S7 14/02 : Racontez-moi une histoire…

Contrainte :

DxWWmo1WoAAUrjS.jpg

Une photographie de Bruneline

Les oulimots de Ragnarr :

L’eau a coulé doucement formant autant de stalactites, dirigeant leurs gouttes, sur ses délicieuses coupoles avant d’alimenter de petits ruisseaux, qui ont serpenté sur sa peau, jusqu’à devenir glace, au ressaut de son pubis.

Incapable de résister, il la plaque face contre cet arbre. Le sol gelé excite la pointe de ses seins, et cambre ses reins. Une main se fraye un passage,
jusqu’aux recoins secrets, de son entre cuisses.
Docile, elle s’ouvre à la caresse indécente au milieu d’une nature brute qui rythme les premières mesures, de leur danse érogène.

C’est le temps de prendre son désir comme le cadeau espéré , heureuse de ne plus être, pour le loup, à qui elle se veut corps et âme, que l’instrument de son plaisir animal. Oui, mon maître… Baisez moi.

****

Les oulimots de Airelle :

Froid de glace et silence des étendues revêtues de blanc. Où en sont nos élans des temps fleuris et joyeux ?

Ne vous y trompez pas,  l’hiver qui menace morale et effervescence n’est pas ombrage. A qui veut le voir, à qui reste sensible, le cœur en été n’est pas la seule fin d’une joie colorée. 

Si le froid t’endort, que le blanc te glace et que s’assombrit ton âme à la vue des gelés, alors vois si le futile n’est pas démon.

Si au contraire la vue de blanc aiguise et enflamme ton imagination, redouble de charme sous le froid, vois l’ardeur jaillissant des esprits libérés.

Alors tu iras, par le froid, le corps chaud, le cœur nu, sourire à l’esprit mutin qui s’agite en flocons, cueillir la glace sous les toits des chaumières et la laisser se métamorphoser en cette eau de vie.

Tu la laisseras glisser sur ton corps, caresser tes frissons, recueillir ta chaleur et couler dans les étendues des désirs. Ne sois pas frileuse mais donnes-toi au froid pour qu’il te réchauffe de son fouet glacial afin que ton sang ne dorme pas sous ta peau…

Alors de la glace émergera ton extase et la fermeté fraîche de ta peau invitera les caresses invisibles.

Les esprits du froid ne sont pas défiances, ne les blâmez pas. Ils rapprochent les êtres pour qu’ils se réchauffent.  De corps et d’amour…

****

Les oulimots de Faffwah :

Winter is coming

L’hiver, elle venait d’y entrer, au moins dans sa tête. Elle savait que les choses n’allaient pas bien, que leur relation allait en se refroidissant avec le temps. Mais elle avait cru au renouveau quand les jours avaient commencé à rallonger. Hélas, la date fatidique du quatorze février était arrivée et elle n’avait rien reçu d’autre qu’un laconique : “Tu vaux mieux que moi. Pardon”.

Folle de douleur, elle avait ôté ses vêtements,les déchirant frénétiquement, et était sortie, nue. Elle espérait la neige. Pour en finir. En effet, quoi de mieux que de s’allonger dans ce linceul glacé pour abréger ses souffrances ? Mais, une fois dehors, pas de blanc manteau. Juste un épais tapis de feuilles. Elle était au désespoir. Que faire ? C’est alors qu’elle avisa une stalactite de glace qui pendait de son auvent. Percer son cœur éteint avec, c’était une fin qui avait autant de panache que celle qu’elle avait prévue. Elle l’arracha et la pointa sur son sein. Une goutte de sang perla, si rouge sur sa peau si blanche.

Soudain, une main lui enleva son arme de fortune. Puis des bras l’enserrèrent et une voix  caressa son oreille :

— Ne fais pas cette connerie ma belle. Il n’y a pas de cause ni de personne qui valent que tu te sacrifies.

Cet ami de longue date. Qui avait su lire entre les lignes de son apparente gaieté. Et qui était venu la voir en ce jour fatidique, comme s’il en avait deviné l’issue. Elle fondit en larmes et s’abandonna à son réconfort.

— Rentrons. Tu deviens bleue et ça ne te va pas du tout.

