15/10 : Une contrainte qui ne fait que passer

Contrainte : solitude, refrain, sarabande, passeur, prologue, astrale, chauve, cerveau, repos.

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Partition de Vexations, œuvre pour piano composée par Erik Satie en 1893.

Les oulimots auto-contraints de Ghislaine 53 :

L’attente espérée

Dans le refrain de sa solitude, ses pensées dansent la sarabande des souvenirs.
C’est le passeur de rêves qui le visite et laisse dans son cerveau les prologues d’un oubli qui qui tarde à venir… Mais il le sait. Jamais l’oublie ne viendra !
Devenu âgé et chauve, il voit toujours son visage, il entend toujours sa voix…
Et quand il trouve le repos, ses yeux se ferment sur son image.
Quand va-t-il prendre la voie astrale qui mène à elle ?
C’est cela son obsession… La seule dont il ait vraiment envie depuis longtemps.
La rejoindre, être auprès d’elle enfin..

Le blog de Ghislaine 53

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

À la solitude, tu demandes le refrain. Refreine à nouveau avant la sarabande. Bande en pensant à elle, charmant passeur. Pas sœur de la belle rousse mais lui ressemblant tant, elle serait un si doux prologue. Logue-toi donc et envoie-lui un mail à cette belle astrale. Tralala, chantes-tu homme chauve, chaud venu avec, en ébullition, le cerveau, cerf volage courant la biche sans repos.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Domino :

La solitude m’étreint
Inlassable refrain
Répété en sarabande.
Encore de la contrebande
De passeur de temps
Prologue de contretemps.
En mode astrale
Ou parti en cabale,
Mon cerveau en guimauve
Sous mon crâne chauve
Cherche les Oulimots
Avant le repos.

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Les oulimots de Faffwah :

Il avait enfin un moment de solitude au milieu de cette abominable journée de travail. C’était absolument nécessaire. L’ahurissante quantité de slides qu’il avait dû ingurgiter sans repos depuis le début de la matinée dansait une folle sarabande dans son cerveau fatigué.

Il lui fallait un dérivatif, d’autant qu’une atroce migraine commençait à poindre sous son crâne. Il se souvint alors d’un conseil qu’on lui avait donné : l’orgasme aidait à faire passer ce genre de désagrément. Se polir le grand chauve ? Quelle bonne idée. Et puis il connaissait le refrain pour arriver à une jouissance libératrice à défaut d’être astrale.

Il gagna alors les toilettes, baissa pantalon et caleçon avant de s’asseoir et de se prendre en main. En prologue à ses caresses il se passa le film pour adultes qu’il avait imaginé et qui impliquait l’animatrice du workshop dans des situations qu’une certaine morale pourrait réprouver. Cela lui procura immédiatement l’érection voulue. Sa main allait et venait sur sa hampe. C’était bon. Et son esprit, vagabondant sur les courbes entrevues sous le strict tailleur jupe, allait être un bon passeur pour aller sur l’autre rive du plaisir.

Cela vint finalement assez vite. De toute façon il manquait de temps. Et il éclaboussa le sol de longs jets de sperme. Armé d’une lingette, il s’essuya sommairement. puis effaça les traces de son passage à l’aide de quelques feuilles de papier toilette. Il fallait reprendre le travail. Mais il se sentait plus léger. Prêt à avaler une nouvelle session de formation. L’étau autour de ses tempes avait complètement disparu, le remède était donc efficace. Il se dit toutefois qu’il recommencerait à la prochaine pause. À titre préventif.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Pidgy :

Un voyage tranquille…

Un peu de repos.

C’est la pause méridienne. Le cerveau passe en détente avant la reprise tout à l’heure.

Un peu de solitude habitée pour oublier celle de la foule du matin ou de l’après midi.

J’ai ce refrain qui m’accompagne souvent “Je ne suis jamais seul avec ma solitude !”. Il m’entraîne dans une folle sarabande de rêves, plus fous les uns que les autres, prologue à de nouvelles histoires que je vais me raconter. Qui vont même me faire sourire parfois.

Je me plais à penser parfois que je suis un passeur, tel le vieux Charon, entre notre monde matériel et des immensités astrales où tout est possible, réalisable.

Chauve Marcel comme je dis à l’accordéoniste ! Il est temps de reprendre ma route ! J’ai du chemin à faire, long et fatigant ! Je me reposerai quand je serai mort…

Le blog de Pidgy

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Les oulimots de De La Vega :

Refrain de solitude et couplets de langueur,
Font les douces comptines d’équinoxes passeurs.

Pour certains, sarabande aux reflets rouges et ors,
D’autres y voient un prologue au repos de l’hiver.
Ce délice intérieur réchauffant corps raccord,
Par la magie astrale, oubliera l’univers,

Son cerveau est en berne au profit de son cœur,
Quand la Chauve-souris réveille ses ardeurs.

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Les oulimots de Iotop :

Un organe mathématique

— T’es où ?
— La haut !
— Mais qu’est-ce tu fais à c’t hauteur ?
— J’observe.
— T’observes quoi ? La solitude du genre humain ?
— Non. Le refrain des vies qui se calquent les unes aux autres comme un programme qui à chaque fois s’améliore et paradoxalement se détériore.
— Tu entends la sarabande, ici ?
— Non, je suis imperméable à toute consistance, flux, et onde humaine.
— Pourtant tu es ce passeur incontournable …
— Je ne suis que le prologue de quelque chose dont la pensée de l’Homme n’a pas saisit l’once du pourquoi …
— Et pourtant, moi …
— Quoi toi ? Tu m’énerves ! Ce n’est pas parce que tu me vois que le tout permis tu dois oser à mon égard …
— Ton humeur est astrale, ce soir … tu es inquiet ?
— Tu me balances des mots dont je n’ai pas conscience … alors change de registre ou laisse-moi tranquille …
— Tu sais que je suis devenu chauve ?
— Et ?
— Non, rien, j’essaye de changer de conversation …
— Je me demande parfois à quoi cela te sers d’avoir un cerveau.
— Je me demande aussi, mais à bien réfléchir, il n’est qu’une fonction mathématique, ou un organe mathématique … qu’est-ce t’en penses ?
— Je pense que mon repos est terminé et que je dois reprendre du service.
— Bien … à la prochaine …
— C’est ça, c’est ça …

Et le temps suspendu, redescend à hauteur d’homme …

Le blog de Iotop

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Les oulimots d’Alexandre :

A force de me lire, vous devez penser que j’ai un cœur d’artichaut. Vous vous dites « Cet Alexandre, toujours le cerveau en ébullition à courir auprès de sa dulcinée qui lui échappe toujours ! ».
J’avoue qu’après deux ou trois échecs, j’ai du mal à remonter la pente et je me replie sur moi. Je prends quelques jours  de repos et je vais me faire chouchouter par ma maman ravie de retrouver son fils prodigue. La pauvre, il y a longtemps qu’elle a renoncé à savoir avec qui je sortais, épuisée qu’elle était par la sarabande de visages nouveaux passés chez elle. Mais je n’échappe pas au refrain habituel « Alors Alexandre, quand est-ce que tu te maries ? J’adorerais être grand-mère » Et ma tante d’appuyer ces propos en ajoutant « Tu ne vas pas attendre notre mort quand même ! ».
Je me réfugie alors dans ma chambre, prétextant un appel urgent. Dans ces moments de solitude j’égrène mes meilleurs souvenirs en regardant sur mon smartphone les photos de mes amours d’antan. Vanessa, une anglaise qui me faisait penser à Jane Birkin avec qui j’ai découvert la pièce de Ionesco « la Cantatrice chauve », elle adorait m’offrir son cul et je m’exécutais de bonne grâce. Sylvie, une adorable étudiante qui réclamait un cunnilingus en guise de prologue. Je suis resté six mois avec elle  avant qu’elle ne parte à l’étranger poursuivre ses études. Je n’ai jamais vraiment bien compris le sujet de sa thèse intitulée « De l’influence astrale sur les passeurs de lumière ». Mais peu m’importait, nous étions heureux dans sa petite chambre de cité universitaire.
Tout compte fait, je suis un homme chanceux, j’ai vécu des moments formidables, il n’y a pas de raisons que cela ne s’arrête.
Alexandre, c’est reparti !

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14/10 : Une contrainte bien orchestrée

Contrainte : Sonate, requiem, concerto, allegro, crescendo, carnaval, fugue, suite, ouverture.

Illustration of the Carnival of Dunkirk (Dunkerque)
Le Carnaval de Dunkerque 2016. © Sarah Alcalay

Les oulimots daphnesques de la Ligne Douce :

DIApaSON

 

A mon amie de cœur, inspiratrice de cette contrainte

Sa vie se résumerait à cette recherche de l’harmonie, celle qui faisait battre son cœur comme son esprit, celle qui la faisait frémir tel un long vibrato.

En effet, sa vie glissait dans ces espaces d’ouverture, suite de moments privilégiés qui la nommaient reine d’un concerto. Débuter en duo tout doucement, saisir son instrument, l’effleurer de la bouche, et le parcourir allegro de ses doigts experts pour entamer le mouvement fougueusement et, sensuellement, orchestrer une sonate où les murmures mélodiques vont crescendo, où les rythmes deviennent musique de carnaval. Joyeuse farandole, sorte de fugue interminable, succession de voix multiples et différentes qui jouent la même partition.
Un choeur fantomatique qui annonce le requiem des corps.

