31/10 : Une contrainte de renouveau

Contrainte : Rupture, départ, soulagement, renouveau, projet, cinquantaine, élan, conventionnel, aventure

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Les oulimots auto-contraints de Faffwah :

Ils se rejoignirent à la terrasse d’un café. Ils formaient un drôle de tableau trouvèrent-ils. Lui, la cinquantaine, plus ou moins en rupture avec la société et elle qui cherchait une aventure afin d’échapper un moment à un mode de vie trop conventionnel. Et pourtant, finalement, ils étaient animés par un même élan. Tous les deux voulaient vivre autrement, mieux. Ils étaient heureux de cette communauté de projet et, bientôt, leurs bouches se rencontrèrent, leurs langues se mêlèrent.

Ils furent vite indécents. Au point de devoir trouver au plus vite un lieu pour abriter leurs ébats. Mais pas question d’aller chez lui. Il avait dévasté son appartement au cours de ses élans de désespoir. Et chez elle ? C’était prendre le risque d’être surpris par l’époux et il était probable qu’il n’apprécierait pas ce genre de renouveau dans la sexualité d’Aline. Ce fut donc avec soulagement qu’ils aperçurent l’enseigne d’un petit hôtel au coin de la rue.

Ils réunirent tout juste la somme nécessaire à la location d’une chambre pour l’après-midi en fouillant leurs poches. Il commençait à être vraiment fauché et, pour ce qui la concernait, Monsieur tenait très serrés les cordons de la bourse. Mais bon, ils y étaient.

Une fois à l’intérieur, elle se jeta sur lui, arrachant presque les boutons de sa chemise avant de s’attaquer à sa ceinture avec l’empressement de son désir impérieux. Il n’était pas en reste pour la déshabiller et il se retrouvèrent vite nus, leurs corps emmêlés. Et ce furent alors de folles cavalcades vers les sommets du plaisir. il la lécha à l’en faire hurler, elle le  prit en bouche, en con, en cul. Et, quand elle voulut lui rendre la pareille de ses doigts agiles, il lui tendit le sien avec joie.

Il fut hélas temps de se séparer, chacun devant reprendre le cours de sa vie. Mais cette escapade leur avait rendu à tous deux l’espoir de lendemains qui chantent. Et ils se promirent de se retrouver bientôt pour donner libre cours à l’expression de leurs désirs. Ça avait été de belles retrouvailles et cette complicité renaissante faisait sonner en eux le signal du départ vers un monde dans lequel ils auraient leur place. Tout restait à créer.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

La contrainte du jour de rupture coule naturellement vers nouveau départ. Mais, est-ce un soulagement d’avoir trouvé cela qui n’est en rien un renouveau même su cela permet de boucler ce projet. Certes si j’étais plus jeune et plus proche de la cinquantaine, peut-être aurais-je trouvé plus d’élan pour un billet moins conventionnel qui aurait débouché sur une belle aventure.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Ghislaine 53 :

Nouvelle vie

La cinquantaine venue, il n’éprouvait aucun soulagement d’avoir terminé cette aventure !
Aucun élan ressenti dans ce soi-disant renouveau !
Toutes ces années passées dans le conventionnel des choses
il avait aimé ! Il était bien dans sa routine, il aimait le projet qu’il avait construit, mais voilà que c’était le départ et la rupture avec le monde du travail !!
Car aujourd’hui, à cinquante ans, il est chômeur !!

Le blog de Ghislaine 53

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Les oulimots de Dom Vauvert :

Nous nous souvenons tous de ces jours heureux, là où les élans étaient majestueux, là où l’aventure nous attendait au coin du bois.
Rupture de moments infinis, presque des habitudes tueuses !
Les conventionnels, 1792. Ce qui défini un nouveau départ !
Nous partîmes cinquante, et nous arrivâmes cinquante !
Soulagement cortical pour les cinquante, ter, repetita !
Nouvaure la vie, déformation de re-nouveau
Ignition, des gros moteurs, départ en fury !
Nous ne savions pas où nous allions, espérant sans cesse à la terre promise !
Celle qui nous conviendra, où nous serons toujours sur la frange de notre univers.
Pas de repos, plus de navigation Styxial
Vive toi, Mec !

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Les oulimots de Iotop :

L’aventure ne s’écrit pas sur la peau de la normalité

Rupture. Rupture de toi de moi, de nous, de tous, de notre bulle … de savon.

Et puis un nouveau départ, avec un handicap et pas de soulagement possible, pas de vrai renouveau

Et ce projet fou, de revenir en pèlerinage sur nos moments intenses …

Et puis la cinquantaine sonne le glas, j’ouvre mes yeux une nouvelle fois et … un nouveau jardin … d’amour vient de naître …

Un élan … de survie … une aubaine et je suis hameçonné … par le conventionnel d’une relation un million de fois écrite et l’aventure ne s’écrit pas sur la peau de la normalité …

Je viens de jeter ma lettre de démission. Ce soir, tu rentreras et le lit sera bien chaud de ma présence …

Je reste soumis … moi, le rebelle castré.

Le blog de Iotop

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Les oulimots d’Alexandre :

Laure me propose d’être associé à son nouveau projet commercial. Elle a besoin, me dit-elle d’un homme rigoureux à ses côtés. J’avoue être flatté par cette offre fort tentante à double titre.
Dans mon entreprise actuelle, j’ai fait le tour des possibilités et je verrai toujours un jeune loup  surdiplômé me doubler pour obtenir un poste à responsabilité. La cinquantaine approchant, se lancer dans une nouvelle aventure, même si c’est risqué, est une façon de découvrir de nouveaux horizons.
De plus être aux côtés de Laure pour qui je semble compter n’est pas pour me déplaire même si j’ignore ses intentions réelles. Elle a tourné la page après sa rupture avec son mari et affiche la volonté d’un nouveau départ professionnel. Mais dois-je comprendre que ce renouveau se traduit aussi par un élan amoureux ?
Derrière mes airs bravaches, je suis un homme conventionnel qui a besoin que les choses soient dites. Aussi j’ai posé franchement la question à Laure : qu’étais-je à ses yeux ? A mon grand soulagement elle m’a avoué qu’elle se voyait bien vivre à mes côtés tout en préservant sa liberté. Si j’étais trop pressant, je provoquerai une rupture entre elle et moi. J’étais averti, j’étais davantage le prince consort que l’homme de sa vie.
Je décidais de tenter ma chance.
Après tout, on ne meurt qu’une fois !

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Les oulimots de Popins :

Avoir encore le temps

A la vingtaine, on pense savoir qui l’on est, premier départ dans la vie adulte. On explore les voies, les femmes. Plein d’élan, plein d’envies. 
A la trentaine, on réalise nos projets, professionnels ou amoureux, on se case. Chemin bien conventionnel qui doit nous mener au bonheur. On y croit. 
A la quarantaine, on se demande si l’on ne s’est pas trompé de chemin, remise en question de ses choix, l’ennui qui s’infiltre. Mais finalement c’est comme cela.
A la cinquantaine, c’est la rupture. Le renouveau s’impose. On prend conscience qu’on a qu’une vie, et on ne veut pas passer à côté. Pas de regret, simplement du soulagement d’avoir encore le temps.

Je sais bien que tout ceci est schématique. Ce sont juste quelques mots simples pour t’encourager Toi -l’homme au café- dans ta nouvelle aventure. Je te souhaite de l’épanouissement, du respect de qui tu es et de tes aspirations, du bonheur et du plaisir.

