S3 17/01 : Une contrainte en ivre(sse)

Contrainte : Vouivre, ivre, suivre, revivre, cuivre, givre, poivre, vivre, poursuivre, guivre

maciek leśniak inner angel

Photographie de Maciek Leśniak

Les oulimots auto-contraints de Pidgy :

Chassez la Belle !

Je vous invite à me suivre,
Dans une belle aventure à vivre !
Nous allons voir la Vouivre !
Bien plus belle qu’un guivre,
Elle vous laissera ivre !
Mais d’abord, la poursuivre !
Cherchez ses traces sur le givre !
Une fois trouvées, semer du poivre,
Astiquez bien tous les cuivres
Par son reflet elle va revivre
En attendant qu’on la délivre !
Pour l’attraper donnez lui un livre !
Ensuite à vous de jouer !
Bonne chance !

Le blog de Pidgy

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Les oulimots de EtSiOnSEnAllait :

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Au cœur du Jura, les berges du lac de Bellefontaine se couvrent souvent d’un épais brouillard. Et alors, ces conseils renouvelés depuis la nuit des temps résonnent dans l’esprit des jeunes hommes :

Méfie toi des chemins envahis : ce sont les âmes du Lac des Mortes qui essaient de traverser.

Méfie toi.
Elles trouvent à Bellefontaine leur jouvence en croquant les hommes.
Elles troublent de leur voile leur regard pour les perdre et les emporter.

A jamais

Ce soir là, la lumière blanche de la Lune diffusait à travers la brume.

Ce soir là, il est bien possible que il était un peu ivre. Légèrement gai, rien de plus. Mais suffisamment pour suivre le chemin qui serpentait dans les sous-bois jusqu’au bord du lac sans se laisser impressionner par la mise-en-garde sempiternelle.

Alors qu’il commençait à percevoir le bruit du clapot sur la berge, il aperçut au loin une lueur. Étrange sur ces berges inhabitées. Au début, il crut au feu d’un campement sauvage. Mais à mesure qu’il s’avançait, il découvrit la chevelure aux reflets de cuivre d’une femme nue. Assise sur une souche. Flamboyante. Irrésistible. Hypnotique. Et malgré le givre qui se posait sur les arbres et les herbes, elle semblait enveloppée d’une chaleur douce, intouchable par le froid ambiant.

Il resta immobile, refusant de poursuivre son avancée, peur d’effrayer la nymphe. De ses yeux, il caressait ses cheveux, ses hanches, la douce naissance de ses seins, sa nuque, ses reins. Le monde s’arrêta à l’instant même où elle tourna doucement la tête vers lui :

Viens.
Oublie ton monde.
Utopie devenue réalité,
Illusions rendues palpables.
Viens.
Rejoins moi.
Et aime moi.

Tu me connais car tu me désires. 

Je suis celle de tes rêves, celle de tes envies, celle de tes désirs. Tu ne me connais pas de nom mais je suis tellement proche, au plus intimes de tes pensées. 
Je suis celle qui réchauffe ton esprit, celle qui fait bouillir ton sang, celle qui garde ton trésor.
Je suis ton rubis, celle qui te fait vivre. 

Je sais que tu cherchais, nuit après nuit.
Aujourd’hui tu me rencontres enfin. 
Ce soir, je m’offre à toi. 

Il sentit revivre en lui les Amours perdues, exploser dans sa tête les poivres du Désir. L’émotion du moment surpassait celle des plus torrides de ses rêves. Alors, sans crainte, il s’approcha d’elle, doucement, découvrant son parfum délicat qui l’enivrait.

Il tendit la main, lui caressa les cheveux, les hanches, la douce naissance de ses seins, la nuque, les reins. Et alors qu’il approchait sa bouche du creux de la nuque, la jeune femme se tourna. Doucement. Et dégageant sa chevelure, elle découvrit son vrai visage : des yeux flamboyant d’un dragon, son corps qui se déplia pour montrer sa vraie nature.

La Guivre l’emporta dans les ténèbres du lac voisin.

A jamais.

Le blog de EtSiOnSEnAllait

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Les oulimots de Faffwah :

Tu étais sortie, nue. Tu voulais me poursuivre

De tes assiduités. Hélas il faisait froid

Et le givre a couvert le cuivre de ta peau.

Mais je veux te voir vivre. Alors, dans un tonneau

Mêlant poivre et miel avec le bout de mon doigt,

J’ai fait ce sirop de sorcière. Et j’ai dû suivre

Une recette antique où le sang de la guivre

Associé à une liqueur tirée de moi

Ne te rendra pas ivre. Oh juste un peu nympho.

C’est étrange, je sais. Mais il faut ce qu’il faut

Pour remettre ton si joli corps en émoi

Qu’il reprenne toute sa chaleur pour revivre.

Remets donc ton escarboucle ma jolie Vouivre

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Airelle :

Une petite bière bien méritée, récompense d’une journée de labeur empreint de frustration et de stress. Comment ne pas vouloir se donner un temps, un moment pour soi, pour le sourire d’un verre partagé ? Vivre et revivre les rires et paillardises lancés par-dessus le zinc usé d’avoir trop bien été lavé.

Suivre le reste du microcosme accoudé les yeux sous les jupes et sur les décolletés attrayants. Sentir un pouvoir nouveaux sorti tout droit du givre d’un jour sinécure accablant de défaites et batailles à peine victorieuses. Qu’importe le soir le jour a cessé de poursuivre et de réclamer attention sous tension. Alors c’est en cuivre qu’éclatent les rires,  aiguë, grave, ou même crécelle, ce brouhaha est une mélodie accompagnée des cliquetis des verres entrechoqués.

