29/12 : Une contrainte oubliée

Contrainte : cellule, bonheur, souvenir, histoire, amnésie, conscience, image, carrière, source

3 eye by Barry Goyette

Photographie de Barry Goyette

Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Tel un bénédictin quittant sa cellule pour aller tremper sa plume d’oie dans l’encrier afin de tracer sur un parchemin des mots enluminés, je me dirigeai pour écrire vers mon ordinateur pour tracer des mots sur l’écran et avec un clavier, réservant la plume à d’autres usages. Quel bonheur ce fut de me remémorer le souvenir de cette merveilleuse histoire. Point de risque d’amnésie, ces moments de pure magie sont gravés à tout jamais dans ma conscience, l’image de cette belle si joyeusement lubrique ne m’a jamais quitté. Elle fut de plus de ma carrière de traceurs de mots, la source à laquelle je m’abreuve toujours.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Faffwah :

Il sortit du poste. Il avait passé la nuit en cellule de dégrisement pour s’être fait ramasser par une patrouille alors qu’il errait, comme frappé d’amnésie. Ils l’avaient pris pour un provincial venu s’encanailler. S’ils avaient su le fin mot de l’histoire…

Tout avait commencé quand il était arrivé Gare de Lyon. Sa belle fille lui avait dit qu’elle viendrait le chercher et qu’ils iraient dîner Il ne l’avait pas vue depuis un moment mais il la savait grande, brune, à la fière poitrine et au cul rebondi et il se dit qu’il ne manquerait pas de la reconnaître quand elle viendrait à sa rencontre. Et pourtant, ce fut quand elle posa ses mains sur ses yeux en collant ses seins à ses omoplates et lui glissa un “coucou toi” à l’oreille qu’il prit conscience de sa présence. Il s’était alors retourné pour lui faire la bise. Elle était restée conforme à l’image qu’il avait d’elle. À une exception près. Elle, si sage dans sa vie d’avant, semblait être devenue bien délurée depuis qu’elle était montée faire carrière. En témoignait la tenue érotico-chic qu’elle arborait. Et elle n’avait pas tourné la tête quand il l’avait embrassée, de sorte qu’il avait eu ses lèvres plutôt que sa joue.

Elle l’avait alors pris par la main, l’entraînant dans les couloirs du métro. Ligne 14. Arrêt Pyramides. Ils avaient marché cinq minutes. Puis avaient pénétré dans un lieu où tout transpirait la sensualité et où elle semblait avoir ses entrées à voir sa décontraction. Il était un peu gêné mais son excitation allait crescendo. Alors, quand à la fin du repas elle l’avait entraîné dans la partie câlins il s’était volontiers laissé faire. Ils n’avaient pas été longs à se déshabiller. Puis elle l’avait englouti entre ses lèvres. Quand il fut assez dur, elle s’empala sur lui et ses hanches s’animèrent d’une houle sensuelle. D’autres couples les avaient rejoints. D’un signe, elle leur fit savoir qu’ils pouvaient regarder mais pas se mélanger. Ses mouvements, tous ces regards. Il était aux portes de la jouissance. Elle sembla s’en rendre compte car elle se libéra de lui et, pointant sa queue vers sa poitrine, se la fit inonder de sperme sous les murmures entendus de l’assistance. Une douche et ils sortirent. C’est alors que son téléphone à elle sonna alors qu’il recevait un « tout se passe bien ? » de son épouse, accompagné d’un bien étrange smiley.

— Maman ? Oui, tout s’est bien passé, il a l’air très content. Tu as raison, c’est mieux quand ça reste en famille. Bisous.

C’était donc sa femme qui était à la source de toutes ces émotions. Elle, qui ne voulait plus qu’il la touche, avait trouvé un bien étrange moyen pour assurer son bonheur. Il fallait qu’il marche. Sa belle-fille le laissa partir dans la nuit.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Ghislaine 53 :

Renouveau de vie

L’histoire de son amnésie n’était plus qu’un mauvais souvenir.

Elle avait vécu dans une cellule de bonheur depuis sa maladie.

Sa conscience revenue, elle pouvait fixer l’image de son parcours et sa descente aux enfers !

Son burn-out avait eu raison de son esprit.

Là était la source de sa chute. Sa carrière l’avait propulsée aux sommets mais les responsabilités l’avaient terrassée.

Le blog de Ghislaine 53

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Les oulimots de Iotop 

Je suis en cellule et le temps ne s’impatiente pas

Je suis en cellule et le temps ne s’impatiente pas. Bonheur collé sur les parois. Souvenir imparfait d’avoir été. Histoire de connaître l’intérieur de mon âme qui est comme toutes celles des autres avec cette amnésie de l’instant vécu … à revivre à l’infinie conscience de l’image posée et dépossédée à la fugace carrière lumineuse d’un battement de sentiment d’existence à la source inconnue et providentielle …

Je suis un poisson rouge … philosophe.

Le blog de Iotop

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Les oulimots d’Alexandre :

– Ainsi monsieur Bellegarde, vous n’avez aucun souvenir ?
– Non, je vous assure, depuis mon agression, je suis atteint d’amnésie.
Quand je suis revenu à moi à l’hôpital, je n’avais aucune conscience de ce qui s’était passé. C’est le médecin qui m’a raconté que l’on m’avait retrouvé inconscient dans une carrière de marbre. La seule image que je garde à l’esprit, c’est que je me vois prendre ma voiture en compagnie de Laure.
– Je voudrais bien croire votre histoire monsieur Bellegarde, mais avouez que ce n’est pas crédible. Votre amie Laure a disparu depuis déjà cinq jours, sans laisser aucune trace. Pour les besoins de l’enquête nous sommes remontés à la source, interrogeant ses employés, tous confirment bien que vous êtes partie avec elle en fin de journée.
Et la seule personne que l’on retrouve c’est vous, inconsciente, les vêtements tachés de sang.  Je ne peux que vous suspecter, aussi je prolonge votre garde-à-vue, je crains Monsieur Bellegarde que votre séjour en cellule ne se prolonge sauf si la mémoire vous revient et que vous pouvez faire le bonheur des enquêteurs.
Vous pouvez emmener monsieur Bellegarde !

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