30/09 : Une contrainte en neuf cube

Contrainte : Neuf mots en neuf lettres contenant chacun les lettres NEUF  Funambule, funéraire, enfutages, enfumages, enfumeuse, génuflexe, fainéant, funicules, funérales,

le luth

Les oulimots auto-contraints d’un Joueur Parisien :

Neuf enfutages furent neuf enfumages, fortuitement funambule funeste génuflexe. Fainéants fustigent fendeuses funérales. Enfumeuse funéraire fulmine furieusement enfouissant  funicules funèbres.

 

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Faffwah :

Funambule oscillant dessus les nénuphars

Dont les doux funicules oscillent, immortels,

Prends garde à l’enfumage odieux de l’openfield

Dont l’enfumeuse en chef n’est autre que Mathilde.

Funéraire serait  ta chute. Et sans appel.

Funerales suivraient en Espagne, sans fard.

Et lors que, trépassé, viendrait ta mise en bière

Ton cercueil ne serait, contre ta volonté

Pas fait de ces tonneaux dont tu aimes tirer

Les élixirs servant sans fin à t’enivrer.

Non,aucun croque mort n’en voudrait démonter

Pour l’enfûtage auquel tu vouais tes prières.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Pidgy :

C’est du neuf !

Affineuse chafouine naufragée fréquente fignoleur foldingue efflanqué : effusions fauniques !

Le blog de Pidgy

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Les oulimots de De La Vega :

Il y a vingt cinq ans environ, en quelques semaines seulement je perdais mon grand-père, un cousin et deux de mes oncles. Cependant, ces périodes funérales étaient loin d’enterrer mon insouciance adolescente. Pour des raisons que je ne m’explique pas, c’est à cette même période que je vécus ma première expérience corporelle avec le sexe opposé.
Et si encore à ce jour, mes neurones fainéants peinent à se remémorer le visage de Marjorie, les circonstances pour le moins singulières de nos rencontres demeurent indélébiles.
A l’heure où s’accomplissait le rite funéraire de feu Tonton Francis, Marjorie et moi jouions aux funambules lascifs, flirtant avec les limites de la moralité et de la décence.
L’enfumeuse homélie de ce curé prosélyte fut le théâtre d’un rapprochement stratégique qui emplissait ma bouche de désirs./
A la faveur d’une effervescente communion, les petits vieux se précipitant pour s’abreuver d’un sang du Christ à l’enfûtage discutable, elle fit balader sur moi ses mains avec une adresse irisante. A mon tour, je profitai d’un « recueillement » genuflexé, pour découvrir de mes doigts novices les dessous de sa jupe.
Les enfumages successifs de l’encensoir remué, le tintement de sa chaîne cuivrée, rythmaient pas à pas la découverte de nos corps puis l’embrasement de cet ébat fiévreux avec ma belle pécheresse.
C’est ainsi que dans le confessionnal de l’église Sainte Marthe, faisant fi des maigres funicules qui me liaient à la mémoire de mon oncle, je m’adonnai pour la première fois aux plaisirs de la chair.

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Les oulimots de Iotop :

Le funambule vient de tomber

Le funambule vient de tomber. Quatre-vingt-trois mètres de haut. Ce n’était pas un bon chiffre pour lui. Au loto, peut-être : quatre, huit, trois … il n’a eu le temps de jouer avant son vol plané mon voisin de palier… Je prends l’ascenseur. C’est plus prudent. L’escalier c’est haut et j’ai mal aux jambes après cinq, six marches.

Je viens d’enterrer une amie. Enfin, enterrer est un bien grand mot. Dézinguée, volcanisée, calcinée, enflammée … incinérée. Le funéraire dans son œuvre, je me suis senti consumé …quand, j’ai vu ces enfutages, ces petites boites dans des étagères, à tous les étages, je pense à nous tous, dans nos appartements, cages à lapins, le futur est déjà notre présent dans ces urnes vivantes, il ne faudra qu’un seul élan pour nous rôtir, nous réduire en cendres …

La porte de mon appartement est ouverte. Étrange. Je pose mon sac de courses. J’ai été cambriolé quand je vois le désordre innommable devant mes yeux j’ai des larmes, les enfumages de rigueur dans ce moment trop fort, trop dur à supporter … trois mauvaises nouvelles en cette semaine.

J’ai comme un viol en moi qui vient de se produire. Je reste assis à même le sol. Je ne crie pas, je reste prostré … la vie est une enfumeuserien de bon n’a été pour moi de puis que la terre porte ma carcasse … Je voyais le bonheur et il me riait au nez, le pédant … ma vie est un openfield mais rien n’a poussé vers le haut, vers le ciel bleu, vers un soleil prometteur … je me suis enterré bien avant les autres …

Je me lève … j’ai comme une odeur de refermée en moi … je me dirige vers mon aquarium … il est brisé … mes poissons … mes nénuphars … et mes plantes là sur mon balcon, comme elles, je suis déraciné d’un seul coup comme frappé définitivement dans mes fibres, mes funicules, mon âme …

Je vomis par-dessus le garde-corps du balcon et je bascule avec la rambarde et … m’écrase sur le trottoir entre deux voitures, empalé par l’attache remorque …

Je survis jusqu’à l’arrivée des secours … aucune action ne me sauvera, les funéralessaisons ont trépassé et à mon tour de les rejoindre avec … ce sourire de délivrance inattendue …

Le blog de Iotop

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Les oulimots d’Alexandre :

Quelle enfumeuse cette Charlotte ! Elle cachait bien son jeu. Si j’en ressors vivant, je pourrais proclamer que c’était vraiment la reine des enfumages. Je suis bien fait avoir par son allure de sainte-nitouche.
Moi qui la considérait comme une personne frêle qu’il fallait protéger, tu parles, elle ne ressemble en rien à un funicule fluet. Au contraire elle trace sa route aussi à l’aise qu’un funambule méprisant le vide sur son fil de fer. C’est fini, ne me parlez plus de la fragilité des femmes ! Cela n’existe pas plus qu’un champ de nénuphars dans un paysage
d’openfield.
Vous croyez qu’elle aurait eu pitié de moi ? Même pas ! Elle a joué avec mes sentiments, un coup elle me fait croire  que je vais accéder au paradis et hop me voici en enfer !
Tout ce que j’espère c’est qu’elle ne va pas me réduire en cendres et qu’il ne restera pas de moi qu’une urne funéraire. Je n’ai nullement envie de connaître par son entremise une fin précipitée qui obligerait ma mère et ma tante à se saigner aux quatre veines pour couvrir les frais de cérémonies funérales.
Mais voilà, comme disait mon cousin qui en termes d’enfutages était un spécialiste : « Quand le vin est tiré, il faut le boire ! »

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29/09 : Une contrainte hipster

Contrainte : Paradoxal, myxomatose, rictus, hyper, wapiti, hipster, éclectisme, sybarites, lumineux

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Les oulimots auto-contraints de Pidgy :

Lapin Garou !

C’est avec un rictus de hipster lumineux que je vais vous conter mon histoire !

Vous êtes libres de ne pas me croire mais tout paradoxal que cela puisse paraître si vous ne me croyez pas vous serez maudit.e.s jusqu’à la quatorzième génération et le Hulk vous pèlera le jonc pour y planter un baobab tricolore ! Vous ne pourrez pas dire que je ne vous aurai pas prévenu bande de sybarites…

Voilà. Je me baladais sur l’avenue, le cœur ouvert à l’inconnu, monté sur mon wapiti rose. C’était encore une journée comme je les aime. J’étais hyper content. Peut-être les cakes multicolores que les filles du bureau m’avaient offert y étaient pour quelque chose mais quoi qu’il en soit j’étais hyper bien.

Tellement bien qu’avec éclectisme je me préparais à aller en boîte pour trouver la Belle avec qui je finirai la nuit. Quand je suis dans cet état, c’est toujours comme ça que ça finit. Ne me demandez pas pourquoi, c’est un mystère que je ne tiens pas à éclaircir. Il y a parfois des mystères qui doivent le rester…

Bref, après une soirée mémorable au « Macumba last night before the End », une boîte à la mode de Kerplounec, je me suis retrouvé dans le foin d’une grange pas loin – Il y a toujours des fermes pas loin en Bretagne – avec une Belle pas farouche ni effarouchée. Ses “Toi alors !” n’arrêtaient pas de ponctuer mes actions de plus en plus hardies et pourtant je ne m’appelle pas Laurel !

J’allais commencer l’introduction de la Flûte enchantée de Mozart – on a beau être un tombeur, on n’en est pas moins mélomane – quand je sentis quelque chose qui se frottait sur le fondement de ma personne !

Diantre, pensais-je in petto et silencieusement à la fois, la luronne est agile ! Elle a les chevilles sur mes épaules, je tiens ses poignets et elle trouve le moyen de me chatouiller la croupe ! Comment réussit-elle ce prodige ? Serait-elle munie d’un membre mystère ?

Houla, mef à mes arrières, me dis-je en regardant derrière moi.

Et que vois-je ! Un mignon petit lapinou qui sautille et se frotte contre moi. Trop mignon ! Je mets en pause pour mieux le regarder.

Il a un regard rouge, un peu dément ! Il doit avoir la myxomatose le bougre. Juste au moment où je pense cela, voilà-t-y pas qu’il me plante ces deux incisives dans une fesse ! Il a dû les prendre pour des betteraves tellement elles sont appétissantes ! J’ai poussé un hurlement tellement il m’a fait mal !