Ses lèvres esquissèrent un pauvre sourire. La vanne avait fonctionné. Elle le suivit. Son réapprentissage de la vie venait de commencer.

Le blog de Faffwah

****

Les oulimots de Ludoludic :

Je suis là installée dans ce fauteuil dans lequel je m’assois chaque fois que je viens chez toi. Tu m’a appelée ce matin, m’a demandé de passer pour parler. Tu m’as dis que tu avais envie de « discuter » avec moi.  Tu es assis devant moi. Je te vois chercher tes mots. Est-ce pour ne pas me blesser ? Ou pour que je n’interprète pas mal tes mots ?

Mais là, devant toi j’ai l’impression d’être totalement à découvert face à toi ,comme nue, comme si j’avais un pic de glace placé sur mon sein prêt à percer mon cœur. Vas-tu l’enfoncer? ou bien le retirer de tes mains douces qui ont si souvent parcouru mon corps ?

Je suis pendue à tes lèvres. Je n’ose même pas dire un mot pour engager la discussion. Je vois tes yeux qui ne cherchent même pas mon regard, ce regard qui me fais me sentir si vivante et belle habituellement.

Ça y est ta tête se tourne. Tes lèvres s’entrouvrent. Je sens mon cœur qui s’accélère. J’ai l’impression qu’il s’écoule une éternité avant qu’un son ne sorte de ta bouche . Enfin un son arrive à mes oreilles : «Margaux…»

****

Les oulimots de Ssslll2 : chut un pétale

Quel est l’oulimot du jour ?

Bloquée à ma place dans l’avion entre 2 dormeurs inconnus pour 4 heures de vol…
Du temps, j’ai enfin du temps pour imaginer des oulimots.
Ouvrons le fichier des oulimots…

Ah oui, je n’ai pas accès aux photos et pas moyen de demander à mes compères oulimotiens.
Imaginons la contrainte alors…

Nous serons le 14 février 2019 / FASTOCHE
Le thème sera à coup sûr la Saint Valentin.
Un 14 mars m’aurait compliqué la tâche

Que pourrait donc représenter cette photo ?
Connaissant notre groupe; j’imagine une photo de boudoir cosy. Rouge le divan. Un chandelier sur la droite sur une table noire et des bougies blanches.
Au mur un grand miroir argenté. Il ressort sur le mur rouge.
Maintenant, il me faut des personnages; il me faut de la vie…
Imaginons donc certains d’entre vous…
Femmes assises vêtues de dentelle; jambes croisées une cigarette au bout des doigts.
Hommes debout,  chiquement vêtus de chemises blanches et pantalons noirs.

Vous conversez … les regards sont flamboyants … les sourires illuminent vos visages.

Sur ce que vous avez fait ou êtes prêts à faire je ne puis le dire car il s’agit d’une simple photo. Elle laisse place à l’imagination.

Quelle frustration !

****

Les oulimots de Pidgy :

C’est la Saint Valentin

Comme à chaque Saint Valentin, elle imagine quelque chose pour pimenter notre relation.
Cette fois-ci, elle s’est mise à nu pour m’écrire des mots brûlants avec une plume glacée.
Ces mots, elle les a écrits sur elle.
Juste pour moi.
Juste pour mes yeux.
Juste pour mes mains.
En cadeau d’amour.
Je les déchiffre.
Des yeux.
Des mains.
De ma bouche.
Peau contre peau.
Cœur contre cœur.
Corps contre corps.
Comme un mantra secret, ils répètent à l’infini “Je t’aime”.
Magnifique cadeau d’amour qui ne s’effacera jamais de mon esprit.
Même quand les mots se seront évaporés.
Sorcière ou fée des glaces qu’importe puisqu’elle m’aime et que je l’aime !

