S3 17/01 : Une contrainte en ivre(sse)

Contrainte : Vouivre, ivre, suivre, revivre, cuivre, givre, poivre, vivre, poursuivre, guivre

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Photographie de Maciek Leśniak

Les oulimots auto-contraints de Pidgy :

Chassez la Belle !

Je vous invite à me suivre,
Dans une belle aventure à vivre !
Nous allons voir la Vouivre !
Bien plus belle qu’un guivre,
Elle vous laissera ivre !
Mais d’abord, la poursuivre !
Cherchez ses traces sur le givre !
Une fois trouvées, semer du poivre,
Astiquez bien tous les cuivres
Par son reflet elle va revivre
En attendant qu’on la délivre !
Pour l’attraper donnez lui un livre !
Ensuite à vous de jouer !
Bonne chance !

Le blog de Pidgy

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Les oulimots de EtSiOnSEnAllait :

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Au cœur du Jura, les berges du lac de Bellefontaine se couvrent souvent d’un épais brouillard. Et alors, ces conseils renouvelés depuis la nuit des temps résonnent dans l’esprit des jeunes hommes :

Méfie toi des chemins envahis : ce sont les âmes du Lac des Mortes qui essaient de traverser.

Méfie toi.
Elles trouvent à Bellefontaine leur jouvence en croquant les hommes.
Elles troublent de leur voile leur regard pour les perdre et les emporter.

A jamais

Ce soir là, la lumière blanche de la Lune diffusait à travers la brume.

Ce soir là, il est bien possible que il était un peu ivre. Légèrement gai, rien de plus. Mais suffisamment pour suivre le chemin qui serpentait dans les sous-bois jusqu’au bord du lac sans se laisser impressionner par la mise-en-garde sempiternelle.

Alors qu’il commençait à percevoir le bruit du clapot sur la berge, il aperçut au loin une lueur. Étrange sur ces berges inhabitées. Au début, il crut au feu d’un campement sauvage. Mais à mesure qu’il s’avançait, il découvrit la chevelure aux reflets de cuivre d’une femme nue. Assise sur une souche. Flamboyante. Irrésistible. Hypnotique. Et malgré le givre qui se posait sur les arbres et les herbes, elle semblait enveloppée d’une chaleur douce, intouchable par le froid ambiant.

Il resta immobile, refusant de poursuivre son avancée, peur d’effrayer la nymphe. De ses yeux, il caressait ses cheveux, ses hanches, la douce naissance de ses seins, sa nuque, ses reins. Le monde s’arrêta à l’instant même où elle tourna doucement la tête vers lui :

Viens.
Oublie ton monde.
Utopie devenue réalité,
Illusions rendues palpables.
Viens.
Rejoins moi.
Et aime moi.

Tu me connais car tu me désires. 

Je suis celle de tes rêves, celle de tes envies, celle de tes désirs. Tu ne me connais pas de nom mais je suis tellement proche, au plus intimes de tes pensées. 
Je suis celle qui réchauffe ton esprit, celle qui fait bouillir ton sang, celle qui garde ton trésor.
Je suis ton rubis, celle qui te fait vivre. 

Je sais que tu cherchais, nuit après nuit.
Aujourd’hui tu me rencontres enfin. 
Ce soir, je m’offre à toi. 

Il sentit revivre en lui les Amours perdues, exploser dans sa tête les poivres du Désir. L’émotion du moment surpassait celle des plus torrides de ses rêves. Alors, sans crainte, il s’approcha d’elle, doucement, découvrant son parfum délicat qui l’enivrait.

Il tendit la main, lui caressa les cheveux, les hanches, la douce naissance de ses seins, la nuque, les reins. Et alors qu’il approchait sa bouche du creux de la nuque, la jeune femme se tourna. Doucement. Et dégageant sa chevelure, elle découvrit son vrai visage : des yeux flamboyant d’un dragon, son corps qui se déplia pour montrer sa vraie nature.

La Guivre l’emporta dans les ténèbres du lac voisin.

A jamais.

Le blog de EtSiOnSEnAllait

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Les oulimots de Faffwah :

Tu étais sortie, nue. Tu voulais me poursuivre

De tes assiduités. Hélas il faisait froid

Et le givre a couvert le cuivre de ta peau.

Mais je veux te voir vivre. Alors, dans un tonneau

Mêlant poivre et miel avec le bout de mon doigt,

J’ai fait ce sirop de sorcière. Et j’ai dû suivre

Une recette antique où le sang de la guivre

Associé à une liqueur tirée de moi

Ne te rendra pas ivre. Oh juste un peu nympho.

C’est étrange, je sais. Mais il faut ce qu’il faut

Pour remettre ton si joli corps en émoi

Qu’il reprenne toute sa chaleur pour revivre.

Remets donc ton escarboucle ma jolie Vouivre

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Airelle :

Une petite bière bien méritée, récompense d’une journée de labeur empreint de frustration et de stress. Comment ne pas vouloir se donner un temps, un moment pour soi, pour le sourire d’un verre partagé ? Vivre et revivre les rires et paillardises lancés par-dessus le zinc usé d’avoir trop bien été lavé.

Suivre le reste du microcosme accoudé les yeux sous les jupes et sur les décolletés attrayants. Sentir un pouvoir nouveaux sorti tout droit du givre d’un jour sinécure accablant de défaites et batailles à peine victorieuses. Qu’importe le soir le jour a cessé de poursuivre et de réclamer attention sous tension. Alors c’est en cuivre qu’éclatent les rires,  aiguë, grave, ou même crécelle, ce brouhaha est une mélodie accompagnée des cliquetis des verres entrechoqués.

Les gorgées ne se comptent plus, les débats ont perdu le décompte. Qu’importent les comptes, seul importe de suivre les mouvements des lèvres devenues floues… non doubles…non les yeux voient une guivre sortir des bouches ? Tout est brume et les visages se déforment. Un peu de poivre pour se donner un coup de fouet et cesser de confondre la vouivre d’avec la guivre.

Tout avait pourtant si bien commencé… C’est ivre que la nuit s’achèvera pour laisser place au dû que réclame le jour.

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Les Oulimots de Ragnarr :

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Sa vouivre, dans la fraîcheur de la nuit, se drape de satin, pour le suivre au fond du jardin.
Œil cuivre, ceinture qui se délie, délicieuse indécence de la guivre dévoilée, poitrine aux pointes dressées, offerte au givre.

Entre ses cuisses écartées, une main ivre à la recherche des étoiles et des senteurs de cannelle de poivre et d’épices de l’intime.
Poursuivre les soupirs. Accompagner les chants de la nuit.

La laisser, créature épuisée d’avoir apaisé l’envie et d’avoir tout donné. Me faire à mon tour homme serpent, enrouler sa jambe et revivre la vague qui l’emporte dans un cri de femme et de …Divinité !

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Les oulimots de Domino :

Tu es mon poivre, mon épice de cuivre saupoudré de givre.
Je suis ivre de revivre ces délices de jouir, m’alanguir et vivre
Au gré de tes fantaisies de cuir, me languir ou m’évanouir
Du plaisir de te sentir t’enfouir dans la matrice que tu enivres
De ton venin de vouivre, de guivre du vice, d’esquire ivre.
Te suivre ? Poursuivre jusqu’à l’armistice ? Ou m’enfuir ?

Le blog de Domino

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Les oulimots de Ghislaine53 :

Telle la vouivre, elle survole mon âme, envahit mon esprit embué, ivre d’idées déprimantes. Elle est là, à me suivre dans le givre cafardeux de ma dépression d’hiver, dans cet état morbide et semé de poivre mortel qui se propage dans mon corps en détresse. Mais ce qu’elle ne sait pas cette vouivre là, c’est que je suis le guivre qui va la détruire, la rendre poussière pour finir en cendres, que je sèmerai au vent. Mais, qu’avant, de mes pattes de pourceau, je l’écraserai avant qu’elle ne me transforme en statue de cuivre, offerte aux pigeons qui me fienteraient dessus.

Je vais survivre.

Je vais vivre, elle n’y pourra rien.

Je vais poursuivre mon ascension au delà de ce mal- être.

Pour revivre…

Le blog de Ghislaine53

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Les oulimots de Iotop :

Un chemin boueux épineux à l’oxygène d’ortie

Je suis le crayon qui tient tes doigts et encre par automatisme cette page blanche de rien. Je suis ta vouivre qui jamais ne te laissera en paix. Je te tiens dans mon carcan. Tu le sais et je te vois vomir tous les jours à côté de ce mot ivre qui te tient au teint encore debout même si c’est courbé, ou assis ou couché, c’est le mot : vie, qui t’impose à suivre un chemin boueux épineux à l’oxygène d’ortie pour revivre au cas d’une faiblesse humaine sur ton visage de cuivre qui parfois à ce givre de désolation comme une île piquée de cailloux acérés …

Tu écris parce que je suis en toi comme un effet poivre qu’il t’ait impossible d’ignorer et qui constitue ton vivre quoi qu’il advienne et de poursuivre en notre corps à corps une autre guivre : ton œuvre.

Le blog de Iotop

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Cette fille aux serpents, était-ce donc la vouivre ?
Il l’avait aperçue, un soir qu’il était ivre.
Et avait décidé aussitôt de la suivre.
Ce superbe moment, il voulait le revivre,
Avec cette belle, cheveux reflets de cuivre.