 

Le blog de la Ligne Douce

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Sonate liée pour toujours à des images de shibari dans son atelier, mais ne pensez pas que cela n’est que pure nostalgie d’un temps révolu, il n’est point temps encore de requérir un requiem pour des désirs définitivement défunts. Elle s’abandonne à tous ses désirs et son con sert tôt pour sa main gauche, ah, les gros seins que les siens avec lesquels joue avec allégresse sa main droite. Il la contemple, admire son cul et désire, dans une sodomie allant en crescendo, à elle s’ancrer en dos. Elle apprécie en lui son côté marrant, marin car naval il est de formation, et est en marin hors carnaval. Il n’a en la voyant nulle envie de fugue, mais plutôt de fougue intense pour la prendre, et ensuite la prendre sans fin et voit là une ouverture vers de fabuleux plaisirs à venir.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Domino :

Tout commença en carnaval sous les volto blancs, les dominos. Au son des fugues et des ritournelles, nos regards se croisèrent, se harponnèrent en trille et vibrato. Nos rires en diapason voltigèrent d’un allegro crescendo, jouèrent les arpèges de nos souffles effleurés. Tu devins le chef d’orchestre de nos passions enchantées, de nos gestes en croches et en rondes, de nos caresses à l’unisson. Ecartée la mandoline, le plaisir solitaire. Ouverture en musique et flute à bec. Place au concerto, à la symphonie des émotions, à la mélopée en partition de nos corps en harmonie. Allées et venues de l’archet du plaisir sur les cordes intimes, pincées et frottées illico presto à la cadence de nos impatiences. Suites et contrepoints sur la gamme de nos jouissances, sonate et contre chant de nos débauches à cappella. Ivresse des sens jusqu’au requiem de notre félicité, musique divine de la volupté à l’état pur.

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Les oulimots de Faffwah :

La sonate que je voudrais jouer pour toi

Se passe d’instruments. Je ne veux que ton corps

Pour sa composition en délicieux accords

Que je viendrai pianoter du bout de mes doigts

L’ouverture en sera de délicieux baisers

Sur ta bouche d’abord. Puis, allant crescendo,

Je papillonnerai sur le bas de ton dos.

Une suite logique avant de plus oser.

Du plus vif allegro au plus calme lento

Je jouerai de ton corps jusqu’à petite mort.

L’orgasme en requiem ? Le terme est un peu fort,

Je préfère une fugue ou bien un concerto.

Alors laisse toi faire. Et avec ton aval

Je serai le plus doux de tous les musiciens,

J’improviserai sans être didacticien

Et ce sera festif. Ce sera carnaval.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Ghislaine 53 :

La rengaine

Il lui jouait le grand concerto de sa vie,
la passion des mots montait crescendo,
sa litanie était comme un requiem
à l’ouverture d’une vie nouvelle…
Il lui promettait une vie de carnaval en voyage,
des fugues dépaysantes en campagne, une suite aux allures
d’un allegro de baisers, au son d’une sonate à l’amour éternel.
Mais ces mots, elle les avait entendus tant de fois qu’elle n’y croyait plus !
Aujourd’hui, c’est les papiers de divorce qu’elle venait de remplir…

Le blog de Ghislaine 53

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Les oulimots de EtSiOnSEnAllait :

Dies Irae

A l’ouverture, la sonate était légère, fluide. Mais le virtuose trouvait l’andante un peu facile et décida d’un allégro plus entraînant. Ses doigts filaient sur le clavier, agiles.

Trop synchronisés à son goût. Trop simple. Alors il prit l’initiative de la transformer en fugue. Mélanger, répéter, inverser. Fusionner à en perdre le thème, mais y inventer les imbrications les plus sophistiquées.

Seul, il invita ses amis, cordes, vents cuivres, percussions à former une nouvelle suite. Un carnaval de concerto prenait la suite du mouvement !

Crescendo, Maestro ! Crescendo ! hurla-t-il. Vivace Fortissimo !

Plus vite, plus fort, plus puissant. Plus fou ! Encore. Folie des notes, tourbillon, tremblements. Décrochage de l’appogiature, arpèges en perdition. Effondrement dans un vacarme sourd.

Cadences en décadence, Requiem for a dream.

Requiem Æternam.
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Les oulimots de Pidgy :

En avant la musique !

C’est dimanche ! Repos et musique ! Epicétou !

En ouverture, un requiem ! Je suis d’humeur badine ce jour.

Ensuite, en suite, un petit concerto en sol mineur pour aller crescendo vers une sonate.

Et enfin, finir ma fugue musicale dominicale allegro par un carnaval à Venise avec costumes et bonnes manières.

Voilà ma partition du dimanche !

Le blog de Pidgy

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Les oulimots de Iotop :

Mon joint qui me sourit comme un requiem.

J’écoute la sonate pour piano n° 6 en ré-majeur par Amadeus. Il fait nuit chaude et le cœur qui refroidit, je suis allongé sur le sable. L’océan, s’ouvre et se ferme aux notes des voûtes célestes et de mon joint qui me sourit comme un requiem… mauvais présage ?

Je joue mon concerto devant l’écume blanche et mon allegro me souffle dans les branchies crescendo la noyade de mon état est à prévoir et je tourne en rond entre ce rocher de vie et le sablier du temps suspendu au-dessus de mes yeux … mauvais présage ?

— Tu fais quoi, Paulo à poil sur cette plage ?
— Je fais mon carnaval … et toi Abeline ?
— Je fais une fugue.
— Une fugue ?
— Je suis partie de ma communauté …
— Tes parents ?
— Oui.
— Tu devrais retourner de suite
— A quoi bon …
— Pour éviter une ouverture d’angoisse pour eux …
— De toute manière que m’importe, je viens de les … assassiner …

Le blog de Iotop

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Les oulimots d’Alexandre :

Après ma mésaventure avec Juliette, j’ai pu me consoler auprès de Gabrielle.
Celle-ci était une femme d’âge mur qui travaillait dans un autre service que le mien, ses yeux noirs étincelants, ses formes appétissantes ne me laissaient pas indifférent. J’ai eu la chance de discuter une ou deux fois avec elle à l’heure de déjeuner avant de pouvoir l’inviter dans un lieu plus discret qu’un service de restauration.
Vous commencez à me connaitre, je m’emballe vite et si j’avais su écrire une partition, j’aurais composé une ouverture étincelante où les cuivres claqueraient aussi forts que mes espoirs.
Gabrielle semblait flattée de l’intérêt que je lui portais et acceptait de consacrer la pause déjeuner à des promenades dans le parc ensoleillé, une sorte de fugue enchantée loin des contraintes du travail.  Elle se laissa embrasser furtivement d’abord puis ensuite avec fièvre après m’avoir confié que son mari la délaissait. Celui-ci était dépressif et trainait une face de requiem. C’était vraiment le jour et la nuit avec Gabrielle toujours prête
à s’amuser. Son rêve était d’assister au carnaval de Rio et de se mêler aux danseurs de samba.
La suite vous l’imaginez facilement, nous nous retrouvions une jour dans sa voiture, un autre jour dans une chambre d’hôtel  selon le temps que nous disposions. Gabrielle revivait dans mes bras. Si avec son mari l’amour n’allait plus crescendo, entre nous c’était un allegro vivace.
C’est grâce à elle que j’ai découvert la beauté de la musique baroque. J’ai gardé un souvenir ému d’une sonate de Bach que nous étions allés écouter dans une église mal chauffée, Gabrielle, de nature frileuse se blottissant contre moi et d’un concerto de Corelli que j’ai passé en boucle plusieurs années après notre séparation.
Le mari de Gabrielle s’étant donné la mort, elle choisit de tourner la page et de changer de région. Je ne l’ai jamais revue.

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13/10 : Une contrainte automnale

Contrainte : Amanite, poison, secret, ivresse, danger, folie, antidote, urgence, spasme.

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Les oulimots de Domino :

Amanite Phalloïde
Phallus en détresse
Poison secret gorgé d’ivresse
Folie décadente sans antidote
Urgence en désir, tu capotes
Danger imminent de débandade
Dernier spasme en capilotade

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Elle le contemple, son sexe est raide, dressé tel une amanite dans un sous-bois. Ce sexe, ce corps qui la font jouir intensément, il est sa jouissance, son voluptueux poison addictif. Ils partagent tous deux un jardin secret intense et fou. L’extase est leur ivresse partagée, nul danger qu’ils ne se lassent de la recherche de plaisir. Pour leur douce et voluptueuse folie, nul antidote. La seule urgence qui est la leur est la recherche d’un nouveau plaisir, d’un nouveau spasme de jouissance.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Faffwah :

Amanite, poison, secret, ivresse, danger, folie, antidote, urgence, spasme.

L’automne est sans conteste la meilleure saison pour aller aux champignons. Et je t’en sais si friande. Alors si nous partions nous balader en forêt le weekend prochain ? J’ai la connaissance d’un coin secret où tu pourras cueillir une superbe amanite phalloïde. N’aie crainte, celle que je te propose est sans danger car ce qu’elle contient est à la fois poison et antidote, et nous ne finirions aux urgences que si, tout à l’ivresse de nos sens, la folie de nos élans, un spasme devait maintenir nos corps étroitement imbriqués. Tu vois, le risque est donc mesuré. Alors tu viens ?

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Ghislaine 53 :

Tromperie mortelle

Prise de folie quand elle sut que Léo l’avait trompée,
elle ne dit rien sur le moment, garda le secret…
Dans les spasmes de sa colère, elle courut vers la forêt,
trouva les amanites mortelles… Elle était biochimiste,
elle connaissait le danger de ce champignon mais dans l’ivresse
de son désespoir, se servir de ce poison lui semblait juste !
Elle le lui dirait une fois avalée cette bonne omelette !
Il n’aurait plus qu’à se rendre aux urgences,
peut- être aurait-il le temps d’avoir l’antidote !
Ne fallait pas tromper sa femme !

Le blog de Ghislaine 53

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Les oulimots de Pidgy :

En ce temps là !

En ce temps là, il y avait des prophètes à profusion. Le monde était livré à la folie et devant le danger maints illuminés apparaissaient ici et là, et là aussi, ou ailleurs. Était-ce un antidote aux peurs reptiliennes de l’humanité ? Va savoir Charles comme le disait souvent un grand philosophe de l’Ordre de la Grappe Fleurie !