Les hommes biens sont rares. Ne doute jamais de toi !

Le blog de Popins

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30/10 : une contrainte addictive

Contrainte : Drogue, pourrir, aliéné, amer, vivant, accroupi, désosser, muraille, gironde.

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Le plaisir serait-il devenu une drogue

Que nous poursuivrions avec une pirogue ?

Un plaisir que nous pourrions fleurir

Avec des mots sans jamais les pourrir.

Plaisir jamais aliéné,

Plaisir pour toujours déchaîné.

Plaisir n’est pas chimère,

Et ne sera amer,

Restant vivant

En écrivant.

Écrire accroupi

Tel un scribe assoupi,

Lentement les mots désosser,

Pour pouvoir mieux les carrosser,

Et les empiler telle une muraille

Belle et lumineuse comme un vitrail,

Des mots superbes assemblés à queue-d’aronde,

Pour pouvoir les offrir à la belle gironde !

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Ghislaine 53 :

La dépendance

Le corps accroupi et comme désossé de maigreur, la muraille le tient, plus qu’il ne s’y s’appuie.
Il n’est plus lui, plus vivant comme avant…
La drogue fait de lui un aliéné !
Le produit amer qui coule dans ses veines depuis des jours et des jours, le fait pourrir à petites doses de poison injecté. Un jour la Gironde l’emporterait dans son lit de trépas et,  de lui, on parlera au passé…

Le blog de Ghislaine 53

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Les oulimots de Faffwah :

L’enthousiasme de Mathieu fut de courte durée. Toute la drogue et tout l’alcool qu’il avait pu consommer ces derniers temps avaient fini par pourrir son organisme. Et son esprit, aliéné par ces psychotropes, lui interdisait de pouvoir se concentrer sur le moindre sujet plus de cinq minutes d’affilée. Bref, il se retrouvait au pied d’une muraille infranchissable. Un peu amer, il dût se rendre à l’évidence : il était mal barré pour mener à bien son entreprise s’il restait ainsi. Mais que faire ?

Il en était là de ses réflexions, accroupi dans un coin de son salon, en proie à une montée d’angoisse quand une notification sur son smartphone l’arracha à son désespoir. C’était Aline, une de ses vieilles conquêtes, à qui, visiblement, il avait laissé un souvenir bien vivant, et qui lui proposait de le voir. La photo d’elle, nue, qu’elle avait jointe au message lui prouva qu’elle était restée bien gironde malgré les années et le sang de Mathieu s’échauffa. Aline lui servirait à prendre sa revanche après une première manche désastreuse. Elle ne serait pas une victime par contre, non. Aline n’était pas une de ces bimbo à désosser par désœuvrement. Et puis Mathieu était trop gentil pour ça. Il la voyait plutôt comme un moyen pour lui de se remettre en selle, de récupérer un peu d’estime de soi. Et puis il verrait bien.

Mathieu réunit donc le peu de créativité qui lui restait pour composer le message le plus érotico-spirituel qui fût. Il lui fallait la séduire. Ce serait le premier pas vers sa résurrection.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Iotop :

A désosser tout optimiste

Je me drogue à la … à la quoi, déjà ? … je me drogue à … je ne sais plus… de toute façon, elle est licite et cela ne m’empêche pas de pourrir sur pied comme tout le monde.

Je regarde ce monde aliéné par le superflu et l’effervescence de l’info voyeuse, anxieuse, scandaleuse, causeuse, monstrueuse et pourtant elle est identique aux décennies précédentes, aux siècles antécédents …

Je suis assis en califourchon sur un blanc dit public, fixé fermement au sol comme si un vol était possible … et je suis amer et vivant comme une ondée, je respire la terre et les fleurs et puis la déchéance sur les parvis de tout un chacun …

Tout devant moi s’opposent les vérités et les mensonges, les lois des hommes et ses instincts…

Je suis accroupi sur les questionnements de mon existence et à la validité de : “Je sers à quoi ? « . A rien et à tout. Et tout de rien, je ne vois pas l’intérêt de continuer mon parcours, un champ de mines … à désosser tout optimiste … alors, la muraille psychologique prend l’eau et … la première larme gironde s’élance et la montée de l’émotion du dernier souffle dans ce parc public pour un dernier regard et puis une dernière bolée de Librax et je vais rentrer à la maison, ma solitude sous le bras et …

— Alors, commère ?
— Il s’est pendu hier au soir à la pleine Lune, le pauvre homme …
— Remarquez, avec un tel handicap …

Le blog de Iotop

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Les oulimots d’Alexandre :

A force de me lire, vous devez penser que le travail est pour moi comme une drogue et que les seules  bouffées d’oxygène proviennent de mes échappées amoureuses. Vous n’avez pas complètement tort, je dois  reconnaître que je suis un aliéné du travail, un « workaholic » comme disent les Anglo-Saxons.
Je râle quand on me demande de représenter l’entreprise mais au final je ne suis pas mécontent d’être reconnu comme un bon vendeur et de démontrer mon savoir-faire.
Comme je le répète toujours « il vaut mieux enfoncer une porte plutôt que de rester accroupi au pied d’une muraille ».   Je ne sais plus quel penseur chinois a dit cela mais cette pensée profonde me convient. Il ne faut pas rester amer au prétexte qu’une autre personne a été choisie à votre place et encore moins laisser pourrir une situation.
Toujours aller de l’avant !
Il reste que je ne verrai pas Laure le prochain week-end, je ne serai pas invité à déjeuner avec pour mission de désosser le poulet avec dextérité, poulet qui trônait encore vivant dans la ferme les jours précédents.
Vous ai-je dit que le domaine de Laure jouxtait une exploitation agricole ? Aller acheter des œufs ou un poulet auprès de la fermière plutôt gironde, est une tâche dont je m’ acquitte avec grand plaisir.
Mais je m’égare. Pour l’instant place à la communication institutionnelle !

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29/10 : Une contrainte de voleur

Contrainte : Cône – Fallacieux – Bouche-trou – Seringue – Carrément – Chandelle – Terminaison – Sobriété – Rapine

A

illustration de jean-claude.claeys

Les oulimots d’un Joueur Parisien :

En forme de cône, feula cette conne, argument fallacieux pour refuser une fellation qu’on ne fait là comme bouche-trou dans sa bouche troublante, coulissant, comme piston de seringue, carrément, car aimant le chant d’elle autour de sa chandelle à la douce terminaison, termine et zone érogène n’oublie sans sobriété. Sobre, y étiez-vous lors de cette rapine ? Elle aura pine !