Tout avait la couleur uniforme du givre
Alors qu’il dégustait ses senteurs menthe et poivre,
Un moment d’une rare intensité à vivre.
Ces instants de plaisir, il voulait les poursuivre
Et même s’il fallait combattre quelque guivre.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Des Mots et Désirs :

(Ivre)s

Toi tu es la Vou(ivre) aymée folle d’émoi,
Toi tu mets le po(ivre), piment qui enflamme mon désir
Toi tu es le cu(ivre) que je me plais à faire résonner

Moi je fais vibrer ton point g(ivre) d’un glaçon brûlant
Moi je suis l'(ivre) qui repose sur ta poitrine lorsque tu t’endors
Moi je veux te su(ivre) en titubant de joie de te savoir à mes côtés

Nous nous baisons sous le gui(ivre), sans crainte des langues de vipères
Nous nous voulons poursu(ivre) nos envies pour sûr !
Nous nous rejoignons dans nos rêves(ivres), renaissance sans cesse renouvelée de nos aspirations mutuelles.

(Ivre)sse de se l(ivre)r pour se dél(ivre)r V(ivre)

Le blog de Des Mots et Désirs

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Les oulimots de Popins :

V (ou) ivre

Oh ! Il est parfois ivre le Pierrot.
Des cheveux poivre et sel noués, de grands yeux pétillants et un sourire rayonnant, accoudé au comptoir du Buffet de la gare. Un homme généreux, toujours bienveillant. Un bon vivant, s’enivrant de vivre. Un ami.
Et la guivre s’est logée en lui, le dévorant, le diminuant.
De la chaleur de son éternel été, il est passé au givre.
Là-haut, il a rejoint Sarah, ma copine aux cheveux cuivre.
Ecrire pour faire revivre les morts. Pour éviter que mes propres démons me poursuivent. Et, malgré tout, suivre mon chemin en savourant de V-ivre.

Ciao Pierrot !

Le blog de Popins

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S2 10/01 : Un délice de contrainte

Contrainte : Résolutions, bois, sucré, parallèle, cerisier, suave, délice, indigo, infuser

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Les oulimots auto-contraints de De La Vega :

Perché sur la branche haute du cerisier, j’observe avec anxiété les derniers rayons de l’histoire. La décision est prise et pourtant j’ignore si je sais encore voler. L’heure n’est pas aux résolutions de problèmes à venir ; coups de vent et nuits d’hiver, nourriture ou manque d’air. La survie c’est l’envol ! Un simple relâchement de mes griffes comme un au revoir, à cet arbre que j’ai tant aimé, à l’aliénante sécurité de son bois rouge rosé, au délice sucré de ces fruits devenus trop rares.

Le vent a soufflé, la branche a bougé, je vole… malgré cette étreinte amère qui ne semble pas vouloir s’arrêter. Deux existences parallèles voient le jour. Je suis libre, mais enchaîné à mes peurs, à mes rêves. Pourtant, au gré d’un vent d’hiver, je laisse infuser une idée suave. La gourmandise indigo d’une aurore amoureuse.

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Les oulimots de Fellacia : 

Sur mes lèvres sucrées et suaves
Infuse encore la douceur des baisers.
Dans l’indigo de ses yeux
Je me suis noyée avec délice.
Mais toutes les amours sont éphémères,
Comme les fleurs d’un cerisier.
Je ne suis pas de bois,
J’espère résolutions et surtout renaissance
De nos vies désormais tristement parallèles.

#6Mots

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Les oulimots de Faffwah :

Elle se décida quand même à appeler l’hôtel pour savoir si sa chambre avait été nettoyée. Par chance ce n’était pas encore fait. Une expertise restait donc possible. Se posait maintenant la question de comment envoyer une équipe sur place sans reconnaître son implication dans la scène que ses collègues découvriraient. L’ADN ne mentait pas et elle avait dû en laisser des dizaines d’échantillons. Finalement, elle se résolut à faire cavalier seul. Et à aller faire les prélèvements de façon non officielle pour mener son enquête en parallèle de l’officielle. Elle trouverait bien, le temps voulu, le moyen de faire coexister les deux. La similitude avec le reste de sa vie lui sauta aux yeux. Se mettre dans des situations inextricables et savoir trouver des solutions peu orthodoxes afin de s’en dépêtrer toute seule était quasiment une seconde nature chez elle.

Comme cette fois où, étudiante, elle avait succombé au charme de ce beau jeune homme aux yeux indigo. Visiblement, elle ne le laissait pas de bois lui non plus mais il semblait vouloir rester inaccessible. Elle avait alors mené sa petite enquête pour découvrir qu’il rejoignait tous les soirs en secret Yoko,une des doctorantes dont elle suivait les TD. Et, après avoir écouté une de leurs entrevues à travers une porte, qu’il n’était clairement pas dans ses résolutions de le partager. Il fallait donc changer son fusil d’épaule. Et c’est tout naturellement que l’option de séduire la thésarde lui vint à l’esprit. Elle n’était pas si mal et, une fois dans son lit, lui proposer un FFH semblait être là solution idéale. Et elle la mit en place dès que possible.

C’était le printemps et les cerisiers commençaient à fleurir. Et elle avait présupposé que, en bonne japonaise d’origine, Yoko y serait sensible. Elle avait donc prétexté une demande d’explications sur le dernier devoir qu’elle avait donné pour obtenir un rendez-vous dans la suave ambiance d’un salon de thé à proximité du jardin des serres d’Auteuil. Et, pendant qu’elles laissaient leurs Sencha infuser, elle avait entrepris d’instaurer plus que de la complicité avec son enseignante, faisant monter le trouble en elle. Et, alors qu’elles rentraient, lui proposa une photo pour son hanami. Yoko avait bruni, ce qui était sa façon de rougir, et avait accepté de prendre la pose en bredouillant en japonais une exquise formule de politesse. Il fut alors facile, sous prétexte de lui montrer le cliché, de se rapprocher d’elle plus que nécessaire. Jusqu’à l’enlacer. Puis l’embrasser. Yoko se laissa facilement faire. Plus que prévu. Il était alors temps de l’entraîner dans un lieu plus intime.

— Chez toi ou chez moi ? J’ai juste une chambre de bonne tu sais ?  Avec un tout petit lit. Et très mal insonorisée.

— Viens à la maison alors. Mon copain ne rentrera pas avant ce soir, nous avons un peu de temps.

Ainsi, Yoko était plus à même de se partager elle-même que de le faire de son partenaire. Mais le  poisson était ferré. Et ce serait un réel délice de l’amener au triolisme. Ne restait plus qu’à faire durer le plaisir jusqu’à son retour.

Elles gagnèrent rapidement l’appartement tout en se bécotant. Et, une fois dans la chambre, passèrent à de bien plus langoureux baisers. Rapidement nues, chacune d’entre elles se repaissait des courbes de l’autre, la couvrant de caresses. Yoko, plutôt grande et fine, appréciait les rondeurs de sa partenaire. Laquelle, intégralement épilée, jouait de ses doigts dans petit pinceau de poils qui ornait son pubis. Puis, bientôt, les doigts pénétrèrent les sexes, non sans s’être préalablement attardés sur les clitoris gonflés de désir. Les deux amantes ondulaient désormais, étouffant leurs soupirs sur les lèvres de l’autre, leurs langues emmêlées.

Malgré son plaisir, elle ne perdait toutefois pas de vue la finalité de cette baise qu’il fallait faire durer jusqu’au retour de sa cible. Alors autant qu’elle en profite. Elle plaça donc sa tête entre les jambes de Yoko, le bassin posé sur son visage. Elle découvrit alors le goût étonnamment sucré du sexe de sa partenaire et se mit à la laper goulûment. Elle agaçait son bouton de la pointe de la langue. De lents cercles qui lui arrachaient de petits cris. Puis, prenant les lèvres de son amante entre les siennes, alternait succions et mordillements. De longs aplats sur le sexe offert et le jeu de ses doigts dans le vagin offert parachevaient son œuvre. Les hanches de Yoko semblaient animées d’une vie propre et son sexe venait convulsivement à la rencontre de cette bouche qui lui donnait des orgasmes à répétition sans jamais sembler s’en lasser. Les draps étaient trempés de sa cyprine et elle hurlait à présent. Quand elle n’était pas bâillonnée par le pubis qui pressait sur son visage . Toute autre notion que celle de leurs corps semblait abolie. C’est alors que la porte s’ouvrit.

— Chérie ? Mais que ?

— Ne manquait plus que toi. Viens !

Et, jouant de l’effet de surprise, elle le prit par la main et l’entraîna sur le lit alors que Yoko, pantelante, essayait de se remettre. Il s’était enfin retrouvé entre ses mains et on avait pu commencer à jouer. Les deux filles ne pouvaient plus rien se refuser et le garçon, tout heureux de l’aubaine, s’était prêté à tout ce qu’on lui avait demandé Aucune combinaison n’avait alors  été négligée. Aucun orifice non plus. Et ce, jusqu’à ce que les forces de tous les protagonistes ne les aient totalement abandonnés. Ce qui avait été le début d’une belle aventure

Ce souvenir la fit sourire. Elle en avait bien besoin vu les circonstances. Mais il était temps à présent de replier ses affaires, de passer au labo pour prendre tout le nécessaire à ses prélèvements et d’aller jouer en sous-main. Une fois de plus.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots d’Airelle :

S’il est d’usage d’aborder ces jours nouveaux de résolutions, j’aime quant à moi dire adieux au passé. Ecrire dans le bois de cerisier ce que plus jamais je ne dois vivre et laisser derrière moi, ce qui plus jamais ne doit revenir. Les intempéries et la croissance de l’arbre feront disparaître à jamais larmes et chagrins. Alors je pose intentions et vœux pour laisser infuser désirs, et envies suaves aux couleurs indigo. Puis fais place aux délices des caresses sucrées qui jamais ne me lassent. Supporter le parallèle de ce qu’une vie peut demander de sérieux pour laisser place à l’intensité d’un moment empreint de légèreté, de joie et de douces folies extatiques.

