30/04 : Une contrainte qui déménage

Contrainte : force, maison, bulldozer, blocage, atout, conséquence(s), convaincre, dynamisme, choc

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Marcos Aoás Corrêa dit Marquinhos,  footballeur international brésilien
au poste de défenseur central au Paris-SG.

Les oulimots d’Eshi :

Tu me prendras avec force, comme un bulldozer, je sais que tu sauras convaincre mon âme de s’ouvrir à tes désirs.

Dans cette maison abandonnée, tu feras sauter mes blocages, je me livrerai quelles qu’en soient les conséquences, je te fais confiance. Mon regard qui te touche est mon seul atout, mais dans le choc de notre étreinte je te donnerai en échange le dynamisme qui te plaît en moi. Aime moi.

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Force est de constater que sa présence est indispensable à la tenue de notre petite maison. Sa force de travail qui n’a d’égale que celle d’un bulldozer nous permet de surmonter tout blocage qui pourrait mettre en péril la continuité des Oulimots. C’est un véritable atout pour nous tous d’avoir un tel secrétaire de rédaction pour seconder l’admirable Popins. Des conséquences néfastes qu’aurait votre absence il n’est nul besoin de nous convaincre, tant votre ardeur et dynamisme font merveille. Nous avons là en vous, cher Fetish Bar un assistant de choc.
Poursuite du palindrome :

Ah Ur ! Car Eric a un  lapin   calin, snobons coloc, ô gage, cap sexes à l’heure, crac. Anna égare Val, lis. Et Luc sec, ces cultes il lave, rage Anna, car ce ru hélas, ex espace gag, ô coloc, snobons, ni lac ni pal nu à  cirer à cru, ha !

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de gRésille :

Elle l’aime bien. C’est un connard oui mais. D’abord il a du charme, un charme fou. Qu’il cache bien derrière ses lunettes de premier de la classe. Il a quelques atouts, de jolies mains, le sourire généreux… et tout cela efface une physionomie assez quelconque. Son calme apparent et son dynamisme atypique la transportent de ravissements en fou-rires et si son arrogance la laisse perplexe, il parle comme un orateur de talent, avec l’art de convaincre, et sans ambages parvient habilement à lui signifier son étroitesse d’esprit. Elle aime bien ça. Se sentir inférieure intellectuellement. Elle laisserait n’importe quel connard profiter de sa largesse de cœur pourvu qu’il soit abondamment et sans limites un cran au dessus d’elle. Elle connaît parfaitement les conséquences de ce genre de relations. À savoir qu’il n’y en a aucune. Peut-être un peu de perte d’estime de soi au passage et pourquoi pas, finalement ? La mort approche à grand pas, elle veut être humble. Elle aimerait couper court à ce syndrome de Superman, jouer la femme crédule et fragile mais être brillante et implacable dans ses activités parallèles l’use. Un peu comme lui mais en moins bulldozer, moins visible. Il est tout en force. Il force la main, le respect, et aujourd’hui le destin. Est-elle seulement quelque chose pour lui ? Pas sûr. Une agréable distraction au mieux. Ça ne serait pas un choc de l’admettre. Elle repense au long cheminement avant d’arriver à s’installer dans ce canapé, dans sa maison à lui. Elle a activé tous les leviers, commencé sa danse de séduction sur les réseaux sociaux, partagé un café un matin pluvieux devant son cabinet, par « hasard ». Elle n’a jamais rencontré un seul blocage de sa part. Ils en sont là maintenant, dans son salon. À boire du champagne. Il l’a embrassée, caressée avec douceur. Elle est conquise par son élégance. Quel gâchis.

— Je passe une excellente soirée Meg… est-ce le diminutif de Mégane ?

— Non, et j’en suis navrée. On m’appelle Megadeath. J’ai un message pour vous, de la part de l’Albanais.

Elle glisse une main sous le coussin, en sort un silencieux et tire une balle entre les deux yeux de l’avocat.

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Les oulimots de Iotop :

Mégalo ou mytho ?

Ce matin, je me sens la force d’un chêne et le moral… scié. Je vais rejoindre ma maison de campagne qui est bien seule dans… sa campagne. Et l’hiver la solitude s’engraisse d’un temps encore plus solitaire. En fait, il faudrait un moral de bulldozer pour détruire ce temps de rien qui tue à grand feu de joie sur sa route des prisonniers de son aura et si ce n’est au blocage d’un médicamenteux qui a une tête des mauvais jours dans une eau saumâtre de tristesse…

Y a pas d’atout à jouer le dépressif. Le monde est dépressif et l’on veut nous faire croire à l’espoir. L’espoir est la conséquence d’une utopie qui s’impose comme un idéal. L’espoir se marre des bienheureux imbéciles qui se lient à ses bras trop massifs… Mais, je ne suis pas là pour convaincre de mon état d’âme qu’elle se goure de chemin. Non, non. Je prends mon chemin en toute conscience et mon dynamisme est une seconde nature qui me (se) dénature au fil de Temps qui se moque bien de mes heures personnelles perdues entre les nids-de-poule du désespoir et les bosses des moqueries dont je fais l’objet. Oui, l’objet est bien le terme. Et le terme est d’autant plus solide que l’on me croit imbécile…

Je tisse ma toile en solitaire aguerri. Mes combats se font à l’encre nue sur le ring de mes pages serviles, à mes lignes de conduites sans permis…je suis mon choc, je suis mon piédestal…

Suis-je mégalo ou mytho ? Qu’importe ! Ma campagne compagne m’attend dans sa solitude ventrale, je vais renaître … encore et encore …

Le blog de Iotop

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Les oulimots de Camille et les autres :

Je t’avais choisi comme on choisit une maison. Je voulais vivre en toi. Tu étais ma destination, mon port, mon refuge souhaité. C’était d’abord ton charme qui m’avait séduite. Un brin suranné, certes, totalement décalé, évidemment. Et puis je t’ai connu, et découvert ta force. Ou plutôt celle que tu prétendais posséder. Car, en vérité, tu n’en avais pas.

Au moindre choc, tu étais ébranlé. Et ta fissure devenait le sujet. Le seul sujet qui comptait, tu avais une fissure. Parfois, je colmatais, et d’autres fois, pour tester ta solidité, je cognais. Les conséquences étaient sans faute désastreuses : que n’avais-je donc fait ? Dans quel état étais-tu, désormais, à cause de mes coups ?

J’avais fini par me convaincre que j’étais une diablesse. Je pense que je l’étais, tu l’éveillais en moi. Ce talent qu’ont tes murs pour éveiller le plus sombre !

Et puis ma joie de vivre, mon dynamisme enfoui s’éveillaient à nouveau : jouons,   voyons ! Rions ! Viens, on va voir la mer ! Tu en étais heureux, et tu me dépassais. Toujours un pas de plus, toujours le pas de trop. Et j’accouchais du blocage : c’était moi le problème.

Oh, pour que je vive en toi si longtemps et écrive encore aujourd’hui, il fallait bien que tu aies quelques atouts. Ou alors un immense, qui tient en cinq lettres, et y tiendra toujours.

Pourtant, malgré cette évidence, la maison ne nous protégeait plus. Et encore une fois, c’est moi qui ait dû décider, et assumer pour tous : j’ai conduit le bulldozer, et je n’en finis pas de détruire les ruines.

Le blog de Camille et les autres

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Les oulimots de EtSiOnSEnAllait :

Popins a la force de me convaincre avec dynamisme d’aller outre le blocage des mots. La conséquence est qu’à la maison ou ailleurs, dans mon esprit les phrases ne sont plus que chocs et chaos. Bulldozer des contraintes, elle est le meilleur atout de la liberté des lettres.

Le blog de EtSiOSEnallait

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Les oulimots de Bruneline :

Elle courait devant lui, légère malgré la force se dégageant de sa foulée… il suivait hésitant, elle avait dû le convaincre pour l’emmener dans cette randonnée en forêt à la recherche de la vieille maison perdue. Elle avait joué de tous ses atouts, du sourire ravageur aux yeux de biche suppliants, il finit par céder devant son dynamisme désarmant.

Elle voulait la revoir avant l’arrivée des bulldozers cette maison où elle était née. Elle voulait toucher encore une fois la porte en bois sombre qu’elle avait claqué sans se soucier des conséquences. Elle souriait dans sa course en pensant à cette journée où tous ses blocages, toutes ses inhibitions avaient volées en éclats… elle était libre. Libre de se prendre en plein cœur le choc de voir la maison effondrée au milieu de la clairière…maintenant elle était vraiment libérée du passé.

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Les oulimots  de Faffwah :

Elle avait la détermination d’un bulldozer, lui était plus réservé. Alors, même avec son dynamisme, il lui fut difficile de le convaincre. Et, une fois qu’elle y parvint, il fallut tout de même attendre de bonnes conditions avant de passer à l’acte. Ce fut le cas lorsqu’un ami à elle leur prêta une maison un peu isolée, ce qui était un atout non négligeable pour ce qu’ils avaient à faire, ou plutôt, ce qu’elle voulait lui faire. Ils étaient donc là, sur la terrasse. On n’entendait que le chant des oiseaux. Elle s’était mise nue et l’avait invité à en faire autant. Il avait accepté volontiers, d’autant plus que le temps, au beau fixe, se prêtait à la nudité. Elle.s’approcha de lui et, sans un mot, l’embrassa langoureusement. Elle se mit aussi à le caresser, alternant force et douceur. Cela fit tomber ses derniers blocages et il s’abandonna complètement à ses mains expertes.

—Le veux-tu maintenant ?

—Oui. Mais sois douce.

Elle le fit donc s’allonger sur un bain de soleil au bord de la piscine. Un coussin sous son ventre surélevant ses fesses.

—Détends toi. Je reviens.

Une légère sensation de fraîcheur l’envahit alors qu’elle commençait à oindre son anus d’une bonne dose de gel. Il se mit à respirer un peu plus profondément et se cambra un peu plus sous la caresse. Il sentit un premier doigt le pénétrer. Qui se mit à coulisser en lui sans entrave.

—Encore…

Elle joignit son index au majeur qui était déjà en lui. Sans forcer il l’accepta, poussant un soupir de satisfaction. Elle jouait à écarter ses doigts pour le dilater un peu plus. Il semblait apprécier comme l’attestaient ses premiers mouvement de bassin

—Un autre ?

—Oui…

L’annulaire pénétra à son tour dans le cul offert. Puis l’auriculaire. C’étaient désormais quatre doigts qui le fouillaient.

—Veux-tu que j’aille plus loin ? Ce n’est pas sans conséquence, tu sais ?

Il ne répondit rien mais poussa son bassin contre la main de sa maîtresse. Elle le prit comme un acquiescement. Elle retira donc ses doigts et couvrit sa main de gel avant de la présenter, le pouce en opposition des autres doigts, à l’orée du trou ouvert. Elle commença à pousser. Il ne se dérobait pas, bien au contraire. Et, inexorablement la main le pénétra. Il eut un choc et poussa un cri quand elle finit par entrer complètement en lui. Elle le possédait jusqu’au poignet désormais. Il soufflait, gémissait, de douleur et de plaisir mélangés. Le poing allait et venait librement. Une sensation incroyable.

—Tu es désormais tout à moi. Tu aimes ?

Il grogna de satisfaction. Ils étaient maintenant irrémédiablement liés.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Pidgy :

Qu’est ce que t’es belle…

Comment te convaincre de quitter la maison ?