Donc sur une colline, posé sur une pierre plate se trouvait Saint Pidgy des Olivettes de la gariguette. Oui celui-là est devenu saint un jour parce qu’il connaissait bien, bibliquement parlant, la cousine du voisin du concierge de Saint Pierre de Rome qui est, comme chacun le sait, le point de passage obligé pour prétendre à la Sanctification. Et il était de noblesse bretonne provençale, ce qui explique son nom à rallonge !

Donc à défaut de siffler sur la colline, Pidgy méditait et voici, il méditait !

Soudain il eut comme un spasme ! devant l’urgence, la foule de ses disciples , qui s’élevait à un (c’était un prophète discount) se leva comme un seul homme, ce qui est normal puisqu’il était seul !

“Reste coi, quoi ! s’écria le prophète qui était d’origine bretonne, il n’y a pas péril en la demeure ! C’est l’ivresse de la révélation qui m’a fait tressaillir et non pas très saillir puisque j’ai fait vœu de chasteté pendant les heures ouvrables !

– Dans quelle demeure y a-t-il péril Rabbi ? s’enquit le disciple

– Bougre de disciple ahuri c’est une image le péril en la demeure !

– Vous avez eu la révélation d’une image Maître ? Comme celle au milieu des magazines que vous conservez sous votre couche ?

– Mais non sombre idiot ! Il n’y avait qu’un disciple qui ne comprend rien et c’est moi qui l’ai ! Enfin, c’est mieux comme ça pour répandre ma bonne parole ! J’ai eu une révélation !

– Bonne ou mauvaise Rabbi ? Peux-tu en parler ou est-ce secret ?

– Je peux en parler, brave homme, en parler je peux !

– Ne nous laisse pas, moi et mon ombre, dans l’ignorance ! Amène nous dans la lumière !

– Voici ! Ecoute et apprends ! Ne jamais, au grand jamais, faire une omelette aux champignons avec des amanites ! C’est du poison ! Voilà le grand secret universel qui m’est apparu !

– Mais Rabbi, tout le monde sait cela !

– Quoi ! Tout le monde est prophète ou bien ? Que se passe-t-il ? Ai-je été transporté dans la dimensions des prophètes ou quoi ? J’en perds mon latin, heureusement que je ne le parle pas. Ça ne me coûte rien de le perdre !

– Que signifie cette vision étrange Maître ?

– Disciple de peu de foi et de peu d’intelligence ! Je vais t’enseigner le derrière du devant de cette vision ! Voilà si tu manges et que tu t’empoisonnes, il te faudra un antidote !

– Un antidote, votre Visionnaire éclairé en triphasé, quel antidote ?

– Les champignons de Paris en boîte, pieds et morceaux ! Comme ça il n’y a pas de risques et ce sont les meilleurs ! Allez prends tes cliques, tes claques, ton courage à deux mains et la poëlle qui n’attache jamais et va préparer le repas ! J’ai la dalle avec toutes ces visions !

– Bien Maître Étalon, j’y cours, j’y vole, je caracole !

– Fais gaffe à ne pas prendre tes pieds dans ta gandoura en courant, je ne tiens pas à te soigner encore et mon forfait miracle est épuisé pour ce mois-ci !

– Bien Sidi Prophète !”

En ces temps là, il y avait beaucoup de prophètes !

De charlatans aussi !

Mais ça, c’est une autre histoire.

Le blog de Pidgy

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Les oulimots de Iotop :

Mon Amanite est comestible

Mon Amanite est comestible. Si, si. Vos yeux font un tour de piste sur le stade de l’interrogation. Et je vous comprends. Tout n’est pas poison. Je vous assure. Il n’y pas de secret. La nature des choses est bien faite et je suis de cette ivresse à vous la présenter toute en chair, sans danger et pas de folie tout le monde sera servi et vraiment pour les allergiques, un antidote dans la boite urgence est présent à l’étage…

Je vois dans votre pupille gauche un spasme d’inquiétude. Qu’est-ce cette Amanite ? Ma tendre et chère mannequin vendue pour le plaisir du goût … en chocolat.

Le blog de Iotop

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Les oulimots d’Alexandre :

Ma déconvenue avec Charlotte m’a rappelé mes aventures avec Juliette.
Je ne vous ai pas encore parlé de Juliette ? Franchement, vous lui auriez vue, vous auriez craqué, un corps fluet encadré par une superbe chevelure rousse, un petit nez mutin, les dents du bonheur et un sourire à faire fondre un gardien de prison.
Une fois de plus j’étais porté par l’ivresse de l’amour, j’aurais commis n’importe quelle folie pour ces beaux yeux verts, escalader une falaise dans les Calanques au mépris du danger, plonger  depuis le sommet ou toute action forçant son admiration.
De manière plus prosaïque Juliette me proposa un jour de l’accompagner pour cueillir des champignons. Je l’assurais de mon œil infaillible et de ma connaissance hors pair des différentes espèces grâce  à des connaissances toutes fraiches acquises sur Internet. Pour résumer, lui dis-je, les champignons n’ont pas de secret pour moi.
Nous revînmes avec un panier plein et la robe de Juliette froissée. Je ne vais pas vous faire un dessin,  d’ailleurs j’ai juré le secret car le père de Juliette surveille de près ceux qui tournent autour de sa fille  mais je vous recommande vivement de lutiner dans les bois, c’est le meilleur antidote à la sinistrose et la promesse de retours enchantés.
Enchantés enfin pas vraiment, car le père de Juliette, pharmacien de son état, examina de près notre récolte  et pointa la présence d’amanites au poison fulgurant, moi qui avais certifié à Juliette que tout était comestible…
Rouge de confusion et la queue basse j’ai prétexté une urgence pour disparaitre au plus vite. Je n’ai plus osé aborder la belle Juliette dont les spasmes dans les sous-bois me laissèrent un souvenir ému.

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12/10 : une contrainte rituelle

Contrainte : Google, Marius, verge, dunes, cheval, quiproquo, patience, gorge, rituel

Max-ERNST-Tete-triangle

Max Ernst, Tête triangle, 1959-1960, Broche – Or, 5,9 x 6,7 cm

Les oulimots auto-contraints de De La Vega :

Une désillusion de plus pour Marius.

Les portes ont claqué. Les quiproquos puis les reproches pleins d’aigreur ont déferlé. Il est amer de ne pas vivre sa vie, en colère face aux autres qui ne le comprennent pas. Mais au fond il s’en veut à lui-même de n’avoir jamais assumé ses envies. Alors ce soir il l’a décidé : demain, il osera.
Il cessera de voir sa vie par le spectre de Google ou autre échappatoire. Il arrêtera de la vivre selon un quelconque rituel imposé.
Il commencera par acheter ce cheval dont il rêve depuis des années, ce pur-sang arabe.
Puis il parlera à sa collègue de boulot ; il dénouera enfin sa gorge que la patience ou la timidité avait jusqu’à lors interdit.
A la tombée du soir, c’est elle qu’il chevauchera dans les dunes, sur ce sable encore chaud. Jusqu’à l’épuisement… Jusqu’à l’extase !
Finalement, c’est dans son lit que Marius se réveillera, la verge encore suintante d’une pollution nocturne.

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Les oulimots de Des mots et désirs :

A la recherche du tant perdu

Marius était assis sur la plage, le regard lointain, absent, vide. Cela faisait combien de temps déjà qu’il avait laissé son père et son bar et surtout la belle Fanny derrière lui ? Un coup de tête, l’envie irrépressible de naviguer, d’avoir la mer autour de lui en permanence, de la sentir caresser ou fouetter sa peau. Il y était maintenant, au milieu des dunes, mais les yeux plongés dans ceux de la mer d’un bleu scintillant. Pas de quiproquo avec elle, et une patience infinie. Un bruit de sabots se fait entendre au loin. Le cheval se cabre faisant penser à celui de Zorro. Un hennissement puissant jaillit de sa gorge et il repart au galop. Marius fait passer le sable d’une main dans l’autre comme s’il s’agissait d’un sablier. C’est son rituel lorsqu’il est sur la plage. Puis il se lève et attrapant la verge de l’ancre posée près de lui il se dirige vers la mer. Il entre dans l’eau lentement mais sans pause… Puis se laissant porter par le courant il ferme les yeux ouvre ses bras et enlace Fanny soudain apparue devant lui. Sacré Google

Le blog de Des mots et désirs

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Comment pourrais-je écrire un billet dont le premier mot contraint est le nom d’un moteur de recherche qui n’est pas celui que j’utilise au quotidien ? Vous ne serez donc pas étonnés si je vous annonce que j’ai cherché le mot Marius sur DuckDuckGo, non pas pour en connaître la définition, mais pour découvrir les résultats d’une telle recherche, et le résultat fut jouissif, la Trilogie Marseillaise de Marcel Pagnol arrive quasiment en tête. Dois-je préciser là que le mot jouissif est employé ici dans un sens métaphorique, la vue de ce résultat n’a nullement faire se dresser subitement ma verge.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Marivaux :

( suite du 11 octobre )

Ma verge tendue comme celle d’un cheval ne prêtait à aucun quiproquo, je voulais lui rendre gorge en lui intimant de prendre patience, mais je sentais bien qu’elle me murmurait comme chez Marius un « tu me fends le cœur » d’une voix implorante. C’était une sorte de rituel entre nous que te dialoguer ainsi chaque fois que Google et consort me ramenait des images trop suggestives. J’enlaçais langoureusement la taille de ma charmante Cyrène et je plongeais le regard dans les dunes vertigineuses de son décolleté. Cela n’aidait en rien à calmer mon excitation.

Le blog de Marivaux

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Les oulimots de Faffwah :

C’était devenu un rituel : elle n’enlevait son soutien-gorge qu’après s’être mise à cheval sur sa verge. Alors il devait s’armer de patience lors de leurs ébats avant de pouvoir poser les yeux sur sa poitrine nue. Ses douces dunes de chair qu’il aimait tant.