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Les oulimots de Ragnarr :

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6 résolutions

Me faire tatouer son sourire et en parallèle un gros mot ou un délice aux couleurs éclatantes.

Infuser dans le brouillard indigo et monochrome, d’un hammam, où des corps libérés se délacent dans une trame libertine qui se noue puis se dénoue.

S’offrir une cérémonie du thé, pique-niquer à l’ombre d’un cerisier en fleurs et prendre un bain comme à Tokyo…

Écrire des oulimots seul au fond des bois qui commencerait par ma chienne fidèle et indécente et pouvoir lui lire d’une voix calme et suave.

Conquérir la croupe qu’elle offre sans pudeur sentir sa langueur humide et m’immiscer dans son écrin sucré salé.

Ne rien laisser mourir.

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Les oulimots d’ Emmanuelle :

J’infuse lentement pour devenir délice pur
Le cerisier m’offre ses fleurs suaves
Le bois d’à côté perd ses notes avides
Et ses camaïeux printaniers prennent une teinte indigo.

Lorsque le soir tombe au coeur de mon monde parallèle
Quel délice d’admirer ainsi la vie secrète des végétaux
Ils ont cet aspect grandi des rêves primordiaux de l’enfance
Là où les résolutions prennent vie, pour le meilleur et pour le pire.

Le blog d’Emannuelle

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Les oulimots de Des mots et désirs :

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Vert olive la feuille du papier parchemin
Et la pupille de mes yeux se rassasiant avec délice de ton téton mutin

Anthracite du crayon de bois
Et de tes bas sous mes doigts

Rouge du bol d’Arménie
Et de tes lèvres suaves me baisant à l’infini

Jaune de la fine feuille d’or
Et de la marguerite qu’autant que la fleur du cerisier tu adores

Indigo le pigment fascinant
Et le ciel nous entourant

Blanc de plomb des rehauts nacrés
Et de tes dessous, dernier rempart à ta peau au goût sucré

Noir des parallèles tracées à main levée, sans contrainte
Et de tes cheveux tirés lors de notre étreinte

Explosion des couleurs, enluminure
Et des sentiments haute(s) resolution(s) que tu me procures

Le blog de Des mots et désirs

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Les oulimots de Iotop :

Il m’est étrange d’écrire ce mot : heureux

Il n’y a pas de bonnes ou mauvaises résolutions, il n’y a que la volonté d’accomplir …

Je touche du bois, élément rare, aujourd’hui, sur mon astéroïde bulle. Ce bois acheté en contrebande, un simple cube, un dé, une parcelle d’histoire végétale, un souvenir figé, une chair pétrifiée …

Bref, j’ai accompli … je suis heureux. Il m’est étrange d’écrire ce mot : heureux. C’est une sensation entre le sucré et le salé, le parallèle entre une jouissance retenue au dernier instant et l’extase d’une éjaculation … vraiment, c’est étrange …

Donc, j’ai planté un cerisier dans de la terre, de la vraie … moment unique et qualifié d’historique. J’étais seul, enfin, presque, à part les androïdes blablateurs …

Quand j’écris que j’ai planté un cerisier, il s’agit d’un noyau de cerise … J’en ai des frissons d’émotion. Je vais observer chaque jour tous les paramètres de la terre contenue … dans un pot et contribuer à la réussite de cette éclosion à venir.

A venir …. avenir, j’ai ce mot entre bouche comme s’il avait un goût, ce goût suave qui se prononce au délice de chacune des lettres à la couleur, indigo, prête à infuser dans mon destin … d’humanoïde …

Le blog de Iotop

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Les oulimots de Ghislaine53 :

Réflexion d’un soir

Pendant que ma tisane aux feuilles de cerisier se laissait infuser doucement dans ma tasse en bois, dégageant une odeur suave de sucré, en parallèle, je pensais aux résolutions que je n’avais pas prises cette année !

D’ailleurs pourquoi s’imposer des choses en début d’année dont on sait parfaitement qu’on ne les tiendra pas ou très peu de temps ?

Je ne veux pas être hypocrite avec moi- même, aussi je vais déguster ma tisane et me régaler de ce ciel indigo qui tombe dans le soir de mes pensées au gré de mes errances mentales…

Le blog de Ghislaine53

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Les oulimots de EtSiOnSEnAllait :

Les cerisiers indigo

Le goût sucré et suave des bonnes résolutions infuse encore dans ma bouche. Mais l’abondance de délices menant souvent à la gueule de bois, j’y préfère celui léger des désirs partagés d’âmes parallèles, prémices à la nouvelle floraison des cerisiers indigo.

Le blog de EtSiOnS’EnAllait

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Les oulimots de Jacqueline : 

Bartémi , le beau  guadeloupéen , dans son hamac  savoure avec délice sa tisane de Brisée.

Il l’a laissé infuser juste 10 minutes, ni plus ni moins. Plus  ,elle devient  amère, moins , elle est fade et sans effet .

Il songe en se balançant doucement dans son hamac  ,  à la Mama.

Sa mère est toujours là, pour lui donner des conseils.  Conseils sucrés, ah que non, ce serait plutôt des injonctions.

Pas plus tard que ce matin, cette maîtresse femme, arborant sa  coiffe aux   couleurs chaleureuses , lui  a suggéré de remplacer leur culture actuelle de canne à sucre ,  par la culture d’indigo .

Planter des indigotiers serait le summum de la rentabilité lui a-t-elle dit.

 En effet, elle prétend que c’est l’avenir. Le sucre étant de plus en plus délaissé pour ses effets nocifs sur la santé, l’indigo, lui voit sa cote monter.

Les laboratoires de produits capillaires ont de plus en plus tendance à l’utiliser pour apporter un joli colorant aux cheveux des femmes atteintes de canitie.

Et, avantage non négligeable, lui affirme -telle, en plus on pourrait réduire le personnel !

Dans sa tête il fait des parallèles sur   ce projet, mais rien ne se rejoint. Il ne peut se projeter ce futur. Quoi supprimer la récolte de la canne à sucre, ne plus voir ses belles guadeloupéennes se déhancher en portant leur balle sur la tête ?

Pourquoi pas des cerisiers pense-t-il avec le bois desquels on ferait des pipes !

Ma mère devient trop directive.

Et, à partir du principe qu’une résolution, c’est une décision qu’on n’a pas prise, je ne vais pas obtempérer, tant pis si elle se fâche. Ce ne sera pas la première fois.

Alors il se retourne sur son hamac, son chapeau de paille lui cachant les yeux, il s’endort partant dans de suaves rêves où se déhanchent   des vahinés langoureuses.

Le blog de Jacqueline

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Les oulimots de Pidgy :

En avant !

Janvier. Mois des résolutions !
Pas en ce qui me concerne. Pour le moment, je bois !
Du thé. Sucré, suave, que l’on a fait infuser en bonne et due forme selon les règles ! Un vrai délice !
J’admire sa belle couleur indigo. Il doit y avoir de la fleur de violettes dans ce thé !
Je regarde par la fenêtre.
Le cerisier du jardin a perdu toutes ses feuilles. L’été est encore loin. Peut-être que dans un monde parallèle les cerisiers restent en fleurs. Drôle de pensée. Il est bizarre ce thé !
Allez poubelle et cappuccino !
Première résolution !

Le blog de Pidgy

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Voici donc avec cette nouvelle année revenir le temps des bonnes résolutions que l’on ne tiendra pas au fil des jours qui passent quelles que soient les bonnes intentions du début de l’année. Pour une fois je n’ai pris aucun risque et suis certain de ne risquer de prendre une volée de bois vert car je n’en ai pris aucune. Mais pour autant je n’en espère pas moins une belle année au long de laquelle j’espère croiser au moins quelque nouveau plaisir sucré et en parallèle poursuivre mes lectures et écritures. Et j’attends avec impatience la fin de l’hiver, le retour du printemps et le plaisir d’aller avec une belle sous un cerisier en fleurs pour goûter à de suaves plaisirs avec un immense délice lorsqu’elle se découvrira troussant haut sa jupe indigo pendant que nous faisons infuser un thé vert.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Popins :

La balançoire

Je te balance doucement sur cette simple planche de bois flottant au bout de deux cordes parallèles, les cheveux ornés de fleurs de cerisiers.
Je sens ton parfum sucré infuser l’air quand tu reviens en arrière, et je m’enivre de ce délice.
J’admire ta jupe qui flotte, léger tissu indigo- drapé s’imprimant sur fond vert.
Tes orteils s’agrippent au décor et emmènent des brins d’herbe entre tes orteils.
Tu pousses des cris joyeux à chaque impulsion. Plus haut, plus vite !
Viendra le moment où nous nous roulerons dans l’herbe, roulé-boulé suave agrémenté de baisers. 
Un bel après-midi au soleil.
Le remède miracle pour la résolution de toutes les difficultés. 