En la rasant avec un bulldozer ? Je ne pense pas que l’emploi de la force parvienne à te convaincre de sortir de ce cocooning rassurant. Depuis bien des années tu as un blocage qui t’empêche de sortir et profiter de la vie. Je sais bien ce que cette maladie a pour conséquences et combien elle t’ôte tout dynamisme. Mais tu as les atouts pour la surmonter. Je le sais.

Je trouverai le moyen, le choc, pour te faire prendre conscience que tout peut se surmonter, tout peut se vaincre. Tu finiras bien par accepter que tu es un top model sur lequel tout le monde se retourne dans la rue. C’est difficile à supporter mais tu peux le faire.

Tu es bien trop belle mais tant pis pour toi. Ce n’est pas en restant enfermée que tu vaincras ta peur des autres.

Ou alors, il te faudra attendre bien des années.

Et encore.

Le blog de Pidgy

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Les oulimots de Ragnarr :

Liste de choses que j’ai faites aujourd’hui plutôt que d’essayer d’écrire un truc valable :

– Chercher un tuto pour le blocage d’une porte d’un lave-vaisselle par de la ficelle à rôti.

– Avoir un sursaut de dynamisme pour ranger la maison toute débraillée comme toujours après un bon moment.

– Convaincre mon poto de tailler une baguette de sorcier pour son bulldozer de fils.

– Fixer le reflet du soleil sur le carrelage jusqu’à avoir un atout pique imprimé sur la rétine.

– Chercher sous tous les meubles le doudou perdu de sa deuxième bulldozer de fille

– Réfléchir à l’éventualité de résoudre la cinquième proposition grâce à la troisième

– Jouer longtemps avec le bout de sa langue, conséquence de la pulpe de l’ananas coincée entre deux prémolaires.

– Blagasser sur tweeter avec pour le choc des photos !

– Trouver la force de sortir un transat pour m’étaler au soleil.

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Les oulimots d’Alexandre :

Avec quelle force le bulldozer détruisait  cette simple maison de pêcheurs ! Les larmes aux yeux, il regardait l’engin avancer inexorablement. Son grand-père l’avait bâtie avec peu de moyens, son père l’avait aménagée lui apportant plus de confort. A chaque poussée brutale, à chaque craquement sinistre, c’était comme un pan de vie qui s’écroulait.  Ses plus beaux souvenirs d’étés insouciants gisaient parmi les gravats. Quand la loi fut votée et le décret publié ce fut un choc, le littoral devait revenir à l’état sauvage. Ni les pétitions, ni les manifestations n’avaient permis de convaincre les représentants de l’État : force resterait à la loi.  Certains avaient bien pensé former une chaîne humaine, comme ultime blocage à la volonté aveugle de décideurs lointains. Peine perdue, tout ce qui comptait c’était permettre de vendre la carte postale d’un littoral vierge de toute forme de pollution, un atout décisif, pensait-on, pour relancer une région au dynamisme chancelant. En conséquence de quoi, tout devait être détruit.

La nature doit être préservée des hommes argumentait-on, aujourd’hui c’étaient des hommes qui pleuraient leur paradis perdu.

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Les oulimots de Popins :

Un tiers de l’année

Quatre mois d’écriture. 120 jours de défi. Autant de textes sortis de nul part, conséquences de mon imagination et de mes divagations.

Se contraindre à écrire chaque jour c’est broyer avec le bulldozer des possibles le blocage initial devant une liste de neuf mots, parfois inconnus, souvent saugrenus. C’est me convaincre que j’arriverai  “à trouver un truc”, une fiction, une confidence, une déconnade. C’est être contente, presque fière de certains écrits, parce que j’ai inventé une jolie histoire ou déposé le poids de mes maux, c’est être insatisfaite parfois mais avoir l’humilité de ne pas baisser les bras.

C’est tenir le choc, écrire malgré tout. Que le cœur soit au printemps ou en hiver, que l’agenda soit rempli ou vide, que je sois inspirée ou non. Et j’ai un grand atout, je ne suis pas seule dans la grande maison des oulimots. Je suis portée par le dynamisme des autres, mes partenaires de mots, occasionnels, réguliers, quotidiens. Des copains toujours, à force de les lire, d’échanger, des liens se sont tissés. C’est aussi grâce à eux que sans me poser de question je vais, chaque jour, à la rencontre de moi aux travers de mes mots.

L’aventure n’est pas terminée, juste un tiers de l’année écoulée. Plume en main, en route pour de nouvelles histoires. En avant les copains et merci !

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29/04 : Une contrainte capricieuse

Contrainte : Caprice – Ange – Étoile – Crabe – Fureur – Artiste – Maline – Douleur – Ile

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Dessin d’ Axelle Psychée Bouet

Les oulimots de Fellacia :

Hommage à Anne

Femme artiste à la beauté fragile.
Patiente difficile, aux caprices si nombreux.
Ta prise en charge fut difficile.
Le crabe avait envahi chacune de tes cellules, altérant toutes tes fonctions.
La douleur tordait ton visage d’ange, ta maigreur maladive trahissait ton combat.
J’appréhendais chacune de mes venues. Je savais que tu pleurerais. J’usais de toute la douceur dont j’étais capable dans l’espoir de ne pas voir tes larmes couler. Peine perdue. Tu t’enfermais dans ta bulle comme sur une île déserte, loin de cette tumeur mali(g)ne qui te rongeait.
Et puis on partageait un thé, détox, toujours, on ne savait jamais si ça pouvait aider. Et des milliers d’étoiles brillaient dans tes grands yeux quand tu me racontais tes photos, pleines de douceur de lumière et de poésie.
Et un jour tu es partie, tu as quitté ton enveloppe charnelle.
Je ne t’ai connue que souffrante. Pourtant j’imagine sans mal la femme solaire que tu as dû être, pleine de fureur, passionnée et altière.
Ton exposition a vu le jour, dernier hommage à la beauté que tu immortalisais, dernier hommage à la femme que tu étais.

Nous avions le même âge.

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Les oulimots de Gérald :

Colère

Ma maîtresse semblait très contrariée et de mauvaise humeur. A peine étais-je nu, à genoux qu’une violente paire de gifles me fit voir des étoiles, la douleur me brûlait les joues. Sa fureur n’était pas feinte et si l’idée qu’elle veuille faire un caprice me traversa l’esprit un moment, je compris vite que ce n’était pas le cas.

Après m’avoir mis un lourd collier de fer et des pinces aux tétons, elle me fit faire le tour de la pièce, maline comme elle était, en m’obligeant à marcher en crabe, les pinces remuant dans tous les sens rendant la douleur difficilement supportable.
Si elle pouvait être un ange je compris très vite que cette fois la, elle serait cruelle et que j’allais vraiment souffrir, qu’elle avait besoin de se défouler et que pour l’instant, ce n’était que les prémices, qu’elle ne faisait que « s’échauffer » comme un artiste avant d’entrer en scène.
Et pourtant, je l’aimais, j’aurais fait n’importe quoi pour elle, j’aurais voulu être sur une île déserte seul avec elle, être son esclave et en même temps son amant.
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Les oulimots d’Airelle :
Je suis son ange, celle qui se fait douce dans l’étreinte et qui lui porte bonheur.
Il se fait artiste lorsqu’il me regarde, et je fais la maline quand je croise son regard.
Il passe mes caprices, et si je deviens fureur, il joue les souffre-douleurs pour que je m’adoucisse.
Sur l’ile des plaisirs nous marchons en crabe, formant dans le sable des étoiles à la place des cœurs…
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 Les oulimots de Iotop :

Le chagrin n’aura pas ma peau

Aujourd’hui je n’ai plus la force d’un caprice. Mon Ange vient de partir à tire-d’aile rejoindre une autre… Ange.

Ha ! quand une étoile va rejoindre une autre étoile… je me ressens sale… comme un crabe qui sort d’une boue après un hivernage bien au chaud et se réveille avec ce froid apocalyptique dans le corps.

J’ai cette fureur en moi qui casserait tout… même moi… j’ai honte a en pleurer. Je suis comme un funambule qui a perdu sa perche à deux mille de haut et son fil tremble sous ses pieds devenus un cristal de chagrin.

J’étais prêt à tout… il le savait… il avait fait un serment… serment d’artiste… serment poétique… coureur lyrique, oui… je fais moins la maline maintenant qu’il est parti avec mon âme et mon cœur est une salade d’amertume vinaigrée aux pleurs de rage…

Ma douleur me renferme dans une île de dépression, une caverne de reproches, des prières piquées d’amour-propre me submergent …

Je vais me rincer le gosier et me pendre au premier… cou venu.

Le blog de Iotop

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Les oulimots de Camille et les autres :

J’ai un rapport particulier avec les Anges. Depuis toujours, je crois en eux. Ou plutôt, je les sais. J’ai appris à ouvrir cœur et âme pour décoder leurs signes. Cela n’a jamais suffit à m’éviter une quelconque douleur, sachez-le. Je suis du genre à faire des caprices, à m’entêter dans l’erreur, à aller jusqu’au bout.

Un jour, j’ai consulté une voyante. Elle m’a affirmé qu’il ne m’arriverait rien de grave, car j’avais mon Étoile, une belle âme qui veillait sur moi. Aujourd’hui je dois reconnaître que si j’ai parfois crié ma fureur, hurlé à l’injustice, si je me suis beaucoup plainte… non, ce n’était pas grave. Et d’ailleurs rien ne l’est. Nous avons un chemin, qui n’existe que sous nos pas. Ce qui est arrivé faisait partie de la route, et parfois, même, j’ai fait un grand détour pour vivre cette folie. En faisant la maligne : « Comment, c’est dangereux ? Mais pas pour moi, voyons, car je n’ai peur de rien. »

Deux choses peut-être sont graves, à bien y réfléchir. D’abord, parodiant le chanteur, moi aussi, j’aurais voulu être une artiste. Je devais être comédienne, je voulais juste être dans un théâtre, car là était ma place. Jamais je ne me suis autant sentie exister que sur des planches, douchée par la lumière. Parce que là, je pouvais tout dire sans crainte d’être jugée, ce n’était pas moi, c’était mon personnage : adressez-vous à l’auteur. Je pouvais crier à pleins poumons, pleurer exagérément, courir, être idiote, ou impériale, tomber sur mes genoux et faire entendre les mots qui sortent de ma bouche. Mon fils est arrivé, j’ai cru qu’une mère ne pouvait pas être artiste, et je suis fonctionnaire. Si tu es jeune et que tu lis, ne renonce jamais à un rêve, je te dirai pourquoi.

L’autre chose qui est grave, c’est ce putain de crabe, qui vole les vies aimées. Cela, on le sait tous, qui ne l’a pas subit ?

Aujourd’hui, cheminant sur cette route qui n’existe qu’en marchant, je me demande… Faut-il vraiment marcher ? Et si la réponse était une île ? Celle que l’on se construit, et où l’on vit en paix ?

Alors cher Anges, je ne cesserai de faire cet effort d’humilité qui me manque, et je suivrai vos signes : je m’arrête, ou je marche ?