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Faffwah :

Ça ne s’arrangeait pas pour Mathieu. La sobriété le fuyait de plus en plus et, des cônes, était désormais tenté de passer à la seringue. Et voilà qu’à présent Léonard venait de lui envoyer un SMS lui faisant mention du fait qu’il avait recruté un bouche-trou de talent pour finir le projet. Et que, par conséquent, s’il voulait prendre le temps de se remettre, il le pouvait. Ce ne serait par contre pas aux frais de la société et sa carte bancaire professionnelle était désormais bloquée. Bref, Léonard lui annonçait carrément son éviction du cabinet sans même chercher de fallacieux prétextes. Mathieu s’en doutait un peu suite à la visite qu’il avait reçue mais il trouva quand même le procédé un tantinet brutal

Cela aurait pu lui porter un coup fatal . Au contraire. Un vent de révolte se mit à souffler sous son crâne. Il eut un instant envie d’aller casser la gueule de son désormais ex associé. Toutes ses terminaisons nerveuses véhiculaient alors de la haine envers ce connard prétentieux qui n’avait fait qu’apporter du capital à leur entreprise. Putain, c’était lui, Mathieu, qui était leur caution créative. Puis il se dit que le jeu n’en valait pas la chandelle et que ce serait trop d’attention à lui donner. Non, il allait lui piquer son client en lui faisant en sous-main une proposition qu’il ne pourrait pas refuser. L’idée de cette rapine finit définitivement de le dégriser. Il se mit aussitôt à son bureau et commença à griffonner nerveusement quelques notes.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Ghislaine 53 :

Le gosse de la rue

Sous le prétexte fallacieux d’une offrande de cône au chocolat, elle détourna son attention et elle n’y alla pas avec le bout de la chandelle pour lui planter la seringue dans la cuisse, après tout il fallait bien le soigner même si son état de manque total de sobriété était évident, même s’il venait d’avoir commis, encore une rapine…

Que c’était triste de voir ce gosse être le bouche-trou d’un clan de rue !! Que c’était triste à treize ans d’être un voyou
des rues, abandonné, livré à lui même, dans une terminaison de vie bien évidente !
La soignante, c’est à cela qu’elle était confrontée toutes les nuits, lors de ses maraudes…
A quand, plus cette misère ??? A quand ???

Le blog de Ghislaine 53

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Les oulimots de Pidgy :

En ce temps là !

J’ai beau chercher un prétexte fallacieux pour me soustraire au pensum du jour, je ne le trouve pas.

Il faut que je me mette à une occupation bouche-trou entre matin et après midi et c’est toi, ma feuille blanche, que je vais noircir.

Rassure toi, je vais le faire avec sobriété. Tu me connais ! Bien, puisque tu me supportes depuis bien longtemps.

Un temps que les moins de 50 ans ne peuvent pas connaître. Un temps, où il avait une seringue à la maison. Oui, on ne craignait pas de la réutiliser ou de manipuler son aiguille. Il fallait juste la mettre à bouillir avant utilisation. Du développement durable avant l’heure.

En ce temps là, il y avait toujours au moins une chandelle ou une bougie à la maison. C’est rare d’en avoir maintenant. C’était une autre époque. Carrément différente de la notre. Plus difficile peut-être mais plus facile en fait. La solidarité n’était pas qu’un mot. Elle se traduisait dans les actions réellement.

Et au besoin on faisait des rapines pour vivre. On ne volait pas non. On allait dans des vergers ou des champs. Cela permettait parfois de manger les jours difficiles.

Oui, il y avait de la solidarité, solidarité qui semble en voie de terminaison tellement elle peut paraître incongrue. Certains la qualifient même de criminelle quand elle porte assistance à des personnes qui risquent de mourir noyer.

Quelle drôle d’époque nous vivons.

L’égoïsme s’installe partout. Le collectif passe pour une pratique surannée. Le don de temps ou d’argent vous fait quasiment passer pour un fou.

A croire que les cons et les cônes constituent la majorité de ce qui se prétend l’humanité.

Oui, j’écris cônes. Ça leur rajoute un beau chapeau pour embellir leur laideur.

Allez, je vous laisse, je vais continuer à jouer au rêveur cet après midi…

Le blog de Pidgy

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Les oulimots de Iotop :

Pas un joint, pas un mollusque, mais un cône …

Ce matin, je me réveille avec la seule image restante de ma nuit : un cône. Pas un joint, pas un mollusque, mais un cône de chantier dit aussi un plot. Je me demande si ce rêve n’est pas fallacieux. En effet, quelle idée à celui-ci d’exposer, d’imprimer et faire retenir ce genre de signe.

De signe ? Pourquoi ce mot, me vient à l’esprit ? Un bouche-trou qui m’évite d’atteindre une profondeur neuronale inattendue ? Une absence comme un vide abyssal ?

Bref, comme chaque jour, je me seringue du positif pour commencer au moins ma matinée voire terminer ma journée … avec le sourire ou carrément m’enfoncer dans le mutisme sans connaître le langage des signes …

Je vais sortir du lit au sombre de la pièce, ma chandelle en attente de faire office de lumière du pauvre n’a plus le souffle de me tenir compagnie et j’ouvre les volets trop souvent Cassandre quand mes yeux fatigués se figent sur un ciel de fin du monde …

J’enfile mes chaussons et la terminaison de chacun de mes orteils détecte une chaleur chaleureuse qui se faufile dans mes fibres jusqu’à la moelle …

Et puis, je me dis qu’en toute sobriété, je me dois de revenir à mon état initial … de dormeur, et élucider le pourquoi, du comment de ce cône …

— Alors, voisine ?
— Alors, il vient de passer par la fenêtre de sa chambre de rez-de-chaussée …
— Et ?
— Son somnambulisme m’inquiète. Il s’en prend aux plots de la rue en travaux … et il les emporte … une vraie rapine à ciel ouvert …
— Mauvais temps pour lui …

Le blog de Iotop

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Les oulimots de EtSiOnSEnAllait :

Junkie de l’Amour

Elle mit ses mains en forme de cône. Et les disposa autour de sa bite sans émoi, sans extase, avec la sobriété des rituels répétés. Avec la même absence d’enthousiasme, comme elle aurait chauffé la cuillère sur une chandelle. Préparé le prochain shoot qui exploserait ses terminaisons nerveuses. Une fois dure, elle l’enfila dans son sexe, carrément, sans appréhension, comme elle piquerait la seringue dans sa veine.

Rapine de plaisirs pour des orgasmes fallacieux, sacré bouche-trou à sa solitude.

Le blog de EtSiOnSEnAllait

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Les oulimots d’Alexandre :

Certains jours rien ne va au travail. Déjà, au quotidien, vous devez supporter la mauvaise humeur de votre responsable le plus souvent à cran, comme si ses terminaisons nerveuses étaient directement reliées aux résultats financiers affichés chaque mois. Mais cette fois-ci, c’est carrément de la folie. Vous vous faites convoquer dans le bureau du chef et là,  il vous fait comprendre à coup d’arguments fallacieux que vous êtes indispensable pour représenter l’entreprise à un Forum étudiant.
A force d’entendre « Mais si tu es le meilleur d’entre nous !  » ou « De toute façon tu es le seul à être disponible »,  vous ne savez plus si le jeu en vaut vraiment la chandelle ou si vous n’êtes considéré que comme un bouche-trou.
Vous rêviez de retrouver Laure qui pétille à l’idée de lancer sa ligne de parfums L§A et vous vous retrouvez à accepter de passer votre week-end à vanter les mérites de votre employeur avec le sentiment d’être pris dans une seringue qui vous comprime inexorablement.
Avec autant d’enthousiasme qu’un condamné à mort profitant de son dernier repas, vous passez prendre les supports de communication  qui vont égayer le stand : kakemono publicitaire aux couleurs pétantes – un jour peut-être on fera dans la sobriété, stylos et autres gadgets aux couleurs de la société qui disparaitront à l’issue d’une rapine organisée par les visiteurs  que l’on espère être de futurs clients. En plus, cette année nos chers communicants ont ajouté des cônes de couleurs équivalents à ceux que  l’on voit sur les chantiers routiers. Cela permet, parait-il, de se distinguer des concurrents et de rappeler la qualité de nos  contrats d’assurance pour tout type de véhicule.
Il ne me manque plus qu’un nez de clown et le tableau sera complet !

