S2 10/01 : Un délice de contrainte

Contrainte : Résolutions, bois, sucré, parallèle, cerisier, suave, délice, indigo, infuser

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Les oulimots auto-contraints de De La Vega :

Perché sur la branche haute du cerisier, j’observe avec anxiété les derniers rayons de l’histoire. La décision est prise et pourtant j’ignore si je sais encore voler. L’heure n’est pas aux résolutions de problèmes à venir ; coups de vent et nuits d’hiver, nourriture ou manque d’air. La survie c’est l’envol ! Un simple relâchement de mes griffes comme un au revoir, à cet arbre que j’ai tant aimé, à l’aliénante sécurité de son bois rouge rosé, au délice sucré de ces fruits devenus trop rares.

Le vent a soufflé, la branche a bougé, je vole… malgré cette étreinte amère qui ne semble pas vouloir s’arrêter. Deux existences parallèles voient le jour. Je suis libre, mais enchaîné à mes peurs, à mes rêves. Pourtant, au gré d’un vent d’hiver, je laisse infuser une idée suave. La gourmandise indigo d’une aurore amoureuse.

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Les oulimots de Fellacia : 

Sur mes lèvres sucrées et suaves
Infuse encore la douceur des baisers.
Dans l’indigo de ses yeux
Je me suis noyée avec délice.
Mais toutes les amours sont éphémères,
Comme les fleurs d’un cerisier.
Je ne suis pas de bois,
J’espère résolutions et surtout renaissance
De nos vies désormais tristement parallèles.

#6Mots

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Les oulimots de Faffwah :

Elle se décida quand même à appeler l’hôtel pour savoir si sa chambre avait été nettoyée. Par chance ce n’était pas encore fait. Une expertise restait donc possible. Se posait maintenant la question de comment envoyer une équipe sur place sans reconnaître son implication dans la scène que ses collègues découvriraient. L’ADN ne mentait pas et elle avait dû en laisser des dizaines d’échantillons. Finalement, elle se résolut à faire cavalier seul. Et à aller faire les prélèvements de façon non officielle pour mener son enquête en parallèle de l’officielle. Elle trouverait bien, le temps voulu, le moyen de faire coexister les deux. La similitude avec le reste de sa vie lui sauta aux yeux. Se mettre dans des situations inextricables et savoir trouver des solutions peu orthodoxes afin de s’en dépêtrer toute seule était quasiment une seconde nature chez elle.

Comme cette fois où, étudiante, elle avait succombé au charme de ce beau jeune homme aux yeux indigo. Visiblement, elle ne le laissait pas de bois lui non plus mais il semblait vouloir rester inaccessible. Elle avait alors mené sa petite enquête pour découvrir qu’il rejoignait tous les soirs en secret Yoko,une des doctorantes dont elle suivait les TD. Et, après avoir écouté une de leurs entrevues à travers une porte, qu’il n’était clairement pas dans ses résolutions de le partager. Il fallait donc changer son fusil d’épaule. Et c’est tout naturellement que l’option de séduire la thésarde lui vint à l’esprit. Elle n’était pas si mal et, une fois dans son lit, lui proposer un FFH semblait être là solution idéale. Et elle la mit en place dès que possible.

C’était le printemps et les cerisiers commençaient à fleurir. Et elle avait présupposé que, en bonne japonaise d’origine, Yoko y serait sensible. Elle avait donc prétexté une demande d’explications sur le dernier devoir qu’elle avait donné pour obtenir un rendez-vous dans la suave ambiance d’un salon de thé à proximité du jardin des serres d’Auteuil. Et, pendant qu’elles laissaient leurs Sencha infuser, elle avait entrepris d’instaurer plus que de la complicité avec son enseignante, faisant monter le trouble en elle. Et, alors qu’elles rentraient, lui proposa une photo pour son hanami. Yoko avait bruni, ce qui était sa façon de rougir, et avait accepté de prendre la pose en bredouillant en japonais une exquise formule de politesse. Il fut alors facile, sous prétexte de lui montrer le cliché, de se rapprocher d’elle plus que nécessaire. Jusqu’à l’enlacer. Puis l’embrasser. Yoko se laissa facilement faire. Plus que prévu. Il était alors temps de l’entraîner dans un lieu plus intime.