Le blog de Camille et les autres

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Les oulimots  de Faffwah :

C’était l’époque de la grande maline d’équinoxe mais même la fureur de l’océan ne parvenait pas à apaiser ma douleur. À cause d’un caprice je t’avais perdue mon ange. Et, depuis l’île sur laquelle tu m’avais exilé, je cherchais désespérément à apercevoir le continent où tu avais trouvé refuge entre les bras de je ne sais qui. J’étais seul fautif avec mes délires de soi-disant artiste. À vouloir collectionner muses et égéries, ma bonne étoile m’avait abandonné. Tu étais partie. Et depuis, je n’arrive plus qu’à compter les crabes sur la plage en espérant un hypothétique pardon de ta part.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de De La Vega :

Ici, on raconte qu’une étoile filante est un ange qui éternue.

Mais depuis mon arrivée sur cette île, supposément paradisiaque, les éternuements se succèdent sans le moindre ange à l’horizon. Pour être honnête, il y a bien eu cette artiste locale, rencontrée après le spectacle de body-painting. Ses formes harmonieuses, le noir de ses yeux, la douceur de sa peau ambrée avaient jeté sur mon cœur d’artichaut, un sort d’envoûtement dès que cette grande brune était monté sur scène. Et pour ne rien gâcher, ses mimiques et sourires en coin lui prêtaient une espièglerie qui scellait à jamais mon addiction dans ce sable doré de la plage de BitaKu.

C’est d’ailleurs  sur le sable encore chaud de cette plage, allongé sous les dernières lueurs du soir, que j’ai cru céder au moindre de ses caprices charnelles.

Mais hélas, la douleur crescendo d’un mordillement de mon téton s’avérait être le pincement d’un crabe cocotier importuné par mes ébats solitaires. La fureur du raz de marée que l’orgasme de ma Vahiné libérait sur mes jambes, n’était quant à lui, nulle autre chose que les grandes malines, dont on m’avait pourtant prévenu de me méfier. Et en plus, j’ai mal au crâne… Santé !

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Les oulimots d’Alexandre :

Line, ma douce, mon amour

J’ai cru d’abord que c’était un caprice, une manière de tester ma fidélité envers toi.
Pourquoi partir ainsi en plein hiver isolée sur une des îles du Levant au prétexte qu’un artiste a besoin de solitude pour créer ?
Sur le moment j’avoue avoir eu du mal à masquer  alors la fureur qui bouillonnait en moi : Et moi alors, je ne compte pas pour toi ?
C’est bien plus tard que j’ai compris quand on a retrouvé ton corps sur les rochers. Tu n’avais pas voulu me dire que le crabe te rongeait de l’intérieur et que la douleur deviendrait vite insupportable. Tu ne voulais pas te montrer diminuée, tu souhaitais que je garde en mémoire ton visage d’ange.
Aujourd’hui j’ai accepté ton choix et je me suis apaisé.
Tu as décidé de partir  mais pour moi tu resteras toujours vivante.
Tu vois dans le ciel  cette étoile qui brille intensément, je l’ai baptisée Maline et un jour je te retrouverai là-haut.

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Les oulimots de Popins :

Le crabe

Il avait la fureur de vivre, un artiste de la vie qui faisait de chaque instant une œuvre d’Art en y peignant la joie, en y faisant vibrer les cordes de l’âme ou en sculptant le plaisir charnel. Il voyageait, allant d’île en continent, de villes en désert. Un avide curieux du monde. Il croquait la vie à pleine dent. Jouir de tout c’était son bienheureux caprice, refusant de se plier à la vie rythmée et bien rangée que la société lui proposait.

Mais le cabre l’a attrapé entre ses pinces. Une vive douleur, des examens, le diagnostique. Tumeur maline. La peur, la tristesse, la colère. Les chimiothérapies, les vomissements, la perte de ces cheveux. La mort.

Il a rejoint le royaume de ceux qui savent ce que l’humanité questionne depuis la nuit des temps. Ange ou étoile, fantôme ou poussière, réincarné ou perdu à jamais. Eux seuls le savent. Un jour, nous aussi, nous percerons le mystère.

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28/04 : Une contrainte vivante

Contrainte : Délicat, sourire, vivante, sentir, liberté, légèreté, plaisir, doux, rencontre

Vexin-Carte PNR

Les oulimots de Maître CorpsBeau :

Je l’attends depuis une demi-heure déjà. C’est l’été et je porte une chemise, ce qui est inhabituel chez moi. Blanche de surcroît. Elle aime ça que voulez-vous. La possibilité de pouvoir passer ses mains entre les boutons pour atteindre directement ma peau sans doute. Et c’est aussi pour moi une délicieuse sensation de liberté. Cette même liberté qui m’a donné envie d’être nu sous mon jean noir.

Je commande un café et me place à l’extérieur de la brasserie, cigarette au bec. Allez ! Un sucre et demi ! Ça me fera ma dose journalière de glucose. Un sms d’Elle ! : « je suis là dans un quart d’heure. Normalement 😉 ». Normalement, normalement … Ça veut dire « s’il n’y a pas trop de bouchons » ça.

Je trépigne. Je bous. À chaque nouvelle rencontre entre nous c’est la même chose. Cette impatience mêlée d’excitation intense. Ce besoin de la voir, de la sentir, de goûter ma vie au bord de ses lèvres. Et d’y retrouver, déjà, la vivante nostalgie des rendez-vous précédents. Quel plaisir d’être un voleur de temps !

À chaque fois nous convenons de la même chose : nous nous écrivons beaucoup pendant le début de son trajet en bus, puis nous cessons tout contact jusqu’au moment où je l’aperçois. C’est toujours moi qui la vois en premier d’ailleurs, ne me demandez pas pourquoi. C’est ainsi. Quelle sera sa tenue ? Son décolleté sera-t-il profond ? Aura-t-elle eu le temps de faire sa couleur ? Aura-t-elle attaché ses cheveux ? Portera-t-elle des talons plats ? Ou sera-t-elle plus haut perchée ? Aura-t-elle apporté son petit sac à malices ? Mille questions m’assaillent ! Je bous, vous dis-je !!!

Dix minutes passent. Très lentement.

Oh ! C’est Elle !!! Elle a mis sa robe noire (celle que j’aime tant et qui se défait par devant, grâce aux boutons-pression). Elle est si belle. Un sourire doux et délicat se dessine sur sa bouche fine et rose. L’air est doux. A peine un léger souffle de vent, suffisant pour faire voleter sa robe et découvrir avec grâce ses jambes pâles. Ses cheveux sont défaits. Tout est légèreté en ce jour d’été.

Elle ne m’a pas encore vu et je l’observe en silence, rayonnant déjà.

Dans quelques secondes Elle sera contre moi, serrée comme nous aimons, et je l’étreindrai aussi fort que je l’aime. Elle se dressera sur la pointe de ses petits pieds et posera ses lèvres contre les miennes. Puis ce sera le jeu de nos langues, prélude au plaisir. Je caresserai ses joues, elle frottera son nez dans mon cou. Je glisserai quelques mots à son oreille et Elle me chuchotera son amour.

Ensuite …

Oh non ! Je suis où là ?? Pffff dans mon lit. C’était un si beau rêve … Mais … quelle heure est-il ? 7:30 !!!! Mais c’est aujourd’hui !!!! Vite vite vite !!!

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Les oulimots de Clémentine :

Cette rencontre que nous avions planifiée quelques jours auparavant, je l’attendais depuis longtemps. Chaque jour loin de lui me paraissait une éternité.
Lorsque je l’ai aperçu à travers la fenêtre, je n’ai pas pu m’empêcher un sourire. Je n’avais pas de doutes sur le fait qu’il vienne, mais lorsque je le vois, mon corps s’affole, mon cœur s’accélère et j’aimerais que le temps s’arrête. Il me rend heureuse, à sa manière, sans fioritures, juste lui et moi, seuls au monde. Lorsque je suis dans ses bras, que ce soit contrainte ou choyée, je me sens plus vivante que jamais. Alors qu’il passe la porte, je me répète une fois de plus de choyer cette liberté que je me suis offerte en rencontrant cet homme. Au début, j’avais pris ça avec légèreté, une rencontre, puis deux, et depuis, chaque instant avec lui n’est que plaisir et volupté.
Ses lèvres contre les miennes, enfin. Cet instant si délicat qui ne dure quelques secondes, avant qu’il ne me jette sur le lit. J’aime le sentir sur moi, que nos corps ne fassent plus qu’un. Cet instant, où il me fait l’amour, plus qu’il ne me baise, bien que j’adore également lorsqu’il me défonce sans ménagement. Oh oui, j’aime quand il est doux, quand il est dur, quand il est violent. J’aime quand il est lui tout simplement.
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Les oulimots de Ragnarr :

A domvauvert

Tous les matins, courir après le temps, après un train où s’entasse, sans sourire, une foule vivante. Un train sans plaisir, pour se déplacer et pour asservir.

Retardé, Déplacé, Supprimé. Signal d’alarme, panne. Sentir les tensions probablement inutiles d’un train en circulation, mais plus sur la bonne voie ni à la bonne heure.

Protester, puis admettre. Sentir, comprendre au bout du compte, avec légèreté, pourquoi on est monté dans ce train. Et puis regarder le paysage défiler. Croiser des regards doux et durs, croiser des vies.

Découvrir, faire une Rencontre, espérer un peu de cette liberté donnée aux autres. Reste dans ce train dom… Délicat, il roule aussi… pour toi.

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Les oulimots de ‘vy :

Légende vivante. Sur son rocher aride et noir Lydie compte les arapèdes en chantant avec légèreté le refrain de la comptine des vagues langoureuses. Le sable sous ses pieds est doux et un peu mou. Il forme de petits tourbillons qui cherchent à l’entraîner vers les profondeurs. Petite marionnette en liberté d’un soir venue s’abandonner contre l’éternité un sourire sur les lèvres. Son délicat visage se donne avec plaisir au vent, aux embruns, au soleil. Et ceux-ci pourraient bien se sentir un peu jaloux, car dans la petite main chiffonnée par le mouillé de l’eau dans laquelle elle baigne se trouve celle de Ludovic, pantin de bois, rêveur des heures tendres. Ils se sont échappés des cales d’un bateau fracassé sur la côte par la soif rageuse d’une fureur marine. Une rencontre fortuite que la mer a unie. Qui prétendrait démêler les fils que les flots bercent et entremêlent faisant danser et se frôler les corps alors qu’au creux des yeux de l’un vit le regard de l’autre ? Le temps d’une marée, la nuit envoûte vers l’éclosion de rêves.

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Les oulimots de De La Vega :

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Les oulimots d’Airelle :

Se sentir vivante sous les caresses de mains expertes.
D’une rencontre virile libéré les plaisirs indécents.
Pour un moment, partager les sourires d’une connivence entendue.
Rester délicat est le contrat tacite d’un duo mélangé.
Partage de légèreté pour ouvrir aux plaisirs prémédités une porte de liberté.
Est-il plus doux instants que ces souffles engagés, pour une joute d’extases exposées ? D’un doigt, d’une langue, d’un souffle et… ce touché resté en suspens, pour infliger la souffrance d’une impatience qui demande d’exploser.
Juste là, au creux des caresses, des mouvements, des baisers, lâcher ce lien d’apesanteur.

Pour finir en doux souvenir…

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Les oulimots de Iotop :

 

Tueur de gags

On me surnomme le Délicat. Ce n’est pas un sobriquet ou une injure. C’est une marque de fabrique. Une revanche sur la vie… si l’on peut s’exprimer ainsi.

