Jour 10/02 : Une contrainte contraire d’authentiques tropiques

Contrainte : Citron, Clair, Clef, Clous, Comme, Contraires, Contre-allée, Cordes, Cour

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Boudoir Shibari, modèle anonyme, 2017

 

Les oulimots auto-contraints de Marie Ô :

Tarte au citron comme tous les lundis, mots simples et servis sur plateau d’albâtre, meringuée bien sûr pour se pourlécher les babines, acidulée comme un cunnilingus d’été

Clair-obscur comme les mardis de chiens et de loups, Claire est la face obscure de ma lune, citronnée bien sûr pour se lécher les pointes, suave comme une nuit cachée

A la clef, vous trouverez le jour suivant, Sodome accueille de simples jouisseuses, derrière le tronc se cache l’arbre des dons, à clef vous toucherez le sol

Au clou, vous accrochez vos quatre jeudis, batifole fada des garrigues sans taille, suce la paille rêche pour trouver la rivière, drue comme la sauvage échappée, aux clous vous vous attacherez

Contraires contre contraires, fesses contre fesses, vendredi se perd dans les méandres de vos cheveux emmêlés, cabris indociles sentant la rosée

Contre-allée où s’égare mes yeux, samedi raide comme escarpée invincible, à agiter tant qu’il vibre, encore s’il vous plait, coulée de lave jaillissant de la pointe

D’une corde à l’autre, le voyage s’écoule lent comme le vent des braises, d’une autre à elle, le voyage se déroule comme la rotation de la terre, sous mer entre les bras accueillant dimanche

D’une cour à l’autre, elle s’égaye gaie comme le pinson des villes,  sa cour est ouverte aux aimants vifs et hardi.es,  elle s’exclame aux quatre fontaines,  elle s’explose d’éphémère

Le blog de Marie (Ô)

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Les oulimots de Fellacia  :

Dans les contre-allées de mon âme
Il s’est installé comme jamais.
Il pourrait me dire tout et son contraire
Il n’en demeure pas moins clair
Que je m’y suis attachée.
Nul besoin de corde de clou de clé
Je ne veux pas m’échapper.
J’aime à penser que je suis sa petite touche d’acidité,
Son citron au milieu d’une cour de femelles trop sucrées.

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Les oulimots d’Eshi :

Muscade et clous de girofle, citron et basilic. Odeurs de Méditerranée qui m’enivrent dans la pénombre de cette cuisine sur cour. Le linge pendu aux cordes danse à la musique du rire des enfants qui fuse de la contre-allée.

J’ouvre les yeux, cherche la clef du cellier. Vin d’orange et fromage frais, miche de pain et anis étoilée ravissent mes sens de leurs odeurs, comme un souvenir d’avant qui rejaillit. Je souris. Non, c’est le contraire… Ces souvenirs, c’est moi qui les dessine pour les temps à venir.

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Les oulimots de ‘vy :

comme ce serait commode et dans mes cordes de dérober la clef pour accéder à cette contre-allée qui me conduirait vers tes effleurements audacieux à la manière dont tu touches le clavier quand tu détournes une sonate au clair de lune      soldomi soldomi soldomi      mais des clous les vents contraires se jouent de nous et obscure est la nuit sans Séléné poussant mon là mineur dans la cour des abîmes où me chahute une appassionata galopante       dis-moi ne serait-ce pas pathétique d’ainsi pianoter sur la palette des dissonances au risque de désaccorder l’harmonie des sphères         vibre vibre mon petit citron et laisse-toi conduire jusqu’à la voie lactée

Le blog de ‘vy

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Les oulimots de Domino :

Épisode 7 : Tout est une histoire de C…

Je m’installe face à elle, légèrement décalé dans la contre-allée pour pouvoir profiter de ses cuisses et plus si elle s’ouvre à mes demandes. Rien d’extravagant, une simple visite côté cour. Le côté jardin attendra que nous soyons plus intimes, qu’elle réclame une exploration approfondie de cette partie à revers que Mari dédaigne avec mépris.

Encore un eunuque gonflé aux stéroïdes, jouant les gros bras pour pallier à une insuffisance d’imagination, un manque de maitrise des choses du sexe ou pire à un complexe œdipien larvé. Ils se révèlent plus nombreux qu’on ne le pense et de plus en plus de leurs compagnes se libèrent du joug de la tradition ou du poids pesant de « la mère de mes enfants ». Comme si une mère devait oublier son corps de femme, ses appétits dévorants, ses aspirations à découvrir sa profondeur naturelle ou sillonner les chemins interdits de l’indécence.