Le blog de Popins

S1 3/01 : Une première saillie de contrainte

Contrainte :

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Les oulimots auto-contraints daphnesques de La Peau Douce :

Meurtre à la Une

« Le tueur d’Agen dépose un pruneau séché dans la bouche de ses victimes »

Cette Une l’interpella. Si maintenant les serial killer se faisaient cuisiniers, qu’en serait-il des jeux amoureux?, entendit-il auprès de lui.

Il se souvint de cette fille blonde au teint de poupée de porcelaine, rencontrée dans une soirée privée, tenue aguichante avec un body en dentelles qui laissait entrapercevoir un piercing noir au nombril.  Bouche rouge et sensuelle. Elle lui avait plu au premier coup d’œil, et ses saillies au milieu du cercle que certains invités avaient formé autour d’elle prouvaient qu’elle ne se laisserait pas dominer aisément. Elle repoussait les avances de façon cinglante. Le jeu s’annonçait savoureux. Il voyait sa langue framboise chaque fois qu’elle riait, les yeux verts survolant le cercle comme si elle était en représentation, comédienne jouant un rôle pour oublier qui elle était. Décidément, il avait de grands projets pour elle, et il savait que la regarder ainsi, isolé des autres, attirerait son attention.  Venir à elle aurait été la proclamation trop évidente de ses intentions. Non, il lui suffisait de sourire de façon narquoise, dévoilant dans ses yeux noirs le désir brûlant qu’il avait de la posséder, non pas violemment mais avec gourmandise, comme un mets sucré salé qu’il aurait préparé avec dévotion et avec minutie. Ne faut-il pas choisir les meilleurs ingrédients pour obtenir le plaisir des papilles? Il porta à ses lèvres la coupe de champagne quand elle croisa franchement son regard. Respiration suspendue. Plus rien n’existait autour d’elle, il le devinait, alors il lui sourit.

Il jeta à peine un œil à l’illustration qu’on lui tendait. Il sortit en frissonnant, tout en glissant la main dans sa poche. La perle noire sur dentelles était toujours là.

Le blog de La Peau Douce

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Les oulimots d’un joueur Parisien :

Le tueur d’Agen dépose un pruneau séché dans la bouche de ses victimes, après avoir lu le titre de cet article dans la Dépêche du midi, le cuisinier hocha la tête perplexe en regardant sa délicieuse compagne « Le pruneau n’est-il pas une prune séchée ? Le tueur déposerait-il alors une prune deux fois séchée, ou bien serait-ce là encore une illustration de l’inculture culinaire du journaliste tout juste bon à aligner des mots en se regardant le nombril et espérant réussir ainsi une véritable proclamation historique en première page ? »

« Tais-toi donc, lui répondit-elle, arrête un instant tes grandes phrases, que t’importe le pruneau, occupe-toi donc plutôt de mon abricot juteux, je veux une saillie maintenant, j’ai besoin de me faire démonter, défoncer, baiser salement, de me faire dominer comme tu le fais si bien mon salaud, mon pervers, mon roi. »

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Pidgy :

Mystère !

C’est bien ma veine ! Pour une fois que j’accepte de sortir, il faut que la poupée à qui je semble plaire soit, soit adepte du “Silence des agneaux”, soit psychopathe.  

Voyez plutôt ! Non pas Pluto, plutôt !

Après une soirée de flirt de plus en plus poussée, elle me met un papier un peu plié, comme l’arbre, sur lequel je pense trouver son 06, ou 07, ou 09… Un zéro quelque chose quoi ! Une série de chiffres que je devrais pouvoir relier à un clavier téléphonique et en le composant entendre de nouveau sa voix ! Je sais que c’est un cheminement étrange mais comme je suis habitué à résoudre pas mal d’énigmes au quotidien, c’est le B.A.BA de mes journées !

Et quoi-t-est-ce que je trouve ? Une phrase zarbi sortie d’on ne sait zou !

“Le tueur d’Agen dépose un pruneau séché dans la bouche de ses victimes”, rien que ça !

Si je n’étais pas cet aventurier chevronné bien connu dans mon immeuble, cette phrase sibylline (j’aime bien placer ce mot dans une conversation ! Comme saperlotte aussi d’ailleurs ! Mais ce n’est pas le sujet !), cette phrase absconse (je l’aime bien aussi celui-là !) est l’illustration parfaite d’un mystère quasiment irrésoluble, sauf par moi évidemment ! Ou alors elle s’est trompée de papier ! Blonde un jour, blonde toujours !

Que nous indique cette proclamation ? Que le tueur serait un cuisinier adepte des plats astringents ? Non. Ce serait trop simple,voire simpliste ou simplissime pour faire bref, comme explication. Il doit y avoir autre chose.

Je me gratte le nombril pour mieux réfléchir. Oui ! Certains se grattent la tête, d’autres se frottent le menton, moi je me gratte le nombril ! C’est comme ça ! C’est mon google personnel, mon moteur de recherche, mon centre de réflexion. Quelques-uns se prennent pour le nombril du monde moi c’est le monde du nombril ! Le mien en l’occurrence !

Donc après un frottement assez long, lent et langoureux (tant qu’à réfléchir autant le faire dans des conditions agréables mais sans se laisser dominer par des sentiments libidineux ou autres, mais quand même !) il me vient une fulgurante idée, rapide comme la saillie d’un lapin en rut (en non pas en Ruth, mon amie, qui n’apprécierait pas ce genre de privauté animale !) : retourner le papier !

Victoire, joie et triomphe de la Ligue de Champions, en effet au derrière ( et non pas sur le derrière) de ce papier, il y avait bien un suite de chiffres commençant par 06 ! Une autre énigme s’offrait à moi qu’il allait falloir de nouveau déchiffrer, ce qui était bien le cas en l’occurrence vu la présence de chiffres ! Bon sang de bonsoir, c’est qui cette fille ? La reine des énigmes ou bien ? En me frottant de nouveau le nombril, je me dis que tout compte fait je ferais mieux d’aller voir Wonda. Ses sirènes me prennent moins la tête et plus autre chose ! Allez zou, en avant Nouzotres !

Hasta la vista Baby !

Le blog de Pidgy

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Les oulimots de Airelle :

Poupée saillie d’une langue vorace remontant sur son nombril, elle regarde l’illustration accrochée au mur du tueur d’Agen déposant un pruneau dans la bouche de ses victimes.

Se concentrer sur l’image lui permet de dominer ainsi le plaisir explosif qui s’annonce du plus profond de sa féminité.

Nul cri ou quelconque proclamation ne sortira de sa bouche, gardant pour elle seule ce que lui inspire cet instant.

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Les oulimots de Des mots et désirs :

Fait divers

Gisant sur le sol recouvert d’un drap de velours rouge, elle a le regard vide des morts. Sa bouche est entrouverte. Ses membres sont raides et froids. Quelqu’un a jeté un linge bleu turquoise sur son nombril afin de cacher son sexe glabre et nu, mais le tissu est trop petit et il livre son intimité, ainsi impudique, aux yeux de tous. La scène possède à la fois quelque chose de morbide et de terriblement excitant en fait. Les badauds, qui ont du mal à dominer leurs pulsions, ne s’y trompent pas. Un cuisinier aux mains rouges de sang les essuie machinalement sur le devant de son tablier, donnant ainsi l’impression qu’il caresse son membre visiblement gonflé. Il ne remarque même pas l’obscénité de son geste, tout plongé qu’il est dans ce sexe offert à son regard libidineux. D’autant plus que cela s’agite autour du corps allongé. Et une femme vêtue d’un tailleur à l’allure stricte s’accroupit près d’elle dévoilant d’abord un décolleté vertigineux, puis le liseré d’un bas noir. Un silence quasi religieux se fait tandis que les curieux retiennent leur souffle un instant. Soudain jaillissant au milieu du silence général, tel une proclamation d’innocence, on entend un enfant s’exclamer : « Mais elle a pas d’culotte la dame ! » Un frisson suivi de petits rires gênés parcours l’assemblée. Le cuisinier ne parvient plus à se dominer et une main passe sous son tablier qui s’agite frénétiquement. La saillie du tissu plastifié est flagrante. On entend un « haaan » qui s’échappe de sa bouche. Puis un cliquetis métallique. Des menottes se referment sur ses poignets. Il est conduit vers une voiture banalisée sous le regard médusé des gens qui l’entourent. Derrière la vitrine devant laquelle ils s’étaient agglutinés, la femme relève la poupée de cire qu’elle préparait pour sa devanture. Le tissu turquoise tombe avec élégance sur le drap de velours rouge. À côté de la scène un journal, qui devait servir d’illustration, est étalé. On peut lire en gros titre : « Le tueur d’Agen dépose un pruneau séché dans la bouche de ses victimes ».