Dans un certain milieu mon activité est reconnue et mon sourire vaut à lui seul un laissez-passer mais c’est aussi une référence vivante de libre expression… de mon approbation ou non…

Pour moi, qu’importe. Je suis grassement payé et sentir à quel niveau je suis arrivé me rend parfois hautain, fier et froid moi le pince-sans-rire. Ma liberté d’action n’a pas de limite et celles et ceux qui m’embauchent sont conscients de tous les risques qu’ils encourent. Parfois, je suis à l’extrême limite de mon emploi et cette légèreté peut me nuire.

Cependant, dans tous les cas, j’en éprouve un plaisir immense et supérieur. Qu’il est doux le respect que l’on m’accorde et je ne peux décevoir qu’elle que soit la rencontre, l’employeur qui demande une de mes prestations… moi le tueur de gags.

Le blog de Iotop

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Les oulimots  de Faffwah :

Bientôt nous allons nous revoir et cette perspective me remplit de joie. J’ai pourtant peu de foi en l’espèce humaine mais ce que j’aime chez toi c’est cette façon que tu as de rester vivante malgré l’adversité. La vie ne t’a pas épargnée mais tu as gardé cette liberté d’esprit qui me fascine tant. Les pisse vinaigre te reprocheront sans doute la légèreté de tes mœurs mais qu’ils aillent au diable. C’est toi qui as raison, pas eux. Et ton sourire est la meilleure des armes que tu peux leur opposer. Chacune de nos rencontres est un nouvel enchantement et le plaisir que nous nous donnons dans ces moments là reste dans nos cœurs jusqu’à la prochaine. Ah qu’il est doux de perdre ma bouche sur la tienne, de la laisser glisser lentement dans ton cou, ta gorge, pour arriver jusqu’à ton ventre. Je m’enivre alors du parfum délicat de ton sexe dont je déguste tous les recoins, tous les sucs, t’arrachant alors des petits cris. Ce que j’aime faire durer ces moments, jusqu’à ce que tu inondes mon visage de ta jouissance. Es tu repue ? Je te laisse reprendre tes esprits. Veux-tu que je te prenne ? Ma queue est gonflée du désir que j’ai pour toi et t’investit au rythme que tu souhaites. C’est un réel bonheur de te posséder et je me mords la lèvre tant les sensations que je peux avoir en toi sont exquises, ton fourreau à la fois souple et serré palpitant autour de mon sexe. Et nous arrivons enfin à un orgasme synchrone qui nous laisse éperdus de bonheur. Nous restons ensuite blottis, ensemble, jusqu’à ce que le sommeil nous gagne. Et puis arrive hélas  le moment où la vie doit reprendre son cours et nous arrache l’un à l’autre. Mais nous l’acceptons car nous savons que ce n’est que pour mieux nous retrouver par la suite.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Pidgy :

Aimer encore

Se sentir vivante ! C’est ce qu’elle voulait !

Depuis des années elle vivait dans l’ombre, Dans son ombre. Dévouée. Aimante. Parfaite. Docile. Toujours un sourire pour tout le monde ! Toujours des mots dits avec légèreté ! Quel beau couple disait-on de vous. S’ils avaient su !

Oubliée, délaissée, méprisée peut-être, inspirant parfois le dégoût. Voilà la réalité. Crue. Nue. Terrible.

Maintenant elle a compris. Il lui a fallu du temps. Du temps perdu. A rattraper. Peut-on rattraper du temps. Elle l’espère. Elle est encore jeune. Belle. Aimante. Aimable. Désirable. Faite pour l’amour. Elle veut de nouveau goûter au plaisir des rencontres. D’une rencontre. De multiples rencontres. Ephémères ou durables, qu’importe pourvu qu’il y ait le plaisir doux de moments délicats où elle se sente désirée, belle, aimée. Comme elle veut être aimée. Comme elle aurait voulu être aimée. Sans tabous. Sans limites. Libres d’aller au bout de ses envies, de ses fantasmes, de sa féminité. Elle a encore tant d’amour à donner et à recevoir, tant de choses à faire et à expérimenter.

Sa liberté est une nouvelle naissance. Il y a eu la femme parfaite d’avant, il y aura la femme parfaite libre désormais. Une vie nouvelle l’attend et elle la construira pour qu’elle soit belle.

Le blog de Pidgy

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Délicat, doux, plaisir, que de voir son sourire,
Vivante et belle amie, quand je tente d’écrire
De notre rencontre, l’infinie liberté
Que nous en tirâmes, et la légèreté.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots d’Alexandre :

Cette rencontre je l’avais tant espérée
Sourire à l’idée d’être à vos côtés
Vous sentir Madame vivante et radieuse

Vous retrouver enfin, les yeux rieurs,
Un je t’aime  accroché aux lèvres
Appel délicat à des plaisirs partagés

Déposer en réponse
Un doux baiser et vous  sentir
Frémissante de désir

Entamer alors le plus beau
Des voyages en votre compagnie
Dans un monde de légèreté

En toute  liberté

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Les oulimots de Popins :

La ducasse

Je suis sur une montagne russe. Des hauts et des bas qui s’enchainent bien trop vite. Un tour de manège bien trop long. J’oscille entre plaisir et douleur, entre moments doux et amers, entre désir de rencontres et repli sur moi sans aucun contrôle. Je n’ai pas les manettes. Anarchie des émotions. Je pleure alors que je voudrais sourire. Je suis plombée alors que j’aspire à la légèreté. Je suis prisonnière de mes oscillations. Je me sens seule malgré les attentions bienveillantes, les délicats témoignages de l’amour qu’on me porte. Vivante mais captive d’un deuil alors que je tiens tant à ma liberté. Je lutte de toutes mes forces mais cela ne sert à rien, je subis mes humeurs, de la gaité à la tristesse, de la sérénité à la colère, de l’amour à la haine. Je peux juste bien accrocher ma ceinture et faire confiance à ma voiture qui file sur les rails de à toute vitesse, chaque heure, chaque jour, chaque nuit et espérer que le manège s’arrête.

Laissez-moi descendre. J’en ai assez.

27/04 : Une outrageuse contrainte

Contrainte : éclat, nuisance, prétentieux, espoir, chien, outrage, cris, chuchotement, weekend.

Vexin-Carte PNR

Les oulimots d’Airelle :

Sous les chuchotements des fées, des nymphes, des oiseaux et des abeilles, retrouver les douces caresses d’une terre en éveil.

Le soleil, ce prétentieux, brille et réchauffe plus qu’il ne peut, gommant à son passage les outrages de l’hiver sur nos peaux bien trop pâles.

Entendre de nouveau, les cris et les éclats de rires dans les forêts les jardins et les places.

Être nuisance pour la mort et offrir gamelle au chien errant et ami de passage. Chaque jour est weekend sous la lumière du ciel dégagé.

Laissant place aux doux espoirs de baisers sur les cous frissonnants, de jupes envolées sous le vent fripon, et de regards timides.

Promettant des nuits d’amour sur les mousses rafraichies des bords de rivières se dandinant sous les arbres gardiens de secrets amoureux.

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Les oulimots de Des mots et désirs :

Murmures écrits

Je te l’ai dit dans un chuchotement
Sottement.
J’ai eu peur de ne pas avoir été sage…
Outrage
Que tu me prennes pour un prétentieux
Malicieux ?
Que je t’importune par ma présence…
Nuisance
J’ai alors voulu pousser des cris
Écris !
Me suis senti malheureux comme un chien
Pharisien
Mais ta réponse fut d’ivoire…
Espoir
Et dans tes yeux un tel éclat !..
Aveugla
Que mon cœur fut transporté, faisant de chaque jour un weekend.

Never end !

Le blog de Des mots et des désirs

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Les oulimots de Iotop :

Lettre de démission

Je suis l’éclat, tu es la nuisance.
Je suis
prétentieux, tu es l’espoir.
Je suis un
chien, tu es l’outrage.
Je suis les
cris de tes colères, tu es le chuchotement de mon cœur aimé. 

Bon
week-end et adieu… 

Puis, il s’enveloppa dans une grande enveloppe et se posta lui-même au premier bureau de Poste.

Le blog de Iotop

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Les oulimots de EtSiOnSEnAllait :

Les chemins de vers

A la voyageuse des lignes de chemins de fer.
A la voyageuse des lignes de chemins de vers.

Enfin elle se glissait dans son train qui allait la conduire au week-end. Voiture 16, place 91. La porte du wagon, glissant juste après son passage, l’enferma dans une bulle où les cris, les agacements et ce dernier coup de pression, juste au moment du départ, étaient exclus. Calée dans le fond du fauteuil, elle se laissa glisser, étendit ses jambes sur le repose pieds du siège juste devant. Elle souffla. Longuement.

De cet instant, elle ne se souvenait pas de la durée. Mais quand elle revint à ses esprits, le train roulait déjà à vive allure. Étrangement, pour un départ de long weekend, le wagon était spécialement silencieux. A peine pouvait-elle entendre un chuchotement mélangé au régulier tac-tac/tac-tac des roues sur les rails. Son oreille devint plus attentive, et ce murmure plus précis.

« Je songe à ton regard de volupté et de douleur tendre qui m’a tant touché le jour où je t’ai vue la première fois avec ton grand chapeau cavalier et ta blouse orange où s’est concentré pour moi désormais tout le soleil. Je songe à nos étreintes, à nos baisers affolés, à nos frissons, à nos tendresses, à ces tendres disputes de Saint-Jean et de Nîmes après quoi la réconciliation était si exquise »

Sans hésitation, elle reconnu cette lecture, ces mots des Lettres à Lou qui la transportait à chaque fois. Et ce qui aurait pu être une nuisance résonna à ses envies, à son esprit comme un chant doux et sensuel.

Dans l’espoir de découvrir ce lecteur providentiel, elle se redressa cherchant par dessus les appuis-tête la présence du passager mystérieux. Mais personne de visible. Elle se retourna, se pencha enfin dans l’allée et vit, quelques rangées plus loin, face à elle, ce bout d’épaule, cette chemise blanche, ce bras appuyé sur l’accoudoir. Plus de doute. Essayant d’améliorer son angle de vue, elle tenta à travers les rangées et les fauteuils d’avoir un point de vue plus adéquat. Mais sans succès. La lecture continuait, pourtant.

« Ma chère petite étoile palpitante je t’aime
Corps délicieusement élastique je t’aime
Vulve qui serre comme un casse-noisette je t’aime
Sein gauche si rose et si insolent je t’aime
Sein droit si tendrement rosé je t’aime
Mamelon droit couleur de champagne non champagnisé je t’aime
Mamelon gauche semblable à une bosse du front d’un petit veau
qui vient de naître je t’aime
Nymphes hypertrophiées par tes attouchements fréquents je vous aime »

N’y tenant plus, elle se leva pour le retrouver. Mais personne. Strictement personne dans ce wagon. Le silence était de retour. Juste ce régulier tac-tac/tac-tac des roues sur les rails. Déception, intrigue. Un peu dépitée, elle se rassit au fond du fauteuil.