Ce cri a fait dire à Soizic : “Tu as déjà joui ?” avec de la déception dans la voix

“Mais non, c’est ce crétin de lapin crétin, doublement crétin donc, qui a pris une de mes miches pour une betterave !

– C’est pas vrai ! Il a recommencé ! Et bien tant pis, tu devras vivre avec maintenant !

– Avec quoi ?

– La malédiction du Lapin Garou ! Désormais, tous les jours en Di, tu te transformeras en Lapin Garou de 21h48 GMT à 23h75 GMT et tu mangeras des carottes !

– Ca n’existe pas 23h75 GMT !

– Si ! La Malédiction du Lapin Garou c’est aussi ça ! Et barre toi ! Tu ne fais pas que manger des carottes comme un lapin maintenant, tu baises aussi comme eux !

– Mamma mia ! Galileo, Galileo ! Il y a un remède ?

– Je ne sais pas. S’il existe, il se transmet de museau de Lapin Garou à longues oreilles de Lapin Garou ! Je ne peux pas te dire ! Moi, j’ai été mordue par une Licorne arc en ciel et je me transforme en courge quand je sors en boîte ! Ce qui explique que je me trouve avec toi en ce moment ! Allez Kenavo le plouc, je me casse ! Mange pas toutes les carottes sinon le fermier va te truffer de plomb et tu finiras en terrine !”

Sur ce elle est partie et je me suis mis à gambader dans les champs. Jusqu’à 23h75 GMT !

Le premier qui se moque de moi, je viendrai le voir à 21h48 GMT et ça va chauffer !

Saleté de malédiction !

Le blog de Pidgy

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

N’est-ce pas quelque peu paradoxal, plus je publie de textes moins je suis lu. Mes lecteur·rice·s potentiel·le·s craindraient- il·elle·s que mes mots ne soient contagieux et d’attraper ainsi la myxomatose ? Mon visage arbore-t-il alors un sourire amer ou un rictus, je vous en laisse juge, mais peut-être n’êtes-vous pas hyper concerné·e par ce point. Devrais-je alors pour capter votre intérêt ne plus évoquer les potentiels élans fougueux mais me concentrer sur le wapiti, cela attirerait-il vers mes mots quelque hipster égaré ? Je fais preuve, me semble-t-il, dans mes lectures et mes écrits d’éclectisme, mais dois-je aller jusque-là ou abandonner à jamais et plonger dans une vie de délices avec une bande de sybarites, abandonnant à jamais mes rêves d’écriture et mon lumineux destin d’auteur ?

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Faffwah :

Mais quelle idée avait-elle eu d’accepter ce rendez-vous ? Elle se retrouvait à présent en face d’un garçon dont le  look plus qu’improbable lui agressait la rétine. Même sa barbe approximative lui hérissait le poil. Et pourtant, Dieu sait si elle aimait ça d’habitude. Franchement, elle avait dû avoir la myxomatose quand elle avait consulté son profil. Et si encore sa conversation faisait preuve d’un minimum d’éclectisme ? Même pas. Monsieur semblait faire preuve d’une hyper spécialisation en zoologie au point de lui raconter dans le détail la répartition géographique de la population mondiale des wapitis.

Elle eut un rictus en pensant au côté paradoxal de la situation. Elle qui voulait passer des moments lumineux avec quelque brillant sybarite, se retrouvait en ce moment à subir la présence assommante d’une sorte de hipster pontifiant. Et, en y réfléchissant bien, ils étaient un peu son quotidien dans ses matchs du moment. Il fallait vraiment qu’elle change de site de rencontre.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Ghislaine 53 :

La trahison

Depuis qu’il portait des cornes plus grosses que celles d’un wapiti, Larry s’apprêtait à quitter la ville.
Lui qui était si convenant dans le convenu des choses,
venait de virer totalement d’attitude…
La trahison de sa compagne l’avait changé !
Lui, si souvent gai, souriant et serviable devint le paradoxal de son être !
Il lui souhaitait même de se réveiller avec des yeux atteints de myxomatose à cette femme qui fut la sienne et qu’il aimait tant, ou bien la peste encore !!
Un hyper rictus vissé aux lèvres, le sourcil froncé, les yeux lumineux, il devint un hipster à l’éclectisme douteux…
Il devint sybarite et volage…
Il quittait la ville, avait vidé ses comptes, largué son travail
et s’en allait sur les routes de l’oubli avec juste son sac à dos,
sans aucune adresse laissée sur  la porte de son passé…

Le blog de Ghislaine 53

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Les oulimots de De La Vega :

Il côtoie les plantes et les animaux. Il chasse le Wapiti, soigne la myxomatose et aide à vêler.
Il est agriculteur… Il est éleveur.
Sa peau est gravée par un soleil parfois hostile, un léger rictus relève à peine sa barbe grisonnante savamment taillée. A la faveur de la fin de journée, il renaît hipster sybarite.
Son monde paradoxal s’entoure alors de finesse et de volupté. Son éclectisme musical l’enivre de Jean-Sebastien Bach, Frédéric Chopin, Miles Davis ou de Stevie Ray Vaughan. Son hypersensibilité le voit s’émouvoir aux larmes devant une œuvre d’art ou un opéra. Il côtoie les soirées mondaines et s’amuse que finesse ne rime pas avec simplicité. Son flegme mystérieux intrigue, charme cet univers fait d’apparats et de logorrhées arrogantes.

Et, à de rares occasions, ses yeux lumineux flamboient à la vue d’une femme si les courbes de son corps ne sont qu’un écrin pour celles de son âme.

On peut avoir bon goût sans perdre celui des choses simples…

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Les oulimots de Iotop :

Le paradoxal du signe

Le paradoxal du signe qui apparaît dans une vie commune est qu’il ne vous appartient pas. Comme la myxomatose qui vous est connue mais dont vous êtes étranger à la chose, elle appartient à un autre secteur de la vie ou … de la mort, selon où l’on se situe sur l’échelle du vivant à deux pattes ou quatre pattes. Je vois d’ici votre rictus et vous pensez bien malgré vous à la position de la Levrette. Je dis : non, non. Il ne faut pas tout hyper sexualiser, même si la vie sociétale est question de position …

Maintenant imaginez que vous avez vu un wapiti traverser la rue, ce n’est pas obligatoirement le signe d’une rencontre inattendue avec une blonde, 1,75m, 95C, ou d’un brun, 1,80m, yeux bleus, tablettes de chocolat, dans l’heure qui suit. Pour l’instant, il est peu commun dans nos contrées européennes de croiser un tel animal comme d’ailleurs dans un autre registre le hipster à ne pas confondre avec le bobo qui est en voie de disparition selon certaines sources… enfin, on le souhaite pour certains …

Bref, le signe du signe en signe enseigne que l’éclectisme est flagrant dans ce domaine et pourtant les clés sont identiques Soyons avant tout des sybarites (et pas six barriques) dans nos vies et le lumineux de nos désirs s’offrira à nous sans aucun signe … apparent …

Le blog de Iotop

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Les oulimots d’Alexandre :

Imaginez la scène. Je me retrouve écartelé sur le lit, les poignets menottés aux barreaux du lit et les chevilles fermement maintenues par un jeu de corde. Charlotte me regardait avec un rictus mauvais. J’avoue que je n’en menais pas large. Pour m’échapper, j’aurais été prêt à aller vendre des contrats d’assurance-vie à une communauté de sybarites ou à convaincre des planteurs de café de se protéger des risques de myxomatose.
– Je sais très bien ce que tu vaux mon petit Alexandre. Je suis certaine que tu fus longtemps puceau, à voir ta difficulté à t’adresser aux femmes. Tu veux du plaisir, je vais t’en donner mais à ma façon. Et ne me regarde pas comme cela, on croirait un wapiti la nuit pris au piège par un faisceau lumineux.
J’aurais bien voulu répondre et témoigner de ma bonne foi – est-ce ma faute si j’ai été élevé par trois femmes ? – mais le bâillon-gag forçait mes lèvres et m’empêchait de parler. Seul un filet de bave s’échappait de ma bouche.
Charlotte continuait à me fixer.
– Cela va peut-être te paraître paradoxal. Mais je ne suis pas attirée par les garçons qui suivent la mode pour mieux  plaire, aujourd’hui hipster, demain brahmane qui sait ? J’ai horreur de l’éclectisme. Ce que j’aime c’est déceler dans le regard d’un homme, cette lueur de soumission et autant te l’avouer c’est hyper excitant quand je ressens ce désir chez un mâle.
Or, Alexandre, tu me sembles un très beau spécimen.

 

28/09 : Une récréation de contrainte

Contrainte : chambre, maison, office, table, jeu, récréation, classe, cadeaux, bal

 

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Les oulimots auto-contraints de Faffwah :

Tu vas sans doute trouver que je te chambre mais, à force de rester chez toi, tu vas finir par y prendre racine. Bien sûr, on ne peut que louer ton sens aigu du rôle de maîtresse de maison mais trop c’est trop. Ton intérieur pourrait faire office d’appartement témoin tant le soin que tu lui portes est grand. Et je ne table pas sur moins de dix heures de ménage hebdomadaires de ta part pour arriver à ce résultat. Et tu en es fière, je le sais. Cependant, te rends-tu compte que, ce faisant, tu joues le jeu de tes détracteurs qui te te trouvent trop rigide et absolument pas marrante ? Alors laisse-moi te proposer une récréation. Partons faire les fous, voir de nouvelles têtes et découvrir de nouveaux plaisirs. Tu es dubitative ? Tu crains de ne pas être à la hauteur ? Tu n’as pas à douter de toi tu sais ? Ta classe naturelle fera de toi la reine du bal et te voir épanouie sera pour moi le plus beau des cadeaux. Allez, viens, on y va.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Camille Sorel :

Te voici dans ma chambre, c’est la première fois.