Le blog de Des mots et désirs

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Les oulimots de EtSiOnSEnAllait :

Il est certains plaisirs de la bouche que le plus habile des cuisiniers primé ne saurait révéler. Pourtant, les frissons sont les saveurs de ces instants. Et comme on combine les textures et les goûts, les étoiles se révèlent en mélangeant les étreintes et les douceurs.
Sur ta peau, douce comme une poupée de velours, ma langue sillonne. Au creux de ton oreille invariablement je débute, et glisse les indices d’un menu. A voix basse, quelques mots chuchotés, choisis. Évocations vaporeuses des mets charnels, illustrations de diableries rêvées : proclamation d’un serment au plaisir.

Commence un lent voyage. Une quête du goût sucré de ton derme, acidité de tes premières perles de sueur. Le long de ton cou, entre tes seins, sur tes seins, de long des hanches. Atteindre ton nombril, pause d’un petit trou gourmand. Détecter tes envies par tes mains qui se glissent dans mes cheveux. Lire la suite au rythme de ton souffle qui me souhaite encore un peu, goûtant aux spasmes gourmands de ton ventre. Puis repartir, plus loin et descendre le menu.

Entre tes cuisses je chasse les indices d’une suite délicatement intense. Je sens tes délices envahir mes papilles, mes idées, mes pensées. Et bien plus encore, mon corps tout entier réagit à cette excitation. Prendre le temps de profiter, doucement. Encore. Je glisse ma langue entre tes lèvres et je goûte le nectar sucré de nos excitations mélangées.
La suite est un festival des sens, d’explosion de couleurs, de vertiges de l’esprit. Mes mains s’agrippent aux saillies de tes courbes, à tes hanches, tes épaules. Et par les bras je te retiens avant que nous basculions ensemble vers l’abîme des étourdissements heureux.

Enfin, en petit-tueur, à jeun de toutes craintes, je dépose un baiser libérateur sur ta bouche, ma victime. Embrasser à deux la petite-mort et la laisser nous emporter, dans tes bras.

Le blog de EtSiOnSEnAllait

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Les oulimots de Faffwah :

Elle finit d’ouvrir les yeux, un peu amère. Comme elle pouvait le craindre, il n’avait pas fini la nuit en sa compagnie et s’était débiné pendant son sommeil. Une illustration de plus de la faillite de sa vie sentimentale.

Quelle idée aussi de chasser dans les bas fonds agenais. Quelle idée aussi d’avoir accepté cette mutation ici sitôt la proclamation des résultats du concours. Certes, elle était dans le bas du classement. Mais une citadine comme elle ne pouvait que s’étioler dans une ville de moins de 100000 habitants. Il ne s’y passait quasiment rien à l’exclusion des troisièmes mi-temps les weekends et elle commençait à se lasser de sa collection de rugbymen avinés.

Alors quand cet inconnu l’avait abordée ce vendredi soir elle avait cru à une embellie. Il avait été courtois, discret en engageant la conversation et s’était montré d’une culture rare quand elle s’était prolongée. Pour ne rien gâter, il était aussi fin de visage que d’esprit, ce qui la changeait des oreilles en chou fleur et des nez cassés qui faisaient usuellement sa cour. Ce qui le rapprochait pourtant de ses soupirants sportifs était la solide musculature qu’elle avait devinée sous le cachemire noir.

Elle avait très vite eu envie qu’il la prenne dans ses bras. Qu’il la prenne tout court tant il émanait de lui une animalité qu’elle n’avait pas ressentie depuis longtemps. Et, à voir ses yeux, elle avait deviné qu’il n’en pensait pas moins. Ils avaient donc fini leurs verres avec toute la lenteur nécessaire à la sauvegarde des apparence avant de quitter le bar et de s’engouffrer dans un taxi qui les avait amenés sans surprise à un hôtel. Elle ne s’était pas vue le ramener chez elle le premier soir et comprenait aisément qu’il en fît de même.

Le vernis de civilisation qui leur restait avait vite volé en éclats une fois la porte fermée. Ils s’étaient jetés l’un sur l’autre et s’étaient furieusement  dévoré la bouche tout en se débarrassant de leurs vêtements devenus inutiles. Une fois nus, elle s’était arraché de ses lèvres pour s’agenouiller devant lui. Il bandait dur et sa queue, légèrement courbée vers le haut, était une invitation à laquelle elle n’avait pas pu résister. Elle l’avait donc pris en bouche, bien décidée à ne le laisser qu’une fois repue de son sperme. Il avait, dans un premier temps, commencé par se laisser faire. Puis, la saisissant aux tempes, s’était mis à lui imprimer son rythme et sa longueur. Et elle s’était laissée faire, ne voulant plus que s’abandonner entre ses mains. Il allait et venait donc entre ses lèvres, la faisant hoqueter. La salive dégoulinait de son menton sur ses seins mais elle aimait ça.

Il avait toutefois d’autres projets pour elle et finit par se retirer de sa bouche. L’empoignant par la nuque, il la fit mettre à quatre pattes sur le tapis, une joue contre le sol. Ses reins exagérément cambrés, elle avait le cul relevé face à lui dans une offrande obscène, elle attendait qu’il la prenne. Il prit le temps d’écarter grand ses fesses et de cracher sur sa chatte et son anus en une symbolique lubrification avant de s’y enfoncer brutalement. Elle se prit à aimer cette saillie où elle ne savait pas lequel de ses trous serait investi à chaque poussée. Les fibres lui brûlaient coudes et genoux mais elle s’en moquait, tout entière à son plaisir attachée. De temps à autres il se retirait entièrement et ajoutait un peu de salive à ses orifices avant de reprendre son pilonnage.

Combien de fois jouit-elle ? Elle n’arrivait plus à compter, son cerveau complètement déconnecté. Elle n’était plus que sensations physiques. Il l’avait traînée dans toute la chambre, l’avait prise de toutes les façons possibles avant de jouir à son tour, inondant son visage et ses seins. Puis il l’avait portée sur le lit, inerte comme si elle eût été une poupée de chiffon, et l’avait câlinée et couverte de baisers. Tant de douceur après une telle rudesse, elle avait adoré et avait fini par s’endormir, repue, dans le creux de ses bras.

C’était la sonnerie de son téléphone qui l’avait réveillée. On avait besoin d’elle sur une nouvelle affaire. Il fallait qu’elle file au labo récupérer son matériel. Et ce crétin qui, non content de l’avoir abandonnée, avait entouré son corps de fruits secs, jusqu’à lui en avoir inséré un dans le nombril. Comme s’il avait été cuisinier et elle un plat. C’était vraiment n’importe quoi et elle était maintenant poisseuse autant de sucre que de sperme. Elle fila à la salle de bain et prit une douche longue et revigorante, se frottant méthodiquement, avant de se rhabiller et de descendre. La chambre était déjà payée, il avait eu au moins la délicatesse de ne pas lui laisser ce plaisir.

Moins d’une demi-heure plus tard elle était sur les lieux, vêtue de sa tenue stérile pour ne pas polluer la scène de crime. Ce n’était pas beau à voir. Le tueur s’était acharné sur sa victime. Il lui fallait pourtant procéder aux divers prélèvements que nécessitait la procédure habituelle. Et c’est là qu’elle découvrit un corps étranger dans la bouche du cadavre. Il ne fallait pas être invasif mais elle finit par l’extraire avec mille précautions. Et là, elle dut faire un effort considérable pour ne pas laisser la panique la dominer. Car, une fois qu’elle eut l’objet sous les yeux, un titre de la presse locale lui revint en tête :

Le tueur d’Agen dépose un pruneau séché dans la bouche de ses victimes.

Et c’est ce qu’elle avait dans sa pince. Ce qu’elle avait eu tout autour d’elle quand elle avait ouvert les yeux. Et ce souvenir qui lui revenait de la façon qu’il avait eue de la questionner sur sa vie, sa personne, tout quoi. Elle l’avait pris pour de l’intérêt. Ce n’était que le jeu d’un fauve avec sa proie. Elle avait été à la merci de ce criminel toute la soirée ainsi qu’une grande partie de la nuit et s’était même endormie auprès de lui. Elle avala péniblement sa salive. A bien y repenser,  elle l’avait échappé belle. Si elle avait su…

Et elle avait effacé toutes les trace d’ADN qu’il avait pu laisser sur son corps. Sans compter qu’il avait dû “nettoyer”  la chambre et que les femmes de ménage avaient probablement fait le reste à cette heure. L’’enquête allait être difficile. Mais elle se jura qu’elle ferait tout son possible pour qu’il soit capturé. Son métier était de faire parler les cadavres. Celui qu’elle avait sous les yeux serait, elle l’espérait, sa dernière victime.

Le blog de Faffwah

31/12 : La toute première comme dernière contrainte

Contrainte : Eléphant de mer, hôtel, luxure, Graal, plectre, miroir, juge, baltringue, winter

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Photographie de Cornelie Tollens

Un an déjà. Retrouvez ici les tous premiers oulimots.

Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Vous dirais-je qu’il y a près d’un an j’apercevais un message sur un réseau social un message proposant un jeu d’écriture étrange à base de contraintes. J’étais à l’époque en train de me prélasser au bord de l’océan tel un éléphant de mer, non pas dans un hôtel mais chez des amis. Ce défi d’écriture me procura d’intenses plaisirs et jouissances et devait à ce titre rejoindre les sept péchés capitaux auprès de la luxure. Qu’aurais-je donc fait pour cela d’un plectre ?

Il ne me reste au bout d’un an qu’à me pencher vers mon miroir magique et lui demander, miroir, mon beau miroir, mes mots sont-ils toujours les plus beaux ? Mais hélas, il est un juge impitoyable et impartial et me traitera de baltringue pour avoir osé poser une telle question.

