31/12 : La toute première comme dernière contrainte

Contrainte : Eléphant de mer, hôtel, luxure, Graal, plectre, miroir, juge, baltringue, winter

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Photographie de Cornelie Tollens

Un an déjà. Retrouvez ici les tous premiers oulimots.

Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Vous dirais-je qu’il y a près d’un an j’apercevais un message sur un réseau social un message proposant un jeu d’écriture étrange à base de contraintes. J’étais à l’époque en train de me prélasser au bord de l’océan tel un éléphant de mer, non pas dans un hôtel mais chez des amis. Ce défi d’écriture me procura d’intenses plaisirs et jouissances et devait à ce titre rejoindre les sept péchés capitaux auprès de la luxure. Qu’aurais-je donc fait pour cela d’un plectre ?

Il ne me reste au bout d’un an qu’à me pencher vers mon miroir magique et lui demander, miroir, mon beau miroir, mes mots sont-ils toujours les plus beaux ? Mais hélas, il est un juge impitoyable et impartial et me traitera de baltringue pour avoir osé poser une telle question.

Pour l’année à venir il ne me reste plus qu’à arrêter d’écrire et passer mon temps à écouter Ophélie Winter.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Faffwah :

C’était le soir de la Saint Sylvestre et il était là, dans la chambre d’un appart hôtel miteux, avachi sur son lit comme un éléphant de mer sur sa plage. De la compagnie ? Elle se résumait à quelques packs de bières, une pizza et Into Darkness de Winter. Il n’arrivait plus à supporter que ce genre de musique. Seul ce massacre de cordes par un plectre impitoyable parvenait à le soulager. Sa vie partait complètement en vrille.

Et pourtant tout avait si bien commencé. Il avait intégré une équipe dynamique, sur un projet passionnant. Bref, il lui semblait avoir trouvé son Graal professionnel. Et puis un nouveau directeur avait été nommé. Il était sympa au début. Et puis il y avait eu ce repas d’équipe où les conjoints avaient été conviés. Et Madame n’avait rien trouvé de mieux que de succomber aux avances de ce baltringue. Oh, ça avait été intéressant au début. Partager son épouse avait toujours été un fantasme. Et la prendre, alors qu’elle sentait le foutre d’un autre après qu’elle fût rentrée d’une nuit de luxure, avait été une révélation.

Hélas, l’amant s’était vite avéré possessif au point de la persuader de le quitter. Et son influence était telle que la convocation du juge pour un divorce à l’amiable ainsi qu’un ordre de mission à l’autre bout du pays étaient rapidement arrivés dans la boîte aux lettres. Lutter ? C’eût été le pot de terre contre le pot de fer. Alors il s’était plié à l’un comme à l’autre. Et il était donc parti pour ce qu’il avait cru être une compensation offerte par son hiérarchique.

Ce n’en était pas une. Il avait rapidement constaté que le poste n’était qu’un miroir aux alouettes et qu’il avait été en réalité placardisé. Ce fut alors une rapide dégringolade dans les profondeurs de l’ennui. Et voilà où il en était. Tout espoir semblait perdu.

Soudain on frappa à la porte. Il alla ouvrir. Une créature, tout de noir vêtue se dessina dans le chambranle. Il eut du mal à reconnaître la demoiselle de l’accueil sous les traits de la prêtresse du doom metal qui s’était jetée sur lui :

— Classe ton boui-boui. Et carrément canon la musique. Tu me plais. Je le savais que tu étais un mec bien malgré tes airs de cul serré au boulot. Si tu me files une bière je te fais la meilleure pipe de ta vie. Je vais te la bouffer jusqu’aux couilles.

Il lui tendit une canette. Elle la descendit cul sec avant de s’occuper de son pantalon et de le pousser sur le lit. Il constata rapidement qu’elle n’avait pas exagéré. Il jouit dans sa bouche. Trop vite à son goût. elle se redressa :

— Voilà, poireau dégorgé de son trop plein. On va pouvoir jouer maintenant. Donne-moi une autre bière que je me rince le gosier.

Il s’exécuta. Le réveillon prenait une nouvelle version qui lui plaisait beaucoup. Et il se prit à imaginer la tournure que pourrait prendre sa vie après ça. Il sourit.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Iotop :

Tableau qui représente un juge en habit de travail

J’ai le poster d’un éléphant de mer collé sur ma porte de salle de bains. Ma femme. Non, je plaisante … je ne suis pas marié. Quoi qu’il en soit, je ne rêve pas … cet hôtel est bien particulier qui offre pour chaque porte de ses chambres des posters inattendus … celui de ma chambre par exemple représente très explicitement la luxure… une chambre c’est prendre position d’un lieu et pas obligatoirement en levrette, par exemple … et puis le mobilier original comme cette coupelle couleur or avec l’inscription en relief : “Ici le Graal”… et puis cette petite verge d’ivoire nommée plectre … tandis que le miroir, rond, à son approche ne fait pas reflet de votre image mais de vos pensées … et cet immense tableau qui représente un juge en habit de travail, le regard inquisiteur à la De Funès … et cette petite sculpture d’un personnage à l’air baltringue … qui … oui … je viens de m’en apercevoir … me ressemble étrangement …

A ce moment-là, on frappe à la porte. J’ouvre. J’en crois pas mes yeux. C’est Ophélie Winter. Mon idole, ma femme idéale …

— Ressemblante, hein ? Vous ne trouvez pas ?

En fait, c’est une poupée gonflable que vient m’apporter en personne le patron de l’hôtel.

— Vous ne serez pas déçu … dernier modèle toutes options.