Il avait fini par s’y faire. Toutefois, ce comportement ne cessait de l’intriguer. Mais, malgré une recherche sur Google, il n’avait pas trouvé de de réponse plausible à sa question malgré tous les fora sexo qui étaient apparus quand il avait tapé sa requête. En désespoir de cause, il avait questionné sa TL peuplée d’experts des choses de l’amour. Ce qui avait causé un amusant quiproquo. En effet, à une twitta, normalement originaire de Bretagne et qui avait proposé une théorie assez vraisemblable, l’illustrant d’une photo de sa poitrine, avait été posée la question lui demandant si elle était de L’Estaque, car il semblait à son auteur avoir reconnu le décor de Marius et Jeannette en arrière-plan. C’était parfaitement WTF et avait noyé l’intervention dans un flot de réaction hilares. Elle n’avait toutefois pas démenti. Le mystère continuait donc de planer, auquel s’était ajouté celui de l’image. Il se jura de poursuivre la discussion en DM avec son abonnée. Il voulait tout savoir.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Ghislaine 53 :

L’ordinateur récalcitrant

Nous n’étions plus au temps où la verge faisait peur aux élèves,
pour un devoir mal fait.
Marius s’en donnait à gorge déployée devant son ordinateur,
où il pestait car son pote  » google  » ne lui donnait
pas l’info demandée sur les dunes…
Pourtant il était censé savoir tout sur tout !
Soudain l’écran devint noir !
Quelle patience avec ce PC !
Les virus lui plombaient son temps !
Euréka l’écran se rallume tout seul !
Quel quiproquo se passait-il donc dans sa mémoire ?
Cela faisait plusieurs fois qu’il lui donnait de ce rituel,
et Marius en avait assez de devoir travailler par étapes !
C’est décidé ! Il allait investir dans un bon ordinateur .

Le blog de Ghislaine 53

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Les oulimots de Pidgy :

Apollinaire, si tu me lis, salut !

Marius est bien embêté. Il veut acheter un terrain mais il vient de s’apercevoir que les dimensions sont données en verges ! Onze mille en plus ! Flûte, re-flûte et crottes de bique ! Qui va venir à son aide pour qu’il sache si ce qu’il envisage d’acquérir en vaut la peine ?

Bon sûr, mais c’est bien sang ! Son ami Google est là pour le tirer d’affaire !

Zut, re-zut et crottes de lapin ! Après le rituel de démarrage informatique du moteur de recherche, voilà-t-y pas qu’il y a la verge anglaise, la verge espagnole et la verge belge, une foué ! Ça ne l’arrange pas, il y a matière à quiproquo et il commence à perdre patience !

Il faut dire que l’annonce est alléchante, même en verges : le terrain est décrit comme un “paradis de dunes menant à une gorge débouchant sur une oasis de paix et de sérénité ! Idéal pour de belles promenades à cheval romantiques !”.

Marius vaudrait bien saisir l’annonce à deux mains, mon cousin, mais les verges sus-dites lui posent problème ! Ses mains ne risquent-elles pas de poser le pied en terre inconnue, voire hostile ?

Que faire ? Marius opine du chef finalement ! Ce ne sont pas quelques verges qui lui tiendront tête ! Il en a déjà fait courber des plus solides ! Allez hop ! Il va appeler pour éclaircir les points noirs ! Il est bien décidé à tirer toute la substantifique moëlle de ces maudites verges et d’acquérir ce bien qui semble si prometteur ! Onze mille verges, on n’a pas toujours ça sous la main !

Le blog de Pidgy

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Les oulimots de Iotop :

Je ne connais pas ce Google qui se présente à ma porte.

Je ne connais pas ce Google qui se présente à ma porte. Il souhaite me vendre une ligne réseau directement reliée à mon domicile secondaire dans la périphérie d’Oceanus Procellarum et cela ne m’intéresse pas. Mais le bougre, il insiste. J’appelle mon droïde Marius, pour me débarrasser de l’importun.

Non mais, il ne vaut pas une verge pour me soulager au regard d’un beau phallus que mon droïde me met tous les soirs à clair de Terre.

Bref, je ne me suis pas installée sur cette station pour me faire spolier mon temps … et tout humain qu’il soit, il ne m’intéresse pas ce va-nu-pieds de Google… non mais !

En tout cas, après ce grain de sable de mon début de matinée, je vais me faire un château…de sable grâce aux dunes artificielles déversées le long du littoral qui longe notre avenue, et après du cheval de bois construit par les petites personnes colonisées par notre bien aimée société. Et pas de quiproquo entre nous. Ces petites personnes sont naturellement et convenablement bien traitées. Elles proviennent directement de la Terre. Cette population a été irrémédiablement … comment dire … abîmée au fil du temps par les pollutions diverses et variées, et nous, notre bien aimée société, avec cette patience bien connue et reconnue porte une attention particulière pour en intégrer quelques milliers par an pour notre communauté. Et je ne vous apprends rien, ces petites personnes sont bien à l’abri pour les protéger de nos influences et pour qu’elles puissent travailler en toute tranquillité …

En attendant, à vous rendre compte oralement par ce journal intime enregistré en direct, chers audiostateurs, je vais me verser une rasade de Limonadif pour soulager ma gorge et dans quelques instants nous aborderons le rituel du Pingouin en Queue de Pie qui vous …

— Elle n’a pas bientôt fini cette greluche à nous bassiner avec son air de formol et son faux journal intime intox en direct … elle parasite notre réseau …allons, reprenons mes frères Apple à creuser notre tunnel pour libérer nos frères Amazon colonisés … qu’ils respirent de nouveau la liberté …

Le blog de Iotop

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Les oulimots de EtSiOnSEnAllait :

Bienvenue

Marius avait trouvé ce tutoriel, presque par hasard sur Google. Quelques mots clefs plus tard, au fil de ses recherches non avouables et de ses clics coquins, il se trouvait en possession des secrets d’un nouveau monde de plaisirs. Et Graal suprême, joint à ces instructions et astuces, il avait également découvert un comparatif très détaillé des différents types de verges qu’il pourrait utiliser et s’empressa de commander celle recommandée pour le débutant qu’il était, tout en haut de la liste.
[…]
Après moult quiproquos volontaires, hésitations feintes, timidités de circonstances, il lui présenta le nouveau jouet. Dans ses projections, il s’imaginait maître de la situation, contrôlant et dominant ses émotions, très à cheval sur le rituel appris et révisé les jours précédent. Mais finalement, face à elle, entraîné par son regard approbateur mais inquiet, c’est avec patience, douceur et délicatesse, qu’il caressa ses courbes du bout de ce nouvel accessoire. Parcourant de sa gorge à l’extrémité de ses jambes, les dunes de douceur de son corps.

Le blog de EtSiOnSEnAllait

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Les oulimots d’Alexandre :

Quand cela ne veut pas, cela ne veut pas ! Les Calanques nous les avons jamais vues
et ce jour-là j’ai cumulé tellement de bévues que j’ai bien cru que Charlotte, perdant patience, allait me sauter à la gorge.
Tout d’abord, impossible de faire redémarrer ma voiture : panne sèche, batterie à plat ? Je n’en avais pas la moindre idée. D’habitude quand j’ai des ennuis mécaniques, je fais appel à mon ami d’enfance Marius, un mécanicien qui arrondit ses fins de mois en travaillant au noir, mais ce jour-là il était débordé et ne pouvait se déplacer. Cela devrait attendre lundi soir, me dit-il au téléphone.
D’accord, j’aurais pu faire jouer mon assurance ou rechercher sur Google un garagiste disponible mais je craignais d’y perdre la journée, aussi l’air navré, je me tournais vers Charlotte pour savoir si l’on pouvait prendre sa voiture.  J’étais prêt à lui servir de chauffeur.
A mon grand soulagement elle accepta et nous voilà partis vers notre destination quand je me suis fait emboutir par un véhicule arrivant sur ma droite. Une fois la frayeur passée, Charlotte est sortie de la voiture comme une furie criant après moi. J’aurais bien voulu disparaitre et aller me cacher dans des dunes au milieu des oyats, mais sur une
côte rocheuse, ce n’est pas le genre de paysage que vous trouvez.
Et ce n’était pas terminé car il a fallu faire le constat à l’amiable, enfin presque car je n’ai jamais vu une personne aussi à cheval que Charlotte pour remplir ce document. D’accord l’autre conducteur était arrivé trop vite mais j’aurais dû  lui laisser la priorité. Bref cela n’en finissait pas mais je voyais bien que cet homme bronzé et fort bien de sa personne
ne laissait pas indifférente celle que je convoitais. Je commençais à bien connaître Charlotte qui, dès qu’elle estime que son interlocuteur est doté d’une belle verge, lui fait du charme. Je crois même que c’est presque un rituel, une façon de se rassurer sur ses atouts et un moyen de harponner un beau mâle. Ce que ce dernier ne sait pas, c’est qu’il se retrouvera vite impuissant une fois ligoté, beau retournement des rôles et là Charlotte sait pleinement jouer de ce quiproquo. Tel est pris qui croyait prendre !
Bref, quand ce bellâtre proposa à Charlotte de se remettre de ses émotions en allant boire un verre, qui se trouva comme un idiot avec deux véhicules sur les bras ? Moi !

 

11/10 : une contrainte tumultueuse

Contrainte : Vocable, Gouffre, Tumulte, Raideur, Lubie, Frêle, Illuminé, Tranche, Jubilation.

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Les oulimots auto-contraints de Pape Anoel :

“Il est plus facile pour un riche de passer par le chas d’une aiguille” …

Pourquoi avait-il cette phrase dans la tête ? Et quelle était la suite déjà ? Pourquoi cette pensée lui venait-elle ici, maintenant, après son whisky vespéral, son rituel immuable de la fin d’une autre journée, ni tout à fait pareille, ni tout à fait une autre, étape habituelle de son quotidien de citadin, bien au chaud dans sa vie réglée, son parcours régulier sans efforts excessifs ?

