S4 24/01 : Une charmante contrainte

Contrainte : Fragrances, Verre, Guerre, Lasse, Animal, Chronocide, Charme, Rédemption, Contretemps

© signe vad

Photographie  de Signe Vad

Les oulimots auto-contraints de Faffwah 

Il avait invité sa maîtresse à boire un verre et, au tout dernier moment, elle lui avait annoncé qu’elle ne pourrait pas venir seule. Mais il avait peur qu’elle ne se lasse de son charme. Alors il avait accepté qu’elle vienne accompagnée de Monsieur. Il lui avait toutefois donné un gage en dédommagement de ce fâcheux contretemps.

Et les voilà, tous les deux, à supporter le discours chronocide du mari sur l’importance de la Guerre Sainte comme moyen de rédemption du temps des Croisades, sujet de sa dernière parution. Ils auraient espéré une récréation bien plus agréable mais il fallait faire contre mauvaise fortune bon cœur.

La seule chose qui les consolait était que cet animal  semblait ne se douter nullement de la nature de la relation de ses convives. A ses yeux, ils avaient rejoint un collègue de travail de Madame pour l’apéritif. Certes, elle avait les yeux qui brillaient et ses pommettes avaient rosi, mais il mettait ça sur le compte du Spritz.

S’il savait que, sous la table, la jupe de son épouse était  largement retroussée et que sa culotte était en train de passer discrètement de main en main afin que l’amant puisse en savourer les fragrances dès son retour chez lui …

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de  Fellacia :

A travers le prisme d’un verre à moitié vide se jouent les guerres chronocides de la vie de couple.
Lasse d’être devenue un animal apeuré à l’idée de coup bas , elle sait que le charme n’agit plus , que la fragrance qui domine n’est plus celle de l’amande amère , mais celle de l’amant amer.
Refuser d’être réduite à néant, là sera sa rédemption, quitte à vivre à contretemps.

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Les oulimots de Ragnarr :

20190124 ragnarr

Apérotique d’une fin de journée de travail chronocide. Heureuse de le retrouver, de guerre lasse, elle le laisse ouvrir sa robe et découvrir le charme des dentelles choisies avec soin.

A Contretemps, il pose son verre puis baisse sa culotte. Il la veut exposée sans entraves lui permettant de caresser un cul généreux, là où le grain et la douceur  de la peau est à nul autre pareil.

De poignantes fragrances animales s’étalent en nappes épaisses dans l’atmosphère. Elle, vibre déjà du plaisir de la soumission. La cyprine coule entre ses lèvres inondant les doigts inquisiteurs venus recueillir le délicieux élixir de sa rédemption.

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Les oulimots de Ghislaine53 :

Dans le dédale des couloirs, ils s’animaient de paroles, comme chronocides  du temps à tuer, pour ne point sombrer dans une guerre vide et lasse des loisirs trop vécus.. A contretemps, les mots se chuchotaient dans le charme du palais aux fragrances parfois entêtantes d’être démultipliées.

Pour certains, c’était la rédemption du temps passé, les pardons cherchés aux travers d’un verre , soi- disant de l’amitié retrouvée.

Pour d’autres, leur nature animale reprenait le dessus pour mieux créer de nouveaux conflits, tenus secrets jusqu’à la prochaine séance.

Pendant ce temps, ils auront fait leur oeuvre à coups de langage acerbe.

Ainsi vivent, messieurs, les donneurs de leçons …

Le blog de Ghislaine53

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Les Oulimots de Domrora :

Des fragrances échappées de leurs cages de verre,
Ravivent ce charme que je croyais avoir brisé.
Cette guerre, ce combat, en animal m’ont transformé,
Et mon âme bien lasse ne cherche plus de rédemption.
Fini le chronocide pour atteindre cette vaine notion
Fini les contretemps, ma paix se trouve au delà des mers.

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Les oulimots de Pidgy :

De la parole !

Elle voulait des mots d’amour.
Toujours.
C’est ce qui faisait aussi son charme.
Cette façon de me ramener à elle en lui parlant à elle, et elle seulement.
Mais écrire des mots d’amour, c’est chronocide et je ne suis pas belliqueux ! Je ne veux pas faire la guerre au Temps ! Il gagne toujours.
En plus, cela génère des contretemps. Fâcheux parfois. Mais les fragrances cachées sur sa nuque faisaient offices de rédemption pour effacer quelques moments pénibles. C’est la magie de l’amour !
Un verre, un canapé, des mots d’amour et voilà comment de la plus lasse on fait un animal sensuel qui vous laisse sans force en quelques instants.
Les femmes sont des magiciennes ! Il ne faut jamais l’oublier ! De nos mots elles tissent des charmes qui nous lient à jamais.