Je prends livraison comme chaque semaine, d’une partenaire différente, c’est mon petit plaisir de célibataire … maintenant que le client raque s’il se fait pincer … cet hôtel particulier est idéal … pour moi…

Le blog de Iotop

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Les oulimots d’Alexandre :

Il ne me reste plus que mes yeux pour pleurer. Me voici condamné à passer le restant de ma vie emprisonné pour un crime que je n’ai pas commis.
Monsieur le juge, j’avoue, j’ai couru après toutes les femmes dont je suis tombé amoureux. Je les ai toutes invitées, qui un après-midi, qui un week-end à partager une chambre dans un hôtel où souvent un grand miroir renvoyait l’image d’ébats enflammés.
Oui Monsieur le juge, j’avoue avoir entraîné des femmes mariées dans le plaisir de la chair et la luxure recopiant à leurs intentions des poèmes d’amour rappelant nos rendez-vous clandestins avec pour compagnons
« Le cri sec des grillons, infatigables plectres,
Et le roucoulement rauque des tourtereaux. »

Je croyais monsieur le juge avoir atteint le Graal en rencontrant Laure, cette maîtresse femme pour laquelle je m’aurais fait tuer.  Je garde un souvenir ému de notre périple en Californie, où nous eûmes la chance d’admirer une colonie d’éléphants de mer. Hélas, à vos yeux, je ne suis plus qu’un baltringue puisque vous me croyez coupable.
Désormais je pourrai dire comme Sinclair Lewis : « Winter is not a season, it’s an occupation ».

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30/12 : Une batterie de contraintes

Contrainte : Batterie, Parfait, Calabrais, Allumettes, Canne, Paille, Lapin, Cardiaque, Surin

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Les oulimots auto-contraints de Faffwah :

C’était la catastrophe.

Nous étions à la veille de la Saint Sylvestre et son dernier crush, un joli calabrais, venait de lui poser un lapin. Il avait prétendu par un simple SMS que la Mamma l’avait mis sous clé pour les fêtes et n’avait plus donné signe de vie depuis. Et  ça l’avait à la fois rendue furieuse et triste. Furieuse parce qu’elle venait de constater qu’elle était encore tombée sur un de ces hommes en quête de coups de surin dans le contrat et qui, au final, n’arrivent jamais à assumer leurs escapades. Triste car il avait su accélérer son rythme cardiaque avec ses belles paroles et enflammer son corps comme une allumette quand il avait enfoui sa tête entre ses cuisses. Elle était sensible aux langues étrangères, quelles qu’elles soient. C’était sa faiblesse. Et là, cette sensibilité venait de lui jouer un nouveau tour. Mais, bon sang, ce qu’il en avait été habile..

Elle ne voulait toutefois pas se laisser aller à la mélancolie. Il lui fallait aller de l’avant. Recharger ses batteries. Et quoi de mieux pour cela, se dit-elle, qu’un peu de chaleur latino-américaine ? Par chance elle avait un citron vert dans la corbeille à fruits, ainsi qu’un fond de rhum et du sucre de canne dans son bar. Alors autant commencer par un petit Daiquiri à siroter à la paille avant d’aller trouver un endroit où danser au son des congas et des cuivres. Et puis ce serait bien le diable si elle ne tombait pas dans les bras d’un beau salsero pour finir la soirée, voire l’année. D’ailleurs, n’en avait-elle pas déjà un sous le coude ? Il lui fallait fouiller un peu dans ses contacts et ses applications et, au pire, elle laisserait faire le hasard.

Elle sourit et alla se servir son verre tout en cherchant une bonne adresse. Elle trouvait ce  programme parfait pour éviter la déprime aussi près du réveillon. Ciao Dino ! Hola compañeros !

Le blog de Faffwah

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Il était musicien dans un groupe de rock, et elle trouvait que son jeu à la batterie était parfait. Ce Calabrais l’avait séduite incontestablement, à sa vue elle s’enflammait comme une pochette d’allumettes, certes il ne lui serait jamais venu à l’idée de jouer en version rock « la cane de Jeanne » mais il savait dégoter des rhums merveilleux et les mélanger au sucre de canne pour de boissons divines. Son goût immodéré pour des boissons détonantes, étranges, exotiques l’aurait facilement mis sur la paille, mais il avait des qualités, et jamais même avec une gueule de bois en plomb il ne lui avait posé un lapin, chaque fois qu’elle arrivait à un rendez-vous, il était déjà là et elle sentait son rythme cardiaque s’emballer aussi vite que sa petite culotte s’humidifiait. Elle n’aurait pu imaginer qu’un jour cette histoire ne se termine dans une banale bagarre à coups de surin…

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Ghislaine 53 :

La demande

Calabrais d’origine, Mario, en parfait italien romantique, dirigeait l’allumette sur les bougies d’un geste délicat. Après avoir fait fortune dans la canne à sucre, il revenait au pays avec une batterie de souvenirs et les poches bien pleines.

De son travail, il avait gardé le surin en or, offert lors de son départ de la plantation, par ses employés qui, tous, l’admiraient.

Ce soir, il attendait son amie, celle qui voulait pour femme, celle avec qui il voulait tout partager.

Le coeur de cet homme cardiaque battait donc plus que de raison ce soir. Allait elle aimer le cadeau qu’il allait lui offrir et qui se trouvait dans le carton ?

Rempli de paille, le carton contenait un petit lapin blanc..

Allait elle accepter sa demande en mariage ?

Mario allait le savoir ce soir.