Les gorgées ne se comptent plus, les débats ont perdu le décompte. Qu’importent les comptes, seul importe de suivre les mouvements des lèvres devenues floues… non doubles…non les yeux voient une guivre sortir des bouches ? Tout est brume et les visages se déforment. Un peu de poivre pour se donner un coup de fouet et cesser de confondre la vouivre d’avec la guivre.

Tout avait pourtant si bien commencé… C’est ivre que la nuit s’achèvera pour laisser place au dû que réclame le jour.

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Les Oulimots de Ragnarr :

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Sa vouivre, dans la fraîcheur de la nuit, se drape de satin, pour le suivre au fond du jardin.
Œil cuivre, ceinture qui se délie, délicieuse indécence de la guivre dévoilée, poitrine aux pointes dressées, offerte au givre.

Entre ses cuisses écartées, une main ivre à la recherche des étoiles et des senteurs de cannelle de poivre et d’épices de l’intime.
Poursuivre les soupirs. Accompagner les chants de la nuit.

La laisser, créature épuisée d’avoir apaisé l’envie et d’avoir tout donné. Me faire à mon tour homme serpent, enrouler sa jambe et revivre la vague qui l’emporte dans un cri de femme et de …Divinité !

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Les oulimots de Domino :

Tu es mon poivre, mon épice de cuivre saupoudré de givre.
Je suis ivre de revivre ces délices de jouir, m’alanguir et vivre
Au gré de tes fantaisies de cuir, me languir ou m’évanouir
Du plaisir de te sentir t’enfouir dans la matrice que tu enivres
De ton venin de vouivre, de guivre du vice, d’esquire ivre.
Te suivre ? Poursuivre jusqu’à l’armistice ? Ou m’enfuir ?

Le blog de Domino

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Les oulimots de Ghislaine53 :

Telle la vouivre, elle survole mon âme, envahit mon esprit embué, ivre d’idées déprimantes. Elle est là, à me suivre dans le givre cafardeux de ma dépression d’hiver, dans cet état morbide et semé de poivre mortel qui se propage dans mon corps en détresse. Mais ce qu’elle ne sait pas cette vouivre là, c’est que je suis le guivre qui va la détruire, la rendre poussière pour finir en cendres, que je sèmerai au vent. Mais, qu’avant, de mes pattes de pourceau, je l’écraserai avant qu’elle ne me transforme en statue de cuivre, offerte aux pigeons qui me fienteraient dessus.

Je vais survivre.

Je vais vivre, elle n’y pourra rien.

Je vais poursuivre mon ascension au delà de ce mal- être.

Pour revivre…

Le blog de Ghislaine53

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Les oulimots de Iotop :

Un chemin boueux épineux à l’oxygène d’ortie

Je suis le crayon qui tient tes doigts et encre par automatisme cette page blanche de rien. Je suis ta vouivre qui jamais ne te laissera en paix. Je te tiens dans mon carcan. Tu le sais et je te vois vomir tous les jours à côté de ce mot ivre qui te tient au teint encore debout même si c’est courbé, ou assis ou couché, c’est le mot : vie, qui t’impose à suivre un chemin boueux épineux à l’oxygène d’ortie pour revivre au cas d’une faiblesse humaine sur ton visage de cuivre qui parfois à ce givre de désolation comme une île piquée de cailloux acérés …

Tu écris parce que je suis en toi comme un effet poivre qu’il t’ait impossible d’ignorer et qui constitue ton vivre quoi qu’il advienne et de poursuivre en notre corps à corps une autre guivre : ton œuvre.

Le blog de Iotop

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Cette fille aux serpents, était-ce donc la vouivre ?
Il l’avait aperçue, un soir qu’il était ivre.
Et avait décidé aussitôt de la suivre.
Ce superbe moment, il voulait le revivre,
Avec cette belle, cheveux reflets de cuivre.

Tout avait la couleur uniforme du givre
Alors qu’il dégustait ses senteurs menthe et poivre,
Un moment d’une rare intensité à vivre.
Ces instants de plaisir, il voulait les poursuivre
Et même s’il fallait combattre quelque guivre.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Des Mots et Désirs :

(Ivre)s

Toi tu es la Vou(ivre) aymée folle d’émoi,
Toi tu mets le po(ivre), piment qui enflamme mon désir
Toi tu es le cu(ivre) que je me plais à faire résonner

Moi je fais vibrer ton point g(ivre) d’un glaçon brûlant
Moi je suis l'(ivre) qui repose sur ta poitrine lorsque tu t’endors
Moi je veux te su(ivre) en titubant de joie de te savoir à mes côtés

Nous nous baisons sous le gui(ivre), sans crainte des langues de vipères
Nous nous voulons poursu(ivre) nos envies pour sûr !
Nous nous rejoignons dans nos rêves(ivres), renaissance sans cesse renouvelée de nos aspirations mutuelles.

(Ivre)sse de se l(ivre)r pour se dél(ivre)r V(ivre)

Le blog de Des Mots et Désirs

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Les oulimots de Popins :

V (ou) ivre

Oh ! Il est parfois ivre le Pierrot.
Des cheveux poivre et sel noués, de grands yeux pétillants et un sourire rayonnant, accoudé au comptoir du Buffet de la gare. Un homme généreux, toujours bienveillant. Un bon vivant, s’enivrant de vivre. Un ami.
Et la guivre s’est logée en lui, le dévorant, le diminuant.
De la chaleur de son éternel été, il est passé au givre.
Là-haut, il a rejoint Sarah, ma copine aux cheveux cuivre.
Ecrire pour faire revivre les morts. Pour éviter que mes propres démons me poursuivent. Et, malgré tout, suivre mon chemin en savourant de V-ivre.

Ciao Pierrot !

Le blog de Popins

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