S1 3/01 : Une première saillie de contrainte

Contrainte :

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Les oulimots auto-contraints daphnesques de La Peau Douce :

Meurtre à la Une

« Le tueur d’Agen dépose un pruneau séché dans la bouche de ses victimes »

Cette Une l’interpella. Si maintenant les serial killer se faisaient cuisiniers, qu’en serait-il des jeux amoureux?, entendit-il auprès de lui.

Il se souvint de cette fille blonde au teint de poupée de porcelaine, rencontrée dans une soirée privée, tenue aguichante avec un body en dentelles qui laissait entrapercevoir un piercing noir au nombril.  Bouche rouge et sensuelle. Elle lui avait plu au premier coup d’œil, et ses saillies au milieu du cercle que certains invités avaient formé autour d’elle prouvaient qu’elle ne se laisserait pas dominer aisément. Elle repoussait les avances de façon cinglante. Le jeu s’annonçait savoureux. Il voyait sa langue framboise chaque fois qu’elle riait, les yeux verts survolant le cercle comme si elle était en représentation, comédienne jouant un rôle pour oublier qui elle était. Décidément, il avait de grands projets pour elle, et il savait que la regarder ainsi, isolé des autres, attirerait son attention.  Venir à elle aurait été la proclamation trop évidente de ses intentions. Non, il lui suffisait de sourire de façon narquoise, dévoilant dans ses yeux noirs le désir brûlant qu’il avait de la posséder, non pas violemment mais avec gourmandise, comme un mets sucré salé qu’il aurait préparé avec dévotion et avec minutie. Ne faut-il pas choisir les meilleurs ingrédients pour obtenir le plaisir des papilles? Il porta à ses lèvres la coupe de champagne quand elle croisa franchement son regard. Respiration suspendue. Plus rien n’existait autour d’elle, il le devinait, alors il lui sourit.

Il jeta à peine un œil à l’illustration qu’on lui tendait. Il sortit en frissonnant, tout en glissant la main dans sa poche. La perle noire sur dentelles était toujours là.

Le blog de La Peau Douce

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Les oulimots d’un joueur Parisien :

Le tueur d’Agen dépose un pruneau séché dans la bouche de ses victimes, après avoir lu le titre de cet article dans la Dépêche du midi, le cuisinier hocha la tête perplexe en regardant sa délicieuse compagne « Le pruneau n’est-il pas une prune séchée ? Le tueur déposerait-il alors une prune deux fois séchée, ou bien serait-ce là encore une illustration de l’inculture culinaire du journaliste tout juste bon à aligner des mots en se regardant le nombril et espérant réussir ainsi une véritable proclamation historique en première page ? »

« Tais-toi donc, lui répondit-elle, arrête un instant tes grandes phrases, que t’importe le pruneau, occupe-toi donc plutôt de mon abricot juteux, je veux une saillie maintenant, j’ai besoin de me faire démonter, défoncer, baiser salement, de me faire dominer comme tu le fais si bien mon salaud, mon pervers, mon roi. »

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Pidgy :

Mystère !

C’est bien ma veine ! Pour une fois que j’accepte de sortir, il faut que la poupée à qui je semble plaire soit, soit adepte du “Silence des agneaux”, soit psychopathe.  

Voyez plutôt ! Non pas Pluto, plutôt !

Après une soirée de flirt de plus en plus poussée, elle me met un papier un peu plié, comme l’arbre, sur lequel je pense trouver son 06, ou 07, ou 09… Un zéro quelque chose quoi ! Une série de chiffres que je devrais pouvoir relier à un clavier téléphonique et en le composant entendre de nouveau sa voix ! Je sais que c’est un cheminement étrange mais comme je suis habitué à résoudre pas mal d’énigmes au quotidien, c’est le B.A.BA de mes journées !

Et quoi-t-est-ce que je trouve ? Une phrase zarbi sortie d’on ne sait zou !

“Le tueur d’Agen dépose un pruneau séché dans la bouche de ses victimes”, rien que ça !

Si je n’étais pas cet aventurier chevronné bien connu dans mon immeuble, cette phrase sibylline (j’aime bien placer ce mot dans une conversation ! Comme saperlotte aussi d’ailleurs ! Mais ce n’est pas le sujet !), cette phrase absconse (je l’aime bien aussi celui-là !) est l’illustration parfaite d’un mystère quasiment irrésoluble, sauf par moi évidemment ! Ou alors elle s’est trompée de papier ! Blonde un jour, blonde toujours !

