S15 11/04 : Une contrainte tout en matière

Contrainte : Verre, bois, plastique, cuir, métal, pierre, tissus, papier, temps

Karine Jollet _Sculptures_fabric (2)

Karine Jollet

Les Oulimots auto contraints de LudoLudic :

Ma douceur est de verre
Et Mon cœur point de pierre
Mes émotions en papier
Du cuir sous mes pieds
Enlever ce tissu
Pour trouver ton issue
Ce toucher de plastique
Le temps d’une danse artistique
J’use mon bois bandé
Métal froid sous mon fessier.

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Les oulimots de Ssslll2 : chut un pétale

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Les oulimots de Moreldidier7 :

L’amour n’est pas écrit sur le verre car il peut être brisé en éclats
L’amour n’est pas écrit sur le bois car il peut être raboté en copeaux.
L’amour n’est pas écrit sur le plastique car il  peut être fondu en goudron.
L’amour n’est pas écrit sur du métal car il est froid et l’amour a besoin de chaleur pour être aimé.
L’amour n’est pas gravé sur la pierre car il peut être brisé en morceaux.
L’amour n’est pas brodé sur du tissu car il peut être décousu.
L’amour n’est pas marqué sur le cuir car il peut être poncé effacé
L’amour peut être écrit sur du papier car les mots  enrichissent notre curiosité.
Si le temps s’en va, les oulimots restent.

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Les oulimots de Maouamia :

Il y a presque dix ans je t’écrivais comment
J’avais déposé à tes pieds un plateau de verres,
J’avais ouvert, à notre plaisir, une bouteille sauvage et rose,
Que tu as renversés. Pourtant.
Il y a quelques autres années, je ne t’écrivais plus,
Tu as acheté quelques plastiques pour te sentir moins distant
Tu as fabriqué des verrous d’un métal brûlant;
Et cédé aux sirènes et à leurs vides béants.
Tu as démarré ce feu, avec du petit bois pour un temps
Puis avec plus gros plus lourd et plus consistant,
De sorte que tes pierres taillées pour le contenir
Ne furent même pas suffisantes.
Il a consumé tout, même ton âme s’y est perdue.
Ma tête a explosé, le monde s’est écroulé.
De ce désordre pourtant a émergé une fleur cette année,
Une fleur en papier, qui avec le temps, deviendra carton… tissus peut être.
Tissus dont je m’envelopperai, largement, tendrement,
Aussi longtemps que je le trouverai décent,
Pour oublier les traces de cuir incrustées dans tes sourires,
Et faire taire a jamais le son de celles que tu as fait jouir.

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Les oulimots de John Doe :

« Pierre, viens ici au lieu de ressasser dans ton coin !

J’ai essayé de te concocter un repas original pour te changer les idées, pour que tu arrêtes de mouliner et de dire des tissus de conneries.
J’ai tenté une recette avec une carpe cuir…

En fait c’est fade et sans intérêt comme poisson. Ça risque d’être assez décevant, mais je trouvais l’idée fun.

On va se rattraper, je nous ai préparé un cocktail qui va déchirer.
Je te sers ?

Maintenant, bois ce verre, ferme les yeux et respire.

Magique, n’est-il pas ? Pour la musique, je connais tes goûts à chier, et désolé mais ça sera de la soul et du jazz. Le métal me donne des maux de tête épouvantables.

Et pour en revenir à tes soucis : penses ce que tu veux, mais il est quand même fort probable que ta plastique avantageuse explique que tu te sois subitement retrouvé dans ses petits papiers.
Elle t’a baisé, tu n’as pas été à la hauteur, et maintenant tu te retrouves sur la touche.

La règle des 5C, mon pote ! »

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Les oulimots de Ragnarr :

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Avec mes doigts, tracer sur le papier la courbe de tes reins et retrouver sous les tissus, l’ombre de tes seins.

Quand sur le cuir, ma main se pose, creuser cette ombre que je tiens, et te faire oublier les tourments comme le glaçon peut disparaître dans un verre.

Mon regard posé sur ton corps, sculpte la pierre sans concession, quand tu es là en tenue d’Eve, docile et immobile, offerte à mon plaisir.

Deviner ton trouble, quand devenue sculpture de chair et de métal, au bout de mes doigts, dans la confusion de nos sens jusqu’à oublier le temps.

Puis sur les lignes de ta main, imprimer l’érotisme de ce moment unique, qui fait de ta plastique un modèle d’artiste et de l’homme, que je suis, du bois dont on fait les bûchers !

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Les oulimots de Airelle : 

Entretenir l’illusion de papier des mots écrits pour une éternité biodégradable par le temps.

Que de souvenirs à la vue des tissus choisis pour des passions aux larmes piquantes.

Restons légers mon amour, ne lions pas nos destins au métal conventionnel. Organiser une vie de plastique pour se heurter au mur de pierre que sont nos constantes inconstances…

Reconnaître ses vagues de désir et d’amour qui traversent nos essences. Gravons nos désirs dans le bois et laissons bouger les lettres dans le temps.