Le blog de Pidgy

****

Les Oulimots de Iotop :

thumbnail_En ce sein_texte_max-louis_marcetteau_2019_02

 

Sein naturel se pique de se dresser à la lumière de la caresse, au piquant d’un index religieux, au pic d’une langue dévergondée, au croc glacé de la passion … froide, au poinçon d’amertume d’un regard, à l’éperon d’une envie de posséder et puis … le cri à s’effondrer, l’appel au secours de jouir en sa profondeur … ce sein, du bonnet, s’est égaré entre un double sur un relief côtier … deux phares en vague qui prolongent l’instinct de succion de vie …

 

Le blog de Iotop

****

Les oulimots d’un joueur Parisien :

Une belle qui montre ses seins tenant un morceau de glace, des seins qui ne laissent de glace, ni de marbre, des seins que l’on imagine se mirant dans une glace, des seins que l’on aimerait déguster comme se déguste un cône de glace, des seins à ne pas cacher que l’on ne saurait trop voir, des seins à damner un saint et l’envoyer griller en enfer bien loin du froid de la glace.

Le blog d’un Joueur Parisien

****

Les oulimots de Popins :

Garçon glaçon

Dans la forêt aux couleurs de l’hiver, je l’ai retrouvée.
Sur le tapis de feuilles, nous nous sommes allongées.
D’abord mes mains dans ses cheveux bruns. Puis ma bouche dans son cou opalin. Et mes lèvres sur ses bonbons carmins. Enfin, mes seins contre les siens.
De baisers en caresses nous nous révélons félines. De morsures en doigtés nous devenons liquides.
Je goûte son corps, je savoure ses soupirs.
Elle embrasse ma peau, elle m’écoute jouir.
L’une contre l’autre nous réchauffons nos cœurs, bien trop froids entre les mains d’un garçon glaçon.
Faire l’Amour avec elle, c’était vraiment trop beau.
Déjà le réveil sonne et mon doux rêve d’elle prend fin.

Garçon glaçon, April March

 

Le blog de Popins

Publicités

S6 7/02 : Une contrainte qui zozote

Contrainte :Gris, rouge, iode, bruine, gras, opaque, boue, blanc de bœuf, zozoter(-ment)

day 152 by meghan davidson

Photographie de Meghan Davidson

Les oulimots auto-contraints de Dom Vauvert :

Elle et Moi 

Gris                       Derrière toi, [il]

Rouge                  La Rose

Iode                      Ton goût

Bruine                  Quelques matinées

Gras                     Ton irrévérence

Opaque                Tes méandres

Boue                     Cochon d’Bourguignon

Blanc de bœuf    Un jour en Belgique

Zozotement.        Nuit d’ivresse

****

Les oulimots de Pidgy :

Perrine était servante !

“Le gras, c’est la vie !” dit en riant Perrine en versant des frites dans le blanc de bœuf bouillonnant. Il fait sombre dans sa cuisine mais elle dégage une telle vitalité qu’elle semble illuminer toute la pièce.

Il y a comme une bruine légère pendant la cuisson de la friture. Je ferme les yeux et je hume cette odeur qui va imprégner nos vêtements et nos cheveux. C’est bon les frites mais tu en profites encore bien après les avoir dégustées !

Il fait gris dehors ! C’est le plat pays ici ! La pluie a déposé son décor de boue dans les champs alentour et recouvert d’un manteau opaque tous les paysages. Mais pas de quoi noircir nos esprits ! Les yeux luisants et les joues rouges, nous attendons sagement que la première tournée atterrisse dans nos assiettes ! Le grésillement joyeux de la friture nous fait deviner les délices à venir.

“Vite Perrine ! Nous avons faim!” arrivent à zozoter les plus jeunes ! Sages mais impatients de saisir à pleine main ces petites baguettes jaunes, luisantes et ruisselantes. Les frites, c’est un rituel dans la nord ! Et pour peu qu’on y ajoute l’iode des moules alors la messe est dite et toute la tablée entre en communion ! L’âme d’un pays se retrouve souvent autour d’une table, dans une cuisine chaude, avec des assiettes bien remplies ! Le vent, la pluie et le diable peuvent bien crier dehors, tant qu’il y aura des frites, des moules et de la bière, les rires et la joie de vivre ne les laisseront pas envahir nos esprits !

“Allez Perrine, c’est prêt ! Dépose le tout sur la table et viens faire la fête avec nous !

Le blog de Pidgy

****

Les oulimots de Airelle :

Aussi mortel que l’abus de blanc de bœuf, aussi opaque qu’une bruine s’affalant sur l’Île de skye, rien ne peut arrêter un cœur en désamour

Tout devient boue, gras et gris oubliant les jours remplis d’iode et de rouge passion.