« Femme ô vagin inépuisable
Dont le souvenir fait bander
Tes nichons distribuent la manne
Tes cuisses quelle volupté
même tes menstrues sanglantes
Sont une liqueur violente

La rose-thé de ton prépuce
Auprès de moi s’épanouit
On dirait d’un vieux boyard russe
Le chibre sanguin et bouffi
Lorsqu’au plus fort de la partouse
Ma bouche à ton noeud fait ventouse. »

Tels furent les mots glissés à son oreille. Et à sa surprise, il était là. A côté d’elle. Palpitations. Presque peur. Dans d’autres circonstances elle aurait crié à l’outrage, mais cette fois-ci, elle trouva ce geste prétentieux excitant. Elle le dévisagea. Sa bouche continuait à réciter Apollinaire. Elle avait du mal à quitter ses lèvres, mais elle aperçu ses yeux, son regard. Sa bouche. Ses joues, le creux de son cou. Son sourire. Le bouton ouvert du col de la chemise, et le suivant qu’elle voulait défaire. Ses lèvres agiles. Sa main qui tenaient le livre, l’autre qui était trop sage. Sa bouche… Sa bouche…

Il avait du chien, cet homme. Elle fut saisie de cette excitation particulière. Celle qui inhibe toutes les réticences, toutes les réserves. Et n’attendant pas la fin du vers, elle lui mordit les lèvres. Ses mains dans les cheveux, elle l’embrassa. Sans gêne, sans modération. Le petit livre en glissa par terre, et les mains du lecteur ainsi libérées purent se glisser autour d’elle, le long de ses formes, de ses seins, sur ses fesses…

Sans vraiment savoir exactement comment, ils se retrouvèrent nus. Nul textile pour s’opposer à leur plaisir, à leurs désirs. Baisers, caresses… Elle sentait ce fourmillement dans son ventre. Elle sentait ses mains entreprenantes. Elle sentait son sexe excité. Elle sentait ses doigts partout, sur elle, en elle.

« Les nuages dans le ciel gris
Ressemblaient au foutoir des anges
Maison de passe ou paradis
Où les cons de poivre et d’orange
Font rêver nos défunts amis
(…)
À Paris dans la nuit tombante
La reine des belles du quai
Ô crinière écluse indolente
Quand son amant vient forniquer
Se change en cavale écumante
(…)
Le soir en la mettant à l’aise
Ses chines s’ouvrent sous mon dard
Et duvetée comme les fraises
Elle ressemble à un miroir
Dans une estampe japonaise »

L’éclat du soleil qui se couchait entre les éoliennes de ce bout de campagne la sortit de ses songes. Elle se regarda dans le reflet de la fenêtre, elle trouva ses cheveux en bataille, et ses vêtements mal ajustés, légèrement débraillée. Les bavardages, les rires, la musique envahirent ses oreilles puis son esprit. En regardant par dessus les sièges, elle aperçu la foule du wagon bondé de ce départ en long weekend.

Et par terre, glissé à ses pieds.

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Et le régulier tac-tac/tac-tac des roues sur les rails.

Le blog de EtSiOnSEnAllait

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Les oulimots  de Faffwah :

Plus que quelques heures à travailler avant ce pont du premier mai. Heureusement. Tout ce qui me maintient à peu près à flot est l’espoir de me retrouver auprès de toi. Je ne mesure que depuis trop longtemps le pouvoir de nuisance de mes collègues et je rêve de faire avaler ses airs prétentieux à ma manager. Non, pas en lui faisant subir les derniers outrages, ça serait été lui accorder trop d’importance. Et puis ce n’est qu’à toi que je veux arracher ces petits cris de plaisir, douleur et plaisir mélangés. Ce que je peux aimer l’éclat qu’a ton regard à ce moment là. Alors, même s’ils annoncent un temps de chien pour ces quelques jours à venir, je me réjouis de devoir être cloîtré dans une chambre avec toi. À vibrer sous tes caresses et tes chuchotements suggestifs. Et je compte le temps qui reste avant ce long weekend. Hâte de te retrouver.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de De La Vega :

Les cris du chien, au lointain, ne leur importent peu. De même que l’outrage légal qu’ils sont en train de commettre.

C’est le premier Weekend de Juillet et, ils le savent, les effectifs sont réduits en cette période de fête nationale. « Les rondes ont été divisées par deux » leur a confié le passeur qui ne les a pas ménagés.

Forts de leur fatigue, les deux frères Cassos sont tapis devant le prétentieux grillage à l’éclat éblouissant. Attendant le bon moment pour se lancer à son gravissement.

Gonflés d’espoir par quelques chuchotements motivants, ils franchissent l’immense palissade, non sans peine.

Après quarante jours de périple exténuant, faisant fi des nuisances occasionnées par les blessures de leur corps et de leur âme, vendus par leur passeur, leur vie clandestine aura duré une heure.

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Les oulimots de Pidgy :

L’amour gagne toujours

Il y a ce chuchotement.
Là ! Dans ma tête !
Chuchotement qui me poursuit depuis ce fameux weekend où je t’ai perdue.

Tu m’as quitté. Je te tenais la main. Tu m’as quitté. Égoïstement. J’avais l’espoir que tu te battes. Ce n’est pas la maladie qui devait gagner. Tu es partie dans l’éclat d’une sombre nuit. A cette heure où les chiens deviennent des loups ou bien où les loups se font passer pour des chiens.

Tu es partie en me laissant seul. Avec ce chuchotement dans ma tête qui se transforme en cris de rage parfois. J’ai peut-être été prétentieux à ne pas vouloir que tu te laisses aller, que tu partes, que tu me laisses. Je n’avais pas vu ta fatigue, ta lassitude, ton envie de laisser aller, te laisser aller.

Il y a toujours ce chuchotement, nuisance permanente, bruit de fond insoutenable. Ce chuchotement que tu as eu au moment de me quitter. “Je t’aime”. Les dernières paroles de toi à moi. Dernier pied de nez, dernier outrage à cette mort injuste qui est venue trop tôt. Qui m’a fait plus de mal qu’à toi puisque ces mots tournent en boucle. Dans ce chuchotement, ce dernier souffle, qui m’a laissé en héritage cet amour qui va me tourmenter. Qui me tourmente. Qui souffle dans ma tête. Tempête silencieuse. Chuchotement ultime. Dernières paroles qui ont fait que la mort a perdu la bataille même si elle t’a emportée.

A mon tour de hurler dans le vent des tempêtes, au milieu des océans, “Je t’aime” en écho à ton chuchotement. Tu es partie. Je partirai. Notre amour restera. Vainqueur à jamais.

Le blog de Pidgy

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Un éclat de lune dans le ciel, comment ne pas songer alors au Chien andalou, surtout en songeant à la belle qui se promène au milieu des beautés andalouses ? Serait-ce prétentieux de ma part de penser que toutes celles, tous ceux qui me suivent ici ont déjà eu le bonheur de voir ce film étrange et déroutant ? Je ne m’aventurerais cependant pas à essayer de vous raconter ce film irracontable, je ne vous dirai pas plus, d’autres avant moi l’ont fait et mieux que je ne saurais le faire, les torrents de vomissure déversés sur ce chef-d’œuvre, comme sur J’irai cracher sur vos tombes et bien d’autres. N’écoutez pas les critiques hystérico-haineuses, ne vous fiez qu’à vos propres envies, découvrez les films ; les livres, n’attendez pas qu’ils soient exhumés des décennies plus tard, lisez donc Outrage, par exemple. Profitez donc du week-end qui vient pour lire ou voir ce film, et voyez donc aussi, tourné quelque dix ans plus tard, l’Espoir, un autre chef-d’œuvre, et sans vous porter nuisance, puis-je vous conseiller aussi Cris et chuchotement, je pensais là au film d’Ingmar Bergman, mais vous pouvez bien sûr en préférer la version parisienne.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots d’Alexandre :

Mais quel prétentieux ce mec ! Le seul chien qu’il accepte sous son toit c’est un Corgi mais pas n’importe lequel, un Welsh Corgi Pembroke, comme la Reine d’Angleterre, tout cela pour parader le week-end au  Touquet ou à Deauville avec l’espoir sans doute d’être pris pour un Lord et de lever des minettes aux lunettes parées de faux éclats de diamants.

Ce qu’il a oublié, c’est qu’un chien, il faut s’en occuper tous les jours et ne pas le laisser enfermé toute la  journée aboyant et gémissant au grand dam des voisins qui, de guerre lasse, portent plainte pour nuisances sonores et non-assistance  à un animal  en danger.

Et voilà comment cette histoire de Corgi se termine dans les cris  quand notre homme furieux voit débouler chez lui la police municipale venue constater le délit. Il ne veut rien entendre, s’énerve, se débat, crie au point de se casser la voix et finit par être condamné pour outrage, les agents municipaux avant déposé plainte auprès de la police nationale.

Le chien lui a été retiré et pendant plus de quinze jours, l’on entendait plus de sa part qu’un faible  chuchotement avec le filet de voix qui lui restait

Tout cela pour faire comme la Reine d’Angleterre !

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Les oulimots de Popins :

L’amour et la violence

Elle est bien dressée ma chienne. Il faut dire qu’après bientôt deux ans à mes côtés, je l’ai matée. Frustration, humiliation et punition, autant d’outrages qui sont venus à bout des derniers sursauts de sa dignité. Il serait prétentieux de penser que l’homme à quatre pattes, collier au cou qui m’accompagne tel un petit chien fidèle, ait renoncé à toute son humanité juste pour mes beaux yeux. C’est le fruit de toute une éducation. Au fil des jours, de week-end en week-end, son dévouement et son obéissance ont remplacé son libre-arbitre et sa résistance.

J’entends déjà les bien-pensants me qualifier de tyran ou de monstre insensible. Ils n’ont rien compris. C’est tout le contraire. Je réponds avec ferveur et cœur aux désirs de mon jouet. C’est lui qui m’a sollicitée avec l’espoir que je devienne sa Maîtresse. Et il faut aimer l’autre et fortement le respecter pour endosser le rôle de domina. C’est un engagement mutuel. D’abord apprendre à se connaître, petit à petit donner sa confiance et finalement exprimer librement ses envies. Percevoir les attentes de l’autre, entendre ses limites, construire un monde qui n’appartient qu’à nous avec nos propres règles et nos codes sur mesure. Endosser chacun un rôle défini. C’est être unis, au delà des apparences. Un jeu à deux où les mots d’amour peuvent être cris ou chuchotements. Les caresses, coups ou étreintes. Les nuisances, des cadeaux. La privation, source de plaisir. Contrôle et abandon, plaisir et douleur, liberté et asservissement ne s’opposent pas mais s’enrichissent mutuellement. D’une relation déséquilibrée faire briller l’égalité. Du dénigrement faire ressortir l’éclat de l’admiration. La violence comme preuve d’amour.

C’est avec tout mon coeur que je lui zèbre les fesses, avec toute mon âme que je le rabaisse, avec tout mon corps que je lui prend le cul. C’est que je l’aime ma chienne et elle me le rend bien.

26/04 : Une contrainte liquoreuse

Contrainte : Train, écume, musique, Rome, violon, macaron, jupe, liqueur, voilier

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Raphaël, Retable d’Oddi, (Couronnement de la Vierge), 1502-1504
(détail)

Les oulimots de gRésille :

Une douce mélancolie m’envahit et me berce. Je regarde au loin les lumières de la ville.

Je suis fascinée par cette distance qui nous sépare du tumulte, debout sur le pont avant, j’observe la langue de terre qui se perd aux pieds de l’écume, et bien que je n’entende vraiment que les violons, le claquement des drisses et le ressac, je suis à l’affût de vos pas sur le teck et reste immobile dans le vent marin. Mon coeur s’emballe sur le 3eme mouvement de l’été. Vivaldi l’emporte dans une lame poignante, presto, tandis que je vous sens approcher derrière mon dos, collant votre chaleur à la mienne. Je frissonne dans la nuit et ferme les yeux.