Le blog de Ghislaine 53

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Les oulimots de Iotop :

Le sphincter principal en contraction, je prends peur …

Panne de voiture, panne de moteur. Monde imparfait, monde à mon regard. Je suis en pleine nature … vignes à droite et … vignes partout. Il est soleil au zénith, il est repas dans l’estomac. En bref, l’horizon humain est absent et la batterie de mon téléphone portable est hors service. Je suis le parfait candidat poisseux pour réussir à monter sur le podium de la malchance dans ce pays Calabrais

A la question : dois-je ou ne dois-je pas rester sur place à attendre la providence si ce n’est un autre automobiliste ? Je décide après une mûre et juteuse réflexion de rester sur place. Je ne vais pas m’égarer dans un pays qui connaît tout juste les allumettes …

Et puis, je ne suis pas sans rien. J’ai ma canne à pêche et le matériel attenant et … une rivière en contre-bas du coteau. Comme quoi, il faut savoir tourner à son avantage les situations … si j’arrive à faire une prise ou deux, il me restera à trouver la paille pour le dormeur du soir … dormir dans un coupé, c’est pas gagné …

De fait, je prends le nécessaire pour pêcher, et je traverse une première travée de plants de vignes et me sers de quelques grains pour une demie-soif qui commence à poindre au fond de mon gosier … ce jus est particulier …

Quand, par un mystère étrange (pléonasme), j’aperçois non loin de moi, un lapin, un lapin immobile, face à moi, positionné sur ses pattes arrières .. sur l’eau de la rivière. Et ce lapin grossit à vue d’œil, à la vue de mes yeux et à la stupéfaction de mon entendement que le cardiaque de mon cœur fait le sprinter … le sphincter principal en contraction, je prends peur …

Le soleil frappeur m’aurait-il pris pour cible ? Le jus de raisin ? … suis prêt à faire demi-tour et prendre la poudre d’escampette quand au moment où je me retourne, un homme d’une belle stature, surin en main, me place la pointe piquante sur mon bas-ventre.

— Alors ? me dit-il en langue calabraise.
— Euh … qu’est-ce que vous dites ? dis-je en limousin
— Tu me voles, touriste impertinent ?
— Je ne comprends pas !

Et je ressens la pression insistante de son surin et puis la traversée de la lame dans ma vessie à remonter mes entrailles coupe en deux mon ombilic jusqu’à l’estomac. La tête me tourne brusquement, je m’écroule, éventré … le lapin danse sous mes yeux entre le soleil et le sourire sordide d’un humain…

Le blog de Iotop

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Les oulimots d’Alexandre :

Me voici dans de beaux draps. Si j’étais un Calabrais, il y a longtemps que j’aurais pris le maquis un surin dans la poche, prêt à défendre mon honneur. Mais voilà je suis dans l’incapacité de nier ou d’expliquer quoi que ce soit. Laure disparue, moi sur la paille humide d’un cachot – enfin c’est une image,  que vais-je devenir ?

Heureusement que je n’ai pas le cœur fragile car il y aurait de quoi avoir une crise cardiaque en entendant : « Monsieur Bellegarde, je vous accuse du meurtre de votre amie ». J’ai beau retourner l’affaire dans tous les sens, je ne suis pas comme un magicien qui fait surgir un lapin de son chapeau, je ne peux rien révéler, c’est à désespérer !
Je pourrais m’accuser d’avoir fait disparaitre Laure, ce serait un aveu parfait aux yeux du juge. Mais chacun sait que j’étais aux petits soins pour Laure, prévenant ses moindres désirs, courant chez un garagiste pour acheter une batterie neuve ou simplement du sucre de canne chez l’épicier du coin passé vingt heures.
Léonard pourrait le dire, je lui préparais régulièrement son péché mignon : des frites allumettes au four.
Mon dieu que tout cela est loin…

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29/12 : Une contrainte oubliée

Contrainte : cellule, bonheur, souvenir, histoire, amnésie, conscience, image, carrière, source

3 eye by Barry Goyette

Photographie de Barry Goyette

Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Tel un bénédictin quittant sa cellule pour aller tremper sa plume d’oie dans l’encrier afin de tracer sur un parchemin des mots enluminés, je me dirigeai pour écrire vers mon ordinateur pour tracer des mots sur l’écran et avec un clavier, réservant la plume à d’autres usages. Quel bonheur ce fut de me remémorer le souvenir de cette merveilleuse histoire. Point de risque d’amnésie, ces moments de pure magie sont gravés à tout jamais dans ma conscience, l’image de cette belle si joyeusement lubrique ne m’a jamais quitté. Elle fut de plus de ma carrière de traceurs de mots, la source à laquelle je m’abreuve toujours.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Faffwah :

Il sortit du poste. Il avait passé la nuit en cellule de dégrisement pour s’être fait ramasser par une patrouille alors qu’il errait, comme frappé d’amnésie. Ils l’avaient pris pour un provincial venu s’encanailler. S’ils avaient su le fin mot de l’histoire…

Tout avait commencé quand il était arrivé Gare de Lyon. Sa belle fille lui avait dit qu’elle viendrait le chercher et qu’ils iraient dîner Il ne l’avait pas vue depuis un moment mais il la savait grande, brune, à la fière poitrine et au cul rebondi et il se dit qu’il ne manquerait pas de la reconnaître quand elle viendrait à sa rencontre. Et pourtant, ce fut quand elle posa ses mains sur ses yeux en collant ses seins à ses omoplates et lui glissa un “coucou toi” à l’oreille qu’il prit conscience de sa présence. Il s’était alors retourné pour lui faire la bise. Elle était restée conforme à l’image qu’il avait d’elle. À une exception près. Elle, si sage dans sa vie d’avant, semblait être devenue bien délurée depuis qu’elle était montée faire carrière. En témoignait la tenue érotico-chic qu’elle arborait. Et elle n’avait pas tourné la tête quand il l’avait embrassée, de sorte qu’il avait eu ses lèvres plutôt que sa joue.