— Chez toi ou chez moi ? J’ai juste une chambre de bonne tu sais ?  Avec un tout petit lit. Et très mal insonorisée.

— Viens à la maison alors. Mon copain ne rentrera pas avant ce soir, nous avons un peu de temps.

Ainsi, Yoko était plus à même de se partager elle-même que de le faire de son partenaire. Mais le  poisson était ferré. Et ce serait un réel délice de l’amener au triolisme. Ne restait plus qu’à faire durer le plaisir jusqu’à son retour.

Elles gagnèrent rapidement l’appartement tout en se bécotant. Et, une fois dans la chambre, passèrent à de bien plus langoureux baisers. Rapidement nues, chacune d’entre elles se repaissait des courbes de l’autre, la couvrant de caresses. Yoko, plutôt grande et fine, appréciait les rondeurs de sa partenaire. Laquelle, intégralement épilée, jouait de ses doigts dans petit pinceau de poils qui ornait son pubis. Puis, bientôt, les doigts pénétrèrent les sexes, non sans s’être préalablement attardés sur les clitoris gonflés de désir. Les deux amantes ondulaient désormais, étouffant leurs soupirs sur les lèvres de l’autre, leurs langues emmêlées.

Malgré son plaisir, elle ne perdait toutefois pas de vue la finalité de cette baise qu’il fallait faire durer jusqu’au retour de sa cible. Alors autant qu’elle en profite. Elle plaça donc sa tête entre les jambes de Yoko, le bassin posé sur son visage. Elle découvrit alors le goût étonnamment sucré du sexe de sa partenaire et se mit à la laper goulûment. Elle agaçait son bouton de la pointe de la langue. De lents cercles qui lui arrachaient de petits cris. Puis, prenant les lèvres de son amante entre les siennes, alternait succions et mordillements. De longs aplats sur le sexe offert et le jeu de ses doigts dans le vagin offert parachevaient son œuvre. Les hanches de Yoko semblaient animées d’une vie propre et son sexe venait convulsivement à la rencontre de cette bouche qui lui donnait des orgasmes à répétition sans jamais sembler s’en lasser. Les draps étaient trempés de sa cyprine et elle hurlait à présent. Quand elle n’était pas bâillonnée par le pubis qui pressait sur son visage . Toute autre notion que celle de leurs corps semblait abolie. C’est alors que la porte s’ouvrit.

— Chérie ? Mais que ?

— Ne manquait plus que toi. Viens !

Et, jouant de l’effet de surprise, elle le prit par la main et l’entraîna sur le lit alors que Yoko, pantelante, essayait de se remettre. Il s’était enfin retrouvé entre ses mains et on avait pu commencer à jouer. Les deux filles ne pouvaient plus rien se refuser et le garçon, tout heureux de l’aubaine, s’était prêté à tout ce qu’on lui avait demandé Aucune combinaison n’avait alors  été négligée. Aucun orifice non plus. Et ce, jusqu’à ce que les forces de tous les protagonistes ne les aient totalement abandonnés. Ce qui avait été le début d’une belle aventure

Ce souvenir la fit sourire. Elle en avait bien besoin vu les circonstances. Mais il était temps à présent de replier ses affaires, de passer au labo pour prendre tout le nécessaire à ses prélèvements et d’aller jouer en sous-main. Une fois de plus.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots d’Airelle :

S’il est d’usage d’aborder ces jours nouveaux de résolutions, j’aime quant à moi dire adieux au passé. Ecrire dans le bois de cerisier ce que plus jamais je ne dois vivre et laisser derrière moi, ce qui plus jamais ne doit revenir. Les intempéries et la croissance de l’arbre feront disparaître à jamais larmes et chagrins. Alors je pose intentions et vœux pour laisser infuser désirs, et envies suaves aux couleurs indigo. Puis fais place aux délices des caresses sucrées qui jamais ne me lassent. Supporter le parallèle de ce qu’une vie peut demander de sérieux pour laisser place à l’intensité d’un moment empreint de légèreté, de joie et de douces folies extatiques.

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Les oulimots de Ragnarr :

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6 résolutions

Me faire tatouer son sourire et en parallèle un gros mot ou un délice aux couleurs éclatantes.

Infuser dans le brouillard indigo et monochrome, d’un hammam, où des corps libérés se délacent dans une trame libertine qui se noue puis se dénoue.