Que nous indique cette proclamation ? Que le tueur serait un cuisinier adepte des plats astringents ? Non. Ce serait trop simple,voire simpliste ou simplissime pour faire bref, comme explication. Il doit y avoir autre chose.

Je me gratte le nombril pour mieux réfléchir. Oui ! Certains se grattent la tête, d’autres se frottent le menton, moi je me gratte le nombril ! C’est comme ça ! C’est mon google personnel, mon moteur de recherche, mon centre de réflexion. Quelques-uns se prennent pour le nombril du monde moi c’est le monde du nombril ! Le mien en l’occurrence !

Donc après un frottement assez long, lent et langoureux (tant qu’à réfléchir autant le faire dans des conditions agréables mais sans se laisser dominer par des sentiments libidineux ou autres, mais quand même !) il me vient une fulgurante idée, rapide comme la saillie d’un lapin en rut (en non pas en Ruth, mon amie, qui n’apprécierait pas ce genre de privauté animale !) : retourner le papier !

Victoire, joie et triomphe de la Ligue de Champions, en effet au derrière ( et non pas sur le derrière) de ce papier, il y avait bien un suite de chiffres commençant par 06 ! Une autre énigme s’offrait à moi qu’il allait falloir de nouveau déchiffrer, ce qui était bien le cas en l’occurrence vu la présence de chiffres ! Bon sang de bonsoir, c’est qui cette fille ? La reine des énigmes ou bien ? En me frottant de nouveau le nombril, je me dis que tout compte fait je ferais mieux d’aller voir Wonda. Ses sirènes me prennent moins la tête et plus autre chose ! Allez zou, en avant Nouzotres !

Hasta la vista Baby !

Le blog de Pidgy

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Les oulimots de Airelle :

Poupée saillie d’une langue vorace remontant sur son nombril, elle regarde l’illustration accrochée au mur du tueur d’Agen déposant un pruneau dans la bouche de ses victimes.

Se concentrer sur l’image lui permet de dominer ainsi le plaisir explosif qui s’annonce du plus profond de sa féminité.

Nul cri ou quelconque proclamation ne sortira de sa bouche, gardant pour elle seule ce que lui inspire cet instant.

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Les oulimots de Des mots et désirs :

Fait divers

Gisant sur le sol recouvert d’un drap de velours rouge, elle a le regard vide des morts. Sa bouche est entrouverte. Ses membres sont raides et froids. Quelqu’un a jeté un linge bleu turquoise sur son nombril afin de cacher son sexe glabre et nu, mais le tissu est trop petit et il livre son intimité, ainsi impudique, aux yeux de tous. La scène possède à la fois quelque chose de morbide et de terriblement excitant en fait. Les badauds, qui ont du mal à dominer leurs pulsions, ne s’y trompent pas. Un cuisinier aux mains rouges de sang les essuie machinalement sur le devant de son tablier, donnant ainsi l’impression qu’il caresse son membre visiblement gonflé. Il ne remarque même pas l’obscénité de son geste, tout plongé qu’il est dans ce sexe offert à son regard libidineux. D’autant plus que cela s’agite autour du corps allongé. Et une femme vêtue d’un tailleur à l’allure stricte s’accroupit près d’elle dévoilant d’abord un décolleté vertigineux, puis le liseré d’un bas noir. Un silence quasi religieux se fait tandis que les curieux retiennent leur souffle un instant. Soudain jaillissant au milieu du silence général, tel une proclamation d’innocence, on entend un enfant s’exclamer : « Mais elle a pas d’culotte la dame ! » Un frisson suivi de petits rires gênés parcours l’assemblée. Le cuisinier ne parvient plus à se dominer et une main passe sous son tablier qui s’agite frénétiquement. La saillie du tissu plastifié est flagrante. On entend un « haaan » qui s’échappe de sa bouche. Puis un cliquetis métallique. Des menottes se referment sur ses poignets. Il est conduit vers une voiture banalisée sous le regard médusé des gens qui l’entourent. Derrière la vitrine devant laquelle ils s’étaient agglutinés, la femme relève la poupée de cire qu’elle préparait pour sa devanture. Le tissu turquoise tombe avec élégance sur le drap de velours rouge. À côté de la scène un journal, qui devait servir d’illustration, est étalé. On peut lire en gros titre : « Le tueur d’Agen dépose un pruneau séché dans la bouche de ses victimes ».