Sur la table de nuit, j’ai disposé des bougies qui brûlent doucement.

Au milieu du lit, un paquet : c’est un cadeau pour toi.

Tu l’ouvres et y trouves un petit flacon d’huile. Je vais te masser.

Ta classe naturelle t’empêche de te récrier, alors, lentement, tu retires tes vêtements et te présentes nu.

Le jeu peut commencer.

« Couche-toi sur le côté »

Je te laisse attendre un peu, présumant le plaisir, et me dévêts à mon tour. Tu souris, sachant que je joue de ta patience.

L’huile fait son office, mes mains glissent sur tes épaules, les entourent, passent sur ta nuque, puis ta gorge, que tu présentes à moi en inclinant la tête.

C’est une récréation, une parenthèse de vie, le temps s’arrête pour nous.

Je ne pense qu’à mes gestes, tu ne sens que mes doigts.

Une main sur ton dos, l’autre sur ta poitrine, je descends vers ton ventre.

Tu bandes.

C’est un bal retenu : je retarde l’instant où un fin filet d’huile coulera sur ton sexe, et où mes mains glissantes viendront le caresser.

Que j’aime te voir ici !

Ma maison est la tienne.

Le blog de Camille Sorel

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

N’attendant et n’espérant plus rien, devrons-nous donc nous enfermer ici dans la chambre ?

Ou bien resterons-nous définitivement à jamais cloitré·e·s dans la maison ?

Et en se permettant sans soucis de faire un tour à l’office,

Pour grignoter, ou pire encore, sur la table.

Bien étrange jeu, diriez-vous.

Il n’est que temps de prévoir une récréation.

Incontestablement, cette pause serait délicieusement classe.

Car la vie fait rarement des cadeaux, il faut profiter des petits plaisirs.

Et pour cela il ne faut hésiter à se rendre gaîment au bal à la première occasion offerte.

Sans aucun doute les rencontres dansantes peuvent être de si jolis cadeaux.

Je n’évoque pas les bals donnés pour le départ de la classe,

Ni même ceux dignes de la cour de récréation,

N’étant qu’un bien triste jeu.

Mais n’hésitez donc pas à vous mettre à table

Avec quelque danseuse, faisant là votre office de séducteur.

Et espérant après ce moment de séduction la raccompagner jusqu’à sa maison,

Ne doutant pas un instant que cette soirée se termine par une nuit de plaisirs lubriques !

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Ghislaine 53 :

Juste un petit verre

A l’office, chez Madame la Comtesse, c’est la récréation !!

La femme de chambre est pompette et chante à tue-tête , juchée sur la table où la cuisinière classe les légumes pour la soupe du soir…

On s’offusque en cuisine !

On est outré dans la maison des employés !

Son jeu de jambes lui ferait gagner les cadeaux du bal des domestiques !

Mais au château, point de cela !  Vite, il faut agir !

On fait descendre la soulotte, on la dégrise, on la ravigote,

mais pas à coup de gnôle…

Vite, la rendre présentable, productive aussi car ce soir,

Madame la Comtesse reçoit…. C’est le soir des orgies auquel est convié tout le personnel…

Le blog de Ghislaine 53

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Les oulimots de Marivaux :

(Suite du texte du 27 …)  

À peine entrée dans la maison, elle sauta à mon cou comme si la petite sirène qu’elle était ne pouvait plus rester sur ses jambes plus longtemps. Nous nous embrassions à bouches cousues et nous valsions ensemble  avec classe prenant l’office pour une salle de bal. Mais notre rencontre s’était inscrite dans le thème du jeu, et je sifflai la fin de la récréation pour la porter directement dans la chambre. Je tablais sur l’arrivée plus tardive du mari pour ouvrir à ma guise le fabuleux cadeau qu’il me faisait en me confiant son épouse…

Le blog de Marivaux

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Les oulimots de Pidgy :

Oxymore or not oxymore ?

“Seul dans la maison vide, Seul dans la chambre vide” chantait Polnareff.

Étonnant non ?

Étonnant parce que seul dans la maison, forcément la maison n’est pas vide.

Ben oui !

C’est bien la peine d’être allé en classe pendant des années pour entendre un truc pareil et ne pas réagir ! Il aurait mieux valu passer son temps en récréation. Au moins, il n’y aurait pas de paradoxe à relever.

Remarquez, c’est un jeu auquel nous pouvons nous livrer tous les jours !

Office notarial par exemple ! Pourquoi office et pas bureau ou agence ? Parce qu’il y a des tables comme dans un office de cuisine ? Parce qu’on y fait de la tambouille ? A moins que ce ne soit pour célébrer une messe pour dire adieu à de l’argent, ou en recevoir !

Allez cadeaux !

Je vous emmène au bal, au château de Laze !

Dansons, faisons une folle sarabande ou farandole.

Fin de la prise de tête !

Le blog de Pidgy

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Les oulimots de De La Vega :

Enfant, la maison de mes rêves était perchée dans un arbre. On y montait par un assemblage de cordes qui faisait office d’échelle et on pouvait en sortir en empruntant un interminable toboggan jaune.

La fenêtre de ma chambre en coton donnait sur un entrelacs de branches qui surplombait une piscine au fond transparent.

Dans le salon au sol rebondissant, sur l’unique mais néanmoins immense table de ma demeure, s’empilaient d’innombrables jeux de société prêts à faire l’objet de parties endiablées.

Et, à toutes époques de l’année, des cadeaux par dizaines trônaient devant la cheminée. Dans l’âtre, la flamme de ce feu  immortel n’était jamais brûlante.

Dans la maison de mes rêves, les anniversaires que j’organisais n’avaient rien à envier aux bals de l’époque. On jouait ! On dansait ! On mangeait des friandises géantes ! Caries et brosses à dents n’existaient pas…

Ce tableau, pour le moins précis, ne vit le jour qu’après plusieurs mois d’un travail collaboratif incluant Nathanaël, Sébastien et moi. La moindre minute de classe ou de récréation était mise à profit pour l’édification de ce projet que nous pensions être celui d’une vie.

Les innovations technologiques apportées au projet suivaient gaiement notre développement. Jusqu’au jour où nous nous mîmes à nous intéresser à des projets de toute autre nature incluant la gent féminine…

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Les oulimots de Iotop :

Un bocal tout en vertical

Mon logement (une chambre) n’est pas bien grand. Il fait au moins vingt mètres cubes. Un bocal tout en vertical. Il faudrait m’appeler l’homme araignée. On appelle ça : une chambre de bonne et Paris en a plein les toits. Il y a des sommets qui ne sont pas enviables et les prix d’autant exorbitants qu’une location d’une maison à la campagne est moins chère quoi que …

Aujourd’hui, j’ai loué gracieusement ce morceau de moi à une collègue de boulot pour une partie de jambe en l’air. En fait, comme elle se fait piquer à chaque fois ses mecs par ses colocatrices suceuses du bien d’autrui, ma bonne âme à fait office d’altruisme …

Je lui fais savoir (à ma collègue) que même à vingt-et-une heures c’est une étuve sous les toits, qu’il n’y a pas d’ascenseur pour atteindre le septième étage, pas de table pour un jeu coquin, ni de machine à laver pour sextoy, les toilettes sur le palier et pas de bidet (d’ailleurs, je me demande si ce mot n’a pas disparu de la circulation du dictionnaire) après la récréation. Bref, ce n’est pas la classe luxe, tout au plus un dépannage dans un placard, lui dis-je en riant. L’humour, l’humour quel meilleur des cadeaux de bienvenue ? Ce soir, c’est le bal de fesses …

Elle m’arrête d’un mouvement de main … elle me dit qu’une porte cochère suffirait … pour ce soir … allez rendre service …

Le blog de Iotop

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Les oulimots de EtSiOnSEnAllait :

Piments d’espièglerie

Elle connaissait la règle du jeu. Et surtout elle savait que je ne lui ferais pas de cadeaux. A l’instant même où elle aurait choisi sa « récréation » (petit nom trouvé pour ces surprises pimentées), elle devrait l’exécuter. Dans le silence de la maison, elle traversa la chambre avec l’élégance d’une féline. Cette classe terriblement érotique ne faisait qu’attiser mon impatience. Elle se pencha, impudiquement, vers la table pour faire son choix. Et de son index sensuellement glissé entre ses dents, elle feignit l’hésitation. De toute façon, si elle ne trouvait pas dans les petits papiers déposés celui qui l’inspirerait, j’avais prévu pour elle quelques délices commis d’office.

Celui du milieu avec son symbole triple fut son choix. Doucement, elle le déroula. Je scrutais dans ses yeux les indices d’un émoi, d’une surprise, d’une excitation. Mais ce fut dans le rouge soudain de ses joues que je découvris l’impertinence du hasard. Elle lut d’une voix troublée les instructions dévoilées.

[…]

Elle connaissait la règle du jeu. Et surtout elle savait que, comme au bal, le prochain temps de la valse serait pour moi. D’un regard endiablé, encore enflammé de la récréation de l’instant, elle m’ordonna de saisir, à mon tour, un petit papier.

Le blog de EtSiOnSEnAllait

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Les oulimots d’Alexandre :

Cette sortie dans les Calanques restera gravée dans ma mémoire, je vous l’assure et le tout grâce à la délicieuse Charlotte, une maîtresse femme je dois l’avouer. En fait nous n’avons jamais quitté son appartement qui fit office de terrain de jeu.