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Les oulimots de Popins :

Héroïne

Corps décharné 
Frissons
Goutte au nez
Oeil larmoyant
Rapine
Appel
Deal

Il remonte péniblement l’escalier décrépit qui l’amène jusqu’à son nid, pauvre petit studio extrêmement sale et carrément humide. Les moisissures habillent les murs, les détritus jonchent le sol. Du journal fait office de bouche-trou entre l’encadrement des  fenêtres et le froid brumeux de la ville.
Il s’assoit sur son canapé miteux, dégage la table d’un mouvement de bras et vide ses poches.

Cône brunâtre 
Mélange 
Chandelle
Seringue
Shoot
Montée
Apaisement

Le produit imbibe chaque parcelle de son corps, chaque globule, chaque terminaison nerveuse. Il plane. Enfin. Encore. Toujours.
La sobriété, cela fait bien longtemps qu’il y a renoncé. Trop dur, trop brutal. Amertume.
Il lui préfère l’évasion, la fuite, la destruction.
Échappatoire aliénante. 
Faux-fuyant fallacieux d’une vie sans issue.
Solitude

Héroïne, Velvet Underground

Le blog de Popins

28/10 : un parfum de contrainte

Contrainte : madrigal, Léonard, so fuckin’ special, Grasse, parfum, cadeau, chance, joie, J-11

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Les oulimots auto-contraints de Camille Sorel :

Creep

Nous arrivons à Grasse, dans notre voiture blanche encore enrubannée par nos copains farceurs. Le « just married » peint sur la vitre arrière fait sourire sur notre passage, à moins que ce ne soient nos deux mines ravies.
Il y a moins de deux semaines, à la fin du dîner, avant la pièce montée, nous avons ouvert une enveloppe remise par nos témoins. Dessus, il était noté « J-11 ». A l’intérieur, la description du séjour qui commence aujourd’hui. Quelle joie, tout était prêt : jours de congés négociés, jeunes enfants gardés, rien n’avait été laissé au hasard par nos amis. Ravis de cette pause dans nos vies trépidantes, c’est les cœurs tout légers que nous nous garons devant le gîte réservé.

La propriétaire des lieux nous accueille chaleureusement en nous félicitant, et nous tend un cadeau : ce sont deux petits flacons de parfum. Pour toi, bergamote, cardamome, menthe, encens, cèdre, iris et vétiver s’entrelacent et enivrent ta peau. Pour moi, citron, pomme, gingembre, gardénia, muguet, jasmin, ambre et musc se caressent, se contournent, et me rendent gourmande.
Ces cadeaux sont touchants, et nous embrassons l’hôtesse qui se nomme Anna. Je ne peux m’empêcher de sourire en songeant à Anna Madrigal, la logeuse des Chroniques de San Francisco.
Nous échangeons quelques banalités joviales, sur la belle saison, la région accueillante, notre plaisir d’être là, quand elle s’écrie soudain :
— Mais voyons, je suis sotte : vous avez fait longue route, et vous êtes amoureux. Venez que je vous montre votre chambre, et retourne chez moi, vous livrant la maison. Ici vous serez seuls, libres de vous amuser !
Nous avons droit au clin d’oeil entendu de celle qui s’encanaille de nous imaginer nus. « Quelle chance, songeai-je, une maison pour nous ».
Enfin seuls dans la chambre, nous prenons notre temps.
Je dépose mon sac, et tu sors une enceinte. Ce matin, en roulant, nous avons écouté Léonard Cohen. Tu conduisais en souriant et je somnolais, une main sur ta cuisse. Parfois je caressais ton sexe, qui me reconnaissait, se gonflait sous ma paume. Satisfaite, je fermais les yeux, le cœur au Paradis. Après Nîmes, j’avais pris le volant et nous chantions Brassens. Quand ce fut Les passantes, j’ai écouté ta voix. Tu la chantes si bien. Songeuse, je pensais à nos années d’amour secret, quand tu enregistrais pour moi des chansons et que j’écoutais ta voix, la nuit, en me caressant. Alors j’ai ouvert mes cuisses, et comme nous sommes connectés, tu as su mon désir. Difficilement concentrée sur la route, j’ai senti ta main remonter doucement ma jupe et venir sur ma culotte, masser ma vulve. J’ai basculé le bassin vers toi pour m’ouvrir davantage et tu as écarté ma lingerie pour venir apprécier la moiteur de mes lèvres. C’en était trop, je me suis garée au bord de la Nationale, et sans te soucier des véhicules qui passaient vivement près de nous, tu as plongé vers moi pour me lécher comme toi seul sait le faire. Sans aucune pudeur, j’ai allongé mon siège, relevé mes genoux, et cherché ta queue d’une main fébrile.
Tu ne m’a pas laissée libérer ta raideur, et as interrompu tes divins baisers. Tu as posé tes lèvres maculées de cyprine sur ma bouche, et dans un baiser avide, ma langue t’a nettoyé.
Depuis Nîmes je te veux. Mon ventre appelle le tien, je veux que tu m’écartes, que tu entres, que tes hanches me cognent.
Tu connais mon regard, tu sais ce que je veux.
« J’ai envie d’une douche, tu viens ? »
Pour toute réponse je déboutonne ta chemise, et tu te laisses faire en mettant de la musique.
When you were here before
Ta chemise tombe au sol
Couldn’t look you in the eye
La fermeture de ma robe glisse en bas de mon dos
You’re just like an angel
Tu embrasses mes seins
Your skin makes me cry
Je tire sur ta ceinture de cuir
You float like a feather
Mes mains sur tes fesses
In a beautiful world
Tu dégrafes mon soutien-gorge
I wish I was special
Je m’accroupis devant toi
You’re so fucking special
Le blog de Camille Sorel

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Avec une telle contrainte me voilà donc hésitant quant au sens à donner à ce mot, madrigal, dois-je retenir l’une des formes musicales ou la forme poétique ? Et ce n’est pas la présence de Léonard, de Vinci bien sûr, qui va me renseigner, étant né trop tôt ou trop tard, et je ne suis pas certain d’arriver à tourner quelque forme poétique galante sur le thème so fuckin’ special. Peut-être pourrais-je y arriver, à une telle rédaction, avec un thème plus léger, en évoquant Grasse, le soleil, le parfum d’une belle, cadeau olfactif à son passage. Peut-être en écrivant ainsi aurais-je un jour la chance d’offrir un instant de joie à quelque belle lectrice. Mais hélas, je n’écrirai pas cela, je n’ai plus le temps, je suis en retard, cette fois, je ne suis pas en train d’écrire à J-11.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Faffwah :

Mathieu traînait donc ainsi depuis un temps.qu’il avait renoncé à compter quand on frappa à sa porte, troublant sa grasse matinée. Il reconnut aussitôt la voix de Léonard, son associé, qui lui demandait d’ouvrir séance tenante. Il s’exécuta sans se presser. Léonard entra en trombe :

— Putain ! Tu es complètement inconscient ? On est à J-11 de la deadline bordel ! Tu es au parfum qu’on joue l’avenir de la boîte sur ce projet ? Tu n’es vraiment pas un cadeau quand tu t’y mets ! Alors sors-toi les doigts du cul et donne-nous du so fuckin’ special qui mette le client en joie !

