28/12 : Une brise de contrainte

Contrainte : Oubli. Embruns. Course. Menace. Éclairent. Brise. Cinglant. Lune. Prune

Capture

 

Les oulimots daphnesques auto-contraints de la Ligne Douce :

Il aura suffi

D’un mot cinglant, qui souffle comme une menace
D’un geste électrisant, qui arrache cette robe prune
D’une course virtuose sur la peau, telle la brise sur les embruns
D’une danse sous la lune et les astres, qui éclairent les amants

Pour que tout tombe dans l’oubli.

Le blog de la Ligne Douce

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Les oulimots de De La Vega :

Une heure déjà qu’ils sont sur l’eau. Les hurlements des passeurs et aboiements des énormes chiens sombrent déjà dans l’oubli. Malgré l’état de la frêle embarcation sensée les faire traverser, Yanis et Djamila sont euphoriques. La mer d’huile, fendue par la coque surchargée, dépose sur leur peau quelques embruns salés. Les rayons de lune éclairent à l’infini le sillon dessiné par cette course insensée. Une course pour la vie.

Les mouvements du bateau font danser les corps entassés qui vont et viennent au gré du tangage. Le visage caressé par la brise, Yanis ne peut s’empêcher de contempler Djamila, de la désirer. Assoupie, la poitrine frémissante collée à son T-shirt prune mouillé, ses fesses bombées rebondissent inlassablement sur le haut des cuisses de Yanis. La fièvre l’envahit, les conditions seraient presque idéales pour laisser balader ses mains, ses lèvres, pour célébrer ce changement de vie dans un lâcher-prise langoureux.

Mais ses errements sont interrompus par le râle ensommeillé de Kader, l’idiot du village, qui vient de s’affaler sur son épaule. La réalité le rattrape. Le froid cinglant de l’eau a gagné l’intérieur du bateau jusqu’à ses chevilles. La côte n’est plus très loin mais la menace d’un naufrage se fait prégnante. Il aurait peut-être dû apprendre à nager.             

« Djamila ! Djamila ! On arrive ! »

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Les oulimots de Ssslll2 :

Une plume s’échappe de mes doigts
La brise hivernale l’a emportée
La poule était dans mes bras
Au clair de lune nous étions deux
Éclairées par ses lueurs
J’étais sortie par vent cinglant
Je sentais la menace
D’une course poursuite elle était la proie
Point d’un loup… point d’une belette…
Oubliez vos préjugés…
Non… pensez aux embruns…

Ma pauvre poulette … ma pauvre prune
Poursuivie par un crabe … je t’ai sauvée

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Certains souvenirs ne pourront jamais faire l’objet d’un oubli. Cette soirée en mer en fait, pour lui, partie. Les vagues, les embruns, la course du bateau, la menace réelle ou ressentie de la tempête, les éclairs qui éclairent soudainement le voilier qui tangue, son amie qui craint que leur navire ne se brise sur des rochers, le vent cinglant leurs visages sous la lune. Et enfin arriver au port, se blottir au chaud devant un feu de cheminée, et se réchauffer en buvant une vieille prune.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Des mots et désirs :

Tempête

La tempête fait rage. Le navire menace de sombrer à tout moment. Un vent cinglant transforme les embruns en vagues gigantesques. Le bateau poursuit pourtant sa course, inébranlable.  Dans la cabine, cela ne vaut guère mieux. Les objets, les oreillers, les draps volent en tous sens. Deux loupiotes se balancent au gré des mouvements du bateau et éclairent la scène. Deux corps emmêlés, rappelant des contorsionnistes, roulent de droite et de gauche envoyant tout valser autour d’eux. Surpris au milieu de leurs ébats par les caprices du temps, ils poursuivent sans sourciller leur danse amoureuse. Aucun danger que quelque chose se brise, tout est en matériel incassable. Ah si ! Une prune finit écrasée sous une fesse. Elle est aussitôt léchée, happée… la prune… puis la fesse. La lune, qui parvient enfin à trouver un passage au travers des nuages, en rougit en voyant la scène. Quant à la tempête, elle termine dans l’oubli général.