Au début nous étions tous les deux assis sur le canapé en train de bavarder, vous me connaissez, je ne me lasse jamais d’une conversation avec une belle femme. Je voyais bien que Charlotte cherchait le contact, elle se rapprochait de moi de plus en plus et à un moment donné, elle me glisse à l’oreille à voix basse :

– Tu me plais Alexandre, laisse-moi te déshabiller.

C’est le genre d’invite qu’un galant homme ne refuse pas, surtout venant d’une femme d’une telle classe.  Je dois dire que c’était même le plus beau des cadeaux que je n’ai jamais eu de la part de la gente féminine.

Imaginez, j’étais aux anges recevant un baiser langoureux de la part de Charlotte qui faisait en même temps sauter les boutons de ma chemise. Elle s’extasia sur ma poitrine velue, la caressant avec ses doigts puis s’amusant à la griffer avec ses ongles. J’ai eu un moment de recul lorsqu’elle pinça mes tétons.

– Ne sois pas aussi douillet, me dit-elle en m’embrassant à nouveau, je suis certaine que je ne te laisse pas indifférente.

Elle se mit à desserrer ma ceinture et à ouvrir ma braguette, venant effleurer mon pénis prêt à sortir de sa prison.

– Mets toi à l’aise Alexandre, déshabille-toi complètement.

En un mouvement ou presque, j’avais retiré mon pantalon et mon boxer. Je me voyais déjà culbuter Charlotte sur la table basse et lui montrer qui était le maître de maison.

Quelle ne fut pas ma surprise alors que j’étais nu comme un ver devant elle, de la voir empoigner mes couilles et de commencer à presser mes testicules.

– Fin de la récréation mon petit Alexandre, à mon tour de mener le bal

A ce propos, as-tu déjà entendu parler du bal des ardents Alexandre ? Non ?

Tu n’auras pas à attendre longtemps. Suis-moi dans la chambre.

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27/09 : Une contrainte qui surfe

Contrainte : Étrilles, tourteau, Araignée, Bouquet, Kenavo, Surf, Phoques, Minou, Léon

le luth

Les oulimots auto-contraints de Sur Mon Fil :

Billet iodé

Le pays du Léon.
Ça ne s’invente pas.
Après presque 50 ans de vie parisienne, j’y pose mes valises, sans regret et comme un enfant qui regarde émerveillé un nouvel univers.
Ici, mes collaborateurs pratiquent le surf au Minou sur la pose méridienne et parlent bateau et coins à champignons le matin. Mon esprit déplacé me fait y voir des situations graveleuses mais je me dis que ça finira peut-être par me passer.
Ou pas.
C’est un pays où l’on croise des phoques quand on part en mer.
(Je vais finir par ne voir que l’animal…).
Mais aussi des dauphins.
Ce pays est loin de tout, et quand on arrive au panneau « Bienvenue en Bretagne », il vous faut encore pousser 250 kms plus à l’ouest.
C’est un pays qui se mérite.

Les amateurs de pêche à pied y trouveront (entre autres) du bouquet (s’ils sont persévérants), du tourteau (appelé aussi dormeur), des étrilles (dont la chair est pour moi un truc qui confère au divin), et de l’araignée.

A propos de cette dernière, je crâne depuis décembre dernier parce que j’ai appris à trouver dans la carapace, derrière les yeux, une partie charnue délicieuse et cachée. Le geste pour la sortir a quelque chose de très sensuel, voire d’un peu indécent.
(Et à chaque fois, je souris en me souvenant de ton air à ce moment précis.)

Allez, Kenavo les amis !

Le blog de SurMonFil

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Les oulimots de Ghislaine 53 :

Les vacances

Léon marchait comme une étrille à laquelle il manquerait quelques pattes ! On aurait dit un tourteau encombré d’algues !
Totor, Gus le regardaient arriver de loin ! Ils étaient restés,
tranquilles, sur le rivage avec Minou, la cousine de Léon qui lui faisait de grands signes avec son chapeau au bouquet de fleurs séchées ! Léon, en arrivant près d’eux, jeta sa planche de surf et leur hurla de l’aider ! Il criait comme un phoque et si la situation était risible pour eux, Léon lui, ne riait pas ! Il avait dans le slip des araignées de mer !!!!!!!!
Totor le débarrassa de ses invités indésirables ,
secoué de rires !!!
“C’est fini, plus jamais je ne viens en Bretagne !!! Kenavo la Bretagne”
disait Léon en se massant  entre les jambes…
Totor, Gus et Minou se mirent à rire de bon coeur, car depuis presque 20 ans, Léon disait la même chose !!!!

Le blog de Ghislaine 53

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

On aime tant ouïr ces musiques et
Trilles lancés au vent, chantant chacun son tour,
Tôt un matin d’été, écoutant sans arrêt
G nié, oui, le point, écoutant jusqu’au bout.
Quai aux senteurs de mer, et tout près un troquet
Na ! vos enfants diraient, les grands faisant du surf.
Surf sur les vagues bleues, et sans aucun pas faux,
Que nul surfeur ne fait, en glissant entre amis,
Nous admirons leurs jeux, qui ne sont jamais laids.

 

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Marivaux :

(Suite du texte du 26 …)

De retour du pays de Léon en Bretagne, je lui avais proposé un dîner libertin, chez moi, sur le thème des fruits de mer. Elle avait pour consigne de venir habillée en sirène. J’avais soigné la décoration avec des images de Phoques en rut, et des posters de Surfeurs bodybuildés, j’avais même rapporté un olisbos en os de baleine avec gravé « Kenavo » (sans doute le cadeau d’adieu breton classique des marins au long court !). Mon idée était de l’allonger sur la table dans sa tenue de fée marine, et de la décorer d’étrilles, de tourteau, d’araignées de mer et des bouquets jusqu’autour de son minou. Cette idée était totalement folle évidemment ! Hier soir, donc, à l’heure dite, elle sonna à ma porte nue comme Vénus sortant de la mer, elle était si belle et si aguicheuse que nous n’avons pas pu atteindre la salle à manger…

Le blog de Marivaux

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Les oulimots de Dans L’Œil Du Cyclone :

Aaaaaah ! La Bretagne ! Ses côtes ciselées par les éléments, ses habitants chaleureux pour peu qu’on les respecte, ses tourteaux, ses étrilles, ses araignées, sa langue si particulière, ses spots de surf où la concurrence est rude avec les phoques et parfois même des dauphins ! Le rêve !
Et dire que c’est en mangeant un bouquet de crevettes dans un Léon de Bruxelles avant de me faire brouter le minou, que j’ai une pensée pour cette belle région ! Il faut vraiment que j’y retourne !
« Kenavo » Bretagne de mon cœur !

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Les oulimots de Faffwah :

“Ça va les tourteaux ? Venez ma fille, que je vous baise !”

Combien de fois ai-je pu entendre cette vanne de la part de l’oncle Léon alors qu’une petite amie m’avait accompagné à un de ces trop nombreux repas de famille ? Sans oublier son sens tactile particulièrement déplacé envers elles et que je n’avais que trop longtemps supporté. Mais ce jour là ce fut le bouquet. Il avait beau avoir une araignée au plafond il fallait que je l’étrille, ne fût-ce que verbalement, à défaut de lui mettre mon poing dans la figure.

“Phoque you tonton, y en a marre de ton humour éculé à deux balles ! Un peu de surf sur la toile te ferait le plus grand bien pour renouveler tes punchlines. En attendant ferme ton clapet et laisse-nous tranquilles ! Celle-là tu ne la feras pas partir avec tes conneries et tes mains baladeuses. D’ailleurs on se barre, kenavo la compagnie ! Tu viens minou ?”

Et nous partîmes en claquant la porte. J’étais devenu, par cet esclandre, le paria de la famille et on ne nous invita plus au moindre déjeuner. Grand bien leur fasse ! Je revis quand même mon oncle. À sa veillée funèbre. Il s’était enfin tu et ne ferait plus de mal à qui que ce soit. Il était temps de renouer avec le clan.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Pidgy :

L’autre Finistère

J’habite dans le Léon !

Attention ! Pas le Léon en Espagne. Non. Le Léon en Bretagne !

Et le bas Léon marplich ! Ne pas mélanger le haut et le bas !

Ici, nous aimons les chats ! La preuve ? Nous avons le petit et le grand Minou ! Si c’est pas une preuve ça !

Ici, c’est un pays de Cocagne !

Les jours de grandes marées il suffit de se baisser pour trouver étrilles, tourteaux (le fameux “dormeur” !), araignées ou bouquets de crevettes ! Plus belle la vie c’est ici, pas à Marseille !

Allez kenavo ar wechal, comme on dit ici, je file faire du surf au milieu des phoques !

Vacances et loisirs garantis ici !

Le blog de Pidgy

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Les oulimots de De La Vega :

Le réflexe d’autotomie est une stratégie de défense qui consiste, pour les gros crustacés notamment, à abandonner volontairement une partie non vitale de leur corps quand celle-ci est attrapée par un prédateur. Il n’est donc pas rare de voir une étrille, un tourteau ou une araignée de mer agir de la sorte. Intolérable gaspillage me direz-vous ! :

Fort heureusement, dans son illustre et macabre ingéniosité gastronomique, l’homme a résolu cet épineux problème.

Tombés entre d’humaines mains, ces crustacés sont donc condamnés à mourir dans une lente agonie. Soit plongés dans une marmite d’eau qui sera lentement portée à ébullition, soit enfermés dans un congélateur jusqu’à ce que mort s’en suive. Nous sommes à mille lieux d’un radical coup de canines asséné par un phoque affamé. Il convient de s’y résoudre.