Elle l’avait alors pris par la main, l’entraînant dans les couloirs du métro. Ligne 14. Arrêt Pyramides. Ils avaient marché cinq minutes. Puis avaient pénétré dans un lieu où tout transpirait la sensualité et où elle semblait avoir ses entrées à voir sa décontraction. Il était un peu gêné mais son excitation allait crescendo. Alors, quand à la fin du repas elle l’avait entraîné dans la partie câlins il s’était volontiers laissé faire. Ils n’avaient pas été longs à se déshabiller. Puis elle l’avait englouti entre ses lèvres. Quand il fut assez dur, elle s’empala sur lui et ses hanches s’animèrent d’une houle sensuelle. D’autres couples les avaient rejoints. D’un signe, elle leur fit savoir qu’ils pouvaient regarder mais pas se mélanger. Ses mouvements, tous ces regards. Il était aux portes de la jouissance. Elle sembla s’en rendre compte car elle se libéra de lui et, pointant sa queue vers sa poitrine, se la fit inonder de sperme sous les murmures entendus de l’assistance. Une douche et ils sortirent. C’est alors que son téléphone à elle sonna alors qu’il recevait un « tout se passe bien ? » de son épouse, accompagné d’un bien étrange smiley.

— Maman ? Oui, tout s’est bien passé, il a l’air très content. Tu as raison, c’est mieux quand ça reste en famille. Bisous.

C’était donc sa femme qui était à la source de toutes ces émotions. Elle, qui ne voulait plus qu’il la touche, avait trouvé un bien étrange moyen pour assurer son bonheur. Il fallait qu’il marche. Sa belle-fille le laissa partir dans la nuit.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Ghislaine 53 :

Renouveau de vie

L’histoire de son amnésie n’était plus qu’un mauvais souvenir.

Elle avait vécu dans une cellule de bonheur depuis sa maladie.

Sa conscience revenue, elle pouvait fixer l’image de son parcours et sa descente aux enfers !

Son burn-out avait eu raison de son esprit.

Là était la source de sa chute. Sa carrière l’avait propulsée aux sommets mais les responsabilités l’avaient terrassée.

Le blog de Ghislaine 53

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Les oulimots de Iotop 

Je suis en cellule et le temps ne s’impatiente pas

Je suis en cellule et le temps ne s’impatiente pas. Bonheur collé sur les parois. Souvenir imparfait d’avoir été. Histoire de connaître l’intérieur de mon âme qui est comme toutes celles des autres avec cette amnésie de l’instant vécu … à revivre à l’infinie conscience de l’image posée et dépossédée à la fugace carrière lumineuse d’un battement de sentiment d’existence à la source inconnue et providentielle …

Je suis un poisson rouge … philosophe.

Le blog de Iotop

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Les oulimots d’Alexandre :

– Ainsi monsieur Bellegarde, vous n’avez aucun souvenir ?
– Non, je vous assure, depuis mon agression, je suis atteint d’amnésie.
Quand je suis revenu à moi à l’hôpital, je n’avais aucune conscience de ce qui s’était passé. C’est le médecin qui m’a raconté que l’on m’avait retrouvé inconscient dans une carrière de marbre. La seule image que je garde à l’esprit, c’est que je me vois prendre ma voiture en compagnie de Laure.
– Je voudrais bien croire votre histoire monsieur Bellegarde, mais avouez que ce n’est pas crédible. Votre amie Laure a disparu depuis déjà cinq jours, sans laisser aucune trace. Pour les besoins de l’enquête nous sommes remontés à la source, interrogeant ses employés, tous confirment bien que vous êtes partie avec elle en fin de journée.
Et la seule personne que l’on retrouve c’est vous, inconsciente, les vêtements tachés de sang.  Je ne peux que vous suspecter, aussi je prolonge votre garde-à-vue, je crains Monsieur Bellegarde que votre séjour en cellule ne se prolonge sauf si la mémoire vous revient et que vous pouvez faire le bonheur des enquêteurs.
Vous pouvez emmener monsieur Bellegarde !

28/12 : Une brise de contrainte

Contrainte : Oubli. Embruns. Course. Menace. Éclairent. Brise. Cinglant. Lune. Prune

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Les oulimots daphnesques auto-contraints de la Ligne Douce :

Il aura suffi

D’un mot cinglant, qui souffle comme une menace
D’un geste électrisant, qui arrache cette robe prune
D’une course virtuose sur la peau, telle la brise sur les embruns
D’une danse sous la lune et les astres, qui éclairent les amants

Pour que tout tombe dans l’oubli.

Le blog de la Ligne Douce

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Les oulimots de De La Vega :

Une heure déjà qu’ils sont sur l’eau. Les hurlements des passeurs et aboiements des énormes chiens sombrent déjà dans l’oubli. Malgré l’état de la frêle embarcation sensée les faire traverser, Yanis et Djamila sont euphoriques. La mer d’huile, fendue par la coque surchargée, dépose sur leur peau quelques embruns salés. Les rayons de lune éclairent à l’infini le sillon dessiné par cette course insensée. Une course pour la vie.

Les mouvements du bateau font danser les corps entassés qui vont et viennent au gré du tangage. Le visage caressé par la brise, Yanis ne peut s’empêcher de contempler Djamila, de la désirer. Assoupie, la poitrine frémissante collée à son T-shirt prune mouillé, ses fesses bombées rebondissent inlassablement sur le haut des cuisses de Yanis. La fièvre l’envahit, les conditions seraient presque idéales pour laisser balader ses mains, ses lèvres, pour célébrer ce changement de vie dans un lâcher-prise langoureux.

Mais ses errements sont interrompus par le râle ensommeillé de Kader, l’idiot du village, qui vient de s’affaler sur son épaule. La réalité le rattrape. Le froid cinglant de l’eau a gagné l’intérieur du bateau jusqu’à ses chevilles. La côte n’est plus très loin mais la menace d’un naufrage se fait prégnante. Il aurait peut-être dû apprendre à nager.             

