30/12 : Une batterie de contraintes

Contrainte : Batterie, Parfait, Calabrais, Allumettes, Canne, Paille, Lapin, Cardiaque, Surin

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Les oulimots auto-contraints de Faffwah :

C’était la catastrophe.

Nous étions à la veille de la Saint Sylvestre et son dernier crush, un joli calabrais, venait de lui poser un lapin. Il avait prétendu par un simple SMS que la Mamma l’avait mis sous clé pour les fêtes et n’avait plus donné signe de vie depuis. Et  ça l’avait à la fois rendue furieuse et triste. Furieuse parce qu’elle venait de constater qu’elle était encore tombée sur un de ces hommes en quête de coups de surin dans le contrat et qui, au final, n’arrivent jamais à assumer leurs escapades. Triste car il avait su accélérer son rythme cardiaque avec ses belles paroles et enflammer son corps comme une allumette quand il avait enfoui sa tête entre ses cuisses. Elle était sensible aux langues étrangères, quelles qu’elles soient. C’était sa faiblesse. Et là, cette sensibilité venait de lui jouer un nouveau tour. Mais, bon sang, ce qu’il en avait été habile..

Elle ne voulait toutefois pas se laisser aller à la mélancolie. Il lui fallait aller de l’avant. Recharger ses batteries. Et quoi de mieux pour cela, se dit-elle, qu’un peu de chaleur latino-américaine ? Par chance elle avait un citron vert dans la corbeille à fruits, ainsi qu’un fond de rhum et du sucre de canne dans son bar. Alors autant commencer par un petit Daiquiri à siroter à la paille avant d’aller trouver un endroit où danser au son des congas et des cuivres. Et puis ce serait bien le diable si elle ne tombait pas dans les bras d’un beau salsero pour finir la soirée, voire l’année. D’ailleurs, n’en avait-elle pas déjà un sous le coude ? Il lui fallait fouiller un peu dans ses contacts et ses applications et, au pire, elle laisserait faire le hasard.

Elle sourit et alla se servir son verre tout en cherchant une bonne adresse. Elle trouvait ce  programme parfait pour éviter la déprime aussi près du réveillon. Ciao Dino ! Hola compañeros !

Le blog de Faffwah

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Il était musicien dans un groupe de rock, et elle trouvait que son jeu à la batterie était parfait. Ce Calabrais l’avait séduite incontestablement, à sa vue elle s’enflammait comme une pochette d’allumettes, certes il ne lui serait jamais venu à l’idée de jouer en version rock « la cane de Jeanne » mais il savait dégoter des rhums merveilleux et les mélanger au sucre de canne pour de boissons divines. Son goût immodéré pour des boissons détonantes, étranges, exotiques l’aurait facilement mis sur la paille, mais il avait des qualités, et jamais même avec une gueule de bois en plomb il ne lui avait posé un lapin, chaque fois qu’elle arrivait à un rendez-vous, il était déjà là et elle sentait son rythme cardiaque s’emballer aussi vite que sa petite culotte s’humidifiait. Elle n’aurait pu imaginer qu’un jour cette histoire ne se termine dans une banale bagarre à coups de surin…

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Ghislaine 53 :

La demande

Calabrais d’origine, Mario, en parfait italien romantique, dirigeait l’allumette sur les bougies d’un geste délicat. Après avoir fait fortune dans la canne à sucre, il revenait au pays avec une batterie de souvenirs et les poches bien pleines.

De son travail, il avait gardé le surin en or, offert lors de son départ de la plantation, par ses employés qui, tous, l’admiraient.

Ce soir, il attendait son amie, celle qui voulait pour femme, celle avec qui il voulait tout partager.

Le coeur de cet homme cardiaque battait donc plus que de raison ce soir. Allait elle aimer le cadeau qu’il allait lui offrir et qui se trouvait dans le carton ?

Rempli de paille, le carton contenait un petit lapin blanc..