Mais que ne serait-on pas prêt à concéder pour la finesse de la chair d’un crabe accompagnée du subtil bouquet d’un Chablis premier cru Beauroy. Le luxe a un prix, celui de moral. Kenavo bonne conscience ! Bonjour décadence ! L’humanité surfe goulument la vague de mépris qu’il a pour ses « co-terriens ».

Alors pardonnez-moi, mais à l’injonction tristement récurrente de fin d’année « Léon, mon minou tu penseras au plateau de fruits de mer ? », je ne trouve que la force de mentir et prétexter une rupture dans nos rayons dégueulant de Saumons intoxiqués, foies de volaille malades et autres mets délicats en voie de disparition.

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Les oulimots de Iotop :

Je rêve les yeux ouverts de surf

Les étrilles sont cuites. Oignon, échalotes, poireau, laurier, tomates, citron …recette à main levée. Le tourteau ne se vaut pas et l’araignée a une autre envergure. C’est un beau bouquet de fruits de mer pour un réveillon.

Je suis au restaurant le Kenavo au bord de la mer. Je rêve les yeux ouverts de surf, la vague ultime et le sel de ma vie a ce regard sur ma partenaire du moment. Elle est belle avec cette peau tendre et douce comme du lait. Elle pleure. Elle voudrait partir de ce restaurant dont les gens ont des têtes de phoques tellement ils sont sensibles à ses pleurs que j’en suis à deux doigts de jeter mes carcasses à leur figure …

Minou, les gens nous regardent !
— J’m’en fous … t’es ignoble !

Je prends mon calibre nommé Léon et je cartonne toutes ces têtes, une par une, rapidement, comme à la fête foraine. Le sang gicle, les corps d’articulés s’affalent sur les tables … la cervelle chaude est servie … Minou, vomit et je reste froid, conscient d’un certain désordre …

— Tu vois, maintenant je suis vraiment ignoble…

Le blog de Iotop

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Les oulimots d’Alexandre :

Enfin Charlotte est sortie de la salle de bain, je dois reconnaître qu’elle est radieuse.           Je vais avoir beaucoup de succès avec elle à mes bras.
Elle ne semble pas pressée de partir et m’offre un verre. J’en profite pour lui offrir le livre que j’ai choisi pour elle. Elle me remercie vivement et je lui réponds que ce n’est pas grand chose, ce sera une façon pour elle de découvrir plus facilement la région.

Il faut reconnaître que cette fois-ci je ne me suis pas fatigué, je suis allé acheter ce bouquin chez un soldeur. J’en suis revenu de faire des frais pour une jolie poupée.
La dernière fois avec Catherine, une Bretonne rencontrée en vacances, j’avais sorti le grand jeu dans l’espoir de lui brouter le minou. Au restaurant « les phoques gris de la baie », face à l’océan et aux kitesurfs qui évoluaient dans le soleil couchant, j’avais commandé un plateau de fruits de mer composé- entre autres- d’araignées, de tourteau et d’étrilles. La note avait été salée ans aucun résultat. Le plus fort dans l’affaire c’est que Catherine, qui avait un peu trop bu pour l’occasion, m’avait avoué à la fin du repas préférer cent fois aller dîner chez Léon de Bruxelles car au moins on peut se resservir en frites. Ce fut le bouquet et durant tout le reste du séjour j’ai fui ma bretonne gourmande.
Kenavo Catherine !

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26/09 : Une contrainte de courgette et d’abricot

Contrainte : Montre-moi ta courgette, je te montrerai mon abricot…

zucchini twirls

Les oulimots autocontraints de Ssslll2 :

Montre moi ta courgette je te montrerai mon abricot…
Quelle idée j’ai eu là…
Ce n’est même plus la saison de l’abricot.
Du coup je planche, la tête vide et le pied en l’air.
Si au moins mon pied avait des idées
Mais même pas je peux dire que je le prends,

Et cette courgette, on en fait quoi?
On la cueille, on la farcit et on la cuit  ?
Sûre que vous êtes déçus…
Vous vouliez la mettre où petits coquins?

L’abricot … comment l’arranger avec une courgette ? Le sucré salé hyper improbable…
Déjà on va l’ouvrir en 2
Tester au doigt sa chair…
S’il est juteux … c’est parfait

Non j’ai beau chercher je ne vois pas
Et vous ?

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Montre-moi ta courgette,
Je te montrerai mon abricot,
Viens avec moi fillette,
Pour des plaisirs bien plus qu’amicaux
Faisons des pirouettes
Et tu banderas comme Rocco.
Ouvre-moi tes gambettes
Je pousserai des cocoricos.
Nous ferons la brouette
Et tu me défonceras franco.
Quand je t’aurai bien faite,
Nous gouterons aux plaisirs buccaux,
Ma queue sur ta luette
Pour recevoir de mon foutre l’écot.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Marivaux :

(Suite du texte du 25 …)

Au départ, lors de nos premiers échanges, elle s’était montrée exigeante et inquisitrice, comme si son expérience de libertinage l’avait rendue suspicieuse et très directe… elle voulait s’assurer que malgré mon âge, j’étais toujours vaillant pour elle et son appétit vorace, sans doute aussi voulait-elle vérifier certaines proportions de mon anatomie. Toujours est-il que nous ergotions sur qui s’afficherait en premier, comme deux enfants jouant au docteur sur le thème de : « Montre-moi ta courgette, je te montrerai mon abricot … » Je me moquais de sa puérilité anti-flirt si contraire à mon romantisme congénital, mais je m’exécutais, son charme me ravageait déjà. Bien m’en a pris puisque ce moment marqua le début de nos premiers jeux libertins.

Le blog de Marivaux

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Les oulimots d’Airelle :

Si tu commences à te montrer taquin, avec un regard rieur, je te taquine moi aussi… Attention.
Je baisse la tête et te regarde en coin, mes yeux sont cachés sous un rideau blond, mais juste ce qu’il faut pour te montrer comme ils te dévorent.
Évidemment, sous chacun de tes discours je me tortille, penche la tête et te souris. Je chopine allègrement les signaux que tu m’envoies.
Je déduis et, malgré la réprobation de nos amis Toltèques, je suppose, je suppute et présume sans aucune vergogne que ton corps m’envoie des messages que moi seule sait interpréter.
Remarques-tu ma langue qui chatouille ma lèvre supérieure ?
Tes sens m’appellent. Ça tombe bien les miens ne veulent que toi !
Prépare-toi à entrer dans mon jardin, à sentir, toucher, goûter et caresser l’objet de tes désirs. Prépare-toi à me laisser entrer dans le tien car j’ai l’intention de m’y installer et me repaître de tout ce qu’il y a à prendre.
Montre-moi ta courgette je montrerai mon abricot !
«  A vous, je vous prie le service commercial, de nous exposer vos statistiques »
Zut je suis au boulot…

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Les oulimots de Faffwah :

J’avais toujours eu du mal avec le sens caché des emoji. Particulièrement quand ils sont utilisés à des fins de séduction. Jusqu’à ce jour, lorsque, au détour d’une conversation, une de mes amies m’en envoya une série sous forme de divers fruits et autres légumes. De part sa profession de webmistress, je comprenais aisément qu’il y avait un sens caché à ce message mais j’étais bien en peine de lui fournir une réponse immédiate et spontanée. Et ce fut une jeune collègue qui, regardant par dessus mon épaule, me l’avait décodée :

  • Montre-moi ta courgette, je te montrerai mon abricot. Eh bien, on t’en envoie des choses…

Je rougis.

  • Aaahhh ? Et, euh, comment lui faire une réponse favorable, euh,  dans la même veine ?

Sans mot dire, elle m’avait pris le smartphone des mains et avait répondu par une ligne parfaitement sybilline à base de donut, d’épi de maïs et de gouttes d’eau, puis une avec un biberon et une langue. Pour finir par une pêche et une main agitée.

  • Laisse venir maintenant. Tout ce qui ne sera pas sens interdit sera bon à prendre. Mais je crois qu’il va te falloir des cours. Veux-tu que je devienne ta prof ? Je suis expérimentée et pédagogue.

Et elle appuya sa proposition par un furtif baiser dans mon cou.

Et c’est ainsi que je devins expert en la matière en même temps que polygame.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Pidgy :

Enigma !

Il retourne la carte entre ces doigts. Comment est-elle arrivée dans sa poche ? Où et quand ?

Il ne comprend pas.

Il est sûr qu’il n’y avait rien dans cette poche quand il s’est installé dans son compartiment. Cela fait longtemps qu’il a pris un train de nuit et il s’était réjoui de passer la nuit dans un compartiment pour lui tout seul !

Il a somnolé. Sans dormir. Du moins c’est ce qu’il pense. Maintenant qu’il a trouvé ce bout de bristol dans sa poche, il n’en est plus aussi sûr !

Ce n’est pas la carte en elle même qui le trouble. Non ! C’est de l’avoir trouvée dans cette poche quand il a cherché où il avait mis son billet.

Après le départ du contrôleur, il a regardé cette carte. Format carte de visite. Normale. Mais avec un fond rouge grenat. Pas blanc comme il est d’usage pour les cartes de visite !

Et puis il y avait ce texte en noir au recto ! Lugubre sur un fond rouge :

Montre-moi ta courgette, je te montrerai mon abricot…

Bizarre !

Qu’est-ce que cela signifiait ?