Pour l’année à venir il ne me reste plus qu’à arrêter d’écrire et passer mon temps à écouter Ophélie Winter.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Faffwah :

C’était le soir de la Saint Sylvestre et il était là, dans la chambre d’un appart hôtel miteux, avachi sur son lit comme un éléphant de mer sur sa plage. De la compagnie ? Elle se résumait à quelques packs de bières, une pizza et Into Darkness de Winter. Il n’arrivait plus à supporter que ce genre de musique. Seul ce massacre de cordes par un plectre impitoyable parvenait à le soulager. Sa vie partait complètement en vrille.

Et pourtant tout avait si bien commencé. Il avait intégré une équipe dynamique, sur un projet passionnant. Bref, il lui semblait avoir trouvé son Graal professionnel. Et puis un nouveau directeur avait été nommé. Il était sympa au début. Et puis il y avait eu ce repas d’équipe où les conjoints avaient été conviés. Et Madame n’avait rien trouvé de mieux que de succomber aux avances de ce baltringue. Oh, ça avait été intéressant au début. Partager son épouse avait toujours été un fantasme. Et la prendre, alors qu’elle sentait le foutre d’un autre après qu’elle fût rentrée d’une nuit de luxure, avait été une révélation.

Hélas, l’amant s’était vite avéré possessif au point de la persuader de le quitter. Et son influence était telle que la convocation du juge pour un divorce à l’amiable ainsi qu’un ordre de mission à l’autre bout du pays étaient rapidement arrivés dans la boîte aux lettres. Lutter ? C’eût été le pot de terre contre le pot de fer. Alors il s’était plié à l’un comme à l’autre. Et il était donc parti pour ce qu’il avait cru être une compensation offerte par son hiérarchique.

Ce n’en était pas une. Il avait rapidement constaté que le poste n’était qu’un miroir aux alouettes et qu’il avait été en réalité placardisé. Ce fut alors une rapide dégringolade dans les profondeurs de l’ennui. Et voilà où il en était. Tout espoir semblait perdu.

Soudain on frappa à la porte. Il alla ouvrir. Une créature, tout de noir vêtue se dessina dans le chambranle. Il eut du mal à reconnaître la demoiselle de l’accueil sous les traits de la prêtresse du doom metal qui s’était jetée sur lui :

— Classe ton boui-boui. Et carrément canon la musique. Tu me plais. Je le savais que tu étais un mec bien malgré tes airs de cul serré au boulot. Si tu me files une bière je te fais la meilleure pipe de ta vie. Je vais te la bouffer jusqu’aux couilles.

Il lui tendit une canette. Elle la descendit cul sec avant de s’occuper de son pantalon et de le pousser sur le lit. Il constata rapidement qu’elle n’avait pas exagéré. Il jouit dans sa bouche. Trop vite à son goût. elle se redressa :

— Voilà, poireau dégorgé de son trop plein. On va pouvoir jouer maintenant. Donne-moi une autre bière que je me rince le gosier.

Il s’exécuta. Le réveillon prenait une nouvelle version qui lui plaisait beaucoup. Et il se prit à imaginer la tournure que pourrait prendre sa vie après ça. Il sourit.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Iotop :

Tableau qui représente un juge en habit de travail

J’ai le poster d’un éléphant de mer collé sur ma porte de salle de bains. Ma femme. Non, je plaisante … je ne suis pas marié. Quoi qu’il en soit, je ne rêve pas … cet hôtel est bien particulier qui offre pour chaque porte de ses chambres des posters inattendus … celui de ma chambre par exemple représente très explicitement la luxure… une chambre c’est prendre position d’un lieu et pas obligatoirement en levrette, par exemple … et puis le mobilier original comme cette coupelle couleur or avec l’inscription en relief : “Ici le Graal”… et puis cette petite verge d’ivoire nommée plectre … tandis que le miroir, rond, à son approche ne fait pas reflet de votre image mais de vos pensées … et cet immense tableau qui représente un juge en habit de travail, le regard inquisiteur à la De Funès … et cette petite sculpture d’un personnage à l’air baltringue … qui … oui … je viens de m’en apercevoir … me ressemble étrangement …

A ce moment-là, on frappe à la porte. J’ouvre. J’en crois pas mes yeux. C’est Ophélie Winter. Mon idole, ma femme idéale …

— Ressemblante, hein ? Vous ne trouvez pas ?

En fait, c’est une poupée gonflable que vient m’apporter en personne le patron de l’hôtel.

— Vous ne serez pas déçu … dernier modèle toutes options.

Je prends livraison comme chaque semaine, d’une partenaire différente, c’est mon petit plaisir de célibataire … maintenant que le client raque s’il se fait pincer … cet hôtel particulier est idéal … pour moi…

Le blog de Iotop

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Les oulimots d’Alexandre :

Il ne me reste plus que mes yeux pour pleurer. Me voici condamné à passer le restant de ma vie emprisonné pour un crime que je n’ai pas commis.
Monsieur le juge, j’avoue, j’ai couru après toutes les femmes dont je suis tombé amoureux. Je les ai toutes invitées, qui un après-midi, qui un week-end à partager une chambre dans un hôtel où souvent un grand miroir renvoyait l’image d’ébats enflammés.
Oui Monsieur le juge, j’avoue avoir entraîné des femmes mariées dans le plaisir de la chair et la luxure recopiant à leurs intentions des poèmes d’amour rappelant nos rendez-vous clandestins avec pour compagnons
« Le cri sec des grillons, infatigables plectres,
Et le roucoulement rauque des tourtereaux. »

Je croyais monsieur le juge avoir atteint le Graal en rencontrant Laure, cette maîtresse femme pour laquelle je m’aurais fait tuer.  Je garde un souvenir ému de notre périple en Californie, où nous eûmes la chance d’admirer une colonie d’éléphants de mer. Hélas, à vos yeux, je ne suis plus qu’un baltringue puisque vous me croyez coupable.
Désormais je pourrai dire comme Sinclair Lewis : « Winter is not a season, it’s an occupation ».

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30/12 : Une batterie de contraintes

Contrainte : Batterie, Parfait, Calabrais, Allumettes, Canne, Paille, Lapin, Cardiaque, Surin

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Les oulimots auto-contraints de Faffwah :

C’était la catastrophe.

Nous étions à la veille de la Saint Sylvestre et son dernier crush, un joli calabrais, venait de lui poser un lapin. Il avait prétendu par un simple SMS que la Mamma l’avait mis sous clé pour les fêtes et n’avait plus donné signe de vie depuis. Et  ça l’avait à la fois rendue furieuse et triste. Furieuse parce qu’elle venait de constater qu’elle était encore tombée sur un de ces hommes en quête de coups de surin dans le contrat et qui, au final, n’arrivent jamais à assumer leurs escapades. Triste car il avait su accélérer son rythme cardiaque avec ses belles paroles et enflammer son corps comme une allumette quand il avait enfoui sa tête entre ses cuisses. Elle était sensible aux langues étrangères, quelles qu’elles soient. C’était sa faiblesse. Et là, cette sensibilité venait de lui jouer un nouveau tour. Mais, bon sang, ce qu’il en avait été habile..

Elle ne voulait toutefois pas se laisser aller à la mélancolie. Il lui fallait aller de l’avant. Recharger ses batteries. Et quoi de mieux pour cela, se dit-elle, qu’un peu de chaleur latino-américaine ? Par chance elle avait un citron vert dans la corbeille à fruits, ainsi qu’un fond de rhum et du sucre de canne dans son bar. Alors autant commencer par un petit Daiquiri à siroter à la paille avant d’aller trouver un endroit où danser au son des congas et des cuivres. Et puis ce serait bien le diable si elle ne tombait pas dans les bras d’un beau salsero pour finir la soirée, voire l’année. D’ailleurs, n’en avait-elle pas déjà un sous le coude ? Il lui fallait fouiller un peu dans ses contacts et ses applications et, au pire, elle laisserait faire le hasard.

Elle sourit et alla se servir son verre tout en cherchant une bonne adresse. Elle trouvait ce  programme parfait pour éviter la déprime aussi près du réveillon. Ciao Dino ! Hola compañeros !

Le blog de Faffwah

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Il était musicien dans un groupe de rock, et elle trouvait que son jeu à la batterie était parfait. Ce Calabrais l’avait séduite incontestablement, à sa vue elle s’enflammait comme une pochette d’allumettes, certes il ne lui serait jamais venu à l’idée de jouer en version rock « la cane de Jeanne » mais il savait dégoter des rhums merveilleux et les mélanger au sucre de canne pour de boissons divines. Son goût immodéré pour des boissons détonantes, étranges, exotiques l’aurait facilement mis sur la paille, mais il avait des qualités, et jamais même avec une gueule de bois en plomb il ne lui avait posé un lapin, chaque fois qu’elle arrivait à un rendez-vous, il était déjà là et elle sentait son rythme cardiaque s’emballer aussi vite que sa petite culotte s’humidifiait. Elle n’aurait pu imaginer qu’un jour cette histoire ne se termine dans une banale bagarre à coups de surin…

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Ghislaine 53 :

La demande

Calabrais d’origine, Mario, en parfait italien romantique, dirigeait l’allumette sur les bougies d’un geste délicat. Après avoir fait fortune dans la canne à sucre, il revenait au pays avec une batterie de souvenirs et les poches bien pleines.