Le blog de Des mots et désirs

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Les oulimots de EtSiOnSEnAllait :

Il est certains plaisirs de la bouche que le plus habile des cuisiniers primé ne saurait révéler. Pourtant, les frissons sont les saveurs de ces instants. Et comme on combine les textures et les goûts, les étoiles se révèlent en mélangeant les étreintes et les douceurs.
Sur ta peau, douce comme une poupée de velours, ma langue sillonne. Au creux de ton oreille invariablement je débute, et glisse les indices d’un menu. A voix basse, quelques mots chuchotés, choisis. Évocations vaporeuses des mets charnels, illustrations de diableries rêvées : proclamation d’un serment au plaisir.

Commence un lent voyage. Une quête du goût sucré de ton derme, acidité de tes premières perles de sueur. Le long de ton cou, entre tes seins, sur tes seins, de long des hanches. Atteindre ton nombril, pause d’un petit trou gourmand. Détecter tes envies par tes mains qui se glissent dans mes cheveux. Lire la suite au rythme de ton souffle qui me souhaite encore un peu, goûtant aux spasmes gourmands de ton ventre. Puis repartir, plus loin et descendre le menu.

Entre tes cuisses je chasse les indices d’une suite délicatement intense. Je sens tes délices envahir mes papilles, mes idées, mes pensées. Et bien plus encore, mon corps tout entier réagit à cette excitation. Prendre le temps de profiter, doucement. Encore. Je glisse ma langue entre tes lèvres et je goûte le nectar sucré de nos excitations mélangées.
La suite est un festival des sens, d’explosion de couleurs, de vertiges de l’esprit. Mes mains s’agrippent aux saillies de tes courbes, à tes hanches, tes épaules. Et par les bras je te retiens avant que nous basculions ensemble vers l’abîme des étourdissements heureux.

Enfin, en petit-tueur, à jeun de toutes craintes, je dépose un baiser libérateur sur ta bouche, ma victime. Embrasser à deux la petite-mort et la laisser nous emporter, dans tes bras.

Le blog de EtSiOnSEnAllait

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Les oulimots de Faffwah :

Elle finit d’ouvrir les yeux, un peu amère. Comme elle pouvait le craindre, il n’avait pas fini la nuit en sa compagnie et s’était débiné pendant son sommeil. Une illustration de plus de la faillite de sa vie sentimentale.

Quelle idée aussi de chasser dans les bas fonds agenais. Quelle idée aussi d’avoir accepté cette mutation ici sitôt la proclamation des résultats du concours. Certes, elle était dans le bas du classement. Mais une citadine comme elle ne pouvait que s’étioler dans une ville de moins de 100000 habitants. Il ne s’y passait quasiment rien à l’exclusion des troisièmes mi-temps les weekends et elle commençait à se lasser de sa collection de rugbymen avinés.

Alors quand cet inconnu l’avait abordée ce vendredi soir elle avait cru à une embellie. Il avait été courtois, discret en engageant la conversation et s’était montré d’une culture rare quand elle s’était prolongée. Pour ne rien gâter, il était aussi fin de visage que d’esprit, ce qui la changeait des oreilles en chou fleur et des nez cassés qui faisaient usuellement sa cour. Ce qui le rapprochait pourtant de ses soupirants sportifs était la solide musculature qu’elle avait devinée sous le cachemire noir.

Elle avait très vite eu envie qu’il la prenne dans ses bras. Qu’il la prenne tout court tant il émanait de lui une animalité qu’elle n’avait pas ressentie depuis longtemps. Et, à voir ses yeux, elle avait deviné qu’il n’en pensait pas moins. Ils avaient donc fini leurs verres avec toute la lenteur nécessaire à la sauvegarde des apparence avant de quitter le bar et de s’engouffrer dans un taxi qui les avait amenés sans surprise à un hôtel. Elle ne s’était pas vue le ramener chez elle le premier soir et comprenait aisément qu’il en fît de même.

Le vernis de civilisation qui leur restait avait vite volé en éclats une fois la porte fermée. Ils s’étaient jetés l’un sur l’autre et s’étaient furieusement  dévoré la bouche tout en se débarrassant de leurs vêtements devenus inutiles. Une fois nus, elle s’était arraché de ses lèvres pour s’agenouiller devant lui. Il bandait dur et sa queue, légèrement courbée vers le haut, était une invitation à laquelle elle n’avait pas pu résister. Elle l’avait donc pris en bouche, bien décidée à ne le laisser qu’une fois repue de son sperme. Il avait, dans un premier temps, commencé par se laisser faire. Puis, la saisissant aux tempes, s’était mis à lui imprimer son rythme et sa longueur. Et elle s’était laissée faire, ne voulant plus que s’abandonner entre ses mains. Il allait et venait donc entre ses lèvres, la faisant hoqueter. La salive dégoulinait de son menton sur ses seins mais elle aimait ça.