Le blog de Des mots et désirs

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Les oulimots de Faffwah :

Bravant les embruns il revient à son véhicule au pas de course, conscient de la menace qui plane sur lui. Trop tard hélas. Son oubli de mettre des pièces dans l’horodateur  lui a été fatal, comme en atteste la prune sous son pare-brise que les lampadaires éclairent tristement. Et il a beau implorer la clémence de la pervenche, cette dernière lui répond sur un ton cinglant qu’elle l’amène au poste pour outrage. Et lui passe les menottes.

“Encore une qui a ses lunes et à qui ça ne réussit pas” se dit-il penaud. Son escapade commence à lui coûter cher…

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Ghislaine 53 :

Amnésie

Elle regarde les embruns givrants sous le pont, dans leur course aux cinglants vents .

La lune va bientôt se parer de son étincelant habit de lumière avec l’oubli du jour qui s’est couché sous la menace d’un froid polaire, la brise du jour l’ayant accompagnée toute la journée, glaciale.

Tous les jours, elle vit cette amnésie du jour comme une histoire sans fin qu’elle est vraiment.

Pour elle , chaque jour est le même..

L’éclat sur l’horizon se teinte de prune et d’ors et les étoiles éclairent le ciel lorsqu’elle se couche.

L’amnésique revit chaque jour, ses jours.

Le blog de Ghislaine 53

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Les oulimots de Iotop :

C’est beau l’oubli

C’est beau l’oubli. Et puis ça évite les rancunes, et les souvenirs … avec l’inconvénient d’effacer les bons. C’est l’oubli naturel. Je suis né comme ça. Une aubaine et une tare. Je subis les embruns de mes proches et depuis fort longtemps je pratique une forme de course à prendre des notes, à photographier, et même à dessiner presque chaque jour, le quotidien, sous la menace constante de perdre par des événements imprévisibles toutes mes archives matérielles qui éclairent si bien ma vie d’archiviste amateur qui attend que se briseparadoxalement ce cordon ombilical par ce cinglant parcours qui me fait vivre en retrait dans un dix-huit mètres carrés de la capitale au constant clair de Lune comme une damnation …

Impression que ma vie compte pour une prune parmi tant d’autres … mais sans le jus.

Le blog de Iotop

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Les oulimots de EtSiOnSEnAllait :

Leur course folle sera termina là, au bout du ponton. S’ils avaient réussis à prendre une peu d’avance, la menace n’était pas très loin : il aurait tôt fait de les rattraper. La brise qui les avait portés ce matin jusqu’à l’île avait fait place à un vent froid chargé d’embruns cinglant leur visage. Aucun autre choix que de plonger, plus bas, dans l’eau glacée.

Des mains serrées, un ultime baiser. Un « je t’aime » confiant. Deux regards. Oubli de la hauteur, de son vertige…

Et les rochers, plus bas…

La Lune et les étoiles éclairent le corps des amants insouciants.  Elles donnent aux eaux ces reflets couleur prune ; chasuble de deuil.

Le blog de EtSiOnSEnAllait

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Les oulimots d’Alexandre :

Désolé chéri,  je me suis pris une prune !
Il faut dire que le spectacle était magnifique. Si tu avais vu cette course de voiliers, le vent cinglant les voiles, les embruns brisés par les coques des bateaux.
J’étais émerveillée et je suis restée jusqu’à ce que la lune apparaisse dans le ciel alors qu’une brise légère soufflait.
C’est alors que je me suis souvenue que j’avais laissé ta voiture sur une place pour handicapé. Pardonne-moi cet oubli.
Il m’a fallu aller à la fourrière, exiger son ouverture à une heure avancée de la soirée sous la menace que toi commissaire principal de police, tu allais sanctionner cet agent récalcitrant.
Oui je sais, être ta maîtresse ne me donne pas tous les droits, mais il fallait bien que mes propos un peu fermes éclairent ce brave pandore.
Aurais-tu préféré que j’use de mes charmes que tu apprécies tant ?

 

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