De son travail, il avait gardé le surin en or, offert lors de son départ de la plantation, par ses employés qui, tous, l’admiraient.

Ce soir, il attendait son amie, celle qui voulait pour femme, celle avec qui il voulait tout partager.

Le coeur de cet homme cardiaque battait donc plus que de raison ce soir. Allait elle aimer le cadeau qu’il allait lui offrir et qui se trouvait dans le carton ?

Rempli de paille, le carton contenait un petit lapin blanc..

Allait elle accepter sa demande en mariage ?

Mario allait le savoir ce soir.

Le blog de Ghislaine 53

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Les oulimots de Iotop :

Le sphincter principal en contraction, je prends peur …

Panne de voiture, panne de moteur. Monde imparfait, monde à mon regard. Je suis en pleine nature … vignes à droite et … vignes partout. Il est soleil au zénith, il est repas dans l’estomac. En bref, l’horizon humain est absent et la batterie de mon téléphone portable est hors service. Je suis le parfait candidat poisseux pour réussir à monter sur le podium de la malchance dans ce pays Calabrais

A la question : dois-je ou ne dois-je pas rester sur place à attendre la providence si ce n’est un autre automobiliste ? Je décide après une mûre et juteuse réflexion de rester sur place. Je ne vais pas m’égarer dans un pays qui connaît tout juste les allumettes …

Et puis, je ne suis pas sans rien. J’ai ma canne à pêche et le matériel attenant et … une rivière en contre-bas du coteau. Comme quoi, il faut savoir tourner à son avantage les situations … si j’arrive à faire une prise ou deux, il me restera à trouver la paille pour le dormeur du soir … dormir dans un coupé, c’est pas gagné …

De fait, je prends le nécessaire pour pêcher, et je traverse une première travée de plants de vignes et me sers de quelques grains pour une demie-soif qui commence à poindre au fond de mon gosier … ce jus est particulier …

Quand, par un mystère étrange (pléonasme), j’aperçois non loin de moi, un lapin, un lapin immobile, face à moi, positionné sur ses pattes arrières .. sur l’eau de la rivière. Et ce lapin grossit à vue d’œil, à la vue de mes yeux et à la stupéfaction de mon entendement que le cardiaque de mon cœur fait le sprinter … le sphincter principal en contraction, je prends peur …

Le soleil frappeur m’aurait-il pris pour cible ? Le jus de raisin ? … suis prêt à faire demi-tour et prendre la poudre d’escampette quand au moment où je me retourne, un homme d’une belle stature, surin en main, me place la pointe piquante sur mon bas-ventre.

— Alors ? me dit-il en langue calabraise.
— Euh … qu’est-ce que vous dites ? dis-je en limousin
— Tu me voles, touriste impertinent ?
— Je ne comprends pas !

Et je ressens la pression insistante de son surin et puis la traversée de la lame dans ma vessie à remonter mes entrailles coupe en deux mon ombilic jusqu’à l’estomac. La tête me tourne brusquement, je m’écroule, éventré … le lapin danse sous mes yeux entre le soleil et le sourire sordide d’un humain…

Le blog de Iotop

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Les oulimots d’Alexandre :

Me voici dans de beaux draps. Si j’étais un Calabrais, il y a longtemps que j’aurais pris le maquis un surin dans la poche, prêt à défendre mon honneur. Mais voilà je suis dans l’incapacité de nier ou d’expliquer quoi que ce soit. Laure disparue, moi sur la paille humide d’un cachot – enfin c’est une image,  que vais-je devenir ?

Heureusement que je n’ai pas le cœur fragile car il y aurait de quoi avoir une crise cardiaque en entendant : « Monsieur Bellegarde, je vous accuse du meurtre de votre amie ». J’ai beau retourner l’affaire dans tous les sens, je ne suis pas comme un magicien qui fait surgir un lapin de son chapeau, je ne peux rien révéler, c’est à désespérer !
Je pourrais m’accuser d’avoir fait disparaitre Laure, ce serait un aveu parfait aux yeux du juge. Mais chacun sait que j’étais aux petits soins pour Laure, prévenant ses moindres désirs, courant chez un garagiste pour acheter une batterie neuve ou simplement du sucre de canne chez l’épicier du coin passé vingt heures.
Léonard pourrait le dire, je lui préparais régulièrement son péché mignon : des frites allumettes au four.
Mon dieu que tout cela est loin…

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29/12 : Une contrainte oubliée

Contrainte : cellule, bonheur, souvenir, histoire, amnésie, conscience, image, carrière, source

3 eye by Barry Goyette

Photographie de Barry Goyette

Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Tel un bénédictin quittant sa cellule pour aller tremper sa plume d’oie dans l’encrier afin de tracer sur un parchemin des mots enluminés, je me dirigeai pour écrire vers mon ordinateur pour tracer des mots sur l’écran et avec un clavier, réservant la plume à d’autres usages. Quel bonheur ce fut de me remémorer le souvenir de cette merveilleuse histoire. Point de risque d’amnésie, ces moments de pure magie sont gravés à tout jamais dans ma conscience, l’image de cette belle si joyeusement lubrique ne m’a jamais quitté. Elle fut de plus de ma carrière de traceurs de mots, la source à laquelle je m’abreuve toujours.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Faffwah :

Il sortit du poste. Il avait passé la nuit en cellule de dégrisement pour s’être fait ramasser par une patrouille alors qu’il errait, comme frappé d’amnésie. Ils l’avaient pris pour un provincial venu s’encanailler. S’ils avaient su le fin mot de l’histoire…

Tout avait commencé quand il était arrivé Gare de Lyon. Sa belle fille lui avait dit qu’elle viendrait le chercher et qu’ils iraient dîner Il ne l’avait pas vue depuis un moment mais il la savait grande, brune, à la fière poitrine et au cul rebondi et il se dit qu’il ne manquerait pas de la reconnaître quand elle viendrait à sa rencontre. Et pourtant, ce fut quand elle posa ses mains sur ses yeux en collant ses seins à ses omoplates et lui glissa un “coucou toi” à l’oreille qu’il prit conscience de sa présence. Il s’était alors retourné pour lui faire la bise. Elle était restée conforme à l’image qu’il avait d’elle. À une exception près. Elle, si sage dans sa vie d’avant, semblait être devenue bien délurée depuis qu’elle était montée faire carrière. En témoignait la tenue érotico-chic qu’elle arborait. Et elle n’avait pas tourné la tête quand il l’avait embrassée, de sorte qu’il avait eu ses lèvres plutôt que sa joue.

Elle l’avait alors pris par la main, l’entraînant dans les couloirs du métro. Ligne 14. Arrêt Pyramides. Ils avaient marché cinq minutes. Puis avaient pénétré dans un lieu où tout transpirait la sensualité et où elle semblait avoir ses entrées à voir sa décontraction. Il était un peu gêné mais son excitation allait crescendo. Alors, quand à la fin du repas elle l’avait entraîné dans la partie câlins il s’était volontiers laissé faire. Ils n’avaient pas été longs à se déshabiller. Puis elle l’avait englouti entre ses lèvres. Quand il fut assez dur, elle s’empala sur lui et ses hanches s’animèrent d’une houle sensuelle. D’autres couples les avaient rejoints. D’un signe, elle leur fit savoir qu’ils pouvaient regarder mais pas se mélanger. Ses mouvements, tous ces regards. Il était aux portes de la jouissance. Elle sembla s’en rendre compte car elle se libéra de lui et, pointant sa queue vers sa poitrine, se la fit inonder de sperme sous les murmures entendus de l’assistance. Une douche et ils sortirent. C’est alors que son téléphone à elle sonna alors qu’il recevait un « tout se passe bien ? » de son épouse, accompagné d’un bien étrange smiley.

— Maman ? Oui, tout s’est bien passé, il a l’air très content. Tu as raison, c’est mieux quand ça reste en famille. Bisous.

C’était donc sa femme qui était à la source de toutes ces émotions. Elle, qui ne voulait plus qu’il la touche, avait trouvé un bien étrange moyen pour assurer son bonheur. Il fallait qu’il marche. Sa belle-fille le laissa partir dans la nuit.

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Ghislaine 53 :

Renouveau de vie

L’histoire de son amnésie n’était plus qu’un mauvais souvenir.

Elle avait vécu dans une cellule de bonheur depuis sa maladie.

Sa conscience revenue, elle pouvait fixer l’image de son parcours et sa descente aux enfers !

Son burn-out avait eu raison de son esprit.

Là était la source de sa chute. Sa carrière l’avait propulsée aux sommets mais les responsabilités l’avaient terrassée.

Le blog de Ghislaine 53

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Les oulimots de Iotop 

Je suis en cellule et le temps ne s’impatiente pas

Je suis en cellule et le temps ne s’impatiente pas. Bonheur collé sur les parois. Souvenir imparfait d’avoir été. Histoire de connaître l’intérieur de mon âme qui est comme toutes celles des autres avec cette amnésie de l’instant vécu … à revivre à l’infinie conscience de l’image posée et dépossédée à la fugace carrière lumineuse d’un battement de sentiment d’existence à la source inconnue et providentielle …

Je suis un poisson rouge … philosophe.