« Djamila ! Djamila ! On arrive ! »

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Les oulimots de Ssslll2 :

Une plume s’échappe de mes doigts
La brise hivernale l’a emportée
La poule était dans mes bras
Au clair de lune nous étions deux
Éclairées par ses lueurs
J’étais sortie par vent cinglant
Je sentais la menace
D’une course poursuite elle était la proie
Point d’un loup… point d’une belette…
Oubliez vos préjugés…
Non… pensez aux embruns…

Ma pauvre poulette … ma pauvre prune
Poursuivie par un crabe … je t’ai sauvée

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Certains souvenirs ne pourront jamais faire l’objet d’un oubli. Cette soirée en mer en fait, pour lui, partie. Les vagues, les embruns, la course du bateau, la menace réelle ou ressentie de la tempête, les éclairs qui éclairent soudainement le voilier qui tangue, son amie qui craint que leur navire ne se brise sur des rochers, le vent cinglant leurs visages sous la lune. Et enfin arriver au port, se blottir au chaud devant un feu de cheminée, et se réchauffer en buvant une vieille prune.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Des mots et désirs :

Tempête

La tempête fait rage. Le navire menace de sombrer à tout moment. Un vent cinglant transforme les embruns en vagues gigantesques. Le bateau poursuit pourtant sa course, inébranlable.  Dans la cabine, cela ne vaut guère mieux. Les objets, les oreillers, les draps volent en tous sens. Deux loupiotes se balancent au gré des mouvements du bateau et éclairent la scène. Deux corps emmêlés, rappelant des contorsionnistes, roulent de droite et de gauche envoyant tout valser autour d’eux. Surpris au milieu de leurs ébats par les caprices du temps, ils poursuivent sans sourciller leur danse amoureuse. Aucun danger que quelque chose se brise, tout est en matériel incassable. Ah si ! Une prune finit écrasée sous une fesse. Elle est aussitôt léchée, happée… la prune… puis la fesse. La lune, qui parvient enfin à trouver un passage au travers des nuages, en rougit en voyant la scène. Quant à la tempête, elle termine dans l’oubli général.

Le blog de Des mots et désirs

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Les oulimots de Faffwah :

Bravant les embruns il revient à son véhicule au pas de course, conscient de la menace qui plane sur lui. Trop tard hélas. Son oubli de mettre des pièces dans l’horodateur  lui a été fatal, comme en atteste la prune sous son pare-brise que les lampadaires éclairent tristement. Et il a beau implorer la clémence de la pervenche, cette dernière lui répond sur un ton cinglant qu’elle l’amène au poste pour outrage. Et lui passe les menottes.

“Encore une qui a ses lunes et à qui ça ne réussit pas” se dit-il penaud. Son escapade commence à lui coûter cher…

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Ghislaine 53 :

Amnésie

Elle regarde les embruns givrants sous le pont, dans leur course aux cinglants vents .

La lune va bientôt se parer de son étincelant habit de lumière avec l’oubli du jour qui s’est couché sous la menace d’un froid polaire, la brise du jour l’ayant accompagnée toute la journée, glaciale.

Tous les jours, elle vit cette amnésie du jour comme une histoire sans fin qu’elle est vraiment.

Pour elle , chaque jour est le même..

L’éclat sur l’horizon se teinte de prune et d’ors et les étoiles éclairent le ciel lorsqu’elle se couche.

L’amnésique revit chaque jour, ses jours.

Le blog de Ghislaine 53

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Les oulimots de Iotop :

C’est beau l’oubli

C’est beau l’oubli. Et puis ça évite les rancunes, et les souvenirs … avec l’inconvénient d’effacer les bons. C’est l’oubli naturel. Je suis né comme ça. Une aubaine et une tare. Je subis les embruns de mes proches et depuis fort longtemps je pratique une forme de course à prendre des notes, à photographier, et même à dessiner presque chaque jour, le quotidien, sous la menace constante de perdre par des événements imprévisibles toutes mes archives matérielles qui éclairent si bien ma vie d’archiviste amateur qui attend que se briseparadoxalement ce cordon ombilical par ce cinglant parcours qui me fait vivre en retrait dans un dix-huit mètres carrés de la capitale au constant clair de Lune comme une damnation …

Impression que ma vie compte pour une prune parmi tant d’autres … mais sans le jus.

Le blog de Iotop

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Les oulimots de EtSiOnSEnAllait :

Leur course folle sera termina là, au bout du ponton. S’ils avaient réussis à prendre une peu d’avance, la menace n’était pas très loin : il aurait tôt fait de les rattraper. La brise qui les avait portés ce matin jusqu’à l’île avait fait place à un vent froid chargé d’embruns cinglant leur visage. Aucun autre choix que de plonger, plus bas, dans l’eau glacée.

Des mains serrées, un ultime baiser. Un « je t’aime » confiant. Deux regards. Oubli de la hauteur, de son vertige…

Et les rochers, plus bas…

La Lune et les étoiles éclairent le corps des amants insouciants.  Elles donnent aux eaux ces reflets couleur prune ; chasuble de deuil.

Le blog de EtSiOnSEnAllait

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Les oulimots d’Alexandre :

Désolé chéri,  je me suis pris une prune !
Il faut dire que le spectacle était magnifique. Si tu avais vu cette course de voiliers, le vent cinglant les voiles, les embruns brisés par les coques des bateaux.
J’étais émerveillée et je suis restée jusqu’à ce que la lune apparaisse dans le ciel alors qu’une brise légère soufflait.
C’est alors que je me suis souvenue que j’avais laissé ta voiture sur une place pour handicapé. Pardonne-moi cet oubli.
Il m’a fallu aller à la fourrière, exiger son ouverture à une heure avancée de la soirée sous la menace que toi commissaire principal de police, tu allais sanctionner cet agent récalcitrant.
Oui je sais, être ta maîtresse ne me donne pas tous les droits, mais il fallait bien que mes propos un peu fermes éclairent ce brave pandore.
Aurais-tu préféré que j’use de mes charmes que tu apprécies tant ?

 

27/12 : Une torgnole comme contrainte

Contrainte : Mariole, frivole, guibole, floricole, affole, racole, picole, torgnole, rigole.