Ce zozotement, si mignon par le passé, devient le son le son plus agaçant que l’ouïe ne peut supporter.

C’est distillé doucement de sensations désagréables en déceptions, de pardons usés en attaques rangés de mots acerbes saunant aussi faux que juste.

Ce tout que l’on supporte de soi. Ce tout inadmissible est en l’autre. Triste jeu que celui de s’aimer. Triste mur que l’on pressent arriver aussi violemment qu’un coup de foudre. Nous savons, mais n’admettons pas. Et l’amour s’invisible jusqu’à ce que la haine s’en mêle…

****

Les oulimots de EtSiOnSEnAllait :

Là où les couleurs avaient cessé d’aller

Ici, le soir, dans la pénombre des bars enfumés, baignés dans l’odeur de blanc de bœuf brûlé, on a la mâchoire dégarnie d’avoir mangé du poisson séché trop dur. Et les habitants de cette île du bout du monde crachotent et zozotent ces fables où les couleurs se sont perdues dans un autre monde, faute de ne pas avoir réussi à voyager assez loin. Et que c’est pour cela que les maisons grises semées sur les roches anthracite et les eaux de l’océan noir forment un camaïeu triste mais terriblement hypnotique.

40 jours déjà que Geøff était arrivé ici. 40 jours à douter. 40 jours dans la nuit de l’hiver austral. 40 jours dans ce trou de Risøyhamn. A se laisser finalement convaincre des explications locales, à perdre le souvenir des teintes chaudes et vives. A sombrer encore plus quand le brouillard opaque de l’hiver jette sur les rares rayons de lumière un filtre supplémentaire.

Mais cette nuit-là, il ne dort pas. Un appel peut-être, un instinct ou une intuition l’empêchent de trouver le sommeil. Il lui fallait sortir de cette auberge-enclave. Malgré le froid, il s’aventure hors du village. Il ne sait pas vraiment où aller, mais se laisse guider par la lumière des Etoiles sur ce chemin boueux, à la terre grasse. Celle qui colle aux chaussures et qui rend chaque pas lourd. Celle qui fait mesurer l’effort, qui transforme la déprime en énergie, en rage, en force pour pousser quelques pas de plus.

Le temps ne compte pas, le temps n’est pas. Le temps ennemi car il laisse l’incertitude s’installer, s’enraciner. Il avant, droit devant lui, sans mesurer, sans réfléchir.

En arrivant au bout du chemin, il ne sait dire combien il a marché, où il est. Le chemin s’arrête là, simplement : la terre lourde est devenue roche lustrée par la bruine, le silence pesant est devenu chahut du ressac des vagues. Impossible d’aller plus loin.

Alors Geøff se pose. Il s’assied, humant l’iode de cet air nouveau. Les yeux fermés, pensant à tout ce qui l’avait poussé à en arriver là. Inspirations profondes, repli sur ses convictions intimes. Il sent l’oppression le quitter, doucement. Et lors d’une dernière respiration plus intense que les autres, il ouvre doucement les yeux.

Il voit alors le soleil rouge, brûlant se lever au dessus des nuages. Couleurs intenses, explosion de sensations, éblouissement saturé. Les quasi-certitudes grises le quittent. Et Geøff se trouve pris d’un Vertige coloré : nouveau moment, nouveau printemps.

Le blog de EtSiOnS’EnAllait

****

Les oulimots de De La Vega :

Quand, sous l’effet de la chaleur, ta bruine incandescente s’élève en caressant mon visage d’une iode appétissante.
Quand sublimé par l’effort le gras fond, je m’abreuve de ton nectar opaque.
En toi, je vois disparaître mon « blanc de bœuf » dans une fiévreuse ébullition.
Puis délicieusement, le rouge se mêle au blanc. « C’est la fin du tourment. »
Le gris n’est plus. Peu à peu, mes coups de cuillère devenus inconscients, subliment la métamorphose à l’œuvre et ne laissent apparaître qu’une boue brune exquise. Un met délicat qui en ferait même zozoter le malheureux frappé d’agueusie.

A table !