Parfois, ces filles, matures ou non, se tournent vers Internet, cherchent à travers des rencontres éphémères de quoi assouvir leurs fantasmes « d’ailleurs ». En la matière, le fumeux Christian Grey réveille chez certaines des pulsions érotiques rêvées à toutes les sauces, des plus clairs ou plus sombres. Je profite du phénomène et exhibe quelques cordes ou ustensiles ludiques pour les appâter. Un collier, un martinet ou mieux un fouet à l’ancienne et elles tombent dans mes filets.

Je ne me prive pas d’accorder à celles qui le réclame une initiation en matière de perversité charnelle, des plus douces ou plus hardies en fonction de leur capacité à s’aventurer dans l’inconnu.

Je reste au maximum dans les clous de ce qu’elles demandent pour éviter les ennuis ou les mauvaises interprétations de leur part.

Un interrogatoire en bonne et due forme et je cerne leurs objectifs. Ensuite, je me charge de les mener où leur imagination débridée peut les entrainer.

Celle-ci, je le pressens, dévoile des facultés à explorer les moindres parcelles de ses fantasmes.

Qu’elle m’offre la clef de ses envies et je la propulserai dans un univers de désirs inavoués, de recherches toujours plus jouissives de ses propres limites, de la connaissance intime de ses vœux les plus fous.

Les contraires s’attirent, dit-on et Barbara représente le genre de femme que d’habitude je fuis, mais elle montre des atouts si appétissants que ma boulimie de sexe me pousse à enfreindre mes règles.

— Prendrez-vous un apéritif ?

Je me lance, un sourire charmeur aux lèvres cachant ma concupiscence face à ses attributs affriolants. Ils me tournent déjà la tête et son parfum capiteux où je perçois une note acidulée de citron provoque une commotion cérébrale dans mon crâne gorgé d’images de ses seins aux mamelons clairs et dessinés en rondelles à déguster sans modération.

— Pourquoi pas ? me répond-elle de cette voix rauque particulière, suave et enivrante dont le micro de l’ordinateur a étouffé les accents ensorceleurs.

Elle m’enchante et mes penchants libidineux grimpent en flèche dans mon pantalon.

D’ici peu, elle va devoir me prouver à quel point elle se montre habile à satisfaire un homme sous pression.

À suivre…

Le blog de Domino

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les oulimots de Pidgy :

La femme de ma vie

Il pleut des cordes.

Attablé à la terrasse du café Contre-Allée, je regarde les gouttes d’eau tomber sur le sol. J’écoute la pluie faire des claquettes.

Comme d’habitude, j’ai ma cour autour de moi. Ça papote, ça rit, ça crie, ça vit. Je n’entends rien. Je pense à Elle.

Elle qui vient de me quitter en me rendant sa clef.

C’est clair que je l’avais dans la peau.

Autour de moi, ils continuent à faire la fête, à boire, à chanter. Je suis ailleurs. Ils me parlent sans que je les entende. Je suis ailleurs. Je fais bonne figure mais c’est un double de moi qui est là. Moi, je suis ailleurs. Bien ailleurs.

Oui, je l’ai dans la peau. Pourtant elle est la somme de tous mes contraires : sérieuse, prude, amoureuse, fidèle. Je ne suis rien de tout cela. Elle est le Ying de mon Yang, la blancheur de ma noirceur, la pureté de mes péchés. Oui, tout l’opposé de moi.

Comment l’ai-je rencontrée déjà ?

J’enfonce mon morceau de citron dans le col de ma bouteille de Corona et j’essaie de retrouver cet instant dans ma mémoire.

Ah oui ! C’était au supermarché. Je bricolais chez moi et j’avais besoin de clous. Sans le faire exprès, nous avions saisi en même temps le même sachet sur l’étagère. Le contact de sa main froide sur la mienne, chaude, avait produit comme des étincelles. Dans ma tête au moins.

Inexplicable.

Mystérieux.

J’ai bredouillé, moi, si sûr de moi habituellement. J’ai cherché à m’excuser, ce qui m’a fait paraître encore plus ridicule. Elle a souri, de ce sourire merveilleux qui illumine à chaque fois son visage. Ma maladresse l’a attendrie je pense. Je me suis ressaisi et l’ai invitée à prendre un café. Elle a hésité, m’a regardé, vu un homme un peu ridicule et intimidé. Cela a dû la rassurer, je n’ose dire lui plaire. C’est comme ça que cela a commencé.