« Je rêve que vous me baisiez sur un voilier au large de Rome. » Avais-je dis insolente car vous me parliez italien. J’étais ivre de votre voix, ivre de cette liqueur que je venais de boire entre vos cuisses. Vous aviez simplement souri alors.

J’ai aussi dit que j’aimais les macarons et vous me les avez fait goûter du bout des doigts, moi nue et à vos pieds. Tous deux dévoués l’un à l’autre. C’était hier et presqu’une autre vie déjà.

Vous n’êtes que silence derrière moi, vous calquant à mon émotion comme toujours mais vos mains me parlent et sous ma jupe font renaître l’ivresse. Vos caresses et le souffle de votre respiration dans mon cou, face aux lumières terrestres, aux embruns et dans ma béatitude, me rappellent combien je vous désire et depuis si longtemps et pour toujours. Même si toujours n’a qu’un temps, même si toutes les musiques ont une fin. Même si demain nous reprenons le train.

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 Les oulimots de Des mots et désirs :

Le rêveur

Trois jours… Trois jours interminables qu’il écume les brasseries, les bars et autres bouis-bouis, dans l’espoir d’enfin la retrouver. Il se maudit à chaque instant de n’avoir pas demandé son numéro de téléphone. Mais comment aurait-il pu aussi ? La rencontre fut brève, fulgurante, bouleversante.

Il se revoit assis dans le train menant à Paris. Le regard dans le vide, quasi hypnotisé par les arbres défilant un à un sous ses yeux, il rêvasse. Ses yeux se ferment de temps à autre. Et dans cet état vaporeux, des images érotiques s’imposent à lui. C’est toujours comme ça quand il prend le train ou le bus. Pourquoi ? Il n’en sait rien. Peut-être l’idée qu’il pourrait se passer quelque chose d’inattendu ? Ou bien le fait d’être détendu et baignant dans un bien-être voluptueux ? Probablement aussi la conséquence des mouvements des véhicules qui l’obligent à contracter et décontracter ses adducteurs pour rester dans une certaine position. Sans parler de ces légères vibration dans le siège venant le titiller dans son intimité. Bref, il durcit invariablement. Lorsque cela se prolonge il lui arrive même d’être raide comme le bois. Et là c’est le cas. Il est d’ailleurs tellement plongé dans son fantasme qu’il ne remarque pas qu’une femme vient de s’asseoir près de lui. C’est le contact d’une main sur sa cuisse qui le fait pour ainsi dire sursauter. Hébété il baisse la tête et voit un pouce laqué de vernis rouge sombre qui frôle son membre. Il a du mal à détacher son regard de ce doigt si audacieux. D’autant plus qu’il bouge imperceptiblement lui envoyant des ondes le parcourant dans tout le corps. Il tourne la tête et la voit enfin. Elle lui sourit sans la moindre gêne. Il veut demander ce qui s’est passé, ou savoir tout simplement s’il est arrivé quelque chose, mais la femme pose un doigt sur ses lèvres, lui signifiant de se taire. Les doigts se font plus pressants. Une goutte de sueur perle sur le front de l’homme. Il l’essuie machinalement et s’avachit légèrement dans le siège. Le wagon est heureusement pratiquement vide. Il entend juste le son assourdi d’une musique émanant des écouteurs d’une passagère assise plus loin mais qu’il ne voit pas. Il a de toute façon maintenant les yeux rivés sur la main de la femme. La caresse est douce et bien agréable au travers de son jean. Lentement il a envie de plus de pression sur son sexe. Il se soulève un peu pour presser davantage sur les doigts de la femme. Mais elle se retire aussitôt de même pour continuer comme avant. Elle écarte juste les cuisses un peu plus. Sa jupe allant jusqu’au dessus du genou se tend. Elle se soulève pour la remonter de quelques centimètres. L’homme aperçoit le liseré d’un bas couleur chair. Cette vue l’électrise. Un soubresaut secoue son sexe déjà raide à un point qu’il en a presque des douleurs. Cette fois-ci la main de la femme appuie plus fort sur le membre. Mais la porte du wagon s’ouvre à ce moment et un jeune homme portant un sweat avec un voilier imprimé sur le devant passe dans l’allée. La femme retire sa main sans l’enlever de la cuisse. Mais elle laisse sa jupe comme elle est… Non l’homme a le sentiment qu’elle s’affaisse un peu dans le siège afin que le tissu remonte encore plus. En effet il aperçoit maintenant une partie d’élu motif en dentelle ornant le bas. Il voit la femme regarder en direction du jeune homme qui ne manque pas de remarquer la jupe retroussée. Il semble ralentir et hésiter, mais il continue son chemin, non sans échapper le macaron qu’il tient à la main. Il se penche pour le ramasser et en profite pour jeter un coup d’œil rapide sur les cuisses de la belle. Le temps semble s’arrêter et l’homme assis près de la femme se demande un moment ce qui va se passer. Mais le voilier refait son apparition sous ses yeux et vogue vers de nouveaux horizons. La main retrouve sa place sur son sexe. Mais cette fois-ci tout s’accélère. Sans doute aiguillonnée par cet incident, la coquine fait rapidement glisser la braguette du jean vers le bas et en sort prestement la tige dure. Aussitôt elle commence à le branler consciencieusement, quasi méthodiquement. L’homme gémit doucement. Il pose sa main sur la cuisse de la femme pour tenter d’aller chercher ses trésors cachés. Mais il est pris au poignet et dirigé sous la jupe par le haut. « Tous les chemins mènent à Rome » songe-t-il en souriant. Il n’est guère surpris de découvrir un sexe nu. Point de culotte sous le tissu pour empêcher sa progression. Les lèvres sont douces. Il sent au passage des poils formant une bande. Là encore il ne peut s’empêcher de sourire : « Ça n’est pas le bon ticket pour le train… » pense-t-il. Son doigt écarte lentement les lèvres pour s’introduire dans la chaise humidité. Mais la femme s’enfonce d’un coup sec sur le doigt. Elle commence à serrer son vagin sur ce dernier par à coups. Dans le même temps sa main accélère son mouvement entre les cuisses de l’homme. Elle est si experte et l’excitation est telle qu’il ne peut se retenir. Un jet fuse dans les airs. Il peut presque le voir voler parcourant les airs quasi élégamment avant de venir retomber sur la main qui poursuit son ouvrage. La liqueur continue de s’échapper par jets avant de se tarir progressivement. Il n’en est pas de même de l’intimité de la femme qui s’écoule de plus en plus sur sa main. Elle se presse contre cette dernière, va et vient, se serre… Ça n’est pas l’homme qui lui donne du plaisir, mais bien la femme qui le prend littéralement. Enfin il sent une série de contractions sur son doigt lui faisant comprendre qu’elle est en train de jouir. La femme se retient visiblement de ne pas crier. Ils restent un instant assis comme ça sans bouger. L’homme veut dire quelque chose, mais à nouveau la femme pose son doigt sur sa bouche pour le faire taire. Et soudain elle se lève, rabaisse sa jupe et s’éloigne en direction de la sortie. Le train vient d’entrer en gare. La femme se dirige vers un homme qui doit être son père. Il porte un étui à la main dans lequel se trouve probablement un violon. Puis ils s’éloignent sans se retourner. L’homme dans le train hésite un instant à descendre pour lui courir après, mais il reste assis. C’est là qu’il voit le papier… Un petit bout de papier plié en quatre. Il l’ouvre et lit ce qui y a été écrit à la main : « Qui cherche trouve. Rendez-vous à Paris dans un bar où je chanterai pour toi. »

Voilà comment il se retrouve à errer de bar en bar à la recherche d’une inconnue qui n’est peut-être qu’un rêve.

Le blog de Des mots et désirs

 

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Les oulimots d’Airelle :

Sous la jupe de Loeti se cachent d’innombrables secrets.

Elle se prive de macarons pour ressembler à ces âmes vides sans plaisirs, mais combien admirées par les idiotes sans cervelles. Sait-elle que sa liqueur n’est appréciée que par des connaisseurs ?
Des âmes intelligentes venant d’un monde de mots créés de toute pièce au gré des conversations. Où seule la beauté d’âme est une exigence intrinsèque ?
Si les corps se dévoilent ce n’est que pour se dire que l’ensemble est de toute harmonie. Corps mots esprit… Les mélodies et les rythmes se composent de mots et si on entend des violons c’est pour y faire jouer d’autres sens… Parfois des voiliers passent et emportent certains de ces amateurs de beauté mais jamais bien loin…
C’est dans la lenteur d’un train à vapeur que Loeti monte pour se voir telle qu’elle doit être vue. Qu’elle danse au son d’une musique inaudible pour les oreilles malsaines. Elle est belle Loeti à faire pâlir Rome en personne
Des plaisirs l’emportent laissant dans son sillage l’écume des femmes submergées de complexes et d’obsessions sans orgasmes.

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Les oulimots de Iotop :

L’homme objet…

Je prends le train pour la première fois. Tu es sur l’autre quai. Tu me regardes… fixement, presque avec indécence. Je suis ta honte et ton premier amour… vrai. Tu ne pleures pas l’écume de nos jours…et la musique de mes mots résonne là, en cet intérieur secret de femme… encore et encore…

Rome était notre première rencontre. L’illusion du lieu, le prestige d’aimer. Et voilà le violon des mots qui te flattent les fibrent amoureuses et je te ressens au frôlement de ma voix, chavirer sous la houle, mes filets te prendre, te posséder comme un doux poison, une alchimie qui te transforme en une adolescente toi la femme d’une belle nature d’avoir enfanté, d’avoir tant aimé… comme le granuleux du macaron… il te manquait le…moelleux.

J’étais à la fois ce moelleux et cet indifférent à ton amour dévorant qui me croquait comme une pomme juteuse qui se renouvelait chaque jour à ton algorithme de désirs du délicat au brûlant tu m’avais enchaîné et ma pleine conscience jouissait de toi et je m’ouvrais à moi petit être de rien tu as fait de moi un homme d’une autre taille aux ramures plus solides…

Aujourd’hui, nous sommes sur le parallèle d’une fracture, d’un quai qui nous vomit et nous restitue dénaturé renforcé et dénudé de Nous… et puis qu’importe notre amour qui n’a été qu’une vague plus haute que les autres dans nos vies respectives… et je remarque que tu portes la même jupe que cette première fois… et je souris, te souris et je te vois sourire de ton sourire liqueur haut degré de féline prête à me dévorer… et soupçonne ton désir intense de me rejoindre et de jouer une nouvelle fois de mes atouts de mâle séducteur, charmeur, enchanteur… tu me veux voilier sur tes courbes orgasmiques… tu me veux apprivoisé à tes lignes de conduites diabolique femelle…

et je m’enfuis à toutes jambes… moi l’homme objet…

Le blog de Iotop

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Les oulimots  de Faffwah :

J’aurais pu reprendre des macarons chez Ladurée en descendant du train. Mais pas aujourd’hui. Ma destination, pour être parisienne, ne m’en laisse pas le loisir. Je dois aller au Salon nautique pour vendre des voiliers. Mes hôtesses ont toutes des jupes renversantes et je sais jouer du violon pour refourguer ma came. Tous les chemins mènent à Rome et la fin (en l’occurrence un contrat) justifie les moyens. Je suis même prêt à offrir un peu de liqueur pour arroser une signature. Une pipe ? Si elle n’est pas d’écume, ça peut se négocier avec une des filles. Alors, en avant la musique ! Il est beau mon bateau !

