette rencontre donc nous débutâmes nos joyeuses et jouissives folies érotiques, qui firent l’objet de plusieurs billets. Et je crains toujours de vous canuler en vous narrant en détail nos frasques.

Si c’était le cas, je vous remercierais de me l’indiquer, j’arrêterais alors la narration de nos luxurieux exploits et de nos plongées dans le stupre et la fornication, je rangerais alors ma lyre pour éviter de passer pour un imbriaque aède.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Petite Fleur :

J’étais un inestimable Diamant traité en happelourde,
Trop imbriaque de cet amour jaculatoire pour m’en apercevoir,
A trop m’emberlucoter, tu m’as rendue totalement sourde,
A toutes ses mains tendues qui m’alertaient de ce margoullis que je refusais de voir.

S’acagnarder dans le frusquin fut ton choix dit « pragmatique »,
De remembrances tu vivras et te contenteras à n’en point douter,
De mon côté je fais des choix ô combien moins pratiques,
Mais personne ne pourra me reprocher que ma vie ne se résume qu’à canuler.

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Les oulimots de Pidgy :

C’est dimanche.

Je m’acagnarde, tranquille, allongé dans mon fauteuil. A moitié somnolent, j’ai des remembrances jaculatoires qui arrivent parfois.

Un margoullis de souvenirs réels ou rêvés viennent alors me canuler et me font me demander si je ne suis pas une sorte d’imbriaque du dimanche.

Il s’y mêle des happelourdes ramenées de voyages bien lointains, des frusquins qui s’entassent dans des armoires ou au grenier. Le récit de ces voyages, de l’achat de ces objets en emberlucoteraient plus d’une. Elles sont tellement friandes de récits de voyages et d’histoires de mille et une nuits.

Mais ces récits ne se susurrent qu’à l’oreille d’une Belle en guise de cadeau après une séance d’amour. Ils prolongent le plaisir des sens et du corps par ceux de l’imagination et du rêve. Ce qui vient après l’amour, c’est encore de l’amour mais spécial, plus intime, plus profond, plus partagé.

Le blog de Pidgy

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Les oulimots de Iotop :

Service… illuminé

Il est quatre heures, cette heure n’est plus une heure (il est toujours quatre heures) pour faire remembrance, ni autre chose que dormir… pour les gens de bonnes tenues.

J’en étais à la prière jaculatoire (et pas jet éjaculatoire, pour les coquins, coquines) qu’une voix me traversa le cerveau de part en part pour m’emberlucoter. Je secouais la tête comme un chien qui s’ébroue prestement après une rencontre avec une eau possessive.

J’étais assis sur la lunette du wc (la prière n’a pas d’endroit, « c’est là son moindre défaut ») au-dessus de ce margouillis d’excrément industriel prédigéré aux faussaires de l’agrochimie, j’avais les derniers mots en bouche qu’une jacasse s’impose, là, à cet endroit entre le frontal gauche de mon cerveau.

— Pose le tout et revient à l’essentiel, vomis tout le saint-frusquin. Redeviens l’amant que tu as été. Viens à moi…

J’étais toujours assis. La lumière blafarde des toilettes (appartement aux normes du standard européen phagocytaire, moi locataire), œil dépossédé de son filament à watt libérateur d’économie positive…

—… Y a quelqu’un ?

J’avais l’air idiot, de cet idiot seul entre quatre murs acoustique, thermique, faussement imités et qui n’a pas d’oreille mais qui semble m’entendre entre des fibres non connectées… du wifi.

Je me demande si je n’ai pas trop bu… hier au soir… d’ailleurs est-ce hier au soir, qu’importe, c’était mon anniversaire… un faux anniversaire et l’on m’a offert un… diamant… mais je soupçonne une happelourde… de l’industriel… encore et encore…

— Alors, tu viens ou pas mon beau pèlerin au bâton rustique qui ne manque que l’astique… à ma lumière…
— Il suffit… je veux… être tranquille et me torcher en toute intimité… dis-je en criant presque dans mon réduit, où je suis réduit à m’exprimer comme un damné…

Je me suis s’acagnarder ce n’est pas pour me jeter dans les premiers bras venus d’une… d’une quoi d’ailleurs ? Une voix entre deux genres. Elle commence sérieusement à me canuler le ciboulot… cette voix…

Je vais me torcher le fondement et passer à l’eau de douche. Va pas falloir que je dégoise ce genre de propos à la cantonade sinon ils vont me faire rendre gorge et me parquer je ne sais où moi le jardinier, l’imbriaque de service du parc… public. 

Le blog de Iotop

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Les oulimots de Popins :

Je m’éjacule

A la rassurante routine d’une vie rangée, j’ai choisi les exaltantes surprises d’une vie imbriaque. Le rythme imposé par la société – sorte d’esclavagisme consentant – m’a fait renoncer à accumuler moult frusquins et autres objets sensés faire mon bonheur pour faire place aux joies et aux plaisirs et m’offrir le luxe de m’acagnarder, de m’amuser, de vivre.

Ma liberté est bien trop précieuse pour que je choisisse de m’enfermer dans un couple traditionnel qui tournerait de toute évidence au fiasco. La remembrance de cette autre vie ne fait que me conforter dans mes choix. N’allez pas croire que mon cœur ,n’est qu’happelourde. J’aime, je suis aimée dans des modèles différents. Amis, enfants, amants m’entourent de leurs baisers et de leur chaleur.

Loin de me canuler, mon apparente solitude montagnarde est désirée, et je la brise portée par l’envie.

De rencontres en coups de cœur, j’enrichis ma vie de nouvelles personnes. Nul besoin de m’emberlucoter, ma curiosité et ma joie de vivre sont jaculatoires, et me portent par ci par là à la découverte de l’autre.

Peut-être que tout cela peut sembler n’être que margoullis, mais c’est la vie que j’ai choisi. Et pour tout dire, chaque jour je m’éjacule, le sourire au bord des lèvres, de toutes les lèvres.

25/02 : Une contrainte nocturne par un poète de la peinture pour la Sainte Airelle des oulimots

Contrainte : Rumeurs, matin, kilomètres, silencieuse, retard, éclats, esprit, milliers, nuitPete Turner. Times Square, 1958.

Pete Turner, Times Square, 1958.

Les oulimots de Ju en 12 :

Le petit matin se levait, elle était en retard.

Elle quitta les draps de satin, elle prit quelques secondes, nue, pour la regarder dormir.

Elle ferma les yeux. Se remémora ces instants d’éternité. Les regards qui se croisent, des sourires échangés, qui se transforment en rires, les rires, qui deviennent baisers, les baisers qui s’accompagnent de caresses.

Ces caresses timides qui découvrent le corps l’une de l’autre, et qui se font plus entreprenantes, dans un corps à corps, un corps à éclats de plaisirs.

La nuit avait été courte mais les plaisirs avaient été longs et nombreux, intenses.

Dans le calme du matin qui succédait à la tempête de la nuit, elle veillait à garder en elle chacun de ces moments.

Silencieuse, elle lui déposa un dernier baiser avant de quitter la chambre. Ses yeux pétillaient malgré les cernes, ses lèvres souriaient.

Sur la route, malgré la rumeur de la ville, son esprit était encore obnubilé de cette nuit à des milliers de kilomètres de son quotidien mais qui correspondait tant à ce qu’elle était. Femme libre pleine d’envies et de désirs qu’elle vivait enfin.

Le blog de Ju en 12

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Les oulimots de ‘vy :

Les rumeurs de la nuit se sont calmées au petit matin. Par effet retard, tout vole encore en éclats dans mon esprit. Une jouissance pour miss mélancolie. Elle capte la moindre de mes ombres et s’amuse à les multiplier, à les entortiller. Mais ses kilomètres de fils dont elle me lie avec amour ne pourront jamais atteindre la petite étincelle qui brille en mon coeur. Tu le sais, ma douce et silencieuse amie, ma ravageuse protectrice des heures obscures. J’ai un ami bien plus puissant que toi. Le temps, ce rude travailleur m’a offert son épaule. Il est peu exigent, il sévit un peu, de temps à autre, certes, mais dans la limite du raisonnable. Vous savez que je ne suis pas ingrate et plutôt facile à vivre tous les deux. Jamais je n’essaierais de me débarrasser de vous. Vos milliers d’attention me touchent tout autant que votre fidélité.

Le blog de ‘vy

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Les oulimots de Ragnarr :

Dans l’eau chaude de mon bain, je m’immerge et m’abandonne, seul, dans la nuit silencieuse, juste troublée par ce léger clapotis.

Je me laisse envahir par, l’éclat, le parfum de quelques bougies, et l’esprit de leurs flammes vacillantes. Je ferme les yeux et je rêve … de vous.

J’oublie ces kilomètres qui nous séparent. Je rêve à ce moment unique, ce naufrage au creux de vos bras, ce matin là, ma tête posée sur vos seins généreux.

J’étais en retard, mais quelques mots tendres susurrés à l’oreille, quelques baisers glissés dans la nuque et des milliers de douces attentions, accompagnés par la rumeur de nos soupirs, avaient emportés tous nos sens.

Puis vous m’aviez possédé, puis vous m’aviez englouti. Ô madame, comme dans l’eau de mon bain, ce soir, en vous … je me noie.

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Les oulimots d’un vieux cochon andropausé :

Elle a un métro de retard ce matin. Ce sombre éclat de rumeur en orbite ? Toutes ces vaines spéculations sur son arrière train train quotidien.

Silencieuse, à des milliers de kilomètres d’années lumière, son esprit est ailleurs, heureusement…

A lire en écoutant Bowie

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Les oulimots de Jarl :

Mon pote, mon amie, ma nana et mon confesseur : tu étais tout çà pour moi. Tant pis s’il y des rumeurs sur ma santé mentale mais c’est ainsi, tu était tout ça et plus encore pour moi et ma tabagie.

Et plus encore… En toi seulement, à cette époque, j’avais l’esprit libre. Sans retard, chaque matin, nous partions. Je me foutais bien du but ou de la destination, seule comptais la route en ta compagnie.

Silencieuse ou dans la fureur de mes playlists, kilomètre après kilomètre, tu étais là… tu m’écoutais, me causais… Nous fendions la nuit, le jour, la neige ou le beau temps.

Nous alignions sans peine les milliers au compteur, sans autre justification que d’être tous les deux. Sans éclats, on s’aimait.