S’offrir une cérémonie du thé, pique-niquer à l’ombre d’un cerisier en fleurs et prendre un bain comme à Tokyo…

Écrire des oulimots seul au fond des bois qui commencerait par ma chienne fidèle et indécente et pouvoir lui lire d’une voix calme et suave.

Conquérir la croupe qu’elle offre sans pudeur sentir sa langueur humide et m’immiscer dans son écrin sucré salé.

Ne rien laisser mourir.

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Les oulimots d’ Emmanuelle :

J’infuse lentement pour devenir délice pur
Le cerisier m’offre ses fleurs suaves
Le bois d’à côté perd ses notes avides
Et ses camaïeux printaniers prennent une teinte indigo.

Lorsque le soir tombe au coeur de mon monde parallèle
Quel délice d’admirer ainsi la vie secrète des végétaux
Ils ont cet aspect grandi des rêves primordiaux de l’enfance
Là où les résolutions prennent vie, pour le meilleur et pour le pire.

Le blog d’Emannuelle

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Les oulimots de Des mots et désirs :

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Vert olive la feuille du papier parchemin
Et la pupille de mes yeux se rassasiant avec délice de ton téton mutin

Anthracite du crayon de bois
Et de tes bas sous mes doigts

Rouge du bol d’Arménie
Et de tes lèvres suaves me baisant à l’infini

Jaune de la fine feuille d’or
Et de la marguerite qu’autant que la fleur du cerisier tu adores

Indigo le pigment fascinant
Et le ciel nous entourant

Blanc de plomb des rehauts nacrés
Et de tes dessous, dernier rempart à ta peau au goût sucré

Noir des parallèles tracées à main levée, sans contrainte
Et de tes cheveux tirés lors de notre étreinte

Explosion des couleurs, enluminure
Et des sentiments haute(s) resolution(s) que tu me procures

Le blog de Des mots et désirs

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Les oulimots de Iotop :

Il m’est étrange d’écrire ce mot : heureux

Il n’y a pas de bonnes ou mauvaises résolutions, il n’y a que la volonté d’accomplir …

Je touche du bois, élément rare, aujourd’hui, sur mon astéroïde bulle. Ce bois acheté en contrebande, un simple cube, un dé, une parcelle d’histoire végétale, un souvenir figé, une chair pétrifiée …

Bref, j’ai accompli … je suis heureux. Il m’est étrange d’écrire ce mot : heureux. C’est une sensation entre le sucré et le salé, le parallèle entre une jouissance retenue au dernier instant et l’extase d’une éjaculation … vraiment, c’est étrange …

Donc, j’ai planté un cerisier dans de la terre, de la vraie … moment unique et qualifié d’historique. J’étais seul, enfin, presque, à part les androïdes blablateurs …

Quand j’écris que j’ai planté un cerisier, il s’agit d’un noyau de cerise … J’en ai des frissons d’émotion. Je vais observer chaque jour tous les paramètres de la terre contenue … dans un pot et contribuer à la réussite de cette éclosion à venir.

A venir …. avenir, j’ai ce mot entre bouche comme s’il avait un goût, ce goût suave qui se prononce au délice de chacune des lettres à la couleur, indigo, prête à infuser dans mon destin … d’humanoïde …

Le blog de Iotop

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Les oulimots de Ghislaine53 :

Réflexion d’un soir

Pendant que ma tisane aux feuilles de cerisier se laissait infuser doucement dans ma tasse en bois, dégageant une odeur suave de sucré, en parallèle, je pensais aux résolutions que je n’avais pas prises cette année !

D’ailleurs pourquoi s’imposer des choses en début d’année dont on sait parfaitement qu’on ne les tiendra pas ou très peu de temps ?

Je ne veux pas être hypocrite avec moi- même, aussi je vais déguster ma tisane et me régaler de ce ciel indigo qui tombe dans le soir de mes pensées au gré de mes errances mentales…

Le blog de Ghislaine53

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Les oulimots de EtSiOnSEnAllait :

Les cerisiers indigo

Le goût sucré et suave des bonnes résolutions infuse encore dans ma bouche. Mais l’abondance de délices menant souvent à la gueule de bois, j’y préfère celui léger des désirs partagés d’âmes parallèles, prémices à la nouvelle floraison des cerisiers indigo.