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de De La Vega :

Hier j’ai pris le train, mes idées l’ont suivi.
Déjà sur le quai, des wagons d’idées semblent se bousculer.
Cette Italienne que je rejoins, cette douce musique qui ne peut dérailler.
L’écume de cette foule décidée, qui déjà, ne sait plus rêver.

Hier j’ai pris le train, mes idées l’ont suivi.
A bord, je n’ai que faire de cette jupe qui faseille au grès de pas dansants,
De sa propriétaire qui traverse l’allée, d’un macaron rose se délectant.
Mes yeux plongés dans le paysage , cherchent un voilier, un reflet grisant.

Hier j’ai pris le train, mes idées l’ont suivi.
Rome en vue, le temps pour moi de prendre une liqueur en voiture-bar.
Peut-on dire qu’une personne recule dans un train en marche ?
En gare de Tiburtina, un violon m’extirpe de mes songes hagards.
Sur le quai, elle est là, des wagons de rêves dans le regard.

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Les oulimots de Pidgy :

Week-end à Rome

Dans ce train qui m’emmène vers Rome, vers toi, je songe. Songe n’est pas mensonge. Pas toujours. Mon esprit va et vient, comme des vagues sur une plage. C’est diffus, confus, divers mais parfois des pensées subsistent. Comme l’écume que laissent les vagues justement. Parfois.
Si je ferme les yeux j’entends cette belle musique que fait ton rire clair quand gentiment, ou cruellement, tu te moques de moi. Il est beau ton rire. Il me joue une musique qui me réchauffe le cœur à chaque fois et qui me désarme. Toujours. C’est une arme redoutable ce rire. Tu sais en jouer. Et tu en joues. Au gré de tes humeurs. Ou quand tu joues au chat et à la souris avec moi. Qui est le chat ? Qui est la souris ? En bonne tigresse tu le sais.
Rome, ville des amours aussi ! Je te vois déjà en robe légère m’entraînant le soir dans ces endroits où tu aimes te montrer. Tu ne sors pas toi, tu te montres ! Tu te mets en scène, tu prends tout l’espace. Tu as cette grâce, cette présence qui fait que si un joueur de violon vient dans notre restaurant, c’est près de toi qu’il viendra, c’est pour toi qu’il jouera. Tu feras celle qui ne s’en aperçoit pas mais l’éclat de tes yeux te trahira. Tu savoureras d’être le centre d’intérêt, le point de mire de tous les mâles de la salle, celle qui est jalousée par toutes les autres femmes ! Tu en riras encore !
Comme d’habitude, tu demanderas des macarons en dessert. Tu demandes toujours des macarons en dessert. Je fais attention à cela quand je choisis l’endroit où je t’emmène déjeuner ou dîner. Si il n’y en a pas tu tapes du pied et tu boudes jusqu’à ce qu’on t’en fasse livrer. Par moi ou le restaurateur. Tu es infernale et tyrannique ! Une femme enfant gâtée ! Tu en joues de ce rôle. Encore et encore.
Mais tu sais que je te passe tout. J’aime par dessus tout toute ta personne, avec ses qualités et surtout ses défauts. J’aime savourer la liqueur de tes baisers qui à chaque fois m’enivrent au delà de tout et m’emmènent bien loin de la réalité, en glissant dans le temps comme le fait un voilier sur les eaux calmes d’un lac tranquille.
Tu es une magicienne. Une sorcière. Une démoniaque. Un ange. Une femme. Tout cela à la fois. Tu m’as capturé par tes charmes, ton charme ! Une malédiction bénie !
Ce week-end à Rome sera encore un moment de délices à la fois par ta présence légère et riante et par ces moments de passion, loin de tout qui suivent nos balades en amoureux.
Je t’aime ma Belle et je t’aimerai toujours ! Même bien après notre séparation qui viendra inéluctablement. Tu es bien trop libre pour rester toujours avec le même…

Le blog de Pidgy

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Les oulimots de Nicolas Verville :

Le prince Bessarab menait grand train. Sa villa à Rome passait pour être l’œuvre d’un élève de Palladio. Il y recevait la meilleure société, On y servait les mets les plus exquis, les liqueurs les plus rares. Les bals et les concerts se succédaient, on entendait dans son salon de musique le piano de Rubinstein et le violon de Menuhin. La régate était son violon d’Ingres, son voilier ne participait qu’aux plus brillantes et les foules se pressaient sur le môle pour le voir de loin fendre l’écume de son étrave racée. D’aucuns s’étonnaient qu’à son âge il eût déjà reçu les principales décorations européennes. Il arborait à son revers tantôt le macaron de la Légion d’Honneur, tantôt le badge de l’ordre de l’Empire. On lui prêtait bien sûr de nombreuses maîtresses, mais aucune jupe de soie n’avait été vue entrant ou sortant de chez lui en dehors des événements mondains. Ses origines étaient obscures, mais il était si riche que personne ne songeait à essayer de les éclaircir.

Un généalogiste binoclard fit un jour remarquer que la lignée des Bessarab issue de Vlad III Tepes, parfois surnommé Draculea, était depuis longtemps éteinte mais le prince ne fit qu’un rire, exhibant la dentition aiguë et carnassière qui faisait tout son charme.

Le blog de Nicolas Verville 

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Finalement ne sachant plus où aller, nous décidâmes avec ma belle de partir en train. Ces voyages ferroviaires sont magiques. Je ne pense pas là aux modernes voyages en TGV, même s’ils ont leur charme et s’il m’est arrivé d’écrire un billet sur un tel voyage d’une charmante dame. Je pensais plutôt au charme désuet des wagons-lits, à la féerique beauté de l’Orient-Express. Quel bonheur d’imaginer un tel voyage avec ma belle pendant l’âge d’or de ce train mythique. Voyager, lisant dans un merveilleux anachronisme L’écume des jours. Se laisser bercer par la musique du claquement des roues sur les rails, s’imaginer arrivant à Venise, regretter de ne visiter Rome, entendant déjà un violon place Saint Marc installés à une grande terrasse dégustant un chocolat chaud en grignotant un macaron. Puis se promener en gondole, la serrant dans mes bras, ma main glissée sous sa jupe, effleurant son sexe nu, et sentir au rythme des balancements de la gondole sa liqueur de plaisir couler sur mes doigts pendant que ses seins gonflés de désir tendent son haut, le gonflent comme une voile par grand vent.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots d’Alexandre :

Tel le héros de l’écume des jours, je voulais sortir les violons, t’impressionner pour mieux t’embarquer.
Un tour en voilier, un séjour à Rome, une nuit dans le train l’Orient-Express,
rien ne me paraissait assez fastueux pour toi.
Et puis tu m’as avoué ta gourmandise : un macaron, un doigt de liqueur  d’amaretto et tu étais heureuse.
Adieu la grande musique, je suis  resté sagement à tes pieds t’écouter disserter sur les avantages de la jupe l’été.

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Les oulimots de Popins :

Le collectionneur

Globe trotteur, il parcourt les mers à bord de son voilier. Et quand il met pieds à terre, séduire les femmes est son violon d’Ingres. Un collectionneur de conquêtes. Il connait la musique pour parvenir à glisser le nez sous les jupes des filles. Il se pomponne pour accentuer son côté loup de mer : un coiffé-décoiffé, un rasage façon barbe de trois jours, une tenue chic mais choc. Son teint buriné, ses yeux clairs et son sourire émail diamant font le reste. Puis il écume les bars à la recherche de sa prochaine cible. Il est en train de commander au comptoir d’un bar italien “La Rome liqueur” quand il entend une douce mélodie, un chant envoutant. D’abord des sons qui se font musique puis paroles. Une voix féminine qui lui parle “ Viens mon doux, viens..” Personne dans le bistrot ne semble prêter attention à cet irrésistible appel. Est-il le seul à l’entendre ? De toute évidence oui et cela ne fait qu’accentuer son désir d’y répondre. Il traverse les ruelles pavées et se retrouve sur le port. Soudain il la voit. Superbe rousse au cheveux tressés et disciplinés en macaron, elle lui sourit. Il est tellement charmé par sa voix et son visage qu’il ne s’étonne pas qu’elle soit dans l’eau. Il s’avance vers elle, heureux et confiant. Elle l’attrape par la taille, il est aux anges. C’est avec le sourire que la sirène l’emporte vers les profondeurs, ravie d’agrandir sa collection de marins.

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25/04 : Une contrainte procrastinatrice

Contrainte : Procrastiner, en musique ici

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Les oulimots de Iotop :

Parlons procrastination

Si « Le travail c’est la santé, rien faire c’est la conserver » nous chante Henri, je dis qu’il n’est pas moins édifiant que ne rien faire n’est pas la liberté, même si l’on est libre de ne… rien faire et rien faire est un oxymore qui me fait penser à « Vient ici, fous-le-camp » de la même teneur mais dans un autre registre… En effet entre le rien et le faire, y a un gouffre que dis-je un océan si ce n’est un écart d’un univers à un autre… pour faire… simple on ne peut pas être dans le rien et le faire.

Alors certains puristes soulèvent le faire et lance d’un rien que le rien et faire sont tout à fait compatibles. Vrai, c’est même tout une affaire et ce n’est pas… rien. Donc, en effet nous sommes bien devant le fait accompli que le rien faire est une occupation, voire un travail comme un autre… Ainsi, l’on prend à contre pied si ce n’est à cloche pied, le fait que faire n’est pas défaire mais bien la négation du rien faire dans toute sa dimension…

Mais, je vois dans l’assistance médusée par de telles assertions, lancées par un bon à rien, moi en l’occurrence, et qui a sans doute, rien d’autre à faire… de n’avoir rien dans la tête… pourtant, il y a incontestablement un savoir faire du… rien faire si on prend l’expression commune de tous les jours. En effet, le rien faire n’est pas du genre à se laissez…faire et n’est pas, à qui pourrait penser par un hasard bien sapé en lunette noire, un faire valoir, non, non, et non plus un laissez-faire du genre frère aîné nommé laxiste qui à tendance à faire la tête et tenir tête… il faut le faire…

Bref, à notre rien faire, il faut repasser d’un savoir faire au savoir être… tout un art que nous allons aborder dans cette conférence d’une petite heure après un petit jour de retard… dont le thème est la « Procrastination en milieu urbain non Euclidien »…

Le blog de Iotop

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Les oulimots  de Faffwah :

Cette vidéo ne me dit rien, non. C’est en anglais en plus. Une langue qui m’est parfaitement étrangère. Je trouve de plus le concept contraire à notre entreprise. De bien mauvais prétextes pour ne pas m’avouer qu’aujourd’hui je ne me sens de rien faire, juste de rester couché. Alors je vais rester au lit. Confortablement. À parcourir la vacuité des programmes du petit écran. Peut-être que demain j’aurai de nouveau envie de me bouger, de voir du monde, de faire l’amour. Que j’arrêterai de déconner et que je me remettrai à bosser mes oulimots. Mais là, non. J’ai la flemme…

 Le blog de Faffwah

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Les oulimots de De La Vega :

Maître à deux mains, son travail du jour consistant à laisser l’effet s’faire, ressassait en boucle le proverbe Anglais « Un de ces jours c’est aucun de ces jours ». Il trouva, tout de même l’énergie pour se coucher.