****

Les oulimots de Faffwah :

Elle était une des habituées de ce club bien que nul n’eût jamais entendu le son de sa voix. Pourtant elle faisait partie des membres les plus actifs des lieux, se mêlant à qui lui plaisait sans arrière pensée ni tabou. Les raisons pour lesquelles elle y venait seule et restait systématiquement muette demeuraient opaques mais tout le monde s’en accommodait avec tact tant la gentillesse et la classe émanaient d’elle.

Jusqu’à ce jour où un nouvel arrivant, coopté par on ne savait qui et visiblement ivre, l’invita à boire en sa compagnie en portant sa main bien trop haut sur sa cuisse. Elle lui lança, sans mot dire, un regard éloquent quant au fait qu’elle déclinait sa proposition. Mais l’importun se croyait vraiment en pays conquis et insista lourdement Ce qui fit qu’elle dut user de sa voix avec fermeté, sans toutefois se départir de son calme. Ce qui, hélas, eut pour effet de trahir le léger zozotement qu’elle avait toujours voulu cacher. Piqué au vif, l’homme qui, décidément, était dépourvu de la moindre délicatesse, lui lança dans un rire gras que c’était plutôt un poil de bite qu’un cheveu qu’elle devait avoir sur la langue à en croire la rumeur. Le tout dans une immonde bruine de postillons. La manœuvre était basse et elle se sentit littéralement traînée dans la boue. Au point qu’un bain de teinture d’iode n’eût pas suffi à la désinfecter de la présence de ce goujat. Alors son regard, habituellement doux, se mit à luire d’une étrange façon, d’une dureté que l’on ne lui avait jamais connue auparavant, et, de sa bouche, sortirent les mots les plus abominables envers le malotru. Elle alla notamment jusqu’à inviter ce dernier à s’asseoir sur la bouteille de Listel gris qu’il avait à la main et à affirmer qu’elle serait disposée à lui offrir le blanc de bœuf nécessaire à ce  qu’il l’accepte tout entière.

Bien qu’accoutumé aux pires conversations de vestiaires et de bar, l’homme devint rouge de confusion et battit piteusement en retraite. On ne le revit jamais et, de nouveau en bonne compagnie, elle put reprendre, en silence, le fil de ses envies.

Le blog de Faffwah

****

Les oulimots de Ssslll2 : chut un pétale

IMG_20190206_144155-01

Spleen

Tu crois que c’est marrant toi de rester toute la journée dans la boue?

A se faire tremper par la bruine et les embruns iodés ?

Tout ça pour faire du gras; tirer les mamelles… et se faire croquer les côtes par des bipèdes irrespectueux ?

Non d’abord je ne suis pas rouge ni grise ni opaque … je suis marron Monsieur le bœuf !

Marron et blanche car je suis Normande qu’on se le dise !

Tu peux toujours zozoter à mes côtés; regarder ma robe tachetée ! Non tu ne me grimperas pas dessus !

****

Les oulimots de Domino :

Tu peins sur mon corps ton désir d’artiste

Tu étales la bruine de ta passion d’illusionniste

Tu colores l’iode de tes idées versatiles

Tu déposes les gris, les rouges de tes humeurs fantaisistes

Tu badigeonnes de boue mes extravagances et caprices

Tu barbouilles de blanc de bœuf en vagabondage altruiste

Tu dessines les gras et les mous au fil du voyage intimiste

Tu zozotes tes jubilations opaques de jocrisse

Pour finir anéanti par les plaisirs illicites

Le blog de Domino

****

Les oulimots de Ragnarr :

IMG_20190203_161625

« Saude comme une baraque à frites » …

Je l’entend encore zozoter l’expression …  Et m’affirmer que, pour être bien comprise, elle impliquait d’avoir vécu la fièvre la plus torride d’un famedi foir  à la « boîte à sel » de Ronchin, un container aménagé en cuisine et adulé pour l’exceptionnelle qualité de ses patates, frites dans le blanc de bœuf.

Il azoutait qu’on en prenait subtilement la mesure  rien qu’à la large auréole sous-aisselle qu’arborait la patronne et à sa multitude de médailles de sueur,  de gras et de rouge de ketchup qui maculaient un tablier couleur teinture d’iode, comme autant de récompenses aux coups d’éclat d’un champ de bataille, illuminant le gris ambiant, la boue et la bruine du pays des Bruants.