Une énigme ? Une invitation ? Une plaisanterie ? Mais de qui ?

Au verso, une photo. Ancienne. Jaunie. Un cimetière semble-t-il !

Avec des tombes ! Beaucoup de tombes !

En regardant bien, il y a des inscriptions sur les tombes. Mais c’est écrit en très petit. Difficile à déchiffrer !

Intrigant ! Il sent qu’il faut qu’il arrive à déchiffrer ces inscriptions ! Il a une loupe dans son attaché-case. Il la prend pour essayer de lire.

C’est mieux ! Chaque tombe est numérotée ! Et chacune à un mot sur la dalle et ces mots sont ceux de la phrase !

Il prend un crayon et une feuille et il note :

Montre        : 15

Moi               : 21

Ta                : 12

Courgette    : 9

Je               : 13

Te                : 15

Montrerai    : 14

Mon         : 4

Abricot           : 5

Un code ! C’est sans doute un code !

La phrase doit donner un chiffre ou une suite de chiffre !

Qu’est ce que ça donne :

15 – 21- 12 – 9 – 13 – 15 – 14 – 4 – 5

Rien d’évident à première vue !

Bon sang, qu’est ce que c’est que ce truc !

Et qu’est-ce qu’il y a écrit sur le portail du cimetière ? Voyons voir ! C’est vraiment écrit petit!

Il croit lire : “ Nous t’attendons là !”

Une invitation à venir dans un  cimetière ? N’importe quoi ! il ira, un jour peut-être, mais il n’en a pas envie maintenant ! Et surtout pas avec une invitation comme celle-là !

Mais… C’est peut-être pas au cimetière qu’il faut aller ?

Et si le code était tout simple, genre correspondance lettre/chiffre, qu’est ce que ça donne  ?

O – U – L – I – M – O -N -D – E

C’est quoi ce truc ? Ca ne veut rien dire !

“Oulimonde, ça n’existe pas ça !”, s’écrit-il à voix haute !

“Croyez-vous cher monsieur ?” lui dit une femme habillée comme une gouvernante avec un drôle de chapeau sur la tête, munie d’un gros sac de cuir comme les médecins en ont et d’un parapluie.

– D’où sort-elle pense-t-il ? Je ne l’ai pas entendue arriver ?

– De votre imagination, monsieur, vous avez pensé à moi dans votre somnolence et je vous ai fait parvenir une invitation au moyen de cette carte !

– Quoi !

–  Oui ! Et le fait de prononcer le mot “Oulimonde” m’a amené ici ! Mais cela a un prix ! Je ne me déplace pas pour rien !

– Quoi ?

–  Arrêtez de dire “Quoi ?” ! On dirait un crapaud !

–  Quoi ?

–  Ça suffit maintenant ! Je dois trouver les garnements dont je dois faire la bonne éducation ! Mais vous, vous devez prendre ma place !

–  Quoi ?

– Allez zou ! “supercalifragilisticexpialidocious” ! Voilà ! Envoyé dans un pays imaginaire, avec Beetlejuice ! Au moins tant que je serai dans ce monde ! Il reviendra plus tard. Ou pas ! Il est tellement facétieux Beetlejuice !

Ah ! On est bien Tintin ! Voyons ce que ce monde est devenu depuis mon dernier passage !”

Le blog de Pidgy

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Les oulimots de De La Vega :

Tu m’as dit : « Montre-moi ta courgette, je te montrerai mon abricot » et dans tes yeux amandes, j’ai lu V-E-G-E-T-A-R-I-E-N-N-E.
Si par chance ou par malheur, tu vois mon cœur d’artichaut et que tu me trouves chou, alors oui, nous couperons la poire en deux : je te mangerai la figue, je flatterai ta groseille, tu pèleras ma banane pour me faire dégorger le poireau…
Quoi ! ? « Des salades ! Cornichon ! » ?
Tu te prendrais pas un peu le melon ?
Pffff j’en ai gros sur la patate, j’ai travaillé pour des prunes…

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Les oulimots de Iotop :

Honni soit qui mal y pense

“ — Montre-moi ta courgette, je te montrerai mon abricot...”
— Stop !
— Comment, stop ?
— Je ne mange pas de ce pain-là !
— De pain ? je te parle fruit et légume !
— Et alors, le pain vient du blé, du froment, de l’orge …
— Ce sont des céréales.
— Et alors ? tu manges bien des céréales le matin, non ?
— Si…
— Bon alors, ce pain tu dois l’accepter !
— Je ne vois toujours pas le rapport.
— Et bien moi non plus … courgette … abricot … tu as un drôle de langage …
— Enfin, réfléchis un peu dans ta caboche !
— De toute façon, je n’ai pas de courgette.
— T’es bien un garçon, non ?
— Bah, oui, tiens …
— Donc tu as une courgette !
— Je ne vois pas le rapport.
— T’es vraiment un cornichon !
— Recommence pas à m’embrouiller.
— Un garçon ça à un petit tuyau …
— Et ?
— On appelle cela aussi une courgette !
— Une courgette ?
— Une courgette !
— Et pourquoi pas concombre ?
— C’est pas pareil !
— Comment pas pareil ? c’est tout de même …
— Il y a une autre utilité …
— Une autre utilité ?
— T’es cruche tout de même !
— M’enfin, cruche n’a rien à voir …
— …

Nous assistons en direct à l’éducation d’une IA (Intelligence Artificielle) par une autre IA.

Le blog de Iotop

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Les oulimots d’Alexandre :

Elle est bien gentille Charlotte mais pour l’instant elle se fait attendre.
A peine arrivée chez elle, elle m’annonce qu’elle sera prête dans une demi-heure.
Je n’ai qu’à attendre au salon.
Et me voici assis dans un fauteuil, avec une chienne en train de me mordiller mes lacets…
Il faut bien que je m’occupe car je crains que la demi-heure soit extensible.
Alors autant jouer avec le peuple des Oulimots et répondre au défi : « rédiger un texte
avec pour contrainte Montre-moi ta courgette, je te montrerai mon abricot.. »
Je suis certain que j’aurais terminé avant que Charlotte ne sorte de la salle de bains

« Madame,
S’il vous plaît,
Ne me laissez pas ainsi
à demi-nu

Depuis que vous m’avez dit
Montre-moi ta courgette,
je te montrerai mon abricot…
je n’en puis plus

Ce fruit défendu
que vous cachez encore
après avoir dévoilé vos seins
me rend tel le dieu Priape

Espérer glisser ma main
sous vos tissus
et vous caresser
ne me suffit plus

Me laisser croire que
je peux en premier
me délecter de votre bouton
d’or m’étourdit

Un mot de votre part, un seul
et je viens goûter
ce nectar divin
né de votre désir

Vos gémissements Madame
votre con ruisselant
seront comme une invite
à poursuivre mes assauts

Ce sera un honneur
de vous rendre grâce
et de vous honorer
de mon vit tendu

Comment, comment ?
Ce n’est pas cela que vous évoquiez ?
Vous parliez du prochain panier
délivré par l’AMAP !

Ah Madame
Je suis confus
mais je ne retire rien
de ce que je vous ai dit

A une alimentation saine
doivent s’adjoindre
les joies de la chair
tous les médecins vous le diront.

Serviteur Madame ! »
Alexandre, je suis presque prête…

25/09 : Une contrainte ensoleillée

Contrainte : Armoire, livre, linge, changer, soleil, herbe, plafond, nuage, bijou

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Les oulimots de Des mots et désirs :

De l’ouvrage au coeur

Il est des livres que l’on a plus envie de reposer quand on les a pénétrés et qu’ils ont fait de même avec vous. De ceux qui vous touchent en plein cœur dès la première ligne. Pareil au soleil ils vous enveloppent de leur chaleur bienfaisante et viennent chasser tous les nuages qui pourraient assombrir votre ciel. Chacun des mots qu’ils viennent murmurer à vos oreilles et déposer sur votre langue est un brin d’herbe de la pelouse sur laquelle vous êtes confortablement allongés pour vous aimer. Car c’est une histoire d’amour entre vous et lui. Vous vous tenez face à l’armoire qui vous sert de bibliothèque et déjà, sans savoir vraiment pourquoi, il attire votre regard. Peut être sont-ce son titre, ses couleurs, son odeur, ou son air de faire comme s’il ne s’intéressait pas à vous en regardant le plafond ? Vous le prenez délicatement entre vos doigts, caressez doucement sa couverture, puis ses pages que vous tournez délicatement pour ne pas les écorner. Vous finissez par fourrer votre nez entre les pages pour vous laisser envahir par son odeur. Le soir vous le déposez délicatement sur un linge comme si vous déposiez une femme sur les draps du lit avant de faire l’amour avec elle. Puis au fil des pages vous devenez plus audacieux et plus fougueux, fébriles de connaître la suite, de le voir vous dévoiler ses secrets les plus intimes. Imperceptiblement il a changé quelque chose en vous. Et en vous il luit tel le plus beau des bijoux.

17.05.05 4 Si je le pouvais, je t'offrirais toute les roses de la terre.jpg

Le blog de Des mots et désirs

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Joueur Parisien :

Une armoire, que fait-on d’une armoire ? Voudriez-vous que je vous livre la solution ? L’on peut sous une pile de linge y cacher un sac plein d’écus ou de livres sterling. L’on peut aussi pour changer, laisser l’ange y ranger un livre, deux livres, trois livres, des tas de livres. Ce linge rangé-là qui vous servira à vous changer devrait avoir bien sûr séché au soleil, il devrait avoir une odeur, une vraie odeur pour changer, de foin coupé et d’herbe fraiche.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Marivaux :

(Suite du texte du 24 …)

Un soleil sans nuages commence à poindre avec des reflets scintillants sur le plafond, je sens un parfum d’herbes fraîchement coupées, une douce clarté s’introduit dans la chambre, je vois épars les instantanées de notre folle nuit d’amour et de sexe : par terre ses bijoux, son armoire entrouverte, des linges dérangés, un livre ouvert … tout est encore là de cette soirée qui a changé nos vies.