De fil en aiguille, notre relation est devenue plus sérieuse. Je me suis consacré à elle, à la séduire, à la conquérir. Donc à devenir quelqu’un qui lui plaise.

Mais on ne peut pas changer comme ça. J’ai besoin de la fête, du bruit, des copains. Elle, c’est le calme, le foyer, le cocooning romantique.

Forcément, j’ai repris mes habitudes.

Forcément, cela ne lui a pas plu.

Forcément, cela a abouti à ce qu’elle me quitte.

Je l’oublierai, belle parenthèse de ma vie, mais je l’oublierai. Ou pas.

Je ne sais pas.

Pour le moment, je suis seul, entouré de mes copains, mais seul.

Les heures à venir vont être longues.

Le blog de Pidgy

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Les oulimots de EtSiOnSEnAllait :

I💙C

C’est une Conspiration Contre mon Courage. Qui a pu Croire à Ce Conseil Crapuleux Consistant à Choisir Ce Coquin troisième Caractère Comme Contrainte de Création ? Les Conséquences semblent Contraires et Contrariantes. J’ai beau Chercher dans les Coins de mon Cerveau, Creuser les Contre-allées du Cortex Cognitif… Tout ça est Clair comme du Concentré de Citron. Autant Céder au Crime et jeter les Clous pour Crever.

Cependant, Conter la Cour au U, Conduirait Certainement à la Clef du Cadenas qui Clos Ce Complexe Capharnaüm de Cordes Congestionnant ma Créativité… Cédant à Ce Craquage du Commandement, je Cabosse et Culbute le Coquin C. Ce qui Conduit à une Conclusion Carrément plus Compréhensible…

I💙U

Le blog de EtSiOnSEnAllait

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Les oulimots de De La Vega :

Fils de notaire, Julian n’en était pas moins clair. Depuis toujours il aimait le bois, les femmes et la cuisine. Il était devenu ébéniste-cuisinier.

Chaque jour, en quête de matière première, il sélectionnait six plantes et coupait citrons pour en faire simonie.

Jusqu’au jour où, cherchant l’idée, au cours d’une balade citadine, il arriva à court d’inspiration. Elle y était aussi. Tout comme Aude, il était néanmoins mélancolique. Mais en croisant son regard, soudain, ses pensées se bousculèrent. Les errements prirent fin.

Elle savait. Lui avait l’idée claire ; « Pour passer les cordes au clous, il faudrait qu’il y ait des chas. »

Il se voyait déjà lui glisser à l’oreille: « Selon ton humeur, j’aurais voulu ta clef ».

Mais Julian doutait. Abandonnant ses ambitions, ne trouvant aucun autre double sens à l’histoire, il prit celui contraire, renonçant à la contre-allée.

Réveillé par une muse éphémère, son art œuvrait.

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Les oulimots d’Airelle :

Tournée, retournée, pliée, pressée comme un citron, je me tiens là dans cette contre- allée érotique, pour voir… pour essayer. Ne faut-il pas vivre des expériences ?

Je ne comprends pas ces contraintes, elles entravent mon plaisir. J’ai pourtant lu sur le sujet, et les témoignages disent tous que c’est une expérience incroyable.

Pour le moment ce qui est incroyable, c’est de m’être laissée entrainer dans ce jeu si peu sensuel à mon gout.

Que je me détende ?

Il est fou !

J’ai mal et pour lui ce n’est pas clair.

Je vais attendre encore un peu avant de lui crier d’arrêter.

Je suis liée, mais cherche la clef pour me sortir de là. C’est finalement pas désagréable, mais c’est pas pour moi. Le comprend-il ? Je l’ignore mais je ne suis pas courageuse, je ne veux pas aller plus loin. Cette cour n’est pas la mienne. Je n’y ai pas ma place. C’est confortable mais j’ai vu un clou, je sais que je vais bien finir par me faire mal. Je dois me dégager de ces cordes avant qu’elles ne m’étreignent davantage pour que je ne puisse m’échapper. Je ne veux plus, revivre encore une fois ce à quoi je tente de me soustraire.