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Les oulimots auto-contraints de Ghislaine 53 :

Flora

Flora fait sa petite mariole,
autant que sa frivole !
Elle flamboie avec ses babioles,
affichées comme ses guiboles,
garnies de bas floricoles !
Elle braille de la fiole
le flaire fébrile,au blair qui rissole.
L’ambre de ses yeux les affole,
et son chant de merle racole !
Le maire lui offre des caramboles,
mais c’est la bière qu’elle picole !
Flora va se prendre une torgnole,
si elle persiste et affriole
cette flambée de croquignols !
Son Fabio, avec la fidélité jamais ne rigole,
quand sa Flora se la joue de traviole !

Le blog de Ghislaine 53

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Un bénévole bricole faisant le mariole, parabole frivole, envol de sa guibole, faribole floricole, Nicole sex-symbol affole, racole, picole, prend une torgnole mais, ras-le-bol,  rigole.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Faffwah :

Elle m’affole quand, frivole, elle montre ses guiboles. Dommage que ce soit parce qu’elle racole pour se payer sa picole. Et je n’aime pas savoir que, trop souvent, elle finit dans la rigole ou que quelque mariole lui colle une torgnole en guise de paiement une fois ses petites affaires faites.

Alors je fais tout pour la sortir de là. Pour qu’elle ne se fasse butiner la marguerite que quand elle en a envie. Par qui elle en a envie. Et si je peux être l’un d’entre eux je n’en serai que plus heureux. Car j’assume pleinement  ma passion floricole.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Iotop :

L’humain floricole pollinise sa vie : transforme, consomme et détruit

J’ai beau faire le mariole, j’ai la frivole qui vient de partir avec l’emmanché de blanc-bec du quatrième étage et me voilà dans le suaire de l’abandonné … une fois encore.

Il est midi et je regarde dehors et … ma guibole gauche me fait souffrir, une ancienne blessure et une douleur toujours présente …la ville est devant moi, impassible, immuable et pourtant changeante à chaque instant dans les nervures de son organisme dont l’humain floricole pollinise sa vie : transforme, consomme et détruit …

Moi aussi je vais détruire, écraser, réduire, éparpiller, éliminer. Je descends au deuxième … la rage froide et le cœur bouillant … lentement, chaque marche est un défi, chaque douleur sera un coup …

Je sonne. La porte s’ouvre. Il me reconnaît. Il s’affole. Je tire… plusieurs fois … Il s’écroule dans le vestibule. Je pénètre dans l’appartement. J’appelle ma Frivole. Pas de réponse. Je visite toutes les pièces. Personne. Passe par-dessus le corps. Je sors. Ferme la porte. Je racole une voisine qui descend l’escalier.

— Elle est où ma Frivole ?
— Je ne sais pas, qu’elle me répond la blondasse qui … sort de son sac de courses, un pistolet … je n’ai le temps de rien … elle me tire dessus … elle rit … elle continue à descendre l’escalier.

Je n’ai rien compris. Je suis touché au ventre. Il faut que je remonte … lentement … très lentement … je crois que … le temps n’a plus aucun sens et ma vie m’échappe comme une fuite d’eau d’un problème de baignoire… ma porte d’appartement est à quatre marches de là. Je souffre.

Je m’écroule… et ma frivole qui est sur le palier à m’attendre. J’y crois pas mes yeux… elle est en déshabillée .. presque séduisante la garce … elle qui picole comme un fût sans fond. Je crois que je vais lui coller une bonne torgnole … elle rigole …

— Eh bien, il en a fallu du temps pour que tu crèves ordure.
— Pourquoi ? dis-je difficilement.
— Je t’ai consommé, mâle devenu inutile, et tu ne sers plus à rien … tu n’es même pas recyclable …

Le blog de Iotop

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Les oulimots d’Alexandre :

Tu me traites de frivole en me menaçant d’une torgnole,
mais qui picole et fait le mariole ce soir ?
Qui racole et affole Clara ma cousine
en lui courant après ?
Tu es tombé dans la rigole
après que Clara t’as donné
un coup de pied dans la guibole ?
Tu l’as bien cherché
Garde donc tes forces pour le travail floricole
de demain !

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Les oulimots de Popins :

Pas de bol

Toujours en train de faire le mariole,
Homme frivole,
Sûr de lui, il racole.
Il butine les nanas comme un insecte floricole,
Un sourire et il s’affole,
Mais cette fois, il a abusé de la picole.
Il ne tient plus sur ses guiboles,
Et moi je rigole.
Après lui avoir foutu une trognole.
C’est pas de bol !

Le blog de Popins

26/12 : Une contrainte vierge

Contrainte : Engagement, souffle, enfin, nerf, vierge, privilège, pendulaire

Capture

Retrouvez ici la semaine47 du feuilleton érotique de 20H02.

 

Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Ce fut, avouons-le un bien étrange engagement que nous prîmes de publier chaque jour, tout au long de l’année un texte sous contrainte. Je ne suis pas certain que l’on ait alors mesuré à quel point il faudrait du souffle pour tenir la distance et arriver enfin à la fin de l’année. Et aujourd’hui, l’on y est presque, du nerf ! Et l’on aura donc défriché ce territoire vierge. Et l’on doit avouer que ce fut pour nous un privilège de suivre ce mouvement quelque peu pendulaire.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Faffwah :

Il la possédait en une levrette puissante et elle sentait ses couilles la frapper du mouvement pendulaire qu’il leur imprimait. Pourtant elle en voulait plus :

—  Du nerf que Diable ! Et allez donc taper plus haut, je vous accorde ce privilège ! Ne le boudez pas !

Ce disant, elle taisait qu’elle était vierge de ce côté. Et elle espérait bien qu’il s’y intéressât. Ce qu’il fit. Pour son plus grand bonheur.