Marlène, ma bagnole…

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Les oulimots de Faffwah :

Il ne fallait pas que je loupe mon avion. En route pour te rejoindre. Des milliers de kilomètres à faire dans la nuit pour te retrouver et prendre un petit déjeuner avec toi dans la rumeur de ce café où tu m’avais donné rendez-vous au petit matin. Avais-je donc perdu l’esprit pour oser ce voyage ? Peu m’importait. Il me fallait retrouver tes éclats de rire qui me manquaient tant. Mais si j’arrivais en retard, je risquais de te voir silencieuse et réprobatrice. Tu m’avais accordé cette chance mais ta patience avait des limites. Tant d’espoirs. Si peu de temps…

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de SurMonFil :

Dialogue avec Blondie
-—Alors, J., cela fait un peu plus de deux ans que tu traines sur l’oiseau bleu. Tu as pu terminer ta cartographie ?
—Hello, Blondie. Tu étais bien silencieuse ces derniers temps, à des kilomètres de moi.
Je crois avoir bien avancé et j’ai une vision plus claire de ce lieu aux milliers de strates.
—Tu me parlais d’un lieu qui amplifiait les rumeurs de façon étonnante, qui te bouffait ton temps et que tu consultais dès les premières d’heures du matin.
Et qui te mettait régulièrement en retard…
Es-tu parvenu à dompter la bête ?
—Je crains que non. Pas encore.

Mais aujourd’hui j’ai l’esprit relativement apaisé et je la gère plus sereinement.

J’ai pu comprendre mieux les réseaux. Comme ceux des libertins, ceux des M/s et D/s (avec des subtilités que je travaille encore à comprendre), les amateurs de BDSM…

Et ceux qui ne sont rien de tout cela, aimeraient bien, et commettent quelques maladresses.

Plus ceux que j’appelle les dédibitteurs (une espèce à part).

Au milieu de ces strates, j’ai découvert des personnes vraiment intéressantes (attachiantes et délichieuses) dont finalement le leitmotiv est la bienveillance et le non jugement.

J’ai participé 14 jours à un défi incroyable qui m’a fait un bien fou.

Et découvert le peuple libre des Oulimoutiens. Une très belle expérience, aussi.

Avec les mots contraints, je les laisse souvent travailler seuls pendant la nuit et je m’astreins à les mettre en forme en un temps très court.

C’est ma pause quotidienne.

Savoir que tu les suis régulièrement ajoute à ma motivation, Blondie.

—J’avoue avoir eu quelques éclats de rire à te lire.

Et pas queue…

—Merci Blondie 🙂

J’espère arriver à te voir bientôt. MissU

Le blog de SurMonFil

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Les oulimots de Petite Fleur :

Alors que je pensais ma nuit éternelle,
Que je maudissais ces milliers de kilomètres qui nous ont tués,
J’ai compris que cette facile ritournelle,
N’était qu’un moyen complaisant de laisser mon esprit s’embourber.

Tandis que nos éclats d’antan ne cessent de me hanter,
Au petit matin de cette trop silencieuse nouvelle vie,
Les rumeurs d’un bonheur inconnu viennent me courtiser,
Et je ne permettrai point de retard dans cette nouvelle envie.

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Les oulimots de Nicolas Verville :

Les phares de la voiture éclairent la route déserte, les arbres, parfois les yeux phosphorescents d’un animal. Les kilomètres se succèdent. Elle reste silencieuse, mais je peux lire les pensées qui la traversent dans sa façon qu’elle a de tenir son corps aussi loin de moi que possible dans l’habitacle. Pourquoi a-t-il fallu que son frère boive trop et se mette à raconter n’importe quoi ? J’aurais pu me défendre, essayer de démentir, prétendre qu’il ne s’agit que de rumeurs, j’ai préféré me taire pour éviter un éclat. Je sais bien qu’elle est en train de se remémorer mes retards, les nuits où je ne rentre pas, ou bien seulement au petit jour. La routine dans la vie d’un musicien. Qu’est-ce qu’elle imagine ? Les groupies par milliers, les fans qui me harcèlent ? C’est plutôt le démontage du matos à deux heures du matin, le camion à charger, la dernière bière avec le patron, ou un café pour tenir les trois heures de route. Et c’est vrai, une fois ou deux, une âme solitaire avec qui échanger un moment furtif.

Le blog de Nicolas Verville

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Les oulimots de Domino :

2 – Hypothèses

 Le taxi avale les kilomètres sans que je prenne garde au paysage extérieur qui défile dans la semi-pénombre du couchant.

Mes pensées se perdent vers cette soirée particulière où nous sommes conviés. Le lieu de rendez-vous en dehors de la ville et dont nous ne possédons que l’adresse a déclenché des humeurs diverses parmi les invités.

 Le thème lui-même a perturbé une partie du personnel et bon nombre risquent fort de se soustraire à l’obligation de s’y présenter bien que l’invitation ait été précise sur la nécessité de présence de tous, quel que soit notre niveau hiérarchique dans l’organigramme de l’entreprise.

Les rumeurs courent sur notre grand patron depuis l’annonce officielle de cette manifestation insolite signifiée par une note de service sibylline. Quelques éclats de mécontentement ont secoué les esprits dans notre salle de repos, mais rapidement la contestation ouverte s’est tu au profit d’une rébellion silencieuse sans effet sur la direction et plus particulièrement notre chef suprême.

J’en ai souri, amusée de les voir se débattre face à la détermination de notre dirigeant.

Personne ne se doute du traquenard qu’il nous tend, de l’épuration en marche organisée d’une main de Maître afin de trier le bon grain de l’ivraie.

Malgré mes recherches parmi mes connaissances particulières, je n’ai récolté que peu de renseignements sur cet homme dont je me souviens avec nostalgie de la force de l’autorité et de tant d’autres détails que mes nuits se peuplent de lui jusqu’au petit matin.

Dix ans se sont écoulés, d’autres l’ont remplacé et pourtant, il reste pour moi l’unique Maître dans toute sa splendeur, possédant le pouvoir par quelques mots ou silences de vous soumettre à ses désirs les plus décadents.

Une simple nuit partagée et je perçois encore son aura lorsqu’il pose les yeux sur moi, que ses lèvres esquissent ce sourire infime capable de se transformer un rictus hautain ou dédaigneux voire cruel ou en caresse chargée de la plus enivrante des promesses.

Une certaine connivence nous lie, même si d’un côté comme de l’autre nous jouons aux parfaits inconnus, gardons nos distances professionnelles.

Peut-être ce soir, se dévoilera-t-il et posera-t-il des conditions particulières à notre future collaboration qu’elle soit au travail ou dans la sphère privée ?

Depuis son arrivée, impossible de trouver des renseignements fiables sur notre patron et des milliers de bruits courent dans les couloirs sans que personne ne puisse certifier à cent pour cent les sources des informations.

En moins de deux mois, il a été marié à une riche héritière puis divorcé avant d’être déclaré célibataire endurci voire avec des tendances gay. Cette dernière éventualité m’a fait rire, mais j’ai gardé pour moi mes certitudes sur ses déviances sexuelles. Pour le reste, il conserve son mystère, en joue avec virtuosité, s’amuse, j’en suis persuadée, à nous observer nous débattre dans les conjectures.

Je jette un regard à ma montre, m’agace du retard pris par mon chauffeur avant d’envisager l’avantage que cela pourrait me procurer.

Après tout, ce soir, tout est permis.

A suivre…

Le blog de Domino

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Les oulimots de Gérald :

Un matin comme tant d’autres, pour ne pas changer, j’étais en retard, avec qu’une envie, retourner me coucher. A ma décharge, la nuit avec ma Maîtresse avait été chaude et mouvementée. Mais bon, j’avais promis à mon meilleur ami d’aller faire un footing d’une dizaine de kilomètres avec lui.

J’avais du mal à faire surface, j’avais l’esprit ailleurs, pour tout dire, à cette merveilleuse nuit.

Je repensais à ces sublimes moments où j’étais à ses pieds, totalement nu, avec autour du cou un joli collier. Elle assise dans son canapé me regardant, fière, hautaine , silencieuse. Ses yeux brillants  de milliers d’éclats en voyant cet homme totalement soumis. Elle était divinement belle et même si , d’après certaines rumeurs,  elle préférait passer son temps avec les personnes de son sexe, je l’aimais comme jamais je n’avais jamais aimé.

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Les oulimots d’Airelle :

Silencieuse elle s’élance loin de lui et ne remarque pas le retard

Ce matin il fait froid et se jure de ne plus revenir

Dans son esprit tout se mélange, elle ne s’entend plus penser

Des milliers de raisons pour continuer mais une seule pour ne plus revenir

Mais pour qui se prenait-elle ?

Comment avait-elle pu penser un instant qu’elle pouvait avoir la nuit tout à elle

Il fallait qu’elle trouve excuses et raisons pour revenir à sa vie de manière naturelle

Surtout ne laisser aucune rumeur perturber le calme de sa vie

Alors elle avale les kilomètres les larmes au bord des yeux, leur interdisant de couler

Surtout ne pas laisser les éclats des émotions …

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Les oulimots d’Eshi :

Ce ne sont que des rumeurs mon ange, ne les écoute pas. Les milliers de kilomètres qui nous séparent ne sont rien, tu le sais bien. Je t’avais pourtant appris à me retrouver dans la nuit, à regarder Orion pour que nos esprits se rejoignent. Tu es silencieuse ce matin, mon ange. Tu t’enfermes dans tes démons, je le sens bien. Oui, bien sûr, tu m’en veux, je suis en retard encore une fois. Je ne cherche pas d’excuse mais tes éclats. De joie, de rire, mon ange, pas de colère ou de voix. Viens dans mes bras, rejoignons la nuit. Sèche tes larmes, mon ange, tes yeux sont fait pour briller autrement. Je t’aime.

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Les oulimots d’Alexandre :

Ne va pas écouter les rumeurs !
D’accord, je cours  tous les matins, enfiler des  kilomètres sur le chemin de halage même quand il fait encore nuit. A force j’ai dû en faire des milliers.

Mais je t’assure, je ne  suis pour rien. Si l’autre jour je suis revenu en retard en me dépêchant de laver mes affaires, c’était uniquement parce que je m’étais vautré dans une flaque de boue. Cette fille, moi, je ne la connaissais même pas.

Mais qu’est-ce qui te vient à l’esprit ?  C’est moi qui l’aurais étranglée ? N’importe quoi… Tu n’as aucune preuve de ce que tu avances. Tu crois que j’aurais été  assez idiot pour revenir ici avec un souvenir d’elle ?  Tu ne trouveras rien, tu entends, rien pas un bijou, pas le moindre éclat de ses lunettes !