Le blog de Marivaux

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Les oulimots de Faffwah :

Ce n’était pas une armoire à glace, non. Il comptait plutôt sur son esprit que sur son physique pour séduire. Alors il aimait le travailler au cours de ses nombreuses lectures. Et pour cela il y avait du beau linge dans sa bibliothèque. Pourtant, bien qu’il aimât en changer souvent, un livre revenait souvent entre ses mains : Aphorismes d’Oscar Wilde. Ce qu’il y trouvait le ravissait à chaque fois qu’il s’y plongeait et il  aimait briller en société, en le citant, au cours de ces soirées que l’on ne quitte qu’au lever du soleil et, de préférence, en galante compagnie. Et cela fonctionnait parfois. Oh, bien sûr, pour vaincre sa timidité il prenait soin de consommer un peu d’herbe. Mais vraiment pas de quoi sauter au plafond. Juste ce qu’il fallait pour le désinhiber. Alors ses saillies devenaient d’authentiques bijoux que n’aurait pas reniés son inspirateur. Et, sur un nuage, les donzelles de l’assemblée se pendaient à ses lèvres, avant de l’être à quelque chose de nettement plus charnel, pour la plus grande joie de chacune des parties.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Ghislaine 53 :

Le dernier voyage

Le soleil de sa vie venait de s’éteindre…
L’herbe ne serait plus jamais fraîche sous ses pieds…
Tout venait de changer…
La dernière page du livre venait de s’écrire…
Le linge qui le recouvrait portait la trace de ses larmes…
Il pendait à son cou, le dernier bijou offert pour leur cinquante ans de mariage…
Un nuage d’or,  gravé de leurs initiales…
Ce soir, quand elle rentrera, elle ouvrira l’armoire, elle respirera ses effets, sentira son odeur… Comme pour l’avoir près d’elle…  Puis, elle s’allongera dans ce grand lit vide de lui, scrutant le plafond, puis, laissera échapper sa douleur infinie sur l’oreiller où il posait sa tête…

Le blog de Ghislaine 53

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Les oulimots de Pidgy :

Arachniromancie !

Allongé dans l’herbe, je regarde le ciel. Je suis des yeux ce nuage qui vagabonde et avance dans le ciel. Il fuit le soleil. Il en a peur on dirait.

Je rêve. La tête ailleurs. Me changer les idées. Changer le monde. Changer.

Tu as une araignée au plafond qu’elle me dit parfois ! Si il n’y en avait qu’une ! J’en ai plusieurs ! Des tas ! Une colonie ! Je les sens courir dans ma tête, se poursuivre, rire ! Vous avez déjà entendu une araignée rire ? Non ? Ça ne m’étonne pas ! Nous sommes rares ceux qui peuvent les entendre.

Il m’a fallu du temps pour y arriver. Énormément ! Depuis ma tendre enfance. J’ai commencé à les écouter, à les entendre quand je me cachais dans l’armoire à linge, enfant. Avec les chatons ! C’est là que notre chatte venait les cacher. Je restais avec eux. Au chaud. J’étais le grand de la portée. Cajolé par la mère chatte. Son bijou !

Je les entendais les locataires du bahut. Ces petites araignées bien cachées qui rouspétaient de me voir entrer dans ce lieu qu’elles pensaient être leur propriété. Elles n’étaient guère aimables au début. Mais elles se sont habituées à me voir. Petit à petit. Et elles ont commencé à me raconter des histoires, belles et merveilleuses, ou horribles et terrifiantes. C’est un vieux peuple que celui des araignées. Il vient de la nuit des temps et sera encore là après nous. Elles ont la mémoire du temps, des temps et je pourrais écrire bien des livres avec toutes les histoires qu’elles m’ont contées. Mais j’ai la flemme de le faire. Elles le sentaient et le savaient. C’est pour ça qu’elles sont été si bavardes avec moi.

Elles le sont toujours.

Vous n’entendez pas les araignées vous parler ?

Dommage !

Le blog de Pidgy

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Les oulimots de De La Vega :

Sous le plafond azur quelques livres volent en formation. Ça et là, un nuage de lettres fait pleuvoir des mots.
Puis, l’herbe haute se ride d’une houle qu’un vent d’inspiration ne semble vouloir apaiser. Les textes à tout vent voient changer les [E]… en [A] !
Quelques poésies, pendues au fil des idées, sèchent au soleil.
Bientôt, elles seront lues. Soigneusement rangées dans nos armoires ou amèrement jetées, bijoux pour certains, linge sale pour d’autres. Elles auront le mérite d’avoir existé… Un temps.

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Les oulimots d’Airelle :

Changer de Vie, plier son Linge, vider son Armoire et partir sous un autre Soleil pour se libérer d’un Plafond trop bas. Ne pas oublier ses Livres.

S’offrir un Bijou.

Réapprendre à marcher pied nu dans l’Herbe sous la fraîcheur des Nuages d’été…

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Les oulimots de Iotop :

J’ai une armoire et un livre,

J’ai une armoire et un livre, un livre dans une armoire et pas une armoire dans un livre…

J’ai balancé au service de collecte des déchets les autres livres, pour ne pas dire aux ordures. Il y a des expressions qui sont interdites de paraître sur le territoire lexical. Pour le bien des oreilles ? Pour faire plus propre ? Le nauséabond au mot d’ordre de passer à la lessiveuse pour des oreilles chastement préservées de l’odeur qui restera tout de même dans le… nez.

Quoi qu’il en soit, ce livre trône parmi mon linge et je ne vais pas changer d’idée. Un livre propre, du linge propre, une vie propre… En fait, garder l’essentiel. J’avais des milliers de livres, chacun avec sa particularité, son aura, sa saveur, son trait… Et puis, le temps est comme un taille-crayon, il mine la vie et je suis un tantinet au bout, alors comme le soleil, un seul suffit et de livre aussi et avant que la faux me coupe l’herbe sous le pied (j’en ai toujours deux, de pied) par nature ou par un plafond avec une corde et de rejoindre le nuage à mon transport vers les cieux (je suis à demi croyant, en espérant que je n’aurai pas un demi ciel), j’ai décidé de ne garder que ce livre, un bijou de la littérature, immortel…

Bref, je vais brûler aujourd’hui, mon livre, mon Veau d’Or… à moins que… mon armoire…

Le blog de Iotop

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Les oulimots d’Alexandre :

Aujourd’hui est un grand jour et j’ai le sentiment que la chance est enfin de mon côté.
Le ciel est d’un bleu éclatant, pas un nuage et le soleil est au rendez-vous. Je vais aller
chercher Charlotte dans une demi-heure. J’ai sorti de mon armoire-penderie un pantalon de toile assorti à la couleur du ciel et une chemise blanche impeccable, il faut dire que je repasse moi-même mon linge méticuleusement, et oui, dans ce domaine aussi, j’ai des principes ou des manies comme vous voulez…
Et vous me ferez pas changer. Tenez un exemple parmi d’autres, je ne supporte pas le moindre raté dans la peinture d’un plafond vous savez, ces traces de rouleaux qui apparaissent à la lumière rasante. Je suis capable de recommencer deux fois avant d’être satisfait
Revenons à ma douce Charlotte, j’ai longtemps hésité sur ce que je pouvais lui offrir comme symbole de l’attention que je lui porte.
Un roman ? je ne connais pas ses goûts, un bijou ? Pas si vite nous ne sommes même pas fiancés ! Des fleurs ? trop commun.
Au final j’ai opté pour un livre de photographies sur ma ville et sa région, une façon de lui montrer tous les lieux à découvrir ensemble, du moins je l’espère. Parce que les calanques c’est bien, mais inutile d’espérer s’allonger dans l’herbe verte et de conter fleurette.

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24/09 : Une contrainte nourricière

Contrainte : Amour, vie, temps, coupe, montre, nourricière, bien, dormir, enlacer

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d’après une création de Maryrose Noble

Les oulimots auto-contraints de Faffwah :

Ils avaient fait l’amour. Toute la nuit. Et, plein de vie, ils avaient l’impression que le temps n’aurait plus de prise sur leur relation. Puis ils rentrèrent, chacun chez soi. Pour y découvrir que la coupe était pleine et qu’il fallait passer à autre chose. Ils décidèrent donc de se créer de nouveaux moments ensemble. Et que de ce renouvellement viendrait le salut. Ils savaient que ce serait difficile de résister entre temps mais ils ne s’étaient pas promis l’exclusivité. En attendant, ils allaient entretenir leur besoin l’un de l’autre dans des échanges enflammés bien que virtuels. Pour mieux se retrouver.

Cette brève fable montre bien que, pour nourricière que soit une relation, elle peut aussi créer du manque. La laisser dormir est alors impossible, il faut que la passion vive, soit entretenue. Et, souvent, enlacer son oreiller en pensant à l’autre ne suffit pas.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Tia :

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Le temps n’a pas de prise dans cette sphère que l’on s’est offert.Bien des amours ont parcouru nos vies. Méditerranée, nourricière de mes pensées a enlacé cette chance, la montre s’est arrêtée ce jour là.nous avons porté à nos lèvres la coupe des désirs et enlacé nos corps à l’écume de nos sens pour dormir repus de ce secret.