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Les oulimots de Faffwah :

Un moment que je me presse le citron à essayer de te faire la cour. Provoquer ton désir tout en restant dans les clous n’est pas facile. Il est clair qu’à souffler le chaud et le froid tu me fais faire tout et son contraire.

Il n’est vraiment pas facile de trouver la clé pour te séduire. Tu sembles jouer avec moi et trouves toujours le moyen de me renvoyer dans les cordes d’une phrase assassine.

Mais comme je suis d’un naturel persévérant, je ne désespère pas de franchir la contre-allée qui nous sépare et d’enfin parvenir dans ta couche.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de SurMonFil :

Une phrase/un mot pour tenter d’éloigner les maux

Ne te presse plus le citron, ma chère amie.

Il m’est clair que tu as assez souffert ainsi,

Que tu as pendant des années navigué dans des vents contraires.

Tu as pris une contre-allée qui t’éloignait de lui,

Tu as joué dans une cour où régnait trop de malveillances,

Prise dans des cordes qui devenaient trop serrées.

Aujourd’hui je t’offre cette clé, (en forme de coup de pied au cul)

Qui te permettra j’espère de revenir dans les clous de la sérénitude

Comme un droit pour toi aussi d’accéder au bonheur.

Le blog de SurMonFil

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Les oulimots de gRésille :

Il tourne en rond, agité, fatigué, les mains fouillant ses cheveux.

—Pas une seule fois il n’a été question d’amour entre nous, n’est ce pas ?

Il y a tant d’horreur dans ce regard qui l’interroge.

—Non.

Elle avoua simplement.

—Te rends-tu compte que tu m’as saigné avec un clou forgé ? Que tu as serré des cordes épaisses comme des boas autours de mes membres, de mon cou jusqu’à l’asphyxie ? Que tu as aspergé de citron et de sel mes plaies ? ! Que tu m’as sucé, aspiré, comme une sorcière déchaînée alors que je hurlais de douleur ? !

Oh elle sait tout cela parfaitement, un rituel un peu cruel mais nécessaire. Recueillir dans l’ordre: Sang, Sueur, Sel de larme et Sperme. Ne pas oublier de lui souffler la Supplique désespérée. Achever le rituel par des Soins aux opiacés. Le bercer jusque dans un Sommeil sans rêves ni cauchemars.

Elle se dirige vers un petit meuble aux marqueteries anciennes, ouvre un tiroir après plusieurs tours de clef et en sort une potion de couleur ambrée. Lui sentait son angoisse grandir tandis qu’elle psalmodiait en buvant le liquide. Une flamme brillait dans ses yeux clairs.

—Mais que… fais… tu ? Sa langue s’engourdissait, ses muscles refusaient la commande, il glissa le long du mur, raide, tétanisé. Il tomba face au sol.

Perséphone s’agenouille et lui caresse la joue ainsi qu’un serpent lové en son sein.

—Désormais tu m’appartiens, jusqu’au printemps, si tu ne meurs pas avant. J’accomplirai ce rituel tous les jours afin de rester sur terre. Il me faudra plus de fluides. Tu souffriras et tu jouiras pour moi. Dehors dans la contre allée, un gigantesque chien à trois têtes gardait l’entrée de la cour où brûlait un grand feu. Mais ce n’est pas lui qu’on entendit hurler.

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Les oulimots d’Antoine Saint-Michel :

Il était clair que celui-ci était imbu de son talent. Un ego démesuré, une soif de reconnaissance, un besoin d’être admiré et, plus encore, que toutes les femmes se pâment à la seule évocation de son nom et de son art. Il avait sa cour sur les réseaux sociaux qui, avec force retweets et likes, manifestait quotidiennement son appartenance à la communauté des cordes.

 Car l’homme était un expert reconnu du shibari et brillait à travers la France, voyageant d’une préfecture à l’autre pour des démonstrations qui attiraient à chaque fois une foule de fans venus considérer l’art des contraintes.

Emma était curieuse et voulait connaître la sensation d’être attachée et le lien qui se nouait entre l’homme qui tient les cordes et la femme qui s’y soumet. Elle comptait sur lui pour lui donner la clef de compréhension d’un monde mystérieux, où les contraires s’attirent, la liberté du lâcher-prise rencontrant la contrainte des nœuds.

 Quand le taxi la déposa dans la contre-allée qui longeait « l’atelier » du shibariste, elle eut un drôle de pressentiment, sa petite voix intérieure lui dit qu’elle faisait une erreur. Non qu’elle se mît en danger mais qu’elle rencontrerait l’ennui derrière la porte rivée de gros clous.