Dis, pourquoi restes-tu silencieuse ?

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Les oulimots de Fellacia :

Faire fi des rumeurs , celles injustes, celles qui blessent. La nuit, en proie à ses insomnies, quand ni ses caresses, ni sa voix, ne l’aident à trouver le sommeil, elle les maudit.

Silencieuse, elle continue à sourire. Personne ne peut la détruire. Elle aime ses mots, sa passion, son désir, son corps, ses caresses , sa bestialité, sa tendresse, son esprit et ses éclats de rire. Des milliers de choses qui font qu’il est Lui, et qu’avec Lui , elle est Elle.

Chaque matin, quitte à être en retard, pour lui, elle se photographie. Il lui dit qu’elle est belle. Qu’importe les kilomètres qui les séparent. Elle sait que bientôt, de nouveau, elle sera Sienne. Rien d’autre ne compte, surtout pas la rumeur.

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Les oulimots de Pidgy :

Le Jugement Dernier

Je roule.

C’est la nuit.

J’ai l’esprit ailleurs. A des milliers de kilomètres.

Nous sommes partis ce matin, dès que nous avons perçus que les premiers éclats de noirceur envahissaient la ville.

Les rumeurs des jours précédents étaient donc vraies. La noirceur envahit bien le monde. Nul ne sait ce qui a provoqué ce phénomène : une expérience qui a mal tourné, une évolution de la nature pour se débarrasser de notre espèce qui la pollue, une attaque extraterrestre, autre chose ? Personne ne peut le dire. Tout ce que l’on sait, c’est qu’elle s’attaque principalement aux villes, là où il y a de la lumière artificielle en quantité. Elle semble s’en nourrir.

Quand la noirceur arrive, il faut fuir. Sans retard. Là où elle apparaît, l’obscurité s’installe. Rien ne peut la percer. Il s’y passe de drôles de choses. Les rares à en être sortis parlent de croque-mitaines, de monstres, de gremlins, de toutes sortes de créatures qui viendraient les tourmenter. Vous savez, tout ce que l’on disait qu’ils n’existaient pas aux enfants. En fait, ils existent vraiment et cette noirceur les libère. Ils s’installent dans le monde. Il n’y a rien qui les stoppe.

Il ne reste comme alternative que la fuite.

Vers où ?

Hors des zones peuplées, là où règne la lueur silencieuse des étoiles, de la lune ou du soleil. En espérant qu’il n’y ait pas de nuages.

Nous fuyons tous vers les pays ou les régions sans nuages. Il n’y en a pas beaucoup. Le réchauffement climatique a rempli le ciel de nuées.

L’avenir s’annonce sombre, sans mauvais jeu de mots. La prochaine grande extinction est en marche. Notre espèce aura échoué. Elle non plus n’aura fait qu’un passage éphémère. La prochaine devra faire mieux.

En attendant, traçons notre route. Essayons de vivre loin de cette noirceur. Qui sait nous trouverons peut-être un moyen de la combattre ? L’Homme a toujours trouvé le moyen de survivre. Pourquoi pas cette fois-ci encore ?

Le blog de Pidgy

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Des rumeurs ? Le matin je n’irai plus courir des kilomètres sur la chaussée silencieuse ? Je prendrai du retard dans mon écriture qui ne brillerait plus milles éclats de mes mots d’esprits jetés par milliers sur le papier au cours de la nuit ?

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Iotop :

Rumeur … et ma mort.


Les rumeurs sont légion et s’infiltrent dans tous les corps porteurs de sensations, de doutes ou pire sur les territoires de l’obscurantisme à tous les étages. La rumeur détruit ou porte aux nues.

Un avant-propos pour enclencher ce qui suit. Mon entourage personnel et travail pense que depuis maintenant une semaine, (lundi matin) j’ai gagné au loto. J’ai ressenti aux premières heures à des kilomètres à la ronde cette odeur de suspicion.

Je reste silencieuse, la rumeur enfle. Il est vrai depuis cette semaine je m’habille un peu différemment, j’ai aussi changé de coiffure, mon sourire est plus fréquent. Mais cela ne tient pas du tout à un gain du loto. Il est vrai, j’y joue toutes les semaines et toutes les semaines je rabâche que je n’ai rien gagné. Présentement cette semaine je n’ai pas exprimé ma contestation sur un jeu très injuste dans la répartition des gains par numéros gagnants.

Et puis j’ai eu un retard de cinq minutes, cette semaine-là, une fois, ce qui en dix ans, dans cette même entreprise ne m’était jamais… arrivé. J’avais cru entendre quels qu’éclats de rumeurs en passant devant des bureaux, portes ouvertes et à mon entrée un silence de circonstance embarrassé, une gêne bureaucratique…

En fait, l’esprit d’analyse est restreint à sa plus simple expression, le plus court chemin est la rumeur et quand bien même la vérité s’exprime cette rumeur est indélébile telle une cicatrice.

Ces bonnes gens sont à des milliers d’années lumières du véritable changement qui s’opère en moi en ce moment. Ma tête est mise à prix par un ancien amant. Je l’ai su par une lettre anonyme, il y a une semaine. Cela peut paraître complètement fou, dingue, ahurissant, étonnant, énorme, effarant…c’est ainsi et puis la police n’a que faire d’une seule lettre d’avertissement. Et à quoi bon me calfeutrer… Non, j’ai alors décidé de vivre pleinement et dépenser mes petites économies jusqu’à la dernière nuit où l’on me retrouvera morte par un arrêt cardiaque… Et la rumeur dira…

Le blog de Iotop 

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Les oulimots d’Olivier O :

Cette nuit-là, il a parcouru des milliers de kilomètres pour la rejoindre. Il était en retard. Elle est restée silencieuse, n’a pas répondu aux rumeurs. Au petit matin, ils n’ont pas retenu leurs éclats de rire. Ils ont uni leurs esprits, leurs corps, pour jouir. A nouveau.

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Les oulimots de Popins :

La vague

Les rumeurs grondent, elles enflent et sont relayées à des milliers de kilomètres à la ronde. Telle une puissante vague, elles emportent la raison de celles et ceux dont les oreilles se trouvent sur son chemin. L’esprit vole en éclats et laisse la place à l’instinct. L’Homme devient Bête. Emporté par un mouvement qui le submerge, il perd tout sens critique. Il ne pense plus, il croit, il sait.

Elle en a été victime. Un matin on a dit qu’elle été coupable. De quoi ? Là n’est pas l’important, on ne s’en souvient plus. Les gens le disent. Elle doit payer pour sa faute, sans retard ni délai. Une traque commence. On s’acharne en paroles sur elle, des coups invisibles qu’elle prend de plein fouet. Silencieuse, elle subit et voit sa réputation être salie à jamais. La nuit tombe sur sa vie. Elle est seule contre tous. Seule contre la rumeur.

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24/02 : Une contrainte en huit pour la Saint Brice des oulimots

Contrainte : incandescence, somnolence, huit, vie, fer, se lover, incendie, neige

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Mademoiselle K – Sous les Brûlures l’Incandescence Intacte

Les oulimots auto-contraints de Brice :

Si un soir sans neige, un soir où nous ne serons pas gagné par la somnolence, si tu sens une incandescence naître en toi, dis-le moi, parle-moi, laisse-moi battre le fer tant qu’il est chaud. N’aie pas peur de me donner des sueurs, c’est ce que je recherche plus que tout. Je veux monter dans le grand huit des sensations les plus brûlantes, me dresser en toi, face à l’incendie qui couve et, enfin, mourir au front de la petite mort que nous aimons tant pour pouvoir, ensuite me lover contre toi dans l’attente du lendemain.

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Les oulimots de Iotop :

Le dernier humain …


Je passe devant l’incandescence des informations transmises assis sur le banc des accusés. Je suis coupable de somnolence au travail, moi le dernier humain à travailler dans un laboratoire de recherche sur le récit vrai de l’humanité au XXIe siècle.

— Vous vous êtes endormi, avouez-le, dis le juge humanoïde habillé d’une seule étoffe d’un seul tenant, blanche et noire, en diagonal.
— Je dis non. Il était huit heures du matin, ce n’est pas possible.
— Vous ne pouvez contester. Vos rythmes cardiaque et cérébral, vos pupilles, nous confirme votre somnolence. C’est un fait, c’est ici représenté devant vous sur cet écran.
— La vie n’est pas faite que de chiffres…
— Ne détournez pas la séance avec le mot : vie, qui n’a pas de sens dans ce tribunal.
— Mais je suis le seul être vivant, présentement et “croix de bois, croix de fer, si je mens, je vais en enfer !”
— Vrai, je vous confirme et nous tenons vraiment à vous, mais nous ne pouvons laisser un tel état de fait dans notre laboratoire.
— Il me reste que cela. Si vous me retirez ce travail, je ne veux pas finir au zoo. Je dis non.
— Le zoo est très bien. Confort à tous les îlots…
— Stop…
— Comment : stop ? Vous êtes dans un état qui ne correspond pas à la Charte que vous avez signé…
— Qu’importe…
— Comment : qu’importe ?
— Se lover, là, dans le couloir du temps et reprendre mon rêve entre humains ; s’aimer jusqu’à posséder son âme, s’étirer dans les bras de l’autre…
— Assez ! C’est un incendie de mots qui ici est intolérable…
— “Un incendie de mots” ? Vous dérailler votre honneur, c’est un abus de langage…
— Votre abus neige dans ma conversation d’une manière saupoudrée…
— Euh… vous allez bien votre honneur ?

L’honneur en question a eu… l’honneur de se refaire un reset dans la meilleure structure robobionanotique du pays. Et moi ? Eh bien je suis toujours dans le laboratoire à pratiquer le… hackage.

Le blog de Iotop

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Les oulimots de Petite fleur :

Il fut un temps où tu me parlais de neige,
De flocons merveilleux qui m’ont fait chavirés,
Avec toi j’ai revu mes gammes et mes arpèges,
Dès les premiers instants où nos corps se sont mêlés.

Tu as ravagé ma vie tel un incendie,
Mais de ses cendres le Phoenix renaît toujours,
Par huit fois je me suis relevée, oubliant ici,
Que nous n’avions que trop croisé le fer durant nos amours.

Alors que je rêvais de marquer dans ma chair,
L’incandescence de notre Amour,
En moi mes souvenirs viennent se lover en poussières,
Pleurant ce qui est réduit à la somnolence pour toujours.

 

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Les oulimots de Von Vauvert :

Je passe en seconde.

Rohane.