Et, quand elle se sentit enfin le cul rempli, elle prit l’engagement solennel de ne plus se laisser posséder par lui que de la sorte. Et ce, jusqu’à son dernier souffle.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Ghislaine 53 :

Dilemme

Il regardait les boules se claquer les unes sur les autres sur un rythme pendulaire agaçant, mais sans  les voir vraiment. Il avait les nerfs à vif et son esprit imbriqué dans des incertitudes…

Comment se sortir de cet engagement dans lequel il s’était embarqué tout seul ? Il ne pourrait y faire face et ne savait comment reculer.

Il se leva, alla à la fenêtre, le souffle court. Puis il se mit à aller et venir dans son bureau aux murs vierges de tout décor, se demandant quand enfin trouver le courage.

Quelle était la solution ? Il n’avait pas le privilège de la vérité en tous genres hélas.

Mais pouvait-il épouser Camille, cette femme qu’il n’aimait pas, juste pour son pouvoir et son argent ? Pouvait-il grâce à ce mariage s’élever dans cette société où le pouvoir était le maître ?

Devait-il végéter dans ce petit ministère sans avenir ? Mais heureux avec Lucie ? Tel était le dilemme qui se posait pour lui.

Le blog de Ghislaine 53

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Les oulimots de Iotop :

Son désir au sommet et mon impatience au bord du précipice

J’ai l’engagement facile avec les femmes et le souffle court au coït. C’est dire que je ne perds de temps. Avant tout l’action, le reste n’est que littérature.

Enfin, presque, car, hier une femme m’a démontré le contraire. Le nerf de la guerre n’est pas que l’argent mais aussi l’attente.

Est-elle vierge ou pas, qu’importe, elle sait mener son désir au sommet et mon impatience au bord du précipice. Faudra-t-il une expression corporelle de force pour la faire céder ou lui laisser le privilège de me tenir en laisse ? …

J’ai le pendulaire du temps qui se rouille et je prends ma part de ne pas céder, de partir, de passer mon chemin, de froisser mon état de mâle …

A bien réfléchir dans les deux cas, je suis perdant : d’un côté, devenir son esclave et de l’autre un échec sur mon tableau de chasse …

La garce.

Le blog de Iotop

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Les oulimots d’Alexandre :

Enfin un peu de nerf, monsieur Bellegarde ! Tirez un plus peu sur votre rameur !
Je vous propose ensuite de faire des exercices sur l’elliptique qui est en face,  vous poursuivrez votre musculation des bras avec une série de mouvements pendulaires.
Mais ne croyez pas que l’inscription à un club de fitness pendant un mois suffit  pour éliminer toutes vos toxines. Si vous voulez retrouver votre souffle de jeune homme et les abdominaux qui vont avec,  il faut prolonger votre effort. Pour cela je vous conseille notre carte Privilège  qui vous donne accès 7 jours sur 7 à toutes nos installations moyennant un engagement sur un an, renouvelable par tacite reconduction.
Vous pourrez ainsi profiter de notre sauna et de nos bains bouillonnants…
Ah, je vois votre regard s’allumer mais ne croyez pas que que la maison vous offre l’accès
à un espace libertin peuplé par de jeunes vierges. Notre offre est bien plus sérieuse et vise votre bien-être. Ainsi notre carte Privilège vous permet de bénéficier des conseils d’un nutritionniste moyennant un léger supplément.
Et si au bout d’un trimestre, vous ne voyez pas les résultats de vos efforts, nous vous remboursons les mois déjà payés.
Elle n’est pas belle la vie monsieur Bellegarde ? Allez un peu de nerf !

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Les oulimots de Popins :

#Oulierostweet

Toi, tu as le nerf pour m’adoucir.
Mouvement d’air pendulaire dans le cou,
Étreinte douce et ferme,
Lacs bleus dans ton canyon brun.
Enfin, l’engagement de ton sexe dans le mien.
J’aurais aimé t’offrir le privilège d’être vierge.
C‘est tout comme. J’ai oublié tous les autres. 

Le blog de Popins

25/12 : Le père Noël est une ordure !

Contrainte :

Andy Warhol, Christmas Tree (1957)

Andy Warhol, Christmas Tree (1957)

Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Le Père Noël est une ordure, certes, nous le savons depuis 1979, et je ne vous dirai pas ici quel âge j’avais cette année-là, et deux ans plus tard, nous apprenions qu’un père noël noir n’existe pas.

Peut-être devrais-je alors évoquer ici le père fouettard, et je sais que certain·e·s frétillent déjà à l’idée de sublimes et jouissifs jeux sadomasochistes. Je ne saurais le leur reprocher, même si l’on peut penser à un célèbre restaurant parisien dans lequel j’ai eu le bonheur d’un délicieux déjeuner, il y a quelques années.

Et pour finir en beauté ce billet, quelques mots d’une chanson

« C’était la fille du Père Noël
J’étais le fils du Père Fouettard
Elle s’appelait Marie Noël
Je m’appelais Jean Balthazar »

Joyeux Noël à toutes et tous…

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Faffwah :

Elle le savait. Qu’elle n’aurait pas dû suivre cet homme. Et pourtant…

C’était un soir de réveillon. Elle était en discothèque, seule, pour essayer d’oublier un peu les tourments de sa vie. C’est alors que ce beau barbu l’avait abordée, un grand sourire aux lèvres. Elle avait envie de se distraire. Et puis, ce qu’il pouvait être beau dans sa chemise vermillon. Alors elle avait accepté un verre. Puis un autre. Elle était si bien. Puis, un  peu avant minuit, il l’avait prise par la main et l’avait entraînée dans une alcôve où les attendaient une douzaine de ses acolytes, nus, la queue dressée entre leurs doigts.

Elle n’avait même pas eu à choisir lequel d’entre eux serait son premier cadeau. Elle avait été presque instantanément investie de toute part sans savoir où donner de la tête ni du reste. Un peu impressionnée au départ, elle avait finalement pris le parti de les accueillir du mieux possible et de profiter au maximum de cette multiplicité. Et ces messieurs, très empressés, n’avaient pas ménagé leurs efforts.