À quoi bon emprisonner dans le verre les caresses et baisers. les rires et les séductions ?
De l’excitation d’une rencontre à la lassitude du rythme d’une tradition désavouant nos sens. Soyons ce cuir doux, tanné par les regards, le désir, les séductions.

Pour la joie d’être l’unique dans un corps à corps exclusif.

Laissons voguer nos cœurs dans les mélanges de nos cycles.

Le nier est se renier sois même.

#AmoursLibertines

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Les oulimots de Dom_Vauvert :

Il est encore là, le temps où nous buvions le champagne, jetions les coupes, rien que pour entendre le son du verre se briser ; point de gobelets en plastiques ici !

Harnachée de cuir, meurtrie par les ridelles de métal, couchée sur la pierre chaude du soir naissant, tenant en ses perles blanches un petit morceau de papier soigneusement plié où elle avait écrit ses serments afin qu’elle se souvienne, les étés à venir, qu’elle fut pendant quelques instants heureuse de lui ! Elle souriait quand bien même les dents serrées !

Le lourd tissu cramoisi, est retombé sur les bois, à jamais !

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Les oulimots de Eshi :

« Enlève ta robe »
L’ordre vient de claquer. Elle frissonne en faisant glisser le tissu de ses épaules. Elle ne le voit pas dans la pénombre de cette chambre aux murs en pierre. Il avait été clair sur ses attentes. Il avait pris tout son temps pour lui donner ce rendez-vous, il avait voulu peaufiner tous les détails. Elle entend les glaçons qui tintent dans son verre et sa langue qui claque de satisfaction. Elle frissonne. Elle se sent démunie, mais sereine aussi.

Il se lève et tourne autour d’elle. Elle le découvre enfin du coin de l’œil. Elle sait que bientôt elle sentira le cuir qui mord sa peau, le métal froid du plug qui s’enfonce dans ses chairs pendant qu’elle se cramponnera aux montants en bois du lit à baldaquin devant elle. Il lui avait minutieusement décrit ce qu’il allait lui faire dans la lettre qu’il lui avait envoyé. Elle se souvient encore de l’odeur du papier qu’elle avait rangé, tremblante, dans sa boîte en plastique avec le reste de sa correspondance.

Elle n’est plus qu’attente et frémissement. La séance peut commencer.

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Les oulimots de Faffwah :

Ma chère amie,

Avec le temps, je commence à mieux vous connaître. Et, plus il passe, plus je me dis que tout le mal que j’ai pu entendre sur vous n’est qu’un tissu de mensonges. Alors je crois que je vais prendre la liberté de vous proposer une rencontre autour d’un verre. Et dieu sait ce qui se passera après. Car si, sur le papier nous nous plaisons, rien ne remplace une rencontre dans la vraie vie. Mais, déjà, la confiance règne entre nous et c’est, à mes yeux, la pierre angulaire d’une relation. C’est d’autant plus important ici que j’ai l’intention de m’en remettre entièrement à vos mains et de vous offrir mon abandon le plus complet. Je vous sais dominatrice à l’occasion et je vous avoue que la perspective de vénérer votre plastique gainée de cuir dans l’intimité ne me laisse pas de bois. Alors pourquoi ne pas tenter l’expérience ? Et, pour vous montrer la passion que vous m’inspirez, je vous ‘envoie une photo de mon cul orné de ce plug de métal que j’ai acheté spécialement pour vous. J’espère que vous aimerez. Et que, quand nous nous verrons, vous saurez vous occuper de moi comme il se doit.

Votre dévoué F.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Marivaux :

Pierre, papier …ciseaux,
Pour toi ce cadeau
Jambe de bois,
Je te vois
Œil de Verre,
Je te serre
Lanière de cuir,
Tu vas luire
Bandeau de tissus,
Tu me suces
Jouet plastique,
Je t’astique
Boule de métal,
Plaisir anal
Ah si nous avions le temps,
Ah nous nous aimerions tant !

Le blog de Marivaux

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Les oulimots de Popins :

Un coeur

Coeur chavirant au gré du vent,
Loin d’être en pierre,
Il fond par tous les temps.
Coeur de bois ? Non, je n’crois pas 
Même s’il s’embrase facilement.
En métal ? Sûrement pas ! C’est bien trop froid.
En plastique ? Non plus, bien trop chimique.
Le verre c’est bien trop transparent. 
Peut-être en cuir, parce qu’il est souple et léger, très résistant.
Il prend les marques du temps, il se patine.
Ou alors un coeur de chiffon. Des bouts de tissus brodés chacun de points de croix.
Autant de rire, de joie. D’amour et de baisers. De câlins et d’amitiés.
C’est aussi un morceau de papier sur lequel de bien belles histoires vont encore s’imprimer.
C’est un coeur. Mon coeur. Et il est bien vivant.

Le blog de Popins

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