“C’est vrai qu’il serait bon que je sois un peu plus frêle, ça ne pourrait guère me faire du mal de perdre un peu de cette aisance qui s’installe un poil trop généreusement sur ma structure.”

Voilà qu’il se surprenait à employer un vocable qui ne lui était pas familier. Tout d’abord la référence biblique, maintenant cette emphase un brin ridicule qui lui venait, alors qu’il s’exprimait toujours de façon efficace, précise mais sans recherche, suivant son modèle de cadre exemplaire, bien noté, une publicité vivante sur l’absence de fantaisie du monde professionnel.

En homme peu habitué aux lubies, il arrêta immédiatement son geste, le verre à mi-chemin de sa bouche et de l’accoudoir en velours du fauteuil de son salon.

Il essaya de remettre la main sur le fil conducteur qui avait conduit ses pensées jusqu’à cette série d’interrogations dispersées et dérangeantes.

“Voyons, ce tumulte n’est pas venu par hasard, c’est impossible.” se dit-il, sans être parfaitement convaincu. “Je vais re-dérouler le fil de cette journée, et voir le grain de sable qui a fait dévier ma route et m’a porté à ces élucubrations mystiques”.

Se lever, comme d’habitude.
Ne pas voir les gens dans la rue, comme d’habitude.
Traverser le hall de l’entreprise, comme d’habitude. Eviter de penser, toute la journée, pour ne pas tomber dans le gouffre de cette perspective infinie de réunions identiques, comme d’habitude.
Marcher dans les couloirs, de son étage d’abord, pour assouplir la raideur de ses jambes après les longues stations assises, comme d’habitude. Puis dans la rue qui le ramenait chez lui, comme d’habitude.
Ah non, pas tout à fait.

En marchant dans la rue, prenant conscience qu’il avait vidé sa bouteille lorsqu’il s’était servi son verre la soirée précédente, il était entré chez la caviste, deux rues avant la sienne, pour regarnir son bar pour quelques soirées. Presque comme d’habitude.

Il aime bien ce magasin, avec ses rayonnages ouverts en bois, ces présentations de bouteilles aux formes différentes selon les régions, et de plus en plus, selon la fantaisie des producteurs.

Devant le rayon des whiskies, il se tenait debout, travaillé entre l’idée de choisir la sécurité de sa marque régulière, et la fantaisie de se surprendre en effectuant une sélection complètement à l’opposé, Japon ou Bretagne contre Ecosse, robe pâle évanescente contre sirop ambré, flacon à section carrée contre le tube oblong habituel.

Perdu dans ses pensées, il ne sentit pas arriver la caviste qui s’approcha de lui sans s’annoncer, après avoir conclu la vente avec le client précédent sans une parole.

“Si vous hésitez, je vous conseille celui-là” dit-elle en tendant le bras par-dessus son épaule pour désigner une bouteille venant du plus extrême orient.. “Vous verrez, il est très doux”.

Plus que le sein qui se pressait contre son omoplate ? “c’est à voir”, pensa-t-il.

En tout cas ce genre de distraction, pour agréable qu’elle soit, n’était pas de nature à emporter sa décision. Le choix d’un whisky est une chose sérieuse, et ce n’était pas une simple pression, même très douce, une chaleur caressante, même appliquée directement sur sa peau, qui allait lui faire perdre le fil de ses pensées, ni perturber son processus de choix.

“Le mieux, pour le choisir, c’est de le goûter. J’ai justement une bouteille ouverte et disponible dans le salon de dégustation.” Ces quelques mots, déposés dans son oreille comme une invite, une promesse de voluptés originelles et secrètes, s’imposèrent comme une évidence.

Il marcha, guidé par la main de la caviste posée sur son épaule, vers l’espace aménagé dans le coin du magasin. Une zone délimitée par une grille de fer, un tonneau au dessus un peu taché comme table, “tout pour créer une ambiance de cave, ah, le marketing est vraiment partout” se dit-il. Machinalement, il enleva son manteau, le suspendit au croisillon des fers entrecroisés à hauteur de son épaule, retira sa veste, qu’il posa par-dessus, reconstituant visuellement cette succession de tranches qui composaient ses journées.

“Ce whiky, c’est une expérience totale, croyez-moi.” dit la caviste. “Le seul moyen de l’apprécier, c’est de se livrer à lui, comme il se livrera à vous. Il fait chaud ici, donnez-moi aussi votre chemise”.

S’il y a bien une chose qu’il était capable de reconnaître, c’était le professionnalisme. Et là, il avait sous les yeux un exemple évident. Cette spécialiste savait exactement créer la situation idéale pour présenter son produit, il retira posément sa chemise, et la tendit à la caviste.

Son regard sur son pantalon ne lui laissa aucun doute, et il défit sa ceinture, qu’elle garda en main, prit le vêtement qu’il lui tendit, et se retrouva debout devant le tonneau, le flacon illuminé par la lumière douce provenant des appliques disposées en flambeaux sur les cloisons.

La bouteille en main, il se servit dans un verre en cristal qui découpait en facettes multicolores la lumière sur le bois du plateau.

Pendant qu’il caressait du regard le liquide coloré, qu’il sentait les effluves de son parfum sous son nez, des mains se déplaçaient sur ses flancs, deux seins se pressaient contre son dos, ses jambes étaient pressées contre le bois par deux jambes caressantes et impérieuses.

Son sexe aussi était de la partie, qui cherchait à se libérer du tissu pour participer à l’expérience sensorielle qui se déroulait à l’instant. Jusqu’à ce qu’une main décidée vienne abaisser le boxer jusqu’au sol, et empoigne la tige dure.

Abandonné par la main un instant, la frustration le fit gémir sur le champ.

“Silence. Pour bien apprécier ce breuvage, il faut se taire, se priver de regarder, ne plus se concentrer que sur les sensations”. La caviste savait vraiment faire découvrir ses merveilles, et son hochement de tête matérialisa son consentement sans réserve.

“Vous ne pourrez vraiment décider qu’avec votre bouche et vos impressions.” lui murmura-t-”elle à l’oreille en lui passant sa ceinture sur les yeux, l’aveuglant et lui tenant la tête par la lanière de cuir.

“Ne buvez pas encore, attendez mon signal…” Les mains sur son corps laissaient des traînées de feu sur sa peau, ses muscles se tendaient comme des cordes sur leur passage. Les odeurs qui montaient dans ses narines dilatées laissaient comme des brûlures dans ses sinus.

Les caresses s’intensifiaient, le monde se résumait pour lui au vapeurs délétères de l’alcool dans son nez, des sensations irradiantes à chaque contact sur sa peau des doigts, des seins, de toute la peau de la commerçante.

La première gorgée, enfin, fut déterminante. Il dit, sans l’ombre d’une hésitation : “je le prends”, à peine la déglutition engagée.
Ce fut pour entendre, dans une grand élan de jubilation dans son dos : “Moi aussi !” alors qu’il était pénétré d’une seule poussée par une tige noueuse, organique et experte.
Non, vraiment, il ne comprenait pas la raison du cours étrange qu’avaient pris ses pensées ce soir. Mis à part cet intermède un peu inhabituel, ce jour était pourtant bien comme les autres.
Comme d’habitude.

Il ne pouvait pas s’empêcher de ressentir un peu de gêne au souvenir des longs fils blancs et épais sur le plateau du tonneau qu’il avait vus, identiques en forme aux taches anciennes et estompées sur le bois ; se rhabillant avant d’aller régler son achat.

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Les oulimots de Pidgy :

Histoire sans fin !

C’est avec une certaine jubilation que je m’assois à ma table de travail ce soir.
La journée s’est bien passée et je vais peut-être exposer une petite tranche de vie dans ce jeu.
Ou pas…
Le tumulte de la journée s’éloigne doucement et je peux me consacrer à cette lubie jubilatoire journalière : jouer du vocable sans raideur contraignante ou passer pour un illuminé. Quoique un illuminé peut avoir une belle lumière intérieure qui peut éclairer un gouffre inconnu dans lequel une frêle personnalité pourrait se perdre et ne plus revenir !
On ne sait jamais. Il se peut qu’il n’y ait pas de lumière à tous les étages !
Je vais d’ailleurs profiter de cette lumière pour descendre voir ce qu’il y a en dessous. Si je ne reviens pas d’ici demain, passez au texte suivant : c’est que je serai perdu !
Ne bougez pas ! J’y vais !

Le blog de Pidgy

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Les oulimots de Iotop :

Entre le néant de soi et le terrestre de la chose

Le Vocable, aujourd’hui, a pris sa valise et décide d’aller en vacances dans les montagnes. Reposer sa voix avant que le gouffre de la déchéance ne vienne le saisir par le gosier et l’étouffer dans le tumulte d’un air qui demanderait la parole … Il est vrai qu’il y a des paraboles difficiles d’accès (à ne confondre avec la parabole du voisin).

Arrivé à bon port, au village des Quatre Cimes, il rencontre par hasard une raideur dans la trachée. Cela l’inquiète. Le changement de climat ? Il pense avec angoisse à sa lubie des bonbons acidulés. Une conséquence néfaste qui s’impose ? Non, impossible !

Le Vocable ressent sa frêle existence. Il va déposer son bagage dans sa chambre d’hôtel et commander une soupe bien chaude. Il est vingt heures. Le monde du restaurant s’éponge aux mots quotidiens, une passable ambiance, presque inanimée comme le déteste le Vocable qui n’est pas illuminé par la joie ou même le réconfort de son bouillon qui n’a fait qu’accentuer sa douleur constante et lancinante …

Il monte tranquillement à sa chambre. Une bonne nuit de sommeil va le remettre. Il le pense. Il le croit, même en non croyant. Car, il ne suffit d’être croyant pour croire mais bien d’avoir la foi de croire pour ne pas être croyant … ou inversement.