Le blog de Iotop

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Les oulimots d’Alexandre :

– Ainsi monsieur Bellegarde, vous n’avez aucun souvenir ?
– Non, je vous assure, depuis mon agression, je suis atteint d’amnésie.
Quand je suis revenu à moi à l’hôpital, je n’avais aucune conscience de ce qui s’était passé. C’est le médecin qui m’a raconté que l’on m’avait retrouvé inconscient dans une carrière de marbre. La seule image que je garde à l’esprit, c’est que je me vois prendre ma voiture en compagnie de Laure.
– Je voudrais bien croire votre histoire monsieur Bellegarde, mais avouez que ce n’est pas crédible. Votre amie Laure a disparu depuis déjà cinq jours, sans laisser aucune trace. Pour les besoins de l’enquête nous sommes remontés à la source, interrogeant ses employés, tous confirment bien que vous êtes partie avec elle en fin de journée.
Et la seule personne que l’on retrouve c’est vous, inconsciente, les vêtements tachés de sang.  Je ne peux que vous suspecter, aussi je prolonge votre garde-à-vue, je crains Monsieur Bellegarde que votre séjour en cellule ne se prolonge sauf si la mémoire vous revient et que vous pouvez faire le bonheur des enquêteurs.
Vous pouvez emmener monsieur Bellegarde !

28/12 : Une brise de contrainte

Contrainte : Oubli. Embruns. Course. Menace. Éclairent. Brise. Cinglant. Lune. Prune

Capture

 

Les oulimots daphnesques auto-contraints de la Ligne Douce :

Il aura suffi

D’un mot cinglant, qui souffle comme une menace
D’un geste électrisant, qui arrache cette robe prune
D’une course virtuose sur la peau, telle la brise sur les embruns
D’une danse sous la lune et les astres, qui éclairent les amants

Pour que tout tombe dans l’oubli.

Le blog de la Ligne Douce

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Les oulimots de De La Vega :

Une heure déjà qu’ils sont sur l’eau. Les hurlements des passeurs et aboiements des énormes chiens sombrent déjà dans l’oubli. Malgré l’état de la frêle embarcation sensée les faire traverser, Yanis et Djamila sont euphoriques. La mer d’huile, fendue par la coque surchargée, dépose sur leur peau quelques embruns salés. Les rayons de lune éclairent à l’infini le sillon dessiné par cette course insensée. Une course pour la vie.

Les mouvements du bateau font danser les corps entassés qui vont et viennent au gré du tangage. Le visage caressé par la brise, Yanis ne peut s’empêcher de contempler Djamila, de la désirer. Assoupie, la poitrine frémissante collée à son T-shirt prune mouillé, ses fesses bombées rebondissent inlassablement sur le haut des cuisses de Yanis. La fièvre l’envahit, les conditions seraient presque idéales pour laisser balader ses mains, ses lèvres, pour célébrer ce changement de vie dans un lâcher-prise langoureux.

Mais ses errements sont interrompus par le râle ensommeillé de Kader, l’idiot du village, qui vient de s’affaler sur son épaule. La réalité le rattrape. Le froid cinglant de l’eau a gagné l’intérieur du bateau jusqu’à ses chevilles. La côte n’est plus très loin mais la menace d’un naufrage se fait prégnante. Il aurait peut-être dû apprendre à nager.             

« Djamila ! Djamila ! On arrive ! »

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Les oulimots de Ssslll2 :

Une plume s’échappe de mes doigts
La brise hivernale l’a emportée
La poule était dans mes bras
Au clair de lune nous étions deux
Éclairées par ses lueurs
J’étais sortie par vent cinglant
Je sentais la menace
D’une course poursuite elle était la proie
Point d’un loup… point d’une belette…
Oubliez vos préjugés…
Non… pensez aux embruns…

Ma pauvre poulette … ma pauvre prune
Poursuivie par un crabe … je t’ai sauvée

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Les oulimots d’un Joueur Parisien :

Certains souvenirs ne pourront jamais faire l’objet d’un oubli. Cette soirée en mer en fait, pour lui, partie. Les vagues, les embruns, la course du bateau, la menace réelle ou ressentie de la tempête, les éclairs qui éclairent soudainement le voilier qui tangue, son amie qui craint que leur navire ne se brise sur des rochers, le vent cinglant leurs visages sous la lune. Et enfin arriver au port, se blottir au chaud devant un feu de cheminée, et se réchauffer en buvant une vieille prune.

Le blog d’un Joueur Parisien

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Les oulimots de Des mots et désirs :

Tempête

La tempête fait rage. Le navire menace de sombrer à tout moment. Un vent cinglant transforme les embruns en vagues gigantesques. Le bateau poursuit pourtant sa course, inébranlable.  Dans la cabine, cela ne vaut guère mieux. Les objets, les oreillers, les draps volent en tous sens. Deux loupiotes se balancent au gré des mouvements du bateau et éclairent la scène. Deux corps emmêlés, rappelant des contorsionnistes, roulent de droite et de gauche envoyant tout valser autour d’eux. Surpris au milieu de leurs ébats par les caprices du temps, ils poursuivent sans sourciller leur danse amoureuse. Aucun danger que quelque chose se brise, tout est en matériel incassable. Ah si ! Une prune finit écrasée sous une fesse. Elle est aussitôt léchée, happée… la prune… puis la fesse. La lune, qui parvient enfin à trouver un passage au travers des nuages, en rougit en voyant la scène. Quant à la tempête, elle termine dans l’oubli général.

Le blog de Des mots et désirs

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Les oulimots de Faffwah :

Bravant les embruns il revient à son véhicule au pas de course, conscient de la menace qui plane sur lui. Trop tard hélas. Son oubli de mettre des pièces dans l’horodateur  lui a été fatal, comme en atteste la prune sous son pare-brise que les lampadaires éclairent tristement. Et il a beau implorer la clémence de la pervenche, cette dernière lui répond sur un ton cinglant qu’elle l’amène au poste pour outrage. Et lui passe les menottes.

“Encore une qui a ses lunes et à qui ça ne réussit pas” se dit-il penaud. Son escapade commence à lui coûter cher…

Le blog de Faffwah

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Les oulimots de Ghislaine 53 :

Amnésie

Elle regarde les embruns givrants sous le pont, dans leur course aux cinglants vents .

La lune va bientôt se parer de son étincelant habit de lumière avec l’oubli du jour qui s’est couché sous la menace d’un froid polaire, la brise du jour l’ayant accompagnée toute la journée, glaciale.

Tous les jours, elle vit cette amnésie du jour comme une histoire sans fin qu’elle est vraiment.

Pour elle , chaque jour est le même..

L’éclat sur l’horizon se teinte de prune et d’ors et les étoiles éclairent le ciel lorsqu’elle se couche.

L’amnésique revit chaque jour, ses jours.

Le blog de Ghislaine 53

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Les oulimots de Iotop :

C’est beau l’oubli

C’est beau l’oubli. Et puis ça évite les rancunes, et les souvenirs … avec l’inconvénient d’effacer les bons. C’est l’oubli naturel. Je suis né comme ça. Une aubaine et une tare. Je subis les embruns de mes proches et depuis fort longtemps je pratique une forme de course à prendre des notes, à photographier, et même à dessiner presque chaque jour, le quotidien, sous la menace constante de perdre par des événements imprévisibles toutes mes archives matérielles qui éclairent si bien ma vie d’archiviste amateur qui attend que se briseparadoxalement ce cordon ombilical par ce cinglant parcours qui me fait vivre en retrait dans un dix-huit mètres carrés de la capitale au constant clair de Lune comme une damnation …

Impression que ma vie compte pour une prune parmi tant d’autres … mais sans le jus.

Le blog de Iotop

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Les oulimots de EtSiOnSEnAllait :

Leur course folle sera termina là, au bout du ponton. S’ils avaient réussis à prendre une peu d’avance, la menace n’était pas très loin : il aurait tôt fait de les rattraper. La brise qui les avait portés ce matin jusqu’à l’île avait fait place à un vent froid chargé d’embruns cinglant leur visage. Aucun autre choix que de plonger, plus bas, dans l’eau glacée.

Des mains serrées, un ultime baiser. Un « je t’aime » confiant. Deux regards. Oubli de la hauteur, de son vertige…

Et les rochers, plus bas…

La Lune et les étoiles éclairent le corps des amants insouciants.  Elles donnent aux eaux ces reflets couleur prune ; chasuble de deuil.

Le blog de EtSiOnSEnAllait

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Les oulimots d’Alexandre :

Désolé chéri,  je me suis pris une prune !
Il faut dire que le spectacle était magnifique. Si tu avais vu cette course de voiliers, le vent cinglant les voiles, les embruns brisés par les coques des bateaux.
J’étais émerveillée et je suis restée jusqu’à ce que la lune apparaisse dans le ciel alors qu’une brise légère soufflait.
C’est alors que je me suis souvenue que j’avais laissé ta voiture sur une place pour handicapé. Pardonne-moi cet oubli.
Il m’a fallu aller à la fourrière, exiger son ouverture à une heure avancée de la soirée sous la menace que toi commissaire principal de police, tu allais sanctionner cet agent récalcitrant.
Oui je sais, être ta maîtresse ne me donne pas tous les droits, mais il fallait bien que mes propos un peu fermes éclairent ce brave pandore.
Aurais-tu préféré que j’use de mes charmes que tu apprécies tant ?