Il avait toutefois d’autres projets pour elle et finit par se retirer de sa bouche. L’empoignant par la nuque, il la fit mettre à quatre pattes sur le tapis, une joue contre le sol. Ses reins exagérément cambrés, elle avait le cul relevé face à lui dans une offrande obscène, elle attendait qu’il la prenne. Il prit le temps d’écarter grand ses fesses et de cracher sur sa chatte et son anus en une symbolique lubrification avant de s’y enfoncer brutalement. Elle se prit à aimer cette saillie où elle ne savait pas lequel de ses trous serait investi à chaque poussée. Les fibres lui brûlaient coudes et genoux mais elle s’en moquait, tout entière à son plaisir attachée. De temps à autres il se retirait entièrement et ajoutait un peu de salive à ses orifices avant de reprendre son pilonnage.

Combien de fois jouit-elle ? Elle n’arrivait plus à compter, son cerveau complètement déconnecté. Elle n’était plus que sensations physiques. Il l’avait traînée dans toute la chambre, l’avait prise de toutes les façons possibles avant de jouir à son tour, inondant son visage et ses seins. Puis il l’avait portée sur le lit, inerte comme si elle eût été une poupée de chiffon, et l’avait câlinée et couverte de baisers. Tant de douceur après une telle rudesse, elle avait adoré et avait fini par s’endormir, repue, dans le creux de ses bras.

C’était la sonnerie de son téléphone qui l’avait réveillée. On avait besoin d’elle sur une nouvelle affaire. Il fallait qu’elle file au labo récupérer son matériel. Et ce crétin qui, non content de l’avoir abandonnée, avait entouré son corps de fruits secs, jusqu’à lui en avoir inséré un dans le nombril. Comme s’il avait été cuisinier et elle un plat. C’était vraiment n’importe quoi et elle était maintenant poisseuse autant de sucre que de sperme. Elle fila à la salle de bain et prit une douche longue et revigorante, se frottant méthodiquement, avant de se rhabiller et de descendre. La chambre était déjà payée, il avait eu au moins la délicatesse de ne pas lui laisser ce plaisir.

Moins d’une demi-heure plus tard elle était sur les lieux, vêtue de sa tenue stérile pour ne pas polluer la scène de crime. Ce n’était pas beau à voir. Le tueur s’était acharné sur sa victime. Il lui fallait pourtant procéder aux divers prélèvements que nécessitait la procédure habituelle. Et c’est là qu’elle découvrit un corps étranger dans la bouche du cadavre. Il ne fallait pas être invasif mais elle finit par l’extraire avec mille précautions. Et là, elle dut faire un effort considérable pour ne pas laisser la panique la dominer. Car, une fois qu’elle eut l’objet sous les yeux, un titre de la presse locale lui revint en tête :

Le tueur d’Agen dépose un pruneau séché dans la bouche de ses victimes.

Et c’est ce qu’elle avait dans sa pince. Ce qu’elle avait eu tout autour d’elle quand elle avait ouvert les yeux. Et ce souvenir qui lui revenait de la façon qu’il avait eue de la questionner sur sa vie, sa personne, tout quoi. Elle l’avait pris pour de l’intérêt. Ce n’était que le jeu d’un fauve avec sa proie. Elle avait été à la merci de ce criminel toute la soirée ainsi qu’une grande partie de la nuit et s’était même endormie auprès de lui. Elle avala péniblement sa salive. A bien y repenser,  elle l’avait échappé belle. Si elle avait su…

Et elle avait effacé toutes les trace d’ADN qu’il avait pu laisser sur son corps. Sans compter qu’il avait dû “nettoyer”  la chambre et que les femmes de ménage avaient probablement fait le reste à cette heure. L’’enquête allait être difficile. Mais elle se jura qu’elle ferait tout son possible pour qu’il soit capturé. Son métier était de faire parler les cadavres. Celui qu’elle avait sous les yeux serait, elle l’espérait, sa dernière victime.

Le blog de Faffwah

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