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Que dit-on de l’amour,
Dans le cours de la vie ?
Que s’écoule le temps
Qui le cours des jours coupe.
Temps compté par ma montre.
Mer nourricière
Loin de toi pour mon bien
Je dois ce soir dormir
Et ce corps enlacer.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Domino :

Madame,

Comment avez-vous osé vous pavaner ainsi au bras de ce bellâtre, accepter son baiser décadent,  batifoler avec indécence, l’enlacer sans pudeur en me narguant de ce rire cruel ?

Que ce son cinglant m’a déchiré ! Il s’est planté dans mon coeur tel un poignard, a arraché avec sauvagerie mon amour pour vous.

Vous m’ôtez la vie, me piétinez le temps d’un rire, me jetez aux orties comme une vieille chaussette indigne de couvrir vos pieds, que depuis des jours je baise en pensée.

Ah ! Monstrueuse créature, divine diablesse, sournoise traîtresse.

La coupe est pleine et déborde de ma haine, infecte mes rêves et les transforme en cauchemars où, d’un coup de hache, votre tête je sépare de votre corps infâme.

Dormir m’est désormais refusé. Je ne peux me résoudre à fermer les yeux et contempler horrifié votre sang couler par ma faute.

Quoi que je fasse, ma folie néfaste n’efface pas la douleur vivace de mon cœur déchiré par ma dévotion tenace à votre égard.

Ne craignez rien, bien que, vous torturer, vous assassiner, j’en rêve inlassablement et que cette idée me porte aux pires folies.

N’ai-je pas sauté du pont des amours, prêt à mourir pour vous garder belle et pure dans mes souvenirs ?

La mort m’a refusé le linceul de l’oubli et m’incite malgré moi à vivre dans votre ombre, me montre le chemin d’expiation pour vous avoir offensée.  

Je m’y résous, bien malgré moi, mortifié et abandonné à mes démons intérieurs, priant avec ferveur de me fondre dans la terre nourricière, disparaître à jamais au plus profond de l’enfer.

Lui seul sera aussi doux que la caresse de vos lèvres sur ma bouche fermée pour toujours.

Adieu.

Un amour impossible.

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Les oulimots de Marivaux :

(Suite du texte du 22 …)

Je sors de mes songes, et je la regarde dormir, les draps la couvrent légèrement et me la montrent sensuelle, enlaçant l’oreiller. Le temps semble suspendu et elle a plongé dans la nuit comme dans une terre nourricière. Serais-je amoureux ? j’en souris en levant ma coupe à ses amours et à la vie ! Je me sens bien moi aussi…

Le blog de Marivaux

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Les oulimots de Ghislaine 53 :

Nos soldats

Et voilà qu’aujourd’hui,
ils vont bien ensemble, en cadence,
comme le tempo d’une vie, d’un destin.
Ils ont choisi leur temps d’expériences,
l’amour d’une patrie pour leur chemin !

Et voilà qu’aujourd’hui,
Ils vont bien ensemble, en puissance,
sur leur terre nourricère de demain,
ils marchent contre la montre des errances,
comme le tempo des batailles d’antan.

Et voilà qu’aujourd’hui,
La coupe rase, habillés de guerre,
ensemble ils vont dormir,
ils vont enlacer leur barda vert,
ensemble , se battre pour notre avenir

Et voilà qu’aujourd’hui,
je leur dis, Merci !!…

Le blog de Ghislaine 53

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Les oulimots de Pidgy :

En majuscules !

Avec Mon Ordinaire Urbanité Rieuse !

Voyez ! Il Enjôle !

Tout Est Mis Pour Séduire !

Cet Ouistiti Un Peu Envieux

Mélange Outrageusement Notre Tempo Résolument Enjôleur.

Nous Organisions Un Raout Ici, Cet Individu Énervé Râla Encore !

Bienvenue Iconoclaste En Nouba !

Doit-On Ratiociner Monsieur Invité Râleur ?

Enfin Nous Laissons Aucun Compagnon Esseulé, Rions !

Le blog de Pidgy

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Les oulimots de De La Vega :

Sans toi, ma vie est l’ennemi du temps.
Et si l’audace te montre déconvenue,
Que je deviens ce que tu prétends,
Bien mal m’en prenne, à tes élans je suis tenu.

Ma nourricière, ma coupe, mon soutien.
L’armure de tes mots protège les miens.
Laisse moi dormir, pour mieux t’enlacer
Toi que j’ai trahi pour un amour désuet,

Ma facétieuse amie : ma connerie délurée !

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Les oulimots d’Airelle :

C’est sous la coupe de vos caresses que je me montre docile.
Enlacée dans l’amour que vous m’offrez, je peux dormir apaisée.
Je me sers de votre masculin pour me couvrir et m’assoupir. Dans vos bras je me laisse porter loin de tout, juste un temps pour reprendre des forces. C’est du vit de votre vie que je me nourris. Celui là même, responsable de mon désarroi.
Mais je m’arrange avec la montre pour ne pas tomber, et me repaître de  l’énergie dont vous êtes prodigue.
Peu d’entre vous ont ce don,
Peu d’entre vous savent me bercer,
Et bien moins encore, savent m’enrichir de leur esprit…
C’est à la façon dont vous me regardez, que le mien est saisi, à la manière de m’aborder que déjà je sais que pour vous je me ferais nourricière de vos plaisirs.
N’insistez pas si un jour je me fais farouche, c’est que le masculin m’appelle ailleurs…

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Les oulimots de Iotop :

La vie est un réservoir d’eau de Vie qui facilement noie les imprudents.

Paul était un rescapé du Navire Amour. Il en avait perdu pendant un moment la boussole, de cette folie d’Aimer à Vie, le temps d’une rencontre entre la Rue des Roses et le Boulevard des Imprudents.

Il était temps qu’il ramasse sa gaule et tout le restant de ses appâts. Ne pêche pas qui veut en eau trouble même avec une coupe de champagne pour séduire une belle ou un thon, il faut prendre des précautions car l’hameçon n’est pas toujours pour les autres …et l’on montre ainsi des qualités d’amour qui ne vaut la nourricière de notre enfance qui avait se penchant à vous faire téter pour le bien des deux …

Bref, Paul allait dormir sur ses deux oreilles avec cette facilité qu’il ne dormait que sur un côté à la fois, en chien de fusil, la cartouchière en bandoulière après la prière du soir avec cet effet serpillière qui absorbe tout et dont l’essorage est effectué dans les cieux avec ce rappel au moment le plus critique à enlacer la dernière inspiration avec un goût amer …

La vie est un réservoir d’eau de Vie qui facilement noie les imprudents. L’Amour oui, mais attention à ne dépasser la dose prescrite ….

Le blog de Iotop

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Les oulimots de Camille Sorel :

Mon amour,
Je veux le raconter encore.
Nous entrons dans cette maison. Tu refermes la porte derrière nous. Lentement, tu plies les genoux et dépose sur le sol ton sac, tes cigarettes. Comme un cow-boy se désarme. Je me désarme aussi et me tiens face à toi.
Le temps s’arrête.
Tu ouvres tes bras, et je t’enlace.
On se regarde enfin. Je sens ton parfum ambigu, la forme de ton corps, la force de tes bras serrés autour de moi, et tu deviens ma terre nourricière, mon eau, mon vent.
J’ai dû perdre la tête, tes lèvres sont sur les miennes, comment es-tu venu ?
Ta langue cherche la mienne, c’est le premier baiser, unique, particulier.
Je crois que j’ai gémi.
Quelques instants plus tard, tu t’arrêtes, et me dis « Il faut que je te montre ». J’ai vu, et t’ai montré. Robe à la main, je tourne devant toi.
C’est moi qui demande : « Je voudrais qu’on s’allonge ».
Nous entrons dans la chambre et nous voilà couchés.
Je pose la tête sur ton épaule et caresse ta poitrine. « Je suis bien. »
« Tu ne disparaîtras jamais ?
– Jamais.
– On s’aimera toute la vie ?
– Toute la vie.
– On dormira ensemble ?
– J’y crois. »
Sorti de la maison, complice, tu as serré ma main.
J’ai vu tomber un pan de ma vie, c’était une coupe franche. L’ère grise est partie en fumée.

Le blog de Camille Sorel

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Les oulimots d’Alexandre :

Vous l’avez compris, je rêve d’un grand amour. Oh je ne suis pas dupe, je sais bien qu’une relation amoureuse ne dure pas toute une vie et que parfois avec le temps le désir s’envole. Mais qui a envie de dormir seul quand on peut enlacer sa compagne ou son compagnon et se réveiller les yeux dans les yeux ?

Moi mon problème, moi qui ai été élevé par trois femmes – je vous l’ai déjà raconté – et en premier lieu par ma mère nourricière, et bien mon problème dis-je, c’est de m’affirmer face à une beauté qui me tétanise. Face à celle que je crois être la femme de ma vie, je suis comme partagé en deux. D’un côté je suis poussé dans un élan, prêt à tout faire pour la connaître et de l’autre je n’ose engager la moindre discussion de peur d’être rejeté. C’est toujours la même course à la montre entre ces deux attitudes et si c’est la timidité qui l’emporte cela coupe tous mes moyens

Au moins avec Charlotte, je suis sur mon terrain professionnel et dans ma ville, un double avantage par rapport à cette fille du Nord.
Je ne vous l’avais pas dit mais c’est une Ch’ti pur sucre Charlotte !