 Une jeune fille sans âge vêtue d’une robe jaune citron vint lui ouvrir et l’emmena dans la grande pièce où le public attendait religieusement. L’arrivée d’Emma ne fut pas saluée, comme si elle était un objet. En revanche, quand la jeune fille annonça l’entrée du « Maître », un murmure parcourut le public dont même le frisson fut perceptible.

 Emma, nue, sentit l’odeur du chanvre, les cordes s’enrouler, l’homme la frôler et la toucher, la manipuler, bouger sa tête et caler son cou sur un coussin pour qu’elle n’ait pas mal. Tout cela en silence, longuement, pas un mot pour elle, il transpirait tellement l’assurance de soi qu’il n’imaginait pas que ses sensations à elle aient une quelconque importance.

 Emma ferma les yeux. Elle était ailleurs, sentait son corps et en même temps ne s’appartenait plus. Elle se sentait seule. Elle aurait voulu qu’il lui parle, qu’il lui dise de jolis mots et même qu’il la complimente. Elle pensait être belle et encore plus belle dans les cordes.

 Quand le « Maître » considéra avoir terminé, des applaudissements, puis un dialogue avec le public… au sujet des cordes. Pas un mot pour Emma. Il eût lié une poupée que c’eût été la même chose. L’homme lui dit juste merci après l’avoir détachée sans plus d’attention qu’il n’en avait mise à l’attacher. Il lui demanda si elle voulait « voir les photos des cordes sur elle » qui seraient projetées pendant l’apéritif dînatoire qui suivait ; « non merci, j’aurais préféré des photos de moi avec les cordes », et Emma partit, laissant le « Maître » à ses fans qui rêvaient toutes de prendre sa place sans vraiment savoir pourquoi.

Le blog d’Antoine Saint-Michel

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Les oulimots d’un vieux cochon andropausé :

*Que faisait donc la gagnante du prix citron dans cette contre-allée à une heure si tardive? Pourquoi cette planche à clous? « Seulement des cordes » qu’il lui avait dit, sans circonvolutions. On n’allait pas faire un roman à clef. C’est du coté cour que tout devait se passer. Un truc clochait, cela se sentait comme quoi l’union de certains contraires n’est pas forcement l’essence de la dialectique….

 

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Les oulimots de Iotop :

(avec une contrainte supplémentaire avec noms de graminées)

Inspiration… aspiration

J’ai le citron cerveau dans le brouillard depuis quelques jours. Je crois avoir abusé d’un toxique nommé… Je ne sais plus… Je suis vraiment atteint de ce chiendent d’addiction. Il me faut retrouver le clair des idées et clairement dit, il faut de l’acte soit de l’action…

Je vais prendre mon temps des choux gras (plante savoureuse, nutritive, famille épinard) et donc ouvrir de la clef la porte de mon jardin, dont les clous pointent en bandes sur de criardes planches.

Comme il est matin, fleurs de galinsoga (fleurs marguerites, comestible feuilles), je rencontre à cet endroit de la parcelle, Amaranth (comestible à l’amarante étalée) ici courbée voire penchée à la position d’être dans l’angle idéal d’une croupe bien faite et l’occasion de la renouée (et pourtant effrontée, liane, espiègle) au parterre de lit de pavots (toujours surprenant d’être envahit sans le vouloir), aux vents et contre toute attente, contraires des mâles désirs d’un retroussage possible de l’envers du décor d’une vulve bien dessinée à sucer et croquer son embout au regard du pourpier (comestible à l’oméga 3 de feuilles), c’est doux. Elle m’aveugle entre les plis s’ouvrent à moi, gland de première. C’est aujourd’hui jour de chance genre oxalide (faux frère de trèfle mais comestible). Et nous voilà dans la contre-allée,nous formons lierre, et m’enroule sur mon axe, et meule d’une belle main mon vecteur de sève à venir entre bouche et vagin en fonction du moment d’un frôlement possible de la Coriandre qui vient se joindre à nous ou bien entre corps à demis-corps découverts à peaux bien chaudes sensibles à la caresse douleur, raideur et moiteur, la blancheur du pêcheur et à la saveur des pécheresses, nous somme ainsi aux prises avec notre point de fusion lierre terrestre (comestible feuilles jeunes) quand elle me remonte le renoncule (irrite à froid) et suis prêt à l’épandage spermatique de mes profondeurs à chœurs de vocalise, je me soupçonne cependant de retenir les cordes par des hennissements pourtant contrôlés… incontrôlables… de l’onagre (comestible de tête au pied) des effleurements et lèches de mes partenaires me courtisent la hampe de forte manière à présent et il ne faut pas que je me fasse une salade (comestible, même ici), le temps de passer pour vaincu a sonné, je vais éjaculer de belle manière et elles chanteront bouches déployées et sortiront des orties (légume comestible) de mots aux courbes alléchantes et dégusteront jusqu’au fond en aspiration de ma hampe…