Huit vies s’étaient déjà écoulées depuis qu’elle était captive, mise au doux fers qu’elle chérissait tant. Là dans cette immense bâtisse au fond du parc, cachée par les grands feuillus. Les journées s’étiraient en de molles somnolences, interrompues seulement par le souffle incandescent et putride de la bête. Les nuits d’hiver, elle aimait se lover au creux de son flanc dru et puissant, palpitant encore des courses harassantes dont il revenait souillé, langue pendante.

Chaque nuit, il calmait cet incendie qui consumait sa vulve, parfois ce n’était pas suffisant, alors, aussi, il l’exhortait à sortir pour ce tremper le cul dans la neige.

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Les oulimots d’Olivier O :

Vacances à la neige. Elle l’a sorti de sa somnolence. Elle s’est lovée contre lui. Il lui a offert un joli barreau de fer. Il l’a embrasée. L’incendie s’est propagé, l’incandescence a gagné tout son être. La vie ressemblait enfin au grand huit. Culbutes et sensations garanties !

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Les oulimots de Domino :

1 – Au tout début

Pousser la porte de ce club est un défi de taille.

« Pas cap », a prétendu Brice en se moquant de mes pruderies de jeune fille élevée dans les préceptes de la décence d’un autre siècle et d’une vie rangée.

Je ne suis pas du genre « couche-toi-là » ou « coup-d’un-soir ». Il s’en chagrine et espère obtenir de moi une débauche contrôlée dont il aimerait devenir le guide.

Sous ses airs de jeune premier imbu de ses prouesses ou du nombre de ses conquêtes, il manque singulièrement d’assurance et cherche en m’humiliant à assoir un pouvoir qu’il ne possède pas.

Il veut faire de moi sa chose, sa chienne, son esclave, croyant que mon ignorance revendiquée représente la meilleure garantie pour lui de m’asservir dans les fers de la soumission.

Il se trompe.

Ma curiosité réfléchie s’avère plus puissante que ses admonestations.

Découvrir par moi-même et de mon propre chef cette part sombre de ma personnalité m’excite et provoque quelques incendies volontaires créés par des textes sulfureux dénichés sur le Net.

Je préfère de loin les mots que les images et m’y noient plus surement et irrévocablement. Je m’y love, m’y blottit, m’en imprègne jusqu’à l’incandescence de mes sens en éveil.

La Sainte Nitouche cache sous sa croute de douceur et de sagesse ses licences érotiques en somnolence.

Le dédain hautain de Brice, son défi me pousse à enfreindre toutes les règles et à contrevenir à mon éducation et à découvrir par mes propres moyens les facettes dérobées de mon moi intérieur.

L’accident a déclenché cette soif de l’interdit, ce désir profond de puiser aux confins de mon esprit ou de mon corps les ressources de me reconstruire.

Huit jours, ont affirmé les médecins appelés à mon chevet alors que je naviguais entre la vie et la mort. Plus proche de la mort d’ailleurs dont il me semble avoir perçu la froideur glaciale, le néant sans au-delà ni paradis.

Les huit jours de sursis se sont transformés en miracle de la médecine et après deux ans, je retrouve ma vie d’avant, presque intacte.

Puisque dans l’au-delà l’eden n’existe pas ni même l’enfer, pourquoi ne pas vivre ici-bas ses rêves les plus déments avant de se perdre dans le néant ?

Je pousse la porte résolument, secoue la neige tombée sur mes épaules, la contemple étoiler la moquette bordeaux qui tapisse le sol.

Une paire de chaussures sombres attire mon regard par la brillance de son parfait cirage. Des souliers élégants, italiens de facture, d’une classe folle.

L’homme l’est tout autant et son loup de velours dissimule son visage que l’on devine racé.

— Bonsoir, murmure-t-il simplement d’une voix grave et prenante.

Le frisson me parcourt toute, annonciateur des délices à venir, des leçons à apprendre.

D’un seul regard, je perçois la puissance de son aura, son autorité innée que son maintien nonchalant ne peut cacher. Aucune tendresse ou mièvrerie à attendre de cet homme, je le sens.

Il s’approche d’un pas, d’un signe m’incite à abandonner mon manteau sur le comptoir du vestiaire où une fille nous observe avec curiosité.

Croit-elle à un rendez-vous ?

Il n’en est rien. La providence se contente de créer une opportunité que je dois saisir, une de ses bulles du destin que l’on doit attraper à la volée à moins de le regretter toute sa vie. Plus de regrets pour moi. Un simple désir dévorant de vivre chaque seconde comme si elle était la dernière.

J’ai vécu la dernière et ne veux plus que savourer les précédentes.

Ce soir commence ma nouvelle vie.

Le blog de Domino

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Les oulimots d’Eshi :

À l’incendie que tu procures,

Aux fers croisés dans nos échanges,

À l’incandescence de tes yeux,

Je lève mon verre.

À ta présence dans ma vie,

À tes mots qui donnent envie,

À ces huit nuits blanches,

Je trempe mes lèvres.

À la somnolence depuis,

À la neige sur mon cœur,

À l’aurore sans ton souffle,

Je bois ce vin.

Le verre est vide. Tu n’es pas là. Je me love au fond du lit pour retrouver ton odeur. Tu es là. Dans mon creux. Je te sens. Merci.

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Les oulimots d’Alexandre :

— Monsieur vous recherchez ?
— Je cherche une ampoule
— Vous êtes venu avec un modèle ?
— Oui, le voici
— Oh mais ça c’est une ampoule à incandescence, elle commence à dater !
— Oui, je sais mais j’aime bien la lumière chaleureuse qu’elle diffuse. Je n’ai pas envie d’être dans un environnement grisâtre comme un jour de temps de neige. Déjà que j’ai tendance à la somnolence quand je suis sur le canapé en train de lire et que ma chatte vient se lover contre moi.
— Pas de problème, si vous avez besoin d’être tenu éveillé par une lumière vive, je vous conseille l’ampoule fluocompacte. Un fois lancée, c’est ce qui éclaire le mieux.
— Et il faut compter combien par ampoule ?
— Environ huit euro.
— Ah quand même !
— Attention, ce type d’ampoule a une durée de vie pratiquement dix fois plus grande que la vôtre. C’est autre chose. C’est un peu comme si vous comparez, je ne sais pas moi, une cotte de mailles en fer avec un gilet pare-balles.
— Mais on m’a dit que ces ampoules contenaient du mercure. Si c’est vrai, je n’ose pas imaginer ce qui se passerait si elles se cassaient ou s’il y avait un incendie.
— Je vous rassure tout de suite, s’il y a du mercure c’est infinitésimal, c’est à dire sans danger ! Alors qu’est-ce que vous faites ?
— Euh… je crois que je vais réfléchir encore un peu. En fouillant bien, il doit bien me rester une vieille ampoule quelque part.

 

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

En lipogramme ( a, e, i, o, u, o i, e, a)

 

Vu les efforts consentis ces derniers jours pour rédiger ce récit, je peux éventuellement suggérer un temps de repos et pour qu’il soit plus doux je propose de se lover ou si vous préférez nous pourrions boire un thé et déguster des biscuits.

Huit jours sans aucun mot produit, ce délai autorisa un vrai loisir apaisant. Ainsi j’ai pu avoir un vrai plaisir à finir un roman La disparition qui inspira maints manuscrits ici. J’ai lu ainsi la nuit durant pour au matin m’assoupir satisfait.

Ce moment de somnolence fut très reposant et se prolongea assez longtemps et ne se conclut que vers l’heure du déjeuner avec alors un seul problème posé, prendre ou non un apéro avant le repas.

Indubitablement une semaine de vie ainsi avec quelques livres à lire me serait agréable et me détendrait du stress habituel généré par la charmante et délicieuse créatrice de délicieux carcans littéraires.

Mais, je dois le reconnaître, ces contraintes génèrent de la créativité, font pétiller le cortex, et titillent notre inspiration. Elles permettent d’écrire des phrases insensées et pleines de sens. Elles génèrent des flammes d’inspiration et le véritable incendie de créativité.

Dans les cerveaux ainsi stimulés et amenés à incandescence les phrases jaillissent, les paragraphes s’enchaînent. Rivalisant dans ces étranges jeux de lettres, les participants éjaculent leurs jets littéraires.

Les mots sortent en longues coulées tel du fer fondu des hauts-fourneaux. Les neurones s’échauffent, chacun tente de trouver une nouvelle tournure, un nouveau jeu de mots. Et, avouons-le, les résultats sont-là, de réels romans sont assemblés de la sorte.

Ainsi nous produisons nos mots, nous offrons nos romans. Nous nous courbons sur nos travaux qu’à nous affaiblir tant nous insistons, nous polissons pour aboutir à la livraison du produit fini.

Ne croyez nullement que nous regrettons notre sort ou que nous gémissons. Cette production, issue de notre collectif, de mots, de textes qui dont le volume grossit des écritures nouvelles comme une boule de neige qui roule le long d’une pente, est tout foutrement jouissive !

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Nicolas Verville :

L’obscurité est si totale que la seule incandescence de ma cigarette suffit à éclairer mes mains. J’ai fait le tour de la pièce, scrutant les murs à la lumière de mon briquet, jusqu’à ce qu’il me brûle les doigts. C’est une cellule carrée, d’environ huit pas de côté. Je suppose qu’on m’y a fait entrer par le haut, car je n’ai pas trouvé trace de porte, ni d’aucune sorte d’ouverture. Le plafond est hors de vue. Les parois sont lisses et froides, en fer comme le sol. Il doit y avoir un système de ventilation, car il me semble sentir un courant d’air frais. J’ai essayé d’appeler, mais l’écho métallique de mes propres cris m’a assourdi.

Peu à peu les souvenirs me reviennent, à mesure que la somnolence de l’anesthésie diminue. Le Ministère en feu, l’incendie qui se propageait aux bâtiments voisins, ceux de la Police des Mœurs, les flammes et la fumée qui se mêlaient aux lourds nuages de neige. Peu importe que j’y perde la vie, j’aurai au moins contemplé ce spectacle. Dans un jour ou deux, ils viendront me chercher. Je m’y étais préparé de longue date. Je vais me lover dans le coin et dormir en attendant.

Le blog de Nicolas Verville

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Les oulimots d’un vieux cochon andropausé :

Pseudo haïku cul la praline

Ce non dit si soudain alluma l’incendie.
Étrange incandescence.
Tu me crois de bois, je te sais de fer, irons-nous en enfer ?
Nous n’avons que huit vies contre la somnolence.
Se lover dans la neige n’est pas la solution.