— C’est pas de chance mais, vois-tu, je crois que je n’en ai plus rien à foutre. Elle m’a flingué la créativité l’autre conne, et je crois que je suis complètement grillé sur la place publique. Alors tu pourrais me chanter tes menaces sur un madrigal que cela n’y changerait rien. Laisse-moi juste tranquille. Par contre, si tu as un peu d’herbe…

Léonard sortit, complètement furieux, non sans lui promettre toutes formes de poursuites s’il le plantait. C’est à peine si Mathieu réagit. Foutu pour foutu, autant boire le calice jusqu’à la lie. Il prit une bière et s’affala devant son écran.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Pidgy :

Les mots pour le dire

J-11 !
Cela fait des mois qu’elle me serine avec sa Provence, son soleil et sa mer bleue !
Comme si nous n’avions pas la mer ici, en pays Léonard, même qu’on l’appelle Océan ! Ça a quand même plus de gueule non ?
Mais bon, ce que femme veut, l’homme subit. Je vais lui faire une surprise ! Un week-end cadeau à Grasse, la ville des fleurs et du parfum !
J’imagine à l’avance sa joie et une chance d’avoir tous les deux un so fuckin’ special week-end au son des cigales et des senteurs de Provence !

J-11 !

Il ne me reste que quelques jours pour lui annoncer ça sous forme d’un madrigal amoureux. Elle aime bien quand je lui écris des trucs.

Quelque chose comme :

De tes yeux
Je suis amoureux
Depuis que je t’ai vu
Je veux ton …
Non, il me faut trouver quelque chose de plus délicat. Elle me faut le dire autrement sinon elle risque de le prendre mal. Même si quelle que soit la façon de le dire, le résultat est le même !

J-11, ça risque de faire court pour trouver !

Le blog de Pidgy

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Les oulimots de Iotop :

Luit à l’ombre le clair obscur se fard

Luit à l’ombre le clair obscur ce fard
Du visage ovale déterminé aux dards
Tes yeux me transpercent au poison
Silencieux la nuit s’offre à l’autel désir
Tu me quittes dépossédée de mon ire
Je reste seul dans la voiture en oraison …

Le madrigal dicté, mon Léonard de service le calligraphie et va le remettre demain à ma tendre so fuckinspecial. On peut être amoureux d’une putain et l’aimer par les mots aussi bien que tout autre femme de Grasse

Au parfum de ton absence, j’interroge le miroir de la salle de bains et je te dis :

Regarde-moi d’un tout et d’un rien
Dis-moi que je suis un bon à rien
Tes chaînes je n’y peux rien
Je suis un sot rien

Et tu me regardes quand même et tes mots d’amour sont un cadeau chaque jour j’en paye la chance et la joie de t’aimer de corps et de sentiments vrais.

Dans J-11, j’aurai la somme totale, ton “rachat” auprès du taulier qui t’embauche. Tu n’as pas de prix et pourtant on somme que tu es une marchandise, et ce transfert n’est pas humain … foi de souteneur …

Le blog de Iotop

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Les oulimots d’Alexandre :

J-11. Je compte les jours qui me séparent de la virée à Grasse avec Laure. Elle n’a pas changé, toujours prête à se lancer dans de nouveaux projets. Le centre d’élevage à peine lancé, Laure souhaite créer et diffuser une ligne de parfums. Elle se voit déjà au moment des achats de cadeaux de Noël proposer dans une boutique éphémère ses créations.

Elle aurait aimé appeler ses parfums du nom de son fils, Léonard, mais la marque
existe déjà. J’ai accepté avec joie de participer à un remue-méninges un soir chez Laure pour trouver une appellation. Madrigal ? déjà pris ! Extase ? pas mieux ! So fuckin’ ? trop vulgaire ! Tous les termes défilaient… Chance… Spécial.. et à chaque fois le nom avait été déposé ou Laure le récusait. J’eus alors l’idée de proposer d’associer deux lettres comme L & A.
Laure sauta de joie et m’embrassa « Bravo Alexandre ! L & A comme Laure et Amour ou comme Léonard et Avenir, c’est vraiment très bien trouvé. »
A chacun son A, pensais-je.

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27/10 : Un bonbon de contrainte

Contrainte : Ami, Lego, vidéo, piscine, gâteau, surprise, minecraft, milk-shake, bonbon

critiquedefatal09

Les oulimots filiaux-contraints de Popins :

Texte surprise

Tom abandonne l’île flottant dans le ciel grâce une gigantesque montagne russe. Son chariot glisse à toute allure vers la mine. La nuit tombe sur son monde. Il s’apprête à survivre aux zombies. Courageux bonhomme, rien ne lui fait peur ! Il a passé la journée à creuser les sols à la recherche de redstone, à débiter du bois, à construire de formidables châteaux. Là, une piscine naturelle. Ici, un abri pour y déposer ses trouvailles. Plus haut, une plateforme qui lui permet de voir l’étendu de son empire. Oh il est fier de son travail de la journée, mais le temps passe bien vite ici, les heures sont des minutes, les journées des instants, et l’obscurité est synonyme de danger. Il sait qu’ils arrivent. Ils sait qu’ils sont là. Aucun de ses amis pour lui venir en aide, il ne peut compter que sur lui. Son excitation monte, le moment est crucial.

Et pouf ! Sa mère lui demande d’arrêter de jouer à Minecraft.
 “Arrête les écrans ! Va voir du vivant !” qu’elle lui dit.
C’est pas marrant des fois d’être un enfant.

C’est difficile parfois d’être parent.
On tâtonne, on essaie, on se trompe, on râle, on câline, on sourit, on enlace. Avec tout notre amour, nos humeurs, nos doutes parfois, de notre mieux toujours.  C’est avec toi que j’apprend mon grand. C’est avec toi que je suis devenue maman. Il y a douze ans. Et c’est le plus grand bonheur de ma vie.
Je suis heureuse que tu sois si joyeux, si inventif, que ce soit pour tes vidéos ou pour tes constructions en lego.
Comblée de ta curiosité, de ta gentillesse, de ton intelligence.
Fière de tes grands yeux bleus, de ton joli nez, de ton sourire radieux. 
Je t’aime tel que tu es, et jamais je n’aurais voulu que tu sois autrement.
Et si j’essaie de te préparer au monde adulte qui t’attend, alors que l’adolescence pointe le bout de son nez,  je veux surtout t’offrir une enfance douce. Des moments moelleux comme un gâteau au chocolat, des souvenirs sucrés comme des bonbons, des rires rafraîchissants et nourrissants comme des milkshake. 

Je te souhaite tout le bonheur du monde mon loup, et je serai toujours là pour toi. 

Bon anniversaire !

Ta maman qui t’aime

Le blog de Popins

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Les oulimots de Dom Vauvert :

C’était enfin, ce jour tant attendu de l’anniversaire, tous les amis étaient là, en ce beau Samedi, rayonnant de lumière, en bord de piscine !
Tom arriva avec sa Maman, sans savoir où il était, la surprise allait être énorme.
En arrivant devant cette grande demeure, il percevait, déjà , l’ambiance de rires des autres enfants !
Ils entrèrent…et là sur le sol de lava, une haie de legos dressés telle une muraille surmontée de bonbons multicolores.
Il ne les avais pas vues, toutes ces petites caméras thermiques, qui tournaient en permanence, crépitantes d’images verdâtres !
On le saura plus tard, que d’infimes traces d’existences !
Les rires des copains, les clins d’yeux d’yeux des petites copines aux rires joyeux.
Bon anniversaire P’tit gars au regard d’azur !
Tiens grand, une main, soudainement surgissante lui tendait son milk-shake favori, ah strawberry, le parfum, oui, tu aimes ?!?
Soudain une de ses amies espiègle les mains derrière le dos, lui présenta son gâteau brillant de milles feux de lumières cireuses !
Joyeux anniversaire, hurlèrent-ils tous.
Mais,
Sur le côté du gâteau, dégoulinant de crème acidulée, un p’tit bout de papier s’échappait.
Il le pris avec délicatesse, qu’est-ce Maman ?
Minecraft abonné à vie, lui répondit-elle !
C’est beau la vie !