Une explication bien opaque quand même ! Car, de là, à faire de l’expression, le maître étalon du stimulus érotique !  Il y avait plus d’un pas, que pourtant, plus d’un mâle en rut s’empressait de franchir pour imager l’ardeur féminine affectée à d’autres tâches que celles dites ménagères.

****

Les Oulimots d’un Joueur Parisien :

Le ciel était gris, il marchait sur le quai regardant la mer du Nord bien loin de son sud natal. Il aurait aimé pouvoir s’asseoir sous les platanes de son village pour boire un verre de rouge en parlant de tout et de rien avec les vieux du village. Il songeait au soleil de son Midi, aux heures passées près de la Méditerranée, il en sentait encore l’iode lui caresser les narines. Mais ici le soleil était absent, loin derrière les nuages et la bruine. Il se traîna jusqu’au bistro le plus proche. Le patron seul derrière son bar le regarda entrer, un petit bonhomme d’une cinquantaine d’années, bedonnant, vêtu d’un T-shirt à la propreté douteuse, mal rasé, les cheveux gras. L’établissement était à son image, les tables couvertes de traces non identifiable, la vitrine opaque de crasse, et au sol de traces de boue. Il s’assit sur un tabouret, s’accouda au bar et demanda au patron ce qu’il pourrait manger à cette heure. Le patron lui proposa des frites cuites au blanc de bœuf dans un abominable zozottement. Elles furent délicieuses, la soirée n’était donc pas totalement pourrie !

Le blog d’un Joueur Parisien

****

Les oulimots de Iotop :

Inversement au carré de la prise de courant sans prise de tête

Il est gris, il est jaune, il est rouge. Ce n’est pas Michael Jackson, un Chinois ou un communiste. Non, non. Qu’on ne s’y trompe pas, l’iode de la connaissance ne sale pas que les ignorants même si la bruine du savoir s’éparpille sur les vents du commun des mortels, le gras du n’importe quoi sait huiler toutes les pensées banales, bancales, verticales, globales, rivales, totales, magistrales, voire, surtout, intellectuelles …

Voilà en quelques mots l’état du monde tel que je le connais en trois couleurs … par ouïe dire, c’est-à-dire, à ce niveau-là … opaque. Inversement au carré de la prise de courant sans prise de tête : qu’est-ce que le monde sans information ? Une onde qui ne dit pas son nom, un fantasme, un conte, une légende, un rêve, une peur, un mot qui contient toutes les aventures … et possiblement une indifférence, et pour quelques uns une échappatoire à la création de tous les possibles … et voilà ce qu’il me tarde de connaître …

En attendant une régénération, un retour à la conscience humaine, je me contente d’une communication de boue dépravée qui ne dit pas son nom qui s’infiltre dans tous les interstices des vies communes … ou non d’ailleurs, et par effet transmet une consistance poisseuse, pire, un reflet dont la conscience s’effraie de blanc de bœuf par essence indigeste et qui s’invite à nos tables … et j’entends un zozotement dans le coin gauche de mon oreille en perdition entre mes écouteurs qui me dit :

— T’as perdu ton cerveau ?

Le blog de Iotop

****

Les oulimots de Popins :

Un ciel si gris

Elle est craquante et fondante Margot, comme une frite cuite dans le blanc de boeuf. Nous marchons sur les bords du canal, nos godasses pleines de boue, sous la bruine qui m’empêche de la bécoter dans l’herbe grasse. Pourtant je suis plein d’envies. Je rêve de mordiller ses fines lèvres rouges et mêler ma langue à la sienne. Je désire peloter ses petits seins et faire durcir ses tétons. Je brûle de lui écarter les cuisses et de me régaler de sa mouille iodée. J’aspire à une jouissance synchrone, nos yeux se parant d’un voile opaque de plaisir. Je veux qu’elle me dise “Ze t’aime” avec son zozotement si particulier qui signe chacun de ses mots. 
Je la veux. Je l’espère. Je la désire. Je bande.
Mais Margot, elle fait que de me parler d’un autre.
Je l’écoute et je pleure, à l’intérieur .
Je lui pardonne, à Margot, comme à ce ciel si gris.
Pourtant, je déteste la pluie. C’est vous dire comme je l’aime.

Le blog de Popins