A écouter en musique

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Les oulimots de Pidgy :

L’héritage d’Amour

En fin de journée, après sa douche, juste vêtue de son peignoir, elle aime se lover contre moi dans ma chaleur. La somnolence la gagne rapidement, épuisée par sa journée au bureau.

Dehors la neige dépose son manteau de silence. Par la fenêtre, je regarde les flocons tomber lentement alors que l’incandescence du ciel traduit l’adieu du soleil. Ce rougeoiement fait penser à un incendie au loin. Il n’en est rien bien sûr mais l’impression est bien réelle.

Je la regarde dormir paisiblement. La tête sur ma poitrine, un bras en travers de mon ventre, comme pour me tenir contre elle. Je sens son énergie, sa volonté de fer. Elle veut un enfant. De toutes ses forces. Elle voudra que l’on fasse l’amour tout à l’heure. Elle espérera que cette fois ce sera la bonne. Qu’elle aura enfin la joie de porter la vie en elle. Peut-être que ça marchera. J’embrasse tendrement sa chevelure. Je ne veux pas la réveiller. Oui, peut-être que cela marchera cette fois-ci. Peut-être que dans neuf mois un petit être saluera de ses cris sa vie débutante. Elle sera heureuse. Elle aura au moins cet enfant de moi en souvenir. Elle sait qu’il me reste moins de huit mois à vivre. Elle sait que nous devons profiter d’être encore ensemble. Elle sait que cet enfant prolongera notre amour. Je ne suis pas triste.

C’est la vie.

Elle se réveille, me sourit, me parle :

“Aimons-nous Mamour ! Vite ! Je te veux encore avec moi, contre moi, en moi ! Donne moi ta force, donne moi ta vie !”

Je la serre encore plus fort. Son peignoir tombe. L’amour prend le relai.

La vie suit son cours.

Le blog de Pidgy

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Les oulimots de Ragnarr :

Robe tube ultra courte, talons aiguilles, elle sniffe un rail, de mirifique neige, et monte les marches, qui mènent sur le comptoir, pour se lover sur la barre.

Un, Deux, Debout, accrochée au bâton de fer, lèvres, déhanché allumeur, elle danse pour lui, pour eux. Elle ondule, tourne, se cambre.

Trois, quatre, Dans le mouvement, descend ses bretelles, dévoile des seins généreux, les tétons gonflés de désirs, annihilant la volonté de somnolence de l’assistance.

Cinq, Six, La danse se fait féline, attise l’incendie. À ses pieds, la robe est un chiffon. Plus même de string ! Les flammes embrasent le comptoir.

Sept, huit, Elle offre sa nudité. L’incandescence est totale. Ses fesses roulent. Son pubis se colle à la barre pour l’embrasser de ses lèvres.

Neuf, dix, C’est la fin du morceau. Elle descend de sa scène et sans plus de pudeur, comme un élixir de vie, sa victoire constatée, plonge sur sa proie. !

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Les oulimots de Faffwah :

L’incandescence de ton regard a le don d’entretenir l’incendie qui consume mes sens.

Tes fesses, qui dessinent des huit lascifs quand tu marches, ont celui de donner vie à mon sexe quand elles viennent amoureusement se lover contre mon ventre.

Tu es si chaude ma mie, ainsi que le serait un fer rougi au feu.

Alors, tu as beau feindre la somnolence dans ces moments, je me doute bien du fait que tes pensées ne sont pas blanches comme neige quand tu agis ainsi. Et que tu n’attends que mon assentiment pour t’emparer de moi.

Et Dieu que j’aime ça.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de De La Vega :

« Dans la nuit de samedi à dimanche, le village d’Abondance a connu un drame sans précédent. Un incendie, d’origine encore inconnue, a brûlé en partie huit chalets. L’incandescence du foyer aurait sûrement décimé l’ensemble du village si une gigantesque coulée de neige n’avait pas déferlé sur les habitations en somnolence, arrêtant ainsi la progression des flammes.

C’est une ambiance chaotique qui règne désormais, dans cette station de sports d’hiver, habituellement prisée des vacanciers en ce début de saison. Des débris de bois et de fer jonchent la neige à perte de vue.

Selon les premiers éléments de l’enquête, le feu aurait démarré dans un chalet loué par l’association de loi 69 ; « Les oulimots ». Cette dernière organise, sur tout le territoire, des manifestations « libriques » ou « ludriques » (comme les qualifient eux-mêmes les adhérents). Malgré la violence apparente des événements, aucune vie n’est à déplorer.

Mais quelle fut la surprise des sauveteurs, lorsque pénétrant dans la grande cave du chalet, ils trouvaient les 12 survivants en train de se lover, nus, dans une ambiance rouge-luxure. Certains s’adonnaient encore à des pratiques sexuelles, que les bonnes mœurs, m’interdisent de décrire ici.

Deux adhérentes de l’association, interprétant l’intrusion des sauveteurs comme une lascive providence, auraient même imploré pour que leurs héros participent à la fête.

La présence de bougies en grand nombre et les nombreuses traces de cires sur les corps et le sol, laisse peu de doute sur l’origine du feu.

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Les oulimots d’Airelle :

La neige qui tombe n’y fait rien

Elle n’aime pourtant pas avoir froid, elle déteste le froid

Mais sur ce parking elle savoure ces lèvres posées sur les siennes

Cette chaleur virile émanant de celui qu’elle se décide à laisser passer

Se laissant envahir par l’incandescence de cette proximité tant redouté

Elle ne pense plus qu’à se délecter de cette attirance délicate

Tout peut s’effondrer rien ne viendra perturber cet instant

Le parking est vide huit voitures tout au plus

Mais sous ses pieds un jardin voit le jour

Des arbres prennent vie et tout devient étourdissant

Elle respire l’air et se laisse faire dans ces bras prometteurs

L’incendie est allumé, sa féminité se réveille, elle en avait oublié les saisissements

Se lover dans ses bras après leurs abandons deviendra désormais ses somnolences de plaisirs…

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Les oulimots de Popins :

La petite fille aux allumettes

C’est la fois de trop. Pourquoi celle-ci ? Pourquoi pas les centaines autres fois qui lui ont déjà fait se sentir si seule ?

Elle même l’ignore, juste une fois de plus, la fois de trop, mais l’éruption a lieu pour la première fois. Un incendie qui débute au bout de ses orteils, un bouillonnement qui remonte le long de ses jambes, un feu qui lui brûle les tripes, vient envahir sa poitrine, ses bras, ses doigts. Une incandescence qui vient ensuite lui dévorer la nuque. L’embrasement final explose dans sa tête. En huit millièmes de seconde, elle est devenue volcan. La colère a pris la place de la tristesse. Le vide est rempli d’un trop plein. Elle voudrait tuer mais c’est à elle qu’elle va ôter la vie, contre elle qu’elle va retourner son agressivité.

Elle avale des médicaments, consciencieusement. Elle va mourir ça y est, elle le sait, y croit dur comme fer. Les larmes coulent sur ses joues. Elle se glisse dans son lit et vient se lover contre son oreiller. Elle entre en somnolence. Elle se laisse aller, elle en a assez de lutter. Elle ne supporte plus sa solitude.

Au petit matin ils découvriront son corps sans vie. Telle la petite fille aux allumettes, retrouvée sous la neige, les adultes ne comprendront pas. Certains ne pourront que la blâmer, d’autres pleurer. Personne n’envisagera l’idée qu’en la côtoyant sans jamais la voir, petit à petit, ce sont eux qui l’ont consumée.

La  petite filles aux allumettes de Hans Christian Andersen

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23/02 : Une contrainte transcendante par une douce Lady

Contrainte : Transcendance, yeux, miroir, rébellion, bienveillance, coloré.e.s, punition, clarté, amour

Magdalena Russocka-mirror

Photographie de Magdalena Russocka

Les oulimots d’Eshi :

Tu vois les lueurs de rébellion dans mes yeux. Tu sais que ce ne sera pas simple de me dominer.

Je t’excite, je t’impressionne. J’en joue. Plus je sens l’effet que je te fais, plus la soumise disparaît. Jusqu’à ce moment où entre mes cheveux je vois la bienveillance de ton amour disparaître de ton regard. La punition pour mon audace va être terrible. Je le vois bien. Je ne peux m’empêcher de sourire, narquoise. J’aime te défier. J’aime quand tu réalises que ce n’est pas si simple que ça de m’apprivoiser. Je suis forte aux jeux du miroir, tu le sais bien. Je suis fière sur mes talons, tu le vois bien. La clarté de mon regard n’est pas de la faiblesse, tu le sens bien.

Tu vas devoir être plus fort que moi. Mes joues colorées de désir, je ne tremble que de ma peur de te voir renoncer. Est-ce que tu pourras m’emmener plus loin qu’on ne l’a déjà fait ? Est-ce que tu pourras de nouveau me faire vivre cette transcendance à laquelle j’aspire ?

Alors viens.

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Les oulimots de Loetilibellule :

Il est entré dans ma chambre

La transcendance de ses yeux face au miroir a fait taire la rébellion qui naissait en moi.

Je sentais à travers son regard la punition qui allait arriver….

Cette clarté, cette excitation je la connais elle est le fruit de mon amour coloré pour Mon Maître.

Sa bienveillance n’a aucune limite… mais aujourd’hui je sais que je vais devoir subir et assumer mes erreurs…

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Les oulimots de EtSiOnSEnAllait :

Dans ses yeux, je détectais une once de rébellion : elle voulait se soustraire à ma punition. Elle tenta, d’un ultime regard dans le miroir à côté du lit, d’invoquer son amour pour solliciter ma bienveillance. Transcendance Divine : la douleur piquante se transforma en jouissances colorées. Et une clarté éclaira ses sentiments.

Le blog de EtSiOnSEnAllait

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Les oulimots de Pidgy :

Mots en hémistiches

 

Dans tes yeux colorés,

Cette belle clarté !

Comme une rébellion

Mérite punition !

Par ma transcendance,

Serai bienveillance !

Et ton miroir ce jour

Montrera mon Amour !