Le blog de EtSiOnS’EnAllait

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Les oulimots de Jacqueline : 

Bartémi , le beau  guadeloupéen , dans son hamac  savoure avec délice sa tisane de Brisée.

Il l’a laissé infuser juste 10 minutes, ni plus ni moins. Plus  ,elle devient  amère, moins , elle est fade et sans effet .

Il songe en se balançant doucement dans son hamac  ,  à la Mama.

Sa mère est toujours là, pour lui donner des conseils.  Conseils sucrés, ah que non, ce serait plutôt des injonctions.

Pas plus tard que ce matin, cette maîtresse femme, arborant sa  coiffe aux   couleurs chaleureuses , lui  a suggéré de remplacer leur culture actuelle de canne à sucre ,  par la culture d’indigo .

Planter des indigotiers serait le summum de la rentabilité lui a-t-elle dit.

 En effet, elle prétend que c’est l’avenir. Le sucre étant de plus en plus délaissé pour ses effets nocifs sur la santé, l’indigo, lui voit sa cote monter.

Les laboratoires de produits capillaires ont de plus en plus tendance à l’utiliser pour apporter un joli colorant aux cheveux des femmes atteintes de canitie.

Et, avantage non négligeable, lui affirme -telle, en plus on pourrait réduire le personnel !

Dans sa tête il fait des parallèles sur   ce projet, mais rien ne se rejoint. Il ne peut se projeter ce futur. Quoi supprimer la récolte de la canne à sucre, ne plus voir ses belles guadeloupéennes se déhancher en portant leur balle sur la tête ?

Pourquoi pas des cerisiers pense-t-il avec le bois desquels on ferait des pipes !

Ma mère devient trop directive.

Et, à partir du principe qu’une résolution, c’est une décision qu’on n’a pas prise, je ne vais pas obtempérer, tant pis si elle se fâche. Ce ne sera pas la première fois.

Alors il se retourne sur son hamac, son chapeau de paille lui cachant les yeux, il s’endort partant dans de suaves rêves où se déhanchent   des vahinés langoureuses.

Le blog de Jacqueline

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Les oulimots de Pidgy :

En avant !

Janvier. Mois des résolutions !
Pas en ce qui me concerne. Pour le moment, je bois !
Du thé. Sucré, suave, que l’on a fait infuser en bonne et due forme selon les règles ! Un vrai délice !
J’admire sa belle couleur indigo. Il doit y avoir de la fleur de violettes dans ce thé !
Je regarde par la fenêtre.
Le cerisier du jardin a perdu toutes ses feuilles. L’été est encore loin. Peut-être que dans un monde parallèle les cerisiers restent en fleurs. Drôle de pensée. Il est bizarre ce thé !
Allez poubelle et cappuccino !
Première résolution !

Le blog de Pidgy

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Voici donc avec cette nouvelle année revenir le temps des bonnes résolutions que l’on ne tiendra pas au fil des jours qui passent quelles que soient les bonnes intentions du début de l’année. Pour une fois je n’ai pris aucun risque et suis certain de ne risquer de prendre une volée de bois vert car je n’en ai pris aucune. Mais pour autant je n’en espère pas moins une belle année au long de laquelle j’espère croiser au moins quelque nouveau plaisir sucré et en parallèle poursuivre mes lectures et écritures. Et j’attends avec impatience la fin de l’hiver, le retour du printemps et le plaisir d’aller avec une belle sous un cerisier en fleurs pour goûter à de suaves plaisirs avec un immense délice lorsqu’elle se découvrira troussant haut sa jupe indigo pendant que nous faisons infuser un thé vert.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Popins :

La balançoire

Je te balance doucement sur cette simple planche de bois flottant au bout de deux cordes parallèles, les cheveux ornés de fleurs de cerisiers.
Je sens ton parfum sucré infuser l’air quand tu reviens en arrière, et je m’enivre de ce délice.
J’admire ta jupe qui flotte, léger tissu indigo- drapé s’imprimant sur fond vert.
Tes orteils s’agrippent au décor et emmènent des brins d’herbe entre tes orteils.
Tu pousses des cris joyeux à chaque impulsion. Plus haut, plus vite !
Viendra le moment où nous nous roulerons dans l’herbe, roulé-boulé suave agrémenté de baisers. 
Un bel après-midi au soleil.
Le remède miracle pour la résolution de toutes les difficultés. 

Le blog de Popins

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