Allait elle accepter sa demande en mariage ?

Mario allait le savoir ce soir.

Le blog de Ghislaine 53

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Les oulimots de Iotop :

Le sphincter principal en contraction, je prends peur …

Panne de voiture, panne de moteur. Monde imparfait, monde à mon regard. Je suis en pleine nature … vignes à droite et … vignes partout. Il est soleil au zénith, il est repas dans l’estomac. En bref, l’horizon humain est absent et la batterie de mon téléphone portable est hors service. Je suis le parfait candidat poisseux pour réussir à monter sur le podium de la malchance dans ce pays Calabrais

A la question : dois-je ou ne dois-je pas rester sur place à attendre la providence si ce n’est un autre automobiliste ? Je décide après une mûre et juteuse réflexion de rester sur place. Je ne vais pas m’égarer dans un pays qui connaît tout juste les allumettes …

Et puis, je ne suis pas sans rien. J’ai ma canne à pêche et le matériel attenant et … une rivière en contre-bas du coteau. Comme quoi, il faut savoir tourner à son avantage les situations … si j’arrive à faire une prise ou deux, il me restera à trouver la paille pour le dormeur du soir … dormir dans un coupé, c’est pas gagné …

De fait, je prends le nécessaire pour pêcher, et je traverse une première travée de plants de vignes et me sers de quelques grains pour une demie-soif qui commence à poindre au fond de mon gosier … ce jus est particulier …

Quand, par un mystère étrange (pléonasme), j’aperçois non loin de moi, un lapin, un lapin immobile, face à moi, positionné sur ses pattes arrières .. sur l’eau de la rivière. Et ce lapin grossit à vue d’œil, à la vue de mes yeux et à la stupéfaction de mon entendement que le cardiaque de mon cœur fait le sprinter … le sphincter principal en contraction, je prends peur …

Le soleil frappeur m’aurait-il pris pour cible ? Le jus de raisin ? … suis prêt à faire demi-tour et prendre la poudre d’escampette quand au moment où je me retourne, un homme d’une belle stature, surin en main, me place la pointe piquante sur mon bas-ventre.

— Alors ? me dit-il en langue calabraise.
— Euh … qu’est-ce que vous dites ? dis-je en limousin
— Tu me voles, touriste impertinent ?
— Je ne comprends pas !

Et je ressens la pression insistante de son surin et puis la traversée de la lame dans ma vessie à remonter mes entrailles coupe en deux mon ombilic jusqu’à l’estomac. La tête me tourne brusquement, je m’écroule, éventré … le lapin danse sous mes yeux entre le soleil et le sourire sordide d’un humain…

Le blog de Iotop

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Les oulimots d’Alexandre :

Me voici dans de beaux draps. Si j’étais un Calabrais, il y a longtemps que j’aurais pris le maquis un surin dans la poche, prêt à défendre mon honneur. Mais voilà je suis dans l’incapacité de nier ou d’expliquer quoi que ce soit. Laure disparue, moi sur la paille humide d’un cachot – enfin c’est une image,  que vais-je devenir ?

Heureusement que je n’ai pas le cœur fragile car il y aurait de quoi avoir une crise cardiaque en entendant : « Monsieur Bellegarde, je vous accuse du meurtre de votre amie ». J’ai beau retourner l’affaire dans tous les sens, je ne suis pas comme un magicien qui fait surgir un lapin de son chapeau, je ne peux rien révéler, c’est à désespérer !
Je pourrais m’accuser d’avoir fait disparaitre Laure, ce serait un aveu parfait aux yeux du juge. Mais chacun sait que j’étais aux petits soins pour Laure, prévenant ses moindres désirs, courant chez un garagiste pour acheter une batterie neuve ou simplement du sucre de canne chez l’épicier du coin passé vingt heures.
Léonard pourrait le dire, je lui préparais régulièrement son péché mignon : des frites allumettes au four.
Mon dieu que tout cela est loin…

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