Le blog de Pidgy

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Les oulimots daphnesques de La Ligne Douce :

MiRoiR

Le Moine ne pouvait détacher les yeux de ce miroir où son double contrasté par l’obscurité du jour sans clarté, à cause de la pluie, semblait hanté par le fantôme de cet autre séducteur, habitué à consommer le coeur des femmes, sans la bienveillance de Casanova.
Il rêvait ainsi d’une vie de jouisseur dépravé, se roulant dans les draps de ces femmes qui succombaient à son charme policé mais polisson, collectionnant les cons et les fessiers de toutes sortes, les blancs et les colorés, les petits et les charnus, les jeunes et les moins jeunes. Il souriait et admirait ses dents si bien rangées pouvant se transformer en crocs acérés au moindre geste de rébellion, juste punition pour ces donzelles aimant jouer les récalcitrantes à ses caresses les plus dévoyées pour la sauvegarde de leur âme. Les imaginer entrer dans le rang lui rappelait comment il était entré dans les ordres.
Il se regarda une dernière fois et la lumière du jour descendant se reflétait en le nimbant d’un certain aura : décidément, tous les signes lui montraient qu’il était sur le bon chemin de la transcendance de l’amour.

 

Le blog de La Ligne Douce

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Les oulimots d’Airelle :

Lorsque tes yeux se plantent dans les miens

Qu’ils me possèdent que tu dresses en moi

Que nos souffles se mélangent

Tu abaisses mes rebellions

Tu as voulu m’infliger une punition pour mes absences

Le miroir me faisait peur puis tu l’as coloré

Ce n’est pas de l’amour

Juste de la clarté de tes yeux un peu de nous dans l’absolu de l’instant

Je me suis laissée tenter finalement

De la bienveillance qui emplit notre jardin tu me portes

Loin de nos réalités tu m’as livré la transcendance de l’extase

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Les oulimots de gRésille:

— Regardez moi dans les yeux, Madame.

Je ne peux pas le regarder, pas maintenant, je ne veux pas me lire en son miroir.

Il rit un peu, empoigne mon menton et m’oblige à lui faire face. Ses yeux me fascinent. Il me scrute, pour savoir tout de moi. Je ne peux rien y faire.

— Une rébellion ? Je vois… Cherchez vous une punition ou est-ce si difficile de me répondre ?

— Je n’ai pas fait mes devoirs Monsieur. Je n’ai pas écrit les Oulimots du jour, je n’y arrive pas !

Il relâche mon visage doucement, remet une mèche de mes cheveux en place puis défait sa ceinture lentement, la fait coulisser. La mélodie de ce geste me fait resserrer les cuisses instinctivement.

— Et c’est tout… ?

— C’est beaucoup Monsieur, je vous ai déçu encore une fois.

Son sourire s’accroche à mon cœur avec bienveillance mais je sais ce qu’il dissimule à peine. Il pose mon moleskine sur le tapis, me tend la plume.

— À quatre pattes Madame, écrivez.

Mon cœur s’affole. Impossible d’écrire dans ces conditions ! Je m’exécute pourtant, de peur de le décevoir encore. En appui sur mes coudes je me saisit de la plume et ouvre le carnet, en son milieu.

— Puisque vous n’arrivez pas à vous envoler vers l’inspiration malgré une contrainte de 9 mots, vous la trouverez peut être au ras du sol pendant que je colore votre cul offert.

Il pose la ceinture à côté du carnet et caresse mes fesses.

« Schlack ! » Une main s’abat sur mon derrière et déjà j’y vois avec plus de clarté.    « Schlack ! » J’écris, de travers, cette fesse est encore sensible. Puis la fessée s’enchaîne suivie de caresses et encore et encore… et j’écris dans cette transcendance improbable, souffrant et exultant, haletante même./ J’écris mon dernier mot à temps : amour.

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Les oulimots de Faffwah :

Ce que j’aime voir dans tes yeux le miroir de cet amour qui nous unit, même si, parfois, un éclair de rébellion les traverse. Auquel cas je me vois contraint de leur mettre un bandeau afin que tu ne puisses pas voir qui te prend. Car telle est ta punition : ignorer lequel de moi ou de tes amants te comble de sa bienveillance. Que ce soit dans ta bouche, ton sexe ou entre tes fesses, que quelques claques auront  colorées.

C’est cette transcendance de notre notion du couple qui, je crois, lui a redonné cette clarté. Béni soit le partage.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Iotop :

Dernier instant… lumineux.

Transcendance ! est le seul mot qui me vient à l’esprit quand je lis cette revue unique : « Apulée ».

Tu n’as pas cet effet. Tu n’es pas en papier. Seule ta parole pourrait me porter dans une sphère d’élégance intellectuelle si ce n’est ton cynisme feutré affûté…

Et pourtant, je séisme en toi, graphisme ta convoitise, attise et fertilise dans tes yeux, et le ressens ainsi.

Je vaporise sur pupille miroir le prisme de ta gourmandise et dépose ta rébellion dans mes bras, entre lit et jardin des plantes.

Aujourd’hui… tu es partie… un autre homme… banal… Je suis entre balcon et vide. Le soleil comme témoin, le ciel comme futur linceul et la terre comme arme.

Je souhaite ta bienveillance d’un acte passager et définitif, d’un acte déjà écrit dont il manque la signature, d’un acte qui s’impose à moi, d’un acte coloré au sang de mon univers… ma punition de vivre encore une heure de trop… la Mort n’est pas sourcilleuse loin sans faut, je touche déjà ses osselets de compagnie et sa tunique bien épaisse de mots farcis de pardons que cela dégouline salement maintenant sur mes yeux…

Enfin, la clarté d’un autre univers tant et tant attendu au-delà de la souffrance de l’être démocratique, aimé, et récité en louange entre ce ciel et terre tout autant différent et pourtant indissociable à notre vie et pourtant incompatible à se déverser d’un trop plein et de l’autre de bouillonner de trop de vie…

Avant l’écrasement, je palpe l’air ambiant de l’amour qui se pose en moi enfin et le calme…

Le blog de Iotop

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Les oulimots d’un vieux cochon andropausé :

Cette transcendance colorée de tes yeux rébellion irradie ta bienveillance avec tant de clarté.

Passons au delà du miroir Alouette, l’amour ne peut être punition…

Un peu de musique ici : Mississippi

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Les oulimots d’Alavie :

observe l’humide miroir, gravis, Lascif la pyramide,

besoins de l’Amour de tes yeux Déversant stupre jusqu’au bout du Yoyo de ta queue. la transcendance Jouissance soumise, ton ambroisie !

de la clarté d’Ubuiquité de mes doigts Napoléoniens, dans ton cul jusqu’à la rébellion de ma langue d’Enchiennée. torride punition colorée, que de ne point te boire jusqu’à la lie.

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Les oulimots de Ragnarr :

Pour tuer le temps, je rejoins le monde coloré des mots, celui des oulimots. J’observe avec bienveillance leurs déhanchements, la clarté ou le mystère de leurs esquisses.

Ils tiennent nos solitudes par la main. Transcendance de nos peurs, de nos manques et de nos doutes. Portraits intimes en rébellion, les yeux rivés sur le sexe, la vie, l’envie.

Des histoires d’obsession parfois, d’amour souvent. Comme un miroir qui nous renvoie une image dont nous n’avons pas entièrement conscience.

Nous sommes des ouligens qui écrivons, toutes et tous, avec une insignifiante magie. Mais nous luttons. Nous nous mouillons. Pas de récompense, pas de punition. Et parfois, c’est bon.

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Les oulimots d’Un Mâle Des Mots :

« Le premier amour est toujours le dernier ». Ah le vieil adage au parfum démodé… Ce qu’on peut être naïf quand on rencontre l’amour !
Au début, l’amour, c’est plein de lumière, de douceur, de chaleur. C’est coloré, c’est chatoyant, ça fait bondir le cœur et croire qu’on est invincible.
Au début l’amour c’est plein de bienveillance, de promesses, d’attentions, de bons sentiments. On se regarde dans les yeux, on se voit beau, belle dans le regard de l’autre. L’amour rend aveugle. Et con aussi. Parce que le regard de l’autre ça n’est pas un miroir !
Au fil du temps, l’amour perd de son intensité, de sa transcendance, de son exubérance. On commence à connaître l’autre, ses petites manies, ses bonnes comme ses mauvaises habitudes. Les choses sont plus mécaniques, moins naturelles, tout suit une sorte d’automatisme, la routine s’installe.
Et puis un jour, on se réveille à côté de quelqu’un qu’on ne reconnaît plus. On a beau réfléchir, tenter de se souvenir, se demander comment on en est arrivé là, malheureusement il est déjà trop tard. « Je ne t’aime plus… ». Cette phrase résonne dans l’air, et qu’on la prononce ou qu’on l’entende, elle nous met une gifle. Parce que tout devient évident, d’une clarté absolue. Parce qu’on ressent au fond de nous ce sentiment d’échec.
Il est bien loin, le temps de la passion. C’est aujourd’hui celui de la rébellion, parce qu’on n’accepte plus chez l’autre ce qui, il y a quelques mois, quelques années, nous faisait rire, sourire, nous touchait.
S’en vient alors le moment de la séparation, et son lot de frustrations, de décisions, d’interrogations, de suspicions, de punitions.  Car dans une rupture, ne nous leurrons pas  : il y en a toujours un qui est puni et qui souffre. C’est une loi immuable de la nature. Cette chienne de vie est ainsi faite…
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Les oulimots d’Alexandre :

— Croyez-vous en la transcendance, me demanda-t-il, les yeux fixés sur moi ?

Je bredouillais une vague réponse,  oui, enfin, je ne sais pas vraiment.

— Regardez-vous dans ce miroir et que voyez-vous ?

— Une jeune  femme, avec un sourire, plutôt fière des pointes de ses cheveux blonds  colorés en bleu.

— Mais encore ?

— Une jeune femme en rébellion contre ses parents qui ne comprennent jamais  rien de ce que je leur dit. Ma mère n’a qu’une expression à la bouche, celle d’éducation bienveillante à croire qu’elle n’a connu que des punitions dans son enfance. Mais  je ne suis même pas sûre qu’elle m’écoute quand j’essaye de parler avec elle.  Quant à mes envies, mes parents,  ils n’en savent rien.

— Et quelles sont vos envies ?

— Me barrer, tailler la route, rencontrer le grand amour, vous savez celui qui vous foudroie, celui qui illumine votre vie d’une grande clarté et vous fait avancer jusqu’aux étoiles. Et puis, je me demande bien pourquoi je vous raconte tout cela. D’accord vous m’offrez un verre, vous êtes souriant, mais vous êtes qui ?

— Moi ? Je me prénomme, et cela va vous faire sourire, Henri Désiré. Et si vous voulez, je peux vous aider  à réaliser votre projet. « Tailler la route » comme vous dites.  Je vais vous donner ma carte. Venez me voir quand vous voudrez.

— Merci, merci beaucoup  Monsieur ?

— Monsieur Landru, pour vous servir.