Le blog de Pidgy

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Les oulimots de De La Vega :

Au regard du fragile équilibre de notre relation, il me semblait nécessaire de faire une pause…

D’un œil attendri, j’ai vu les Hommes naître, d’abord libres et égaux, puis moins… puis asservis à leur quête de liberté, à leur quête d’expansion, de croissance. Enchaînés à l’oubli de leur appartenance à un tout. J’ai vu l’animal se changer en être doué de raison et de déraison.

Sous le charme, j’ai vu nombre d’entre eux essayer de me comprendre, de me découvrir de renouer avec leur essence même. Je leur ai donné le sable qu’ils ont transformé en verre. Je les ai sentis extraire par tonnes la roche liquide que les années avaient accumulée sous ma croûte. J’ai humé les fragrances toxiques générées par leurs combustions insensées pour vivre plus vite.

Lasse, je les ai vus se faire la guerre pour découvrir et occuper davantage de ma surface. Je les ai regardés s’entre-tuer au nom de croyances ou pour une rédemption chimérique. Je les entendis quitter mon atmosphère et découvrir de nouveaux horizons ; passion chronocide visant à éluder l’évidence : leur temps en mon sein est désormais compté.

Désormais plus nombreux que jamais sur mes continents et dans mes océans, sauf contretemps externe, ils ne remettront nullement en cause mon existence, mais celle de leur espèce. Touchante mais néanmoins navrante évolution.

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Les oulimots de Domino :

De guerre lasse, la verve me manque,
J’en oublie les fragrances de tes charmes de saltimbanque
Prise par les contretemps et occupations chronocides
Dans la tour de verre, tel un animal placide,
J’appelle la rédemption de mes mots acides.

Le blog de Domino

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Les oulimots de Iotop :

Enfermées dans le placard des impossibles retours

Les fragrances de mon enfance sont endormies, dans les draps du souvenir, enfermées dans le placard des impossibles retours.

Je suis devenu sans douleur. Suis-je mort ? Je suis devenu de verre. Suis-je transparent ? Je viens d’imploser à l’instant sur le parvis de ma page blanche devenue de sang giclé comme une œuvre abstraite, une erreur du maniement du crayon, du pinceau, du revolver … ma guerre intérieure m’a emporté comme un fœtus qui n’a pas su grandir au bon moment… lasse de combattre ses peurs chimériques comme un hypocondriaque …

Si j’étais devenu animal … au moins … au chronocide d’un plan machiavélique ma vie aurait été possiblement structurée au charme d’une maîtresse avenante, d’un dompteur Munen d’Afrique …

Je n’attends pas ma rédemption par ce contretemps de développement et prends exemple sur les mots de Stendhal :  » Je crois malgré les occasions ratées à la multitude des possibles », et résiste, encore, à toute tentative de me supprimer … même si Mauriac nous énonce : « Je ne suis rien encore. Ferai-je jamais quelque choses ? »

Le blog de Iotop

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Des fragrances de fleur flottaient dans l’air pendant ce beau matin de printemps. Depuis plusieurs jours il lui avait proposé à plusieurs reprises de prendre un verre avec lui. De guerre lasse, elle avait fini par accepter. Elle n’appréciait certes pas sa discussion, mais elle devait avouer qu’elle était terriblement sensible à son côté animal, l’état de sa petite culotte dès qu’il apparaissait en était la preuve évidente. Ce serait donc un charmant passe-temps, un chronocide jouissif. Elle avait succombé à son charme sulfureux et bestial, sans espoir de rédemption. Elle le voulait maintenant sans aucun contretemps.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Popins :

Rédemption

Tes doigts pénètrent mon sexe à contretemps de ton souffle chaud entre mes cuisses. Expiration. Intromission. Inspiration. Damnation. Expiration. Charme de la frustration ou supplice chronocide de mes désirs ? 
Je souris à mesure que je mouille. Tu halètes à mesure que tu bandes.
Tu t’enivres de la fragrance de mon intimité, ton nez frôle ma toison, tes lèvres caressent les miennes. Je veux ta langue. Tu me la refuses. Un jeu à deux pour attiser l’animal en moi. Le faire baver. L’exciter. Une guerre pacifique entre deux amants dont je ne me lasse jamais. Car je sais que, tôt ou tard, ta rébellion se brisera en éclats comme du verre. Et que par ma jouissance tu obtiendras la rédemption.

 Le blog de Popins

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