Il est matin. Petit déjeuner. La voix enrouée. Rien ne va plus, pense-t-il entre deux tartines grillées sur le rebord de braises bien aises et allumées.

Sa décision est prise. Son pèlerinage (il cherchait le mot bien avant d’arriver à ce village) il le fera dans les montagnes, bien en hauteur, le ciel comme voisin et la vision à en perdre la vue. Quand le Vocable, tranche, il tranche.

Et le voilà à mi-hauteur, entre le néant de soi et le terrestre de la chose par le vide et d’un autre côté le plein de soi et de la matière en pierres redoutables et inaccessibles. Il est au bout de son chemin. Sa gorge est une douleur complète. Quand d’un effort, il en sort un sifflement comme une agonie que la montagne entend fait écho et porte par retour aux oreilles de Vocable la transmission de sa fin, la jubilation d’être enfin reconnu par ses pairs comme étant un médiocre … l’achève d’un seul tenant …

Le blog de Iotop

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Vos extravagances me font péter un câble
Goutons donc aux plaisirs mais toujours sans les affres,
Tu multiplies l’acte, vers des plaisirs adultes,
Raie ouverte au pénis, à prendre avec ardeur,
Lubrifiée pour glisser, sans aucune phobie,
Frénésie du plaisir, si tôt elle s’empale.
Illustre sodomie, son cul semble miné.
Tranquillement baisée, vers une extase franche,
Justine veut jouir, vraie obnubilation !

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Marivaux :

Suite du feuilleton

Aucun vocable ne pouvait exprimer le tumulte intérieur qui jubilait en moi à la vue de cette frêle jeune femme s’engouffrant dans ce lieu soudainement illuminé par son apparition. Elle était là, pour moi, et pris d’une soudaine lubie, oubliant la raideur indécente qui tranchait dans le vif de mon pantalon, je me levais pour la saisir dans mes bras.

Le blog de Marivaux

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Les oulimots de Faffwah :

Mais quelle lubie l’avait pris d’aller dans cette discothèque ? On l’avait pourtant prévenu qu’elle était d’un genre particulier. Mais non, il n’avait retenu que la possibilité de s’en payer une tranche. Et quand, au milieu du tumulte, une frêle jeune fille lui avait mis la main au paquet il s’était cru arrivé à ses fins alors que sa raideur se réveillait.

Il l’avait alors suivie avec jubilation dans ce qu’il croyait être un salon privé. Mais quelle ne fut pas sa surprise quand, une fois arrivés, ils furent accueillis par ces dames tout de vinyl vêtues et dont les pubis étaient ornés de godemichés aux dimensions plus que respectables. Son hypothétique conquête avait alors disparu, le laissant aux prises avec ces étranges personnes.

Sans un mot, elles l’avaient fermement déshabillé et installé dans une sorte de pilori moderne. Il s’était donc retrouvé entravé, le cul offert, sans la moindre échappatoire. Il avait eu beau essayer de protester mollement, le langage corporel de ses tourmenteuses remplaçait sans peine tous les vocables possibles relatifs à l’autorité et il s’était plié sans autre forme de procès à leurs contraintes

Alors oui, il avait eu un moment de panique quand il avait senti le froid du gel sur son anus et quand des doigts inquisiteurs avaient commencé à le fouiller. Mais, finalement vaincu, il s’était abandonné, poussant juste un gémissement quand le premier olisbos l’avait forcé. Son regard s’était même illuminé de reconnaissance quand il avait entendu ses sodomisatrices s’extasier devant ses capacités croissantes d’absorption.

– C’est une belle salope qu’elle nous a ramené là la petite. Regardez comme il aime s’en prendre des grosses par le cul. On va en faire un gouffre de son trou.

Combien de temps se succédèrent-elles en lui ? Il avait en avait complètement perdu la notion quand elles finirent par le libérer. Il était béant. Mais heureux. Il reviendrait.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Ghislaine 53 :

Bonne nouvelle pour Totor !

Totor était en jubilation totale !
Il paraissait dans le vocable de la ville !
Ce jour était illuminé de joie dans le tumulte de sa vie.
Il s’était senti tomber dans un gouffre sans nom !
Puis une lubie s’empara de lui et prit le dessus !
Il allait écrire ses mémoires !
Ses tranches de vie ne manquaient pas d’anecdotes !
Aujourd’hui, même la raideur de son arthrose, il n’y pense plus !
Le premier chapitre venait de paraître !
Enfin, il pouvait de nouveau , aimé cette vie, qui l’avait laissé
bien amer, la retraite venue…

Le blog de Ghislaine 53

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Les oulimots de De La Vega :

C’est dans un vocable très accessible que James Redfield décrit ce qu’il pense être les mécanismes permettant les transferts d’énergie entre individus. Selon lui toujours, il existerait quatre modes de fonctionnement : l’intimidateur, l’interrogateur, l’indifférent et le plaintif. Ces modes seraient adoptés à des degrés différents selon les individus et les circonstances.

– L’intimidateur tend à faire peur. Il nous afflige la raideur de son propos, sa colère. Il tranche, cisaille dans un tumulte d’injonctions autoritaires.
– L’interrogateur aura pour lubie de vous déstabiliser par ses critiques, en relevant vos points faibles. Il n’est pas rare de voir son visage illuminé d’arrogance en rabaissant l’autre.
– L’indifférent trouvera une source de jubilation en rejetant l’autre, en feignant l’indisponibilité.
– Le plaintif lui, puisera son énergie à verbaliser les détails du gouffre dans lequel il est enfoui. Cette « frêle victime » comme il se qualifierait lui-même, a un besoin perpétuel d’être consolé.

A prendre ou à laisser mais, en tout état de cause, la démonstration fait de notre ami James un interrogateur invétéré…

(Source : « La Prophétie des Andes » James Redfield)

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Les oulimots d’Alexandre :

Attaché sur le lit, j’entendais Charlotte qui chantonnait dans sa salle de bains. Visiblement notre petit entre-deux lui avait plu. Savoir que j’étais la cause de cette jubilation me redonnait de la vigueur ou plus exactement de la raideur. J’avoue que j’aurais aimé partager avec elle une douche bien chaude, je me serais fait un plaisir de caresser sa peau et même d’embrasser ses seins au final à peine entrevus.
Qui sait ? Nous aurions peut-être fait l’amour, dans le tumulte des corps enlacés, je l’aurais plaquée contre le mur carrelé en lui glissant des mots doux à l’oreille, « Ma petite chatte sauvage, comme tu es belle ! »
Elle m’aurait répondu : « Oui viens, viens, je t’appartiens ». D’un coup de rein, je l’aurais…
« Et bien Alexandre tu rêves ? » me demanda Charlotte soudainement devant moi, « J’ai l’impression que tu prendrais bien une tranche supplémentaire » ajouta-t-elle en se saisissant de mon sexe. « Je vais finir par croire que tu es un étalon de choix. Mais peine perdue mon petit Alexandre, j’ai connu d’autres chevaux de course bien mieux bâtis et je peux te dire qu’un gouffre te sépare d’eux. Pour dire les choses sous un autre vocable, ton attribut est un peu frêle. Tu ne pourrais même pas te transformer en sapin de Noël tout illuminé. Que veux-tu, la nature est parfois injuste ! D’ailleurs la séance est terminée et je te rappelle que tu m’as promis de me faire découvrir les Calanques. Si tu es sage, je te ferais découvrir d’autres plaisirs ».
Un peu meurtri par les paroles de Charlotte, je me demandais quelle nouvelle lubie j’allais découvrir .
Et puis après tout, me dis-je, l’essentiel est de continuer cette belle aventure avec Charlotte.

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10/10 : une contrainte qui se cherche

Contrainte : “Je cherche vainement neuf mots qui pourraient vous inspirer.”

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Les oulimots de Camille Sorel :

Les deux Edmond

Madame est à son bureau, Edmond, en livrée et gants blancs, se tient debout près d’elle. Madame semble soucieuse.

Edmond : Une chanson de Björk ?
Madame : Mais non, voyons, nous sommes surannés.
Edmond : Il est vrai, surtout moi. Un abbé médiéval, alors, dans une abbaye sombre ? Madame : Dans la contrainte, il est dit « avec plaisir », ton contexte est glaçant. Et Dieu me préserve de glisser des ébats dans un lieu sacré !
Edmond : Madame est bien morale… Un couple, en promenade, sur le même chemin ? Madame : Là, pour le coup, c’est presque trop facile.
Edmond : Donc l’idée du champagne est du même acabit. Une correspondance, alors ? Madame : Bon, Edmond, ça suffit. Tout ça est trop banal.
Edmond : Je cherche vainement neuf mots qui pourraient vous inspirer. Un amour platonique, et néanmoins charnel ? Madame : Ah, là, tu m’intéresses. Quels mots me dirais-tu ? *
Edmond : (Criant soudain) Touffe ! Bouquet ! Fou ! Grelot, et puis frissonne !
Madame : (Gloussant, visiblement émue) Reprenez-vous, Edmond.
Edmond : (Il prend la main de Madame) Soleil, ébloui, bonheur et sacrifice.
Madame : (Elle caresse tendrement le front du domestique) Mon ami, vous êtes fiévreux, venez que je vous soigne.

* A partir de cette réplique, l’auteure remercie l’autre Edmond, le Rostand, pour sa contribution au texte.

Le blog de Camille Sorel

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Les oulimots de EtSiOnSEnAllait :

Ma Douce et Belle Amie.

Dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne, je suis allé par la forêt, je suis allé par la montagne. J’ai renié mes amis, j’ai renié ma patrie et le monde entier. J’ai suivi votre chemin, concentré à écouter ce murmure d’amour élevé sur vos pas. Et j’ai cherché pour vous des perles de pluie, dans des pays où il ne pleut pas. Pour trouver dans les roses écloses votre reflet pourpré.

J’ai croisé des poètes et des troubadours, des conteurs de rêves, des diseurs de bonheur. J’ai parlé à Victor, Edith, au grand Jacques, salué Ronsard, rit avec Félix, pleuré avec Aragon.