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Les oulimots de Nicolas Verville :

Acrostiche :

Tes pupilles d’azur sont comme des miroirs

Reflétant à mes yeux les saisons de ton âme

Avec tout mon amour mais sans beaucoup d’espoir

Ni rébellion du cœur je te sers belle dame

Sollicitant toujours ta douce bienveillance

Craignant de ton dédain l’implacable sanction

En esclave soumis tous les soirs je m’avance

Nu et tremblant mais désirant la punition

Dans tes yeux la clarté quelque soir de novembre

A vacillé et quand ta joue s’est colorée

Nuançant son velours d’un incarnat plus tendre

Confiant j’ai contemplé ton visage adoré

Et j’ai su que servir me donnait le pouvoir.

Le blog de Nicolas Verville

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Les oulimots de Jarl :

Je me suis regardé dans le miroir ce matin. J’étais pas bien content de ce que j’y ai vu.

J’ai lu dans mes yeux l’obscure clarté qui vient des étoiles, celles qui se sont éteintes quand tu m’as quitté.

Allumé par le désamour et l’humiliation, le feu gris qui consumait ma bienveillance n’était ni chaleureux ni coloré… En fait c’est bien moi qu’il rongeait.

Ça suffit, me suis-je intimé alors. Assez pleuré ! le temps du doute est révolu… L’heure de la rébellion, c’est maintenant, sans délai. Parce que l’amour est transcendance et surtout pas une punition….

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Les oulimots de De La Vega :

L’inutile rébellion,

Dans sa dernière danse,

Emportait punitions,

Rancœurs, doutes et créances.

 

Dans ses yeux colorés,

Miroir de bienveillance,

Il revoit la clarté

D’un amour de jouvence.

 

Cœurs en mains, rêves en têtes,

Les amants sans nuances,

Polissent les facettes

De cette transcendance.

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

J’ose espérer que vous ne m’en voudrez pas trop si encore une fois je me détourne de mon récit pour évoquer ici une merveilleuse Lady et la transcendance de sa sensualité.

Elle a pour fasciner ces dociles amants, de purs miroirs qui font toutes choses plus   belles : ses yeux, ses larges yeux aux clartés éternelles ! Et telle Alice elle vous emmènerait jouer de l’autre côté du miroir.

Aurait-elle fait de la phrase d’Ibsen, la seule vraie rébellion est la recherche du bonheur ? Elle aborde la soumission avec une envie, un enthousiasme qui va bien au-delà de la bienveillance. Elle jubile à l’idée de voir ses fesses colorées à coups de cravache. Elle jouit de la punition. Comment pourrait-on ne pas apprécier la clarté de son désir, d’autant que son amour du plaisir est d’une intensité rare ?

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Domino :

Je contemple mon reflet dans le miroir, tourne sur moi-même pour vérifier ma tenue. Minimaliste et adaptée à la soirée Catins et Gentlemen qu’organise notre patron.

Je souris à son idée saugrenue ou simplement révélatrice.

Depuis son arrivée, il bouscule les codes et instaure des pensées novatrices que certains critiquent discrètement non sans courber l’échine dès qu’il use de son pouvoir.

Tout le monde redoute le couperet qu’il peut lâcher sur nos nuques à la moindre incartade ou rébellion.

J’ajuste la chainette autour de ma taille, laisse le bijou d’argent aux breloques colorées pendre à la limite de mon string en dentelle. Les porte-jarretelles d’une blancheur immaculée illuminent ma peau naturellement dorée que quelques séances d’UV rehaussent d’un hâle uniforme.

Je vérifie qu’aucune trace de l’ancienne punition ne marque mon dos.

Un sourire effleure mes lèvres fardées d’un rouge carmin profond. Il s’accorde à la perfection avec la robe légère et largement échancrée que j’enfile sur ma peau nue et parfumée de cette ode à l’amour dont je m’enivre en solitaire.

J’adore ce parfum suave et délicat, envoutant et enveloppant que je porte comme seul atour tel un voile de volupté qu’ils apprécient tous.

Aimera-t-il ?

Je récupère l’étole de soie sur le fauteuil et la dépose sur mes épaules dénudées.

Ce soir, je joue mon va-tout.

Mon objectif est précis, étudié avec soin depuis quelques semaines. Je n’ai pas l’intention de perdre des mois de travail et d’investissement pour les beaux yeux de notre nouveau patron. Je préfère de loin les admirer de près, en voir la clarté chavirer dans l’ombre, s’assombrir et se charger de ses démons cachés.

Il m’a fallu quelques semaines pour me souvenir, me rappeler ce regard sombre, ce visage glabre aux traits taillés à la serpe, mais non dénués d’une séduction particulière.

M’a-t-il reconnu ?

Je le suppose sans pour autant en avoir la certitude.

Je me souviens de son masque de velours, de son souffle sur ma peau, de ses mains aventureuses, câlines, maitresses de mes désirs innocents, de tout ce qu’il m’a donné et pris avec férocité.

Il a été le premier à m’enseigner les préceptes de l’obéissance, à me marquer le dos et les fesses, à m’empoigner pour m’entrainer vers les sommets du plaisir brut et sans fioritures ou douceur.

Il m’a révélé à moi-même cette nuit-là.

J’en ai pleuré toutes les larmes de mon corps, hurlé à pleins poumons, me suis donnée sans commune mesure, ai découvert la transcendance des sens par la bienveillance des leçons de cet homme délicieusement autoritaire.

Toutes les semaines, je suis retournée à ce club pour le revoir, apprendre sous ses ordres à me dépasser au-delà des limites de la décence et me perdre dans la décadence des rencontres d’un soir.

Il n’est jamais reparu et j’en ai ressenti une profonde déception non sans poursuivre mes découvertes pour me sentir digne de lui.

Ce soir, peut-être discernerai-je enfin tous ses secrets et les miens par la même occasion.

L’histoire reprend son cours.

Le blog de Domino

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Les oulimots de Popins :

Nuit d’ivresse

J’aime m’enivrer. Sentir monter en moi l’allégresse, transcendance éthylique de ma joie.

J’ai des souvenirs merveilleux de soirées où, entourée de mes amis, nous entrons en rébellion contre la société et que nous nous construisons un monde idéal. Tout ne serait qu’amour et tous seraient portés par la bienveillance. Un univers coloré et joyeux, miroir de nos âmes.

Nous ne devenons certes pas très malins. Pendant que telle Josiane Balasko je fais la majorette, Pierre, Paul ou Jacques racontent des blagues qui ne font rire que nous. Des moments de partage qui renforcent nos liens. Beaucoup de musique, un peu de joint et la vie est belle.

C’est avec la clarté du jour que la soirée prend fin. Les yeux hagards mais le sourire aux lèvres nous allons nous coucher.

Le lendemain, la punition tombe, comme s’il fallait payer les moments bonheur. C’est agonisante que je me réveille, la bouche pâteuse et la tête qui explose. Mes membres secoués par quelques tremblements. Je me promets alors que plus jamais je ne boirai. Et je tiens ce serment, du moins jusqu’à la prochaine soirée.

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22/02 : Une contrainte réinterprétative d’anniversaire de blog

Contrainte : réinterpréter le sonnet d’Alfred de Musset  Que j’aime le premier frisson de l’hiver…

Capture

Les oulimots fêtent le premier aniversaire du blog de Faffwah  A deux doigts du clavier. Longue vie à lui !

 

Les oulimots auto-contraints de Faffwah :

Que j’aime ton si beau buisson ma chère ! Royaume
De désirs prometteurs ma douce dévoyée !
Quand vient mon vit bandant, aux délicats arômes
Tu touches ton clito, largement déployé

Je te suis si servile et depuis l’an dernier
Je te sers, et ce, malgré cette assemblée d’hommes
Qui aiment à te couvrir de sirop de cordum
(Je t’imagine encore, dans leurs bras, frétiller).

Que j’aimais ces orgies, ces amants si obscènes
Tous pendus à tes mots, tu en étais la Reine.
J’allais jouir cet hiver. – En toi, ma mie, en toi !

Oh ! dans ton cul sans fard j’allais tremper ma pine
Et j’en étais si dur. – Car, qui m’eût dit, Delphine,
Que ton coeur à présent avait changé pour moi ?

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Iotop :

Que j’aime le premier te voir nue…

Que j’aime le premier te voir nue ! les bras,
D’abord élancés, tentaculaires se déployant !
Et puis ton buste, sex-appel, telle Lady Gaga,
J’étends mon regard en toile de fond, amant ;

C’est le temps de cette année – Oh ! possible,
Enchevêtrement des Lady aux frissons du sofa,
Elles s’exposent à la déraison du corps à l’Athéna
(Se conjurent de chasteté et osent l’irrésistible),

Que j’aimais ce temps d’hier, ces femmes saines
Aux désirs d’être aimées entières, visibles, reines,
Comme tu l’étais Mon Amour, sous notre toit !

Oh ! dans tes longs regards, j’ai passé des nuits,
A caresser tes longs cheveux de lionne – sans bruit,
Au matin, tu me murmurais que j’étais ton… Roi.

Le blog de Iotop

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Les oulimots d’Aure :

Que j’aime le vent d’été, et toi et moi, mon homme,
Au pied des vagues blanches, demi-nus et heureux !
Lascifs et enlacés, aux gestes économes,
Nous attendons le soir, pour n’être que nous deux.

C’est le temps de la plage, l’heure où elle devient vraie.
J’y vivrai, malgré les vents violents à envoler les chaumes,
Sable, garrigue et cigales que les embruns embaument.
(J’entends les goélands, se moquer et crier.)

Les gens ont le teint brut, et les cheveux au ciel.
Ici, on parle fort et le rire est facile :
seul le Mistral, là-bas, met une larme à mes cils.

Oh ! Mon amour, viens-donc à ma mer, mon cœur
est certes à toi mais habite là-bas ! Oh, viens !
Viens comme un coquillage t’agripper à mes reins.

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Les oulimots de De La Vega :

Que j’aime la première gorgée de bière ! l’arôme,
Sur la langue érotique, ne cessant de couler !
Quand vient l’effet lascif, posant l’ultimatum,
Au tréfonds du cerveau, exultent les pensées ;

C’est le temps qui vacille. La fête est terminée,
J’y revins, que je vis ces vestiges et fantômes,
Paris, Elsa, Chloé, et ce bon vieux Guillaume
(J’entends encore leurs cris de plaisir raisonner),

Que j’aimais, à elles trois, la moiteur de leur plaine,
Sous les mille caresses dont les draps se souviennent !
J’allais revoir Chloé. – Elle me laissait sans voix !