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Les oulimots de Iotop :

J’aime ainsi qu’on fête mon anniversaire…

J’ai un ami (un seul pour être précis) qui aime fabriquer de l’imaginaire avec Lego et il m’a très amicalement prêté une vidéo sur son “travail ».

Ce jour-là, j’étais devant ma piscine à griller tranquillement mon futur mélanome sur mon corps d’Apollon (enfin presque), en compagnie d’un bon gâteau. J’aime les gâteaux, tous les gâteaux. D’ailleurs, je suis à la tête d’une entreprise de pâtisserie … industrielle pour que tout le monde puisse profiter à meilleur prix…

Qu’elle ne fut pas ma surprise en visionnant la vidéo de voir un gâteau géant en Lego avec une image de minecraft avec mon prénom gravé dessus. Heureux, je demande à ma domestique préférée un autre milk-shake et un énorme bonbonfabrication sur mesure … une confiserie artisanale pour tout dire … une pieuvre … tout de sucre …

J’aime ainsi qu’on fête mon anniversaire…

Le blog de Iotop

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Ami, le sais-tu, les équipes de Lego Technic ont assemblé, à partir de briques et autres éléments disponibles dans le commerce une Bugatti Chiron à l’échelle 1 ? Cela peut sembler incroyable mais pour celles et ceux qui en douteraient, une vidéo est disponible montrant cette superbe réussite qui a été exposée, non pas à côté d’une piscine, mais au Grand Prix d’Italie de F1 à Monza. Et, cerise sur le gâteau, elle roule, certes moins vite que l’original. N’est-ce pas une merveilleuse surprise, autrement plus déroutante que tout ce que vous pourrez réaliser dans minecraft ? Cependant les sièges baquets étant constitués de briques Légo ce n’est peut-être pas le véhicule idéal pour emmener votre amie boire un verre, fut-il un milk-shake, en espérant ensuite dans l’habitacle lui sucer le bonbon.

 

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Faffwah :

“ Mon cher ami, connaissez-vous la différence entre un clitoris et un Lego ? Non ? Alors continuez à jouer aux Legos et arrêtez de me casser les bonbons ! “

Mathieu avait vraiment du mal à se remettre de l’humiliation publique que lui avait infligée celle qu’il convoitait depuis des semaines. Alors qu’il l’avait invitée à une soirée au bord de la piscine d’un célèbre producteur, il avait voulu lui faire la surprise de le lui présenter. Et voilà la récompense qu’il en avait reçue.

Cerise sur le gâteau, la scène avait été immortalisée par de nombreuses vidéos qui tournaient désormais en boucle sur les réseaux sociaux. Sa gloire à elle était désormais faite. C’était par contre un very bad buzz pour Mathieu et, désormais cloîtré chez lui en attendant que les choses se tassent, il meublait le temps en s’abrutissant au cours d’interminables parties de Minecraft. Et il ne se nourrissait plus que de pizzas surgelées qu’il prenait soin d’arroser  de milk-shakes améliorés avec tous les alcools dont il disposait, quand ce n’était pas de quelques pincées de cannabis.

Tout était bon pour être ailleurs. Ne plus penser. Oublier. S’oublier. Il espérait d’ailleurs que ses provisions lui suffiraient. Il était hors de question d’avoir le moindre contact avec l’extérieur avant un bon moment. Il lui fallait ce temps de no life avant d’essayer de rebondir. La roue allait tourner. Il l’espérait. Sans trop y croire.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Pidgy :

Chanson à boire !

Ami, il nous faut faire une pause
J’aperçois l’ombre d’un jupon !
Elle aime à rire, Elle aime à boire
Des milk-shake !
Elle aime à chanter comme nous
En regardant des vidéos et en mangeant un gâteau !
Elle est douce comme un bonbon tendre
Et pour nous faire une surprise
Elle cache un Lego au fond de la piscine,
Parce qu’un bourguignon fut son parrain
Et une bretonne, sa marraine !
Un vrai scénario digne de Minecraft non ?
Garçon, c’est ma tournée !

Le blog de Pidgy

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Les oulimots d’Alexandre :

Être invité à un anniversaire, quoi de plus banal. Mais à celui d’un garçon de 12 ans que vous ne connaissez pas cela devient plus problématique. Vous aurez compris que c’était une occasion pour Laure de me remercier des conseils que je lui avais prodigués pour avoir une bonne assurance.
N’ayant pas d’enfants autour de moi, je ne savais pas quel cadeau-surprise choisir pour le dénommé Léonard. Un jeu vidéo tel Minecraft ? Un robot programmable à monter comme un Lego ?  Le vendeur qui était un ami me conseilla le robot mécanisé. Il avait raison et j’ai ainsi marqué un point envers ce jeune garçon et auprès de sa mère heureuse de voir les yeux de son fils briller de joie en déchirant le papier d’emballage.
Pourtant il n’était pas à plaindre cette septième merveille du monde. Laure avait vu les choses en grand, le buffet regorgeait de bonbons et de gâteaux, au milieu trônait une machine à faire des milk-shakes et les copains à peine repus couraient partout, sautant dans la piscine dans l’espoir d’éclabousser tout le monde
Et pourtant Léonard ne semblait pas complètement heureux.
Que lui manquait-il ? Son père ?

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26/10 : Une contrainte chimérique

Contrainte : Besoin, intérieure, méconnu, chimériques, ensorceleur, victimes, ruissellement, nocturne, harpies

Hiroshi-Nonami

Création de Hiroshi Nonami

 

Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Ardent besoin, chimériques désirs, ensorceleur fantasme, grandioses harpies, intérieure jouissance, kaléidoscope lubrique méconnu, nocturne offrant plusieurs queues, ruissellement sexuel trahissant urophiles victimes, wagnériennes xénomanes, yougoslaves zélées !

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots daphnesques de la Ligne Douce :

A(v)eux

Ce besoin viscéral la grignotait heure après heure, depuis ces années où elle n’était rien aux yeux (bleus) de cet ensorceleur lui ayant promis mille vies intérieures.

Telles des harpies, ses envies la fracassaient au rivage méconnu, la ballotant dans leurs bras, pour des étreintes chimériques, mais oniriques, fantasmagoriques mais énergiques.

Pauvres victimes goûtant au ruissellement de ses abîmes. Ses reveils nocturnes continueraient à les emporter au profond de son âme, coeur et pensées liées.