Après cet intermède, je reprends ma clé, retourne à la cuisine et vais me faire une camomille (comestible calmant). Je vais reprendre mon toxique et laisse ma cour (Amaranth et Coriandre) à leur affaire de jardin… avant d’autres pensées sauvages (comestible et c’est plaisir).

Le blog de Iotop

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Les oulimots de Ragnarr :

Passés la contre-allée, nous arrivons dans la Cour d’une vielle demeure. Un tour de clé, dans le sens contraire, nous aspire dans le feutré de vielles planches de parquet, de quelques lampes dispersées ici et là, pour y voir clair, et d’un enchevêtrement de cordes et d’escaliers difformes qui donne à la villa, l’atmosphère troublante, d’un hôtel de complaisance.

Il ne t’en faut pas plus pour me coller au mur comme ces clous rouillés du plancher, puis m’embrasser fougueusement. Tu ne dissimules déjà plus ton indécence pour me presser comme un citron de ton île. Il est temps pour moi de prendre possession de ma proie

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Les oulimots d’un joueur Parisien :

C’est certain ce citron calmement consommé comme ce clair cocktail c’est la clef, car ces clous contrarient, comme calamités contraires, cette curieuse carriole coupant calmement cette célèbre contre-allée, considérée classiquement comme contre-courant, cordes claquant contre cette croupe, calquant cérémonieusement cette céleste courbe contre cette cour.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots d’Olivier O :

Tu prends la clé, accrochée aux clous par une corde. Tu passes la cour, par la contre-allée. Le mot de passe est citron. Ensuite tu patientes cinq minutes, et tu pourras accéder à la salle des Contraires. Je ne répéterai pas. Si ce n’est pas clair, c’est comme ça. Capito ?

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Les oulimots de Nicolas Verville :

Club Chic. Crépuscule.

Caviar, Cocktail Champagne, Citron, Curaçao.

Canapé, Cour, Confidences, Complicité.

Clarisse Craintive, Curieuse.

Compagnon Captivant, Charmeur.

Convaincue, Convertie, Confiante.

Cadillac. Coupé Confortable.

Contre-allée Cachée.

Château, Corridors, Crypte.

Clef Chromée.

Cheminée, Candélabres, Chuchotements.

Craintes Certaines.

Clarisse Captive Consentante.

Corset, Cuir. Cordes, Chaînes, Cadenas, Clous.

Chair Cruellement Contrainte. Châtiments.

Caressée, Cajolée, Consolée.

Ciel Clair, Courants Contraires.

Continuons Comme Ça, Chère Clarisse.

Le blog de Nicolas Verville

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Les oulimots d’Alexandre :

—Je vous assure Inspecteur,  cette liste de mots laissée sur la scène du meurtre, elle n’est pas là par hasard.

—Oui, peut-être, mais cela ne me dit pas qui a tué cette pauvre jeune fille et qui s’est acharnée sur elle.

—Je suis certain que l’assassin veut jouer avec nous. Observez bien : « Citron   Clair   Clef   Clous   Comme   Contraires   Contre-allée   Cordes  Cour », vous ne remarquez rien ?

—Quoi ?

—Nous avons à faire à un maniaque, les mots sont énoncés dans un ordre alphabétique parfait. Voilà quelqu’un qui ne supporte pas le désordre, voire même d’être dérangé. Et si cela se trouve, ce fut le mobile du crime. Je serais même prêt à parier que le choix de la typographie n’est pas dû au hasard.

—Comme vous y allez… Une liste de mots dactylographiés sur un papier et vous voilà en plein délire !

—Je vous assure Inspecteur ! Regardez bien, « clef, clous »,  je suis  certain qu’il s’agit d’un homme à la façon dont il cite des objets pointus ou phalliques si vous préférez. Il affiche même un rapport au sexe et à la mort très particulier : pensez au jus que l’on extrait d’un citron pressé et à la corde qui sert aussi bien à attacher qu’à pendre.