« On naît comme on est » se dit-il. Mais comment meurt-on ? Peut-être était-il déjà mort ?

Quoique non! Demain… Peut-être…

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Les oulimots de Pidgy :

Ne remets pas à demain ce que tu peux faire après demain !

Depuis ce matin, un air me trotte dans la tête
Je me demande pourquoi ?
Il n’y a ni branche à couper
Ni de sacré soleil !
Pas d’amis Tonin non plus !
Des Oulimotiens par contre
Il y en a.
Ils sont prêts à donner un coup de main,
Enfin de main je me comprends,
Si je me trouve tout déshabillé avec l’amie Zafeu
Et que je vienne à penser : je vais l’embrasser
Voire plus si affinités.
Et si je peux pas le faire moi-même
Je leur demanderai…
Aujourd’hui peut-être…
Ou alors demain…

Le blog de Pidgy

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Se pencher sur les contraintes du texte à écrire alors que l’on est en vacances et découvrir que la contrainte du jour commence par le mot « procrastiner. » La contrainte est certes complétée par un lien vers une chanson de Bruno Mars. Je dois avouer qu’à ce moment-là, je ne vois pas bien le rapport entre l’un, le mot, et l’autre, la chanson. J’ai donc supposé qu’il s’agissait d’un message fort peu subliminal à prendre la consigne au pied de la lettre et donc de prendre quelque belle au pied du lit ou du mur plutôt que de prendre des mots aux pieds mesurés pour les rimer.
Vous ne m’en voudrez donc pas de quitter mon clavier pour aller courir non pas une petite dizaine de kilomètres mais la gueuse.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots d’Alexandre :

Today I don’t feel like doing anything
I just wanna lay in my bed
Don’t feel like picking up my phone
So leave a message at the tone
‘Cause today I swear I’m not doing anything

Demain peut-être
Il sera toujours temps…
Pour l’instant
du soleil profitons
et de cette chanson

Aujourd’hui je n’ai rien envie de faire
Je veux simplement m’allonger dans mon lit
Pas envie de répondre au téléphone
Alors laissez un message après le bip sonore
Car je vous le jure, aujourd’hui je ne vais rien faire

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Les oulimots de Popins :

Procrastination mon amour

Oh, il m’a bien traversé l’esprit d’écrire un attendu “ J’écrirai mes oulimots demain” mais ce ne serait pas rendre hommage à cet noble art de la procrastination bien mal vu dans notre société qui nous veut actifs et productifs.

Il suffit de lire l’article Wikipédia dédié pour constater la problématique posée.  On y mentionne les causes psychologiques avec étude méta-analytique ou de caractérologie. Des références littéraires mentionnent la procrastination comme un symptôme de l’oblomovisme. Procrastiner est, en d’autres termes, considéré comme une pathologie ou en tout cas un trouble de l’adaptation.

Que nenni !

Procrastiner c’est savoir mettre les priorités, non pas dans le travail ou les obligations mais dans le plaisir. C’est être plutôt que faire. Je suis convaincue que si l’humain remettait son être au centre de sa vie, le monde tournerait bien mieux. Nous ne sommes ni des machines juste bonnes à travailler, ni des passionnés de papiers administratifs et autre déclaration d’imposition. Ne pas faire le ménage ne tue pas (bien évidemment, pour contrer mes détracteurs fans d’hygiène il s’agit d’agir avant l’apparition de rats ou de moisissure dans le bac à vaisselle).

Procrastiner c’est assumer ses envies. C’est savourer le temps qui passe, c’est déguster un bon livre, c’est se délecter d’une musique, c’est regarder la journée qui défile. Et tant de choses encore. C’est tout sauf le rien. C’est le « j’ai envie » qui remplace le « je dois ».

Soyez-vous, soyez fou, voire sans-le-sou mais soyez heureux aujourd’hui et non pas demain… La vie n’attend pas.

24/04 : Une contrainte binaire de Saint Brice

Contrainte : Grèce/Graisse – Colosse/Colonne – Rhodes/Rodez – Nuit/Inuit

21032012

 

 

Les oulimots de Iotop :

fragment tué

Je ne suis jamais parti en Grèce. D’ailleurs c’est pour moi un pays lointain, un pays dont les images sont des ruines, un monde obsolète, une étrange terre dont l’histoire a façonné la nôtre et dont nous sommes redevables de tout et de rien, comme un gigolo qui a sucé jusqu’à la moelle sa cougar.

Je graisse mon dérailleur une nouvelle fois. Rien ne va plus. j’essaye de penser à autre chose pour me dégourdir l’esprit engourdit par l’angoisse lierre, l’anxiété cannibale. Il faut que je franchisse absolument ce col. Je dois réussir. Je ne deviendrai pas le colosse aux pieds d’argile… surtout sur un vélo. Ah, la bonne blague… Ce n’est pas mes cent-dix kilos qui m’inquiète, c’est la colonne de blindées qui est en contre-bas et qui avance lentement mais sûrement. C’est vraiment pas de bol que je sois sur la même route qu’Eux.

Rhodes n’est pas Rodez et ce n’est pas la porte à côté. Moi le franco-italien, je me demande encore quelle mouche m’a piqué pour me retrouver dans une telle situation. La guerre oui, hors de ma frontière d’origine, non. Et pourtant, je me suis fait embobiné comme résistant et par des concours de circonstances que certains appellent le hasard, me voici sur les hauteurs de la route du littoral nord-ouest de la ville de Rhodes. Et je me remets à pédaler, pédaler… il fait un tantinet frais en ce mois d’octobre 1943.

Il commence à faire nuit… l’étoile polaire me fixe comme l’inuit… je divague de fatigue… il ne reste que moi… j’ai la mort aux trousses… je veux sauver ma peau… la mitraille…

Le blog de Iotop

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Les oulimots  de Faffwah :

De Rhodes à Rodez, quel voyage
Que fit de nuit l’inuit.
Était ce vraiment de son âge ?
Vaillant, il n’a pas fui
Devant l’effrayante colonne
Du colosse puissant.
Ce n’était pas à Babylone
Mais c’était saisissant.
Et revenant de cette Grèce
Aux plaisirs différents
Il refera cuire la graisse
De phoque. Et les harengs.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de De La Vega :

Êtes vous déjà allé à Rhodes, cette île de Grèce, paradisiaque. Vous êtes-vous baladé, de nuit, dans ces petites ruelles au parfum de bougainvilliers ?

Vous êtes-vous lézardé sur ces plages dorées, peuplées de colosses au corps sculpté, dépourvus de la moindre once de graisse ?

Peut être rodez-vous déjà entre colonnes et autres vestiges ancestraux ?

Non ? Et bien moi non plus…

À la chaleur enchanteresse des îles de la mer Egée, j’ai préféré la chaleureuse hospitalité des Inuits du Nunavut. Et compte tenu de la nature de mes relations avec mon hôte, l’unique découverte touristique que j’ai eu loisir d’effectuer s’est résumée à son Studio au centre ville d’Iqaluit, à ses seins, au creux de ses hanches, à son cou, à ses jambes…Tout un monde !

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Les oulimots de Pidgy :

Avec modération

Dans cette nuit sans fin, le petit Inuit sourit.
Il se rappelle son voyage dans le sud quand il est parti vendre sa graisse de phoque en Grèce. Il avait été à Rhodes !
Vous qui rodez la nuit sur la banquise, ne soyez pas surpris de voir ce petit inuit se tirer sur la colonne ! Ses souvenirs le ramènent à ce voyage où il avait découvert l’amour des Hellènes. En particulier un colosse qui lui avait mis des étoiles plein les yeux en lui faisant boire de l’ouzo ! L’ouzo qu’il évite depuis cette époque. Il en avait bu plus que de raison avec ce bel Apollon qui avait fini par lui faire perdre connaissance à force de vouloir avoir le dernier verre ! C’est là que le matin il avait découvert que s’endormir ivre après avoir bu de l’ouzo avec un Grec faisait que l’on avait mal dans le fondement au réveil ! Terrible cet alcool aux effets secondaires étonnants ! Ce devait être dû à son manque d’habitude de cet alcool ! Il ne voyait pas quoi d’autre !

Le blog de Pidgy

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Après ces jeux sur les mots divers et variés, je repris donc le cours de mon récit et décidai avec ma charmante mais non moins lubrique amie de m’enquérir de notre prochain lieu de villégiature, et nous hésitâmes longuement.
Deux grandes options s’offraient à nous, partir aux pays des Hellènes ou dans le Sud-ouest, retrouver moun païs. La première option nous promettait le bleu de la mer, le soleil, l’huile d’olive, les petits légumes farcis, les ports et les temples en ruines, la seconde, la campagne, le calme, le soleil aussi, les magrets, la cuisine au gras de canard ou de porc, un choix Grèce/graisse. Avouez donc que ce choix est cornélien, digne des tragédies grecques, où aller, que faire ? Comment choisir ? Rhodes/Rodez ? Les deux villes ont leur charme avouez-le, l’une d’elles accueillait l’une des sept merveilles du monde dont, rassurez-vous, je ne vous demanderai pas de réciter in petto la liste, la colossale statue en bronze d’Hélios, l’autre a sa cathédrale, certes moins belle que celle d’Albi, son musée Soulage et ses cafés notamment l’un tout près, bien connu des Ruthénois, les Colonnes, alors que choisir Colosse/Colonne ?
Nous avons longuement discuté, débattu sans arriver vraiment à décider, elle proposa une autre possibilité, le seul point commun entre les deux premières options était le soleil donc pourquoi ne pas envisager a contrario le pays où le soleil ne lève pas pendant de longs jours, l’au-delà du cercle polaire, chez ce que l’on nommait à tort Esquimaux, alors pourquoi pas nuit/Inuit ?

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Les oulimots d’Alexandre :

T’as voulu voir Rhodes
Et on a vu Rhodes,
T’as cherché le colosse
en vain il avait  disparu
T’as plus aimé Rhodes
Et on a quitté Rhodes
Pour le Péloponnèse.

Tu as voulu voir Rodez
Et on a vu Rodez,
Pour manger avant la nuit
J’avais proposé  un resto
Les colonnes  fort coté
T’as pas  voulu rester
Et on a quitté Rodez

T’as voulu voir la Grèce
On est parti de nuit
Arrivés sur place sous la pluie
Une chaleur à ne pas mettre
Un Inuit dehors
Tu n’as pas supporté
Et on a quitté la Grèce

Mais je te préviens
Je ne pars plus avec toi
D’ailleurs j’ai horreur
Des plats dégoulinants
De graisse de saindoux
Je rêve d’un régime
Crétois sain et digeste

J’irai pas plus loin
C’est fini !

Avec la participation involontaire de Jacques Brel
qui méritait mieux que ce médiocre pastiche.

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Les oulimots de Popins :

Proverbes oulimotiens

Si vous rodez à Rhodes en ronde, que la maraude point ne vous taraude.

La nuit, tous les inuits sont gris.

A un colosse monté comme un myrmidon préfère l’homoncule à colonne.

Si tu veux perdre la graisse accumulée pour supporter l’hiver grâce aux raclettes, tartiflettes et autres spécialités en -ette, tourne toi vers la cuisine venue de Grèce et de Crète.

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