Le blog de la Ligne Douce

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Les oulimots de Faffwah :

Il était un artiste injustement méconnu, sous le joug d’une harpie qui passait le plus clair de  son temps à le rabaisser, à minimiser son œuvre, soi-disant pour son bien. Il végétait donc. Elle, victime d’une terrible surexposition médiatique depuis que son ex avait posté des vidéos de leurs ébats nocturnes, avait besoin de se retrouver. Leur rencontre, pour improbable qu’elle fût, n’en généra pas moins des étincelles. Fascinée par son talent elle n’hésita pas à prendre pour son objectif les poses les plus osées, allant jusqu’à lui offrir ses ruissellements les plus intimes. Il se retrouva quant à lui en se perdant dans les  méandres ensorceleurs qu’elle lui dévoilait. Et, paradoxalement, cela leur apporta à tous deux sérénité et paix intérieure. Au point que, se foutant désormais du qu’en dira-t-on, il ne leur apparut pas si chimérique que ça d’exposer le fruit de leurs séances au public. Le succès que cela leur apporta alors fit leur fortune et permit leur émancipation. On les retrouve maintenant, pas forcément ensemble, mais heureux de vivre et de se revoir à l’occasion.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Iotop :

Nul besoin de tenir une promesse pour trahir.

Nul besoin de tenir une promesse pour trahir.

Je t’ai regardé, tu m’as souri, j’étais mal à l’aise, tu m’as pris la main, tu l’as embrasée et tu es partie.

Tu m’as pardonnée et je suis resté assis sur ma chaise de cuisine comme un idiot, j’étais saisi comme à l’intérieure d’une pomme au four qui ne sait à quel réchauffement climatique elle va être cuite à point ou grillée dans son jus …

J’étais lié à mon environnement et à ma bêtise et mes doutes chimériques prenaient tout mon temps de raison pour ce temps de déraison, je devenais mon ensorceleur et mes victimes étaient des moi-mêmes qui se prenaient pour des autres …

J’ai le ruissellement de ma solitude qui s’infiltre dans les interstices de mon anxiété et le nocturne fait sa place, son nid, son lit, sa construction dans le plein jour de la vie, et les harpies des cauchemars me dévisagent comme une nouvelle offrande sur l’autel de mes frustrations …

Nul besoin de tenir une promesse pour se trahir.

Le blog de Iotop

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Les oulimots de Pidgy :

Mots en vrac !

Rêves chimériques !
Besoin nocturne méconnu !
Victimes des harpies !
Ruissellement ensorceleur !
Riche vie intérieure !
Vertige de l’Amour !

Le blog de Pidgy

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Les oulimots d’Alexandre :

Je vous ai déjà raconté comment j’avais eu du mal à surmonter le départ de Charlotte.
Pourtant je vous ai caché un épisode peu glorieux, une équipée nocturne qui a mal tourné pour moi.
Étant inscrit à un site de rencontres spécialisé, j’ai pu accéder à une soirée privée bdsm au dresscode strict : pantalon de cuir et chemise blanche exigés avec comme précision, sans aucun sous-vêtement. C’est donc le sexe libre sous le pantalon que je me suis rendu à une adresse précisée au dernier moment.
Vous pensez être invité dans un lieu ensorceleur, un château méconnu que vous imaginez peuplé de victimes consentantes  pour des relations D/s et vous vous retrouvez pratiquement au bord d’une autoroute dans un bâtiment industriel où, passée une cour intérieure, vos découvrez un immense plateau transformé en dancefloor. Plusieurs bars disposés aux quatre coins permettent de faire connaissance malgré le ruissellement de musique techno. Vous admirez des beautés à peine vêtues qui tiennent en laisse des hommes ou des femmes, le plus souvent nus, parfois annelés.
Il faut monter à l’étage pour découvrir des espaces aménagés qui permettent à chacun de satisfaire son besoin de se soumettre, de dominer ou tout simplement d’être voyeur. Et ce soir-là, je fus le jouet d’un trio de femmes diaboliques, de véritables harpies qui s’acharnèrent sur moi. Je ne donnerai pas de détails mais sachez que je suis reparti de là la queue basse.
Et n’allez pas croire que mes dires soient chimériques, mon scrotum boursouflé qui me fit longtemps souffrir est là pour en témoigner.

 

25/10 : Une contrainte en mappemonde

Contrainte : mustang – merveilles- moulin- militaire- mappemonde- mouiller- musarder- multilatéral

Les oulimots daphnesques auto-contraints de la Ligne Douce :

Militaire manifestement macho

-maîtrisant mille macadam –

Monte malhabile mécréant

Mustang majestueux.

Magnétisme mystérieux ,

Métamorphose magistrale !

Moult merveilles méconnues :

Machinerie magnifiée

Mouiller, malaxer, mordiller, masser

Membre, mamelles mélangés

Masturbation multilatérale

Morigéner sans mater, mainmise marquante

Musarder, minauder, motiver

Mouvements modulant moues

Mystique moulin Montplaisir

Mappemonde magique morgasmique

M majuscule

Le blog de la Ligne Douce

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Les oulimots de EtSiOnSEnAllait :

J’M

Tel un militaire, il montrait de sa main sur la mappemonde mille monts et merveilles. Puis lui montrait les mêmes à même sa morphologie. Et menant la manœuvre, il marbrait ses membres de moult marques.

Murmure mendiant modération des mœurs ? Mouais… Mouliner menait à macache. Moins de multilatéralisme, plus de magistère. Maîtrise et mainmise : magistral modèle.

De toute manière, manigancer de maintenir modéré le mustang était mauvaise machination. Mieux mourir-petit sous les misères méticuleuses d’un mâtin maître-étalon.

Maintenant son majeur musardait malicieusement dans sa mystériosité.

Magie du moment elle mouilla.

Le blog de EtSiOnSEnAllait

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Les oulimots de Ghislaine 53 :

L’ inconnu de la vallée

 Il avait fait  dans son parcours multilatéral, bien des voyages, il avait fait presque le tour de la mappemonde avec son passé militaire et il avait vu quelques merveilles mais aussi des horreurs… Il s’était même acheté un bateau qu’il venait souvent mouiller au port de Nice.

Sur son grand terrain  où il possédait un moulin, il se plaisait à musarder, juché sur son beau mustang, en longeant la vallée du Paillon ! C’est là que je l’ai rencontré, quand sur la berge, je flânais, avec mon cahier et mon crayon……. Nous nous sommes revus plusieurs fois, puis un jour , je ne le revis plus … Depuis, quand je me balade sur la rive du fleuve, j’ai souvent une pensée pour lui…

Le blog de Ghislaine 53

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Les oulimots de Des mots et désirs :

Tous ces M partout… c’était trop évident. Or il n’aimait pas les évidences. Son esprit partait en tous sens tel un mustang dans les prairies sauvages. Pourtant ses M semés tels des petits cailloux pour le mener à L sans pour autant faire un retour en arrière l’intriguaient. Il parcourait du bout du doigt la mappemonde, songeant à ses courbes, ses creux délicieux prémices des courbes à venir. Et que dire de son Mont de Vénus ? Une pure merveille à escalader encore et encore ! Il se sentait l’âme d’un militaire en la voyant. Tel un conquérant il partait à l’assaut des points stratégiques sans se lasser jamais. Il faisait tomber une à une les forteresses, tantôt pourfendant, tantôt faisant mettre à genoux, tantôt attaquant de toutes parts. Elle finissait par crier grâce. Mais il ne la connaissait que trop bien. Il lui lançait un : « Pas de quartier ! » en se jetant à nouveau sur elle. Elle finissait par en voir des moulins tournant en tous sens. Mieux encore ! Dans un état quasi second elle voyait des couleurs danser devant ses yeux. Les draps plissés en tous sens n’arrivaient même plus à absorber les flots de leur sueur, commençant par mouiller, finissant en ruisseaux dévalant le creux de leurs dos pour se jeter entre leurs fesses. Après un accord multilatéral, le combat terminé, ne restait plus qu’à musarder. Elle trouvait encore le moyen de faire de l’humour et à dire : « à m’hussarder ! »

Cessant de faire tourner la mappemonde qui l’avait pour ainsi dire hypnotisé, il se dirigea vers le premier M sur lequel se trouvait l’emprunte de ses lèvres. Puis quelques mètres plus loin il trouva le je t’M qu’il attendait… L

20181025 BW

Le blog de Des mots et désirs

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Marc mustang montait Martine, moments magiques, merveilles. Maintenant, Marc militaire marche matant magnifique moulin, Martine musicienne, métier : musarder ; manœuvrant mappemonde. Marc manipulera Martine, mouvement multilatéral, mission : mouiller !