Oh ! Ses yeux dans les miens, avaient trouvé la flamme
Je déposais l’armure. – Pour les fruits de votre âme,
Que ne donnerais-je ? Est-ce donc trop d’émoi ?

 

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Les oulimots de SurMonFil :

Musset revisité, fondant croquant

Je me souviens parfaitement de ce chasseur,
Qui m’a prise cet hiver-là, son vit refusant de dégonfler,
Sa pine embaumait fort mais je n’en fis foin,
Et elle éveillât ma chatte en son tréfonds.

Mais se faire sodomiser en ville, Oh ! C’était l’an dernier,
Quant il me démonta sous le dôme du Louvre,
Oh, Paris, royaume des ramoneurs,
(J’entends encore mes vents s’échapper dans mes cris).

Que j’ai aimé aussi, prise par les passants devant la Seine,
Sous son regard j’étais la Reine !
Je voudrais revoir l’hiver. – Et toi, ton vit, et le tien aussi !

Oh ! J’ai tant mouillé ainsi devant vos yeux,
La face plaquée contre les murs. – Car, qui m’eut dit, Monsieur,
Que vous aviez là, acté ma soumission et votre dévouement ?

Le blog de SurMonFil

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Les oulimots de Pidgy :

Alfred de MUSSET (1810-1857)
Réinterprétation libre de Que j’aime le premier frisson d’hiver…

Tu parles ! Ça caille oui ! Vite, je rentre
Dans quoi je viens de marcher ? C’est de la bouse !
En plus, je risque de glisser à plat-ventre !
Ras le bol ! Vite, je file au penthouse !

Je préfère la Cité. Y’a moins de ploucs là-bas !
Bon, il n’y a pas que des troquets quand même
Mais la pollution et le bruit, ça oui j’aime !
Et si j’ai envie, je peux danser la Zumba !

Wopitain, toutes ses nanas qui se déhanchent
Ça me donnait la gaule tout le dimanche !
Pas question de se cailler pendant qu’on dansait

Corps contre corps, yeux dans les yeux, tous deux valsions
Nous avancions, à reculons, en tourbillons
Cœur à cœur, très loin de ce monde insensé

Le blog de Pidgy

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Les oulimots de Nicolas Verville :

Comme j’affectionne le tremblotement originel de l’hibernation ! le fourrage,
Sous le fondement du groom, excluant de succomber !
Quand apparaît la jacasseuse aux pacages que momifie l’olivâtre nourriture,
Au courage de l’antique citadelle s’excite le domicile ;

C’est la période de la localité. – Oh ! lorsqu’à la pige terminale,
J’y réintégrai, que j’aperçus ce bon Louvre et sa coupole,
Les enjeux et leur exhalaison, et toute cette remarquable monarchie
(Je distingue pareillement les crachats qui hurlent au halètement)

Que je vénérais cette étendue décolorée, ces chalands, et la Seine
Sous ses mille innocents consolidée en despotique !
J’allais retoucher l’engourdissement. – Et toi, ma destinée, et toi !

Oh ! dans tes longues concentrations j’allais fortifier mon arôme
Je célébrais tes remparts. – Car, qui m’eût mentionné, épouse,
Que votre sentiment avait immédiatement commercé pour moi ?

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Y en a qui disent qu’on se gèle les couilles en décembre, moi, j’aime bien. Tu te balades à la cambrousse et l’herbe est carrément gelée. Les piafs cherchent à bouffer, les pauvres. Du foin qui embaume, tu parles y en a pas lourd, moi je leur file des boules de graisse de chez Carrouf.

Quand mon voisin dans sa villa de 200 m2 commence à allumer son poêle à mazout, je me dis qu’il est temps que je retourne à Paname. Tiens, l’année dernière, justement, j’y suis allé. Quand je me suis pointé devant la pyramide du Louvre et que j’ai entendu tous les chauffeurs de taxi qui s’engueulaient dans un nuage de particules fines, sous le ciel bien plombé, eh ben, figure-toi que ça me bottait. Même les lampadaires qui trempaient dans la Seine en crue je trouvais ça chouette. En plus j’allais revoir cette petite que j’avais draguée sur Tinder, enfin c’est ce que je croyais parce que quand j’ai voulu l’appeler elle m’avait mis sur liste noire cette salope.

Le blog de Nicolas Verville

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Les oulimots de Ragnarr :

Que j’aime ce collier invisible !

Que j’aime saisir ta longue chevelure !
Et venir prendre sur tes lèvres,
La chaleur de ton envie,
Quand de ton plein grès, à la paume de ma main,
Ta bouche, dépose ce baiser

Il est l’heure, tu es mienne.
Ô ! Ta bouche s’ouvre pour lécher mes doigts joints,
plein du sirop de ta jouissance,
Impuissante à résister, car tu es mienne
(Ton souffle me dit ton émoi, d’être possédée)

Que j’aime cet abandon ,
Volontaire et serein,
Quand lorsque, sous mon emprise,
quand ma main se fait intrusive !
S’écoule la cyprine, je te sais mienne!

Ô ! de votre bouche.
Reconnaissance, domination, frissons délicieux. – Mais dites moi, madame,
Serez-vous, à jamais
délicieusement mienne ?

 

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Les oulimots d’un vieux cochon andropausé :

 Que j’aime ta première miction d’hiver !Tes miches

Sous mes pieds de pervers, refusant de ployer !
Quand vient la pipe aux lèvres ton fion ouvert s’embrume,
Au fond du vieux falzar s’éveille le foyer ;

C’est le temps d’être vil.-Oh ! lorsque l’an dernier,
J’y revins, que je vis ton beau cul et tes dômes si fins.
Sentis ta chatte au merveilleux fumet et tout ce beau royaume
J’entends encore au vent tes désirs s’exprimer,

Que j’aimais ce temps pris, délirant, et obscène
Sous ses mille falots assise en souveraine !
Tu me donnais ton cul. -Et moi, mon vit. En toi !

Oh ! dans tes longs regards j’allais tremper ma langue
Je saluais tes reins – Car, qui m’eût dit, madame,
Que votre con sitôt avait changé pour moi ?

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Les oulimots de Domino :

Écrire entre les lignes

Que j’aime le premier frisson d’hiver
Celui qui d’un souffle me transperce de ta verge
Le chaume,
Toujours jaune
Sous le pied du chasseur, refusant de ployer
Mais s’abaissant avec ardeur pour te saluer
Quand vient la pie aux champs que le foin vert embaume,
Tes désirs impies sont mes besoins et mes baumes
Au fond du vieux château s’éveille le foyer ;
Tout comme tu éveilles mes plaisirs à festoyer

C’est le temps de la ville. – Oh ! lorsque l’an dernier,
Vil coquin, tu me pris sous le marronnier.
J’y revins, que je vis ce bon Louvre et son dôme
En pensant à tes bourses que j’empaume
Paris et sa fumée, et tout ce beau royaume
Ne suffisent pas à écarter mon humeur atone
(J’entends encore au vent les postillons crier)
Tout comme avec virtuosité tu me fis bramer

Que j’aimais ce temps gris, ces passants, et la Seine
En imaginant tes yeux caressants et tes mains pleines
Sous ses mille falots, assise en souveraine
Je reste ta soumise et un peu ta reine
J’allais revoir l’hiver. – Et toi, ma vie, et toi !
Toi mon rocher, mon ivresse, mon toit, mon roi

Oh ! dans tes longs regards, j’allais tremper mon âme
Tout comme dans mon encart tu trempas ton mâle
Je saluais tes murs. – Car, qui m’eût dit, madame,
Sous ces ramures éparses, tu pris mon âme
Que votre cœur sitôt avait changé pour moi
À l’heure du dernier baiser à l’ombre du soir.

 

Le blog de Domino

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Les oulimots d’Alexandre :

« Que j’aime le premier frisson d’hiver ! » Tu parles,  ce matin ça caille. On voit bien que l’Alfred, il n’est jamais parti en montagne l’hiver.

«  Paris et sa fumée » Et bien qu’il vienne ici et l’on reparlera. Non seulement on se les pèle dans ce vieux refuge,  mais en plus le poêle refoule, bonjour l’ambiance !

« J’allais revoir l’hiver. – Et toi, ma vie, et toi ! » N’exagérons rien, sortir avec des potes dont deux couples quand toi,  tu es tout seul, cela n’engendre pas l’allégresse. Je peux même vous dire que dormir – ou plutôt tenter de dormir – alors que, dans la chambre d’à côté, ton copain honore sa tendre moitié avec force gémissements et coups dans la paroi, ce n’est pas gagné !

« Oh ! dans tes longs regards j’allais tremper mon âme ». Et qui, le matin a la tête dans le cake ? C’est moi. Et qui doit aller secouer les amis si l’on veut partir à 4h ? C’est toujours moi !

Alors le Musset, il peut aller se rhabiller et je le prends quand il veut au pied de la Barre des Écrins.  On verra alors  s’il fait toujours le malin, l’Alfred !

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Que j’aime le premier frisson, quand sous ta paume,
Doucement caressé, refusant de ployer
Bandé par le désir, la bite qui embaume
Lève son gland tendu pour jouir au foyer.

C’est le temps la pipe qui n’est pas le dernier
Des plaisirs que je goûte, mais son sein tel un dôme,
Attire mon sexe, comme dans un royaume
Pour me faire gicler et de plaisir crier.

Que j’aimais ce temps gris, pour jouer près la Seine
Lorsque de mes plaisirs tu fus la souveraine
En faisant mon foutre couler sur et pour toi.

Oh ! dans tes longs regards j’allais tremper mon âme
Je te collais au mur, pour t’enculer madame
Car ton cul constamment était ouvert pour moi

 

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Popins :

Que j’aime le premier frisson des mots ! le blog,
Sous le clavier de Fran, enfin peut flamboyer !
Quand vient l’inspiration écrire devient drogue,
Au fond du vieux cerveau s’éveille le foyer ;

C’est le temps de la vie. – Oh ! lorsque l’an dernier,
Tu l’ouvris, que je lus tes bons mots et ton style,
Pensées et émotions ainsi tu distilles
(J’entends encore en toi l’hésitation crier),

Que j’aimais cette audace, cet élan, et la verve
Sous tes mille mots la poésie s’élève !
J’allais te lire l’hiver. – Et toi, Popins, et toi ?

Oh ! J’allais me lancer j’allais tremper ma plume
Je créais l’oulimot. – Et, qui m’eût dit, coutume,
Que chaque jour tes textes se mêleraient à moi ?

 

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