Alors, oui, elle avait eu les treize desserts de la tradition, même si ce n’avaient été que des sucres d’orge et leur sirop. Et elle avait eu droit à bien plus que les douze coups de minuit au coup de cette nuit endiablée. Malheureusement, tous ces messieurs et notamment son séducteur du soir, n’avaient pas eu la délicatesse de la nettoyer, la couvrir, ni de la raccompagner et elle s’était retrouvée couverte de sperme, seule, nue et gelée sur cette couche de fortune. Ils l’avaient, complètement abandonnée, comme si elle avait été un de ces objets qu’on jette après usage. Elle n’attendait pas d’eux de marques d’amour, seulement d’un peu d’humanité. Et sa déception avait été grande.

Malgré le plaisir qu’elle y avait pris, elle se jura alors, mais un peu tard, de ne plus croire au Père Noël. Il peut être très généreux en effet de prime abord. Mais, hélas, il se révèle souvent être une ordure une fois assouvi.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Iotop :

Barbe blanche et couteau de cuisine en main

La barbe blanche et le couteau de cuisine en main, il sait qu’il va faire un carnage. Ça va être hot…

Ce matin-là, il ne pensait pas que sa situation allait basculer dans une autre dimension. Le quotidien assouvit comme posologie il est passé au quotidien affamé en un tour d’heures.

Sa condition de clochard bien dans la peau de celui qui se fait nourrir et loger a causé une nausée de trop à sa propriétaire et femme de la caravane et néanmoins maisonnée de toutes les conditions climatiques.

En effet, sa femme ce jour ne voulut point faire le repas du réveillon de Noël sous le prétexte fallacieux qu’elle ne voulait pas être la dinde de service au service de ce jour. Après en avoir référé à son cocu de mari – qui n’est pas au courant – elle lui ordonna de partir illico presto de la caravane conjugale ce qui amena on sans doute à une conjugamite aiguë qui ne tarda pas à dégénéré gravement vers la destruction de la caravane par explosion de la bouteille de gaz qui n’a rien demandée à personne.

Quoi qu’il en soit, le couple est sorti indemne, quoi groggy par l’effet du souffle de l’explosion et donc dans un état peu présentable devant la communauté bien pensante très remonté l’un contre l’autre dans un état d’ébriété reconnu par les voisins et par la force publique qui avait ce jour-là d’autres chats à fouetter …

Ils se séparèrent en s’injuriant et le mari décida qu’il avait bien mérité son repas. Entre temps il dépouilla un Père Noël qui rentrait chez lui dans son foyer, sans lutins et elfes pour le soutenir ou même le défendre.

Ainsi déguisé, ce faux Père Noël divagua divagua quelques kilomètres pour se retrouver dans le quartier chic de la ville. Il s’introduisit dans l’un des appartements huppés et frappa au hasard d’une porte. La réponse d’une présence ne se faisant pas, il traficota la serrure, et pénétra sans ménagement dans un lieu inconnu mais somme toute aussi semblable que tous les appartements se ressemblent par défaut …

Le néant de la vie à l’état pur en ce jour particulier, le rassura. Les occupants occupés a être ailleurs, au repas d’un autre lieu avec d’autres gens. Et ce Père Noël, déposa sa hotte, alluma une à une les lumières de ce vaste découpage d’espaces intimes quand par un instinct que seul l’esprit du réveillon peut comprendre, l’homme empoigna la poignée de la porte qui mène à la la cuisine d’une belle envergure. Et là, à ses yeux de fièvre d’assassinat, il s’empara d’un long couteau …

Le carnage commença. Les légumes qui n’avaient rien demandé ont été effilés, lavés, découpés, cuits … ainsi que la volaille … et le tout jeté … à la poubelle … pour eux, le père Noël est une ordure … mais trop tard…

Le blog de Iotop

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Les oulimots d’Alexandre :

Ce n’est pas moi qui l’a dit le premier , mais je l’ai pensé si fort que tout le monde a dû l’entendre.  Le père Noël est un ordure. Déjà enfant on vous berce avec des histoires qui sont de pures inventions. Allez croire au père Noël qui passe par la cheminée quand vous habitez un appartement chauffé au gaz. Ensuite, quand vous vous retrouvez sur les genoux d’un inconnu habillé en rouge en face d’un photographe, vous voyez bien que la barbe est fausse. Mais bon, vous ne dites rien , vos parents ont l’air  trop contents.
Pourtant un jour ces mêmes parents t’expliquent que tu es trop grand pour croire encore à ces sornettes mais qu’il ne faut rien dire à ta petite sœur ou à ton petit frère ou aux cousins, c’est selon.
Ensuite, tu t’aperçois que les cadeaux du père Noël sont en lien direct avec le pouvoir d’achat, celui de tes parents d’abord, puis le tien. Alors tu prends un crédit ou tu joues au loto. Dans les deux cas ce n’est pas toi le gagnant.
Il est temps de retrouver les copains sur le rond-point.

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Les oulimots de Popins :

Le père Noël est une ordure 

Le père Noël est une ordure parce que cette année, comme chaque année, des personnes seront seules et en souffriront. Parce que des enfants n’auront pas de cadeaux, parce que certains vivront dans des pays en guerre.

Mais il faut parfois être égoïste dans la vie et se centrer sur soi. Profiter du répit qu’offrent les fêtes de fin d’année pour se réchauffer auprès des gens qui nous sont chers, leur dire à quel point on les aime. Pour se faire plaisir. Pour croire en la possibilité d’un monde meilleur fait de paix et d’harmonie.

Parfois dans les ordures, on trouve des merveilles !

Alors Joyeux Noël à toutes et à tous !

Le blog de Popins