 

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Brice :

“Mmmmm… Mmmmm…” J’aime mon enfant quand tu murmures, que tu imites le moteur ou le mustang, que tu mimes les merveilles qui font tourner ta tête. Moi qui pense aux moulins que je combat tous les jours, à ces militaires qui voient dans la mappemonde un terrain de jeu idéal pour leurs guerres multilatérales. Et toi tu ne penses qu’à musarder… Voilà que tu te mets à mouiller tes lèvres et te tourne vers moi en me tirant la langue. “Brrrrrr… Brrrr… “ . Que je t’aime mon enfant.

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Les oulimots de Faffwah :

Musardant au volant de ma Mustang au moulin trafiqué je réfléchissais à aux endroits de la mappemonde dans lesquels je n’avais pas encore mouillé. Et, tout à mes pensées, je ne vis pas le feu passer au rouge.

Ce fut le sifflet d’une gendarmette qui me rappela à l’ordre. Je m’arrêtai, penaud, m’attendant à une remontrance voire une amende salée.

Quelle ne fut pas ma surprise de voir alors la militaire ouvrir la portière passager, s’asseoir et, lançant son calot par dessus bord, me demander de démarrer et d’aller au bord de l’océan. Elle voulait, dit-elle, se baigner.

Un peu ébahi, j’obtempérai. Nous n’avions pas échangé un mot de plus. C’était un peu irréel. Arrivé à une intersection, je quittai brièvement la route des yeux afin de lui lancer mon fameux coup d’œil multilatéral. Et ce que je vis me plut immédiatement. Elle avait largement ouvert son chemisier et, compte tenu du fait qu’elle avait savamment fendu sa jupe très haut sur le côté, sa tenue n’avait plus rien de réglementaire. C’est alors que, ouvrant les jambes vers moi, elle me dévoila une merveille de chatte qu’aucune culotte ne masquait. Je ne savais pas où cela allait nous mener mais je me laissais glisser. Ça allait sûrement être sympa.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Pidgy :

Moi, mes souliers ont beaucoup voyagé !

Sur mon fidèle mustang des mers, j’ai parcouru le monde. De long en large, du haut en bas. J’en ai vu des merveilles. Bien plus que la majorité de mes contemporains. C’est l’avantage des voyages. On s’ouvre à d’autres lieux, d’autres gens, d’autres cultures. Il y a beaucoup de choses à découvrir dès lors que l’on ouvre les yeux et son esprit.

Les moulins de mon cœur ont été alimentés par de bien belles rencontres. Les femmes sont douces partout dans le monde. Elles ont cette faculté d’apaisement qui enlève bien des nuages de la vie de tout le monde, civil ou militaire. C’est ainsi. Il y a toujours une douce, belle ou pas, jolie ou pas, qui vient enlever cette noirceur, cette tumeur qui embrume parfois nos esprits.

Ensuite, c’est reparti ! Il ne reste plus qu’à choisir un endroit où aller sur la mappemonde pour mouiller le navire de nos vies errantes.

Quoi de plus enrichissant, de plus reposant, de plus merveilleux que de musarder dans des endroits inconnus, à la rencontre d’êtres différents et la plupart du temps bienveillants et curieux de nous connaître ! Ceux qui sont sédentaires ne peuvent pas comprendre les joies de cet échange multilatéral à chaque fois.

Changer de points de vue, changer de visions du monde, voilà qui relativise bien des certitudes et des soi-disant vérités toutes faites.

“Voyager forme la jeunesse” dit-on, elle forme tout être humain, quel que soit son âge, pourvu que l’ouverture d’esprit soit là et la faculté à faire autrement présente également.

Voyager c’est magique pour emmagasiner des souvenirs et devenir plus humain.

Essayez !

Le blog de Pidgy

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Les oulimots de Iotop :

Tout naufrage n’est pas radeau de la Méduse …

J’ai ma mustang qui m’attend devant la porte et je crois que je vais partir … à pieds… nus… ainsi le contact de la nature me sera salutaire, car aujourd’hui j’ai perdu trente-quatre millions … Je sais c’est peu, mais depuis le début de l’année je ne fais pas des merveilles dans mes investissements et mon capital s’émiette dangereusement à nourrir des autres moi-mêmes rapaces de la finance …

Il fait un temps comme je les aime : entre les Bermudes et les Canaries. Je vais de ce pas rejoindre mon moulin posté en une hauteur qui domine les nuages … non, moins que ça, beaucoup moins …

Il est beau en cette construction d’une stature presque militaire en ce garde-à-vous impeccable, il défie les tempêtes qui hurlent sur ses ailes qui pourraient tracer la mappemonde tant ces vents peuvent en raconter les reliefs… il est imperméable, et résistant à tout … un exemple, pour moi.

Je prends mon sac à dos et me voilà sur le chemin. Tout est beau … étrangement beau … avec ce ciel qui commence à criser avec des nuages gris… il ne va pas tarder à mouiller … il n’est pas temps de musarder … je cours en petites foulées… c’est raide et les cailloux ne font pas de ce trajet un moment de sinécure …

Et me voilà devant la porte de mon moulin … il fait parti de mon domaine immobilier multilatéral … enfin, il faisait parti … je viens de le perdre ce matin … c’est un signe …

En contre-bas de la falaise, un autre sol ….avec une barque et l’océan comme un appel … vers une nouvelle aventure … peut-être … tout naufrage n’est pas radeau de la Méduse …

Le blog de Iotop

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Les oulimots d’Alexandre :

Laure avait gardé le même visage ovale entouré de longs cheveux noirs Je retrouvais sa façon de se mouiller ses lèvres fines d’un coup de langue rapide avant de prendre la parole. Dès que je l’ai revue, je suis retombé amoureux de ses grands yeux gris bleus encadrés maintenant par des lunettes. Nous nous sommes reconnus très vite et la conversation d’affaires a rapidement tourné aux échanges privés.
Laure n’était jamais devenue avocate, elle avait rencontré un militaire avec qui elle s’était mariée et avait eu un garçon qui était, à l’entendre, l’une des sept merveilles du monde.
Mais elle s’était lassée de devoir épingler sur une mappemonde les États où son mari partait en  opérations, , à son goût trop souvent,  opérations souvent issues d’un accord multilatéral précaire où la France jouait le premier rôle.
Le divorce prononcé, sans prendre le temps de musarder, elle revenait au pays avec un projet fou : élever des mustangs  dans une propriété familiale que dominait un moulin. Son souci était de savoir comment se couvrir en cas d’accident ou forme de  sinistre.
J’étais l’homme de la situation.