—Vous me racontez des sornettes. Rien ne vaut un relevé d’indices par la police scientifique qui nous apporte des certitudes et non des élucubrations contraires au bon sens.

—Vous savez Inspecteur, les tueurs en série sont des grands malades Leurs crimes leur apportent une grande jouissance et ils ne peuvent pas s’empêcher de signer leurs actes, une façon de se proclamer unique et de de faire un pied-de-nez aux forces de police.

—Ne me bassinez pas  avec vos discours, vous n’êtes pas devant des élèves-officiers. Un tueur, maniaque, pervers… Si je vous écoute, je vais arrêter tous les hommes de la ville.

—Ce ne sera pas la peine Inspecteur. Dans sa folie, le meurtrier nous a apporté un autre indice.

—Lequel ?

—C’est aussi un maniaque des chiffres. Comptez avec moi. Il nous laisse une série de neuf mots et un sur trois renvoie à une affaire ancienne sauf le dernier.

—Comment cela ?

—Souvenez-nous de cette prostituée retrouvée étouffée, un citron en guise de bâillon dans la  bouche.

—Oh mais cela remonte à plus de trois ans.

—Exact ! Et ce ferrailleur lardé de coups de couteaux gisant au milieu d’une caisse de clous renversés, vous vous rappelez. Et cette factrice  retrouvée étranglée dans la contre-allée de la résidence  « le Clair-Bois » ?

—Ah oui, maintenant que vous me le dites, très bien ! On n’a jamais retrouvé les coupables.

—Et bien Inspecteur, je peux vous assurer que le lieu du  prochain meurtre est sous nos  yeux.

—Quoi !!

—Voyez-vous-même : cela se passera à la Cour des… comptes !

—Bon sang, mais c’est bien sûr ! Mobilisez toutes les forces de police, on y fonce !

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Les oulimots de Popins :

Lâcher-prise

Assise au sol sur une peau de bête, j’attends curieuse, impatiente, un peu inquiète.

Il commence par mes bras qu’il amène doucement dans mon dos. Il positionne parfaitement mes poignets, ajuste l’angle de mes coudes. Un premier autour du gauche, puis du droit avant de les nouer ensemble. Instinctivement ma tête s’est baissée, accompagnant mon regard. J’aime cette première entrave et je me laisse porter. Quelques caresses dans la nuque alternant avec des coups secs d’un petit bâton au sol et sur ma peau  ; le contraste est enivrant.

Il prend ma jambe gauche entre ses mains, l’étend sur le côté. Un premier nœud autour de ma cheville et il enserre ma jambe de sa corde sur toute la longueur. Le rythme est imprévisible, la force qu’il met dans ses mouvements l’est tout autant. Si parfois la fibre s’imprime sur ma peau avec la douceur sucrée du chocolat, doucement, tendrement, l’instant suivant c’est comme si elle me prenait avec l’acidité d’un citron, brutalement, sauvagement. Je suis en confiance, je me laisse aller, je lâche prise. Une fois ma jambe complètement encordée, il  relie le lien à mes mains d’un côté et me suspend de l’autre. Mes fesses restent au sol, je suis délicieusement écartelée.

Quelques pressions fermes des pouces à des endroits précis, dos, creux de la main, sont comme des clous qu’il enfonce en moi. Je me courbe davantage caressée par la douceur de son souffle. Ma culotte se mouille. Ma jambe suspendue, mes bras toujours retenus, ma respiration se fait plus profonde. Mes yeux sont clos depuis un moment.

On pourrait penser que je suis prisonnière. Bien au contraire, je suis libérée de mon corps qui pourtant est si vivant, si présent dans l’instant. Mon esprit divague. J’accueille la douleur et la contrainte des cordes dans ma chair pour qu’elles prennent la contre-allée, cheminent et arrivent dans la cour au fond de mon être, lieu magique qui les transforme en plaisir. Il m’a donné la clef et j’ai ouvert cette porte. Ce moment d’abandon durera suffisamment longtemps pour rester graver en moi.

Quand il me libère de mes liens, les nôtres invisibles sont clairs, évidents. Il m’entoure de ses mots et de ses bras, son torse tout contre mon dos. Ma peau porte les marques d’un doux moment si mordant. Je les regarde fièrement.

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