Tout cela n’a cependant pas suffit, car encore, je cherche vainement (les) neuf(s) mots qui pourraient vous inspirer.

Mais je sais que je vous les chuchoterai et qu’alors, je refermerai sur vous mes bras.
Et tant je vous aimerai que j’en tremblerai.

Votre dévoué, Joueur Fidèle, des mots.

Le blog de EtSiOnSEnAllait

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Je cherche vainement neuf mots qui pourraient vous inspirer,
Je cherche intensément neuf mots qui pourraient vous inspirer,
Je cherche intensément quelques mots qui pourraient vous inspirer,
Je trace intensément quelques mots qui pourraient vous inspirer,
Je trace intensément quelques mots qui pourraient vous charmer,
Elle trace intensément quelques mots qui pourraient vous charmer,
Elle trace intensément quelques phrases qui pourraient vous charmer,
Elle trace intensément quelques phrases qui sauront me charmer,
Elle trace intensément quelques phrases lesquelles sauront me charmer.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Marivaux :

( suite du 9 octobre )

Elle me reconnaît de loin et s’avance vers moi avec un demi-sourire. Sa robe légère et moulante dessine sur son corps des contours merveilleux. Elle, pourtant si pudique, a consenti pour moi, à ne porter sur elle que ce léger tissu qui laisse transparaître des seins libres et fiers. Je cherche vainement des mots neufs qui pourraient rendre grâce d’une telle apparition. Mais il y a des moments, comme aujourd’hui, où l’inspiration vous ordonne de vous taire et de simplement sourire et admirer ce que la vie vous offre …

Le blog de Marivaux

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Les oulimots de Faffwah :
Je cherche vainement dans mon esprit retors
Quelque contrainte que je pourrais vous donner.
Vous en êtes friands. Alors abandonner
Si près du but serait un de mes plus grands torts.
Quelque chose d’osé ? J’en aurais des remords
D’ajouter à l’enfer de vos âmes damnées.
Mais je ne voudrais pas non plus vous condamner
À faire des écrits chiants comme la mort.
Alors je tergiverse, sans inspiration,
Mais faites confiance à ma détermination
Pour vous donner matière à vous faire admirer.
Car, bientôt, mon esprit, loin de se racornir,
Se libérera et pourra donc vous fournir
Ces sacrés neuf mots qui pourraient vous inspirer.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Pidgy :

Le Graal !

Neuf mots ou plutôt des mots neufs ? Je les cherche. Pour vous inspirer des pensées impures.
Enfin impures c’est vite dit !
Impures pour quoi, pour qui ?
Pensées friponnes que ces mots amèneront. Pensées qui vous étonneront, qui vous surprendront. Pensées qui mettront du chaud à votre esprit, à vos joues, ailleurs.
Oh, dans ce cas ma recherche n’aura pas été vaine !
Vous inspirer pour mieux vous aspirer, vous entraîner vers ce côté obscur qui est bien plus brillant et lumineux que nos conventions sociales le disent !
Vous amener là où vos rêves les plus fous, ceux qui sont bannis, vous ont montré des jeux interdits. De toutes sortes, sous maintes formes, jeux dont vous n’osez jamais parler.
Mots neufs qui seront les clés de ces grandes portes qui empêchent les désirs sales et salis venir envahir votre quotidien !
Mots neufs qui seront le sésame de cette grotte où les voleurs de plaisirs ont entassé des pratiques insensées, des désirs sans cesse renouvelés, des jouissances sans fin, des mots imprononçables, des gémissements inconnus !
Oh oui, ces mots je les cherche ! Ma recherche ne sera pas vaine ! Je le sens, je le sais !
Je les écris, je les jette au vent et ils reviennent en me ramenant des pensées et des envies qu’ils ont inspirées. Inspirées à Vous qui me lisez et qui vous laissez prendre dans les rets de ces mots lancés pour vous attraper.
Bien sûr, ils sont ciblés ! Ils ne s’adressent qu’à Vous ! Vous que je veux séduire en vous courtisant courtoisement puis en faisant l’amour à votre esprit ! Susciter vos envies, vos désirs, les rendre inextinguibles, impossibles à satisfaire, vous rendre accro de ces mots, de ce qu’ils vous mettent en tête et au corps !
Il me les faut ces mots neufs, quel que soit leur nombre !
Je les trouverai ! Je vous les offrirai et vous deviendrez la plus inspirée des amoureuses, la plus délurée, la plus libérée !
Alors une fois que je vous aurai attrapée, je deviendrai votre esclave !
Paradoxe de ces mots qui rendent captif celui qui les lance !
Je continue mes recherches !
Patience, je suis proche du but !
Bientôt je serai vôtre et alors j’arrêterai de jeter des mots au vent. Je vous les dirai à l’oreille. Dans des murmures d’amour, musiques ultimes d’une union parfaite !

Le blog de Pidgy

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Les oulimots de Iotop :

Promesse ne vaut pas paiement

Neufs mots trempés, dévalent l’Alpage et se suspendent in extrémiste à la nommée La Ligne.

Égarés suite à un orage nommé Tache d’Encre, ils échappèrent de justesse, aussi, à une sécheresse multi-genre nommée Buvard.

Bref, les neufs ne sont pas dans la meilleure posture pour survivre dans ce milieu hostile, celui de la page blanche maîtresse des lieux qui d’un geste peut froisser son format et se jeter corps et bien dans le premier précipice venu, nommée Corbeille …

Aucune bonne mine tendue pour les aider, pas de secours possible même d’une simple gardienne nommée Virgule et d’un chef de ligne nommé Point. Rien, si ce n’est au loin dans un hamac, le nommé Gomme qui prend ses aises, payé à se la couler douce, un emploi qui ne lui crayonne pas l’angoisse des jours à venir comme d’un avenir dégommé par un dessinateur, la pire des punitions pour cet élément appelé par les anciens Le Bourreau …

Ils viennent de se réfugier sur le territoire de la Marge qui les reçoit avec ce sourire comme une rature au milieu du visage, une aubaine pour elle la réfugiée de la solitude qui n’a pas pire situation que certaine consœurs mise en quarantaine au mieux, elle sourit et dépose pour chacun d’eux une lettre de bienvenue, une tasse de compliments pour ces voyageurs de l’extrême et promet une place pour chacun sur l’une des plus hautes phrases en devenir car elle le sait l’auteur.e ne manquera pas de les intégrer, bien au chaud dans son Histoire …

Mais promesse ne vaut pas paiement. Et rien ne se passa … le froid de la page engourdit les neuf mots et la Marge disparue sur le flan à jamais … la page portée par un vent détrempé se transforma en un feuillage blanc au contact de la neige et puis se volatilisa …

Le blog de Iotop

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Les oulimots d’Alexandre :

Je cherche vainement neuf mots qui pourraient vous inspirer ce que je ressentais quand je donnais du plaisir à Charlotte. On me dit doué pour les langues, je suis le roi de la tchatche quand il s’agit de convaincre un client mais là l’enjeu n’était pas le même. Premièrement, je me devais d’honorer Charlotte comme tout mâle digne de ce nom
et ensuite elle m’avait promis de me rendre la pareille. Tandis que que je m’escrimais, j’essayais d’imaginer la suite : une petite gâterie de la part de Charlotte ou mieux qu’une mise en bouche, la grande chevauchée sur mon épée roidie d’envie ?
Un détail – non négligeable- aurait dû m’alerter sur les intentions de cette maîtresse femme. Charlotte tenait fermement les rênes ou plutôt la corde qui enserrait mon pénis et ses élans de jouissance s’accompagnaient de tractions plus ou moins supportables. A la fin de la séance, les joues de Charlotte avaient pris des couleurs mais mon sexe aussi et il devenait fort douloureux.
Ce fut comme un soulagement quand Charlotte entreprit de caresser de ses doigts fins ma verge tuméfiée m’amenant trop rapidement à mon goût à rejeter mon liquide séminal.
Satisfaite elle libera ma verge qui ramollissait : « Voilà qui est bien, mon petit Alexandre. Je vais prendre une douche, je te laisse, sois sage en attendant »
Très drôle, pensais-je, vous me voyez commettre des folies encore attaché à un lit ? Encore heureux que Charlotte ne met pas remis le bâillon.

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Les oulimots de Popins :

Page blanche

Cela fait quelques jours que je cherche vainement l’inspiration à partir des neufs mots qui nous sont proposés. L’envolée lyrique ne sera pas pour aujourd’hui.
Tant pis. Il n’y a pas que les oulimots dans la vie. Il y a l’amour et la baise aussi !

Le blog de Popins

9/10 : Une noble contrainte

Contrainte : nobles, abusé, prestation, compte, architecture, voûte, pupitre, gratuit, coït

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Voûte d’ogive de la chapelle inférieure de la Sainte Chapelle, Paris.

Les oulimots auto-contraints de Ghislaine 53 :

Lettre de relance

Madame,

Je reviens vers vous, amicalement vous faire part que plusieurs jeunes hommes nobles, dont votre fils, ont abusé de mon employée et n’ont pas réglé le coit admirable que leur à donné Claire, compte tenu, de son charme tout jeune…
Je date la prestation de samedi 16 Novembre 1899… Le lieu, sous la voûte que vous connaissez, celle à l’architecture édifiée sous Napoléon premier…
J’ai noté sur le calendrier de mon pupitre, la somme que vous restez me devoir…
Ne vous signez pas Madame La Baronne,
mais convenez que si Monsieur votre fils a vibré de plaisir,
celui-çi n’était point gratuit..

Cordialement à vous,

Madame Claudette Close…

Le blog de Ghislaine 53

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Les oulimots de Dom Vauvert :

Solde de tout compte [s]

Rien n’est gratuit ici, en ce monde, même les coïts contre nature, (comme ils disent) !
Son gland carminé, boursouflé, éclaté s’en souvenait encore.
Magnifique architecture que cette rose abusée, malmenée, dégoulinante de la voûte jusqu’aux profondeurs sans fin !
Elle le regarda une dernière fois, le regard encore effrayé, pantelante, le cul abusé sur le pupitre où peu de temps auparavant, un livre ouvert gisait.
Ah que ne demanderiez-vous grâce à Belial, vous regardant, en ces pages déchirées, vous faire défoncer contre ce bois rude !
Point de nobles pensées, en ces prestations diaboliques, juste le va-et-vient d’une queue maitrisant ces abimes.

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Nobles novices ne négligent naïades nageant nues nonchalamment. Artiste abusé aime à admirer ainsi adorables athlètes assises attendant amants actifs. Pour produire prestation prestigieuse, Pascal prends petite pastille permettant, pendant période probante, précieuse poutre perpendiculaire, pénétrante, performante. Charlotte compte combien chaque chibre comble ce cul, ce con. Albertine admire architecture audacieuse atteinte avec artistes acrobatiquement accouplés. Voute, voyeurs venus vibrent voyant vigoureux vits visitant vicieusement voluptueux versos. Pascal pourrait planter Patricia, petite putain plantureuse posée près pupitre. Garce gracile gémit, godemiché glissant gaillardement. Ce coït comble cette catin, chaude chatte couinant.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Marivaux :

( suite du 8 octobre)

Je la vis donc apparaître sous la voûte de l’entrée, puis passer devant le pupitre du réceptionniste sans se laisser abuser par l’architecture noble du bâtiment ni par l’air austère et vigilant du concierge. Elle était simple et belle, exactement comme que je l’avais imaginée, tout au plus un air bravache rien sur son beau visage innocent ne pouvoir laisser voir qu’elle comptait , ce soir et gratuitement, assurer une prestation en trio, certes, consentie et entre adultes mais à peine tolérée dans ce genre d’endroit où le coït ne se conçoit qu’en couple.

Le blog de Marivaux

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Les oulimots de Faffwah :

C’était une soirée caritative bien particulière. En effet ce n’était pas simplement pour un repas que l’on venait verser son obole au profit d’une noble cause mais également pour l’éventualité d’un coït ou de toute autre dépravation en compagnie  d’une des vestales présentes.

L’architecture des lieux, une salle aux basses voûtes, se prêtait merveilleusement bien à ce genre de soirée et sa réputation de lieu de débauche ne semblait nullement abusée si on considérait les nombreuses alcôves qui s’y trouvaient et qui avaient dû entendre bien des soupirs.

Un greffier accroché à son pupitre, notait tous les dons et attribuait un numéro à chacun des convives en vue de la tombola finale. Chacun espérait être le lauréat d’une des prestations de choix qui avaient été annoncées car le ticket d’entrée était loin d’être gratuit et, même si c’était pour le compte d’une bonne œuvre.

Pourquoi étais-je là ? J’étais un des sponsors habituels de l’association au profit de laquelle la soirée était organisée et mon nom avait été retenu dans le fichier des personnes susceptibles de participer à cet événement si peu conventionnel. Ma curiosité naturelle avait fait le reste. Du libidineux caritatif, l’entreprise n’était pas pour me déplaire et si je pouvais découvrir de nouveaux plaisirs à cette occasion ça n’en serait que mieux.

Je payai mon dû et pris place à la table qu’on m’avait attribuée, impatient de voir la suite, les sens en éveil. Je m’étais résolu à  une abstinence totale la semaine précédente afin qu’ils soient aussi affûtés que des rasoirs. J’espérais en être récompensé.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Pidgy :

Aimer jusqu’à l’impossible !

Sous la voûte des cieux, architecture céleste immémoriale, nous nous aimerons.
Sans artifices aucun, sans compte à rendre à quiconque, nous exposerons à l’univers tout entier nos coïts cérébraux, nobles amants intemporels et loin de la morale vulgaire d’une société coincée.
Cette prestation indécente, c’est abusé direz-vous, mais de votre avis nous n’en avons cure. Nos amours sont libres, extraordinaires, extra temporelles, extra tout court. Il y a longtemps que le pupitre sur lequel se trouvait la partition des amours ordinaires a volé en éclat sous nos assauts sensuels, physiques et psychiques. Leurs forces ont créé des univers inouïs, incroyables et inatteignables ! Pour y accéder il faut une conjonction mentale et physique qui ne peut exister qu’entre deux personnes que l’on décrit souvent comme celui de deux âmes-sœurs ! C’est amusant comme affirmation ! L’amour parfait serait lesbien ? Il faudrait une bonne part de féminin chez l’homme alors, une dose de sensibilité qui permettrait d’être à l’unisson de celle de la femme et d’ainsi élever l’amour entre femme et homme à un niveau inégalé.
C’est gratuit comme affirmation mais ce gratuit n’a pas de prix, sauf celui d’un amour fou ! Rare et cher puisque gratuit ! A la portée de tous mais que bien peu atteignent !
Je veux être un créateur d’univers ! Avec Toi ! Nous avons commencé !
Continuons notre oeuvre que nous sommes les seuls à pouvoir contempler !
Jouissons de ce bonheur d’aimer totalement, de corps et d’esprit, et laissons ce monde à ses tristes contraintes. Rallions le mystique mystère de la Vie : Aimer au delà de ce qui est considéré comme raisonnable ! Laissons aux raisonnables le triste de leurs vies sans âmes et sans plaisirs !
Kenavo les tristes !

Le blog de Pidgy

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Les oulimots de De La Vega :

Il y a quelques mois je lançais mon enseigne de conciergerie de luxe. Pas par convictions… loin s’en faut ! En réalité, l’ami d’un ami, au réseau influant dans la « Jet 7 » Parisienne, avait largement fait état de ce segment de marché porteur, lors d’une soirée à Saint Germain… Pour être clair, mes intentions étaient plus nourricières que nobles. Et s’il est vrai que les demandes farfelues m’amusaient beaucoup au cours des premiers mois, cet univers de luxe et de démesure a rapidement abusé ma bonne conscience, mes valeurs. Pour ne citer qu’une soirée organisée par mes soins, il m’avait fallu des semaines pour dégoter cette poignée de Pingouins ahuris, pour faire sculpter ce pupitre dans la glace et pour dresser dans cette pièce une architecture d’inspiration « gothique scandinave ».
En outre, je ne m’étalerai pas sur la prestation sexuelle commandée pour le compte du PDG de BOUGUES, qui incluait des heures de léchage de sa voute plantaire ou de succion de ses orteils…

L’histoire ne dit pas si ces artifices, du plus bel effet, ont rendu les participants plus heureux. Elle ne raconte pas comment ces malheureux oiseaux ont survécu à ce que fut probablement, leur première expérience psychédélique. Elle ne détaille pas non plus le bienfait probable qu’aurait procuré à ce dirigeant, un coït gratuit, aboutissement charnel d’une soirée de séduction, de danse et de palpitations.
Etrange faculté que celle des Hommes à se créer un bonheur illusoire, avec ce qui n’est pas bon pour eux.

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Les oulimots de Iotop :

Aux nobles positions de l’amour

Aux nobles positions de l’amour, il est abusé parfois de tenir des postures peu orthodoxes et de croix pour les fervents adeptes de l’empalement vibreur …une prestation sur mesure, il va sans dire … en un mot, le compte est bon quand les partenaires s’ébrouent aux plaisirs d’un commun accord …

Il est d’autres qui s’imposent à l’architecture du corps comme du yoga pour les puristes du genre, à la posture de la charrue ou du poisson, tout un art, la clé de voûte du bien de soi qui n’empêche que l’on ne vit pas plus vieux ni “mieux bien” que les autres…

Et puis, il n’y a de musique du corps que le pupitre de la volonté qui porte la partition du vouloir, et l’acte d’amour, ce corps à corps, gratuit (en général) offre le coït d’une partie de jambes en l’air. D’ailleurs, je n’ai jamais entendu des jambes coïtées … un abus de langage …

Mais qu’importe, j’attends ma nouvelle partenaire … unijambiste … le pied ferme …

Le blog de Iotop

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Les oulimots d’Alexandre :

Rassure-toi Alexandre, me dit Charlotte, je ne vais pas te violer, mes intentions sont plus nobles. Tu vas me donner du plaisir et si je suis satisfaite de ta prestation, je te rendrais peut-être la pareille.
Charlotte prit d’abord le temps d’enserrer ma verge dans une corde qu’elle pouvait tenir à la main, comme si mon pénis devenait un levier à sa disposition. De là à dire que j’y prenais du plaisir, ce serait abusé comme disent certains, mais bon je reconnais que ce dispositif maintenait la pression.
Dans un second temps Charlotte me retira mon bâillon-boule. J’eus à peine le temps d’assouplir mes lèvres qu’elle posait sa vulve sur ma bouche et m’intimait de la lécher.
Je vous retrace la scène, je me retrouvais toujours attaché, aveuglé par la jupe de Charlotte qui me recouvrait comme si j’étais allongé sous une grande voûte noire et je commençais à lécher les lèvres qui s’offraient à moi puis à titiller le clitoris avant de goûter les premières secrétions. Un photographe aurait sûrement apprécié
cette scène d’une femme se donnant ainsi du plaisir et aurait immortalisé cette architecture éphémère.
A ma grande fierté, par le seul jeu de ma langue, j’ai offert à Charlotte un plaisir inouï, sans doute plus intense qu’un simple coït. Comme quoi même dominé, on peut imposer son tempo tel un chef d’orchestre à son pupitre. D’ailleurs les gémissements de Charlotte prouvaient bien mes talents.
Bon d’accord, ce n’est pas ainsi que j’avais imaginé envoyer Charlotte au septième ciel, mais on ne va bouder son plaisir surtout quand il est gratuit. J’ai horreur de monnayer un acte sexuel.

— Le compte est bon, mon petit Alexandre ! A toi d’en profiter.

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